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Les erreurs de l’Europe et des Européens

Ces ratés de l’Europe donct on rend responsable les dirigeants Européens est en fait une responsabilité largement partagée par les citoyens. Accrochés à leur notion de souveraineté nationale, ils n’oublient qu’une seule : « La souveraineté ne se décrète pas, elle se mérite »

L’Independence se gagne par la compétitivité, la puissance militaire (malheureusement !) et la cohésion de la nation. C’est ce qu’en fait, refusent les citoyens Européens. Leur résistance à une « supra nationalité » bloque tout effort de cohésion. L’Europe reste un « chacun pour soi… ou plutôt pour moi », reste la règle, exception faite d’une grave et immédiate  menace qui nous oblige à nous rassembler … mais sans n’avoir rien préparé à l’avance.

Il en résulte que l’Europe c’est occupée de problèmes mineur (mise à part la création de l’Euro et de l’espace  Schengen) sans aborder les problèmes régaliens qui mettraient en cause la souveraineté des états.

Rien sur l’harmonisation des fiscalités, de la politique étrangère, des codes du  travail, des normes sanitaires et écologiques, de   l’armée Européenne, des droits fondamentaux et surtout de la notion de vote à l’unanimité qui paralyse les décisions si un seul état n’est pas d’accord, ce qui est généralement le cas ( en oubliant que d’autres décisions l’avantagent).

Dans ces conditions l’Europe ne peut s’’occuper que de problèmes mineurs en  évitant  les fondamentaux.

Qu’importe pour l’union Européenne que certains pays autorise l’avortement alors que d’autre le refusent. Peu importe que les programmes scolaires divergent, chacun l’orientant vers ses propres forces ou vers ses faiblesses ;cela fait partie de la culture de chacun.

L’important est que la compétition entre les pays ne soient pas fondés sur des différences administrative mais sur l’innovation, et la qualité.

L’Europe est actuellement un « conglomérat » de pays qui se réunissent quand leur intérêt convergent et qui se séparent à la moindre divergence.

La vie en groupe, comme toute vie en société, impose des compromis, des renoncement au nom d’un intérêt général … et cela est de la responsabilité des politique mais surtout de  chaque citoyen !

Actuellement un grande majorité des Européen est t hostile, sinon à L’Europe, du mois aux sacrifices qu’elle impose … et pourtant elle  ne se fera pas sans eux.
C’est le même  échec que celui de la décentralisation en France ou chaque élu veut garder ses prérogatives e ou le Breton ne veut pas avoir moins que l’Alsacien, qui ne veut pas avoir moins que le Provençal … qui ne veut pas avoir moins que le Creton !

Équation qui boucle  sans solutions

L’Europe est une fédération dont le pouvoir fédéral est plus faible que celui des états

Mesure, Erreur, et sondages.

Les mesures

Toute mesure, ou instrument de mesure répond à quatre critères : La fiabilité, l’exactitude, la précision, le sensibilité.

  1. Tout instrument se doit d’être fiable, c’est à   dire de toujours fournir le même résultat dans les même circonstances. Faute de fiabilité tout instrument de mesure est sans objet.
  2. Tout instrument se doit d’être exact, c’est à dire de fournir la valeur exacte de la grandeur mesurée. C’est pourquoi il doit être régulièrement étalonné par examen d’un grandeur dont on connaît à priori la valeur exacte. Pour les balances, par exemple, il existe des poids étalons qui permettent de vérifier l’exactitude du résultat de la pesée.
    Notons qu’une balance non fiable ne peut pas être exacte.
  3. La précision d’un instrument est l’écart maximum entre le résultat de plusieurs mesures d’une grandeur dans les même conditions. Supposons que plusieurs mesures d’une grandeur nous donne les résultats :
    10,25 10,40 10, 35 et 10,42 on dira que la précision de la mesure est de
    (10,42 – 10,25) /2 soit +- 0,8
  4. La sensibilité d’un instrument de mesure est la plus petite variation d’une grandeur que l’instrument est capable de déceler et de rendre disponible à la lecture de l’observateur

Les erreurs

Quelques soient ses qualités une mesure est toujours entachée d’erreurs, si minimes soient-elles. Dans des mesures qui conduisent à des calculs complexes les erreurs peuvent s’additionner.

On distingue :

  1. L’erreur absolue qui est l’erreur faites sur une mesure. Pour une mesure à l’aide d’un double décimètre on admet que l’erreur absolue est un demi de la plus petite division (1mm), c’est à dire +- 0,5mm.
    Dans une somme les erreurs absolues s’additionnent
    ∆ (x + y) = ∆(x) +∆(y)
    L’erreur absolue sur la somme x + y est la somme des erreurs absolues sur x et y
  2. L’erreur relative est l’erreur faites sur la mesure d’une grandeur rapportée à cette même grandeurs. L’erreur relative sur le mesure d’un objet de 5 cm (soit 50 mm) avec un double décimètre sera donc de 0,5 / 50 = 0,01 soit 1%
    Dans un produit les erreurs relatives s’additionnent
    ∆ (x * y) / (x * y) = ∆(x) / x + ∆(y) / y
    L’erreur relative sur le produit x par y est la somme des erreurs relatives sur x et y

Ces simples opérations pour montrer comment dans une opération complexe les erreurs peuvent s’additionner à l’insu de l’observateur.

