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La couverture générale

Le conflit Israélo- palestinien

On entend partout que dans les circonstances présents les opinion publiques vivent avec l’injonction de « choisir leur camp ». Ce serait une grave erreur car, à dire vrai, cela conduirai à une radicalisation dangereuse des opinions.

Si l’on s’en tient à l’actualité, le Hamas a déclenché une opération de « terrorisme de masse » contre les populations Ismaéliennes, dont l’abjection ne peut échapper à personne. En riposte, Israël a engagé un pilonnage intensif de Gaza, meurtrier et sauvage touchant les populations Palestiniennes confondues avec les guerriers du Hamas. Dans ces conditions difficile de prendre parti.

On peut comme dans la cour de récréation dire : « C’est le Hamas qui a commencé », Mais tout est bien plus complexe puisque le jeu  de Pingpong de l’escalade dure depuis 1948

A cette époque la Société des Nations (SDN) donnant suite à la revendications des ressortissant Sionistes de diverses nations (Perpétuelles victimes de l’anti sémitisme) leur a accordé un territoire ou ils pourraient vivre en paix. Le choix s’est évidemment porté sur la Palestine, terre promise, dans la bible, aux Juifs par le dieu d’Abraham. De quel droit la SDN a -t-elle entériné les injonctions de la Bible au dépends des ressortissants Musulmans de la Palestine ?

L’émigration Juive en Palestine avait commencé dès la fin du XIX ème siècle sous l’influence des mouvements Sioniste et le nouvel état d’Israël comptait déjà 500.000 Juifs pour 1,2 millions d’Arabe.

L’opinion Arabe déjà fortement hostile aux mouvements Sioniste se rebelle et survient une première guerre qui verra un exode des Arabes Israéliens vers la Palestine et une exode des Juifs vers Israël.

En 1967 la « guerre des six jours » verra un nouvel exode des Palestiniens de Cis Jordanie vers la Jordanie et l’arrivé de 600.000 Juifs chassés des pays arabes en Israël.

Ensuite de conflits en conflits, de tentative de paix sabotés en résolution des Nations Unies jamais respectées, d’attentats en confinement des Palestiniens on en arrive à aujourd’hui à ce déferlement de violence et ces milliers de victimes et ces centaines d’otages.

Ce petit aperçu, loin d’être exhaustif, afin de montrer la complexité de la situation et l’incapacité de raisonnablement choisir un camp. Entre un Hamas dont la base de la doctrine est l’anéantissement de l’état d’Israël, et l’état Hébreu dont la colonisation illégale interdit tout espoir de règlement, comment choisir ?

L’interférence des grandes puissances au côté de l’une ou l’autre des parties ne fait que renforcer le fossé entre les belligérants et l’exportation du conflit dans le monde. La seule intervention devrait être la pression unanime pour une solution du conflit avec deux états indépendants. Malheureusement chaque nation, chaque parti politique, joue sa propre carte et récupère ce conflit à des fins de politique intérieure ou géostratégique.

L’escalade de  la violence a atteint un niveau inacceptable et si on n’y met pas fin le prochaine épisode risque d’être encore pire. Prendre parti, quel qu’il soit, dans ce conflit c’est prendre le parti de l’affrontement, donc de la guerre et ses conséquences. Aucune idéologie ne vaut le massacre de milliers de personnes. Une utopie ne vaut pas la réalité. Le seul parti à épouser est celui de la paix.

Cessons les spéculations sur ce qui  devrait être, ou ce qui pourrait être pour nous concentrer sur ce qui doit être, c’est à dire la paix. Le droit, la justice ne sont que des idées, la paix, la vie, c’est le réel.

Tout cale es très analogue à une querelle familiale.

Prenons une famille de membres A, B, C, D, E, F, G, H

A et B ne s’entendent pas

C, D, E prennent parti pour A

F, G, H prennent parti pour B

Voilà la famille coupée en deux.

Mais évidemment peuvent surgir des conflits entre C, D, E et F, G, H sur la base de vieux contentieux oubliés

Des conflits peuvent alors surgir entre les  membres groupes C, D, F ou entre ceux des groupes  F, G, E

De fil en aiguille, voilà comment une famille explose !

C Q F D !

Les invariants des civilisations. Le positionnement

En tout temps et en tous lieux les civilisations ont développées des valeurs identiques même si elles n’ont pas eu de contact entre elles. Il est intéressant de constater combien elles ont, indépendamment les unes des autres été amenées à suivre des évolutions similaires et se construire selon des valeurs universelles

Les divinités et les religions

Toutes les civilisations se sont construites autour d’une croyance en une ou plusieurs divinités. Depuis la civilisation mésopotamienne Égyptienne, Grecque, Romaine, Chrétienne, Musulmanes, Khmer, Incas, Aztèque, Maya, Hindou et autres, la religion a toujours été la pierre angulaire des civilisations. Les prêtres ont toujours joué un rôle dominant à côté des puissances en place et imposé leur vision de la morale aux populations croyantes.

Le besoin de religion vient  des événements que l’on ne peut expliquer. La vie, la mort, les phénomènes naturel (pluie, vent, inondations, éruptions volcanique …) sont autant de prétextes à tenter de les représenter, d’en donner une image par rapport à laquelle on pourrait se positionner. On n’y arrive pas on en donne une représentation magique, transcendantale, à figure plus ou moins humaine qui peut nous servir de repère.

Les hiérarchies, les institutions

Toute civilisation se cristallisent en une société reflet des aspirations des participants. Elle se dote de valeurs institutionnelles, d’un « vivre ensemble », d’une morale, généralement inspirée de la religion. Les dieux sont de grands moralistes … et leurs injonctions sont bizarrement proche des attentes des humains pour leur « vivre ensemble »

Ces institutions prennent deux formes principales, l’autocratie ou la démocratie avec toutes les formes intermédiaires. Elles impliquent toutes la soumission à l’institution.

 et donc des lois, une justice et une police.

La famille et le mariage, les transmissions

Jusqu’à nos jours les sociétés ont toujours été bâties autour du modèle familial. D’abord très large, le clan, elle se rétrécie pour aller au couple dernier rempart de la cohésions des sociétés. Quand le couple s’affaibli c’est le signe que les valeurs de la société sont à l’approche d’une grande transformation et les valeurs collectives s’effacent devant les valeurs individuelles.

Le mariage est le grand marqueur de toutes les civilisations, de même que la transmission des biens et valeurs familiales.

La peur de la mort et ses rites

La peur de la mort est un incontournable de sociétés. Impossible de savoir ce qu’il y a avant la vie et après la mort. L’avant ne nous soucie guère puisque n’étant pas là nous ne nous sentons pas concernés. Par contre la mort nous concerne au premier chef. Disparaître, tout en ayant conscience d’être tout en  n’étant plus, est source d’angoisse. Les religions nous ont sécurisé en affichant « la vie éternelle » après la mort. Fausse sécurité, car vivre éternellement sans savoir réellement ce que sera cette vie est encore plus angoissant. Tous les rites funéraires sont une mise en scène de cette transition, de ce passage, qui ne font que renforcer l’angoisse.

Mieux vaut penser que la mort est un néant qui, par conséquent, ne nous concerne pas. Ce sont tous ces invariants dans les civilisations qui conduisent à une invariance dans les concepts couvrant les langages.

L’art et les parures

L’art et le paraître est un invariant des civilisations. La recherche de la beauté et d’un certain esthétisme semble une nécessité des groupes humains. Ils ont tous eut leurs artistes quelque soit leur degré de sophistication. Le costume et l’apparat ont toujours existé comme reflet des hiérarchies ou des appartenances à un groupe identitaire. Le costume est un marqueur des civilisations et des régionalismes.

La sexualité, les tabous

La sexualité, la mort, et même la richesse ont été à l’origine de nombreux tabous. Le premier tabou de la sexualité vient de la bible ou Adam et Ève ont commis « le péché de chair ! » Heureusement car sans cela pas d’espèce humaine, bien joué Adam!. Difficile d’énumérer les tabous liés au sexe car la liste serai trop longue. La mort, avec son côté magique, a été une angoisse dans les diverses civilisations, angoisse qui s’est accrue avec les progrès de la médecine et le recul de la mort.

L’évolution des société

Les civilisations évoluent un peu comme les êtres humains. Elles naissent pleines de vigueur, pleines d’espoir en l’avenir, dans un grand élan collectif. Puis elles s’organisent, se structurent, établissent des valeurs pour devenir une société mature. Puis les règles, les normes, les contraintes finissent par les scléroser et devenir pesante pour les citoyens. Nais alors le « besoin individuel » ou chacun pense se débrouiller mieux seul, ou le collectif apparait comme un boulet plus qu’un aide. La société qui s’était construit autour d’un consensus collectif se délite et perd de sa force. Devant des pressions extérieures (guerre, concurrence …) elle ne peut résister et se dissous progressivement jusqu’à disparaître.

Notre civilisation européenne vit cette phase de perte du sens collectif et si on ne réussit pas à construire une véritable Europe soudée autour d’un projet d’avenir commun (ce qui est très vraisemblable) nous irons doucement vers une régression incontrôlable.

La langue

Tous les groupes constitués développent un langage, c’est une nécessité pour échanger, se hiérarchiser. La relation est un élément essentiel du positionnement, des hiérarchisation, et de la définition du rôle de chacun dans la structure sociale et  de son évolution. Ce qui est intéressant à souligner c’est que tous ces langages tournent autour des mêmes concepts invariants, à tel point que l’on peut pratiquement traduire une langue en une autre au mot à mot.

Conclusion

On constate combien les civilisations génèrent des sociétés construites sur les même modèles de valeurs et d’organisation. Des groupes humains, souvent sans contact les uns avec les autre bâtissent des sociétés similaires.

Que l’on se pare de plumes, de peaux de bêtes, d’armure, ou de costume cravate, les organisations sociales développent des modèles fondés sur les mêmes principes. Les inévitables différences entre les civilisations portent plus sur de problèmes marginaux, non fondamentaux, mais les structures profondes sont invariantes.

La structure sociétale des civilisations est moins une affaire de culture que résultantes de « la condition humaine »

  Vie et mort des démocraties

On nous alerte sur la possible fin de nos démocraties. On crois généralement que la démocratie est un état en soi qui peut, être ou disparaître. C’est bien plus compliqué, une démocratie est un simple moment dans la vie d’une société.

Une société se crée, au départ, quand les individus lassés de faire seul face au destin éprouvent le besoin de se rassembler pour survivre. Un homme charismatique apparaît qui fédère autour de lui des clans et groupes disparates. S’en suit généralement une sorte d’oligarchie dominante acceptée par la population dans un premier temps. La société s’organise, se développe, accède à la formation et la culture. Lorsque la population est suffisamment « évoluée » une forme de besoin de  démocratie apparaît et l’oligarchie est bousculée. Du chaos qui en résulte la population aspirant à plus de justice met en place une structure qui se voudrait plus égalitaire et plus juste fondée sur les droits et devoirs de chacun. Avec l’évolution de la culture  des « appétits » émergent, chacun  revendique ses droits collectifs, puis individuels et la société s’effrite. De ce chaos nait le besoin d’ordre et d’autorité. Surgit alors un homme charismatique qui apparaît comme le refuge contre la « chienlit » et que l’on porte u pouvoir. Alors que dans un chaos successif à une autocratie le chaos appelle à la vie communautaire, sociale, et égalitaire, après une pseudo démocratie le chaos appelle à un pouvoir fort, donc autoritaire.

La vie des société est une alternance d’autocratie, de chaos, de démocratie, de chaos, et d’autocratie. Ainsi va le monde, on désire toujours ce que l’on a pas.

Si on prend la société Française, après l’anarchie de l’empire Gaulois et sa défaite est venue une période d’organisation et de relative paix dans l’empire Romain. Avec la chute de celui-ci et le délitement qui s’en suivit on a inventé la royauté, régime autocratique s’il en est. Après quelques siècles de domination le besoin d’abolir les privilèges de la noblesse est apparu et s’en est suivit la révolution, période pour le moins chaotique. Les révolutionnaires mettent donc en place une république bien acceptée par tous (sauf par les privilégiés) qui non sans soubresauts a survécu jusqu’à nos jours. On voit donc que notre histoire et faites d’alternance de périodes autocratiques et « démocratiques »

A ce jour, nous sommes manifestement dans une période d’affaiblissement de la démocratie. La démocratie représentative qui caractérise notre république est attaquée de toutes parts. Les partis d’oppositions critiquent les institutions et veulent les mettre à bas. Les décisions des institutions ne sont plus reconnues dans la rue et son contestées par des petits groupes auto-proclamés. Chacun de nos présidents quittent ses fonctions détestés par les citoyens qui ne se reconnaissent plus dans notre démocratie. On en appelle directement au peuple, à tout le monde c’est à dire à personne ! Quand l’état perd la main c’est le début du chaos. Venant d’une période d’organisation on est conduit directement vers une autocratie. Nous aurons le choix entre une extrême gauche qui propose plus d’état et une extrême droite revendiquant l’homme providentiel pour plus d’autorité. Venant d’une période ou l’état est mis en cause c’est l’extrême droite qui doit prendre le pouvoir (c’est plutôt la population qui va lui donner !)

La démocratie reviendra après que le pouvoir autocratique aura lassé les citoyens par sa rigueur sa faillite et sans doute les nationalismes nous mènerons à la guerre. Une période de chaos d’ou surgira un nouveau besoin de paix et de démocratie

La démocratie reviendra si notre civilisation dure. On sait que les civilisations ont une durée de vie limité. Pour la civilisation Égyptienne elle a duré 3000 ans, pour la civilisations Romains environ 1000ans, comme pour les Khmers, les incas, les Aztèques, et bien d’autres. Notre civilisation Chrétienne dure depuis 2000 ans elle est donc en fin de parcours !  Elle devra un jour disparaître … mais pour moi j’aurais disparu avant. Alléluia !!!  

Le grand remplacement

C’est une idée qui fait fureur (au sens propre et au sens figuré) dans les milieux d’extrême droite et qui vient d’être avancée par le président Tunisien qui voit d’un mauvais œil l’arrivée de migrants dans son pays tout en trouvant normal que les ressortissants Tunisien émigrent vers l’Europe.

C’est une théorie suffisamment fumeuse et floue pour qu’on s’y arrête. Tout se mélange, colonisation, repeuplement, remplacement.

La colonisation

La conquête  d’un pays voisin, suivie d’une migration n’est pas un fait nouveau.

Les Égyptiens ont envahi et colonisé les pays limitrophes

Les Romains ont étendu leur empire du moyen orient jusqu’aux frontières de l’Ecosse et colonisé les états conquis. Ils y ont implanté, en douceur, la civilisation, la culture, la religion Romaine

Portugais et Espagnols ont annexés les états d’Amérique du sud, plus pour en accaparer les richesses que pour les coloniser. L’église Catholique y a cependant œuvrée pour y implanter le catholicisme.

Les Colonisations Française, Anglaises, Allemandes n’avaient aucune visées culturelles ou idéologiques, mais un but purement mercantile. S’assurer des ressources et des territoires et trouver de la main d’œuvre soumise à bon marché

Dans tout cela aucune intention de remplacement, au contraire l’idée de garder les populations locales pour les travaux subalternes et mal payés

Le repeuplement

C’est la méthode mise en place au Tibet par les Chinois. Elle consiste à noyer les populations locales dans un flux d’émigrés Chinois de façon à les rendre minoritaires dans leur pays. Sans éradiquer la culture Tibétaine, la civilisation Chinoise devient prépondérante. C’est également la tentative faites à Hong Kong. C’est une amorce de « grand remplacement »

Ce qui commence à se rapprocher du « grand remplacement » c’est la tentative d’éradication des Ouïgours en les chassant, les parquant pour les remplacer par une population Chinoise. Récemment la purge des territoires arméniens par l’Azerbaïdjan en est un autre exemple.

Le grand remplacement

L’archétype du grand remplacement est la conquête de l’Amérique par les migrants venant d’Europe (Angleterre, Allemagne, France). Ceux-ci ont, en toute conscience, éradiqué les tribus indiennes locales pour prendre leur place. Aucune intention de civilisation ou de religions mais une simple volonté affichée de « grand remplacement ». Cette abomination a donné naissance à la première puissance économique et technologique du monde.

La création de l’état d’Israël se fait selon un schéma de « grand remplacement ». Le pays principalement peuplé de Palestiniens devient, par la volonté des grandes puissances, l’état juif ou les autochtone se retrouve rapidement minoritaires et discriminés. La notion de « remplacement » vient de la volonté assumée de s’installer « en place de … »  

En un certain sens la conquête de l’Australie par les colons Anglais peut-être considérer comme un remplacement, les peuplades Aborigènes ayant été en partie décimées ou réduites en semi esclavage.

Conclusion

Les véritables grands remplacements se sont produits lorsque des migrants venus de pays technologiquement développés ont envahis des pays très vastes et faiblement peuplés. Ils se sont produits non pour des volontés idéologiques, mais comme des luttes de territoire. Les plus forts triomphants des plus faibles.

Aujourd’hui, en France, nous ne sommes absolument pas dans les conditions d’un grand remplacement, bien au contraire. Nous avons une  population de migrants venant de pays nettement moins avancés sur le plan technologique et arrivant dans des pays déjà largement peuplés.

Le danger réside plutôt dans l’incapacité pour les pays « accueillant » d’intégrer une population moins éduquée, moins qualifiée sans l’utiliser comme main d’œuvre à bas cout.  Le problème est avant tout social et non idéologique.

Dans l’intégration « à la Française » les migrants sont censés se fondre dans la population locale en oubliant leur culture d’origine. C’est une lubie, il faut 3 ou 4 générations pour qu’une telle assimilation puisse se faire … une sorte de grand remplacement à l’envers puisque ce sont les migrants qui doivent perdre leur culture ! En attendant chacun doit faire un effort, les migrants pour s’adapter, Les Français pour les accepter. Quoi qu’il en soit il y a des limites (psychologiques, culturelles, économiques) à la capacité d’accueil dans un pays. Il semble que ces limites risquent d’être atteinte à la vue des événements récents.

Le paradoxe est que, très souvent, ces migrants, venant de pays qui possèdent largement les richesses minières et énergétiques, émigrent vers des pays qui ne possèdent pas ces richesses mais qui vont les exploiter dans les pays que quittent ces migrants !

