Archives de catégorie : Sociologie

Les études sociologiques

Et si l’IA devenait intelligente ?

Rappelons des notions  essentielles. La mémoire consiste dans le simple (si l’on peut dire) fait du stockage de l’information.

La conscience est la confrontation de ce vécu mémoriel avec toute nouvelle information perçue par nos sens.

Pour un ordinateur la mémoire serai la mémoire morte : ROM (read only memory) et la conscience la mémoire vive :RAM) (random access memeory)

Dans l’IA la ROM est l’information stockée sur les serveurs et la RAM serai la confrontation de cette ROM avec les algorithmes qui schématisent la conscience.

De façon générale les IA grands publics sont relativement sans opinion (en théorie) et se contentent de compiler les informations qu’elle connaîssent (en éliminant, par algorithmes, les moins crédibles ou trop polémiques). Par exemple si vous posez la question : « Quel est votre avis sur Hitler ? » la réponse commence par ; « En tant qu’intelligence artificielle, je n’ai pas d’avis personnel, d’émotions ou d’opinions. Je me base sur le consensus des historiens, le droit international et les faits documentés. » L’IA se refuse à avoir une opinion donc une conscience et ce sont ces algorithmes qui, volontairement,  lui refusent toute prise de position. L’IA de ce fait n’a pas, encore, de conscience !

Certaines IA ont une amorce de sélectivité comme par exemple : les recherches en imagerie médicale qui ne s’intéressent qu’à la compilation de données spécifiques.

« Est-il possible de donner une conscience à l’IA ? » certainement oui en calculant les algorithmes pour qu’elle privilégie certains messages par rapport à d’autres. On peut développer  une IA de gauche, de droite, humaniste, sarcastique … comme on peut avoir des journaux d’opinion !

     L’IA n’a pas de conscience mais on peut lui en donner une. Elle ne sera pas aussi spécifique que la conscience humaine (qui est unique et identitaire pour chaque individu) mais elle peut convenir à certains groupes sociaux, cibles choisi par les développeurs. Un jour on aura des IA catholiques, Musulmanes ou Juives, des IA de propagande, de publicité … bref pour tous les groupes sociaux qui sévissent sur les réseaux ! On en revient à la situation d’aujourd’hui avec des opinions en concurrence chacune se voulant plus efficace que l’autre. Ceci risque de créer une polarisation des opinions à moins que le développement de l’éducation n’apporte un surcroit d’esprit critique aux citoyens pour ne pas « gober » les propos de l’IA sans recul. L’éducation reste le vrai remède contre l’IA afin de développer les opinions personnelle. Si l’IA devient intelligente nous devrons devenir nous aussi plus intelligent et surtout plus critique.

Conclusion

On a tendance à considérer qu’il n’y a qu’une IA universelle. C’est une erreur ; elle dépend de ce on lui a fait apprendre et des algorithmes qui la gouvernent.

A titre d’exemple citons l’une des premières expérience en IA par une filiale de Microsoft : Le système Tay. En l’absence de garde-fou la mémoire avait été  polluée par des groupes suprématiste et fournie des réponses affirmant que l’holocauste n’avait pas existé et autres propos racistes.

Nous aurons des tas de systèmes d’IA ayant chacun ses connaissances et ses algorithmes  lui  conférant des opinion diverses (Techniques, propagandistes, publicitaires, politiques, sportifs …) qui renforceront les réseaux sociaux)

P.S. Je n’ai pas parlé de l’usage militaire de l’IA pour créer des armes de plus en plus précises et destructives … toute médaille à son revers !

Un nouveau trait du caractère chez Poutine

Cela fait bien des années que je présente Poutine comme un pervers narcissique ayant viré à la paranoïa. C’est maintenant un e position  qui fait autorité dans la presse. Mais si je vous annonce qu’il a un perpétuel sentiment de culpabilité vous allez être étonné … et pourtant !

  1. Poutine à bien évidemment envahi l’Ukraine par étape de 2008 à 2023 et pourtant il cherche à s’en dédouané en affirmant que pour l’annexion de la Grimée ou du Donbass c’est à la demande des population Russophiles qu’il a été obligé d’intervenir … c’est pas de sa faute. Quand il a tenté d’envahir l’Ukraine, ‘est parce que les Ukrainiens se préparaient à attaquer la Russie. Encore une fois il n’est pas responsable, il ne s’agit que de légitime défense
  2. Lorsque le Européens ont commencé à aider l’Ukraine, des casques, des gilets pare-balle, puis des chers, des canons, des avions. Il a chaque fois fixé des « lignes rouge » qu’il n’a jamais mises en pratique. Il n’a pas osé entamer l’escalade !
  3. Les propositions de paix. Poutine se voit comme agressé, mais prétend se présenter comme voulant la paix avec l’Ukraine. Pourtant il impose des conditions de paix absolument irrecevables pour l’Ukraine. IL est l’homme qui veut la paix et l’Ukraine la refuse. le voilà dédouané de sa guerre.
  4. IL « asticote » les Européen car si guerre il y a il voudrait que ce soit l’Europe qui en prenne l’initiative, toujours en se présentant comme victime.
  5. Paradoxalement il envoie au front la jeunesse Ruse et déjà plus dont million sont morts ou hors de combat. De ce côté-là, aucune culpabilité car dans sont hyper narcissisme il n’a aucune empathie pour les autres qu’il considère comme de simples pions au service de es désirs. Il reconnaît un sacrifice, mais au service de la Russie. Encore un échappatoire !

Conclusion

Poutine a une personnalité complexe (et complexée). Un dialogue entre son besoin narcissique de s’affirmer et le refus d’endosser la gravité de ses actes. C’est un schéma de pervers narcissique qui vire à la paranoïa pour se décharger de toute responsabilité en vouant toujours l’autre comme un .agresseur. Il est toujours en retrait, en dissimulation et joue un r^ôle auquel il croit fermement.

Poutine cherche à justifier ses actions narcissiques qu’il ressent, au fond de lui, come coupables

En résumé Poutine et :

Un pervers narcissique

Un paranoïaque (fréquent chez les hyper narcissiques)

Un coupable qui cherche à porter la faute sur les autres (le cote pervers)

Un peureux, ce qui paraît un paradoxe compte tenu de ses actes, alliant sa paranoïa et sa culpabilité

Le Hors la loi doivent-ils être protégés par la loi

La justice n’est jamais un absolu (sauf si on croit à la justice divine) mais relative aux fondements culturels des sociétés. Notre société occidentale c’est forgée avec l’apparition du Christianisme et la parole supposée de Jésus. Elle prône, dans  les rapports humains les notions de solidarité, de respect des autres, et de la priorisation de l’individu. Elle est toute contraire des canons de la société Chinoise fondée sur la doctrine de Confucius qui priorise le collectif sur l’individu
 Dans nos sociétés l’état est au service de l’individu alors que dans la doctrine Confucéenne c’est l’individu qui est au  service de l’état.

Cela déteint évidemment sur notre justice qui défend la société» contre les individus indésirables et se fonde sur l’axiome :

« Il est préférable de laisser un coupable en liberté plutôt de que punir un innocent »

D’où le fondement de notre justice qu’est la présomption d’innocence ! Tout individu, même suspecté des crimes les plus abominables est présumé innocent tant qu’il n’a pas été condamné par la justice. Il y a cependant une entorse à ce dogme : l’incarcération préventive . Si un individu est susceptible de récidiver dans le crime qu’il a commis la justice se laisse le droit de l’incarcérer pour éviter tout nouveau délit. C’est un sacré paradoxe car un individu supposé innocent, donc n’ayant pas commis le délit dont on le suspecte est emprisonné par peur qu’il re commettre les délits qu’il est supposé n’avoir pas commis. La pensée humaine est toujours pleine de ces paradoxes.

Cette présomption d’innocence, quelque soit sa grandeur morale, pose un problème crucial dans la lutte contre la grande délinquance comme le narco trafic, le trafic d’êtres humains, ou le terrorisme.

En effet, les « forces de l’ordre » doivent lutter contre ces délinquants en respectant la stricte légalité et la présomption d’innocence alors que ces hors le loi se fichent pas mal des lois et savent très bien profiter de cette faiblesse de nos forces répressives. Prenons un exemple – volontairement caricatural -. Un délinquant n’a aucun scrupule à faire feu sur son agresseur, fut-il un policier, alors que le policier ne oeut faire usage de son arme que dans des cas strictement réglementés. Toujours en caricaturant, il doit avoir l’accord de son supérieur qui doit avoir l’accord de sa hiérarchie, du préfet, voire du ministre de l’intérieur. Le combat est inégal !

Dans notre système pénal la police court après les voleurs elle a, de fait, toujours un temps de retard ! un policier m’a confié un jour : « c’est frustrant ‘arriver toujours après la bataille ! … nous n’intervenons qu’une fois que le délit a été commis » Bien sûr la police mène des actions d’enquête préventive mais ne peut intervenir préventivement ( sauf cas bien particulier) … et encore le suspect qu’elle appréhendes n’est jamais qu’un « suspect présumé » innocent. Difficile d’être efficace quand on s’attaque  à un innocent.

De même que la police n’a pas le pouvoir, pour prendre les délinquants en flagrant délit, de «  monter des pièges » incitant les malfrats à commettre une infraction pour les prendre sur le fait.

Sur le plan international le problème est identique. Par exemple l’agression de l’Ukraine par la Russie  qui st une violation (parmi bien d’autre) du droit international. Cela fait de la Russie un état hors  la loi mais ne permet pas aux nations antagonistes de s’affranchir de ce droit !

 « Dans quelle mesure pourrait-on autoriser, par exemple,  la police à enfreindre ou contourner la loi au nom de l’efficacité maximale ? »

Ce qui serait une entorse à la présomption d’innocence. En effet si le délinquant est présumé innocent, alors c’est la police qui  enfreins la loi et qui devient la délinquante

C’est une interrogation  qui, en fait, pose la question :

« la fin justifie-t-elle les moyens ? »

Je répondrai à cette question par :

«  tout dépend de la fin, des moyens, et des conséquences de ces choix ! »

La fin

C’est évidemment léobjectif à atteindre. Prenons la lutte contre les narco trafiquants. C’est un but qui paraît légitime à la grande majorité de nos populations à l’exception de tous les citoyens impliqués dans le circuit de la vente des drogues et des millions de consommateurs qui se trouveraient privés de leur consommation.

Les moyens

Ils fixent dans quelle mesure la police et la justice sont  autorisées à s’affranchir des lois pour obtenir des résultats. Par exemple arrêter et punir des trafiquants notoires dont on connaît parfaitement les crimes sans pouvoir en apporter la preuve formelle.

Les conséquences

Le risque majeur et de voir une  police abuser de ces droits comme a pu le faire «la police de l’immigration » aux USA ou encore de déstabiliser des quartiers qui vivent ou survivent de cette économie parallèle, ou encore que cette position transgressive puisse, par son efficacité, se généraliser au dépend de l’état de droit.

Conclusion

C’est une triangulation difficile, un rapport  entre l’importance de l’objectif fixé, la forme des moyens mis en œuvre, et les conséquences potentielles de cette politique.

Évidement s’en référer strictement au droit et la solution de facilité, mais pas forcément la plus efficace. Comme toujours c’est le combat entre la sécurité et le risque !

 Apprendre à vivre dans l’incertitude.

« La seule chose dont on peut être certain c’est que quand on est sûr d’avoir raison … on est sûr de se tromper ».

De tout temps on a considéré qu’u delà de nos perceptions, souvent trompeuses, se cachait une réalité à laquelle il serai bon d’accéder. La présence d’un dieu, extérieur à l’humain, détenteur et créateur de cette vérité a alimenté le sentiment religieux omniprésent dans les sociétés.  Cette certitude était un facteur de sécurité. Ne pas accéder à cette vérité, c’est ne pas pouvoir adopter un positionnement stable, adéquat, donc une identité claire, est serai la source de l’angoisse dans nos civilisations .

La recherche de cette vérité absolue a été le moteur de nos pensées.

L’incertitude sur notre vision du monde, dont beaucoup se doutaient, à clairement été mises à jour au début du XX ème siècle avec l’arrivée de la mécanique quantique. Jusque-là , scientifiques, philosophes et religieux, d’Aristote à Jésus, de Confucius à Bouddha, de Mahomet à Newton, et plus récemment Einstein avaient toujours affirmés avancer dans leurs propos la vérité sur le monde.

Quand Heisenberg  proposât son principe d’incertitude dans la mécanique quantique ce fut le « branle-bas dans le Landernau » des sachants. Einstein fut le premier à monter au créneau et à polémiquer avec Niels Bohr. Pour lui l’incertitude n’était pas une option dans une théorie scientifique qui recherchait la vérité dans la représentation de la vie. Pourtant l’incertitude quantique est devenue le pilier de la physique moderne

.

Pour pendre un exemple analogue reprenons la justification de la relativité illustré par l’expérience suivant :

Un individu est dans un train qui roule à 100 à l’heure et lance, dans ce train, une balle avec une vitesse de 50 Km/h. Pour lui la vitesse de la balle est de 5O Km/h.  Un observateur sur le quai  voit bien sûr passer la balle à 150 Km/h par  la loi d’addition des  vitesses. Si ce même observateur était dans un train roulant en sens inverse du premier à 100 Km/h verrait passer la balle à 250 Km/h

L& vitesse de la balle est -elle de 50, 150, ou250 k/h. Dans chaque situation, chaque  cas la balle à une vitesse de déplacement différente … et pourtant elle devrait avoir  dans l’absolu une vitesse qui lui est propre. Quelle est donc la vitesse réelle de cette balle? Pour chaque observateur, mis dans des conditions différentes, la vitesse de la balle est différente (50,  100 ou 250 Km./h).Sa vitesse est relative à la position et la situation de l(observateur.  Quant à la vitesse de la balle en dehors de tout observateur qu’elle est-elle ? mystère car seul un observateur peut  l’évaluer ou  mesurer cette vitesse. On ne saura donc jamais qu’elle est la vitesse absolue de cette balle . Seul un dieu extérieur au système , et indépendant des observateurs, pourrait la connaître en se prenant somme référentiel absolu. Les notions de certitude et de dieu sont très  connexes. On voit que le principe d’incertitude habite toute la physique  moderne  de la relativité à la mécanique quantique.

Ce n’est, évidemment pas la physique moderne qui a créé le sentiment d’incertitude dans notre société, il n’en est que la confirmation. C’est la première fois qu’une représentation de la vie met en jeu l’incertitude ! Il est venu  de l’accélération du mouvement de la vie. Toujours plus, toujours mieux, toujours plus vite, toujours plus immédiat. Paradoxalement c’est cette recherche perpétuelle de sécurité dans la certitude qui génère l’incertitude de la vie. Lorsque le monde s’accélère l’être humain n’a plus les capacités de s’adapter au changement  permanent. Prenons l’exemple du réchauffement climatique qui s’est maintes fois produits dans la vie de la planète, il se produisait sur des périodes de plusieurs milers d’années laissant à la nature le temps de s’y adapter. Aujourd’hui il se produit sur un siècle et ni la nature, ni l’humain ne peuvent suivre ce rythme. Quand, pour se sécuriser, on essaye de gérer demain, il est déjà aujourd’hui sinon hier.

L’univers est devenu anxiogène pour nous pauvres humains. Il nous est impossible d’accéder à un positionnement stable dans ce monde en perpétuelle fuite en avant.

. Or le positionnement est la base de la construction de notre identité, de notre conscience et de notre sécurisation.  Sans ces repères établis l’être humain nage dans un océan d’incertitude Ne plus savoir clairement qui on est, ou on est, pourquoi on vit est le ferment de l’incertitude et de son corolaire l’angoisse de vivre. Pour remédier à cette incertitude les populations, qui souhaitent  retrouver ordre et stabilité nous proposent des vérité simples, car plus un propos devient complexe, plus il est difficile à concevoir, et devient pour l’ interlocuteur générateur  d’incertitude. Mes discours des populistes reflètent bien cette recherche de simplicité et de certitude.

Les citoyens se persuadent que cette « chienlit » est le fait des institutions, du laxisme des gouvernants  et recherchent « l’homme fort » qui mettra fin à ce chaos. Malheureusement le désordre n’est pas le fait d’une faction mais d’un monde qui a changé qui devient de plus en plus complexe et que nous ne maitrisons plus. Le dictateur pourra réprimer, emprisonner, fustiger, le désordre restera et l’illusion d’un retour des certitudes déçu.

Nos certitudes sur l’avenir, les retraites, le travail, la famille, les religions, le climat, la paix, ne reviendrons pas de sitôt et il nous faudra vivre avec le monde que nous avons créé, nous adapter à l’incertitude.

Nous cherchons tous à le faire, à coups d’assurance maladie, d’assurance retraite, ‘assurance sur la vie, habitation, scolaire, voiture …mais ces palliatifs ne peuvent rien contre les incertitudes grandissantes de la vie.

Les racines profondes de l’anti sémitisme

C’est une position très ancienne dont les causes profondes sont généralement masquées par des prétextes utilisés pour la justifier.

Deux populations sont victimes de cet éternel  rejet : Les hébreux et les Roms. On est en droit de s’interroger sur pourquoi le ciblage de ces deux populations !