Les sondages

Les sondages nous fournissent des résultats apparemment précis mais qui comportent une certaine marge d’erreur. Une erreur sur un sondage peut avoir diverses origines :

  • Une erreur de saisie de l’information
  • L’influence du sondeur
  • Une négligence du sondeur
  • Le désir du sondé de cacher ses opinions
  • Une question trop complexe pour une réponse courte
  • Une erreur dans l’échantillonnage du sondage

Quelques soient les précautions prises, ces erreurs existent toujours et influent sur le rendu des résultats. Tout sondage est une approximation dont l’erreur relative est en général d’environ de 1 à 2%, par exemple deux sondages avec le même questionnaire sur deux échantillons représentatifs différents donnerons des résultats légèrement différents

Prenons un sondage :

OptionsRésultats affichésAvec Marge d’erreur
A10 %8 -12 %
B40 %38 – 42 %
C11 %9 – 13 %
D39 %37 – 41 %

Il n’est pas possible de dire si C et avant A car leurs fourchettes de résultats se recouvrent, de même pour B et D. Tout au plus peut on dire que C a plus forte probabilité de devancer A et B de devancer D

Ne négligeons pas la marge d’erreur (trop souvent absente) dans la lecture des sondages pour ensuite accuser les sondeurs de se tromper !

Economie et effet boomerang

Un axiome important, et pourtant toujours oublié dit que :

La gestion au mieux des intérêts de chacun est contre performante au niveau collectif.

Pourtant nous vivons ce paradoxe quotidiennement.

La boucle des aides sociales

Pour défendre leur compétitivité les dirigeants d’entreprise maintiennent les couts salariaux aussi bas que possible. C’est malheureusement la seule variable d’ajustement dont ils disposent à court terme. Les salaires étant insuffisant pour vivre, selon nos standards de vie, l’état est obligé de développer tout un système d’aides sociales pour permettre aux plus pauvre de se maintenir la tête hors de l’eau. Pour financer ces aides l’état se retourne vers les entreprises et les ponctionne de toutes sortes de retenues (impôts, taxes diverses, cotisations sociales, chômage …).

Il serait plus sage d’avoir des salaires plus élevés, des aides sociales diminuées, et moins de charges pour les entreprises.

La boucle délocalisations-chômage

Toujours dans le but de conserver leur compétitivité face à la concurrence internationale les entreprises délocalisent leurs productions vers des pays à faibles couts salariaux. Dans leur bilan c’est un plus. Malheureusement la délocalisation s’accompagne toujours d’une « importation de chômage ». Ceci  entraine le déficit des ASSEDIC, des caisses de retraites, de la sécurité sociale, en raison d’une baisse des recettes pour un nombre constant de bénéficiaires. Pour combler ce déficit l’état ne peut qu’augmenter la pression sur les entreprises et donc augmenter leurs charges sociales. Chercher l’erreur.

Délocalisations et indépendance

La pandémie du Covid-19 nous en donne un exemple frappant dans le domaine de la santé. Face à cette crise sanitaire nous voyons comment notre dépendance en-terme de médicaments et accessoires médicaux est forte vis à vis de la Chine et de l’Inde. Les produits les plus basiques comme les masques de protection, le gel hydro alcoolique, les réactifs pour tests, nous font défaut. Les économies réalisées en délocalisant nos approvisionnement nous reviennent en boomerang. Sans doute qu’une grande partie des pertes financières que nous subissons aujourd’hui  sont la contrepartie des économies réalisées dans le passé proche.

Comme il est impossible à l’échelon d’un pays de produire, à cout raisonnable, tout ce dont il a besoin la mutualisation des efforts dans une Europe fédérale est inévitable … et pourtant chacun s’efforce, à tout prix, de l’éviter.

Conclusion

Pas question de remettre en cause la mondialisation. C’est un phénomène naturel qui existe depuis que le monde est monde. La vie s’est construite au niveau du hameau, puis du village, puis des départements, des pays, et maintenant de la planète. La mondialisation n’est pas un choix, c’est une fatalité, peut-être une nécessité.

Quand un dirigeant d’entreprise prend une mesure comme la « modération »  des salaires ou la délocalisation, cela lui paraît une mesure raisonnable et efficace, sans conséquences collectives. Il oublie simplement que dans le même temps des milliers de chefs d’entreprises prennent la même décision qui entraine alors, des réactions collectives de compensation. C’est l’effet boomerang.

Simplement la leçon est que vouloir « s’en sortir » individuellement mène au chaos. Dans un système purement libéral ou le chacun pour soi est de mise se serait possible quitte à sacrifier les plus vulnérables. Dans une société comme la notre ou une certaine solidarité existe toute initiative individuelle se trouve confrontée à des mécanismes de solidarité concurrents qui la rendent stérile. 

Le déremboursement de l’homéopathie

Déremboursement homéopathie

Le gouvernement Français vient de prendre la décision de dé-rembourser les spécialités homéopathiques.

Grand branlebas dans le Landerneau des « baba cool », mais pas que … !

L’argument avancé étant que celles-ci n’ont pas prouvés scientifiquement leur efficacité. Argument parfaitement recevable, à la restriction prés que l’homéopathie n’étant pas véritablement du domaine scientifique il lui est difficile de prouver avec des arguments hors de son domaine une quelconque efficacité.