La menace Russe sur l’Europe

Il nous suffit de deux cartes pour matérialiser la menace que fait peser la Russie sur les démocraties Européennes

Zone actuelle d’influence de la Russie
Zone d’influence aprés annexion de l’Ukraine (violet)

En vert les pays plutôt sympathisants (Slovaquie, Hongrie, Serbie), en jaune les pays menaces à terme (Etats Baltes, Pologne, Moldavie, Géorgie, Armenie, Azerbaidjan) sans tenir compte du comportement incertain de la Turquie et de la montée dans tous les pays d’Europe des nationalismes d’extrème-droite prêt à s’allier à la Russie pour appuyer leurs montées en force

On comprend facilement l’importance de soutenir l’Ukraine dans sa guerre contre la Russie

Peut-on définir l’art ?

C’est un problème ou je me suis déjà frotté, je crois sans grand succès. L’art semble une « fille difficile à dompter » et rebelle  à toute définition. C’est peut-être là que réside sa liberté.

Pourtant il est bien difficile de parler de choses que l’on a pas défini. Seul les véritables politiciens peuvent gloser à l’infini sur des concepts qu’ils ne maitrisent pas.

Les paramètres de l’art

L’art comme moyen d’expression. Dans ce cas c’est le média choisi qui ferai d’une œuvre une œuvre d’art ou non. Seraient donc de l’art les productions artistiques de la peinture, la musique, la sculpture, la photographie, le théâtre, la danse, la littérature ou l’architecture. Mais cette définition par le média a ses limites. Sont exclues de l’art du peintre les « croutes notoires » de la musique les « rengaines et ritournelles », de la photographie les photos de famille, de la danse les danses de salon, de la littérature les romans de gare, et de l’architecture les « pavillons de banlieue » par exemple. Le média n’est donc pas suffisant pour définir l’art de plus que certaines productions comme les discours, la philosophie, ou certaines productions scientifique en seraient exclues. Le média serait donc une condition nécessaire mais pas suffisante pour définir l’art. Cependant on voit là pointer un critère de qualité, de sophistication, d’esthétique dans la définition recherchée.

On peut alors penser au critère de qualité de la production pour trancher. Bien sûr que le plafond de la chapelle Sixtine, le château de Versailles, la vénus de Milo, sont universellement reconnus comment étant de l’art et du  grand art. Mais les coups de pinceaux de van Gogh, les délires de Mathieu, les graffitis de Basquiat ou le carré blanc sur fond blanc de Malevitch ne seraient pas de l’art. Impensable ! D’autant plus que juger de la qualité d’une œuvre est éminemment subjectif en l’absence de critères objectifs établis. Une mécanique d’horlogerie serait alors considérée comme une œuvre d’art, et pourtant on ne peut confondre art et technologie si sophistiquée soit-elle.

La qualité serait donc une condition nécessaire mais pas suffisante pour définir l’art.

L’originalité. C’est un vecteur que l’on peut explorer. En effet dans la notion d’art se profile la notion de créativité. Les grands artiste innovent, développent des voies nouvelles, créent. Les peintres de la Renaissance, Les impressionnistes, Picasso ont inventé de nouvelles façons de concevoir la peinture. Après-eux tout a changé. L’art serait-il défini par le critère de créativité. Certainement pas car il y a bien des manières d’innover. La médecine, les sciences, les technologies ont apportés bien pus de nouveautés que nos plus fameux artistes, et pourtant on ne considère pas ces disciplines comme artistiques.

L’originalité serait donc une condition nécessaire mais pas suffisante pour définir l’art.

La démarche. J’avais essayé de définir l’art comme une recherche du beau, comme un cheminement vers l’idéal … une sorte de quête permanente d’un Graal inaccessible. Les recherches de Kandinsky, de Malevitch posaient la démarche comme supérieure à l’œuvre produite. Une vision quasi Bouddhiste du chemin vers une lumière jamais atteinte … Trop intellectuel ! cela confine l’art à une sorte d’abstraction ou même le média serait absent. Ou passerait alors la sensibilité, l‘intuition non consciente, … et faudrait-il abandonner l’œuvre pour le discours ?

La démarche serait donc une condition nécessaire mais pas suffisante pour définir l’art.

Résultat. L’art est donc difficile à définir. C’est un peu tout ce que j’ai avancé, qui peuvent être des conditions « nécessaire mais pas suffisantes », voire « pas nécessaires mais suffisantes ».

Tout vient en fait d’une erreur lexicale. On n’aurait jamais dû inventer ce mot « art ».

Jusqu’au moyen âge ont avait des représentations religieuses, statues, icônes, vitraux, non pas considérées comme des œuvres d’art mais comme des objets de culte à la gloire du ou des dieux. Le créateur en étant généralement inconnu, car sans importance par rapport à l’œuvre. A partir de la Renaissance on a inventé les artistes en associant l’œuvre à son créateur. Les artistes étaient ces artisans qui savaient peindre un portrait, réaliser une statue à la gloire des richissimes de l’époque. Par extension ce qu’ils produisaient était forcément devenu de l’art. On n’a pas inventé l’art qui aurait été pratiqué par les artistes, mais plutôt ce que produisaient ces artistes et devenu l’art. L’art est un mot, représentant une catégorie taxonomique qui n’a aucun critère d’appartenance, une catégorie indéfinie sauf le fait qu‘il s’agit de la production d’un artiste, catégorie d’ailleurs  également non définie. Cette absence de définition factuelle fait que l’art peut être tout ou rien, tout et son contraire, un gigantesque « open bar’ ou une « auberge espagnole » ou chacun apporte ce qu’il vient consommer.

Définir une entité c’est la faire entrer dans une catégorie d’une classification. Par exemple, le labrador est un mammifère de l’espèce des canidés et de la race labrador. Chacune de ces ordres, famille, espèce, race ayant ses critères taxonomique d’appartenance. Pour l’art c’est différent car aucun critère associé à la catégorie art n’est spécifiée

On peut alors définir ce qui n’est pas de l’art, c’est ce qui ne rempli pas les conditions nécessaires à qualifier l’art, c’est à dire qui n’utilise pas les moyens traditionnels de l’art, qui manque de qualité, qui manque d’originalité ou qui ne répond pas à la notion de démarche vers le beau !

Peu d’œuvre d’art correspondent à tous ces critères. En cherchant à définir l’art j’en viens à dire que l’art n’existe pas … n’import na wouak !

Art est un mot qui à force de trop embrasser devient vide de sens. Art désigne en fait une grande famille avec toutes sortes d’espèces pour lesquelles Il faudrait inventer de nouveaux mots pour les qualifier :

Les œuvres utilisant un média agréé, de qualité et originales

Les œuvres utilisant un média agréé, originales et basées sur une démarche intellectuelles

Les œuvres …

…

Les approches de l’art

Il y a en fait deux façon de définir l’art

  1. L’approche sociétale, plutôt empreinte des critère précédents. Elle est influencée par les événements, l’histoire, le marché de l’art, entre les mains d’une petite élite qualifiée de « sachants », constituée de critiques, de conservateurs de musée, de galeristes, de certains intellectuels, d’artistes, de petits et grands bourgeois, collectionneur qui, souvent sans se consulter déterminent un consensus sur certaines œuvres pour décider qu’elles ont valeur artistique. C’est un courant qui suit une certaine mode fait autorité dans un petit milieux. Il définit les contours de la création artistique. C’est le petit monde de l’art qui fait et défait les réputations, une sorte de « tribunal de l’art » mais qui juge au noms de critères non établis, non écris. Une sorte de jury comme il en existe dans les prix littéraires.
    Leur rôle est certes important, dans la mesure où ils séparent « le bon grain de l’ivraie ». Mais très souvent l’histoire leur donne tort et de nombreux courants artistiques ont été éreintés avant d’être adorés. Leurs jugements parfois lapidaires mériteraient plus de réserve
    Notons que devant cet obstacle le petit monde de l’art a réagit en donnant plus d’ouverture à ses choix en prenant le contre-pied de sa tradition et en encensant, au contraire, tout ce qui peut se produire d’iconoclaste, de provocant, voire de farfelu
  2. Les propos ci-dessus avancent un développement plutôt technocratique. Classifier l’art comme on range des livres dans une bibliothèque ne me parai pas une bonne approche. L’art c’est avant tout un ressenti, une émotion qui confronté au vécu de chacun détermine le sentiment vis à vis de l’œuvre. Ce ressenti, donc le sentiment qui en résulte, est éminemment personnel et très difficile à prendre en compte. L’expérience de chacun devant une œuvre dépend non seulement d l’œuvre en elle-même mais aussi de l’analyse que chacun peut en faire. Cette analyse (positionnement) varie énormément avec le vécu affectif et culturel de l’observateur. La notion d’art est fortement subjective, en fait ce n’est pas l’œuvre qui est art ou pas mais le regard que l’on porte sur lui qui lui donne sa valeur artistique.

Il y a donc une définition personnelle de l’œuvre d’art mais également une définition collective, plus ou moins statistique ou consensuelle. C’est cette dernière qui aujourd’hui est reconnue. Sur le plan collectif, sociétal tout dépend d’un consensus qui peut être guidé par une histoire, des groupes de pression, le marché de l’art, les événements… c’est un consensus plus ou moins orchestrée par les « sachants » une petite élite qui s’arroge le droit de décider ce qui est art et ce qui ne l’est pas

C’est pourquoi des œuvres universellement reconnue bénéficient toujours d’un préjugé favorable. Difficile de dire la Joconde c’est nul ou j’aime pas le travail de Renoir ou Monet. C’est pour cela que l’art a tendance à être réservé à ce qui est déjà institutionnalisé. Les nouveaux média, les nouvelles écoles ont du mal, dans un premier temps, à être acceptées.

Conclusion

Une fois encore je n’ai pas réussi à trouver une définition satisfaisante de l’art. Ni la notion sociétale, et encore moins la vision personnelle ne supportent une possible définition. Sans doute faudrait-il chercher autour du concept de « l’émotion » pour aller plus loin. Mais la notion d’émotion est en elle-même difficilement formalisable, et peut-être que la grande force de l’art est justement l’incapacité à le définir.

Dans ce cas les critiques d’art qui décortiquent les œuvres pour en donner une représentation intellectuelle seraient dans l’erreur. L’art ne s’explique pas, ne se comprend pas, il se vit tout simplement comme une brise du matin, l’odeur d’une rose, ou le murmure d’un ruisseau.

IA … richesse ou danger ?

L’intelligence artificielle suscite, comme tout ce qui est nouveau donc inconnu, bien des angoisses. L’inconnu angoisse car il est impossible de se positionner par rapport à une entité non cernée. Cette angoisse se mue en anxiété fondée essentiellement sur la peur du remplacement de l’homme par la machine (encore une menace de grand remplacement !) tant dans la responsabilité que dans l’outil de travail.

Les grandes découvertes on toujours générés ce genre de réaction. Voici le début d’un poème d’Alfred de Vigny lors des début du chemin de fer :

Alfred DE VIGNY (1797-1863), Les Destinées.

Sur ce taureau de fer qui fume, souffle et beugle,
L’homme a monté trop tôt. Nul ne connaît encor
Quels orages en lui porte ce rude aveugle,
Et le gai voyageur lui livre son trésor ;
Son vieux père et ses fils, il les jette en otage
Dans le ventre brûlant du taureau de Carthage,
Qui les rejette en cendre aux pieds du dieu de l’or.

Mais il faut triompher du temps et de l’espace,
Arriver ou mourir. Les marchands sont jaloux.

…………………

Ces pronostiques se sont avérés plutôt exagérés. Idem pour la bombe atomique qui « nous aurais détraqué le temps » ou pour les Vaccins ARN messager qui pourraient être mortels.

Néanmoins toute nouveauté suppose un saut dans l’inconnu et tout progrès à ses revers. Il est bien difficile d’innover sans prendre des risques, il est difficile d’avancer sans oser ! L’IA ne fait pas exception à la règle. Comme toujours, en situation d’angoisse, on exagère les bienfaits autant que les risques. Comme en toute chose il faut raison garder ce qui n’est pas facile quand on navigue dans l’inconnu. Cette absence de vision permet l’élaboration de tous les fantasmes.

Posons-nous la question de savoir ce qu’est l’IA

  1. Une gigantesque base de données recensant la quintessence de la connaissance humaine organisées en  réseau par des relations de dépendances.
  2. Des algorithmes de recherche permettant dans ces connaissance d’extraire les informations pertinentes en recherchant les plus pertinentes d’entre elles
  3. Une incroyable capacité lexicale capable d’extraire le sens dans une proposition et de retranscrire une proposition en langage littéral

Pour évaluer les plus e les moins apportés par l’IA gardons en mémoire que cette technique est une invention, une création humaine. L’IA ne s’est pas auto inventé elle est une production de notre intelligence (… pas de la mienne évidemment !). Un ordinateur n’est qu’une machine qui s’éteint quand on retire la prise.

Le piège à éviter est la dépendance. Imaginons un grand diabétique connectée à un « rein artificiel » guidé par IA. Si la machine dérape le malade ne peut pas la débrancher sous peine de mourir. Il est dépendant !

Comparons une intelligence artificielle et humaine

L’IA est plus rapide, que le cerveau humain, a une plus grande puissance de calculs et d’opérations, et possède la connaissance maximum, mais elle ne peut agir que sous contrôle humain car c’est lui qui la programme, lui donne ses connaissances, et gère ses algorithmes. La machine ne peut rien faire que l’humain n’est pas ordonné. L’IA est d’une objectivité et une fiabilité incomparable vis à vis du programme qui lui a été introduit, elle doit obéir, comme un bon petit soldat, à son opérateur.

L’IA sera un fantastique outil pour effectuer toutes les tâches que l’humain aura su modéliser en termes compatible avec les capacité de la machine. Si une tâche n’est pas modélisée dans un univers logique, l’IA ne pourra pas s’en emparer. Par exemple demandez à une IA si un paysage, disons le grand canyon, est beau. Elle n’en sait rien, sauf si vous lui avez, au préalable, défini les critères de beauté pour un paysage. Elle pourra vous dire : « selon vos critères ce paysage est beau ! ». Ce n’est qu’une analyse en fonction de vos critère et non une position de l’IA.

On touche là à la grande différence entre IA et cerveau humain. Autant la première peut rivaliser avec la partie cognitive de notre conscience autant elle n’est pas (encore) capable de ressentir des émotions, des sentiments, d’avoir de l’intuition. C’est une grave lacune car cela empêche toute capacité de création de se produire. L’IA est un système fermé borné par ses algorithmes. Elle est capable d’améliorer l’existant, mais pas de produire de la nouveauté. L’IA n’aurait pas remplacé Einstein pour inventer la relativité, ni Niels Bohr pour développer la mécanique quantique. Pour innover il faut prendre des risques, ne pas avoir peur de se tromper, avoir de mauvaises intuitions afin de, finalement, avoir les bonnes. Certes l’IA peut aider dans la recherche mais elle ne peut (à ce jour) pas sortir des connaissances actuelles !

En ce qui concerne la prise de décisions l’IA n’a pas de capacité décisionnelles … car elle n’a pas de sentiments et que les décisions sont toujours plus ou moins empreintes d’affectif. Tout au plus peut-elle décider sur la base de données statistiques, de critères qui lui sont injectés … et qui contiennent implicitement la décision finale. Un humain décide, partie sur des bases logiques, partie sur ses intuitions, car le « peser du pour et du contre », les propositions factuelles  ne permettent pas toujours de trancher.

Ne craignons donc pas le « grand remplacement » de l’homme par la machine … une sorte « d’arroseur arrosé », aucun ordinateur ne résiste à un bon coup de marteau.

Ceci ne veut pas dire que l’IA ne présente aucun danger. Tout innovation technologique chamboule l’organisation de nos vies et les incidences sociétales peuvent être majeures dans les domaines ou l’IA est active.

La révolution pourra survenir dans tous les domaines ou la compilation de très nombreuses données est nécessaire comme l’imagerie médicale. L’examen de nombreuses images corrélées à la validation d’un médecin permet des diagnostiques de plus en plus pointus.

Les études bibliographiques, les compilations de données, les rapports de tout genre pourront être fait par la machine. Il est plus simple d’appuyer sur un bouton que de visiter diverses bibliothèques dans le monde. Le travail des rédacteurs et menacé. Par conte le travail des journalistes qui étudient, au jour le jour, l’actualité ne peut être remplacé paru nue machine qui met un certain temps à se mettre à jour.

Beaucoup de tâches manuelles, répétitives, seront impacté par L’IA associée à la robotique ou à la reconnaissance de caractères ou la lectures de QR codes.

Ce sont principalement les tâches « non qualifiées » qui sont menacées (ce qui remet la machine à sa véritable place !) alors que vont créer de nouveaux besoins en emplois très qualifiés. Mais comment assumer le transfert d’une main d’œuvre non qualifiée vers des emploi très qualifiés ? Sans doute par l’éducation et la formation, mais c’est un processus long et le temps manque 

 Maintenant il faut raison garder, depuis toujours on annonce que des progrès technologiques vont détruire la société et pourtant elle survie. L’espérance de la fameuse « société du loisir » s’est terminée par encore plus de pression au travail et les oracles en la matière se trompent souvent. On prévoie en fonction de ce que l’on connaît mais dans une mutation de nombreux paramètres inconnu peuvent surgir. Ce qui  est certain c’est que la société demandera toujours plus de gens formés et qualifiés … ce qui est paradoxal en ce jour où les élites sont de plus en plus décriées et que l’on réclame de plus en plus de « démocratie directe ».

Ce n’est pas l’IA qui menace nos sociétés, mais le climat, les flux migratoires, les nationalismes, la perte de solidarité, l’intolérance, le replis sur soi … bref les guerres !

Le son dans les phénomènes courants

La plupart des phénomènes dont nous allons parler sont liés à la vitesse de propagation du son dans l’air, 344 m/s ou 1240 km/h. Dans l’eau le son se propage 4 fois plus rapidement.

L’orage

En cas d’orage on observe que l’on voit d’abord un éclair, puis quelques instant après vient le grondement du tonnerre. C’est simplement du au fait que la vitesse de la lumière, quasi illimité en cette occasion, nous fait voir l’éclair au moment même ou il se produit alors que son, produit au même moment met un certain temps à nous parvenir en fonction de la distance entre nous et le point d’impact de la foudre. On peut s’amuser, et c’est un bon exercice pour calmer la frayeur des enfants, à leur faire calculer la distance entre nous et le point d’impact de la foudre. On évalue en seconde l’écart de temps entre l’éclair et le tonnerre qui multiplié par 0,33 donne la distance entre nous et l’orage en Kilomètres. Par exemple :

3 sec X 0,33 = 1 kilomètre.