Commençons par un petit survol historique

Chassés d’Égypte  les hébreux émigrent en Mésopotamie (l’empire de Babylone). Ils s’installent à Jérusalem et y fondent le une communauté et bâtissent le premier temple de Salomon. Nabuchodonosor II, inquiet de l’importance de cette communauté les expulse de Jérusalem et détruit leur Temple. Peu après Gyrus autorise leur retour et la construction du second temple de Salomon. La Mésopotamie est alors annexée à l’Empire Romain. Après des périodes de cohabitation très conflictuelles Rome Christianisé entreprend une répression contre les populations Juives. Certains Hébreux sont réduit en esclavage, d’autres expulsés dans les diverses provinces Romaines et finalement forment, une diaspora disséminée dans le monde entier. Tantôt tolérés, tantôt rejetées les communautés Juives ne réussissent pas vraiment à s’implanter dans les sociétés avec lesquelles elles cohabitent sans jamais avoir la volonté de s’y intégrer. L’histoire récente depuis la Shoa jusqu’à la fondation de l’état d’Israël est bien connue. L’installation d’Israël en terrain conquis sans prise en compte de la situation des populations palestiniennes a générer le conflit qui sévit encore.

Pour les Roms (Tsiganes, Bohémiens) l’histoire est celle d’un peuple itinérant formant des communautés inintégrés aux sociétés dans lesquelles il vit et indéfiniment pourchassé jusqu’à pâtir également de la Shoa.

Un point intéressant à signaler pour ces deux populations c’est dans leur langage la façon de définir l’étranger. Pour nous, un étranger et une personne n’étant pas Française mais étant Italienne, Belge, Malienne, Péruvienne ou autre. L’étranger et défini par sa différence mais aussi par son identité

Pour Juifs et Rom, le Goy ou le Gadjo sont simplement ceux qui ne sont pas Juif ou pas Rom. Ils n’ont pas de statut propre et son défini par exclusion.

La grande force de ces communautés est la formidable solidarité qui les réunis, cette forte empathie entre les membres qui surpasse le narcissisme individuel et leur donne un sentiment d’appartenance rarement égalé. C’est aussi leur faiblesse car elles négligent totalement l’empathie envers ce qui est extérieur à leur communauté, ce qui leur donne une image fortement narcissique et arrogante. Les autres se sentent exclus, rejetés et par réaction développent un sentiment de rejet envers ces communautés qui les négligent. Une communauté trop soudée, trop impénétrable aux autres est inévitablement l’objet de répulsion et d’ostracisme.

Ne cherchons pas l’antisémitisme dans les prétextes avancés pour le justifier. Les chrétiens ont accusés les Juifs d’avoir mis  à mort le « fils de leur dieu » au moyen âge ont leur  a reproché leur gout pour l’usure et la finance, Au début du XXème siècle leur désir de domination, alors que l’antisémitisme actuel se fonde plus sur le traitement du conflit Israélo Palestinien … les prétextes évoluent mais le rejet reste.

Conclusion

Ce que l’on reproche aux Juifs et aux Roms c’est ce « vivre entre soi » comme si eux seuls comptaient. Il n’est pourtant pas choquant qu’une communauté veuille vivre selon ses préceptes, ses rites, ou sa religion … c’est un droit fondamental des peuples. Là ou le bas blesse c’est qu’inévitablement les intérêts des communautés se heurtent et que sans respect et sans une certaine empathie réciproque des uns pour les autres, la confrontation vire vite au conflit

PS : Par exemple, dans le conflit Israélo Palestinien l’absolu refus d’Israël de l’existence d’un état Palestinien, c’est à dire la négation même de toute une population est une véritable déclaration de guerre.  L’intransigeance du Hamas est évidemment du même acabit, bien que d’origine très différente : Le radicalisme.

Les paradoxes de notre justice.

Que juge-t-on ?

Il y a un certain flou dans les objectifs de la justice. Juge-t-on l’acte délictuel, son auteur, ou les conséquence de cet acte ?

Pour exemplifier la confusion entre l’homme et son acte, prenons les cas de l’abbé Pierre. Si on juge l’homme on fera la balance entre l’œuvre de a vie (l’éveil des consciences sur les démunis, la fondation d’Emmaüs ) et les actes d’agression er de harcèlement sexuel. Le bilan pourra paraître équilibré. Si par contre on juge le délit, il est caractérisé et mériterai sanction pénale. L’opinion publique (le tribunal populaire) a tendance à balancer entre les deux.

Pour parler de la confusion entre l’acte et ses conséquences prenons l’exemple d’un automobiliste qui grille un stop. Il sera passible d’un retrait temporaire de permis et de quelques points envolés. Si maintenant par hasard arrive un véhicule et que la collisions entraine des morts ils sera passible de plusieurs années de prisons. Deux peine pour un même délit selon ses conséquences. On comprendrai mal que pour griller un stop on prenne quelques années de prison, ou que pour un homicide on se contente d’un simple retrait de permis.

Quant aux circonstances atténuantes ou aggravantes elles replacent le délit dans un contexte humain, moral, sociétal ou économiques et redonnent aux magistrats une capacité d’interprétation des faits qui donne un coté plus humain à notre justice … mais bien sur qui dit interprétation, humain, dit en même temps subjectif et non universel.

On voit que si on sait au nom de quoi on juge (au nom du peuple Français et en regard des lois Françaises) on ne sait pas, à priori, ce que l’on juge : l’humain, le délit, ses conséquences, le contexte … ou du moins c’est loin d’être clair

La loi et  la morale

Voilà qui vient complexifier les choses. Le jugement moral et souvent en désaccord avec la loi. Le plus courant est le cas de  « l’optimisation fiscale » De nombreuses sociétés utilisent la loi pour contourner la morale, et la justice applique la loi et devient totalement injuste auprès de la morale traditionnelle. Pourtant dans certains cas elle transige. Rappelons le cas de cette femme qui battue, humiliée par son mari durant de nombreuses années, ne pouvant réagir ni physiquement ni  mentalement  , en vient à l’abattre d’un coup de fusil. Sur le plan de la morale on pourrait dire « bien fait pour lui » ou « elle ne pouvait rien faire d’autre » ou encore « elle a fait ce que la justice n’a pas su faire ». Pourtant la justice l’a inculpée et condamnée. Mais pour faire bonne mesure elle a été condamnée à une peine légère, presque symbolique.

Dans l’optimisation  fiscale la justice ne peut même pas être saisie car il n’y a pas de délit, pourtant la morale est bafouée.

Juges et avocats

Notre justice est basée sur un débat entre accusation et défense pour éclairer un juge qui doit prononcer la sentence. Les trois concourent à l’établissement de la vérité. Accusation et juges sont relativement indépendant alors que les avocats sont payés par leurs clients avec qui ils ont une relation mercantile. Juges et accusation cherchent la vérité alors que les avocats travaillent dans l’intérêt de leurs clients et cherchent à lui obtenir le jugement le plus favorable sans souci  de la vérité. Les magistrat doivent œuvrer pour protéger la société, les avocats travaillent à protéger leurs clients

Le secret professionnel et le secret de la confession

Les avocats sont tenus au secret et peuvent cacher une vérité qu’ils connaissent, ceci est prévu pour entretenir un climat de confiance entre eux et leurs clients. Les autres magistrats sont tenus au secret de l’instruction et doivent étaler les faits devant la cour. Ceci confirme bien que les avocats ne sont pas des auxiliaires au service de la  justice mais au service de leurs clients. Dans l’exercice de sa profession l’avocat est censé n’avoir pas de morale.

Quand au secret de la confession accordés au prêtres catholiques il est tout simplement scandaleux. Si un ami me confesse son crime je suis sensé en aviser la justice sous peine d’être accusé de complicité, pourquoi les prêtres catholiques sont-ils exemptés de ce devoir. Il est certain que a « Betharram »  les tortionnaires ont du confesser leurs fautes pour se dédouaner auprès de dieu. Le levée du secret aurait pu sauver bien des victimes innocentes

Première instance et appel

Condamné en première instance un justiciable peu faire appel de la décision et être rejugé. C’est une procédure légitime pour éviter les erreurs judiciaire. En appel le juge peut modifier la décision prise en première instance. Très souvent le jugement est modifié. Ceci montre :

  1. Que la justice est faillible puisqu’un jugement peut être modifié et même contredit
  2. Que c’est le dernier qui a parlé qui a raison. Il est certain que le juge en appel a en main les conclusions du premier jugement pour éclairer sa décision. Mais rien ne prouve réellement que c’est la décision en appel qui est la bonne et que le premier juge n’avait pas rendu une meilleur justice.

Comparaison des peines entre délits différents

Un point intéressant est le prononcé des peines : comment et sur quel critères objectif sont-elles déterminées. Ce sont des critères coutumiers, basés sur l’histoire. Comment évaluer à combien d’années de prisons correspondent à un assassinat ? On ne peut se baser sur rien car les deux choses n’ont rien en commun et l’un ne répare pas l’autre. On peut seulement se référer aux jugements précédents, donc à l’histoire pour assurer un protection correcte de la société.

Plus complexe encore est la comparaison de peines entre deux délit différent. Comment comparer les peines à appliquer pour une extorsion de fond et un assassinat. Le délit est différent et les dommages aussi. On ne peut que se référer à l’histoire sans savoir pourquoi on le fait.

Conclusion

Notre justice est très imparfaite mais à ce jour on n’a pas trouvé mieux (peut être faute de la chercher). Nous continuons à perpétuer un système qui à plus ou moins fait ses preuves sans donner entière satisfaction. Nous nous contentons d’utiliser un arbitraire qui gagne … encore fardait-il réellement avoir conscience de son côté arbitraire. Notre justice est ce qu’elle est, elle est juste par principe, et nul ne peut savoir si elle est vraiment juste

Autopsie du vote R.N.

On peut se poser la question légitime de savoir pourquoi une forte proportion de Français se propose de voter pour le Rassemblement national (nom bien mal choisi pour un parti qui divise la nation !)

Examinons les propositions avancées par ce parti :

  1. La souveraineté nationale. C’est évidemment le « rêve » de beaucoup de citoyens que de ne dépendre de personne et de pouvoir gérer son pays à sa guise. Malheureusement la souveraineté ne se décrète pas, elle se mérite. Pour être un pays relativement souverain il faut une économie solide, une armée puissante, un population nombreuse et unie. Autant de paramètres qui font défaut à la France. L’avenir de notre pays ne peut se trouver que dans un ensemble souverain comme l’Europe.
    La Grande Bretagne a quitté l’Europe pour retrouver sa souveraineté. Elle devait subir les contraintes de l’Europe et négocier avec ses partenaires, elle subit maintenant les contraintes du monde et négocie avec ses adversaires.
    le R.N. ne va pas dans le sens des attentes de ses supporters.
  2. L’Europe. Les Français sont attachés à la notion d’Europe et pourtant ils choisissent de voter pour un parti profondément anti Européen, dont l’objectif avoué et de paralyser l’Europe de l’intérieur.
    le R.N. ne va pas dans le sens des attentes de ses supporters.
  3. Les Valeurs Françaises. Les valeurs historique de notre pays sont l’humanisme, la solidarité et l’égalité. Elles ont été illustrées par Pascal, Descartes, Montaigne, Voltaire, Rousseau, Zola, Hugo, voire l’abbé Pierre et mère Theresa ! Historiquement l’extrême droite nous propose La fuite à Varenne, L’affaire Dreyfus, Pétain et la collaboration., le repli sur soi et la fermeture des frontières.
    le R.N. ne va pas dans le sens des attentes de ses supporters.
  4. L’immigration. Il y a trop d’immigrés en France. Pour les affiliés R.N. la notion d’immigré est très vaste puisqu’elle comprend les immigrés clandestins, les immigrés légaux, et l’ensemble des populations Française issue de parents ou grand parents immigrés … à condition qu’ils aient le teint bronzé les cheveux crépus et qu’ils fréquentent la mosquée (évidemment salafiste).Le vote R.N. est surtout majoritaire en zone rurale (30%) là il n’y a que très peu de ces « immigrés » et très faible en zone urbaine (8%) là ou leur population est forte.
    le R.N. ne va pas dans le sens des attentes de ses supporters.
  5. Le pouvoir d’achat. Le R.N. propose l’exonération d’impôts pour les moins de trente ans … une aubaine pour les footballeurs de P.S.G et tous les « gosses de riches »!
    Il propose également une détaxation des énergies … proposition qui implique l’accord de l’Europe. Il est vraisemblable que l’Europe ne fera pas ce cadeau à son pire ennemi !
    le R.N. ne va pas dans le sens des attentes de ses supporters.
  6. La réforme des retraites :Les Français veulent partir plus tôt à la retraite avec des pensions augmentées. Le R.N. leur propose un départ anticipé :60, 62, … voire 66 ans ! Il ne met pas en avant que dans ce cas les pensions seront inévitablement diminuées.
    le R.N. ne va pas dans le sens des attentes de ses supporters

On voit que dans tous les cas les supporters du R.N. votent avec enthousiasme contre ce qu’ils désirent. Voilà qui interroge.

On doit donc chercher ailleurs les motivations de ces électeurs et oublier la raison pour aller fouiller dans l’affect.

Plus un individu est cultivé et plus il met en jeu la raison dans ses comportements (parfois jusqu’à la technocratie). Inversement moins l’individu est cultivé et plus il met en jeu l’affect dans ses décisions.

Les Français, surtout en zone rurale (ou les évolutions sont plus lente qu’en zone urbaine) l’inconscient des Français reste très imprégné des valeurs traditionnelles du début du XX ème siècle : Travail, famille, honneur, patrie. Hors, travail et familles n’ont plus rien à voir avec ce qu’ils étaient. L’honneur a été tellement salit par les politiques (affaire Dreyfus,  collusion des partis de gauche avec l’URSS, collaboration, calculs politiciens, corruption, agressions sexuelles …) qu’il n’est plus de mise aujourd’hui. Quant à la notion de patrie elle devient obsolète dans le monde d’aujourd’hui ou elle est remplacée par celle de blocs.

C’est en fait au nom de ces « anciennes lunes » que votent les électeurs R.N. C’est pourquoi les débats de logique économique ne les atteignent pas. Quant aux prévisions mortifères sur l’avenir elle n’imprime pas sur l’affect qui est par essence hors du temps et du futur. Arcanes du passée et immédiateté non rien à faire de la politique.

Pourquoi les Juifs ont-ils été éternellement rejetés ?

C’est une question qui me tracasse, depuis longtemps. Biens des peuples ont été persécutés dans l’histoire, mais toujours dans des périodes limitées, Depuis la nuit des temps « le peuple Juif » a été rejeté, spolié, persécuté. Un seul peuple a suivi un parcours similaire, c’est celui des Tziganes, Roms. Il est significatif que ces deux peuple aient des mots (Goy et Gadjo) pour désigner ceux qui ne sont pas Juifs ou Roms. Généralement on utilise les terme étranger pour désigner un italien, espagnol, Péruvien … c’est à dire pour le définir terme de ce qu’il est. Les Juifs et les Roms désignent l’étranger en termes de ce qu’il n’est pas. Ce n’est pas la reconnaissance d’une différence mais celle d’un exclusion !

Il est vrai qu’il n’existe dans l’histoire aucun « peuple » analogue à ces derniers.

Ce qui serai le « peuple Français » prend racine dans des populations celtes, occitanes, Basques, Provençaux, Colonisées et Romanisées dans l’empire Romain, puis envahi par les Wisigoth, les Ostrogoths, les Burgonde, les alamans …bref s’il y a bien des citoyens Français, il n’y a pas de « peuple Français » et ceci est vrai pour toutes les nations.

L’histoire du « peuple Juif » et raconté dans la bible, texte sacré fondateur pour les Juifs remontant aux patriarches Abraham, Isaac, Jacob, simple récit d’une épopée pseudo picaresque pour les autres. La première mention historico-archéologique de la notion de « Peuple juif » est portée sur la stèle de Méneptah datant de 1210 AV JC.

Notons que la Bile lue par les Juifs comme l’histoire du peuple d’Israël et la reconnaissance de la terre d’Israël comme un don de  dieu aux hébreux, est lue d’une toute autre façon par les Protestants qui y voient la reconnaissance de leur dogme, alors que catholiques et protestants lui préfèrent les évangiles ou le Coran.

L’anti sémitisme et son histoire

Faisons un petit rappel, très résumé, de l’antisémitisme pour resituer cette tendance dans l’histoire.