Je dois dire, en préambule, que je ne suis pas un adepte de l’homéopathie, bien qu’une expérience personnelle se soit montrée très bénéfique en ce domaine sans que je puisse conclure à une efficacité de la technique, à un concours de circonstances, ou à un effet placébo.

Il est impossible de prouver scientifiquement l’efficacité de l’homéopathie (comme il  est impossible de prouver scientifiquement son inefficacité) celle-ci donc doit être considérée comme une croyance et non être vue comme une science.

Il existe dans le monde des milliards d’individus qui croient à Dieu, Jésus, Mahomet, Allah, à la « déité » de Bouddha, l’ancien testament, la résurrection ou la réincarnation, sans que ces croyances n’aient reçus aucune  validation scientifique. Elles gouvernent leur vie, parfois participent de très près à la gouvernances des états sans que personne n’y trouve à redire. Croire à l’homéopathie n’est pas plus bête que de croire en Jésus ou Allah.  Une croyance ne peut et ne doit pas se juger , elle est par essence hors de la logique humaine.

Ceci statué, se pose le problème de la participation financière de l’état à la pratique de l’homéopathie. En théorie, en vertu du principe de laïcité de l’état, la réponse devrait être : Non !

Cependant la pratique n’est pas si évidente. L’état participe (souvent pour des raison historiques) de diverses façons au maintient des pratiques liés à ces croyances.

  1. Les religions reconnues bénéficient d’une exemption de TVA supportées par tous les citoyens qu’ils participent ou non à ces croyances.
  2. En Alsace/Moselle dans le régime du concordat les ministres des principales religions (sauf l’Islam) sont payés par l’état. Leurs salaires sont alignés sur ceux de la catégorie A de la fonction publique française et ils peuvent bénéficier des indemnités chômage (Assedic).
  3.  L’état contracte avec les écoles confessionnelles, pour peu qu’elles respectent certaines règles (accessibilité à tous, enseignement religieux facultatif, respect des programmes de l’éducation nationale) pour leur fournir les moyens financiers et humain d’exister comme alternance à l’école publique.
  4. La mise à disposition du culte catholique de toutes les églises appartenant (enfin confisquées) à l’état (toutes celles construites avant 1905), c’est à dire leur grande majorité est un avantage énorme accordé au pratiquants de ce culte.

Il ne serai pas absurde que l’état puisse « mettre la main à la poche » en faveur d’autres croyances, et que le remboursement des spécialités homéopathiques par la sécurité sociale puisse être maintenu. La solidarité nationale qui s’exerce en faveur des cultes pourrai s’exercer en faveur des adeptes de l’homéopathie. Il est bien possible que la communauté des adeptes de l’homéopathie (36% de la population) soit plus nombreuse que celle des pratiquants catholiques ou des autres religions.

Une petite aparté sur le « pèlerinage à Lourdes » et les guérisons miraculeuses. Faut-il, au nom de la science, dans la mesure ou son efficacité n’est pas prouvée scientifiquement, l’interdire ? Traiter d’escrocs les organisateurs de ce qui, alors, deviendrait une vaste arnaque, interdire la vente des bougies salvatrices, de l’eau miraculeuse, et de toutes les « bondieuseries » qui vont avec ? Bien sur que non, cela se passe en toute transparence, entre adultes consentants parfaitement conscients de leur démarche, chacun agissant en toute bonne foi (c’est le cas de la dire !).

Ceci  étant posé, penchons-nous sur la décision qui vient d’être prise et sur ses conséquences.

  1. L’état Français à donc décidé que les spécialité homéopathiques étaient sans effets prouvés, bien que les partisans de cette médecine lui trouvent des effets avérés. Dans ce cas, contrairement à la mode actuelle,  la théorie, dites scientifique, l’emporte sur la pratique, et l’avis des élites sur celui du peuple … ce qui amène inévitablement de l’eau au moulin des populistes !
  2. C’est une sorte de « camouflet » à tous ceux qui croient au bienfaits de l’homéopathie, un façon de leur dire officiellement vous êtes des ânes et des pigeons !
  3. Sortir l’homéopathie de « la sphère médicale » c’est bien sur la remettre entre les mains de n’importe qui (aujourd’hui les homéopathes sont docteurs en médecine) et ranger les spécialités homéopathiques dans la catégorie de simple biens de consommation. Le garde-fou que constituaient les médecin pour éviter que dans des maladies sérieuses le prescripteur « vende » son homéopathie en lieu et place des médicaments nécessaires et « by-passé ». Le prescripteur n’aura plus l’obligation médicale d’adresser son patient au médecin compétant.
  4. Dans la mesure ou les spécialité homéopathiques son officiellement considérée comme sans effets, il devrait être interdit aux médecins de les prescrire, aux pharmaciens de les vendre et aux nouveau prescripteurs de les prescrire et de les vendre comme remèdes aux pathologies. Ces faits devraient être considérés comme une escroquerie.
  5. Les économies de « bout de chandelles » faites par la sécurité sociale pourraient être remise en cause par un certain report de consommateurs d’homéopathie vers des médicaments plus chers et bien remboursés.

Après ce petit plaidoyer pseudo-philosophique pour l’homéopathie remettons les pieds sur terre, l’église au milieu du village, et abordons le problème de façon pragmatique.

