Évidement ce n’est pas vraiment mon registre de compétences, mais je vais me risquer à proposer quelques idées.
Définir une stratégie, quelle soit militaire ou autre suppose au préalable de s’être défini un objectif précis. C’est une simple règle de bon sens de se proposer un but avant de fixer les moyens nécessaires pout y parvenir. Ceci dépendent évidemment de l’analyse de la situation et du contexte.
- Le contexte
- En Iran : C’est en théorie une théocratie orthodoxe et autoritaire. IL faut comprendre que dans religion Chiite les autorités religieuses sont considérées comme des descendant du prophète et présentent de ce fait un caractère sacré (un peu comme dans la religion catholique les prêtres sont les représentants de dieu sur la terre) A la chute du shah, l’ayatollah Khomeiny a pris, en tant que guide suprême le pouvoir ,spirituel et politique, sur l’état Iranien. A sa mort Ali Khamenei, bien que n’ayant pas les qualifications religieuses nécessaires à pris sa succession. Pour faire une comparaison, chez les catholiques le pape est choisi par un conclave parmi les cardinaux. Un évêque ou un curé de paroisse ne sont pas habilité à devenir Pape. C’est pourtant ce qui est advenu en Iran. A l’amort, récente de LhamenieAli son fils , Mustaba Khamenei à pris sa succession bien que n’ayant aucune des qualifications religieuses pour ce poste et plutôt connu pour s’être enrichi par la corruption et être un haut responsable des « gardiens de la révolution » bras armé du pouvoir Iranien. Le pouvoir religieux a donc été dépassé par le pouvoir politique et l’Iran n’est plus qu’une théocratie de façade mais devenu une véritable junte militaire qui s’appuie sur la religion pour légitimer son pouvoir et oppresser, réprimer la population.
L’Iran s’est toujours poser en ennemi de l’occident qui avait notamment apporté son soutien au Shah renversé par la révolution. Le conflit Israélo-Palestinien opposant Israël et ses alliés occidentaux au palestiniens c’est montré le terrain idéal pour cette opposition. L’Iran et ses proxy ‘OLP, Fatah, Hezbollah, Bachar el Assad, milices chiite d’Irak ont pris comme crédo la destruction de l’état d’Israël. Pour entrer dans le domaine des états dotés de la « dissuasion »l’Iran a fait un gros effort sur le plan de l’armement militaire et est largement en avance sur nous dans le domaine des drones et souhaite vivement se doter de l’arme nucléaire - En Israël : La situation est historiquement complexe. Selon le récit biblique le peuple Hébreu est chassé ou s’évade d’Égypte pour s’installer sur la terre promise par dieu à Abraham, la Palestine. C’est un territoire déjà habité par des Mésopotamiens sous l’empire de Babylone(déjà les Perses !) ou il fonde une colonie et construit le premier temple de Salomon. Cette communauté très soudée dévient un petit état dans l’état et NabuchodonodorII décide de les chasser et de détruire le temple de Salomon. Peu après (550 AV JC) Cyrus II autorise les Hébreux à revenir à Jérusalem et ils re construisent le second temple de Salomon. L’empire perse tombe sous la domination Romaine (période de la crunifiction de Jésus par les JJuifs) . Peu après les Romains chassent Juifs de la Palestine. Ceux ci fondent des communautés aux quarte coins du monde, tantôt acceptées par les populations locales tantôt rejeté comme ne voulant jamais s’intégrer, se fondre, dans la population locale. L’antisémitisme et le fruit de ces refus de voir les Juifs s’implanter localement ; D’abord porté par l’église catholique (pas bien d’avoir crucifié les fils de dieu) puis plus tard par les nationalismes locaux, et enfin par l’extrême droite chrétienne et les milieux d’argent , pour connaître son apogée à la période nazi. Devenue alors, comme tel, inacceptable, il est devenue Pan-Arabique suite au conflit Israélo Palestinien. Aujourd’hui l’extrême droite se veut l’ami d’Israël … dans son délire islamophobe (les ennemis de mes ennemis sont mes amis !). Mais il reste dans la société Israélienne un vieux sentiment victimaire, une tendance à une forme de Paranoïa auto réalisatrice qui pousse Israël à se trouver des ennemis partout … qui devienent bien réellement des ennemis et non des fantasme Le problème est très complexe car, dans ce conflit, on ne peut savoir qui est la poule et qui est l’œuf. Le problème d’Israël est bien sûr sa survie devant les menaces Iraniennes, mais aussi d’éliminer tous les opposants à son désir d’ expansion Sioniste. En effet Israël a toujours depuis l’assassinat d’Isaac Rabin refusé la solution d’un état Palestinien. Mais si il n’y a pas d’état Palestinien quel peut être le statut des territoires de la Palestine ? un noman ‘s land, une terre vierge à coloniser par qui voudra la prendre ? En fait Israël a déjà annexé le Golan, une grande partie de la Cis Jordanie, Gaza est entre les mains de Trump en attendant de revenir à Israël, et l’annexion du sud Liban est en route. Seul l’Iran peut encore s’opposer à cette volonté expansionniste d’oi la nécessité de lui ôter toute capacité de nuisance.
- Les USA : Les USA n’ont acul intérêt immédiat à cette guerre, la menace atomique existe bien mais je vois mal l’état Iranien tenter une attaque nucléaire sur les USA, les Mollah sont barbares mais loin d’être stupide. Quand aux missiles balistiques de longue portée l’Iran est encore loin e la avoir développés. Donc le danger existe, mais le temps des négociations reste large.. En fait les grands bénéficiaires, aux USA, de cette guerre sont Trump et les oligarques qui l’entourent. Pour le président il s’agit de détourner l’attention de ses turpitudes intérieures (affaire Epstein, violences de la police de l’immigration, inflation non vaincues …) en vue des élections de e mi-mandat.