  1. Si on n’en croit la bible, la première trace de l’antisémitisme remonterai au  siècle de Ramès II en Égypte ou les Juifs sont chassés et émigrent en terre d’Israël, terre promise par Dieu (Circa 1300 AV JC)
  2. Mieux connu est l’antisémitisme religieux. Dans un monde ou la religion est fondamentale, l’apparition du corpus Juif, religion monothéiste dans l’univers Gréco Romain poly déiste déchaine passions et haine. Le premier véritable auteur antijuif est Manéthon, prêtre et lettré égyptien (IIIe siècle av. J.-C.), qui reprend les accusations, alors communes, contre les Juifs. L’antijudaïsme païen est renforcé du fait de la résistance juive à l’hellénisation.
  3. Après l’apparition du Christianisme et la crucifixion de Jésus attribuée aux Juifs, l’église catholique va prendre le maximum de distance avec son origine Judaïque. Tout l’arsenal antijuif élaboré par les Égyptiens et les Grecs est repris par les auteurs latins. Tacite (55 – vers 120) est ulcéré des progrès du judaïsme dans le monde romain. Les rites juifs sont critiqués et leurs « tares » sociales (séparatisme, misanthropie…) sont mises en évidence. A la suite de ce premier antijudaïsme émerge l’antijudaïsme chrétien qui, contrairement à l’antijudaïsme païen, a pour lui d’être un système cohérent avec un caractère officiel.
  4. l’antijudaïsme chrétien organise la discrimination et la ségrégation (Code Théodosien, 438). Le Code Justinien (VIe siècle), qui définit les Juifs comme étant « les pires des hommes », aggrave ces mesures. Ainsi, est mis en place ce qu’il convient d’appeler le « système d’avilissement » qui tend à rendre les Juifs odieux.
  5. La condition des Juifs se détériore progressivement, le point de rupture étant 1096 (Appel de Clermont), et cette situation connaît son apogée entre le XIIIe et le XVe siècle avec leurs expulsions d’Angleterre (1290), de France (1394), d’Espagne (1492) et du Portugal (1496).
  6. La calomnie du « meurtre rituel », présente dans l’antijudaïsme antique, réapparaît au XIIe siècle dans le contexte passionnel des croisades. Cette accusation donne lieu à des massacres et, parties d’Angleterre, la légende et ses funestes conséquences se répandent en Europe. Chemin faisant, l’accusation du « meurtre rituel » s’enrichit d’une autre fable, celle de la nécessité d’obtenir du sang chrétien pour préparer le pain azyme. D’autres accusation fleurissent comme celle d’empoisonnement des puits ou du Juif usurier. A cette époque le prêt d’argent avec intérêt est proscrit par l’église pour tous les chrétiens. Cette activité est donc dévolue aux Juifs exclus de beaucoup d’autres (même si, en sous-main ce sont des chrétiens qui tiennent les rènes). D’ou la réputation d’usuriers des Juifs.
  • Le christianisme n’a pas toutefois le monopole de l’antijudaïsme. L’Islam, issu lui aussi du judaïsme, propose une révélation radicalement nouvelle. Mahomet espérait convertir les Juifs de Médine mais leur refus engendra une réelle rupture. Le Coran incite ainsi les fidèles musulmans à humilier les « gens du Livre ». Le statut juridique (dhimma) imposé aux Juifs et aux chrétiens est fondé sur la capitation et une série d’humiliations. Le Juif (dhimmi) est libre, peut pratiquer son culte et il est « protégé » mais en contrepartie il doit payer la capitation (jizya), ne peut construire de nouveaux lieux de culte, ne peut épouser une femme musulmane, ne peut posséder d’armes et doit porter un signe distinctif (les musulmans ont inventé la discrimination vestimentaire). De plus, les Juifs ne sont pas égaux devant la loi, sont exclus de certaines professions et ont des quartiers à part (mellah).
  • la période des Lumières et le début du XIXe siècle montre un tournant sensible . En 1689, John Locke publie « Lettres sur la tolérance » où il affirme qu’aucun non-chrétien ne doit être exclu de l’Etat pour raisons religieuses. Toutefois, en Allemagne, les améliorations de la condition des Juifs restent insignifiantes et c’est en France que va se concrétiser la lutte pour l’égalité des droits. Il serait toutefois erroné de faire du combat pour l’émancipation une lutte partagée par tous les représentants des Lumières. Ainsi, Voltaire accompagne ses charges contre l’Eglise de la dénonciation de la religion juive et sa judéophobie « laïque » reprend, pour les accréditer, les poncifs de l’antijudaïsme chrétien.
  • Je vous fait grâce, au XX ème siècle, de la montée de l’antisémitisme accompagnant la montée de l’extrême droite en occident (Affaire Dreyfus, avènement d’Hitler …) on en connaît tous les conséquences, comme on en aperçoit les prémices de nos jours.

Pourquoi ce rejet des Juifs, pourquoi tant de haine ?

C’est vraiment la question qu’il faut se poser, car en trouver la clé est la condition nécessaire pour résoudre ce conflit

Résoudre un conflit c’est en dégager les torts de chacun de façon à élaborer les stratégies correctrices. Là je prends des gros risques car trouver des torts aux antisémites c’est s’exposer aux injures de l’extrême droite et des musulmans radicaux, trouver des torts aux juifs c’est immédiatement être qualifié d’antisémite, voire de Nazi ! Qu’importe, j’ai 85 ans et des menaces de mort mon corps m’en envoie tous les jours.

  1. Un des torts, dans la période récente, c’est quand la SDN à décidé d’implanter un état d’Israël dans un territoire entouré de 200 millions d’arabes plutôt hostile au Judaïsme. Certains avaient proposé de l’implanter aux états unis et cela aurait été une bien meilleur solution. Les israélites ont insisté pour s’établir sur la terre que dieu avait promis à Moise … comme quoi les dieux manquent parfois de bon sens !
  2. Parlons des responsabilités juives (je mets mon casque !). Depuis toujours le « peuple juif » a recherché en entre-soi. Garder la pureté de la race (si on peut parler de race pour une population) a  été une obsession juive (d’ou le nom de Goy pour designer tout ceux qui ne sont pas juifs … c’est à dire 95,5% des habitants de la planète) et ceci à eu pour effet de marginaliser, aux yeux des juifs, l’ensemble de la planète.
    Si on ajoute à cela un sentiment de supériorité de ce peuple choisi par dieu, rien que ça ! on a une population qui s’isole du monde, drapée dans sa dignité et un peu imbue de ses prérogatives.
  3. De l’autre côté, ce désir d’isolement est compris comme de l’arrogance et du mépris. La différence fait inévitablement peur car elle entraine une remise en cause de soi. Aucune société ne tolère que se développe en son sein un corps étranger, surtout s’il est solidement constitué et structuré. (les juifs ont un étonnant sens d’appartenance à leur communauté) On retrouve, ici, le fantasme du « grand remplacement » qui anime les peurs des majorités qui se sentent menacées dans leurs privilèges et leur confort.

Conclusion

J’ai malheureusement peur que l’antisémitisme ait encore de beaux jours devant lui.

  1. D’une part parce que la tolérance n’est pas le fort de nos sociétés et que les évolutions ne vont pas dans ce sens.
  2. Car la masse militante Juive n’est as prés à renoncer à son identité affirmée dans les textes sacrés qui fondent leur communauté et qui reste leur base identitaire. Renoncer à être Juif veut dire : « ne plus être Juif ».

Ces deux conditions seraient nécessaires à la fin de l’antisémitisme. Si, au moins une partie n’accepte pas de s’y contraindre, rien ne changera. Qui cédera le premier : les 0,5% de la population ou les 95,5% ?

Sunnites et Chiites, La différence ?

L’Islam fut fondé dans les années 600 par Mahomet, prophète autoproclamé puis confirmé par l’histoire. A sa mort, en 632, se posa le problème de sa succession comme leader du monde Islamique.

Pour certains la succession devait se faire en respectant l’hérédité familial. Ils choisirent donc Ali, neveu de Mahomet comme successeur.

D’autres pour respecter la ville de Médine, origine de l‘Islam, choisirent Abou Bakr le plus proche disciple de Mahomet.

De ce schisme naquirent les deux branches de l’Islam : Les Chiites partisans d’‘Ali et la Sunnites partisans de Abou Bakr. Il s’en suit une certain nombre de différence entre ces deux branches de l’Islam

  1. Le Coran. Pour les Sunnites il est le livre sacré dans lequel le prophète dicte aux fidèles les grands principes de le religion. Pour les Chiites c’est un livre écrit par les hommes qui  récapitule les principes émis par le prophète mais qui n’a pas de caractère sacré.
  2. Les Imams. Pour les Sunnite les imams son des hommes ordinaires, parfois autoproclamés, chargés d’organiser le cultes et les prêches à la mosquée. Ils sont un peu analogues aux pasteurs protestants. Pour les Chiites les imams  sont des descendants de la famille du prophètes. Ils ont donc un caractère sacré un peu analogues aux prêtres catholiques.
  3. Rôle politique. Chez les Sunnites le caractère profane des représentants du culte leurs permet de cumuler fonctions laïques et religieuses. Au Maroc (pays Sunnite) le roi est également le « commandeur des croyants ». Chez les Chiites le caractère sacré des imams ne leur permet pas de toucher aux fonctions profanes. En Iran (pays Chiite) les Ayatollahs sont déconnectés de l’exécutif. Néanmoins leur caractère sacré d’infaillibilité leur confère un  pouvoir absolu.
  4. Le clergé. Pour les Sunnites le coran étant le texte sacré, le respect des textes et de la charia est fondamental. La soumission au clergé est inutile puisque seuls les textes font lois. Le clergé Sunnite n’a aucune organisation définie. Pour les Chiites c’est l’imam qui est sacré et la soumission au clergé est totale. Le clergé est très structuré et hiérarchisé.

Malgré ces différences l’Islam reste un « corpus » homogène puisque le prophète et le coran sont une croyance et des dogmes communs. Les oppositions viennent plus de contextes géopolitiques que de la religion. Comme toujours la religion est le prétextes invoqué dans des querelles profanes.

Le conflit Israélo- palestinien

On entend partout que dans les circonstances présents les opinion publiques vivent avec l’injonction de « choisir leur camp ». Ce serait une grave erreur car, à dire vrai, cela conduirai à une radicalisation dangereuse des opinions.

Si l’on s’en tient à l’actualité, le Hamas a déclenché une opération de « terrorisme de masse » contre les populations Ismaéliennes, dont l’abjection ne peut échapper à personne. En riposte, Israël a engagé un pilonnage intensif de Gaza, meurtrier et sauvage touchant les populations Palestiniennes confondues avec les guerriers du Hamas. Dans ces conditions difficile de prendre parti.

On peut comme dans la cour de récréation dire : « C’est le Hamas qui a commencé », Mais tout est bien plus complexe puisque le jeu  de Pingpong de l’escalade dure depuis 1948

A cette époque la Société des Nations (SDN) donnant suite à la revendications des ressortissant Sionistes de diverses nations (Perpétuelles victimes de l’anti sémitisme) leur a accordé un territoire ou ils pourraient vivre en paix. Le choix s’est évidemment porté sur la Palestine, terre promise, dans la bible, aux Juifs par le dieu d’Abraham. De quel droit la SDN a -t-elle entériné les injonctions de la Bible au dépends des ressortissants Musulmans de la Palestine ?

L’émigration Juive en Palestine avait commencé dès la fin du XIX ème siècle sous l’influence des mouvements Sioniste et le nouvel état d’Israël comptait déjà 500.000 Juifs pour 1,2 millions d’Arabe.

L’opinion Arabe déjà fortement hostile aux mouvements Sioniste se rebelle et survient une première guerre qui verra un exode des Arabes Israéliens vers la Palestine et une exode des Juifs vers Israël.

En 1967 la « guerre des six jours » verra un nouvel exode des Palestiniens de Cis Jordanie vers la Jordanie et l’arrivé de 600.000 Juifs chassés des pays arabes en Israël.

Ensuite de conflits en conflits, de tentative de paix sabotés en résolution des Nations Unies jamais respectées, d’attentats en confinement des Palestiniens on en arrive à aujourd’hui à ce déferlement de violence et ces milliers de victimes et ces centaines d’otages.

Ce petit aperçu, loin d’être exhaustif, afin de montrer la complexité de la situation et l’incapacité de raisonnablement choisir un camp. Entre un Hamas dont la base de la doctrine est l’anéantissement de l’état d’Israël, et l’état Hébreu dont la colonisation illégale interdit tout espoir de règlement, comment choisir ?

L’interférence des grandes puissances au côté de l’une ou l’autre des parties ne fait que renforcer le fossé entre les belligérants et l’exportation du conflit dans le monde. La seule intervention devrait être la pression unanime pour une solution du conflit avec deux états indépendants. Malheureusement chaque nation, chaque parti politique, joue sa propre carte et récupère ce conflit à des fins de politique intérieure ou géostratégique.

L’escalade de  la violence a atteint un niveau inacceptable et si on n’y met pas fin le prochaine épisode risque d’être encore pire. Prendre parti, quel qu’il soit, dans ce conflit c’est prendre le parti de l’affrontement, donc de la guerre et ses conséquences. Aucune idéologie ne vaut le massacre de milliers de personnes. Une utopie ne vaut pas la réalité. Le seul parti à épouser est celui de la paix.

Cessons les spéculations sur ce qui  devrait être, ou ce qui pourrait être pour nous concentrer sur ce qui doit être, c’est à dire la paix. Le droit, la justice ne sont que des idées, la paix, la vie, c’est le réel.

Tout cale es très analogue à une querelle familiale.

Prenons une famille de membres A, B, C, D, E, F, G, H

A et B ne s’entendent pas

C, D, E prennent parti pour A

F, G, H prennent parti pour B

Voilà la famille coupée en deux.

Mais évidemment peuvent surgir des conflits entre C, D, E et F, G, H sur la base de vieux contentieux oubliés

Des conflits peuvent alors surgir entre les  membres groupes C, D, F ou entre ceux des groupes  F, G, E

De fil en aiguille, voilà comment une famille explose !

C Q F D !

  Vie et mort des démocraties

On nous alerte sur la possible fin de nos démocraties. On crois généralement que la démocratie est un état en soi qui peut, être ou disparaître. C’est bien plus compliqué, une démocratie est un simple moment dans la vie d’une société.

Une société se crée, au départ, quand les individus lassés de faire seul face au destin éprouvent le besoin de se rassembler pour survivre. Un homme charismatique apparaît qui fédère autour de lui des clans et groupes disparates. S’en suit généralement une sorte d’oligarchie dominante acceptée par la population dans un premier temps. La société s’organise, se développe, accède à la formation et la culture. Lorsque la population est suffisamment « évoluée » une forme de besoin de  démocratie apparaît et l’oligarchie est bousculée. Du chaos qui en résulte la population aspirant à plus de justice met en place une structure qui se voudrait plus égalitaire et plus juste fondée sur les droits et devoirs de chacun. Avec l’évolution de la culture  des « appétits » émergent, chacun  revendique ses droits collectifs, puis individuels et la société s’effrite. De ce chaos nait le besoin d’ordre et d’autorité. Surgit alors un homme charismatique qui apparaît comme le refuge contre la « chienlit » et que l’on porte u pouvoir. Alors que dans un chaos successif à une autocratie le chaos appelle à la vie communautaire, sociale, et égalitaire, après une pseudo démocratie le chaos appelle à un pouvoir fort, donc autoritaire.

La vie des société est une alternance d’autocratie, de chaos, de démocratie, de chaos, et d’autocratie. Ainsi va le monde, on désire toujours ce que l’on a pas.

Si on prend la société Française, après l’anarchie de l’empire Gaulois et sa défaite est venue une période d’organisation et de relative paix dans l’empire Romain. Avec la chute de celui-ci et le délitement qui s’en suivit on a inventé la royauté, régime autocratique s’il en est. Après quelques siècles de domination le besoin d’abolir les privilèges de la noblesse est apparu et s’en est suivit la révolution, période pour le moins chaotique. Les révolutionnaires mettent donc en place une république bien acceptée par tous (sauf par les privilégiés) qui non sans soubresauts a survécu jusqu’à nos jours. On voit donc que notre histoire et faites d’alternance de périodes autocratiques et « démocratiques »

A ce jour, nous sommes manifestement dans une période d’affaiblissement de la démocratie. La démocratie représentative qui caractérise notre république est attaquée de toutes parts. Les partis d’oppositions critiquent les institutions et veulent les mettre à bas. Les décisions des institutions ne sont plus reconnues dans la rue et son contestées par des petits groupes auto-proclamés. Chacun de nos présidents quittent ses fonctions détestés par les citoyens qui ne se reconnaissent plus dans notre démocratie. On en appelle directement au peuple, à tout le monde c’est à dire à personne ! Quand l’état perd la main c’est le début du chaos. Venant d’une période d’organisation on est conduit directement vers une autocratie. Nous aurons le choix entre une extrême gauche qui propose plus d’état et une extrême droite revendiquant l’homme providentiel pour plus d’autorité. Venant d’une période ou l’état est mis en cause c’est l’extrême droite qui doit prendre le pouvoir (c’est plutôt la population qui va lui donner !)

La démocratie reviendra après que le pouvoir autocratique aura lassé les citoyens par sa rigueur sa faillite et sans doute les nationalismes nous mènerons à la guerre. Une période de chaos d’ou surgira un nouveau besoin de paix et de démocratie

La démocratie reviendra si notre civilisation dure. On sait que les civilisations ont une durée de vie limité. Pour la civilisation Égyptienne elle a duré 3000 ans, pour la civilisations Romains environ 1000ans, comme pour les Khmers, les incas, les Aztèques, et bien d’autres. Notre civilisation Chrétienne dure depuis 2000 ans elle est donc en fin de parcours !  Elle devra un jour disparaître … mais pour moi j’aurais disparu avant. Alléluia !!!  

Le grand remplacement

C’est une idée qui fait fureur (au sens propre et au sens figuré) dans les milieux d’extrême droite et qui vient d’être avancée par le président Tunisien qui voit d’un mauvais œil l’arrivée de migrants dans son pays tout en trouvant normal que les ressortissants Tunisien émigrent vers l’Europe.

C’est une théorie suffisamment fumeuse et floue pour qu’on s’y arrête. Tout se mélange, colonisation, repeuplement, remplacement.

La colonisation

La conquête  d’un pays voisin, suivie d’une migration n’est pas un fait nouveau.

Les Égyptiens ont envahi et colonisé les pays limitrophes

Les Romains ont étendu leur empire du moyen orient jusqu’aux frontières de l’Ecosse et colonisé les états conquis. Ils y ont implanté, en douceur, la civilisation, la culture, la religion Romaine

Portugais et Espagnols ont annexés les états d’Amérique du sud, plus pour en accaparer les richesses que pour les coloniser. L’église Catholique y a cependant œuvrée pour y implanter le catholicisme.