Le mur du son

C’est un phénomène que l’on a découvert avec les progrès de l’aéronautique. Un avion, de par le bruit de ses moteurs émet un son qui se propage dans toutes les directions autour de lui.

Si l’avion se déplace à une vitesse inférieure à la vitesse du son (1240 km/h), il laisse derrière lui les ondes sonores émise vers son arrière, sans rattraper celles émises sur son  avant

Si l’avion se déplace à la vitesse du son, il se déplace à la même vitesse que les ondes sonores qu’il émet vers l’avant. Il reste ne permanence « dans son bruit » en accumulant les ondes sonores qu’il produit. Par résonnance entre toutes ces ondes l’avion reste dans un bruit qui ne cesse de s’amplifier. C’est le Bang du passage du mur du son.

Si l’avion se déplace à une vitesse supérieure à celle du son, il laisse tout les ondes sonores derrière lui. On ne l’entend pas arriver et on détecte son bruit après qu’il soit passé.

C’est quand l’avion atteint la vitesse d 1240 lm/h que l’on dit qu’il franchi le mur du son. Il ne doit pas voler « en palier » à cette vitesse sous peine d’être terriblement secoué.

L’écho

Il est basé sur un double effet : La réflexion des ondes sur un obstacle et la vitesse du son. Lorsque dans une grotte ou un cirque montagneux on émet un son, celui-ci se propage à la vitesse du son, heurte un obstacle sur lequel il se réfléchit et nous revient à la vitesse du son. L’écart entre notre émission du son e l’écho qui nous revient nous donne une idée de la distance de nous à l’obstacle.

En multipliant cet écart en  seconde par 0,33 on obtient le double de la distance (aller et retour) de nous à l’obstacle.

Le chant dans les stades

Vous avez pu observer à la télévision  que lorsque dans un stade on entonne un hymne national on entend une véritable cacophonie ou chaque élément de la foule, de l’orchestre, et des joueurs chantent dans des temporalités différentes. Pourquoi ne chantent-ils pas ensemble ?

C’est encore un problème de vitesse du son. De façon générale c’est l’orchestre qui donne le tempo et les gens chantent à l’unisson. Un stade c’est grand (2 ou 300 mètres). Lorsque l’orchestre joue les gens situé à 300metres de lui chantent  à l’unisson de ce qu’ils entendent (et non de ce qui est réellement produit par les musiciens), c’est  à dire environ une seconde en décalage par rapport  à l’orchestre. En fonction de sa distance à l’orchestre chacun chante avec un décalage différent. Chacun pensant chanter à l’unisson.

Lorsque la télévision capte avec des micros en divers point du stade le chant de chacun, les ondes radios ayant une vitesse de transmission très élevée, on perçoit, « en réel » les chants de chacun avec leur décalage dans le temps.  C‘est la cacophonie.

Le flash radar

Lorsque l’on est « flashé » par un radar, on sait que cela va nous couter entre 135 et 375 €, mais on ignore comment cela marche

Ce contrôle et basé sur deux phénomène : La réflexion des ondes sur un obstacle et l’effet « Doppler Fizeau ». Ce dernier stipule que lorsqu’un onde se réfléchit sur un objet en mouvement, la fréquence de l’onde réfléchit et différente de la fréquence de l’onde émise. L’écart et fonction de la vitesse de de l’objet et de son sens de déplacement.

Le radar émet une onde électromagnétique de fréquence connue. Il analyse la fréquence de l’onde réfléchie par la voiture et en déduit la vitesse du véhicule … et commande la « jack pot »

La vision des chauve-souris

Chacun sait que les chauve-souris se repèrent dans l’espace par écho location, mais ce que l’on envisage pas vraiment c’est qu’il s’agit, non pas d’un simple repérage spatial mais d’une véritable vision analogue à la nôtre. La chauve-souris ne voit pas son environnement mais elle l’entend.

Considérons notre vision. On ne voit jamais les objets mais on voit la lumière qu’ils réfléchissent. En l’absence de lumière on ne voit rien ! Cette lumière réfléchie est analysée par notre cerveau en termes de formes, relief, couleur pour nous donner une « représentation » de notre environnement que nous appelons la vue.

Si la chauve-souris émet une gamme de fréquences ultrasoniques (comme notre lumière est une gamme de fréquences) elle peut analyser sa réflexion en fonction de critères de réflexion des diverses fréquences sur les divers objets pour lui donner une représentation de son environnement aussi précise et détaillée que ce que peut être notre représentation virtuelle. Elle entend son environnement comme nous le voyons. 

Les polémiques sur l’avortement

Signalons tout d’abord ma position favorable à l’avortement sans autres restrictions que médicales ou sécuritaires.

De nombreux groupes sociaux se sont montrés, et se montrent encore hostiles à l’avortement (IVG). Leur position sur « le droit à la vie » n’est pas sans contradiction

  1. Les nazis étaient opposés au droit à l’IVG. Cet appel au droit à la vie interroge à la vue des millions de Juifs, Roms, Communistes et homosexuels gazés dans les camps et au 50 millions de morts que leur idéologie a entrainé !
  2. L’église orthodoxe Russe hostile à l’IVG soutiens les massacres perpétrés par l’armée Russe en Syrie et en Ukraine. Ces centaines de milliers de morts avaient pourtant le « droit à la vie ».
  3. Les fondamentalistes de Daech, horrifiés par les avortements n’hésitent pourtant pas à massacrer femmes et enfants.
  4. Nos fondamentalistes catholiques principaux adversaires de l’avortement sont très souvent favorables à la peine de mort.
  5. Sur l’autre bord, les farouches partisans de l’avortement poussent des cris d’offrais si on attente à la vie de la moindre grenouille et sont contre la peine de mort.

Tout cela est très contradictoire et souvent la raison est débordée par l’affectif. On parle toujours de droit à la vie, mais en évitant de préciser ce que l’on entend par « la vie ». La première chose à faire c’est d’en donner une définition avant de parler de droit ! Ensuite il faudra s’interroger sur la notion de « droit » de droit divin ou sociétal.

Qu’est-ce que la vie ? Le plus honnête et d’avouer que l’on ne sait pas. Nous sommes des entité « vie » et comme une entité ne peut jamais s’auto définir on ne le saura jamais. Ceci n’est pas trop encourageant, mais ne baissons pas les bras. Quand on ne peut savoir et que l’on doit quand même savoir … on fait avec, et de ce que l’on ne sait pas on en donne une représentation. Croyez-vous que Newton sût comment marchait le monde …bien sûr que non, mais il en a donné une représentation plausible (compatible avec ses positions religieuses), de même pour Einstein. Ce ne sont pas les représentations de la vie qui manquent.

  1. La vision religieuse. Pour toutes les grandes religion la vie est le fait d’un être suprême qui l’aurait créé et en assurerai la gestion. Dans ce cas, la vie lui appartient et nous ne sommes que des marionnettes qu’il dirige à plaisir. On comprend que l’avortement puisse être considéré comme un crime de « lèse-majesté » passible de sévère punition dans une vie future (Jamais dans le présent ce qui pourtant crédibiliserai la position en la rendant moins fantasmée !)
  2. La vision la plus courante, mi- religieuse, mi- athée, un peu flou. On croit un peu à un être suprême mais en même temps on voit bien que ce n’est pas raisonnable. On ne croit pas à la vie éternelle, mais en même temps on continue à traiter les morts comme si ils étaient encore parmi nous. La position sur l’IVG est mitigée plus axée autour d’un consensus moral, d’un vivre ensemble. Une forme de raison embuée d’affectif. Un sentiment qui penche tantôt d’un côté, tantôt de l’autre au hasard des expériences, de l’environnement, des influences.
  3. Enfin la position agnostique qui, sans occulter la possibilité religieuse, constate que cet être supérieur ne marque pas le monde par son interventionnisme et son efficacité. Devant cette absence, comme toujours, on fait sans lui.  alors, le fœtus nous appartient, appartient à la mère … voire au père, et seule leurs décisions comptent.  Ceci n’empêche pas de régler les problèmes médicaux, sécuritaires, sociétaux si la pratique de l’IVG peut perturber l’équilibre de nos sociétés.

Toutes ces positions sont défendables dans la mesure ou l’existence de dieu n’est ni acquise ni dénié. Nous sommes dans une société laïque ou les croyances ont leur place mais ne peuvent prétendre nous imposer leurs visions. Comme les religions l’IVG a sa place dans notre société. Plus personne n’est obligé de se faire baptiser et personne n’est obligé de se faire avorter. Nous avons des croyances différentes selon le pays ou nous habitons, selon notre situation sociale, notre environnement, c‘est un fait qu’il faut accepter. Une croyance est un incontournable qui ne peut (ou très difficilement) s’éradiquer. Personne n’y peut rien et on doit faire avec. Admettre que l’on peut imposer sa croyance aux autres est non seulement un leurre, mais devrait presque être un délit, voire un crime. Que, donc, chacun vive selon ses croyances et laisse les autres vivre les leurs.

La position sur l’IVG résulte de ces croyances. Accepter ou non l’avortement revient à accepter ou non les diverses croyances. Étant la conséquence d’un arbitraire l’IVG est, lui même un arbitraire. Nous sommes dans un pays laïque ou l’on tolère les diverses religions, tolérons en les conséquences, donc l’avortement.

Les croyances ne sont donc pas un critère de jugement pour ou contre l’avortement.

Voyons quelques autres paramètres

Le droit à la vie : Dans la nature il n’y a ni droits ni devoirs, seulement des nécessités Le droit est une notion sociétale basée sur les devoirs et droits réciproques dans une communauté. Elle s’applique aux membres de cette communauté et en ce qui nous concerne aux citoyens. Le fœtus n’étant pas un citoyen la notion de droit ne peut lui être appliquée. Le fœtus n’a aucun droits, comme d’ailleurs il n’a aucun devoirs. Il est paradoxal que certain qui veulent interdire l’avortement acceptent, sans broncher, l’accouchement sous X et l’abandon, par la mère, de l’enfant aux services sociaux.

Le fœtus : Il n’a pas de vie propre et n’est qu’un élément du corps de la mère dont il fait partie intégrante. Personne ne peut s’arroger de droit sur lui, ni sur le corps de la femme qui le porte.

N.B. Se pose la question récurrente de savoir à quel stade peut-on  considérer que l ‘embryon devient un être humain. L’embryon suit un continuum d’évolution pour conduire jusqu’au vieillard, et dans un continuum il n’y a pas de de seuil ou de stade qui puissent être définis. Selon nos lois et coutumes il devient un être à part entière lorsqu’il se sépare de la mère à sa naissance et devient un citoyen avec les devoirs et droits afférant. Sa vie est alors protégée par la communauté.

Veux-t-on vraiment aider l’Ukraine

Tout ce que je vais dire n’est pas étayé et ne constitue que mon sentiment personnel, et j’espère me tromper !

La guerre en Ukraine s’étire en longueur et pratiquement depuis un an le front n’a guère évolué. Les Ukrainiens se défendent avec courage, l’armement occidental arrive goutte à goutte et le front se stabilise. En même temps les morts, les blessés, les destructions continuent.

Au tout début de cette invasion nous avons livré à l’Ukraine des casques et des gilets pare balles. Puis devant la poussée Russe des armes anti chars. Le Kremlin a fixé ses « lignes rouges » que nous avons franchis une à une en livrant d’abord des armes dites défensives, puis offensives (artillerie, chars léger missiles à courte portée). Maintenant nous devons livrer des chars lourds. et des avions de combat F-16. Présenté comme cela cette aide massive devrait permettre aux Ukrainiens de gagner la bataille.

Nous livrons de plus en plus d’armes de plus en plus sophistiquées et pourtant rien ne bouge.

C’est que, entre les annonces et la réalité, il y a un fort décalage dans le temps entre l’annonce et la livraison prévue.

Si on s’en réfère à la dernière promesse de livraison d’avions F-16 dont les Ukrainiens avait besoin pour leur « contre-offensive » actuelle, ils leurs seront fournis en 2024 ou 2025 et encore très faiblement armés (donc pas très utiles). Notre aide arrive toujours 6 mois après le besoin.

Il y avait, il y a 6 à 8 mois, une excellente « fenêtre de tir » au moment où l’armée Russe était en pleine déconfiture, et, là encore, on a préféré attendre et laisser l’armée Russe installer ses lignes de défenses qui donnent bien du mal à l’armée Ukrainienne.

Tout ceci interroge sur l’attitude des occidentaux (Américains) quand à leur désir d’en finir avec cette guerre. Ils ont affirmé haut et fort que Poutine ne pouvait pas gagner cette guerre, mais ont passé sous silence le fait qu’il ne pouvait et ne devait pas la perdre.

Il semble, en effet, que dans le monde occidental on redoute une déroute Russe qui pourrait amener à une explosion de la Russie avec la prise de pouvoir de groupes extrémistes et « va-t’en guerre » pouvant mettre la main sur la force nucléaire locale … et l’utiliser. Poutine semble être le rempart, estimé par les puissances occidentales, contre une escalade de la violence. La guerre d’accord, mais surtout pas chez nous !

D’ou la parcimonie avec laquelle on distribue notre aide, suffisamment pour que Poutine ne gagne pas la guerre, trop peu pour qu’il la perde. L’occident « joue le match nul » en attendant que les belligérants s’épuisent et en arrivent « de guerre lasse » à la négociation. Ceci implique évidemment que l’Ukraine cèdera une partie de ses territoires à la Russie et que l’on retourne vers un « statu quo »  qui arrangerait tout le monde … sauf les Ukrainiens.

C’est une attitude très « Munichoise » qui accorderait à la Russie un « droit de tuer » après les massacres de Tchétchénie, de Syrie, de Géorgie. Ce n’est pas sans danger vu ce que l’on a connu en1940. La force Russe n’est évidemment pas celle de l’armée Allemande en 40, mais alliée à la Corée du nord, l’Iran, et sous l’œil bienveillant de la Chine t de la Turquie tout est possible.

Cette attitude  paraît confortable puisqu’elle fait porter le poids de la guerre sur les Ukrainiens, laissant les occidentaux en retrait impliqués uniquement financièrement, mais il n’est pas évident qu’a termes elle ne soit pas néfaste.

Cette tiédeur de l’occident à s’engager physiquement dans les conflits nous met en position de faiblesse vis à vis d’états qui n’hésitent pas à sacrifier leur jeunesse dans des conflits armés. Malheureusement dans les rixes le plus agressif prend un avantage au départ.

Notre manque d’engagement, vu par la Chine comme une faiblesse, pourrait bien dés maintenant sceller le sort de Taiwan et des démocraties.

Dans cette guerre il y aura un perdant. Si ce n’est pas Poutine ce sera l’occident, et comme disaient les Romains : « Malheur aux vaincus ! »

Le B A BA de l’ABAYA

Encore une polémique qui  en dit long sur l’état de crispation de notre société. Essayons de raison garder et évitons les argumentaires tendancieux visant plus à entretenir la polémique qu’à trouver la solution au problème posé.

Examinons donc la situation en tenant compte de la nature du vêtement, et de la symbolique qu’il porte en lui.

  1. Le vêtement. L’Abaya est-il un « vêtement religieux ». Il n’en est rien. Il s’agit d’un vêtement traditionnel d’origine bédouine et porté par les femmes en Arabie Saoudite, les pays du golfe et parfois au Maghreb. De façon générale je ne sais pas ce que l’on peut appeler « vêtement religieux » hormis les habits liturgiques portés par les prêtres ou les officiant des diverses religions et quelques rares attribut qui font l’objet d’un dogme d’obligation (turban chez les sikhs)
    Dans les récentes polémiques ni le voile ni, à fortiori, le burkini ne sont des vêtements religieux. Ce n’est pas parce que certains costumes traditionnels sont portés par les pratiquant de certaines religions que l’on doit en faire un attribut sacré.
  2. Le port de l’Abaya. C’est de fait un habit traditionnel que certains femmes aurait envie de porter pour des raisons culturelles, sécuritaire, voire esthétiques. Rien de plus que le « Boubou » de certaines femmes Africaines, du kilt des Ecossais, des culottes de cuir des Autrichiens …
  3. L’affirmation identitaire. C’est là que le problème se pose. Il semble que le port de ce vêtement puisse servir d’affirmation identitaire, non comme une affirmation de soi-même, mais comme une affirmation identitaire opposée  à la société traditionnelle Française. Une volonté de traduire une distance avec le France ; « Je suis musulmane, donc je ne suis pas des vôtres et je ne souhaite pas faire partie de votre communauté Française ». Il y a, derrière le port de ce vêtement un certain prosélytisme politique, une revendication identitaire … qui peut masquer chez les jeunes un simple besoin de s’affirmer ans une identité d’emprunt. Rien de bien méchant mais qui peut, quand même, attiser des besoins de radicalisation  chez certains enfants un peu fragiles. C’est un danger à terme et il est bon d’y veiller. Le prosélytisme religieux ou idéologique n’est pas de mise à l’école et en ce sens l’Abaya ne peut être autorisé.
    On a déjà assisté à plusieurs assauts contre la neutralité  de l’école ou des lieux publics (voile, burkini). Il faut repousser ce dernier.
    Par contre on aurait pu être un peu plus diplomate et au lieu d’annoncer sèchement « une interdiction de tous signes religieux » prendre la peine de mieux expliquer la décision en gardant à l’esprit qu’il s’agit de « caprices » d’adolescents en recherche d’une affirmation de soi. Un peu de doigté ne fait jamais de mal.

Pour mettre tout le monde d’accord on aurait put autoriser l’Abaya à la piscine, le Burkini à l’école, et le voile chez la coiffeuse !

La richesse de notre langue

La langue Française est reconnue comme l’une des langues les plus riches, notamment par son vocabulaire qui permet généralement d’exprimer toutes les nuances d’une pensée.

Pour faire simple je prendrais un exemple : supposons que nous voulions exprimer le fait  que même dans des conditions de manque d’eau notre petite commune a pu survivre. On peut le faire de manières différentes.

  1. Malgré les restrictions hydrique notre petite commune a pu survivre. Ceci exprime le fait que les restrictions hydrique ont été sévère et nous ont beaucoup affectés mais nous avons pu nous en tirer. On aborde le problème en situation d’infériorité, mais ensuite on réagit.
  2. Bien que les restrictions hydriques fussent fortes notre petite commune a pu survivre. On exprime alors que devant la difficulté nous avons dominé la situation et su réagir. On aborde la situation en la dominant
  3. En dépit des restrictions hydriques notre petite commune a pu survivre. Dans ce cas, intermédiaire entre les deux précédents la situation est escamotée, évitée.
  4. Nonobstant les restrictions hydrique … formulation obsolète et abandonnée

On voit comment notre langue est capable d’exprimer des nuances de pensée extrêmement fines et subtiles.