Ce n’est pas parce que certains ne croient pas en l’homéopathie que les autres ne doivent pas y croire. Personnellement, en  tant que scientifique je n’y crois pas vraiment mais je conçois facilement que d’autres puissent y croire ! Je ne crois ni en dieu ni en diable et pourtant d’autres y croient, et alors, tant qu’ils ne veulent pas m’obliger à y croire !

Les adeptes des traitements homéopathiques sont nombreux, plus de 36% des Français disent avoir recours de façon régulière à l’homéopathie, et la majorité des sondés affirment que leur confiance en cette pratique s’accroit de jours en  jours.

 ils ne coutent pas cher à la sécurité sociale (la sécurité sociale a remboursé 126 millions d’euros pour l’homéopathie sur 18.800 millions d’euros de remboursement total, soit une quote-part de 0,6%.)

D’autre part le report des patient sur les médicament allopathique remboursé devrait un peu diminuer le bénéfice escompté.

Alors pourquoi pour un si faible retour pénaliser des millions de concitoyens, mettre dans l’embarras 5000 médecins homéopathes, les pharmaciens, les laboratoires qui distribuent ces spécialités et générer une polémique nationale.

Quel que soit l’efficacité ou la non efficacité de l’homéopathie la mesure me paraît manquer de réalisme. Le rôle d’un gouvernement n’est pas d’établir la vérité et le politiquement correct (laissons ce débat aux philosophes), mais de gérer au mieux de l’intérêt collectif les désirs et les besoins des citoyens. Certains gouvernements déclarent juste et véritable la réalité d’Allah, font des préceptes de l’islam la loi de l’état, et condamnent toutes autres croyances, d’autres décrètent injuste et illégal l’avortement ou l’euthanasie, d’autres encore mettent au ban de la société les homosexuels. On dit de ces gouvernements qu’ils sont totalitaires ou radicalisés. Dans notre pays certains voudraient interdire à tous l’avortement ou l’euthanasie sous prétexte  que personnellement ils y sont opposés. Vouer aux gémonies l’homéopathie procède du même esprit. Nous sommes, en principe, une démocratie tolérante. Nous acceptons toutes les religions, l’homosexualité, l’avortement, et sans doute bientôt l’euthanasie, alors tolérons l’homéopathie qui ne pose aucun problème moral et uniquement un tout petit manque à gagner pour l’état.

Défendons nos valeurs, la solidarité en est le fondement et vaut bien le débours d’un ou deux euros par an pour chaque français.

Le piège grossier du souverainisme

Marine Le Pen, Philippot, Dupont-Aignan, et consort nous prônent les avantages du souverainisme pour la nation Française. Sont-ils sincères, compétents, ou au contraire menteurs ou incompétents ?

La souveraineté nationale n’est pas complexe à mettre en place (le Brexit en est un exemple contraire, mais pas forcément représentatif) mais là n’est pas la question. Le vrai problème n’est pas là, mais bien celui de notre capacité à vivre et faire respecter cette souveraineté.

On a le droit d’avoir des ambitions, mais encore faut-il en avoir les moyens.

Si on regarde l’ensemble des pays non impliqués dans des structures collectivisés, on s’aperçoit que les nations prospères sont :

  1. Les grands pays à forte puissance économiques et militaire (États-Unis, Chine)
  2. Les grands pays à forte population et donc à fort potentiel économique (Russie, Indes, Brésil …)
  3. Les petits pays à caractère de paradis fiscaux, ou disposant de ressources très importantes en matières premières demandées sur le marché international.(Pays du golfe, Bermudes et paradis fiscaux de tous poils)

Notre pays n’entre, malheureusement pour nous, dans aucune de ces catégories.

Prenons un exemple simple (caricatural mais réaliste quand on voit ce qui se passe entre La Chine et les États-Unis)). Supposons qu’un dirigeant Chinois décide d’investir en France et se propose d’acheter l’ensemble des aéroports de notre pays. Notre pays, en toute souveraineté s’y refuse … après un référendum d’initiative partagée. Le dirigeant Chinois décide alors de bloquer tout commerce avec la France, de refuser toutes marchandises provenant de notre pays et d’interdire toute implantation de société Française sur le territoire Chinois. Forcement nous répliquons en appliquant de droits de douane prohibitifs sur les produits importés Chinois. Dans ce bras de fer la Chine perd une toute petite partie de son marché d’exportation (France par rapport à reste du monde) nous, au contraire vu notre taille nous perdons gros dans la bataille et pénalisons nos exportations agricoles et technologiques.

Si la Chine veux pousser le bouchon un peu plus loin, ses dirigeants vont voir l’Allemagne ou l’Angleterre avec le chantage suivant : « Vous cessez toute activités commerciales ou politiques avec la France, sinon nous allons compliquer vos échanges avec la Chine ». Ces pays ne peuvent que céder, leurs intérêts sur le marché Chinois étant de loin plus prometteurs qu’avec une France isolée. Nous nous retrouvons de plus en plus seuls.