Les Colonisations Française, Anglaises, Allemandes n’avaient aucune visées culturelles ou idéologiques, mais un but purement mercantile. S’assurer des ressources et des territoires et trouver de la main d’œuvre soumise à bon marché

Dans tout cela aucune intention de remplacement, au contraire l’idée de garder les populations locales pour les travaux subalternes et mal payés

Le repeuplement

C’est la méthode mise en place au Tibet par les Chinois. Elle consiste à noyer les populations locales dans un flux d’émigrés Chinois de façon à les rendre minoritaires dans leur pays. Sans éradiquer la culture Tibétaine, la civilisation Chinoise devient prépondérante. C’est également la tentative faites à Hong Kong. C’est une amorce de « grand remplacement »

Ce qui commence à se rapprocher du « grand remplacement » c’est la tentative d’éradication des Ouïgours en les chassant, les parquant pour les remplacer par une population Chinoise. Récemment la purge des territoires arméniens par l’Azerbaïdjan en est un autre exemple.

Le grand remplacement

L’archétype du grand remplacement est la conquête de l’Amérique par les migrants venant d’Europe (Angleterre, Allemagne, France). Ceux-ci ont, en toute conscience, éradiqué les tribus indiennes locales pour prendre leur place. Aucune intention de civilisation ou de religions mais une simple volonté affichée de « grand remplacement ». Cette abomination a donné naissance à la première puissance économique et technologique du monde.

La création de l’état d’Israël se fait selon un schéma de « grand remplacement ». Le pays principalement peuplé de Palestiniens devient, par la volonté des grandes puissances, l’état juif ou les autochtone se retrouve rapidement minoritaires et discriminés. La notion de « remplacement » vient de la volonté assumée de s’installer « en place de … »  

En un certain sens la conquête de l’Australie par les colons Anglais peut-être considérer comme un remplacement, les peuplades Aborigènes ayant été en partie décimées ou réduites en semi esclavage.

Conclusion

Les véritables grands remplacements se sont produits lorsque des migrants venus de pays technologiquement développés ont envahis des pays très vastes et faiblement peuplés. Ils se sont produits non pour des volontés idéologiques, mais comme des luttes de territoire. Les plus forts triomphants des plus faibles.

Aujourd’hui, en France, nous ne sommes absolument pas dans les conditions d’un grand remplacement, bien au contraire. Nous avons une  population de migrants venant de pays nettement moins avancés sur le plan technologique et arrivant dans des pays déjà largement peuplés.

Le danger réside plutôt dans l’incapacité pour les pays « accueillant » d’intégrer une population moins éduquée, moins qualifiée sans l’utiliser comme main d’œuvre à bas cout.  Le problème est avant tout social et non idéologique.

Dans l’intégration « à la Française » les migrants sont censés se fondre dans la population locale en oubliant leur culture d’origine. C’est une lubie, il faut 3 ou 4 générations pour qu’une telle assimilation puisse se faire … une sorte de grand remplacement à l’envers puisque ce sont les migrants qui doivent perdre leur culture ! En attendant chacun doit faire un effort, les migrants pour s’adapter, Les Français pour les accepter. Quoi qu’il en soit il y a des limites (psychologiques, culturelles, économiques) à la capacité d’accueil dans un pays. Il semble que ces limites risquent d’être atteinte à la vue des événements récents.

Le paradoxe est que, très souvent, ces migrants, venant de pays qui possèdent largement les richesses minières et énergétiques, émigrent vers des pays qui ne possèdent pas ces richesses mais qui vont les exploiter dans les pays que quittent ces migrants !

Les polémiques sur l’avortement

Signalons tout d’abord ma position favorable à l’avortement sans autres restrictions que médicales ou sécuritaires.

De nombreux groupes sociaux se sont montrés, et se montrent encore hostiles à l’avortement (IVG). Leur position sur « le droit à la vie » n’est pas sans contradiction

  1. Les nazis étaient opposés au droit à l’IVG. Cet appel au droit à la vie interroge à la vue des millions de Juifs, Roms, Communistes et homosexuels gazés dans les camps et au 50 millions de morts que leur idéologie a entrainé !
  2. L’église orthodoxe Russe hostile à l’IVG soutiens les massacres perpétrés par l’armée Russe en Syrie et en Ukraine. Ces centaines de milliers de morts avaient pourtant le « droit à la vie ».
  3. Les fondamentalistes de Daech, horrifiés par les avortements n’hésitent pourtant pas à massacrer femmes et enfants.
  4. Nos fondamentalistes catholiques principaux adversaires de l’avortement sont très souvent favorables à la peine de mort.
  5. Sur l’autre bord, les farouches partisans de l’avortement poussent des cris d’offrais si on attente à la vie de la moindre grenouille et sont contre la peine de mort.

Tout cela est très contradictoire et souvent la raison est débordée par l’affectif. On parle toujours de droit à la vie, mais en évitant de préciser ce que l’on entend par « la vie ». La première chose à faire c’est d’en donner une définition avant de parler de droit ! Ensuite il faudra s’interroger sur la notion de « droit » de droit divin ou sociétal.

Qu’est-ce que la vie ? Le plus honnête et d’avouer que l’on ne sait pas. Nous sommes des entité « vie » et comme une entité ne peut jamais s’auto définir on ne le saura jamais. Ceci n’est pas trop encourageant, mais ne baissons pas les bras. Quand on ne peut savoir et que l’on doit quand même savoir … on fait avec, et de ce que l’on ne sait pas on en donne une représentation. Croyez-vous que Newton sût comment marchait le monde …bien sûr que non, mais il en a donné une représentation plausible (compatible avec ses positions religieuses), de même pour Einstein. Ce ne sont pas les représentations de la vie qui manquent.

  1. La vision religieuse. Pour toutes les grandes religion la vie est le fait d’un être suprême qui l’aurait créé et en assurerai la gestion. Dans ce cas, la vie lui appartient et nous ne sommes que des marionnettes qu’il dirige à plaisir. On comprend que l’avortement puisse être considéré comme un crime de « lèse-majesté » passible de sévère punition dans une vie future (Jamais dans le présent ce qui pourtant crédibiliserai la position en la rendant moins fantasmée !)
  2. La vision la plus courante, mi- religieuse, mi- athée, un peu flou. On croit un peu à un être suprême mais en même temps on voit bien que ce n’est pas raisonnable. On ne croit pas à la vie éternelle, mais en même temps on continue à traiter les morts comme si ils étaient encore parmi nous. La position sur l’IVG est mitigée plus axée autour d’un consensus moral, d’un vivre ensemble. Une forme de raison embuée d’affectif. Un sentiment qui penche tantôt d’un côté, tantôt de l’autre au hasard des expériences, de l’environnement, des influences.
  3. Enfin la position agnostique qui, sans occulter la possibilité religieuse, constate que cet être supérieur ne marque pas le monde par son interventionnisme et son efficacité. Devant cette absence, comme toujours, on fait sans lui.  alors, le fœtus nous appartient, appartient à la mère … voire au père, et seule leurs décisions comptent.  Ceci n’empêche pas de régler les problèmes médicaux, sécuritaires, sociétaux si la pratique de l’IVG peut perturber l’équilibre de nos sociétés.

Toutes ces positions sont défendables dans la mesure ou l’existence de dieu n’est ni acquise ni dénié. Nous sommes dans une société laïque ou les croyances ont leur place mais ne peuvent prétendre nous imposer leurs visions. Comme les religions l’IVG a sa place dans notre société. Plus personne n’est obligé de se faire baptiser et personne n’est obligé de se faire avorter. Nous avons des croyances différentes selon le pays ou nous habitons, selon notre situation sociale, notre environnement, c‘est un fait qu’il faut accepter. Une croyance est un incontournable qui ne peut (ou très difficilement) s’éradiquer. Personne n’y peut rien et on doit faire avec. Admettre que l’on peut imposer sa croyance aux autres est non seulement un leurre, mais devrait presque être un délit, voire un crime. Que, donc, chacun vive selon ses croyances et laisse les autres vivre les leurs.

La position sur l’IVG résulte de ces croyances. Accepter ou non l’avortement revient à accepter ou non les diverses croyances. Étant la conséquence d’un arbitraire l’IVG est, lui même un arbitraire. Nous sommes dans un pays laïque ou l’on tolère les diverses religions, tolérons en les conséquences, donc l’avortement.

Les croyances ne sont donc pas un critère de jugement pour ou contre l’avortement.

Voyons quelques autres paramètres

Le droit à la vie : Dans la nature il n’y a ni droits ni devoirs, seulement des nécessités Le droit est une notion sociétale basée sur les devoirs et droits réciproques dans une communauté. Elle s’applique aux membres de cette communauté et en ce qui nous concerne aux citoyens. Le fœtus n’étant pas un citoyen la notion de droit ne peut lui être appliquée. Le fœtus n’a aucun droits, comme d’ailleurs il n’a aucun devoirs. Il est paradoxal que certain qui veulent interdire l’avortement acceptent, sans broncher, l’accouchement sous X et l’abandon, par la mère, de l’enfant aux services sociaux.

Le fœtus : Il n’a pas de vie propre et n’est qu’un élément du corps de la mère dont il fait partie intégrante. Personne ne peut s’arroger de droit sur lui, ni sur le corps de la femme qui le porte.

N.B. Se pose la question récurrente de savoir à quel stade peut-on  considérer que l ‘embryon devient un être humain. L’embryon suit un continuum d’évolution pour conduire jusqu’au vieillard, et dans un continuum il n’y a pas de de seuil ou de stade qui puissent être définis. Selon nos lois et coutumes il devient un être à part entière lorsqu’il se sépare de la mère à sa naissance et devient un citoyen avec les devoirs et droits afférant. Sa vie est alors protégée par la communauté.

Veux-t-on vraiment aider l’Ukraine

Tout ce que je vais dire n’est pas étayé et ne constitue que mon sentiment personnel, et j’espère me tromper !

La guerre en Ukraine s’étire en longueur et pratiquement depuis un an le front n’a guère évolué. Les Ukrainiens se défendent avec courage, l’armement occidental arrive goutte à goutte et le front se stabilise. En même temps les morts, les blessés, les destructions continuent.

Au tout début de cette invasion nous avons livré à l’Ukraine des casques et des gilets pare balles. Puis devant la poussée Russe des armes anti chars. Le Kremlin a fixé ses « lignes rouges » que nous avons franchis une à une en livrant d’abord des armes dites défensives, puis offensives (artillerie, chars léger missiles à courte portée). Maintenant nous devons livrer des chars lourds. et des avions de combat F-16. Présenté comme cela cette aide massive devrait permettre aux Ukrainiens de gagner la bataille.

Nous livrons de plus en plus d’armes de plus en plus sophistiquées et pourtant rien ne bouge.

C’est que, entre les annonces et la réalité, il y a un fort décalage dans le temps entre l’annonce et la livraison prévue.

Si on s’en réfère à la dernière promesse de livraison d’avions F-16 dont les Ukrainiens avait besoin pour leur « contre-offensive » actuelle, ils leurs seront fournis en 2024 ou 2025 et encore très faiblement armés (donc pas très utiles). Notre aide arrive toujours 6 mois après le besoin.

Il y avait, il y a 6 à 8 mois, une excellente « fenêtre de tir » au moment où l’armée Russe était en pleine déconfiture, et, là encore, on a préféré attendre et laisser l’armée Russe installer ses lignes de défenses qui donnent bien du mal à l’armée Ukrainienne.

Tout ceci interroge sur l’attitude des occidentaux (Américains) quand à leur désir d’en finir avec cette guerre. Ils ont affirmé haut et fort que Poutine ne pouvait pas gagner cette guerre, mais ont passé sous silence le fait qu’il ne pouvait et ne devait pas la perdre.

Il semble, en effet, que dans le monde occidental on redoute une déroute Russe qui pourrait amener à une explosion de la Russie avec la prise de pouvoir de groupes extrémistes et « va-t’en guerre » pouvant mettre la main sur la force nucléaire locale … et l’utiliser. Poutine semble être le rempart, estimé par les puissances occidentales, contre une escalade de la violence. La guerre d’accord, mais surtout pas chez nous !

D’ou la parcimonie avec laquelle on distribue notre aide, suffisamment pour que Poutine ne gagne pas la guerre, trop peu pour qu’il la perde. L’occident « joue le match nul » en attendant que les belligérants s’épuisent et en arrivent « de guerre lasse » à la négociation. Ceci implique évidemment que l’Ukraine cèdera une partie de ses territoires à la Russie et que l’on retourne vers un « statu quo »  qui arrangerait tout le monde … sauf les Ukrainiens.

C’est une attitude très « Munichoise » qui accorderait à la Russie un « droit de tuer » après les massacres de Tchétchénie, de Syrie, de Géorgie. Ce n’est pas sans danger vu ce que l’on a connu en1940. La force Russe n’est évidemment pas celle de l’armée Allemande en 40, mais alliée à la Corée du nord, l’Iran, et sous l’œil bienveillant de la Chine t de la Turquie tout est possible.

Cette attitude  paraît confortable puisqu’elle fait porter le poids de la guerre sur les Ukrainiens, laissant les occidentaux en retrait impliqués uniquement financièrement, mais il n’est pas évident qu’a termes elle ne soit pas néfaste.

Cette tiédeur de l’occident à s’engager physiquement dans les conflits nous met en position de faiblesse vis à vis d’états qui n’hésitent pas à sacrifier leur jeunesse dans des conflits armés. Malheureusement dans les rixes le plus agressif prend un avantage au départ.

Notre manque d’engagement, vu par la Chine comme une faiblesse, pourrait bien dés maintenant sceller le sort de Taiwan et des démocraties.

Dans cette guerre il y aura un perdant. Si ce n’est pas Poutine ce sera l’occident, et comme disaient les Romains : « Malheur aux vaincus ! »

Violence légitime et illégitime (suite)


La « Légitimité » est la conformité à un principe supérieur qui dans une société et à un moment donné est considéré comme juste. La notion de légitimé ne recouvre pas celle de légalité qui est plus restreinte et qui caractérise ce qui est seulement conforme à la Loi.

Alors que le loi est factuelle, la légitimité n’est pas un fait mais un regard sur les faits.

Comment donc définir, la légitimité ou non d’un événement ? par sa temporalité, son environnement culturel, le groupe social concerné, le consensus citoyen ?

Un nouvel apport est venu bouleverser la donne : La désobéissance citoyenne ! Formule apparemment paradoxale puisque par défaut la citoyenneté implique l’obéissance  à la loi. En fait il n’en est rien car cette formule implique la désobéissance à la loi au nom de l’obéissance au principe supérieur de légitimité. C’est tout à fait nouveau car cela place toute légitimité au-dessus de toute loi et permet à tout citoyen de passer outre les lois pour peu qu’il place son action dans la légitimité.

On retrouve là la notion de souveraineté du peuple, le principe de la démocratie directe cher à LA France Insoumise. Ceci, faute de donner une définition régalienne de la légitimité conduit tout droit à l’anarchie.

Se pose donc la question de définir ce qui est légitime ou non !

Temporalité de la légitimité

L’histoire montre que ce qui est légitime un jour peut ne plus l’être un autre jour. Un exemple très simple est la colonisation. Au XIX ème siècle la légitimité de l’esclavage était un fait acquis (dans les civilisations Européennes) au point que cette légitimité s’était même transcrite dans la loi. Il est vrai qu’avec la révolution de 1789 on sortait d’une période pas si lointaine ou le « servage » était reconnu.

On pourrai trouver de nombreux exemple de cette temporalité comme par exemple la position des femmes dans la société, la prédominance des religions sur l’état, les diverses révolutions populaires illégitimes mais que l’histoire a légitimé, ou même dans le domaine scientifique la rotation de la terre autour du soleil.

L’environnement culturel

La légitimité d’un événement est évidemment relative au groupe social qui le revendique. Ce sont alors les convictions intimes de ce groupe qui entend justifier de la légitimité d’une action. On en trouve de plus en plus d’exemples comme :

Daech : Justifie de la légitimité de ses actes terroristes au nom d’Allah et de la prépondérance de la loi coranique sur toutes les autres lois

Les écologistes radicaux : Justifie la légitimité de leurs actions violentes au nom de l’urgence de la sauvegarde de la planète.

Les groupes anti avortement :  légitiment leurs actions au nom du droit à la vie.

Les Nazis : Justifient le massacre des Juifs, communistes, et homosexuels par la défense d’une race pure et saine.

Leur position légitimiste n’est évidemment valable qu’au sein de leur groupe et ne préjugent pas d’un consensus citoyen.

La règle démocratique

Dans nos démocratie c’est, de principe, l’option majoritaire qui fait loi. Parfois une majorité de citoyens réclament une option contraire à la loi. C’est l’un des dilemmes de la démocratie qui théoriquement impliquerai de modifier la loi. Mais ces modifications demandent des procédures longues qui ne sont pas toujours acceptées en regard de l’impatience des citoyens. Il peut s’en suivre des « mouvements sociaux » pas toujours en accord avec la loi qui posent problèmes quant à leur légitimité.

D’autre part la raison majoritaire n’est pas forcément la meilleur, ce qui ne rend pas la tâche facile aux gouvernants.

Conclusion

Si la légalité d’une action peut être, assez bien cernée par la loi, sa légitimité est éminemment subjective et bien difficile à établir. Seule la loi peut en donner une légitimité légale. Cependant, sans ces actions illégitimes notre civilisation s’enliserai dans un conservatisme mortifère. La frontière entre démocratie représentative et direct est bien difficile à fixer. Dans l’incertitude nous continuons à « naviguer à vue », au cas par cas, au coups par coups en bordure de la légalité.

La foule, une régression collective

On constate que dans une foule les individus sont capables d’accomplir des actes qu’ils ne feraient jamais sur le plan individuelle

Anonymat dans la foule

C’est bien sûr un facteur dominant dans le défoulement dans des actes généralement réprimés, selon le principe du « pas vu pas prit ». Tous les actes contrôlés par « la peur du gendarme » deviennent possibles. La foule dans ce domaine joue le rôle d’entraîneur : puisque les autres le font c’est que c’est normal.