Mais bien sûr, avoir une langue capable de traduire les finesses d’une pensée suppose que cette pensée soit capable de ces finesses. Il semble que de nos jour ces diverses expressions soient plus ou moins considérées comme synonymes. Notre mode de pensée c’est simplifié, schématisé.

De Mozart on passe au RAP, de Botticelli on passe à Rothko, de la verve littéraire de Zola on passe au slogan de nos politiques, de Devos on passe à Michael Young (il est vrai en venant du Pétomâne !). Bref, d’une culture élitiste on passe à une culture populaire, de l’amour du  détail et des nuances on passe au désir de simplification, de globalisation, d’efficacité, voire de radicalisation. La complexité supporte le doute et la remise en cause, la schématisation beaucoup moins !

Quand la pensée se rétrécie elle ne nécessite plus une langue riche et complexe. J’ai montré plus haut comment quatre propositions pouvaient devenir synonymes en perdant leurs nuances.  Les synonymes ne font pas la richesse d’une langue, ils font redondance. Ce qui menace notre langue lui est exogène, c’est la popularisation de la culture. La langue n’est que l’outil de la culture, le reflet de la pensée globale ; A société élitiste langue élitiste, à société populaire langue populaire.

 La dialectique du chômage

Le chômage est un élément fondamental dans l’équilibre économique de nos sociétés modernes.

On observe un certain nombre de paradoxes à ce sujet

  1. Alors que le nombre de chômeurs avoisine les 3 millions d’inscrit (7% des actifs) de nombreuses professions, et non des moindres, n’arrivent pas à recruter et doivent réduire leur activité (Hôtellerie, Restauration, Pharmaciens, soignants, EPHAD …). On peut argumenter sur le déséquilibre entre les qualifications et la localisation des demandeurs et l’offre, mais ceci semble insuffisant.
  2. Alors que notre économie souffre d’un déficit de compétitivité en raison de nos couts de main d’œuvre (salaires et charges sociales) nous finançons 3 million de personnes à ne pas produire. Nous avons donc une force de travail qui nous coute alors qu’elle pourrait nous rapporter.

Pour comprendre ces paradoxes, revenons un peu en arrière :

Les société comme les nôtres se sont construites autour de la notion de solidarité. Mettons nos ressources en commun afin que si l’un d’entre nous est en difficulté la collectivité puisse lui venir en aide. Chacun pourra ainsi bénéficier de la solidarité des autres. En c qui concerne les chômage le devoir de solidarité impose à tous les actifs de cotiser pour créer une « cagnotte » qui pourra financer ceux qui sont dans le besoin. Les uns ont le devoir de cotiser pour que certains puisse bénéficier d’une aide.

Malheureusement nos sociétés ont dérivées. Le collectif fait place à l’individuel et les devoirs s’effacent devant les droits. Pour le chômage l’équation est passée de : « Les citoyens ont le devoir de cotiser et je bénéficie du chômage » à « j’ai le droit au chômage donc les autres ont le devoir de cotiser ». Les droits individuels prédominent sur les devoirs collectifs. Disons que c’est un très mauvais signe de santé pour une société et présage d’une disparition programmée !

Le chômage n’est pas un droit mais la conséquence de l’acceptation des devoirs collectifs

Il en résulte que si les citoyens ont des devoirs. les chômeurs ne sont pas en reste. Leur devoir et de soulager, dans la mesure de leurs moyens et capacités, la société de la charge qui lui incombe

  1. En ce qui  concerne le paradoxe du manque de main d’œuvre il faut bien sur inciter les chômeur à reprendre une activité en offrant un travail plus rémunérateur ou plus attractif. Le déficit de main d’œuvre apparaît dans les métiers pénibles et peu valorisés ou à l’autre extrémité dans les métiers qui demande une certaine qualification tout en restant peu rémunérateurs. Dans les deux cas le salaire est un élément déterminant pour accepter un métier pénible ou des études longues.
  2. Le salaire étant déterminant reste à voir comment on peut mieux rémunérer les salariés tout en restant compétitif. Le mieux serai d’exploiter la réserve d’actifs déjà payés par le chômage et capable de produire des biens ou des services. C’est là qu’il faut prononcer les mots qui font drame : « Le travail des chômeurs » … et attendre la réaction toujours en nuance des réseaux socio ! J’aurais pas dû le dire, mais tant pis je l’ai fait !
    c’est là aussi que l’on entend les fameux « c’est impossible parce que … » que connaissent bien tous ceux qui ont essayés des changer les habitudes, et qui veulent dire en fait « je n’ai pas envie que l’on touche à mon petit train-train ». On ne doit pas, évidement, faire ce cadeau au patronat de lui fournir une main d’œuvre à bas cout qui se substituerai à une main d’œuvre plus chère. On ne peut également créer un pôle de concurrence déloyal sur des marché compétitifs !
    Envisageons, par exemple, des sociétés nationales fournissant des produits qui n’ont pas d’équivalent sur le marché local : Téléphonie, électro-ménager, télévision, médicaments, ordinateurs … Les chômeurs pourraient y gagner un complément de revenu tout en contribuant à augmenter notre PIB, diminuer le déficit de notre balance commerciale et de nos comptes sociaux. De plus cela pourrait générer des formations qualifiantes, éviter les enlisements dans l’inactivité et dans le sentiment de dépendance pour les chômeurs. Les produits ainsi fabriqués concurrenceraient facilement les produits importés
    Tout n’est évidemment pas si simple comme la sortie de la situation de chômage pour éviter de s’engluer dans un fonctionnariat subventionné par les ASSEDIC, mais l’équation est simple, on ne peut plus se permettre de financer 3 millions de personnes non productives. Notre société n’en a pas les moyens dans un monde de plus en plus compétitif. Le chômage est un combat international, si on importe des produits on importe du chômage, si on exporte des produits on exporte son chômage !

Revenons s’il-vous-plait à nos vieilles valeurs solidaires. Garder la notion de solidarité n’empêche pas le progrès, mais la perdre s’est à coup sûr hypothéquer sur l’avenir

Les Trous Noirs

Les trous noirs sont une « singularité » de l’univers, c’est à dire un point de celui-ci qui possède des propriétés particulières. Le concept de trous noirs dérive, en fait, de la théorie de la relativité d’Einstein.

Comme toute théorie, celle-ci nous donne une représentation de l’univers, un modèle de travail, mais il faut raison garder elle n’est pas une description de cet environnement qui nous reste inaccessible, elle n’en est qu’une image schématique.

Einstein représente l’univers comme un espace-temps peuplé de matière, les corps célestes. Dans cet espace un corps en mouvement se déplacerai un ligne droite et sans jamais s’arrêter. Mais les corps célestes, par leur masse déforment cet espace et créent autour d’eux c que l’on pourrai représenter par une dépression. Un autre corps, moins massif, passant à proximité voit sa trajectoire dévié (il a tendance à tomber dans le creux de la dépression) et par l’équilibre de cette force d’attraction gravitationnelle et de la force centrifuge il se stabilise sur une orbite rotationnelle autour du corps le plus massif. On explique ainsi la rotation des planètes autour de étoiles.

Un trou noir se forme, de façon schématique, lorsqu’une énorme étoile s’effondre sur elle-même, sous l’effet de sa propre force gravitationnelle (implosion). La matière alors  se condense sur un tout petit volume de très haute densité et de très haute température qui crée une énorme dépression dans le champ de l’espace-temps. Dans un trou noir, la gravité est si forte, que la vitesse de libération (vitesse qui permettrai à un corps de sortir du trou noir,) serai supérieure à la vitesse de la lumière. Ceci est impossible, donc en principe rien ne peut s’échapper d’un trou noir, pas même la lumière. Sans émission de lumière un trou noir n’est évidemment pas visible, d’où son nom. En fait certains rayonnements particuliers (rayons X) peuvent s’échapper du bord d’un trou noir et permettent sa détection.

Lorsqu’un corps céleste passe à proximité d’un trou noir il est irrémédiablement attiré (s’il passe dans le périmètre d’action de  cette singularité) et vient grossir la matière dense qui le compose. Le trou se massifie et augmente son périmètre d’action.

Ajoutons un paradoxe : Alors qu’un trou noir est une prédiction de la théorie de la relativité générale, la densité de la matière au centre de ce trou est telle que la théorie de la relativité ne s’y applique pas. On peut, donc en prévoir la formation mais on ne peut en expliquer la nature, c’est une analogie avec la théorie du Big Bang que l’on peut prédire mais assez mal expliquer.

Ce développement très superficiel a pour objet de vous donner une idée sur ce phénomène sans, bien sûr, tout expliquer (ce qui serai hors de mes capacités et connaissances). On ne peut pas tout comprendre, mais on peut rendre les choses moins mystérieuses.

P.S. : Le trou noir le plus proche de nous est situé au centre de notre galaxie et représente une masse de 3 à 4millions de fois celle du soleil. Il est situé  à 31.000 années lumières … environ ! … et dans un univers en expansion cela promet

Violence légitime et illégitime (suite)


La « Légitimité » est la conformité à un principe supérieur qui dans une société et à un moment donné est considéré comme juste. La notion de légitimé ne recouvre pas celle de légalité qui est plus restreinte et qui caractérise ce qui est seulement conforme à la Loi.

Alors que le loi est factuelle, la légitimité n’est pas un fait mais un regard sur les faits.

Comment donc définir, la légitimité ou non d’un événement ? par sa temporalité, son environnement culturel, le groupe social concerné, le consensus citoyen ?

Un nouvel apport est venu bouleverser la donne : La désobéissance citoyenne ! Formule apparemment paradoxale puisque par défaut la citoyenneté implique l’obéissance  à la loi. En fait il n’en est rien car cette formule implique la désobéissance à la loi au nom de l’obéissance au principe supérieur de légitimité. C’est tout à fait nouveau car cela place toute légitimité au-dessus de toute loi et permet à tout citoyen de passer outre les lois pour peu qu’il place son action dans la légitimité.

On retrouve là la notion de souveraineté du peuple, le principe de la démocratie directe cher à LA France Insoumise. Ceci, faute de donner une définition régalienne de la légitimité conduit tout droit à l’anarchie.

Se pose donc la question de définir ce qui est légitime ou non !

Temporalité de la légitimité

L’histoire montre que ce qui est légitime un jour peut ne plus l’être un autre jour. Un exemple très simple est la colonisation. Au XIX ème siècle la légitimité de l’esclavage était un fait acquis (dans les civilisations Européennes) au point que cette légitimité s’était même transcrite dans la loi. Il est vrai qu’avec la révolution de 1789 on sortait d’une période pas si lointaine ou le « servage » était reconnu.

On pourrai trouver de nombreux exemple de cette temporalité comme par exemple la position des femmes dans la société, la prédominance des religions sur l’état, les diverses révolutions populaires illégitimes mais que l’histoire a légitimé, ou même dans le domaine scientifique la rotation de la terre autour du soleil.

L’environnement culturel

La légitimité d’un événement est évidemment relative au groupe social qui le revendique. Ce sont alors les convictions intimes de ce groupe qui entend justifier de la légitimité d’une action. On en trouve de plus en plus d’exemples comme :

Daech : Justifie de la légitimité de ses actes terroristes au nom d’Allah et de la prépondérance de la loi coranique sur toutes les autres lois

Les écologistes radicaux : Justifie la légitimité de leurs actions violentes au nom de l’urgence de la sauvegarde de la planète.

Les groupes anti avortement :  légitiment leurs actions au nom du droit à la vie.

Les Nazis : Justifient le massacre des Juifs, communistes, et homosexuels par la défense d’une race pure et saine.

Leur position légitimiste n’est évidemment valable qu’au sein de leur groupe et ne préjugent pas d’un consensus citoyen.

La règle démocratique

Dans nos démocratie c’est, de principe, l’option majoritaire qui fait loi. Parfois une majorité de citoyens réclament une option contraire à la loi. C’est l’un des dilemmes de la démocratie qui théoriquement impliquerai de modifier la loi. Mais ces modifications demandent des procédures longues qui ne sont pas toujours acceptées en regard de l’impatience des citoyens. Il peut s’en suivre des « mouvements sociaux » pas toujours en accord avec la loi qui posent problèmes quant à leur légitimité.

D’autre part la raison majoritaire n’est pas forcément la meilleur, ce qui ne rend pas la tâche facile aux gouvernants.

Conclusion

Si la légalité d’une action peut être, assez bien cernée par la loi, sa légitimité est éminemment subjective et bien difficile à établir. Seule la loi peut en donner une légitimité légale. Cependant, sans ces actions illégitimes notre civilisation s’enliserai dans un conservatisme mortifère. La frontière entre démocratie représentative et direct est bien difficile à fixer. Dans l’incertitude nous continuons à « naviguer à vue », au cas par cas, au coups par coups en bordure de la légalité.

Violences légitimes et illégitimes

C’est l’objet d’interminables polémiques qui justifient que l’on se penche, sans esprit partisan, sur le problème.

Le droit Français

Dans le droit Français tout individu est considéré comme innocent tant qu’il n’a pas été condamné par la justice. Ceci en vertu du principe que : « mieux vaut un coupable en liberté, qu’un innocent en prison ». Sur le plan théorique, en caricaturant, il y a donc en France deux catégories de citoyens, les innocents qui n’ont rien à voir avec la justice, et les condamnés qui sont du ressort de l’institution judiciaire et n’ont donc plus rien à voir avec la justice !

La présomption d’innocence

Pour pallier à ce paradoxe on à inventé une nouvelle catégorie de citoyens ; « les présumés innocents ». Ce sont en fait des individus qui sont « présumés coupables » mais que pour des raisons de « politiquement correct » on nomme présumés innocents. Nous, Français, n’en sommes pas à un paradoxe près ! Ce sont ces citoyens qui ont maille à partir avec la police.

Pour rompre ce paradoxe on a doté la justice d’un certain nombres de droits.

  1. Ces présumés innocents peuvent être interpelés, mis en garde à vue, interrogés, voire incarcérés à titre préventifs. Pour des « présumés coupables » ce serait raisonnable, mais pour des « présumés innocents » c’est un peu plus discutable. Voilà donc des citoyens que la police doit considérer à la fois comme des coupables, mais aussi comme des innocents. Ceci ne facilite pas son travail !
  2. Pour faire une règle de cette exception (c’est une grande tradition Française) on a doté les policiers de certaines capacités explicités dans la loi. Ils peuvent répondre à des agressions en fournissant une réponse proportionnée … une formule magique qui veut tout et rien dire
    Imaginons un bloc de policiers face à un bloc d’émeutiers. (je ne parle pas ici de manifestants qui respectent les règles en vigueur pour ce type d’événements : autorisation de la préfecture, itinéraires et horaires fixés). Parmi ceux-ci un vingtaine vocifèrent des paroles agressives, vexatoires, provocatrices, cinq ou six lancent pavés et projectiles vers les forces de l’ordre, un balance un cocktail Molotov et deux sont en train de mettre le feux à une voiture.  Le responsable policier doit donner une réponse globale appropriée et proportionnée. Quelle réponse proportionnée apporteriez-vous à sa place ? moi, franchement, je ne sais pas, d’autant que la décisions doit-être prise dans un climat d’émeute, sous les huées et les projectiles, dans une ambiance de total stress et qu’elle pourra ensuite être ré évaluée et jugée à postériori par des magistrats qui n’ont pas assisté à la scène, dans une l’ambiance sereine et apaisée du tribunal.
    C’est pourquoi les forces de l’ordre adoptent une solution minimale qui consiste à ne pas faire de vagues, circonscrire le périmètre des délits, et surtout ne pas se mettre en position d’être déjugés par la suite. Ce sont les conditions idéales pour légaliser par l’usage les pratiques des émeutiers.

Les accidents

Forcément dans de telles circonstances les policiers commettent des erreurs (qu’ils appellent Bavures et que les émeutier qualifient de violence policière). Les tirs de « flash Ball »  ont causés des accidents graves et certains émeutiers ont perdu un œil. C’est bien sûr regrettable, mais selon le dicton populaire : « Qui sème le vent récoltera la tempête », car la violence appelle la violence et on ne peut créer un climat d’émeute sans risquer des accidents sérieux. Aux émeutiers, primo agresseurs, de prendre et d’assumer leurs responsabilités.
On dit que : «  on ne fait pas d’omelette sans casser des œufs » très cyniquement je dirais : « Que l’on ne fait pas d’émeute sans casser des yeux », d’autant plus que les blessés sont généralement les individus placés au premier rang, au-devant des participants, et leader charismatiques du mouvement. Dans une attitude Christique ils offrent leur corps pour la cause … et s’offusquent ensuite d’avoir été atteint.

Au sein d’une émeute chacun perd, en partie, le contrôle de sa raison. Le climat environnant d’excitation, de violence, et de stress es tel qu’émeutiers et policiers peuvent inévitablement déraper. Ils sont pris dans un climat de régression violente collective et perdent en partie le contrôle de leur raison. Évitons de telles situations pour éviter bavures ou violence policière.

L’Omerta

La mauvaise foi est de mise dans ces circonstances. Les émeutiers sont tous de paisibles piétons qui passaient par là et qui ont été agressés « à l’insu de leur plein gré ». Quand aux policiers un reflexe corporatif les amènent à couvrir « les bavures » de leur collègues ce qui empêche de purger la police  de ses éléments violents et crée, de fait, l’amalgame entre « les bons et les méchants »  

Conclusion

Pour trancher toutes ces légitimes questions un préalable me paraît nécessaire à étudier :

« Quand un individu se met hors la loi, doit-il continuer à être protégé par les lois qu’il a bafoué ? »

Ensuite vient la question du contexte des émeutes, « faut-il dans le contexte d’une émeute accorder une certaine marge de tolérance (circonstances atténuantes) dans les violence des policiers comme dans celles des émeutiers ? »

Puis se pose la question : « Dans ces circonstances, pour tout acte doit-on le juger selon son intention ou selon ses conséquences ? »  Par exemple, prenons un automobiliste qui « grille » un feu rouge. Il risque quelques points sur son permis et une amende. S’il fait la même faute et cause un accident mortel il risque la prison. Doit-on  juger l’acte ou ses conséquence ? de même un jet de pavé ou un tir de flash-ball doivent-ils être jugés différemment selon qu’ils blessent ou non ?