Le rapport de force nous serai bien plus favorable si la Chine voulait s’opposer à une Europe unies et parlant d’une seule voix. Impossible pour la Chine de se priver d’un marché de 512 millions de consommateurs parmi les plus riches de la planète. L’Europe représente, de très loin, le premier marché d’exportation de la Chine (394 millions de dollars alors que les USA n’importent que 267 millions de dollars depuis la Chine)  

Prenons un autre exemple. Supposons que la France, en état souverain, décide de lutter contre les paradis fiscaux. Pour garder l’argent en France elle décide d’interdire ou de fortement pénaliser les entreprises ou banques Françaises qui envisageraient de placer de l’argent dans un paradis fiscal. En état souverain elle en aurait le droit. Évidemment l’ensemble des sociétés multinationales, qui font leur miel avec les paradis fiscaux, l’ensemble des pays dont l’économie et très dépendante de ces sociétés se lèveraient pour éradiquer le « vilain petit canard » qui vient s’opposer à leurs intérêts. Contre toute la puissance financière du monde, je ne donnes pas cher de notre peau. Même une Europe forte et unie aurait bien du mal à s’imposer (à condition qu’elle est put régler le problème de ses paradis fiscaux interne), alors la France toute seule … !

On pourrait  prendre l’exemple de la lutte contre le réchauffement climatique, les négociations internationales, ou autres. Seule, la France est un petit pays sans capacité à lutter contre les monstres de la planète.

Le souverainisme est un leurre quand on n’a pas la puissance pour l’imposer sur le monde. La France souveraine, mais isolée, serait vite ruinée et le dernier acte de souveraineté serai un référendum d’initiative partagée avec les options suivantes :

Voulez-vous être absorbé ou vassalisés par :

1 La Chine
2 Les Etats-Unis
3 La Russie

Ce serait notre ultime acte de souveraineté que de choisir celui-qui va nous manger !

Croyez-moi, si on veut jouer seul dans la cours des grands, il ne suffit pas de montrer ses petits muscles, il faut aussi être capable de s’en servir.

L’Europe occupée à se déchirer dans des luttes entre nations désormais rivales serait rapidement digérée par les « vrais » grandes puissances. L’Europe, telle que nous la vivons, est loin d’être satisfaisante mais au moins elle pourrait nous permettre une réaction collective quand nos intérêts commun seront menacés par de grandes puissances hégémoniques

Les anomalies de notre système de TVA

Nous avons, en France, un système de taxation sur la valeur ajouté des entreprises qui à perdu un peu de son sens dans sa pratique. Ce sont les entreprises qui collectent pour le compte de l’état la TVA. La comptabilité des entreprises se fait en « hors taxe » et les écritures de TVA n’interviennent pas dans la gestion des sociétés. C’est un service rendu, et en contrepartie l’état les rend responsable de toutes anomalies dans le paiement de cette taxe. Il est un peu indélicat de se décharger sur un tiers de ses obligations pour ensuite le tenir responsable de toutes erreurs. Quand je demande un service à un ami je ne lui tiens pas compte de ses éventuelles erreurs.

Toutes les entreprise sont assujetties à la TVA (collecte et versement). En fait, La TVA entre entreprise assujetties est totalement inutile. Des milliards de mouvements d’écritures, tant de TVA que de Banque sont absolument  inutiles.

Le fournisseur facture la TVA à son  client qui la lui paie, mais qui la récupère
Le fournisseur perçoit la TVA, mais la reverse à l’état
Bilan :
Pour l’état : zéro
Pour le client : zéro
Pour le fournisseur : zéro

Les entreprises ne devraient pas être assujetties à la TVA, travailler en « hors taxe » et seules les ventes à des non assujettis (qui ne récupèrent pas la TVA) devraient faire l’objet de mouvements de TVA

On économiserai :
Des milliards d’écritures inutiles
Des dizaines de milliers d’agent comptables en charge de la TVA
Des contrôle de TVA dans les entreprises assujetties, devenus inutiles (sauf cas particuliers rares)

En cas de litige, entre l’état et une entreprise, sur le versement de la TVA un contrôle fiscal est déclenché par Bercy. L’état devient alors juge et partie, ce qui est en opposition avec la notion de contrôle indépendant et constitue un » conflit d’intérêt » majeur. Que dirais-t-on si c’était l’autre partie (l’entreprise) qui prenait en charge ce contrôle ! Il est notoire que lors d’un contrôle fiscal l’état s’intéresse uniquement au sommes qui auraient pu ne pas lui être versé, mais jamais à celles qu’il aurait pu percevoir indument.

On voit que notre système de collecte de la TVA pourrait être largement amélioré dans un but de simplification et d’objectivité.

Prendre aux riches pour donner aux pauvres – Une fable !

C’est un slogan universellement entendu, et qui « fleuri sur les ronds-points » en cette période agitée. Pour beaucoup c’est la panacée, l’arme ultime de la justice sociale.

Il est évidemment extrêmement choquant d’envisager certain de nos concitoyens vivant dans de luxueuses villas, alors que d’autres (plus nombreux) se trouvent confinés dans de petits et misérables logements insalubres (quel que soit la justification que l’on peut donner à cette inégalité).

J’ai eu l’occasion de montrer comment cette affirmation est erronée et relève du plus pur populisme. Pour le débat, restons en France.