Impossibilité de raisonner dans une foule

On sait bien que dans une foule la raison, le raisonnement n’a pas sa place. Essayez de raisonner une foule en mouvement  et vous comprendrez vite le bien-fondé de cette assertion.

La perte d’identité dans la foule

Dans la mesure ou la raison est exclue dans le fonctionnement des individus dans une foule, tout ce qui construit l’identité d’un individu est éradiqué. Le cognitif effacé, il reste à la conscience des  individus la composante émotionnelle. Dans une foule l’humain régresse vers sa composante animale.

Dans cette perte d’identité on observe un phénomène de fusion collective et la naissance d’une forme d’identité collective. La foule devient un seul corps et se rapproche de la meute du monde animal.

Les structures de la meute

La foule, comme la meute à ses lois et ses structures. Il lui faut un leader, des lieutenants, et des soldats. On observe toujours un leader qui harangue la foule, des second-couteaux qui font écho et résonance à ses propos et qui en font une justification, et les membres qui répondent en chorus a ces appels.

Les mots d’ordre comme les slogans sont éminemment simplistes, selon les principe du « on répète tous ensemble » inspiré des chants et incantations religieuses. Pas de place pour la nuance. Le leader s’offre pratiquement en holocauste à la vindicte policière ce qui lui donne sa valeur christique et en fait, pour la foule, presque une idole.

Les lois de la meute

Dans une foule il est impossible de garder  son identité, d’être soi-même. Tout individu qui tenterait ‘émettre une opinion en décalage avec le projet de la foule serait immédiatement rejeté et croyez-moi sans ménagement.

Dans une foule la pensée unique se réduit au « plus petit commun multiple » de la pensée de chacun, c’est à dire au mot d’ordre qui a donné lieu au rassemblement. C’est bien sûr une totale régression collective

Dans ces circonstance la pensée collective ne peut être que très simpliste, caricaturale, donc radicale. Par contre cette vision collective fait masse et donne au mouvement une puissance redoutable

Dans une foule toute ce qui va dans le sens du mot d’ordre (ou qui paraît aller dans ce sens) et justifié. Tout est permis si cela va dans le sens de l’objectif de la foule.

Conclusion

La foule est comme une âme d’enfant, mais dans le corps d’un adulte, ce qui lui donne des capacité de nuisance (ou de bienfait) considérable. Elle est impossible à contrôler par la raison et pire qu’un enfant ne comprend que la coercition. Pourtant on ne peut l’affronter « de face » faute d’entrer dans un confit violent et plein de danger. La foule peut cependant se canaliser et c’est ce cheminement sur un ligne de crête qui fait toute la difficulté du maintient de l’ordre

Doit-on parler de race ou simplement de différence ?

En taxonomie (classification des espèces) le terme de race désigne une sous-espèce. Une race se définit en général par un certain nombre de critères, le plus souvent morphologiques que doivent avoir tous les individus de la race.

Dans les chiens (famille de canidés) on distingue un certain nombre de races (sous-espèces) comme les chihuahua, les caniches, les labradors…

Pour les bovins on a plus de 25 races : Charolaise, Limousine, Holstein, Tarine ….

Pour les chevaux les races sont nombreuses comme : les percherons, les pur-sang Arabes, les Palominos, les poitevins …

Idem pour les ovins, les porcins, les volailles

Dans ces cas le terme de race n’a rien de péjoratifs car n’y a pas de hiérarchisation parmi les diverses races. Le chihuahua n’est ni supérieur ni inférieur au Doberman, il est simplement différent. C’est qu’en fait ces animaux sont classifiés comme des biens de consommation non pas en tant que ce qu’ils  sont mais en fonction de leur usage. Le Chihuahua est le chien d’appartement, le berger des Pyrénées garde les troupeaux, le Labrador un chien plein air, le Doberman est un chien de défense. Il en est de même pour les bovins qui sont races à viande ou races laitière. Il en est différemment pour les humains pour lesquels quand on parle de races, les critères pseudo taxonomiques se définissent par rapport à l’individu lui-même.

Malheureusement les critères choisi pour définir une race sont établis en dépit du bon sens. Par exemple lorsque l’on parle de la « race noire » originaire d’Afrique on constate que certains individus Sri lankais, indiens ou pakistanais on la peau plus noire que beaucoup d’africains sans être catégorisés de race noire. Il y a plus blanc que blanc mais aussi plus noir que noir. Notons que pour que des races puissent exister il faut que la reproduction soit strictement contrôlée pour conserver les caractères génétiques de la race, ce qui n’est heureusement pas le cas chez l’humain (même si c’était le cas jadis et que certains en rêvent encore).

Le « racisme » est ancien et les premiers chrétiens avaient une forte aversion pour les juifs (communauté religieuse de Palestine) qui avaient crucifié Jésus leur idole.

Le « racisme » c’est cristallisé lors des premières conquêtes coloniales des Espagnols et Portugais en Amérique du Sud, Puis des français, Anglais, Allemands et hollandais sur les trois continents, ou encore  l’extermination des indiens par les migrants en Amérique (grand remplacement ?)

A l’époque on pouvait encore parler de racisme car notre méconnaissance du monde pouvait faire supposer que l’on avait à faire à des population d’une autre espèce.

L’antisémitisme des Nazis est l’archétype du « racisme moderne »

De nos jours on ne peut plus utiliser ce terme de racisme.

  1. L’anti sémitisme n’est pas stricto sensu du racisme car les Juifs ne sont pas un race mais plutôt une communauté religieuse … et encore pas toujours homogène.
  2. Le racisme anti noir ne peut être appelé ainsi car comme déjà souligné le fait d’avoir la peau noire n’est pas un critère taxinomique pertinent. D’autre part il existe dans le continent d’Afrique  sub-saharienne une telle diversité de populations, Peuls, Massaïs, Bantous, Wolofs, Dankalis … et des centaines d’autres « ethnies » qu’il n’est pas sérieux de les rassembler en une seule race
  3. Le racisme anti arabes mélange allègrement Kabyles, Berbères, Arabes, perses, Turc, Kurdes, Arméniens, Israéliens (cocktail de populations de toutes origines) et confond l’ensemble avec les musulmans pourtant d’origines très diverses (Africaines, Asiatiques)
  4. Ajoutons le racisme entre des ethnies que nous même considérons de la même race (Tutsi et Hutu par exemple) ou encore entre religions plus que voisines pour nous (Chiites et Sunnites)

On voit que aujourd’hui on ne peut plus traiter les diverses inimitiés dans le monde en termes de racisme, ce terme est « obsolète ». Il vaut mieux chercher du côté de la peur de la différence, des difficultés de cohabitation entre des cultures différentes, des diversité d’intérêts, ou autres différences

Si les « ânes » qui pratiquent le racisme aveugle pouvaient mieux cerner leurs cibles ils s’apercevraient combien leurs idées reçues non aucun sens. L’amalgame ne peut fournir un bon objectif. Quand on arrose systématiquement un champs de bataille de bombes, mines, obus divers on produit beaucoup plus de dégâts collatéraux que l’on ne touche sa cible

Viser sa cible s’est mieux la connaître, se demander pourquoi on veut la détruire, et souvent se rendre compte combien son antagonisme est factice. Bien savoir ce que l’on vise amène bien souvent à renoncer à titrer

Le prétendu « racisme » est le plus souvent le fait de l’ignorance et de la soumission aux idées reçues. Ces individus racistes se battent,  non contre un ennemi, mais contre un fantasme. Ce sont des espèces de Don Quichotte qui s’agitent devant des moulins à vent. S’ils prenaient conscience de la réalité, ils verraient combien leur combat et inutile et leurs peurs fantasmées. Ils manquent alors la vrai bataille, par exemple contre les extrémismes et le terrorisme.

49.3 et question de confiance …utile ou illusoire ?

La question e confiance, corolaire de l’article 49.3 de la constitution, et qui engage la responsabilité du gouvernement devant le parlement est une vieille tradition qui a survécu à la III ème, la IV ème et la V ème république. Son sens profond a considérablement évolué au cours des âges et notamment lors de l’avènement de la V ème république sous le générale De Gaule.

Sous la IV ème république le président de la république jouait un rôle mineur dans la gestion du pays. Le président du conseil, chef du gouvernement et de l’exécutif, était le véritable responsable de la gestion du pays. Les divers présidents de la république (Vincent Auriol, René Coty) jouaient essentiellement un rôle représentatif. Lorsque la confiance était refusée, le gouvernement était dissous et un nouveau président du conseil choisi dans la majorité qui avait fait tomber le gouvernement. On avait donc une véritable alternance dans l’orientation de la politique du pays.

Malheureuse, à cette époque, le parlement était fractionné en de nombreux partis et il était trop facile, presque un jeu, de créer une coalition pour faire tomber les gouvernements. L’instabilité politique paralysait toute action gouvernementale.

Le général De Gaule, en 1958, fait voter une nouvelle constitution qui accroit les pouvoirs du président de la république, et en contrepartie diminue ceux de l’ancien président du conseil désormais appelé Premier Ministre. Le recours à l’article 49.3 et à la question de confiance était maintenu.

Sous la présidence De Gaule le premier ministre et le ministre gardaient une certaine autonomie et un pouvoir personnel de décision.

Au fur et à mesure de la succession des divers présidents (Giscard, Mitterrand, Chirac,) les prérogatives des présidents se sont accrues et les gouvernements vassalisés, pour être qualifiés, in fine, de collaborateurs par Nicolas Sarkozy. Avec Emmanuel Macron le régime et devenu véritablement présidentiel et le gouvernement ne sert plus que de conseil et d’exécutant des décisions du président. C’est le président qui nomme le premiers ministres et même les ministres, tenant en sa main leur avenir politique.

C’est dans cette configuration que ce pose la question de l’utilité de la question de confiance et par ricochet celle du « 49.3 ».

Lorsqu’un gouvernement est renversé le président nomme un premier ministre et toutes les lois en discussions sont suspendues, mais rien n’empêche le nouveau gouvernement de reprendre à son compte la politique de son prédécesseur voire les lois suspendues. Mais l’opposition réunie pour faire « contre » resste incapable d’offrir une nouvelle majorité.

Le gouvernement tombe, mais l’exécutif (le Président) reste en place. Le nouveau premier ministre et son gouvernement restent assujettis sa la bonne volonté. Le Prsident, élu au suffrage universel, n’est pas responsable devant le parlement et n’est responsable que devant les Français. C’est le vice de ce système présidentiel qui fait qu’en cas de mécontentement la contestation se fait par la rue dans un affrontement entre l’opinion et le président.
Les Français n’en ont cure du gouvernement et du parlement et préfèrent s’adresser directement au décideur : le président.

On voit que 49.3 et question de confiance sont des simulacres de pouvoir et contre-pouvoir. Dans notre constitution (ou du moi dans sa dérive présidentielle) l’antagonisme se passe entre présidence et opinion. Ces « arguties » constitutionnelles sont vidées de leur sens.

Toutes les polémiques actuelles sur les procédures sont stériles les questions qui se posent sur la retraite sont ;

  1. Cette réforme est-elle nécessaire
  2. Est-elle équitable ou à défaut quelle serait la réforme alternative
  3. Si on en reste à l’allongement de la durée de vie au travail « Quid du travail des senior »

P.S. Ne confondons pas régime présidentiel et dictature. Il reste de nombreux contre-pouvoir : La presse et les médias, l’opinion, le sénat et le parlement, les syndicats, le conseil constitutionnel, l’indépendance de la justice. Mais ce régime a tendance à effacer les « corps intermédiaires » qui sont un tampon contre les radicalités.   

Réseaux sociaux, liberté ou anarchie

Les réseaux sociaux semble l’archétype de la liberté d’expression. Chacun peut parler avec chacun, tout le monde peut parler avec tout le monde. L’expression y est libre, sans censure (ou si légère …) et toutes les opinions sont censées avoir la même valeur. Est-ce la totale liberté ou l’anarchies ?

Il existe trois grands principes d’organisation sociale :

  1. L’anarchie dans laquelle chaque individu est libre de penser et d’agir à sa guise. C’est la loi de la jungle ou la raison du plus fort l’emporte. L’anarchie conduit directement à la dictature des plus forts.
  2. La dictature dans laquelle nul n’est libre de penser ou d’agir à sa guise. Elle conduit, en général, via une phase révolutionnaire à un état temporaire d’anarchie.
  3. La république ou chacun est libre de penser à sa guise, mais ou la liberté d’action de chacun est limitée par le tort qu’elle peut faire aux autres. C’est la solution refuge. Après révolution et anarchie, si la révolution réussie, on se retourne vers la république. Mais installée, la république est pesante par les contraintes qu’elle impose à chacun et son délitement conduit à une phase anarchique qui précède une dictature. C’est l’exemple de la république de Weimar qui a amené Hitler au pouvoir, ou la période chaotique d’Eltsine qui a ouvert la voie  à Poutine.

La république (fait ce que tu dois) se présente comme un moyen terme entre l’anarchie (fait ce que tu veux) et la dictature (fait ce que l’on te dit)

Ce phénomène de structuration des sociétés s’applique à tous les groupements sociologiques et notamment aux réseaux sociaux.

Leur totale permissivité entraine inévitablement des conflits. Comme chacun dans une vision anarchiste s’estime dans son bon droit et en toute légitimité, la négociation n’est pas possible et les conflits inévitables. Dans ce genre de combat « verbal hors de tout raison » le plus fort est toujours celui qui parle le plus fort, le plus agressif, et la radicalité est la norme

Durant la période du Covid 19 il est étonnant de voir que la voix d’épidémiologiste ou virologues ayant 30 ou 40 ans d’expérience soit inaudible devant celle de complotistes incapable de faire la différence entre un virus et une bactérie, ne connaissant rien au acides aminés, à la structure d’une protéine, mélangeant allègrement ADN et ARN, noyau et cytoplasme, en bref ignorant tout de la matière dont ils parlent. Dans ces conflits la raison est écrasée par l’émotion aveugle et les « grandes gueules » l’emportent. Aujourd’hui ou la démonstration est implacablement faites de l’efficacité et de l’innocuité des vaccins, ou sont les complotistes qui ont fait leur mea culpa ? Ils se sont simplement tournés vers une autre polémique dans le soutient à Vladimir Poutine.

Tout groupe social  sans règle ni contrôle ne peut échapper au chaos et à la dictature du ou des plus forts. Les réseaux sociaux sans structure de surveillance, sans organisation ni lois, ne sont qu’une utopie libertaires et constituent un fiasco total puisqu’ils conduisent non à la liberté mais à la soumission aux plus agressifs et avides de pouvoir.

Le problème est de réguler les réseaux sociaux sans trop rogner sur leur part de liberté, c’est à dire accepter un certain niveau de contrainte pour garder le maximum possible de liberté.

P.S. J’ai été pendant longtemps hostile à toute main mise sur les réseaux sociaux, l’histoire m’a montré que j’avais tort

Pourquoi l’argent est-il si important

Dans les sociétés modernes l’argent (la monnaie) a pris une importance considérable dès lors que tout s’évalue et s’achète avec de la monnaie.

Dans les temps anciens c’était le troc qui faisait loi. On s’échangeait les bien « d’homme à homme » en fonction des nécessités réciproques. C’était le besoin qui faisait la valeurs des choses.

Les sociétés (les clans) se structurant les échanges devinrent multiples et complexes. Par exemple on échange un gourdin contre un morceau de viande en fonction des nécessités de chacun. Mais, à côté, on échange le même morceau de viande contre une peau de bête. Cela impliquerait que l’on échange un gourdin contre une peau de bête, même si cela ne correspond plus aux nécessités réciproques. Cette multiplicité des échanges dans un cercle fermé a entrainé le besoin de donner une valeur aux bien autre que celle du besoin de chacun.

Il a donc fallut donner une valeur universelle aux biens et aux services pour éviter les hiatus et conflits dans la société. Il est donc devenu nécessaire de mesurer la valeur des choses.

Pour mesurer une entité il faut trois choses : une origine, une fin, et une unité de mesure. Pour mesurer une durée on prend le début d’un événement, sa fin, et on mesure cette durée en jours prenant en compte le nombre de rotations faites par la terre sur elle-même durant cet événement. Pour mesurer une distance on prend le point origine, le point de destination et on mesure cette distance en nombre de fois qu’un étalon (le mètre étalon déposé au pavillon de Breteuil) est contenu dans cette distance.

Pour évaluer la valeur des choses on a choisi un étalon objet de désir pour chacun : l’or. C’est un métal rare, brillant, très stable, et en sous-étalon un autre métal rare et brillant : l’argent. En ce qui concerne les limites on a choisi les limites de l’objet échangeable (c’est à dire, en général, l’objet lui-même) et l’unité de mesure est le gramme d’or.

Comment s’est fixée la valeur des choses. Au début il s’agit d’un processus adaptatif basé sur les besoins, sur l’offre et la demande. Plus tard sont venu des notions plus complexes comme les couts, les prix de revient, les remises, les promotions, les ventes par quantité.

Pour qu’une chose soit valorisée par l’argent à partir d’un étalon (le gramme d’or) il faut que cette objet soit réel avec des limites définies et évaluables. Par exemple un pantalon, une montre, un livre, un repas au restaurant, un service quantifiable en termes de prix de revient. Ne peuvent être évaluées les données abstraites car elles ne peuvent avoir de limites définies et évaluable. Par exemple l’amitié, l’amour, la liberté, la foi qui n’ont pas de réelle valeur marchande … et c’est aussi bien !

