C’est une position très ancienne dont les causes profondes sont généralement masquées par des prétextes utilisés pour la justifier.
Deux populations sont victimes de cet éternel rejet : Les hébreux et les Roms. On est en droit de s’interroger sur pourquoi le ciblage de ces deux populations !
Commençons par un petit survol historique
Chassés d’Égypte les hébreux émigrent en Mésopotamie (l’empire de Babylone). Ils s’installent à Jérusalem et y fondent le une communauté et bâtissent le premier temple de Salomon. Nabuchodonosor II, inquiet de l’importance de cette communauté les expulse de Jérusalem et détruit leur Temple. Peu après Gyrus autorise leur retour et la construction du second temple de Salomon. La Mésopotamie est alors annexée à l’Empire Romain. Après des périodes de cohabitation très conflictuelles Rome Christianisé entreprend une répression contre les populations Juives. Certains Hébreux sont réduit en esclavage, d’autres expulsés dans les diverses provinces Romaines et finalement forment, une diaspora disséminée dans le monde entier. Tantôt tolérés, tantôt rejetées les communautés Juives ne réussissent pas vraiment à s’implanter dans les sociétés avec lesquelles elles cohabitent sans jamais avoir la volonté de s’y intégrer. L’histoire récente depuis la Shoa jusqu’à la fondation de l’état d’Israël est bien connue. L’installation d’Israël en terrain conquis sans prise en compte de la situation des populations palestiniennes a générer le conflit qui sévit encore.
Pour les Roms (Tsiganes, Bohémiens) l’histoire est celle d’un peuple itinérant formant des communautés inintégrés aux sociétés dans lesquelles il vit et indéfiniment pourchassé jusqu’à pâtir également de la Shoa.
Un point intéressant à signaler pour ces deux populations c’est dans leur langage la façon de définir l’étranger. Pour nous, un étranger et une personne n’étant pas Française mais étant Italienne, Belge, Malienne, Péruvienne ou autre. L’étranger et défini par sa différence mais aussi par son identité
Pour Juifs et Rom, le Goy ou le Gadjo sont simplement ceux qui ne sont pas Juif ou pas Rom. Ils n’ont pas de statut propre et son défini par exclusion.
La grande force de ces communautés est la formidable solidarité qui les réunis, cette forte empathie entre les membres qui surpasse le narcissisme individuel et leur donne un sentiment d’appartenance rarement égalé. C’est aussi leur faiblesse car elles négligent totalement l’empathie envers ce qui est extérieur à leur communauté, ce qui leur donne une image fortement narcissique et arrogante. Les autres se sentent exclus, rejetés et par réaction développent un sentiment de rejet envers ces communautés qui les négligent. Une communauté trop soudée, trop impénétrable aux autres est inévitablement l’objet de répulsion et d’ostracisme.
Ne cherchons pas l’antisémitisme dans les prétextes avancés pour le justifier. Les chrétiens ont accusés les Juifs d’avoir mis à mort le « fils de leur dieu » au moyen âge ont leur a reproché leur gout pour l’usure et la finance, Au début du XXème siècle leur désir de domination, alors que l’antisémitisme actuel se fonde plus sur le traitement du conflit Israélo Palestinien … les prétextes évoluent mais le rejet reste.
Conclusion
Ce que l’on reproche aux Juifs et aux Roms c’est ce « vivre entre soi » comme si eux seuls comptaient. Il n’est pourtant pas choquant qu’une communauté veuille vivre selon ses préceptes, ses rites, ou sa religion … c’est un droit fondamental des peuples. Là ou le bas blesse c’est qu’inévitablement les intérêts des communautés se heurtent et que sans respect et sans une certaine empathie réciproque des uns pour les autres, la confrontation vire vite au conflit
PS : Par exemple, dans le conflit Israélo Palestinien l’absolu refus d’Israël de l’existence d’un état Palestinien, c’est à dire la négation même de toute une population est une véritable déclaration de guerre. L’intransigeance du Hamas est évidemment du même acabit, bien que d’origine très différente : Le radicalisme.
