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La couverture générale

49.3 et question de confiance …utile ou illusoire ?

La question e confiance, corolaire de l’article 49.3 de la constitution, et qui engage la responsabilité du gouvernement devant le parlement est une vieille tradition qui a survécu à la III ème, la IV ème et la V ème république. Son sens profond a considérablement évolué au cours des âges et notamment lors de l’avènement de la V ème république sous le générale De Gaule.

Sous la IV ème république le président de la république jouait un rôle mineur dans la gestion du pays. Le président du conseil, chef du gouvernement et de l’exécutif, était le véritable responsable de la gestion du pays. Les divers présidents de la république (Vincent Auriol, René Coty) jouaient essentiellement un rôle représentatif. Lorsque la confiance était refusée, le gouvernement était dissous et un nouveau président du conseil choisi dans la majorité qui avait fait tomber le gouvernement. On avait donc une véritable alternance dans l’orientation de la politique du pays.

Malheureuse, à cette époque, le parlement était fractionné en de nombreux partis et il était trop facile, presque un jeu, de créer une coalition pour faire tomber les gouvernements. L’instabilité politique paralysait toute action gouvernementale.

Le général De Gaule, en 1958, fait voter une nouvelle constitution qui accroit les pouvoirs du président de la république, et en contrepartie diminue ceux de l’ancien président du conseil désormais appelé Premier Ministre. Le recours à l’article 49.3 et à la question de confiance était maintenu.

Sous la présidence De Gaule le premier ministre et le ministre gardaient une certaine autonomie et un pouvoir personnel de décision.

Au fur et à mesure de la succession des divers présidents (Giscard, Mitterrand, Chirac,) les prérogatives des présidents se sont accrues et les gouvernements vassalisés, pour être qualifiés, in fine, de collaborateurs par Nicolas Sarkozy. Avec Emmanuel Macron le régime et devenu véritablement présidentiel et le gouvernement ne sert plus que de conseil et d’exécutant des décisions du président. C’est le président qui nomme le premiers ministres et même les ministres, tenant en sa main leur avenir politique.

C’est dans cette configuration que ce pose la question de l’utilité de la question de confiance et par ricochet celle du « 49.3 ».

Lorsqu’un gouvernement est renversé le président nomme un premier ministre et toutes les lois en discussions sont suspendues, mais rien n’empêche le nouveau gouvernement de reprendre à son compte la politique de son prédécesseur voire les lois suspendues. Mais l’opposition réunie pour faire « contre » resste incapable d’offrir une nouvelle majorité.

Le gouvernement tombe, mais l’exécutif (le Président) reste en place. Le nouveau premier ministre et son gouvernement restent assujettis sa la bonne volonté. Le Prsident, élu au suffrage universel, n’est pas responsable devant le parlement et n’est responsable que devant les Français. C’est le vice de ce système présidentiel qui fait qu’en cas de mécontentement la contestation se fait par la rue dans un affrontement entre l’opinion et le président.
Les Français n’en ont cure du gouvernement et du parlement et préfèrent s’adresser directement au décideur : le président.

On voit que 49.3 et question de confiance sont des simulacres de pouvoir et contre-pouvoir. Dans notre constitution (ou du moi dans sa dérive présidentielle) l’antagonisme se passe entre présidence et opinion. Ces « arguties » constitutionnelles sont vidées de leur sens.

Toutes les polémiques actuelles sur les procédures sont stériles les questions qui se posent sur la retraite sont ;

  1. Cette réforme est-elle nécessaire
  2. Est-elle équitable ou à défaut quelle serait la réforme alternative
  3. Si on en reste à l’allongement de la durée de vie au travail « Quid du travail des senior »

P.S. Ne confondons pas régime présidentiel et dictature. Il reste de nombreux contre-pouvoir : La presse et les médias, l’opinion, le sénat et le parlement, les syndicats, le conseil constitutionnel, l’indépendance de la justice. Mais ce régime a tendance à effacer les « corps intermédiaires » qui sont un tampon contre les radicalités.   

Retraite par répartition, solidarité ???

Avant d’aborder le problème en détail voyons tout d’abord les charges qui pèsent sur le épaules de ceux qui travaillent, les actifs, au travers de leurs salaires, leurs impôts, taxes, et cotisations :

Les retraité,

Les chômeurs,

Les personnes au RSA

Les étudiants,

Les scolaires,

Les enfants en bas âge,

Les femmes au foyer,

Ce n’est pas rien ! Ca fait bien des bouches à nourrir.