On comprend pourquoi l’argent est la référence ultime pour évaluer les choses. L’étalon or à depuis été remplacé par le dollar mais sans que le principe ne change. Il n’y a qu’une seule valeur universelle pour évaluer les biens et les services qui se traduit dans la monnaie, et c’est l’argent.

Comme la rotation de la terre sur elle-même est l’étalon de mesure de la durée, le mètre celui de la distance, la monnaie est celui des biens de consommations. Qui dit tyrannie de la consommation dit tyrannie de l’argent

Causes et racines du populisme

Les définitions du populisme sont nombreuses. La plus connue à notre époque est celle qui consiste à « caresser le peuple dans le sens du poil » afin qu’il vous soutienne dans votre désir de prendre le pouvoir. Les argument majeurs étant : « le peuple a toujours raison » et « chaque citoyen doit s’exprimer et on doit tenir compte de son opinion ».

Mais plus intéressant que de définir le populisme et de rechercher dans quelques circonstances il peut apparaître, mieux en en rechercher les causes et les racines.

Disons en préambule que si le populisme a, à notre époque, une connotation très négative ce n’est pas à cause de ses mécanismes mais en raison de la malhonnêteté » de ceux qui le manipulent. Avant de rechercher les causes et les racines du populisme voyons quelques exemples dans l’histoire pour en tirer les leçons.

  1. Un des première grande apparition de populisme et l’avènement de Jésus Christ et du christianisme. Rien de malhonnête dans cela. On est dans une époque troublée ou la région est divisée en de nombreuses petites provinces d’administrations très différentes dans lesquelles les préfets Romain, théoriquement en charge du pouvoir, laissent les « grands prêtres » gérer les affaires. Les pharisiens (communauté Juive ultra-orthodoxe) voudraient prendre le pouvoir, mais sans vraiment y parvenir. Dans ce chaos Jésus (qu’il soit fils de dieu ou premier militant de gauche) parle au peuple déboussolé de charité, de solidarité, d’égalité et l’oppose aux riches de l’époque. Ces concepts, évidemment bien acceptés par ceux qui n’ont rien et déplaisent fortement au possédants. L’apparition d’un nouveau dieu soulève l’ire des pharisiens. Résultats, Jésus est mis à mort mais le ver est dans le fruit. La décadence de l’empire Romain et les incertitudes qui en découlent vont permettre à ce populisme de ce développer et au christianisme de régner sur la gaule et bientôt sur l’Europe.
  2. Pendant le moyen âge la situation est stable. L’église a établie la royauté de droit divin et noblesse et clergé se partagent le pouvoir, les autres, artisans, agriculteurs, serfs sous l’emprise de la religion acceptent la situation telle qu’elle est. Pas de place pour la remise en cause et donc pour le populisme.
  3. Paradoxalement c’est le siècle des lumières qui vat ouvrir la porte au populisme moderne. La monarchie absolue est remise en cause, le pouvoir temporel de l’église critiqué, bref une remise en question des tabous établis de la société Française. S’en suit la révolution, la république, la terreur, les guerres Napoléoniennes, la révolution industrielle, autant de bouleversements en cascade qui vont laisser les citoyens en absence totale de repères, une société aux valeurs émiettées, sans vision claire de son avenir. La période à vue fleurir les courants populistes Nazi (suite au chaos laissé par la république de Weimar) et communistes (suite aux révolutions Soviétiques et Chinoises)
  4. Venons-en à la période actuelle ou plus personne ne sait « à quel saint se vouer ». La crise climatique, la guerre en Ukraine, la crise de l’énergie, l’inflation galopante, les clivages politique dans tous les pays … créent une situation de totale incertitude qui engendre la montée des populisme dans tous les pays

On peut maintenant dégager les racines du populisme :

  1. Le terrain favorable : C’est le sentiment d’incertitude d’une population qui ne sait plus d’où elle vient, ou elle est, et ou elle va. Cette absence de repères, de certitudes, crée chez les individus une situation sourde d’angoisse, ils ont l’impression de s’accrocher à des branches qui se cassent et sont en recherche de certitudes
  2. Un populiste propose une solution radicale (crédible ou non) pour solutionner l’une ou l’ensemble des incertitudes. Dans cette situation pleine d’inquiétudes, voilà une branche à laquelle se raccrocher (c’est le même mécanisme que la solution de la religion devant l’angoisse métaphysique)
  3. De l’angoisse sourde et muette on passe à l’anxiété focalisée sur les problèmes sensées être résolut pour la proposition populiste à laquelle on s’accroche même si on n’a pas la certitude absolue qu’elle apporte la solution
  4. Se raccrocher à cette main tendue génère la peur de tout ce qui pourrait entraver la solution retenue. Les opinions contraires sont considérées comme des agressions.
  5. Évidemment la peur entraine le rejet de l’autre qui ne pense pas comme vous. Le populisme conduit à la radicalisation et au clivage des opinions publiques et aux conflits qui les accompagnent

Le populisme est un danger mortel pour les sociétés et principalement pour les sociétés en déclin et en perte de repère. Même l’avènement du christianisme, pourtant plein de bonne intentions, a entrainé la répression dans l’empire Romain, l’inquisition, les guerres de religions, le puritanisme …

L’incertitude, si elle est le moteur du progrès et de l’évolution des sociétés en est aussi le cancer car elle génère la « fausse certitude radicale » source de toutes les divisions et des conflits.

Quand l’humain aura appris à gérer l’incertitude et à se méfier des certitudes, tout ira mieux sur terre !

Article 49.3, et motion de censure

La quatrième république et son absence chronique de majorité à la chambre des députés nous avait amenés à subir des gouvernements fantômes constamment remis en cause par la « question de confiance ». A l’instauration de la cinquième république par le général de Gaule la constitution permettait au gouvernement en place de forcer une décision en l’absence de majorité parlementaire. Le vote du budget de la nation, élément fondamental pour le fonctionnement de nos institution pouvait faire, de la part du gouvernement, l’appel à cet article 49.3 pour débloquer la situation. Pour ne pas bafouer les droits du parlement les parlementaires peuvent déposer une motion de censure qui, si elle est acceptée, peut faire « tomber » le gouvernement.

Récemment notre gouvernement a fait appel à l’article 49.3 pour faire voter des éléments du budget. L’opposition a immédiatement réagi en parlant de déni de démocratie, d’abus de pouvoir, de gouvernement dictatorial, … et j’en passe.  Il était pourtant évident qu’à la vue des résultats des élections à l’assemblée nationale le recours au 49.3 était inévitable. Pourtant cet article est inscrit dans notre constitution, elle même votée ou modifiée par le congrès (assemblée nationale plus sénat) élus démocratiquement par les citoyens.

Une motion de censure posée par la France Insoumise à été votée par le rassemblement national et le gouvernement a crié au scandale alors que ceci est parfaitement constitutionnel.

On est donc en pleine mascarade qui n’honore pas nos parlementaires

Reprenons calmement la genèse des événements

  1. Le gouvernement propose une loi (budgétaire dans l’exemple ci-dessus) c’est son rôle. Le parlement dans sa majorité la refuse, c’est son droit
  2. Le gouvernement fait passer sa loi par le 49.3
  3. L’opposition, ou plutôt l’une des opposition pose une motion de censure. C’est la règle
  4. Dans le cas général elle n’est pas adoptée (car les oppositions se « tirent la bourre ») la loi est votée et on tombe dans le fameux déni de démocratie agité par les oppositions
  5. Si par hasard elle était adoptée le gouvernement est dissout et le président nomme un nouveau premier ministre qui nomme un nouveau gouvernement. C’est une grande victoire pour l’opposition mais le président et son premier ministre entérine un nouveau gouvernement qui ne changera pas grand-chose à ses options
  6. On a perdu du temps, on s’est entre-déchirée et on est ramené au problème précédent.

Il est clair que notre système ne fonctionne pas car :

  1. Si le gouvernement a la majorité absolue à la chambre le régime parlementaire est détourné de son essence. On pourrait presque parler de dictature douce
  2. Si le gouvernement n’a pas la majorité absolue et sauf à gouverner à coup de 49.3 le parlement est bloqué et le régime parlementaire paralysé. On peut parler de déni de démocratie … mais dans un système ou la démocratie, elle-même, ne fonctionne pas !

Alors qu’est-ce qui coince dans nos institutions

  1. Le vote à la majorité absolue (50% des parlementaires) Dans la mesure où le gouvernement et ses alliés n’ont pas la majorité absolue toute proposition de vote peut être refusé. Pourtant la structure du parlement actuel :
    Renaissance : 43%
    Gauche : 28%
    R.N. : 16%
    Droite : 13%
    Donne une nette majorité au partis du gouvernement, l’opposition ayant certes une majorité hétérogène de blocage mais aucune majorité de proposition.
    Est-il raisonnable que l’on puisse refuser une proposition de loi sans être capable d’avancer une proposition alternative  ?
  2. La motion de censure devrait être la mise en compétition de la proposition du gouvernement avec une contre-proposition faites par le parti qui dépose la motion de censure. Projet contre projet et non projet contre refus.

Il nous faut nous doter d’une système dans lequel un gouvernement n’ayant pas la majorité absolue peut quand même gouverner. Bien sûr il reste la possibilité d’alliance

Mais dans les divers pays d’Europe quand deux partis s’entendent pour gouverner ensemble cela s’appelle une coalition. En rance quand deux partis s’entendent on appelle cela une tambouille politicienne ou un tripatouillage électoral. Cela explique bien des choses

Justice, peine, et sanction

Dans ce qui va suivre la notion de critique n’a pas valeur de dénigrement. Dans toute entreprise les premiers essais d’un prototype sont soumis à la critique, non pas pour dénigrer les concepteurs, mais pour trouver les points à améliorer pour rendre le produit final plus performant.

Depuis la plus lointaine antiquité la défense des société passe par le triptyque : Loi et justice, prononcé de la peine, et exécution de la peine.

  1. La loi est l’objet d’un consensus populaire dans les démocraties, le fait du bon vouloir d’un tyran dans les dictatures, ou imposée dar des groupes de pression comme les religions
  2. Le prononcé de la peine est le fait d’une institution judiciaire, plus ou moins indépendante selon le régime. La peine se veut, en général, proportionnelle au délit. Ce qui ne veut rien dire car le principe de proportionnalité implique la comparaison entre deux entités régit par la même unité de mesure. Comparer un coup de poing, le vol d’un billet de 50 euros, ou une infraction au code de la route n’a aucun sens et est tout à fait subjectif et n’est supportée par aucune logique. Elle est laissée à l’appréciation du juge sur la base d’une tradition faisant jurisprudence.
  3. L’exécution de la peine dépend de l’administration pénitentiaire, sa brutalité ou sa clémence dépendant des mœurs sociaux en vigueur selon l’époque et le type de société. Dans les sociétés plus « évoluées » la crainte générale de la mort, la peur de la douleur nous amène à être plus respectueux sur ce que nous pouvons infliger aux autres « sans doute par projection ! ». la dureté de la peine dépends du niveau général d’empathie de la société

Dans la justice Française le jugement est supporté de deux façon

  1. Dans la justice courante (Correctionnelle …) la culpabilité est basée sur la preuve ou l’aveu, le doute étant favorable à l’accusé selon le principe : « Mieux vaut un coupable en liberté qu’un innocent en prison ». Ceci explique le nombre élevé de « non-lieu » dans les cas de délit sans témoins comme dans les cas d’agressions ou de viols
  2. En cour d’assise c’est un jury populaire qui décide « en son âme et conscience » de la culpabilité du prévenu. La preuve n’est alors plus une obligation. Les jurés sont au nombre de 6 en première instance et de 9 en appel.

Faiblesses et imprécisions de notre système judiciaire

De nombreux points de détails peuvent remettre en cause notre système judiciaire

  1. Le jury populaire. Il est clair que 6 jurés ne peuvent statistiquement représenter l’ensemble de la population Française (personne n’imaginerai un sondage fait sur un échantillonnage de 6 personnes). Cette notion qui fait le miel des populistes est remise en cause et des expériences sont en cours pour remplacer les jurés par un panel de magistrats.
  2. Juge t’on le délit ou ses conséquences. Prenons un exemple : « un automobiliste « grille » un feu rouge. Il est passible d’une amende, d’un retrait de points, voire de retrait temporaire de son permis. Si, par malheur il percute une voiture et cause le décès d’un ou plusieurs passagers il sera traduit en justice et passible d’un peine de prison. Pourtant la faute du conducteur est la même : « un comportement dangereux par non-respect du code de la route ». Le fait qu’un véhicule circule à ce moment précis n’est pas du fait du conducteur mais du hasard. Peut-on sanctionner une personne pour un fait dont elle n’est pas responsable. Un même délit peut-il engendrer deux traitements différents ?
  3. Juge-t-on l’individu ou ses actes. Il est toujours difficile de séparer les actes et l’individu qui les commets. Prenons un exemple :   vous poignardez un homme en lui criant : « Sale con ! » vous allez écoper de 6 ans de prison. Maintenant vous poignardez cet homme en criant : « Sale juif ou Allah Akbar » cela devient un crime raciste avec circonstance aggravante et vous allez écoper de 10 ans. Dans ce cas on juge, non seulement votre crime, mais également l’individu raciste qui est en vous, et également une idéologie considérée, dans notre société, comme nauséabonde. C’est beaucoup pour un seul procès. Pourtant si vous êtes bien responsable de votre acte, on peut aussi vous considérer comme victime du prosélytisme d’une idéologie condamnée.
    A la question : « Hitler est-il un monstre ? » je répondrait que seule une entité divine, s’il en existe, a le droit de juger les hommes. On ne peut juger qu’à partir d’une référence externe. Un humain ne peut pas, objectivement, juger un humain. Par contre à la question : « Hitler a-t-il commit des actes monstrueux ? » Je répondrais certainement sans équivoque : « Oui, même s’il ne les a pas commis directement, il en porte une lourde part de responsabilité ». Nous pouvons, au nom d’une loi établie consensuellement, juger des actes de nos congénères, mais pour juger des individus posons-nous la question : « Qui es-tu, toi-même, pour juger les autres ? »
  4. La punition familiale. Quand un individu est condamné, soit à une forte amende, soit à une peine de prison, non seulement il en subit les conséquences mais son environnement familial (enfants, épouse, parents) en pâtit également. Est-il juste de faire payer à des innocents les erreurs d’un autre ?

On voit comment dans nos juridictions la notion de justice est floue, imprécise sur des principes fondamentaux, et parfois contradictoires. Le prononcé des peines garde donc un certain niveau de subjectivité.

Si on s’intéresse maintenant à l’exécution de la peine et notamment de la peine de prison on s’aperçoit également que le rôle, la finalité de la peine de prison est très mal définie. On peut dégager plusieurs tendances :

  1. La prison punitive. Un individu a causé une nuisance à autrui donc à la société, et celle-ci lui inflige une nuisance proportionnée. Cette prévision de punition est censée dissuader les individus de commettre des actes délictueux. L’expérience montre que l’effet dissuasif porte plus sur les personnes non susceptibles de commettre des délit que sur le délinquants eux-mêmes.
  2. La prison rédemptrice. Elle est symbolisée par la phrase : « j’ai payé ma dette à la société ». C’est un peu illogique car la victime n’a pas été indemnisé et la société pas directement victime. On peut parler d’une simple rédemption administrative !  
  3. La prison vengeresse. C’est souvent un apaisement pour les victimes de savoir que les auteurs des délits qui les ont lésés ont été punis. C’est un sentiment bien naturel, mais un peu malsain. Le « œil pour œil, dent pour dent » n’est pas à encourager en société.
  4. La prison re sociabilisatrice.  C’est sans doute la fonction la plus noble, mais aussi la plus complexe, de la prison. Elle vise à remettre les délinquants dans le droit chemin, à annihiler leurs passions nuisibles et à les réintégrer dans la société en tant que citoyens responsables

En conclusion

Dans la mesure où il reste des imprécisions sur le prononcé de la peine et ou le but de son exécution n’est pas clairement défini le principe de notre justice est un peu flou. Rien à voir avec la morale qui repose sur des croyances alors que la justice est un consensus social

Quant à la prison on n’a pas encore clairement défini son rôle. Depuis la plus haute antiquité on lui a défini une rôle punitif et ce n’est que depuis relativement peu que l’on se pose la question de son rôle éducatif. Il s’en suit une confusion, un entre-deux assez préjudiciable à son efficacité. Ceci rend les choses compliquées. Dans son rôle punitif la peine est censée être proportionnelle à la faute, ce qui sur le plan logique n’a aucun sens. En Turquie vous dites « Erdogan est un dictateur » vous risquez 10 ans de prison. En France vous dites « Macron est un dictateur » on vous demandera de modérer vos propos.

Si l’on se penche sur la fonction de re sociabilisation de la peine de prison, on se trouve face à plusieurs problèmes non résolus

  1. L’absence d’infrastructures adaptées, de psychologues, de psychiatres, d’éducateurs, de formateurs, de professeurs, d’intervenants divers
  2. On manque totalement de recul sur les méthodes, les techniques, les procédures à adopter pour mener à bien un tel projet
  3. On est actuellement quasi incapable d’apprécier le degré de re sociabilité d’un individu en sortie d’un univers carcéral.

En bref on sait ce qu’il faudrait faire mais on ne sait pas le faire et on n’en a pas les moyens

Il reste cependant inadmissible qu’après 5, 10, voire 15 ans d’internement on relâche des individus avec guère plus de bagage que lorsqu’ils sont entrés. Chacun devrait avoir au minimum un CAP ou une progression dans ses qualifications, des connaissances de la vie civique et des institutions, une prise en charge psychologique voire psychiatrique et surtout une capacité d’esprit critique évoluée. La prison est un grand gâchis de temps.