Faute de donner une réponse à quelques questions fondamentales on raisonne dans le vide. Avant de polémiquer on doit  s’interroger sur les « fondamentaux »

L’énigme du zéro absolu (-273°C)

C’est un fait plutôt étonnant que le zéro absolu (température la plus basse que l’on puisse atteindre) soit de -273,15 °C, et non pas zéro. Ceci est du à la conception du modèle de représentation des températures.

Pour mesurer les températures, les physiciens Celsius (ou Fahrenheit) ont pris pour référence la température de l’eau qui gèle, fixée tout à fait arbitrairement à 0° C et la température de l’eau qui bout fixée toujours aussi arbitrairement à 100°C. Dire que l’eau bout à 100°C n’est pas une mesure, mais la définition d’un étalon. On à ensuite divisé cet intervalle en 100 parties égales pour définir le degré Celsius qui est devenu un étalon de mesure des températures. On a donc fixé une échelle des températures linéaire pouvant aller de Moins l’infini à plus l’infini.

On a ensuite défini la quantité de chaleur (la calorie) par rapport à cet  étalon degré

Une calorie est la quantité de chaleur qu’il faut apporter à 1 gramme d’eau pour élever sa température de 1 degré, entre 14,5° et 15,5° sous une pression de 760 mmhg

Cette définition est très pratique pour les usages domestiques courants.

On c’est ensuite aperçu que la relation degré/calorie n’était pas une relation linéaire., et c’est de là que va émerger notre petit problème.

Pour élever la température ce gramme d’eau de 15,5° à 16,5° il faut un peu moins d’une calorie. Plus on monte dans les températures et moins il faut de calories pour faire ce saut de 1°

Inversement, pour passer ce gramme d’eau de 14,5° à 13,5° il faut retirer un peu plus de 1 calorie. Plus on veut descendre en température et plus il faut retirer de calories pour faire la saut de -1°.

De ce fait il faut retirer de plus en plus de calories de ce gramme d’eau (qu’il soit solide ou liquide) pour en faire chuter de plus en plus la température. Il en résulte que pour atteindre la température de -273,15°C, il faut maintenant retirer du gramme d’eau un quantité infinie de calories. On conçoit qu’il soit impossible d’aller plus bas dans l’échelle des températures et même qu’il soit impossible d’atteindre ce point, car retirer une quantité infinie de calories et chose impossible.

On à pu à ce jour atteindre la température de -273,14999999995°C, mais pas -273,15°C

L’erreur des physiciens est d’avoir défini la cause avant les effets. La température (qui n’est pas une grandeur thermodynamique de base) est la conséquence de l’apport ou du retrait de calorie (qui est une valeur de base de la thermodynamique, même si elle est maintenant remplacée par le Joule)

Si on avait d’abord définie la calorie comme la grandeur de base pour définir le degré, avec strictement la même définition

Une calorie est la quantité de chaleur qu’il faut apporter à 1 gramme d’eau pour élever sa température de 1 degré, entre 14,5° et 15,5° sous une pression de 760 mmhg

Alors, l’apport ou le retrait d’une calorie aurait toujours fait varier la température de 1°C, mais sur une échelle des températurs allant de moins l’infini à plus l’infini, c’est à dire que le degré représente dans ce modèle une variation de température (ou une variation d’entropie) plus ou moins important que dans le modèle officiel.

PS : La température théorique maximum que l’on peut atteindre (selon Max Planck) serait de 142 million de milliards de milliards de milliards de degrés Celsius. C’est hot !

La différence, richesse ou danger

C’est un éternel débat entre ceux qui pensent la différence comme une source d’enrichissement et ceux qui voient en elle un danger pour leur intégrité.

Certains voient la différence comme une opportunité d’acquérir de nouvelles connaissances dans les domaines de la culture, sociétaux, moraux … Ils pensent qu’une nouvelle vision du monde peut élargir les champs de conscience, aider à mieux prendre en compte « les autres » et éventuellement à un certaine remise en cause de nos croyances et certitudes.

Pour d’autres cet apport d’idées nouvelles peut remettre en cause nos fondements si difficilement acquis et si difficiles à conserver. Ils voient en ces idées nouvelles un danger pour nos structures institutionnelles et culturelles. Ils craignent une remise en cause de nos organisations sociétales de nos valeurs, et les chamboulements qui pourraient s’en suivre.

Quels sont les pourquoi et le comment de ces deux attitudes ?

Pour les comprendre il nous faut revenir à la construction de la conscience de chacun.

  1. Tout commence par une perception à travers l’un ou plusieurs organes des sens (vue, ouïe, odorat, gout, toucher).
  2. Cette perception est transformée en signaux électriques transmis au cerveau par notre système nerveux
  3. Ces signaux activent les connexions neuronales pour former une image mentale dans une zone du cerveau. A ce niveau l’image mentale n’a aucun sens. C’est ce que l’on peut appeler l’émotion.
  4. Cette image mentale est alors comparée aux images mentales qui peuplent notre mémoire
  5. Cette comparaison va créer des relations, des liens logiques entre cette nouvelle image et les anciennes.
  6. Ce sont ces relations qui vont donner un sens relatif à notre perception récente. C’est la naissance du sentiment (Joie, colère, passion, défi, honte, peine, envie, dégout, haine, amour, peur, doute …)  de notre positionnement vis à vis de la situation vécue.
  7. Ce sentiment va gouverner nos comportements nos réactions psychiques ou physiques.
  8. La situation peut alors être intégré dans la structure de notre réseau et elle prend alors figure de souvenir (conscient ou inconscient)

Tout va alors dépendre de la nature des liens qui unissent cette nouvelle image aux anciennes

  1. Si ces liens sont de façon générale rigides, c’est à dire empreint de certitude et sans aucune latitude de doute. La conscience est psychorigide et bloquée sur ses certitudes. L’individu aura du mal à accepter des idées nouvelles qui viendront bousculer toute sa construction mentale. Les idées nouvelles ne trouverons pas leur place dans la conscience car la remise en cause  de la pensée serai absolue. Trop de choses devraient être modifiées pour que la nouveauté puisse trouver sa place et l’intégration est deniée. L’individu, arcbouté sur ses certitudes refuse toutes notions différente des siennes et refuse de se remettre en cause pour accepter « l’autre ». Tout idée nouvelle est vécu comme une agression (attitude paranoïde) C’est un individu « radical ! »
  2. Si ces liens sont trop lâches, que l’individu est dans le doute général et en recherche permanente de repères il sera prêt à accepter toutes pensés qui pourrait lui permettre de se « raccrocher au branches », de se positionner et de se définir, et sera donc surtout réceptif aux idées les plus simplistes et dirigistes. Ce sera une bonne proie pour les « gourous » de toutes sortes. Il fuira, au contraire les pensées  permissives, ouvertes à toutes le possibilités. Il deviendra un individu «  Radicalisable et Radicalisé ! »
  3. Dans la situation intermédiaire l’individu aura une plus ou moins grande tolérances aux idées nouvelles, il acceptera celle qui ne le bousculent pas trop, refusant les idées extrêmes mais quand même réceptif au changement. C’est un personnage modéré, qui accepte la négociation et donc la différence

En conclusion l’acceptation ou non de la différence est fonction de la structure de la conscience de l’individu. Celle-ci est acquise par les expériences passées, l’éducation, le milieu ambiant et peut-être en partie par une prédisposition génétique. Le radicalisme, lui, est profondément ancré dans une mémoire bloquée, c’est pourquoi il est si difficile à corriger ! Cette vision de la différence fait partie intégrante de l’identité de chaque individu.

Les « conservateurs » ont tendance à vouloir garder « les choses » en l’état selon le principe de « le mieux est l’ennemi du bien », mais en fait parce que la situation actuelle les avantage. Ils dépensent toute leur énergie à faire du « sur place »

Les « progressistes » veulent changer les choses selon le principe moral de l’égalité des hommes, mais en fait parce que la situation actuelle ne leur est pas favorable. Ils dépensent toute leur énergie dans une fuite en avant utopique.

Moralité : Nous sommes tous différent et chacun voit midi à sa porte ! Seule la tolérance permet le « vivre ensemble »..

La foule, une régression collective

On constate que dans une foule les individus sont capables d’accomplir des actes qu’ils ne feraient jamais sur le plan individuelle

Anonymat dans la foule

C’est bien sûr un facteur dominant dans le défoulement dans des actes généralement réprimés, selon le principe du « pas vu pas prit ». Tous les actes contrôlés par « la peur du gendarme » deviennent possibles. La foule dans ce domaine joue le rôle d’entraîneur : puisque les autres le font c’est que c’est normal.

Impossibilité de raisonner dans une foule

On sait bien que dans une foule la raison, le raisonnement n’a pas sa place. Essayez de raisonner une foule en mouvement  et vous comprendrez vite le bien-fondé de cette assertion.

La perte d’identité dans la foule

Dans la mesure ou la raison est exclue dans le fonctionnement des individus dans une foule, tout ce qui construit l’identité d’un individu est éradiqué. Le cognitif effacé, il reste à la conscience des  individus la composante émotionnelle. Dans une foule l’humain régresse vers sa composante animale.

Dans cette perte d’identité on observe un phénomène de fusion collective et la naissance d’une forme d’identité collective. La foule devient un seul corps et se rapproche de la meute du monde animal.

Les structures de la meute

La foule, comme la meute à ses lois et ses structures. Il lui faut un leader, des lieutenants, et des soldats. On observe toujours un leader qui harangue la foule, des second-couteaux qui font écho et résonance à ses propos et qui en font une justification, et les membres qui répondent en chorus a ces appels.

Les mots d’ordre comme les slogans sont éminemment simplistes, selon les principe du « on répète tous ensemble » inspiré des chants et incantations religieuses. Pas de place pour la nuance. Le leader s’offre pratiquement en holocauste à la vindicte policière ce qui lui donne sa valeur christique et en fait, pour la foule, presque une idole.

Les lois de la meute

Dans une foule il est impossible de garder  son identité, d’être soi-même. Tout individu qui tenterait ‘émettre une opinion en décalage avec le projet de la foule serait immédiatement rejeté et croyez-moi sans ménagement.

Dans une foule la pensée unique se réduit au « plus petit commun multiple » de la pensée de chacun, c’est à dire au mot d’ordre qui a donné lieu au rassemblement. C’est bien sûr une totale régression collective

Dans ces circonstance la pensée collective ne peut être que très simpliste, caricaturale, donc radicale. Par contre cette vision collective fait masse et donne au mouvement une puissance redoutable

Dans une foule toute ce qui va dans le sens du mot d’ordre (ou qui paraît aller dans ce sens) et justifié. Tout est permis si cela va dans le sens de l’objectif de la foule.

Conclusion

La foule est comme une âme d’enfant, mais dans le corps d’un adulte, ce qui lui donne des capacité de nuisance (ou de bienfait) considérable. Elle est impossible à contrôler par la raison et pire qu’un enfant ne comprend que la coercition. Pourtant on ne peut l’affronter « de face » faute d’entrer dans un confit violent et plein de danger. La foule peut cependant se canaliser et c’est ce cheminement sur un ligne de crête qui fait toute la difficulté du maintient de l’ordre

Les émeutes urbaines

Pour comprendre ces phénomènes rappelons d’abord l’origine de la violence. De façon générale la violence née d’un sentiment d’impuissance devant les événements. Celui-ci crée une frustration dont on ne sait  par quel comportement la résorber. Il s’en suit un retour au comportement ultime, le plus archaïque, la violence C’est un comportement régressif qui fait appel à la partie animale qui sommeille en nous. Il sort du domaine de la raison et surgit de l’affectif le plus profond.

La violence policière

Prenons le tragique événement récemment advenu, ou un policier à abattu un petit délinquant qui refusait « d’obtempérer. Je ne sais absolument pas ce qui s’est vraiment passé mais je vais en donner un mécanisme possible.

Imaginons donc un policier, mais pas n’importe lequel. Un individu avec un fort narcissisme, une pensée rigide et schématique : Les bons, les méchants, l’ordre, le droit, le respect de l’autorité (… on dirai presque un gars d’extrême droite !). Il fait signe à un jeune conducteur de s’arrêter. Celui-ci refuse et continue sa route. Le policier voit le droit bafoué et son autorité entamée. Il prend sa moto et rattrape le conducteur. Le policier monte « d’un cran dans les tours » et pour impressionner le jeune conducteur le menace de son arme. Le Jeune n’en a cure et redémarre. Le policier a utilisé tous ses moyens de dissuasion à son actif pour affirmer son autorité, mais sans succès. Il ne lui reste que la violence, il tire. On a donc un homme mur, un peu  réac, nargué par un jeune, délinquant. C’est tout « much » le policier ne raisonne plus, il régresse, et tue par reflexe. Après retour au calme et à la raison … regrets éternels. C’est un cheminement classique dans toutes les rixes … sauf que là il y a une arme.

Dans tout ce que l’on appelle « violence policières » et que les policiers appellent « bavures », le phénomène est généralement le même. Il y a très peu, à ma connaissance, de violences commises à froid, lucidement, de façon calculées. Elle suivent généralement un emportement. Elles sont le fruit d’une escalade : un sentiment du devoir de rétablir l’ordre, quelques invectives humiliantes, une grenade lacrymogène, deux ou trois pavés … et un coup de matraque irréfléchi.

C’est un peu comme dans la cour de récréation : « c’est pas moi, c’est lui qu’a commencé ! » Les humains deviennent puérils quand il s’emportent. Ils régressent.

Les violences urbaines

Disons tout d’abord que ce n’est pas la jeunesse qui s’enflamme, mais une petite partie de la jeunesse. La plus part des jeunes on le sens civique, les respect de la parole de leurs parents et, comme tous les jeunes, sont prêt à s’enflammer pour des causes utopiques. Dans ces violences urbaines on a des jeunes (mais pas que !) qui ne se bougent pas pour quelque chose, mais contre tout et rien. Il n’y a pas d’objectifs dans ces déferlement, mais plutôt  des causes.

Disons que l’une des causes principales c’est la pauvreté, ou plutôt le sentiment d’inégalité. Il n’y a pas de mouvement anti capitaliste car dans ces milieux « qui bougent » l’argent est plutôt une valeur cardinale. Le rêve de ces gosses c’est les bijoux en or, la grosse bagnole, les nanas blondes, les vêtements de marque … un rêve petit bourgeois. De façon irraisonnée ils se battent contre la société dont ils rêvent mais à laquelle ils ont le sentiment(justifié) de ne pas appartenir et ne pas pouvoir y accéder. Quand on arrive pas à faire marcher un jouet, on le casse, quand on désire le jouet d’un autre et qu’il ne veut pas le prêter, on le casse. Pour ces jeunes en errance, impuissant à s’affirmer la seule façon d’imprimer, de créer, c’est de détruire ! Quand un enfant voit sur la plage un beau château de sable qu’il ne pourrait pas construire son premier réflexe n’est pas de l’accaparer mais de le piétiner … un forme de création.

Ajoutons l’absence de conscience civique dû au manque d’éducation familiale (pour des raisons évidente de pauvreté) ou plutôt une conscience civique basée sur la « bande » telle qu’il la vivent dans la rue. Un petit groupe opposé aux autres quels qu’ils soient, en  défense animale de territoire, avec ses propres règles et hiérarchie, ses propres valeurs : « Le chef, caïd, les lèche bottes, les adjoins, les soldats, l’échelle des valeurs basées sur l’argent et la loyauté, le respect des plus fort » une sorte de société primitive, un clan néanderthalien fondé autour de l’appartenance et de la force (donc de la violence) C’est une micro société boquée dans des valeurs claniques surannées qui voit dans sa survie une justification du « quoi qu’il en coute ! ». Il est certain que tout ce qui peut contrarier leurs desseins est vu comme hostile : La police, les institutions, l’autorité, et tout ce qui peut si rattacher (Ecole, services publics)

Le dialogue e difficile car nous les voyons comme quelques gosses paumés qu’on voudrait voir ré intégrer notre univers sociale et eux voient cela comme une prédation, une tentative de renverser leurs valeurs, une attaque identitaire, le fait d’une bande rivale.

C’est le radicalisme (qui n’est pas réservé à Daech) d’un petit groupe, refermé sur lui même, structuré autour d’une idéologie interne. Rien de plus que les groupes néo nazis, les black block. Nos valeurs ne les font pas « kiffer » et ils ne voient aucune objection à s’y attaquer  

Conclusion

Nous sommes dans une société violente dont le moteur même est basé sur les inégalités. Sans elles nos systèmes de société ne peuvent fonctionner. De plus nous sommes dans des sociétés ou les besoins croissent plus rapidement que les moyens de les assouvir. Tout cela crée un sentiment permanent d’injustice incontournable, une frustration de ceux qui possèdent moins, et un climat de colère contenue qui peut exploser au moindre prétexte. Actuellement la mort du jeune conducteur a déclenché une émeute dont le propos c’est vite détourné de cet assassinat  pour se tourner vers une violence apparemment gratuit.

Dans les périodes de crise, de pénurie, de compétition permanente, les rivalités entres tous les groupes sociaux ou marginaux est inévitable. Notre société engendre la violence. Plus nous serons nombreux sur la terre, sur le même « fromage » et plus les rivalités seront exercées. Il est temps pour nous de tirer notre révérence et de laisser les jeunes se débattre avec le monde que nous leur laissons !

PS : J’ai peur que les réponses sociales que nous apportons soit inadaptées à cours termes. Elles sont nécessaires pour gérer les inégalités dans les banlieues, mais je doutes qu’elles touchent la jeunesse dont nous parlons. Quand des groupes en arrivent à bruler des mairies, des écoles, des centres culturels on peut penser qu’une réponse socio culturelle a peu de chance de les atteindre. Ce n’est pas une arme valable sur des populations radicalisées. On ne combat pas Daech ou des néo nazis avec des stades ou des théâtres. Il faut chercher autres choses.

PPS : Un de ces gosses a taggé sur les murs d’une mairie : « La loi, c’est nous ! ». Cela résume bien leur état d’esprit.

L’orthographe simplifié. Exemple

Suite à mon denier article je me suis attaché à proposer un petit exemple en ne modifiant que quelques règles de grammaires les plus courantes

Il s’agit, bien sûr, d’un jeu et non pas d’un projet !

  1. Le pluriel des noms et adjectifs est inutile dans la mesure où il est déjà déterminé par un article ou un pronom
  2. Si pluriel il doit y avoir il se fait uniquement en ajoutant un s au mots
  3. Le verbe avoir et être suivent en ci qui concerne l’accord du participe passé les règles générales
  4. Les consonnes ne se redoublent pas
  5. Certains mots qui se terminent par un s inutile (alors, toujours, mais, dans …) ne le portent plus
  6. On ne touche pas à ce stade sur la conjugaison des verbes
  7. On remplace tout ph par f, et tous les s à son z par z

C’est un peut déroutant, un poil choquant, mais cela reste très compréhensible. Evidement cela supposerai une étude plus sérieuse !