  1. Supposons une personne très fortunée avec, disons, un capital de 30 milliard d’euros. On est là sur la première fortune de France. Ce capital lui assure, bon an mal an, un revenu après impôts, si elle en paye, d’environ 400 millions d’euros (à la louche !)
  2. Supposons maintenant que l’on « spolie » cette personne de son capital (comme on l’a fait pour les juifs, pour l’aristocratie Russe par exemple). L’état se retrouve avec un revenu de 400 millions d’euros à répartir entre environ 40 millions de Français, soit environ 10 euros par Français et par an
  3. Supposons que la « razzia » s’étendent aux 200 plus gros possesseurs de la nation, pour un capital total de 300 milliards d’euros. Le revenu à répartir serai d’environ 100 euros par an et par Français, soit à peu près 8 euros par mois. Voilà qui ne va pas bouleverser la vie de nos concitoyens (à l’exception de ceux qui ont été spoliés)
  4. Parlons maintenant du capital qui reviendrait à la nation, environ 300 milliards d’euros. Il est principalement formé de parts de sociétés et de placements dans des fonds d’investissement. C’est ce capital qui assurerai aux français ce petit revenu de 8 euros par mois.
  5. Pour redistribuer de capital l’état Français devrait avant tout le céder pour obtenir les liquidités nécessaires à la redistribution. Malheureusement ce capital ayant été confisqué par l’état Français aucun investisseur ne sera soucieux d’en acquérir la moindre part sachant que ce qui est arrivé une fois ne peut que se reproduire et que devenir propriétaire d’un bien qui risque fort d’être confisqué dans un avenir proche n’est pas motivant. La valeur marchande de ce capital est quasi nulle.

D’autre part il n’y aurai plus en France aucun acheteur potentiel puisqu’on aurai décapité les grandes fortunes. Le seule solution serai de brader à très, très bas prix les fleurons de l’économie Française à  des investisseurs étrangers. Une totale catastrophe qui couterai, à terme, aux Français bien plus de 8 euros par mois ! Les riches ne sont pas assez nombreux. Il est vrai que si ils étaient nombreux on ne pourrai plus les considérer comme riches.

Bien sûr on pourrait descendre encore plus bas le seuil de « spoliation » et l’étendre aux classes moyennes. Ceci amènerai un peu plus de revenus à distribuer aux plus pauvres et on pourrait atteindre un niveau de redistribution de 10 à 12 euros par mois, à condition d’augmenter très largement le nombre des « spoliés ». On est très proche de « la dictature du prolétariat » avec les conséquences que l’on connaît.

Ajoutons que cette politique de redistribution forcenée nuirait à la capacité d’investissement dans les entreprises car, ce sont les riches qui investissent et ce ne sont pas les 10 euros distribués à chaque Français qui seront réinjectés dans l’économie (il serviraient plutôt à acheter des produits chinois). L’économie Française déclinerai assez rapidement pour devenir vite moribonde. C’est par ce processus de redistribution à tout va  et donc de sous-investissement que Hugo Chavez a ruiné son pays et conduit le Venezuela à la crise humanitaire, sociale, et économique qu’il connaît aujourd’hui.

Convenons que mon analyse est très schématique et discutable dans sa forme. Cependant je la crois juste sur le fond, d’autant qu’elle est étayée par des expériences déjà vécues. (révolutions Française, Soviétique, Chinoise, Cubaine, Bolivarienne/Venezuela, …). Gardons-nous des solutions populistes simplificatrices à l’excès. On ne commence pas une telle lutte contre les inégalités (car c’est bien de lutte légitime dont il s’agit) en se tirant une balle dans le pied.

PS. Évidemment je n’ai même pas envisagé la riposte des plus riches consistant à s’expatrier, investir à l’étranger, ou délocaliser leurs entreprises .Et de plus l’isolement de la France sur le plan international serai total ! Bonjour les dégâts.

PPS. On a toujours vu, après chaque « révolution populaire » après élimination de la classe dominante émerger une nouvelle classe de « riches » issue des classes populaires qui ont fait la révolution. Ces « nouveaux riches » ont exactement le même comportement que les « anciens riches » ! Il n’y a pas deux catégories d’individu, les riches et les pauvres, il s’agit d’une même espèce « Homo sapiens ». On reproche au riches d’en vouloir toujours plus, mais on constate que les pauvres, c’est bien naturel, en veulent également toujours plus.

Les pauvres ne sont que des riches sans argent, c’est par ce biais qu’il faut juger des inégalités

La politique de Macron expliquée

Tous les régimes successifs se sont fixés comme objectif prioritaire le chômage. Ils ont tous échoués, pourquoi ? Parce en plus de cet objectif ils ont voulu résorber la dette publique, faire des avancés sur le pouvoir d’achat, donner de la compétitivité aux entreprises, préparer leurs futures échéances électorales, réduire le déficit des caisses de retraites, etc. etc. Plaire à droite, plaire à gauche, tous se sont égarés à courir plusieurs lièvres et des objectifs antagonistes.

Pour le régime de Macron, il n’y a qu’une seule priorité : Le chômage. L’égalité, la redistribution du pouvoir d’achat ne font pas partie des objectifs prioritaire à court terme. Ils ne trouverons leur place qu’une fois le premier objectif atteint. C’est une option difficile à afficher !

Son analyse est simple:

Résorber le chômage c’est avoir moins de Français à indemniser, plus de recettes pour l’état et pour les caisses de retraite. Le bénéfice est énorme puisque l’on met plus de Français au travail, on rééquilibre tous les comptes sociaux, on diminue notre dette extérieure, on améliore le climat social, et on se donne des marges de manœuvre pour s’atteler à la notion d’égalité et de justice sociale. Toute politique doit faire sauter ce verrou.