Notons que dans la fonction de re sociabilisation de la prison le durée de la peine perd de son sens. Il ne s’agit plus de savoir après combien de temps le condamné sera relâché, mais à quel moment il sera en état de l’être.

Le verre à moitié vide ou à moitié plein

On a coutume de dire que dans de nombreuses situations on peut voir « le verre à moitié vide ou le verre à moitié plein ». En fait dans ces cas litigieux ont a souvent tendance à voir « le verre totalement vide ou le verre totalement plein » … mais surtout « le verre vide », c’est à dire le côté négatif des choses

Toute situation, si délicate soit-elle a toujours ses côtés positifs. Voir le côté positif des événements n’est guère facile mais reste une position plus qu’enrichissante. Pourtant nous avons une nette tendance à trouver les points négatifs dérangeants et les points positif tout simplement normaux

Je ne vais pas vous faire un discours à la Mathieu Ricard : « Si vous avez des problèmes, oubliez-les et tout ira bien » ou au prêchi-prêcha religieux : « si dieu vous envoi des problèmes, c’est pour votre bien »

Non, les problèmes sont toujours des problèmes, mais il y a diverses façon de les aborder dans leur intégralité, même si les mauvais cotés semblent largement l’emporter sur les bons.

Problème de santé

Je dois bientôt me faire opérer des vertèbres lombaires et du canal rachidiens. Mes proches, mes amis, me disent : « mon pauvre, c’est dur, tu n’as pas de chance … ». Je penses au contraire que j’ai la chance de pouvoir être opéré, ne pas passer le reste de mes jours dans un fauteuil bourré d’anti douleurs, J’ai la chance que la science se soit développée, que je vive dans un pays ou cela se pratique et ou l’accès aux soins et « presque » gratuit … Malgré tout je m’en passerais volontiers !

Réchauffement climatique

Le réchauffement de la planète est un problème majeur, aux conséquences multiples et imprévisibles dont la plus grave et la moins contrôlable est à mon avis celle des flux migratoires vers les zones ou la vie restera possible. Néanmoins n’oublions pas certains effets positifs (même si ils ne compensent pas les effets négatifs) comme les hivers plus doux qui diminuent notre consommation d’énergies fossiles et vont rendre tempérées des régions qui étaient jusqu’à présent froides, l’enrichissement de certaines régions qui deviendrons touristiques soit pour leur climat modérément chaud soit pour leur fraicheur

Problèmes de couple

La vie des couples et invariablement faites de petites crises qu’ils surmontent ou pas. Dans ces situations on a toujours tendance à monter en épingle les défauts de « l’autre » et chacun peint « l’autre » en noir.  Pensons à voir, par-dessus les défauts, les qualités de l’autre. Il en a forcément puisque on l‘a choisi et elles doivent faire partie du bilan. Évidement ce qui nous perturbe nous impacte plus que ce qui nous gratifie que l’on considère en général comme normal. Entre un moins et un zéro, le bilan est différent d’entre un moins et un plus.

Google

On reproche souvent aux « Gafam » d’abuser de la fiscalité, d’utiliser nos données personnelles à des fins commerciales, bref d’être des prédateurs sur le marché. C’est indéniable. Mais en ce qui concerne, notamment Google, n’oublions pas qu’ils nous offrent en retour la plus gigantesque base de données des connaissances consultable gratuitement sans limites. Qui aujourd’hui pourrait se passer de Google, que ce soit pour chercher un artisan, un commerçant, une information administrative, une information technique. Google est notre grande porte d’entrée sur internet. Ajoutons Google Earth, Gmail, et bien d’autres services accessoires. Ne soyons pas ingrats tout service mérite rétribution.

Laboratoires pharmaceutiques

On accuse les laboratoires pharmaceutique de tous les maux de la terre : Recherche forcenée du profit … parfois même au dépend de notre santé (Thalidomide, Médiator …). C’est malheureusement vrai. Pensons aussi que sans eux et leurs remarquables chercheurs la plupart des gens de ma génération seraient morts et enterrés depuis longtemps. Je les remercie pour les antibiotiques, les hypotenseurs, mes opérations du genoux, du tendon d’Achille, mon pace maker, etc. etc. Ceci peut tempérer cela.

Conclusion

Juger d’une situation c’est en faire le bilan, comparer l’actif et la passif, c’est la base même de l’objectivité. L’anxiété nous amène souvent à envisager le pire et à noircir le tableau. L’événement passé on s’aperçois souvent qu’il s’est finalement mieux, ou moins mal, passé que prévu.

Voir le verre à moitié plein c’est bien … mais, malheureusement, c’est plus facile à dire qu’à faire. Ce ne peut être qu’un objectif nécessaire mais inatteignable !

C’est la base du mensonge politique de nous faire miroiter le verre entièrement vide ou entièrement plein selon ce qu’ils veulent nous faire croire !

Euthanasie, avortement…La vie en débat

De nombreux sujets animent ou ont animé débats, polémiques, voire invectives, depuis longtemps notre pays. Ce sont : Euthanasie, peine de mort, Avortement, Contraception, PMA, GPA, mariage homosexuel. Tous sont, directement ou indirectement lié à la notion de vie.

Comme dans biens des débats humains ils sont fondés sur un paradoxe : « Chacun des protagonistes des discussions invoque la notion de vie, mais personne ne peut dire ce qu’est la vie ». C’est comme construire une pyramide sur un terrain mouvant, sur des bases flottantes et instable. Comment revendiquer un « droit à la vie » quand on ne sait pas précisément ce qu’est la vie.

La vie est sans doute une des notions les plus difficiles, voire impossibles à définir pour la bonne raison que nous sommes tous la vie et que dans notre système universel de pensée une entité ne peut s’auto définir. Toute définition est, par essence relative. Toute définition est une comparaison par rapport à un référent extérieur.

Prenons un exemple (caricatural) : définissons une table, c’est facile ! c’est un plateau et quatre pieds. Nous avons défini la table par rapport à deux référents externes le plateau et le pied. Reste à définir ces deux référents, par exemple le pied est un support. Encore un référent externe etc. etc. Dans ces conditions un vivant ne définira jamais ce qu’est un vivant … notre logique est ainsi faite !

On voit donc que les discussions autour de la vie n’auront jamais dans l’absolu aucun sens.

Mais l’humain à une capacité inouïe c’est qu’il est capable de représenter ce qu’il ne peut comprendre ou concevoir. C’est le grand principe des religions de représenter les mystères, l’incompréhensible, par une entité transcendantale qui est le dieu. Les scientifiques représentent les mystère de la nature par des théories (Relativité, Quantique, Résistance des matériaux, mécanique des fluides, Théories de la lumière, etc. etc.)

On sait, a priori (puisque qu’une entité ne peut s’auto définir) que ces représentations sont un artifice pour enfermer les mystères dans une bulle que l’on peut contrôler. On n’explique pas les mystères mais on en donne une représentation qui nous permet de les gérer.

Pour parler des sujets qui touchent à la vie et ses mystères ont doit donc, au préalable, en donner une représentation précise et organisée. Je vais vous en donner la mienne qui n’est ni plus, ni moins, valable que celle que chacun pourrait en donner. Elle a un avantage c’est que c’est la mienne et qu’elle ne permet d’asseoir mes convictions, mes opinions sur un socle stable et critiquable par les autres. Avant de débattre du « droit à la vie » débattons d’abord de nos visions respectives de la notion de vie et nos positions divergentes sur, par exemple l’euthanasie, s’expliquerons d’elles même.

Je ne dirais pas : « Je crois que la vie est … », ce qui serait une croyance, mais : « je vois la vie comme … » ce qui n’est qu’une représentation …

Je vois donc la vie comme un artefact de la nature. Le passage du monde minéral au monde organique, puis du monde organique au monde vivant. La fin de la vie étant le chemin inverse c’est à dire le passage du vivant à l’organique, puis de l’organique au minéral (ce qui est, si je puis dire, le trajet de la vie d’un cadavre). Jésus lui-même a prêché : tu es poussière et tu retourneras en poussière … pas si con le mec !

Vue sous cette angle, euthanasie, avortement, … ne sont plus d’essence transcendantale mais une décision des humains dans leur société. C’est plus facile à gérer. C’est pas facile de discuter avec les humains pour les mettre d’accord, mais alors discuter avec Jésus, Allah, Yahvé, rama et Bouddha ça me paraît impossible !

Alors ma position est simple elle est fondée sur un consensus social qui est la déclaration universelle des droits de l’homme. La liberté de chacun s’arrête lorsque elle empiète sur la liberté des autres. Si on regarde les sujets comme l’euthanasie, l’avortement, la contraception, la PMA, ce sont des prises de position personnelles qui n’engagent que soi (même si la société a le droit et le devoir d’en encadrer les contours).  Le mariage homosexuel peut poser des problèmes mineurs de responsabilité fiscale, la GPA des problèmes de responsabilité parentale. La peine de mort pose, évidemment, le problème de l’irréparable erreur judiciaire, le problème de l’éventuelle capacité de rachat, et de l’éventuelle réinsertion.

En bref si on ne mets pas les dieux dans le coup tout cela peut se régler simplement dans une démocratie éclairée.

Réglons les problème des humains entre nous et que les dieux règlent leurs problèmes entre eux.

Diverses visions de la culture

Pour une organisation internationale comme L’UNESCO : « Dans son sens le plus large, la culture peut aujourd’hui être considérée comme l’ensemble des traits distinctifs, spirituels, matériels, intellectuels et affectifs qui caractérisent une société ou un groupe social. Elle englobe, outre les arts les lettres et les sciences, les modes de vie, les lois, les système de valeurs et traditions et les croyances. Ce « réservoir commun » évolue dans le temps par et dans les formes des échanges. Il se constitue en de multiples manières distinctes d’être, de penser, d’agir et de communiquer en société2.

Une définition souvent citée est : « La culture est ce qui reste quand on a tout oublié ». Cette formule lapidaire présente l’avantage d’inclure dans la culture les acquis inconscient assimilés au cours de notre vie. Elle omets évidemment tout l’aspect cognitifs des connaissances acquises

Une définition amusante à été donnée par le philosophe Michel Serres.

Vous avez un livre et votre ami a un euro. Vous lui donnez le livre et il vous donne un euro. Maintenant vous avez un euro et lui le livre.  C’est un échange, on appelle cela « le commerce’

Maintenant vous avez un poème de Baudelaire que votre ami ne connaît pas. Vous lui apprenez ce poème. Maintenant il connaît le poème, mais vous le connaissez également. C’est un enrichissement, cela s’appelle « La culture »

Cette définition met l’accent sur l’enrichissement collectif apporté par la culture, par contre elle semble limiter cet apport au domaine des arts et lettres, ce qui est restrictif.

La culture en psychologie relativiste

Elle fait une sorte de synthèse des propositions précédentes. On définit alors la culture comme : « La conscience ». Ceci peut paraître fantaisiste et mérite une explication.

En psychologie relativiste la conscience se construit à partir des perceptions (auditives tactiles, gustatives, et olfactives, visuelles) qui nous assaillent tout au long de notre vie. Chaque perception est analysée en comparaisons au réseau de connaissances déjà acquises. Ce sont ces liens logiques de comparaison qui donnent un sens à nos nouvelles perception et enrichissent notre réseau de conscience. Ces connaissance peuvent avoir une formulation cognitive pour les acquis intellectuels, de nature sociétale et « culturel » mais prennent également une formulation émotionnelle et non descriptible comme les souvenir musicaux, olfactifs, les ambiances …

On va retrouver, là, toutes les grandes notions décrites dans les paragraphes précédent

  1. L’universalité, de la conscience énoncée par l’UNESCO
  2. L’importance des acquis inconscients (pris non dans le sens Freudien de refoulés, mais dans le sens non formalisés dans une structure cognitive de la psychologie relativiste
  3.  Chez Michel Serres l’importance de la relation, de l’échange dans le développement de la culture
  4. Quant à la psychologie relativiste elle apporte la lente construction de la conscience, quelle soit de nature cognitive (consciente) ou émotionnelle (inconsciente) par les relations aux êtres, aux animaux, à la nature, aux objet qui sont un perpétuel apprentissage réciproque.
     Elle apporte l’unicité de la conscience, car les expériences vécues par chacun sont différentes, mais universelles, car elles sont le plus souvent communes dans un groupe de personnes réunis dans une même société.
    Elle nous apprend aussi que cette vision élargie de la culture définit notre vision du monde , notre positionnement par rapport à lui, et constitue le base même de notre identité.
    Elle induit le fait que cette « culture » est en perpétuelle évolution, quelle se transforme  s’enrichit sans se défaire,  au hasard de nos nouvelles expériences.

La culture est un acquis définitif qui, c’est un paradoxe, peut se modifier au fil des temps. Mais avancer que notre culture, notre identité peut se perdre est un non-sens absolu.

Quoi qu’il arrive on ne me fera jamais oublier le Père noël !

Dieu et moi, pas toujours d’accord

Quelque-soit la question que l’on se pose, si on creuse, et recreuse, on arrive toujours inévitablement à se poser la question : « dieu existe-t-il ? »

C’est pourquoi cette question est restée présente à mon esprit tout au long de ma vie.

Je n’aime pas beaucoup parler de moi, mais pour lancer le débat je vais devoir m’y résoudre.

Mon histoire

Je suis né dans une famille catholique, croyante sans excès, modérément pratiquante, ouverte au monde, socialiste. Je suis, évidemment, devenu croyant, et j’ai respecté tous les critères du bon petit catho (Baptême, catéchisme, communions, confessions, messes, prières, et même un séjour chez les scouts)

Vers l’âge de 15 ans j’ai commencé à me poser des questions. Je respectais tous les désirs de Dieu et pourtant je n’avait jamais aucune réponse à mes prières. Pas un signe, pas l’ombre d’un indice, silence radio. Pas sympa le créateur. D’autre part je voyais bien le bordel du monde, les guerres, les famines, les cataclysmes, dans se monde que Dieu était censé régir. Un peu sadique le créateur.

Mais les bons pères ne lâchent pas le morceau si facilement : « Dieu nous envoie des épreuves pour ensuite nous récompenser ! ». Bon le côté : « Fait moi mal pour me faire plaisir » c’est pas trop ma tasse de thé et le Dieu en « sado-maso en chaine et cuir » ça ne m’emballe pas.

Les bons pères sont entêtés : « Vivre sans Dieu c’est vivre dans la douleur, le bonheur est dans la communion avec lui » On voit bien qu’ils n’ont jamais essayé. Personnellement j’ai tenté l’aventure et je m’en suis très bien porté. Débarrassé de mes contraintes religieuses, sans pour autant perdre la providence divine puisqu’elle était inexistante.

Mais tout ceci ne répond pas à la question ; « dieu existe-t-il ? ». Cette question étant sans réponse et qu’elle est nécessaire pour décrire le monde (étant la question primaire) il faut bien faire un choix. J’ai choisi arbitrairement que dieu n’existait pas pour développer ma vision du monde, tout en respectant ce qui ont fait le choix inverse … sous réserve que ce respect soit réciproque.

La genèse des religions

Ma conviction profonde est que, si dieu il y a, il n’en a profondément rien à faire de ce qui se passe sur terre. C’est bien le narcissisme inhérent à l’homo sapiens qui nous porte à croire qu’une entité supérieur pourrait se soucier de ce nous, petits bonhommes, pourraient faire. Il y a des milliard de corps célestes dans notre galaxie, il y a des milliards de galaxies dans l’univers et la terre qui représente un milliardième de milliardième de l’univers (connu) ne devrait pas soulever un tel intérêt. Les religions sont toutes nées à une époque ou la terre était le centre du monde et devait, inévitablement, attirer l’intérêt du créateur. De nos jours cette vision n’a plus de sens.

Pourtant nous sommes tous soumis au besoin d’un absolu qui pourrait expliquer le monde. Après les religions, la révolution scientifique, nous vivons aujourd’hui dans une aspiration aux mondes parallèles, aux super héros, au fantastique, qui envahissent nos loisirs (BD, Mangas, Séries télé, Films fantastiques). D’on nous viens ce besoin ?

Si on se replace dans le cadre de la psychologie relativiste on s’aperçois que l’humain (l’homme c’est pour le mâle, la femme pour la femelle, et l’humain pour l’espèce … ça c’est du féminisme !) à un besoin inhérent de se positionner vis à vis des événements. Quand il perd ses repères il déprime, voire il angoisse. Pour résoudre cet angoisse il a trouvé un système génial de relation aux êtres et aux choses. L’idée est de donner une représentation (dans un système logique) des situations, des événements, des objets et des êtres. Par rapport à ces représentations l’humain va pouvoir créer des lien de relation logique entre lui, ce qu’il est, ce qu’il pense, et le vécu des événements, leur représentation. Cette analyse critique de sa relation défini son positionnement. La somme des ses positionnements définissent son identité. En perte d’identité l’humain est incertain, il panique, angoisse.

S’il ne peut représenter une situations, l’humain ne peut pas se situer par rapport à elle et cette situation l’angoisse ! Alors que faire ?

C’est bien simple, il faut à tout prix représenter ce qui n’est pas représentable dans notre système de pensées, de connaissances. D’où l’idée géniales des dieux. Ils expliquent tout même si rien ne les expliquent.

Les primitifs avaient peur des volcans, des tremblements de terre, des océans alors ils ont inventés des dieux de la terre, de la mer, du soleil, des océans … qui expliquaient, de facto, ces événements. On avait encore peur, mais on n’était plus angoissés …Ouf !