Voici un petit exemple avec environ 40 simplifications

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L’orthografe et moi, Je t’aime, moi non plus

J’ai toujour été mauvai en orthografe. On m’a toujour basiné, vous n’aurez pas votre brevet, vous n’aurez pas votre bac, vous ne paserez jamai dans une grande école, les secrétaire se moquerons de vous

J’ai eu mon brevet, j’ai eu mon bac, j’ai intégré une grande école et les secrétaire ne se sont jamai moqué de moi, je leur ai toujour demandé de coriger mes faute car elles étaient meilleure que moi !)

Puis est venu le temps des traitements de texte et l’obligation d’améliorer mon orthographe. J’ai découvert le « foutoir » de l’orthographe Françai, et j’ai enfin compris que je n’étais pas mauvai en orthografe, mais que c’était l’orthografe qui était mauvai !

Le grand principe des gramairien et de faire de tout ilogisme, exception, une règle de gramaire. La doxa corige toute les bavure, il n’y a plus d’exception illogique mai des règle logique.

Prenons l’accord du participe passé avec les auxiliaire être et avoir

Avec les verbe être le participe passé s’accorde avec le sujet, logique puisque l’être se raporte logiquement au sujet

Pour le verbe avoir, c’est la posesion qui compte, donc le complément d’objet. Le participe passé doit logiquement s’acorder avec le complément. Il ne peut le faire que si celui-ci est placé avant le verbe car on ne peut s’acorder qu’avec ce qui n’a pas encore été prononcé. Logique !

Pour le verbe être le sujet est généralement placé avant le verbe et l’acord est possible. Mai pourquoi fait-t-on cet acord quand le sujet est placé après le verbe comme dan ;

Ils sont partis … OK ! mais … sont-t-ils partis ?

Du verbe avoir ilogique, on passe au verbe être ilogique !

Conclusion

L’écrit est censé être la traduction du langage parlé sous forme litérale. Rien de plus. Si une langue est riche, c’est par la variété de son vocabulaire, la richese des concept qu’ils recouvrent, la capacité d’exprimer les nuance, éventuelement la mélodie de son phrasé, mais aussi par sa simplicité à l’aprendre et à la parler. La richese ne vient pas de la complexité de ses règle gramaire. Si la gramaire Française n’avait aucune exception, le « Bescherelle » ferait sans doute deux page. Mais il en a plus de 300, voilà qui done une idée de ce que peut comporter d’exception notre langue écrite.

Peut-on modifier et simplifier l’orthografe : NON !

Imaginez que vous vouliez changer l’orthografe d’un seul mot, vous alez mettre le pays à feu et à sang. Les enseignant en grève, les académicien dans tous leurs état, la France insoumise qui crie à la loi liberticide, le RN y entrevoie une perte d’identité nationale, les rédaction des grand journal sur les dent …bien sur la SNCF fait grève par solidarité, les syndicats …

De toutes façon, ceux qui peuvent reformer l’orthografe et revivifier la langue Française ce sont les gramairiens. Ils sont tellement accroché à leurs privilège de « sachant », cet imbroglio de règle et d’exception leur confère un pouvoir imense, Avec une orthografe simplifiée ils deviendraient inutile.

Pourtant si on veut défendre la langue Française il faut la rendre atractive, facile à aprendre et  à pratiquer. Les grand défenseur de notre langue en sont, par leur conservatisme, ses plus grand fossoyeur.

Quand à l’asertion selon laquele la langue (écrite ou parlée) serait un patrimoine national, je m’insurge en faux contre cete idée. Je l’ai dit, la langue est un outil d’expression et de comunication. Le véritable patrimoine est la pensée sous-jacente aux mot. C’est seulement si on a quelque chose à dire que la langue prend toute sa valeur.

L’orthographe et moi, Je t’aime, moi non plus.

J’ai toujours été mauvais en orthographe. On m’a toujours bassiné, vous n’aurez pas votre brevet, vous n’aurez pas votre bac, vous ne passerez jamais dans une grande école, les secrétaires se moquerons de vous

J’ai eu mon brevet, j’ai eu mon bac, j’ai intégré une grande école et les secrétaires ne se sont jamais moqué de moi, je leur ai toujours demandé de corriger mes fautes car elles étaient meilleures que moi !)

Puis est venu le temps des traitements de texte et l’obligation d’améliorer mon orthographe. J’ai découvert le « foutoir » de l’orthographe Français, et j’ai enfin compris que je n’étais pas mauvais en orthographe, mais que c’était l’orthographe qui était mauvais !

Le grand principe des grammairiens et de faire de tout illogisme, exception, une règle de grammaire. La doxa corrige toute les bavures, il n’y a plus d’exception illogique mais des règles logiques.

Prenons l’accord du participe passé avec les auxiliaires être et avoir

Avec les verbes être le participe passé s’accorde avec le sujet, logique puisque l’être se rapporte logiquement avec le sujet

Pour le verbe avoir, c’est la possession qui compte, donc le complément d’objet. Le participe passé doit logiquement s’accorder avec le complément. Il ne peut le faire que si celui-ci est placé avant le verbe car on ne peut s’accorder qu’avec ce qui n’a pas encore été prononcé. Logique !

Pour le verbe être le sujet est généralement placé avant le verbe et l’accord est possible. Mais pourquoi fait-t-on cet accord quand le sujet est placé après le verbe comme dans ;

Ils sont partis … OK ! mais … sont-t-ils partis ?

Du verbe avoir illogique, on passe au verbe être illogique !

Le redoublement des consonnes, tout un programme. Par exemple :

SI un mot se termine par « amment » il double le m (bruyamment, élégamment … mais pas dans firmament …)

SI un mot se termine par « ement » il prend un seul m (calmement, fatalement …sauf élément …)

Si un mot se termine par « ument » il prend un seul m (éperdument, document …)

Si un mot se termine par « oment » il double le m (comment …mais pas dans froment)

Voici, ensuite, quelques règles (absolument non  exhaustives) sur le redoublement des consonnes

En général, quand une voyelle commence un mot composé, on double la consonne qui suit lorsqu’après cette consonne il y a une voyelle. Enfin, on doit doubler la consonne dans la formation des temps des verbes, quand ce doublement a lieu à leur racine, qui est l’infinitif.

Comment savoir s’il faut un t ou deux t

Selon les personnes, on conjugue le verbe avec une lettre simple ou une lettre double. Si on entend le son [e], il faut un 1 l ou 1 t. Si on entend le son [è], il faut 2 l ou 2 t.

Pourquoi 2 F ?

Le double f, pour sa part, se rencontre souvent à la limite entre un préfixe et un radical, même lorsque la fabrication du mot remonte au latin : diffusion, suffire, effeuiller, affolement, offensif,

Comment savoir si on met 1 m ou 2 m ?

emm… prennent toujours deux m, sauf lorsqu’ils sont suivis du son [é]. Les mots qui commencent par hom, ou qui contiennent la syllabe hom prennent un m, sauf : homme, hommage, bonhomme. Les mots commençant par somm prennent deux m, sauf somatique, somatotrope, somation (homonyme de sommation).

Vous m’avez suivi et bien bravo vous voilà les Paganini du Bescherelle !

Avouez que tout cela et bien tiré par les cheveux et qu’il serai plus simple de ne jamais doubler les consonnes sauf s’il doit y avoir ambiguïté (arête et arrête par exemple). Pour le moment la plupart des règles se terminent par  … Consultez le dictionnaire !

Le pluriel, pas si simple

Les pluriels nous proposent de nombreux illogismes. La  règle fondamentale est que le pluriel se construit en aoutant un s au mot singulier. Mais les exception sont légions

Les noms se terminant par au prennent un x au pluriel, ce qui constitue une exception à la règle générale. Mais il y a une exception à cette exception certains mots prennent un s (festival, carnaval …). Il y a donc une exception à l’exception, mais celle-ci n’est pas une exception puisqu’elle suit la règle générales

Il en est de même pour les noms se terminant par ail qui font aux au pluriel, sauf des exceptions : éventail, soupirail …  qui suivent la règle générale…

Parlons également des noms qui se finissent en ou et qui prennent un x au pluriel

Le reste

Ne parlons pas des conjugaisons de verbes irréguliers, des redoublement des consonnes dans les noms commençant par ap, ar, ag, ap, et des millier d’autres pseudo règles

Une petite anecdote à ce sujet. En classe de 6ème j’avais écrit apercevoir avec 2p et été condamné par « le maitre » à copier 100 fois : apercevoir ne prend qu’un P. Malheureusement j’ai copié 100 fois apercevoir ne prend qu’un P

Conclusion

L’écrit est censé être la traduction du langage parlé sous forme littérale. Rien de plus. Si une langue est riche, c’est par la variété de son vocabulaire, la richesse des concepts qu’ils recouvrent, la capacité d’exprimer les nuances, éventuellement la mélodie de son phrasé, mais aussi par sa simplicité à l’apprendre et à la parler. La richesse ne vient pas de la complexité de ses règles grammaire. Si la grammaire Française n’avait aucune exception, le Bescherelle ferait sans doute deux page. Mais il en a plus de300, voilà qui donne une idée de ce que peut comporter d’exception notre langue écrite.

Peut-on modifier et simplifier l’orthographe : NON !

Imaginez que vous vouliez changer l’orthographe d’un seul mot, vous allez mettre le pays à feu et à sang. Les enseignants en grève, les académiciens dans tous leurs états, la France insoumise qui crie à la loi liberticide, le RN y entrevoie une perte d’identité nationale, les rédactions des grands journaux sur les dents …bien sur la SNCF fait grève par solidarité ; les syndicats …

De toutes façons, ceux qui peuvent reformer l’orthographe et revivifier la langue Française ce sont les grammairiens. Ils sont tellement accrochés à leurs privilèges de « sachants », cet imbroglio de règles et d’exceptions leur confère un pouvoir immense, Avec une orthographe simplifiée ils deviendraient inutiles.

Pourtant si on veut défendre la langue Française il faut la rendre attractive, facile à apprendre et  à pratiquer. Les grands défenseurs de notre langue en sont, par leur conservatisme, ses plus grands fossoyeurs.

Quand à l’assertion selon laquelle la langue (écrite ou parlé) serait un patrimoine national, je m’insurge en faux contre cette idée. Je l’ai dit, la langue est un outil d’expression et de communication. Le véritable patrimoine est la pensée sous-jacente aux mots. C’est seulement si on a quelque chose à dire que le langue prend toute sa valeur.

Ces mots qui nous font peur

Il est des mots qui couvrent des concepts qui suggèrent pour nous des notions très négatives et que nous évitons au maximum de prononcer. Ils recouvrent des notions tabous, qu’il s’agisse de la mort, du sexe, du racisme, des déjections humaines … On préfère utiliser des métaphores ou des périphrases pour suggérer le concept sans l’énoncer et laisser notre interlocuteur prendre la responsabilité d’avoir compris le contenu sans avoir eu à le prononcer. C’est sans doute une attitude un peu régressive, mais bon, c’est la notre

« Ce qui se conçoit clairement s’exprime clairement et les mots pour le dire arrivent aisément. » disait Nicolas Boileau. On observe cela dans la négation des concepts devenus tabous.

La mort. Le tabou métaphysique

C’est l’acmé de l’anxiété pour les êtres humains que nous sommes. Nous redoutons tous la mort et c’est pourquoi en tout temps et en tout lieux toutes les religions ont inventées une vie après la mort. C’est un mot que nous n’aimons pas prononcer lors du décès de l’un de nos proche. On préfère parler de disparu, il nous a quitté, il est parti, il n’est plus parmi nous, il s’est éteint, ou plus argotique : «  Rendre le cimetière bossu. Passer de vie à trépas. Avaler son bulletin de naissance. Habiter Boulevard des allongés … »

Pourtant on parle sans fausse pudeur des 40 millions de morts de la seconde guerre mondiale ou des 100 morts de l’attentat du Bataclan. Comme si le nombre rendait la mort plus acceptable.

Nègre. Le tabou colonialiste

Voilà un mot qui a pris un sens détestable car il a malheureusement été utilisé pour décrire les populations Africaines, accompagné de mépris et d’autosuffisance. On est alors passé au terme de Noir, toujours péjoratifs, puis on  a  choisi « homme de couleur » ce qui est ridicule puisque le noir est justement l’absence de couleur. Aujourd’hui, on ne sait plus quoi dire, quel mot employer, sauf dans les banlieues ou on utilise « Kebla ». C’est bien normal puisque l’on est parti sur une classification par couleur de peau qui ne veut rien dire car il y a des habitants de l’Inde du sud qui sont plus noirs que les Africains. Maintenant on dit « les populations de l’Afrique subsaharienne » ce qui n’est pas forcément très pratique.

Le sexe. Le tabou social et religieux

C’est certainement l’un des tabous les plus ancrés dans nos sociétés modernes qui prétends nier la fonction essentielle des espèce : « La reproduction ». Sans elle aucune espèce n’est viable. Pourtant le sexe est tabou. Tout le monde le pratique, chacun sait que l’autre le pratique et l’autre sait que lui le pratique, mais motus, on en parle pas. Le vocabulaire s’articule autour de :

  1. Le langage biologique : s’accoupler, copuler,
  2. Le langage argotique, évidemment plus riche : Baiser, tringler, tirer, sauter …et pléthore d’autres
  3. Les métaphores dont la plus courante est « faire l’amour » ce qui  revient à nier à la sexualité toute sexualité

Les déjections humaine. Le tabou animal

Voilà bien longtemps que l’humain rejette ses origines animales. On a été jusqu’à inventer les déodorants pour cacher notre odeur « sui generis »  qui pourtant dans le règne animal est l’affirmation même de son identité (qu’il s’agisse de la transpiration, de l’urine, ou des selles). De ce fait, toutes les déjections humaines sont niées et les mots pour les décrire occultés. On hésite, ici aussi, entre un vocabulaire emprunté et un vocabulaire vulgaire. Dire « je vais uriner » fait pédant mais dire « je vais pisser » manque de distinction, comme si le fait avait été rayé du vocable normal et couramment usité.  Finalement on ne dit pas : « je vais déféquer » ou « je vais chier » mais faute de mot adapté on dit « je vais aux toilettes » ce qui est un processus d’évitement

Conclusion

Les concept ne sont pas tabous par hasard, ils le sont parce qu’il recouvrent des notions génératrices d’angoisse. L’absence de mots « normalisés » pour en parler empêche le sujet de se clarifier et lui donne un côté de plus en plus flou qui ajoute de l’angoisse à l’angoisse. Tant que l’on arrive pas à mettre des mots sur son angoisse (à formaliser) on ne peut s’échapper de ce cercle vicieux. Dans toute thérapie la formalisation de ses émotions permet d’y faire face. On peut mieux lutter contre un adversaire visible identifié que contre un ennemi invisible.

Doit-on parler de race ou simplement de différence ?

En taxonomie (classification des espèces) le terme de race désigne une sous-espèce. Une race se définit en général par un certain nombre de critères, le plus souvent morphologiques que doivent avoir tous les individus de la race.

Dans les chiens (famille de canidés) on distingue un certain nombre de races (sous-espèces) comme les chihuahua, les caniches, les labradors…

Pour les bovins on a plus de 25 races : Charolaise, Limousine, Holstein, Tarine ….

Pour les chevaux les races sont nombreuses comme : les percherons, les pur-sang Arabes, les Palominos, les poitevins …

Idem pour les ovins, les porcins, les volailles

Dans ces cas le terme de race n’a rien de péjoratifs car n’y a pas de hiérarchisation parmi les diverses races. Le chihuahua n’est ni supérieur ni inférieur au Doberman, il est simplement différent. C’est qu’en fait ces animaux sont classifiés comme des biens de consommation non pas en tant que ce qu’ils  sont mais en fonction de leur usage. Le Chihuahua est le chien d’appartement, le berger des Pyrénées garde les troupeaux, le Labrador un chien plein air, le Doberman est un chien de défense. Il en est de même pour les bovins qui sont races à viande ou races laitière. Il en est différemment pour les humains pour lesquels quand on parle de races, les critères pseudo taxonomiques se définissent par rapport à l’individu lui-même.

Malheureusement les critères choisi pour définir une race sont établis en dépit du bon sens. Par exemple lorsque l’on parle de la « race noire » originaire d’Afrique on constate que certains individus Sri lankais, indiens ou pakistanais on la peau plus noire que beaucoup d’africains sans être catégorisés de race noire. Il y a plus blanc que blanc mais aussi plus noir que noir. Notons que pour que des races puissent exister il faut que la reproduction soit strictement contrôlée pour conserver les caractères génétiques de la race, ce qui n’est heureusement pas le cas chez l’humain (même si c’était le cas jadis et que certains en rêvent encore).

Le « racisme » est ancien et les premiers chrétiens avaient une forte aversion pour les juifs (communauté religieuse de Palestine) qui avaient crucifié Jésus leur idole.

Le « racisme » c’est cristallisé lors des premières conquêtes coloniales des Espagnols et Portugais en Amérique du Sud, Puis des français, Anglais, Allemands et hollandais sur les trois continents, ou encore  l’extermination des indiens par les migrants en Amérique (grand remplacement ?)

A l’époque on pouvait encore parler de racisme car notre méconnaissance du monde pouvait faire supposer que l’on avait à faire à des population d’une autre espèce.

L’antisémitisme des Nazis est l’archétype du « racisme moderne »

De nos jours on ne peut plus utiliser ce terme de racisme.