Pour résorber le chômage il faut créer des emplois. Pour créer des emplois il faut que les entreprises gonflent leur carnet de commande. Pour gonfler un carnet de commande il faut trouver de la compétitivité vis à vis de nos concurrents étranger (soit parce que l’on va exporter d’avantage, soit parce que l’on va importer moins) et que la compétitivité interne est une « équation à somme nulle » qui ne joue pas sur l’emploi.

Pour trouver de la compétitivité les entreprises doivent soit développer et vendre des produits innovants soit diminuer leurs prix, donc leurs couts. La recherche de la compétitivité par l’innovation est un processus nécessaire mais qui s’inscrit dans le temps long. La compétitivité par les couts peut être mise en œuvre à relativement court terme, d’où le choix de l’aide financière aux entreprises comme seule option pour lutter contre le chômage.

Est-ce une politique juste : « bien sûr que non ! », Est-ce que cette politique accroit les inégalités, « bien sûr que oui ! », Existe-t-il une autre politique envisageable : « Je ne le crois pas ! »

Cette politique est particulièrement injuste car en donnant de larges aides aux entreprises pour leur redonner une compétitivité, dans un budget tendu et limité, elle diminue inévitablement la capacité de redistribution des richesses vers les plus défavorisés. Les entreprises devenant prospères, certes elles embauche car elles ont besoin de main d’œuvre pour honorer leurs nouvelles commandes, mais elles s’enrichissent et accroissent leurs profits. Cette politique se traduit, « in fine », par un transfert d’argent depuis les poches des plus démunis vers celles des actionnaires. La diminution du chômage passe par un accroissement des inégalités. Voilà une politiquement parfaitement injuste puisqu’elle revient à dire aux plus pauvres : « si vous voulez du travail vous allez devoir le payer »

Existe-t-il une autre solution ? Je n’en voit pas ! Toutes tentatives pour distribuer du pouvoir d’achat se traduirait par un affaiblissement des entreprises. L’idée que cette distribution pourrait conduire à une reprises de la consommation qui soutiendrait les entreprises est totalement fausse. Dans un marché concurrentiel et ouvert les consommateurs se tournent vers les produits les plus avantageux et dans ce cas, ou nos entreprises ne seraient pas compétitives, vers des produits importés. La distribution de pouvoir d’achat profiteraient à nos concurrents étrangers. Nos entreprises en difficultés devraient débaucher, voire fermer ou se délocaliser. Ce serait la catastrophe pour le marché du travail, le chômage, et la dette publique. Évidemment se seraient encore les plus pauvres qui en pâtiraient.

Des deux solutions, Macron choisit celle qui satisfait son électorat libéral et qui est la « moins pire » pour les classes défavorisées. L’autre solution, plutôt proposée par les forces de gauche, entrainerait plus d’égalité mais, malheureusement une égalité dans le désastre. Mieux vaut l’injustice que la débâcle et les « forces de gauche » qui penses défendre les classes les plus démunies ne feraient avec leur proposition que de les appauvrir davantage.

Avoir son assiette correctement remplie, c’est bien, même si celle des autres est mieux fournie.

C’est douloureux à admettre, mais le monde est ainsi fait. La France est dans le monde et ne peut échapper au climat libéral général. La gauche doit se rendre à l’évidence, elle a perdu son combat. Toutes les politiques qui agissent comme si la France était un ilot isolé du monde font fausse route et sont vouées à l’échec.  Nous ne pouvons plus jouer en solo et penser imposer nos vues au reste du monde, il nous faut « nager avec le courant » essayer de trouver notre place dans ce courant et tenter de limiter la casse. C’est en ce sens que la politique proposée par E. Macron, même si elle est contraire à certaines de nos valeurs, est la seule possible à ce jour. Gardons-nous des politiques des populistes de droite ou de gauche qui sous couvert d’aider les classes populaire ne feraient que les paupériser au maximum. Ces leaders ne cherchent qu’à asseoir leur pouvoir et se moquent bien de ceux qu’ils prétendent défendre. La phrase la plus stupide que l’on peut entendre est : « le peuple a toujours raison et il faut l’écouter ». Le peuple a plébiscité Pétain, il a porté au pouvoir Hitler, Mussolini, Staline et Mao Tsé tung. Il lui arrive parfois de faire quelques légères erreurs. Les citoyens méritent d’être écoutés, mais « le peuple » il faut s’en méfier.

Relancer l’économie … simple mais difficile !

Un des leitmotivs de la campagne présidentielle a été la relance de l’économie pour juguler le chômage. Deux grands types de solutions sont proposées, toutes les deux ayant leurs supporters et leurs détracteurs. Présentées à leur avantage, ces deux propositions paraissent aussi crédibles l’une que l’autre pour atteindre le but recherché.

La première approche, de type libérale propose un politique de l’offre. On réduit les charges des entreprises pour leur permettre d’abaisser leurs prix de revient et leur redonner de la compétitivité tant sur le marché intérieur que à l’export. L’entreprise obtenant de nouvelles commandes va embaucher du personnel pour les réaliser. Le chômage diminue et les comptes des ASSEDIC se redressent. Ces nouveaux travailleurs génèrent de nouvelles cotisations qui vont donner de l’oxygène aux comptes de l’URSSAF et des caisses de retraites. Séduisant comme proposition !