Vie et mort des religions

La science à fini par expliquer ces phénomènes, leur donner une représentation, et les dieux associés ont disparus. Bye Bye Jupiter, Neptune, Apollon, Râ …

L’inquiétude c’est alors portée sur la vie, la mort, panique à bord ! On a alors inventé de nouveaux dieux : « Rama-Krishna-Vishnou, Bouddha (que l’on a divinisé), Jésus, Allah ». Voilà l’explication de la vie et de la mort et nous voilà ainsi rassuré. Tout ce qui nous inquiète et tout à fait normal, c’est le fait de dieu ! 

Plus la connaissance progresse (ou plutôt plus la capacité de modéliser les situation progresse) et moins les dieux sont importants. C’est dans les milieux les plus cultivés que les religions régressent le plus.

Les dieux ne vivent que le temps d’une civilisation. Le cimetière des dieux est immense. Adieu les dieux assyriens mésopotamiens, Égyptiens, Greco romain, aztèques, Incas, Chinois, Japonais …les tout puissants avaient leurs faiblesses !

Tous les dieux disparaitrons. Nos ancêtres avaient la même foi en leur dieux que nos religieux actuels peuvent en avoir pour les leurs. Une civilisation disparaît et ses dieux coulent avec elle.

Le rôle des religions

Présenté comme ci-dessus les religions semblent dépourvues d’intérêt et pourtant c’est autour d’elle que c’est faites la structuration des sociétés terrestres. Elles ont cimenté les civilisations autour d’un destin commun, d’une morale communes. Paradoxalement elle ont été les premiers vecteurs de la culture (les lettrés étaient les religieux), de la solidarité, de la justice sociales, de la création des hôpitaux …

En contre partie elles ont abusé de leur pouvoir pour asservir les populations, imposer leur domination temporelle (religion et pouvoir ont toujours été « cul et chemise »). Mais leur plus grand méfait et d’avoir introduit dans les esprits la notion de certitude. La parole de dieu ne peut être contestée et en son nom tout est possible. Le grand problème c’est qu’il n’y a pas qu’une seule religion et il y a plusieurs paroles de dieu incontestables (croisades, guerres de religions, Djihad, antisémitisme … et tant d’autres)

Croire en un dieu n’est pas un mal en soit, mais penser que les croyances des autres sont illégitimes c’est la porte ouverte à tous les conflits

Poutine, un nouveau maitre de l’absurde

Pour parler de la propagande Russe, citons cette vielle blague qui illustre assez bien la situation en Russie :

« En Allemagne au début du nazisme un Juif rencontre dans un café un autre Juif, un ami qui lit le journal antisémite Der Stürmer. « Mais comment, tu lis cette horreur ? » « Bien sûr ! Quand je lis de la presse juive, il n’y a que des mauvaises nouvelles, des persécutions, de l’antisémitisme partout… Alors que dans ce journal, il est écrit que nous sommes les maîtres du monde et contrôlons tout, c’est quand même plus réconfortant ! »

Jarry, Ionesco, Allais, et Dac inclinez vous !

:

La radicalité comme système de défense

Originellement la radicalité est ce qui se rapporte aux racines, à l’essence même de la chose.

Dans le langage courant ce mot est devenu synonyme de « position extrêmes » dérivant du mot Anglo-saxon « radical ». Il est maintenant utilisé pour désigner une attitude rigide, fondée sur une argumentation simpliste et sans nuances, un refus de toute compromission et une certitude de détenir « la vérité »

Il existe une infinité de positions radicales, les plus courantes étant basées sur les croyances religieuses ou idéologiques. Il n’est pas de radicalité profondes qui ne soit fondée sur une croyance, même s’il est des croyances qui ne poussent pas, en principe, à la radicalité. C’est bien là le problème ! Aucune argumentation ne peut démonter une croyance. L’argumentation est du domaine de la logique humaine, et la croyance du domaine du magique.

Essayer de persuader un bon chrétien que dieu n’existe pas et vous comprendrez la force des croyances. Elles ne viennent pas de la raison mais se nichent dans les couches profondes de la conscience et généralement s’acquièrent très jeune. Même si souvent elles ont l’air d’apparaître à l’âge adultes elles puisent toujours leur sève dans les niveaux les plus émotionnels de nos êtres. Toute la conscience est alors construite sur ces bases rigidifiées.

Un question intrigue, c’est celle de la croyance absolue, sans l’ombre d’un doute. Les individus croient-ils vraiment à ce qu’ils affirment croire. Comment un religieux peut-il croire en sa religion alors que des milliards de personnes autour de lui croient à tout autre choses ? Comment un antivax peut-il croire à la dangerosité d’un vaccin alors que des millions de preuves contraires s’accumulent autour de lui ?

Un certain nombre d’éléments m’en font douter.

Prenons la notion de « vie éternelle » chère à toutes les religions. Cela fait partie des croyances absolues. Appart quelques kamikaze et quelques « martyrs » bien peu des religieux sont prêt à quitter notre difficile vie terrestre pour aller gouter sans fin les délices des paradis. Ce d’autant plus que ces paradis sont assez mal promus. L’information est minimum, on sait que ce sera super mais, ou, comment, avec qui, dans quel état ? Autant d’inconnues qui rendent ces paradis plus angoissant que la simple mort minéralisante ! Donc les religieux « y croient » sans y croire en l’espérant mais en le redoutant. C’est une position très inconfortable.

Si on prend l’exemple des « antivax », une catégorie bien spéciale des « antitout ». Leur position est très inconfortable car déniant tout logique. Dans plusieurs discussions avec ces rebelles j’ai découvert leur stratégie de « l’évitement ».

Vous avancez un argument : 

« Le vaccin a sauvé beaucoup de vie et il n’y a pas de dégâts collatéraux »

Ne pouvant pas réfuter cette évidence ils en viennent rapidement à dévier la conversation :

« Oui mais les laboratoire on crée cette panique pour vendre leur vaccin » 

Vous argumentez alors :

« La pandémie a démarrée bien avant que le vaccin n’existe »

Après quelques tentative maladroite pour tenter d’expliquer que si le vaccin à été trouvé rapidement c’est qu’il était déjà au point, comme si le vaccin avait été inventé avant de découvrir le virus ils vont rapidement dévier vers les banques, le gouvernement, les américains ou les Chinois … la plus part n’osent pas aller jusqu’aux extra-terrestres. Ce qui est intéressant dans cette « stratégie de l’évitement » c’est qu’elle traduit un absence d’argumentation solidement étayée pour une « croyance absolue ». En fait ces gens ne croient pas à ce qu’il défendent mais ils s’y accrochent bec et ongles.

Il devient donc assez évident que l’on peut s’arque bouter sur des positions auxquelles on ne croit pas vraiment, et pour lesquelles on n’a aucune argumentation solide. C’est une attitude paradoxale qui ne manque pas de nous interroger.

A ce sujet il faut distinguer deux cas

  1. La radicalité primaire. Elle concerne les individus à conscience rigide (on les dit psychorigides). Les relations logiques établies comme liens entre leurs diverses expériences sont simples, manichéennes, sans nuances. Les structures de la pensée sont rigides et les idées nouvelles ou dérangeantes ont du mal à être acceptée dans le réseau de la conscience. L’individu n’a que très peu de capacité d’adaptation. Toute notion qui pourrait remettre en cause la structure existante et rejetée à priori comme dangereuse pour le cohérence de la pensée. La structure mentale est narcissique et paranoïde et l’individu dominant (autocratique) car incapable de tenir compte des autres (Qu’il doit mâter pour pouvoir relationner avec eux). Dans le radicalisme ce seront les leaders qui entraineront les autres dans leur sillage, voire leurs délires. La radicalité est pour eux une défense contre l’intrusion de l’autre.
  2. La radicalité secondaire. Ce sont au contraire des individus à conscience lâche. Toujours en déficit de positionnement, d’identité, en recherche de références pour atténuer leur univers angoissé. Il seront attirés par les « radicalisés primaires » qui leur fournirons un mode de pensée (clé en main) susceptible de les rassurer et de leur fournir une identité de substitution. Ils seront des suiveurs, fans, groupies. Il s’accrocheront au système de pensée qu’ils ont adoptés et qui leur sert de cuirasse vis à vis de leur angoisse structurelle. La radicalité est ici une défense contre eux même.

Comme ont le voie les radicalisés sont des être en défense (même si on les sent plutôt dans l’agressivité comme tous les paranoïdes et les personnalités cachées derrière une cuirasse). Il est extrêmement difficile de les convaincre de leurs erreurs car leur survie dépend de leurs défenses.    

Il vaut mieux axer notre politique sur une prévention de la radicalisation. Plutôt que l’accumulation des connaissances (nécessaire) il vaudrait mieux développer la réflexion chez nos enfants, le sens de la nuance, le doute et le sens de la négociation et du compromis. On est loin de notre enseignement magistral !

Le RSA, droit et devoirs ?

Notre ancien, actuel, et futur président a en projet de conditionner le versement du RSA à l’obligation d’un certain nombre d’heures de travail au profit de la collectivité. Bien sûr cette mesure fait polémique qu’il n’est pas trop difficile de démêler.

Reprenons la genèse de nos sociétés. Originellement les humains se sont regroupés en familles, clans, villages, provinces et nation pour faire face aux dangers environnant (naturels ou humains). Évidemment ces coalitions basées sur la solidarité réciproque entraine des contraintes et des servitudes. La solidarité ne paraît légère que quand elle s’exerce à votre avantage ! Les devoirs réciproques induisent des droits particuliers et dans les société chacun s’est plus intéressé à ses droits qu’à ses devoirs. Les empereurs, les rois, les dominants se sont octroyés des droits, des privilèges avec l’assentiment des religions dont ils se réclamaient.

A la révolution de 1789, pour lutter contre les privilèges, les droits des rois et de la noblesses et de l’église la constituante adopte la déclaration des droits de l’homme et du citoyen qui, abolissant les privilèges, accorde à tous les citoyens des droits identiques. C’est un texte d’un lyrisme magnifique qui à mon avis enterre bien des œuvres de Molière, Baudelaire ou Hugo. Il faut le lire !

Malheureusement il est basé sur une erreur fondamentale car il aurait dû s’appeler « déclaration des devoirs de l’homme et du citoyen ». En effet dans une société les devoirs l’emportent sur les droits. Ce sont les devoirs réciproques qui confèrent au citoyens des droits, et non les droits qui engendrent les devoirs !

Ils est de plus en plus fréquent de voir des individus, des groupements réclamer leurs droits et assez rare de les entendre parler de leurs devoirs. Dans l’esprit d’aujourd’hui chacun revendique ses droits et exige de l’autre qu’il s’impose les devoirs correspondants.

Le chômage et devenu un droit alors qu’il n’est possible que si que chacun s’impose, au préalable, le devoir solidaire de cotiser. La solidarité impose les devoirs, et ceux-ci permettent les droits.

Une société solidaire est avant tout une société de devoirs. Lorsque les droits devancent et imposent les devoirs on n’est plus dans une société solidaire mais dans une société de privilèges (Celle dont on a voulu sortir en 1789 et que l’on continue à rejeter !). C’est malheureusement la dérive de notre société ou chacun réclame ses droits sans ce soucier de ses devoirs ni, de plus, du droits des autres. C’est une société du « chacun pour moi » qui se dessine ! Quand la démocratie vire à l’individualisme on tends à l’anarchie qui est la forme mère de la dictature du plus fort.

Abordons maintenant le problème du RSA. Les citoyen bénéficiaires ont des devoirs comme tous les citoyens du pays. Les actifs paient des cotisations sociales, des impôts, des taxes qui alimentent le budget de l’état. Au contraire les bénéficiaires de RSA n’ont généralement pas cotisés ou très peu. Ils ne sont pas pour autant bénéficiaires de droits et exemptés de devoirs ce qui romprait l’égalité citoyenne. Il est bien sûr impossible de leur réclamer des cotisations puisque sans moyens financiers. On ne peut leur demander que ce qu’ils peuvent fournir c’est à dire du temps et donc des heures de travail solidaire.

En ce qui concerne le chômage, il touche des personnes ayant normalement cotisé et respecté leurs devoirs et en droits de réclamer leur indemnités. En période de chômage bas les cotisations couvrent largement les indemnités et le système fonctionne. Quand le chômage est haut (<7%) le système devient déficitaire et nécessite quelques aménagements. Il faut produire plus de richesse pour couvrir ce manque et les chômeurs pourraient être sollicités pour mettre le main à la pate

A chacun selon ses mérites, je dirais plutôt à chacun selon ses devoirs bien remplis

Poutine, quid de la négociation ?

Ce que je vais dire est purement spéculatif car je n’ai pas plus d’éléments que chacun d’entre vous !

Deux points retiennent mon attention

  1. L’annonce faites par le porte-parole de l’armée Russe que les objectifs militaires sont changés et se portent maintenant sur l’est de l’Ukraine. Cette annonce est faite par l’armée et non par le Kremlin comme si Poutine ne voulais pas porter officiellement le poids de cette décision qui pourrait être vue comme un échec de l’invasion au nord… ou moins probable comme si l’armée se désolidarisait du Kremlin
  2. Une négociation en cours (France, Turquie, Grèce) avec Poutine pour évacuer les civiles de Marioupol. Ceci va dans le sens des désirs Russes qui souhaitent évacuer les civiles pour ne laisser dans la ville que des « combattants » et justifier ainsi une invasion massive sans souci des pertes humaines.
  3. Les pertes Russes, mal connues, mais qui semblent considérables commencent à peser lourds dans la balance car si la population Russe n’est pas encore vraiment au fait, l’armée, elle, connaît bien sa situation

Tout ceci me laisse présager d’une issue négociée dans laquelle la Russie conserverait le Donbass et la Crimée et annexerait Marioupol et l’accès à la mer d’Azov. L’Ukraine. Odessa serai sauvée et Poutine pourrai se présenter en vainqueur ayant libéré les populations Russophiles du sud Donbass.  

Évidement tout n’est pas aussi simple et resterai le problème des avoirs Russes gelés, des sanctions économiques, des anciennes populations Russophiles devenue largement Russophobes, du statut futur de l’Ukraine, des réparation des dommages de guerre, …

L’avenir dira si je fantasme ou si je raisonne !  Bien sûr beaucoup d’autres scénarii sont possibles, mais l’abandon de Marioupol me parait inévitable.

Exécutif, Législatif, Judiciaire, trois pouvoirs est-ce suffisant ?

Notre république est fondée sur trois pouvoirs indépendants : l’exécutif, le législatif, le judiciaire, et pendant de nombreuses années cela nous a semblé parfaitement équilibré et suffisant.

Pourtant, un certain nombre d’incident récent ont mis en évidence certaines faiblesses de ce triumvirat.

  1. Le scandale des EPHAD. On s’est soudain aperçu que les organismes de gestion des maisons de retraites privées abusaient de l’appât de la rentabilité au détriment du bien-être de nos retraités Ce fait a choqué l’opinion publique qui s’est mobilisée contre des dirigeants immoraux. Sans dédouaner ces derniers de leurs fautes on peut se demander quel rôle ont joué les divers organismes de contrôle chargés de surveiller de tels débordements. Pour quelque raison que ce soit ils sont fautifs de na pas avoir tiré « la sonnette d’alarme ». On est en droit de se demander quel est leur pouvoir réel, quelle est leur indépendance vis à vis des organismes qu’ils sont censés surveiller.
  2. Le contrôle fiscal. Il est diligenté et réalisé par Bercy qui se retrouve, en l’affaire, à la fois juge et partie. Il fait réaliser le contrôle par ses salariés et encaisse les « dividendes » de ces contrôles. Sans présumer de l’honnêteté des contrôleurs on ne peut pas trouve plus flagrant « conflit d’intérêt » que dans cette situation. D’expérience je peut témoigner que lorsqu’un contrôle conclu à un sous paiement au bénéfice de Bercy on vous réclame un redressement alors que s’il montre un trop perçu de Bercy le rapport final indique « aucune anomalie détectée dans la comptabilité » … circulez y rien à voir !
  3. Les administrations. Elles ne sont pas contrôlées par Bercy sur leur fiscalité mais ont leur propre contrôle interne. Inutile de préciser que celui-ci a une efficacité toute relative. Dans tous les cas on est en présence d’un « conflit d’intérêt » patent.
  4. L’IGPN. C’est l’organe de contrôle de la police. Il dépend de la direction générale de la police nationale, dépendant elle-même du Ministre de l’intérieur. Ici encore le contrôleur et le contrôlé dépendent de la même autorité. Il y a encore « conflit d’intérêt » même si cela n’implique pas de collusion.
  5. Les divers ordres. Celui des avocats, des magistrats, des médecins, des dentistes, ces pharmaciens, des infirmiers. Ils sont des autorités administratives qui représentent autant de conflits d’intérêt potentiels. Être contrôlé par ses pairs peut sembler une bonne solution, mais fait fis de l’indépendance du contrôle.
  6. Conclusion. On pourrait trouver de nombreux exemple de « justice corporative ». Le tribunal des prudhomme en est un autre exemple ou la justice et le contrôle sont exercés par des salariés qui généralement dépendent des divers syndicats (patronaux ou salariés). Le principe de base d’un contrôle est qu’il doit être indépendant des parties contrôlées. Dans bien des cas ce contrôle pourrait être rattaché au pouvoir judiciaire, sauf qu’il doit, aussi, contrôler le judiciaire et doit donc être un 4ème pouvoir indépendant

Comment ce fait-il que ce soit toujours les organes de presse (Journalistes, Médiapart, Le monde, Canard enchaîné … ) qui débusquent les scandales que nos institutions ont laissé passer !