- D’autre part les projets immobiliers pharaoniques qui doivent enrichir monstrueusement Trump et sa clique ne sont possible que si Téhéran n’a plus de capacités de nuisance. Aucun investisseur ne se risquerai à investir dans un territoire sous menace militaire. L’anéantissement de la force militaire Iranienne ainsi que la stabilisation de la région sous contrôle Israélien sont un préalable à tout projet.
Les objectifs
Ce qui devrait être le plus clair et malheureusement le plus confus. Il est vrai que les objectifs réels sont parfois difficile à avouer car peu « politiquement correct.
- L’Iran : Bien sûr l‘objectif principal est la survie de ce régime insupportable. La raison en est simple. Tout d’abord quand on à pris le pouvoir et joui de sa griserie il est difficile de « passer la main ». Mais plus sérieusement les dirigeants Iraniens ne jouent pas seulement leurs petits intérêts … mails jouent également leur vie. Que pensez-vous que ferait une foule déchainée devant un pouvoir qui s’écroule ?Le temps des règlement de comptes serai ouvert … et une foule revancharde devient vite une horde de loups affamés et sanguinaire. Les dirigeants en place n’ont que le choix du jusqu’au boutisme. Donc pour l’Iran la seule issue est de faire durer le conflit en espérant que le temps divisera leurs adversaires, que Trump sera rattrapé par les futures élections et que Israël seule ne pourrai les vaincre. L’Iran sait aussi que ses ennemis ne pourront gagner la guerre qu’en envoyant des troupes au sol pour éradiquer l’armée des gardiens de la révolution. Cela ferrai beaucoup de mort Israéliens et Américains, sacrifice que deux ci ne sont pas prêt à faire.
- Israël : L’objectif et clair : anéantir toutes les capacités de nuisance militaire ou politique de l’Iran et pour cela détruire leur forces armées et remplacer le régime par un régime p lus favorable aux visées d’Israël.
Détruire la force militaire sans changer de régime ne sert à rien car le potentiel ne nuisance ne pourra que se reconstruire, avec encore plus de hargne. L’objectif absolu est donc de remplacer le régime, ce qui suppose de renverser celui-ci. Or, un régime autoritaire se maintient, non pas par des chars, des missiles ou des portes avions mais par son système policier, en l’occurrence les « gardiens de la révolution ». Seule une opération au sol peut en venir à bout si le régime ne s’ effondre pas de lui-même.
- Les USA : Les voilà embourbés dans une guerre qui n’est pas la leur et donc dans laquelle ils n’ont pas d’objectifs réels. Certe il vont détruire en grande partie le potentiel militaire de l’Iran, mais après ? Quand ils auront bombardé tout ce qui peut se détruire ils ne seront guère plus avancés. Ils appellent maintenant à l’aide les autres pays pour débloquer le détroit d’Ormuz et les sortir d’un « merdier » qu’ils ont créé et dont ils n’arrivent pas à se sortir eux-mêmes.
Les stratégies
- L’Iran : Elle est assez simple et consiste affaire durer la guerre en espérant que les opinions publiques aux USA et dans le monde se lasseront et ferons pression pour un » cessez le feu » dans lequel l’Iran se poserai en victime et donc ç son avantage. D’autre part elle vise à dresser les uns contre les autres les partenaires des belligérants pur créer une dissension qui lui serai favorable. Les frappes tout azimut sur tous les pays servent ce but. Le blocage du détroit d’Ormuz fait partie de ce jeu en filtrant les bateaux autorisés en visant certaines unités de production pétrolière histoire d’attiser les jalousies et les rancœurs ?
- Israël : La stratégie consiste à affaiblir militairement, politiquement et économiquement l’Iran et ses proxy. Qu’importe les dégâts causés aux populations. A tout va pour « Israël Uber alles ! ». C’est une stratégie payante à court terme puisqu’elle permettra à Israël d’annexer la Palestine mais qui sera loin de « calmer le jeu » car la détestation d’Israël finira un jour par ressurgir. Voilà comment Israël se fabrique ses ennemis !
- Les USA : Difficile de parler de stratégie dans une guerre sans but et sans raison. Trump enlisé dans cette bataille qui ne sera jamais gagnée cherche à impliquer tous les pays à entrer en guerre, sachant pertinemment qu’ils ne le feront pas, mais ce qui lui permettra de rejeter l’échec sur eux et leur non-participation.
Conclusion
Des trois belligérants ils semble, malheureusement, que les Iraniens aient v la stratégie la plus élaborée basée sur le temps long et le division des acteurs. La chute du régime, quand même probable, ne viendra sans doute pas des bombardements intensif mais plutôt de l’usure et de la division au sein des dirigeants. Le soulèvement populaire ne peut être que le « coup de grâce » infligé à un régime déjà décomposé. Par contre quand un tel régime commence à se fissurer les « rats quittent le navire » et la débandade peut être très rapide. Espérons-le !
Les Israéliens ont des objectifs et un stratégie bien conçue et efficace, mais à court terme. Au fur et à mesure qu’ils éliminent leurs adversaires ils en fabriquent d’autres. Ca fait bien longtemps que sa dure et ce n’est pas près de cesser.
Les USA agissent sans objectifs et sans réel motif autre que de servir les intérêts individuels de Trump et des oligarques qui l’entourent. Combien de temps l’opinion Américaine acceptera ce cirque ? Le cout financier exorbitant et l’absence de résultats, malgré les rodomontades et les tartarinades de Trump pourraient bien finir par la lasser.