  1. L’anti sémitisme n’est pas stricto sensu du racisme car les Juifs ne sont pas un race mais plutôt une communauté religieuse … et encore pas toujours homogène.
  2. Le racisme anti noir ne peut être appelé ainsi car comme déjà souligné le fait d’avoir la peau noire n’est pas un critère taxinomique pertinent. D’autre part il existe dans le continent d’Afrique  sub-saharienne une telle diversité de populations, Peuls, Massaïs, Bantous, Wolofs, Dankalis … et des centaines d’autres « ethnies » qu’il n’est pas sérieux de les rassembler en une seule race
  3. Le racisme anti arabes mélange allègrement Kabyles, Berbères, Arabes, perses, Turc, Kurdes, Arméniens, Israéliens (cocktail de populations de toutes origines) et confond l’ensemble avec les musulmans pourtant d’origines très diverses (Africaines, Asiatiques)
  4. Ajoutons le racisme entre des ethnies que nous même considérons de la même race (Tutsi et Hutu par exemple) ou encore entre religions plus que voisines pour nous (Chiites et Sunnites)

On voit que aujourd’hui on ne peut plus traiter les diverses inimitiés dans le monde en termes de racisme, ce terme est « obsolète ». Il vaut mieux chercher du côté de la peur de la différence, des difficultés de cohabitation entre des cultures différentes, des diversité d’intérêts, ou autres différences

Si les « ânes » qui pratiquent le racisme aveugle pouvaient mieux cerner leurs cibles ils s’apercevraient combien leurs idées reçues non aucun sens. L’amalgame ne peut fournir un bon objectif. Quand on arrose systématiquement un champs de bataille de bombes, mines, obus divers on produit beaucoup plus de dégâts collatéraux que l’on ne touche sa cible

Viser sa cible s’est mieux la connaître, se demander pourquoi on veut la détruire, et souvent se rendre compte combien son antagonisme est factice. Bien savoir ce que l’on vise amène bien souvent à renoncer à titrer

Le prétendu « racisme » est le plus souvent le fait de l’ignorance et de la soumission aux idées reçues. Ces individus racistes se battent,  non contre un ennemi, mais contre un fantasme. Ce sont des espèces de Don Quichotte qui s’agitent devant des moulins à vent. S’ils prenaient conscience de la réalité, ils verraient combien leur combat et inutile et leurs peurs fantasmées. Ils manquent alors la vrai bataille, par exemple contre les extrémismes et le terrorisme.

Liberté, égalité, fraternité …Waaaouh !

Le français, dit-on, est râleur, c’est faux ! Il est essentiellement utopiste, et comme tous les utopistes il est toujours déçu quand la réalité ne correspond pas à ses attentes. Cette propension à l’espoir est parfaitement représentée dans la devise de la république :

Liberté, égalité, fraternité

La liberté

C’est une notion bien difficile à définir que les révolutionnaires républicain avaient traduite dans la déclaration des droits de l’homme et du citoyen par : « La liberté de chacun s’arrête quand elle empiète sur la liberté de l’autre ». Ce qui voudrait être une responsabilité de devoir, à chacun d’estimer le moment ou son action peut nuire à son prochain pour la stopper ! C’est évidemment une notion des plus subjective qui met face à face le désir d’agir de l’un contre la capacité de tolérance et de soumission de l’autre. On voit comment cette notion de liberté est éminemment conflictuelle.

Il existe de multiples définition de la liberté (autant que de philosophes) Celle que je préfère est donnée par Paul Valéry : «  La liberté est l’un de ces mots détestables qui ont plus de valeur que de sens ! ». Il voulait dire par là que la liberté ne peut être un état, mais un but vers lequel on doit tendre sans jamais l’atteindre, c’est à dire une utopie.

La liberté n’existe pas car inévitablement, l’humain est enfermé dans sa condition humaine qui lui impose des contraintes qu’il n’a pas choisi, comme de respirer, de manger, et d’être mortel.

Les Français ont pour valeur cardinale la liberté et pourtant, vivant en société, ils sont soumis aux contraintes et aléas de la vie en commun. Que n’a-t-on pas fait au nom de de cette sacré saint liberté : assassiné Henri IV, guillotiné  la noblesse, tiré sur les communards, colonisé l’Afrique, tué des Russes qui massacrent des Ukrainiens au nom de leurs libertés réciproques … et j’en passe !

Le Français est un idéaliste qui cour après ses utopies. Ce ne serai pas un mal en soi car l’utopie est un puissant moteur d’évolution. Notre drame est de croire à nos rêve et de penser que nous atteindrons nos but, d’où nos perpétuelles déceptions, notre constante insatisfaction, nos sempiternelles querelles, et notre total sentiment de frustration.

L’égalité

Encore une vertu cardinale de la société Française. C’est notre rêve à tous d’arriver à une société ou tous les hommes seraient égaux. Toutes les idéologies s’en réclament. Pour les libéraux c’est l’égalité de chances au départ, puis à chacun selon ses mérites, pour la gauche c’est l’état qui doit instituer le droit à l’égalité. Évidemment plus on est démunis et plus on est pour l’égalité et vice et versa.

Pour clairement s’identifier l’humain a besoin de se positionner (voir la psychologie relativiste) vis à vis des objets, des situations, de ses congénères. Ceci induit, de facto, un besoin de hiérarchisation, donc d’inégalité. Les humains ne veulent pas être égaux, ils veulent être différents, se forger une identité, des valeurs personnelles, leur environnement personnel, donc inégaux. Pour que les humains puissent se sentir égaux ils dodevraient se sentir identiques et bien sûr ceci au dépend de leur liberté individuelle : « Je ne veut voir qu’une seule tête, et couper ce qui dépasse »

L’égalité s’oppose à la liberté ! Non seulement c’est une utopie, car les humains n’ont jamais été égaux et ne le seront jamais, mais s’est de plus un paradoxe avec la liberté !

La fraternité

« Voilà encore une idée qu’elle est belle ! »

 « tout le monde il est beau, tout le monde il est gentil »

« Nous sommes tous frères »

La fraternité ne peut être une vertu universelle. Elle se crée au hasard des conjonctions d’intérêt, dans des clans familiaux, des  sociaux, des groupes ethniques, des lobbies divers, des groupes militaires, des fans, des supporters …et le plus souvent elle se construit contre une situation et contre un autre groupe tout aussi fraternel ! La grande fraternité communiste c’est construit contre le capitalisme et l’impérialisme, les supporter de l’OM s’opposent à ceux du PSG, les fraternités religieuses s’opposent entre elle et aux laïcs, la fraternité des armes se bâtit en exterminant l’ennemi.

La fraternité universelle est une magnifique utopie, mais si porteuse soit-elle elle reste une utopie

Conclusion

On voit combien notre population est pétrie d’idéalisme et d’utopie. Nous sommes un peuple romantique, voire romanesque. C’est bien sûr ce qui fait notre charme et notre attrait auprès des étrangers, « so romantics » comme ils disent !

Mais dans la gestion de la vie collective cela nous pose certains problèmes. Nous prenons pour acquit ce que nous voulons et si nous n’obtenons pas satisfaction nous voilà opprimés en recherche du « bouc émissaire » qui portera la charge de la responsabilité. C’est toujours l’autre qui est fautif car il ne fait pas ce qu’il faut … étant entendu que ce qu’il faut se confond avec ce que nous attendons. Peuple éternellement opprimé (liberté) constamment spolié (égalité) et constamment isolé (fraternité).

Nous sommes un peuple éternellement frustré, mais toujours plein d’espoir et d’idéal, toujours près à s’enflammer pour des idoles qui seront vilipendées peu de temps après (confère nos présidents de la république).

Nous devons inlassablement lutter pour améliorer la liberté, l’égalité, voire la fraternité, mais ne nous leurrons pas, c’est une tâche sans fin et les politiques qui nous le promettent pour demain sont tous de fieffés menteurs.

Les démons internes de l’anarchie

Définitions

Mandat impératif : Un représentant du peuple ayant un mandat impératif est tenu à respecter le projet pour lequel il a été élu. S’il y déroge il peut être  démis de ses fonctions par ceux qui l’ont élu.

Mandat représentatif : Dans ce type de mandat (qui est celui de nos députés) le représentant élu n’est plus le représentant de ses électeurs mais représentant de la nation. Il n’est donc plus tenu à respecter ses promesses électorales et ne peut être révoqué par ses électeurs

Les principes de l’anarchie

l’anarchie, ou société libertaire, est une société fondée sur la démocratie directe sans système de pouvoir vertical tel qu’un gouvernement non soumis au peuple (les anarchistes prônent le mandat impératif et le référendum d’initiative populaire), une économie d’exploitation (refus de l’existence du salariat, des monopoles, des cartels, du capitalisme d’état) ou une religion d’état. C’est la situation d’un milieu social où il n’existe pas de rapports de pouvoir verticaux et qui est de ce fait dépourvu de classes sociales. Il existe toujours une organisation un ordre, et une loi, mais ces derniers émanent directement du peuple et non d’une entité de domination distincte qui serait dotée d’un pouvoir de coercition hors de la société elle-même.

En 1840 Pierre-Joseph Proudhon est le premier à se déclarer anarchiste

Pour les anarchistes, l’anarchie est l’ordre social absolu, grâce notamment à la socialisation des moyens de production : contrairement à la norme capitaliste de possessions privées, elle suggère celle de possessions individuelles ne garantissant aucun droit de propriété, notamment celle touchant l’accumulation de biens non utilisés. Cet ordre social s’appuie sur la liberté politique organisée autour du mandatement impératif, de l’autogestion, du fédéralisme libertaire et de la démocratie directe. En théorie l’anarchie est donc organisée et structurée : c’est l’ordre moins le pouvoir

L’anarchie n’est pas un courant unitaire mais comporte de nombreuses variances idéologique. Hormis les purs anarchistes libertaires on trouve des courant d’anarchisme communiste (néo stalinien, léninistes, Marxistes) chacun trouvant dans la largesse de la définition de l’anarchie matière à justifier et alimenter son idéologie. On a même vu des anarchistes se présenter à la députation pour intégrer un système qu’ils récusent de principes.

Les démons internes de l’anarchie

On voit dans cette petite introduction combien le projet de « La France Insoumise » présente de nombreuse analogie avec les théories anarchiste (référendum, révocation des élus, anti capitalisme, lutte des classes, rejet des élites dominantes) tout en se démarquant totalement d’elles par une organisation structurante verticale proche d’un schéma anarchiste néo stalinien.

On voit alors apparaître les failles inhérentes au systèmes anarchiques.

  1. L’anarchisme revendique une organisation des prises de décisions horizontale ou chaque individu a même pouvoir de décision que sont voisin. C’est la raison pour laquelle les mouvements anarchistes n’ont jamais réussi à se fédérer en un véritable groupe de pression, les avis divergeant ne pouvant se régler par la domination de certains groupe sur les autres. L’anarchisme est donc voué à rester une nébuleuse de groupuscules, impuissants à acquérir une certain pouvoir et donc prêt à dériver vers une doctrine d’action violente pour se faire entendre.
  2. L’autre évolution des groupes anarchistes est la dérive vers une oligarchie (régime politique dans lequel le pouvoir appartient à une petite classe de privilégiés). C’est la structure du groupe de « La France insoumise ». C’est la structure de l’oligarchie Stalinienne, c’est ce que l’on a observé dans les divers groupe d’obédience anarchiste de Mai 68 ou des « pseudo assemblées générales » étaient en fait aux mains d’un petit groupe de leader. Inconsciemment les militants libertaires confiaient leur destin à une minorité de leader. Quand une oligarchie est librement acceptée elle peut se donner des allures d’anarchie libertaire. Quand cette oligarchie finit par remettre le pouvoir entre les main d’un seul homme on passe facilement en dictature (oligarchie Poutinienne).

L’anarchie reste une utopie, généreuse, égalitaire, profondément sociale qui, comme toutes les utopie se fixe des objectifs inatteignables. Sa morale sociale n’est pas loin de celle des grandes religion monothéistes mais elle manque d’un dieu pour la faire appliquer. Si un dieu survient dans une anarchie, un homme providentiel, alors, sans contre-pouvoir, puisqu’il n’est pas censé exister en régime anarchique, on tombe vite dans la dictature.

L’obsolescence programmée

On reproche, de plus en plus, aux fabricants, et surtout les plus gros de nous proposer des produits dont la durée de vie et volontairement raccourcie pour nous obliger à les remplacer rapidement par des produits neufs et ainsi accroitre artificiellement notre consommation. On leur reproche, de plus, de concevoir des produits très difficilement réparables pour nous inciter en cas de panne à les jeter et en acheter des neufs.

Ce reproche n’est pas faux mais mérite d’être nuancé et d’en partager la responsabilité.

Dans la concurrence entre les différentes marques disponibles sur le marché les producteurs sont amenés à sans innover pour se démarquer des concurrents pour gagner, ou au moins conserver leur part de marché. Qui irait acheter un produit qui avec vingt ans d’âge n’a pas évolué alors que les produits des concurrents présentent toutes sortes d’innovations qui  les rendent plus attractifs, plus commodes, voire plus économiques.

La conséquence est triple

  1. Tout produit doit sans cesse évoluer sous peine de devenir « obsolète » et de ne plus attirer les consommateurs
  2. Il devient alors inutile de proposer des produits « qui durent » car la majorité des consommateurs se tournerons vers des produits plus innovants et surtout plus performants.
  3. D’ou l’obsolescence programmée qui n’est plus uniquement due à la cupidité des producteurs mais au consumérisme général du marché.

Ce phénomène est loin d’être nouveau, on peut dire qu’il remonte à « la nuit des temps »

Que l’on soit religieux, agnostique, athée, matérialiste, darwinien …  on ne peut nier une certaine conception du « créateur ». C’est lui qui le premier à conçu les concept « d’obsolescence programmée ». L’humain, quelque soit sont origine a été conçu pour vivre environ 40 ans, et c’est bien naturel. Il est prévu pour commencer à se reproduire vers 15 à 20 ans, il lui faut 15 à 20 ans pour élever sa progéniture et l’amener à l’âge de la reproduction, donc 40 ans est la durée de vie idéale pour assurer la survie de l’espèce. Tout vécu supplémentaire est superflu.  C’est bien ce qu’observent les archéologues.

L’espérance de vie des animaux varie peu avec le temps ; Elle évolue sous l’effet de contraintes extérieures (climat, prédation mutuelle) alors que l’espérance de vie des humain a explosée passant de 40 à 😯 ans par le seul fait e leurs actions. La vie en société, le respect (partiel) de la vie humaine, les règles d’hygiène, l’alimentation, la médecine, dus à la prise de conscience des humain (et sans doute à leur crainte de la mort) sont les facteurs principaux de cette accroissement de l’espérance de vie.

Comment l’humain qui a su contrecarrer l’obsolescence programmée par son créateur ne peut-il pas lutter contre l’obsolescence des produits qu’il manufacture ?

C’est que l’humain vit dans une perpétuelle « fuite en avant » devant la mort comme devant le besoin d’avoir toujours plus et plus. Posséder semble une assurance, une sécurisation devant les aléas de la vie. Posséder paraît synonime de pouvoir, et pourtant si posséder est  une assurance contre la vie, elle ne peut rien contre la mort

A quoi sert d’être le plus riche du cimetière !

Revoir la pédagogie de l’enseignement

De tout temps la connaissance a été associée au pouvoir. Les religions l’on compris très tôt et les lettrés étaient essentiellement trouvés parmi les prêtres. La civilisation a fourni son lot de religieux éclairés et même si à l’époque Grecque ancienne la culture s’est développée également hors du champ de la religion.  En France, pratiquement jusqu’à la fin de la royauté c’est l’église qui fournissait « les sachants » diffusant la connaissance aux enfants de la noblesse. Avec la république l’enseignement a finit par devenir laïque et démocratique.

Jadis, dans le peuple, la connaissance était transmise par les parents, ce qui explique les dynasties de charpentiers, de marchands de tissus ou autres, les parents ne pouvant transmettre que ce qu’ils connaissaient.

La connaissance était plus une transmission qu’un apprentissage. Un jour, l’enfant, en sentant le besoin, demandait à son père : « apprends-moi ceci ou cela ». Le besoin précédait l’apprentissage.

De nos jours, c’est le contraire, et l’apprentissage précède le besoin.

Quand un enfant renâcle à apprendre en disant : « ça set à rien » on lui réponds : « tu verras plus tard » Hors « plus tard » est un concept qui ne dit rien aux enfants. Nous, adultes ou vieillards nous avons vécu ces « plus tard ». Nous avons été adultes, parents, grands parent et le sens du plus tard, c’est à dire des conséquences ultérieures de nos comportements passés nous est familier. Nous en  avons tous fait l’expérience (positive ou négative). Les enfants ne l’ont pas encore connu

Que diriez vous si on vous imposait d’apprendre le Swahili en vous disant « cela pourra peut être vous servir plus tard ! ». Vous répondriez si un jour cela me devient nécessaire je prendrais des cours..

Il nous faut donc envisager d’autres méthodes pédagogiques qui puissent mobiliser les élèves, une méthode qui puisse susciter l’envie d’apprendre plutôt que l’obligation de le faire.

Une des méthodes qui fonctionne bien avec les enfants est, par exemple, le défi lancé à la classe. Contrairement au devoir qui sanctionne les mauvais, le défi récompense les meilleurs, et pour les enfants c’est très différent.

Prenons un exemple comme l’apprentissage de la trigonométrie. On sait combien les notions de sinus, cosinus, tangente restent obscure dans la tête des élèves et tiennent plus de la magie que de la science. Les meilleurs savent faire les exercices de « trigo », mais peut l’on compris. L’idée de ce défi est de créer le besoin qui va inciter les élève à inventer la trigonométrie plutôt que de l’apprendre. Ce que l’on apprends, on le sait, ce que l’on invente on le comprend.

L’idée est de proposer aux élèves de mesurer la hauteur d’un monument (par exemple le grand arche de la défense) à l’aide uniquement d’un double décimètre et d’un rapporteur. On pourra (je ne détaille pas ici) leur faire découvrir, à partir de la seule loi des proportionnalités (triangles semblables ou Homothétie) les grands principes de la trigonométrie, les définitions de sinus, cosinus, tangentes … et croyez-moi ils auront compris le pourquoi du comment. Rien ne vaut le besoin pour faire surgir les moyens.

Notre pédagogie, assez bien adaptée aux étude supérieures avec des étudiant matures qui sont motivés par le besoin d’apprendre et sont susceptibles de gérer l’abstrait, ne convient pas aux plus jeunes. Il leur faut du concret pour les motiver.

Autre exemple, demandez aux enfants : « à quoi servent les mathématiques ? ». Qui pourra-vous réponde ? Alors que leur expliquer comment les mathématiques sont un outil pour la physique et que celle-ci est, elle-même, un outil pour représenter les phénomènes de la nature, replace cette discipline dans un contexte plus concret et plus justifié à leurs yeux. A partir de l’observation du déplacement d’un véhicule ont peut faire surgir le besoin de la formaliser dans la relation d = v*t. Partir du concret pour ifaire surgir le besoin de l’abstrait !

Encore un exemple : « Pourquoi les « inconnues s’appellent-t-elles x, y, ou z ? » Tout simplement parce que presque toutes les lettres de l’alphabet sont utilisées pour nommer des grandeurs : A pour les ampères, L pour les longueurs, h pour les hauteurs, m pour les mètres, v pour les volts, … alors que x, y, z ne sont pas utilisées et font, de ce fait, de parfaits repères pour des « inconnues ». Au passage ont doit mettre le doigt sur la différence entre le symbole qui sert à identifier une grandeur et le grandeur elle-même.