L’alternative, de type social, propose une politique de l’offre. On donne du pouvoir d’achat aux salariés qu’ils vont utiliser pour acheter des biens de consommation. Cette relance va grossir les carnets de commandes des entreprises qui vont devoir embaucher pour faire face à la demande. Le chômage diminue et les comptes des ASSEDIC se redressent. Ces nouveaux travailleurs génèrent de nouvelles cotisations qui vont donner de l’oxygène aux comptes de l’URSSAF et des caisses de retraites. Séduisant comme proposition !

Comment choisir entre ces deux propositions toutes aussi alléchantes ?

Voyons tout d’abord les envers des médailles, ce que l’on ne nous dit pas.

Dans l’approche basée sur la politique de l’offre, la réduction des charges des entreprises (cotisations sociales patronales, impôts …) diminue d’autant la capacité de redistribution de l’état diminuant mathématiquement les revenus des plus démunis. En regard, les entreprises fonctionnant bien, retrouvent leurs bénéfices et les actionnaires en profitent pour capitaliser les résultats. En raccourci de l’argent est passé des poches des salariés les plus démunis aux poches des actionnaires. Evidement le chômage recule, les Français retrouvent le chemin de l’emploi, mais ce au détriment de l’inégalité sociale qui s’accroit. (On note que de façon générale les économies se portent bien dans les pays ou les inégalités sont fortes et ralentissent quand des mesures fortes de redistribution sont mises en place … voir Chine, Indes, Etats unis, Grande Bretagne …)

Dans l’approche basée sur la politique de la demande, le surcroit de pouvoir d’achat offert aux Français est pris sur la marge de compétitivité des entreprises (distribution de salaire ou redistribution de cotisations patronales). L’inégalité sociale diminue, mais les entreprises perdent une compétitivité déjà en berne. Les Français consomment plus, mais ont une fâcheuse tendance à se tourner vers des produits importés moins chers que les produits fabriqués en France. Pour survivre les entreprises vont donc être obligées de délocaliser ou de réduire leur activité en licenciant le personnel qu’elles ne peuvent plus économiquement conserver. Les salariés qui ont gardés leur emploi s’enrichissent, mais pour les autres le chômage augmente.  L’économie s’effondre, tous les comptes sociaux sont dans le rouge (ASSEDIC, URSSAF, Retraites). En fait salariés et actionnaires sont tous deux perdants dans le processus.

En fait aucune des solutions ne peux être satisfaisantes et tous les politiques nous mentent par omission en ne présentant que l’aspect positif de leur politique.  Alors, que faire ?

Tout d’abord replaçons la France dans le contexte international. Notre pays n’est pas un territoire isolé mais placé au cœur du réseau de relations internationales. Il est impacté par tout ce qui se passe dans le monde et il est en compétition permanente avec les pays étrangers. Les capitaux, les sociétés circulent plus ou moins librement d’un pays à l’autre. Si la France prend des initiatives, propose des solutions qui pénaliseraient les sociétés celles-ci, si elles sont Françaises se délocaliseront et si elles sont étrangères éviteront de s’implanter en France.

Certains de nos postulants président veulent engager une bataille contre le capital et les capitalistes. Ils n’ont pas compris que cette bataille est perdue depuis longtemps, et ce pour deux raisons majeurs

  • Les ressources et les moyens d’action sont entre les mains du capital ce qui rend le combat politique et social très inégal
  • Une telle approche ne se conçoit que dans un « système fermé », fermeture des frontières, contrôle des changes, blocage des échanges internationaux, c’est à dire avec un régime autoritaire.
  • Il n’y a jamais eu véritablement de combat engagé contre le capital. Ceux qui pensaient l’entreprendre ont en majorité luttés non pas pour abattre le capital mais plutôt pour y trouver leur place, pour participer, eux aussi, au festin.

Malheureusement le monde actuel nous propose donc, soit un système très inégalitaire soit un suicide collectif. C’est pourquoi, François Hollande, et Emmanuel Macron nous ont proposés et nous proposent, avec sagesse, un moyen terme, un système libéral (avec politique de l’offre) avec des amortisseurs sociaux pour éviter « la casse ». Ce n’est pas réjouissant, c’est injuste, moins efficace qu’un pure libéralisme (en raison des amortisseurs sociaux) mais c’est un moindre mal. La France n’est pas en mesure d’imposer sa vision idéaliste du monde, et dans sa faiblesse ne peux que « nager dans le sens du courant » ou alors se noyer.

Signalons, au passage, que la notion de « nation souveraine » telle que développée par les « souverainistes » est tout à fait illusoire. Aucune nation ne peut s’affirmer en opposition aux autres excepté les très grandes puissances économiques ou militaire (USA, Chine).

Une fois posé ce diagnostic pas très enthousiasment pour les socio-démocrates et les socialistes affirmés se pose la question de l’action à entreprendre. Là commencent les difficultés.

Comment faire admettre à quelqu’un en grande difficulté financière que la bonne, ou plutôt la moins mauvaise solution est de diminuer son pouvoir d’achat et d’augmenter celui des plus fortunés pour assurer un redémarrage de l’économie et lutter contre le chômage ! C’est mission impossible. François Hollande a essayé de la faire sans jamais le dire et cela a conduit à une incompréhension totale et à un rejet de sa politique. Emmanuel Macron nous propose une approche similaire, plus volontariste, mais sans vraiment s’en expliquer. C’est pourtant là le nœud qu’il nous faut délier pour rendre cette politique acceptable.

 

Comme on le voit, le diagnostic est simple, mais la mise en oeuvre hautement problématique.