Examinons maintenant, à l’aune de la nouvelle réformes des retraites. Supposons une durée de vie moyenne (hommes et femmes) de 83 ans, soit un décès au jours de ses 84 ans. Les chiffres sont approximatifs par simplification mais suffisent à donner un panorama de la vie sociale

Début d’activitéConditionsAnnées cotiséesAnnées à charge enfanceAnnées à Charge retraiteTotal a charge
20 ans43 années43 ans192140
25 ans64 ans39 ans242044
2864 ans36272047

On voit que les « carrières longues » cotisent le plus longtemps que « les étudiants » ce qui, à priori pourrai paraître injuste. En fait la nation a besoin de former ses cadres et techniciens et les études longues ne sont pas une partie de plaisir. Il est n’est pas injuste que ceux qui font l’effort de se former au bénéfice de leur pays en tirent quelques avantages.

Une fois dressé ce tableau  de la société passons à la retraite par répartition et à son simulacre de solidarité

  1. Chaque travailleur cotise pour payer les retraites de leurs anciens, mais il accumule également des points de retraite qui serviront à valoriser sa propre pension. On sait bien que chacun à davantage l’impression de cotiser pour sa propre retraite que pour financer la pension des anciens.
  2. Peux-t-on parler de solidarité quand une génération accumule les dettes, refuse de travailler plus longtemps, mais exige que les génération futures soient contrainte de faire les sacrifices et efforts pour financer leurs pensions. On n’est pas dans la solidarité, mais dans le dictat !
  3. Viendra un jour ou les jeunes génération seront lassé de payer pour des anciens qui leurs ont laissée une planète polluée, un climat dégradé, une dette abyssale, et une caisse de retraire en déficit permanent. Pourquoi feraient-ils des efforts pour une génération qui n’a pas voulu les faire en se disant nos enfants paieront. Ce sera la fin de la retraite « solidaire » par répartition.

Je vois mal la notion de solidarité se perpétuer entre générations qui s’ignorent, entre des anciens qui prennent des décisions qui engagent l’avenir des plus jeunes à 20 ou 30 ans d’intervalles. Dans le monde stable du début du XX ème siècle cela avait du sens, dans le monde en perpétuel changement d’aujourd’hui cela n’a plus de raison d’être.

L’évolution démographique n’est pas en faveur des partisans de la retraite par répartition

P.S. Le terme « par répartition » n’a ici aucun sens. Toute collecte et redistribution se fait forcément « par répartition »

Réseaux sociaux, liberté ou anarchie

Les réseaux sociaux semble l’archétype de la liberté d’expression. Chacun peut parler avec chacun, tout le monde peut parler avec tout le monde. L’expression y est libre, sans censure (ou si légère …) et toutes les opinions sont censées avoir la même valeur. Est-ce la totale liberté ou l’anarchies ?

Il existe trois grands principes d’organisation sociale :

  1. L’anarchie dans laquelle chaque individu est libre de penser et d’agir à sa guise. C’est la loi de la jungle ou la raison du plus fort l’emporte. L’anarchie conduit directement à la dictature des plus forts.
  2. La dictature dans laquelle nul n’est libre de penser ou d’agir à sa guise. Elle conduit, en général, via une phase révolutionnaire à un état temporaire d’anarchie.
  3. La république ou chacun est libre de penser à sa guise, mais ou la liberté d’action de chacun est limitée par le tort qu’elle peut faire aux autres. C’est la solution refuge. Après révolution et anarchie, si la révolution réussie, on se retourne vers la république. Mais installée, la république est pesante par les contraintes qu’elle impose à chacun et son délitement conduit à une phase anarchique qui précède une dictature. C’est l’exemple de la république de Weimar qui a amené Hitler au pouvoir, ou la période chaotique d’Eltsine qui a ouvert la voie  à Poutine.

La république (fait ce que tu dois) se présente comme un moyen terme entre l’anarchie (fait ce que tu veux) et la dictature (fait ce que l’on te dit)

Ce phénomène de structuration des sociétés s’applique à tous les groupements sociologiques et notamment aux réseaux sociaux.