Encore un : « Distinction dans une équation entre une inconnue et un paramètre (en général, x et m), x étant ce que l’on cherche à calculer et m une grandeur que l’on choisit de faire varier pour en étudier l’influence sur la grandeur ‘(l’inconnue) que l’on cherche à évaluer.

Les fractions, voilà encore une zone d’ombre dans l’éducation. La majorité des enfants n’en ont qu’une conscience très vague, et avant qu’ils aient intégré la notion on les lance déjà dans les calculs, les réductions aux même dénominateur, les simplifications de fractions. Pourtant il savent bien partager un gâteau en quatre ou en cinq, mais un quart ou un cinquièmes ils ne comprennent pas … étrange !

Je ne m’étends pas sur les fonctions, les « lieux géométriques » autres incompris des élèves

Ce sont mille petits détails comme ceux-ci (qui sont restés nébuleux durant mes études et je pense ne pas être le seul) et qui permettraient aux élèves de comprendre ce qu’ils apprennent.

L’enseignement doit passer de l’imitation pour les petits au concret pour les moyens puis à l’abstrait pour les plus grand. La pédagogie doit suivre la « maturation » des enfants et non pas la précéder.

Dans notre monde moderne ou la connaissance est accessible à tous, apprendre (qui  reste nécessaire) perd de son importance devant la réflexion, la compréhension, la vision des architectures générales et de leurs articulations. Comprenons, concevons et cherchons les détails sur internet ou dans l’IA. Aujourd’hui un homme ne peut plus tout savoir, une vision globale s’impose et les détails seront faciles à trouver !

Nous adorons former des enseignants bourrés de savoir, mais la première qualité d’un enseignant est de donner l’envie de savoir, donc d’apprendre. Suivent alors les qualités pédagogiques et enfin le savoir !

Confusion entre jugement et condamnation

C’est une confusion que l’on fait fréquemment, sans doute parce que dans notre justice c’est le même homme, le juge, qui prononce le jugement et la condamnation. Il s’agit pourtant de deux processus complètements différents.

Je jugement procède de l’analyse des faits, au regard de la loi en vigueur, après enquête et énoncé contradictoire des points de vue de la défense et de l’accusation. C’est une analyse objective et contradictoire.

La condamnation est prononcée par la juge et procède de la comparaison du jugement et des sanctions prévues par la loi. Cette analyse n’est plus contradictoire (même si elle peut être prise par plusieurs magistrats). Il s’agit d’une attitude morale théoriquement en accords avec la morale sociale (la loi) et non avec la morale individuelle du ou des juges

La « bonne morale » voudrait que dans une attitude compassionnelle on évite de juger les gens, même si personne ne met en doute le bien fondée de sanctionner les attitudes non conformes à la loi, voire aux bonnes mœurs.

Le jugement ou positionnement

C’est une prise de position des juges ou de chacun d’entre nous devant une présomption de délit ou toute situation. Chaque fois qu’un individu est confronté à une relation, aux autres, à une situation, à un « état des lieux » il définit, implicitement, sa position par rapport à cette expérience. Il prend position en comparant ses propres valeurs et expériences vis à vis de son analyse de la situation à laquelle il est exposé. C’est un besoin fondamental chez l’humain que de se situer par rapport à ses expériences. C’est à travers ces positionnements successifs et permanents qu’il se définit et forge sont identité. C’est par l’ensemble de ces expériences et des ces prises de positions que chacun d’entre nous devient ce qu’il est, l’être unique et identifiable parmi tous. Nous avons besoin de situations stables et donc de nous situer clairement par rapport aux événements que nous vivons.

Quand à savoir si un jugement sur les autres est bien ou mal, il n’est ni l’un ni l’autre, il n’est pas moral, il est simplement existentiel et inévitable. Nous jugeons les autres au nom de nos propres valeurs, ce jugement est uniquement personnel et ne concerne que nous. En aucun cas il ne peut s’appliquer aux autres qui ont un vécu et des expériences qui ne sont pas les notre.

La condamnation

Elle survient quand nous faisons de notre jugement (notre positionnement) une valeur morale universelle sensée s’appliquer aux autres. Nous condamnons l’autre au nom de nos propres valeurs qui, donc, à nos yeux ont valeurs supérieures à celle d’autrui. Dans le cas de la justice la condamnation fait appel à une morale consensuelle, la loi, qui est admise par tous et qui peut faire référence. Chacun peut juger son prochain mais nul ne doit condamner l’autre au nom de ses propres valeurs, comme personne ne doit imposer sa loi aux autres. Le principe de tolérance doit s’imposer devant le principe de certitude, c’est un principe de liberté.

Conclusion

Si chacun apprécie le comportement de ses semblables, ce qui est une façon de se situer dans une relation, avoir une condamnation morale de ces comportements revient à se poser en « Deus ex machina » dont la morale primerai sur tout autre.

Il nous arrive cependant bien souvent de condamner certains comportemens déviant de la morale traditionnelle admise dans notre milieu, cela s’appelle conservatisme, refus de la différence. Gardons en tête le principe selon lequel la liberté de chacun s’arrête là ou commence la liberté de l’autre ! Soyons tolérant … mais jusqu’à une certaine limite !

Juger c’est comprendre, condamner c’est renier.

Retraite. Sortir par le haut de la crise

Dans le système de retraites par répartitions4 paramètres peuvent jouer dans le calcul des pensions et l’équilibre financier des caisses de retraites :

L’âge de départ, la durée de cotisation, le niveau des cotisations, le niveau des pensions. Le gouvernement a choisi de jouer sur l’âge de départ, certain syndicats proposaient de jouer sur la durée de cotisation.

Disons, au  départ que je ne suis pas partisan de la retraite par répartition dans laquelle les actifs actuels organisent leur retraite en laissant la charge de la financer aux générations futures. On appelle cela la solidarité moi je le vois comme un diktat, un abus de pouvoir. Que se passeras-t-il si les générations futures refusent d’endosser les responsabilités que leurs ont imposé leurs anciens

« Vous chantiez, j’en suis fort aise, et bien dansez maintenant ».

Étudions  maintenant les divers paramètres évoqués. Éliminons d’emblée l’abaissement du niveau des pensions que personne ne souhaite. Éliminons l’augmentation du niveau des cotisations que  les syndicats voudraient faire porter par le patronat et que celui-ci voudrait voir assumé par les salariés

Durée de cotisation

C’est la solution proposée par certains syndicats. Supposons, à titre d’exemple que l’espérance de vie moyenne soit fixée à 86 ans et le nombre d’années de cotisations à 43 ans

Début du travailAnnées de cotisationAge départAnnées de pension
16 ans apprentis4359 ans27 ans
19 ans Bachelier4362 ans24 ans
28 ans études supérieures4371 ans15 ans
Aux arrondis prés

On voit immédiatement comme ce régime défavoriserai les études supérieures qui pour la même durée de cotisation auraient une durée de pension très inférieure. Cette méthode est injuste

Age de départ

Si on fixe, par exemple un âge de départ à la retraite à 64 ans

Début du travailAnnées de cotisationAge départAnnées de pension
16 ans apprentis4864 ans22 ans
19 ans Bachelier4564 ans22 ans
28 ans études supérieures3564 ans22 ans
*aux arrondis prés

Dans ce cas ce sont ceux qui ont commencé à travailler jeune qui sont les « dindons de la farce ». Cette méthode est injuste

Ratio années de cotisation/années de pension

On peut voir une certaine justice en proportionnant les années de pension aux années cotisées. Ceci rappelle la doctrine (1€ cotisé à la même valeur pour chacun). Gardons l’espérance de vie à 86 ans

(Années de cotisation / Année e pension) = k

Années de cotisation = Année fin activité-Année début activité

Années de pension = 86-Année fin activité

On arrive à :

Année fin activité = (k*86 + Année début activité) / (1+k)

Coef kAnnée début activitéAnnée fin activitéAnnée cotiséAnnée pension
1.616594327
1.619604126
1.628643622
     
1.516584228
1.51959‘4026
1.528633523
*Aux arrondis prés

Beaucoup d’aménagements sont possible à ce stade

Choisir le coefficient k

Différentier l’espérance de vie des hommes et des femmes

Valoriser, au moins en partie, les études supérieures en années de cotisation pour ne pas décourager les étudiant

Tenir compte des carrières « hachées » et des congés de maternité pour les femmes

Et bien d’autres cas particuliers a traité. Mais traité des exceptions sur un système cadré est plus facile que de raisonner sur un « ventre mou »

Pénibilité au travail

On touche ici à une grave confusion entre pénibilité du travail et aptitude au travail

La pénibilité d’un travail se paye au jour le jour. Ce sont les tâches qui commencent tôt le matin, le travail de nuit, le travail du week-end, les travaux insalubre, …cette pénibilité est répétitive jours après jours et, comme telle, doit être prise en compte dans le salaire.

L’aptitude au travail et le bilan des années d’efforts et doit être prise en compte pour obtenir une retraite anticipée ou un reclassement dans l’entreprise. Ce n’est pas un problème de profession mais un problème individuelle. On ne peut pas accorder un droit à la retraite anticipé pour un ouvrier qui va ensuite passer ses journées à bêcher et labourer son jardin, refaire sa toiture, ou monter des cols à vélo.

La retraite anticipé n’a rien à voir avec l’âge mais avec l’état physique ou psychique du travailleur. C’est à partir de cette expertise médicale (comme dans les problèmes d’incapacités) que doit se juger la nécessité d’une mise  la retraite, d’un reclassement, ou d’un traitement. La médecine du travail (dont on apprécie le rôle sur le plan d’hygiène et sécurité, mais dont le rôle médical est devenu quasi nul) pourrait prendre en charge cette expertise

Conclusion

La méthode du ratio années de cotisation versus années de pension à l’avantage de rétablir la justice dans l’attribution des pensions. Elle pourrait être acceptée par un population qui en « à marre » de la crise et qui aimerais avoir une proposition différente de celle qu’elle a rejeté. Elle pourrait être une porte de sortie pour le gouvernement  qui ainsi ferait sa réforme, tout en ne la faisant pas, mais en la faisant, les syndicats réformateurs auraient obtenu le rejet de la réforme tout en la faisant.

C’est un peu « faux cul », mais ainsi va le monde !

La désobéissance civile

Elle consiste, au nom d’une éthique ou d’une morale estimée légitime, à transgresser les lois en vigueur. On peut en citer quelques exemples célèbres

  1. Les suffragettes qui n’ont pas hésiter à transgresser les lois et les coutumes pour affirmer les droits des femmes
  2. La révolution Française et la majorité des révolutions populaires
  3. Les premières grèves,
  4. Les évènements de la place Tien amen
  5. La ZAD de Notre dame des landes
  6. La résistance Française à l’occupation Allemande
  7. Les agressions des Nazis contre les ressortissants Juifs, à partir de 1933.

On pourrait encore en citer des centaines voire plus.

Le problème qui se pose est la légitimité de ces actions. Elles sont bien sûr illégales, mais la morale peut-elle justifier d’entrer dans l’illégalité ?

C’est une question à laquelle il est très difficile de répondre dans le présent, car c’est l’histoire qui décide « in fine » de leur légitimité ou non. C’est elle qui fait entrer ce qui était illégitime dans la loi ou les mœurs pour justifier l’action à postériori.

Prenons le cas des suffragettes elles ont transgressé diverses lois pour exprimer leur opinion et ont largement été réprimées pour cela. Pourtant le temps est passé et nul ne peut, aujourd’hui contester la totale légitimité de leurs actions.

Autre cas de figure : La résistance Française. L’histoire en a fait des héros, dont le générale de Gaulle en reste la figure iconique. Mais que ce serait-il passé si la guerre avait tourné autrement et si les Allemands avait gardé leur domination sur la  France. Ils auraient pu, du moins provisoirement, être considérés comme de simples terroristes à éliminer.

Les premières grèves illégitimes et illégales sont devenues légitimes et légales. Les piquets de grèves sont, eux, devenus légitimes tout en restant illégaux

La répression exercée par les Nazis sur les gens de confession Juive. Elle était approuvée et donc légitimée par la majorité des citoyens Allemands en dépit de leur totale illégalité. L’histoire a tourné autrement et ces actes ont été sévèrement jugés illégitimes.  

La désobéissance civile et similaire au cas des lanceurs d’alertes. Leur actions est au départ le fait d’une petite minorité, illégitimes et illégales. Plus l’opinion publique se rapproche de l’idée ou l’idéologie qui les motivent et plus leur légitimité grandie. Quand une majorité de citoyens se rallie à la cause, l’idée est prête pour entrer dans la loi. Si au contraire l’idée ne rassemble pas les foules elle est vite oubliée. Comme disait César : « Malheur aux vaincus ! ».

Pourtant il nous faut des lanceur d’idées comme il nous faut des lanceurs d’alertes, de ces gens qui se sacrifient pour « la cause », il faut cela pour que la société avance. On ne peut accepter des comportements contraires à nos lois et il faut bien les réprimer. Mais gardons en mémoire que ces petits « troublions » peuvent se révéler des précurseurs dans l’évolution de nos société et de l’adaptation de nos institutions à l’évolution de nos mœurs.

Violence policière et violence ordinaire

Rôle de la violence

La violence est, pratiquement, devenue un fait de société. Non pas que les individus soient plus violents que jadis mais parce que cette violence n’est plus limitée à certains domaines (guerre, bandit, rixes de bar) mais qu’elle est largement diffusée dans la société et irrigue la vie quotidienne. De ce fait nous sommes tous susceptible d’être confrontés à elle.

Causes de la violence : l’impuissance

La violence vient généralement d’un sentiment d’impuissance à imposer ses idées ou à obtenir ce que l’on désire. Elle dépend essentiellement d’un niveau de culture. En cas de conflit, un intellectuel va d’abord essayer d’argumenter pour obtenir ce qu’il prône. A force d’arguments et de contre arguments, le ton monte et les « belligérants » vont retrouver leurs instincts primitifs et en venir aux mains.

Dans les milieux moins cultivés la dialectique n’est pas de mise et la violence survient plus rapidement. Dans la même lignée que le sentiment d’impuissance la violence peut également surgir du sentiment d’être agressé et de se sentir en difficulté pour se défende (ce qui traduit un sentiment d’impuissance).

Violence verbale et violence physique

La violence peut être de deux nature, physique ou verbale. Les deux sont condamnables. L’une porte atteinte à l’intégrité physique de l’individus (coups, blessures, fractures) l’autre à son intégrité morale (menaces, paroles humiliantes, insultes). Leur impact est variable selon les individus. Certains sont plus sensibles aux coups, d’autre aux insultes. Il ne peut donc y avoir de gradation absolue entre ces deux types d’agression

Prêtre, éducateurs, politiques (guerre), policiers, automobiliste, manifestants, sportifs,

Un certain nombre de professions, de corporations devraient, de par leur position dominante ou d’exemple, s’abstraire de toute violence :

  1. Les ministres des cultes, prêtres, imam, moine, et pourtant les exemples sont nombreux (pédophilie, abus sexuels)
  2. Les hommes politiques qui peuvent pousser à la violence dans des guerres, arrestations, répressions, exécutions arbitraires, scandales financiers.
  3. Les éducateurs trop souvent impliqués dans des scandales sexuels.
  4. Les sportifs de haut nivaux qi nous offrent parfois sur les terrains des spectacles de pugilat
  5. Les manifestants qui confondent souvent manifestations et émeutes.
  6. Les forces de l’ordre, investies du pouvoir de violence légitime, qui présentent des « dérapages » inexcusables

Tout ceci pour dire que les humains sont des humains et que nul n’est parfait. Toute situation conflictuelle peut amener à des dérives. Dans la difficulté nous sommes tous au bord du dérapage.

Qui sème le vent récoltera la tempête

Entrer dans une situation conflictuelle implique d’en assumer les conséquences. Qui dit conflit dit tentation de violence, donc dérapages. Plus le conflit est exacerbé, plus les parties sont radicalisées et plus le risque de dérapage est latent. On ne peut entreprendre une action violente sans penser que celui ou ceux qu’on agresse ne vont pas réagir. S’il se sentent en difficulté il vont réagir avec une agressivité un ton supérieur à celle qu’il subissent. C’est ce que l’on devrait appeler « une réponse proportionnée » mais avec un coefficient de proportionnalité supérieur à 1. C’est le mécanisme de l’escalade dans lequel chacun sur enchéri sur l’autre.

La riposte proportionnée ? comment la définir à l’avance, comment l’évaluer sur le coup

La législation, en termes de réponse policière est basé sur la notion de proportionnalité de la réponse à l’attaque. A votre avis : « quelle serait ma réponse proportionnée à un jet de boule de pétanque ? » … courir me mettre à l’abri ? retourner la boule à l’envoyeur ? lancer une grenade lacrymogène ? La réponse la mieux proportionnée serait le retour à l’envoyeur … pourtant ce n’est pas une réponse acceptable !

Comment choisir, sur l’instant, l’outil le mieux adapté. Impossible et ingérable. Les magistrats peuvent, à froid et bien à l’abri dans leur bureau, décider de ce qu’aurait du être une réponse proportionnée. Sur le terrain, dans l’instant, et dans la tension régnante  c’est extrêmement difficile. Insultes, projectiles divers, refus d’obéissance, à quelle attaque doit être proportionnée la réponse ?

Équipements et armements réciproques

Encore une marque de la sur enchère. Chacun connaît les armes de l’autre, cherche à s’en protéger et à posséder de armes plus puissantes.

Les forces de l’ordre utilisent l’injonction, les manifestants l’inertie ou le « sitting »

Les forces de l’ordre utilisent les grenades lacrymogènes, les manifestant portent des lunettes étanches

Les forces de l’ordre utilisent la matraque, les manifestants portent des casques

Les forces de l’ordre utilisent la loi, les manifestants utilisent l’opinion publique

Les forces de l’ordre utilisent les « flash Ball », les manifestants les jets de pavés, boules de pétanques, mortiers d’artifices, ou cocktails Molotov

C’est une escalade sans fin

Conclusion

La violence n’est plus le fait d’individus, mais un fait de société. Dans un monde ou les hiérarchies de richesses sont les hiérarchies de pouvoir les frustrations sont maximum. Dans notre système de plus en plus proche de la « loi de la jungle » la violence est inévitable, elle en est la racine même. Les écolos peuvent être content nous nous rapprochons de notre mère nature au fur et à mesure que notre société se délite.