Leur totale permissivité entraine inévitablement des conflits. Comme chacun dans une vision anarchiste s’estime dans son bon droit et en toute légitimité, la négociation n’est pas possible et les conflits inévitables. Dans ce genre de combat « verbal hors de tout raison » le plus fort est toujours celui qui parle le plus fort, le plus agressif, et la radicalité est la norme

Durant la période du Covid 19 il est étonnant de voir que la voix d’épidémiologiste ou virologues ayant 30 ou 40 ans d’expérience soit inaudible devant celle de complotistes incapable de faire la différence entre un virus et une bactérie, ne connaissant rien au acides aminés, à la structure d’une protéine, mélangeant allègrement ADN et ARN, noyau et cytoplasme, en bref ignorant tout de la matière dont ils parlent. Dans ces conflits la raison est écrasée par l’émotion aveugle et les « grandes gueules » l’emportent. Aujourd’hui ou la démonstration est implacablement faites de l’efficacité et de l’innocuité des vaccins, ou sont les complotistes qui ont fait leur mea culpa ? Ils se sont simplement tournés vers une autre polémique dans le soutient à Vladimir Poutine.

Tout groupe social  sans règle ni contrôle ne peut échapper au chaos et à la dictature du ou des plus forts. Les réseaux sociaux sans structure de surveillance, sans organisation ni lois, ne sont qu’une utopie libertaires et constituent un fiasco total puisqu’ils conduisent non à la liberté mais à la soumission aux plus agressifs et avides de pouvoir.

Le problème est de réguler les réseaux sociaux sans trop rogner sur leur part de liberté, c’est à dire accepter un certain niveau de contrainte pour garder le maximum possible de liberté.

P.S. J’ai été pendant longtemps hostile à toute main mise sur les réseaux sociaux, l’histoire m’a montré que j’avais tort

Pourquoi l’argent est-il si important

Dans les sociétés modernes l’argent (la monnaie) a pris une importance considérable dès lors que tout s’évalue et s’achète avec de la monnaie.

Dans les temps anciens c’était le troc qui faisait loi. On s’échangeait les bien « d’homme à homme » en fonction des nécessités réciproques. C’était le besoin qui faisait la valeurs des choses.

Les sociétés (les clans) se structurant les échanges devinrent multiples et complexes. Par exemple on échange un gourdin contre un morceau de viande en fonction des nécessités de chacun. Mais, à côté, on échange le même morceau de viande contre une peau de bête. Cela impliquerait que l’on échange un gourdin contre une peau de bête, même si cela ne correspond plus aux nécessités réciproques. Cette multiplicité des échanges dans un cercle fermé a entrainé le besoin de donner une valeur aux bien autre que celle du besoin de chacun.

Il a donc fallut donner une valeur universelle aux biens et aux services pour éviter les hiatus et conflits dans la société. Il est donc devenu nécessaire de mesurer la valeur des choses.

Pour mesurer une entité il faut trois choses : une origine, une fin, et une unité de mesure. Pour mesurer une durée on prend le début d’un événement, sa fin, et on mesure cette durée en jours prenant en compte le nombre de rotations faites par la terre sur elle-même durant cet événement. Pour mesurer une distance on prend le point origine, le point de destination et on mesure cette distance en nombre de fois qu’un étalon (le mètre étalon déposé au pavillon de Breteuil) est contenu dans cette distance.

Pour évaluer la valeur des choses on a choisi un étalon objet de désir pour chacun : l’or. C’est un métal rare, brillant, très stable, et en sous-étalon un autre métal rare et brillant : l’argent. En ce qui concerne les limites on a choisi les limites de l’objet échangeable (c’est à dire, en général, l’objet lui-même) et l’unité de mesure est le gramme d’or.

Comment s’est fixée la valeur des choses. Au début il s’agit d’un processus adaptatif basé sur les besoins, sur l’offre et la demande. Plus tard sont venu des notions plus complexes comme les couts, les prix de revient, les remises, les promotions, les ventes par quantité.

Pour qu’une chose soit valorisée par l’argent à partir d’un étalon (le gramme d’or) il faut que cette objet soit réel avec des limites définies et évaluables. Par exemple un pantalon, une montre, un livre, un repas au restaurant, un service quantifiable en termes de prix de revient. Ne peuvent être évaluées les données abstraites car elles ne peuvent avoir de limites définies et évaluable. Par exemple l’amitié, l’amour, la liberté, la foi qui n’ont pas de réelle valeur marchande … et c’est aussi bien !

On comprend pourquoi l’argent est la référence ultime pour évaluer les choses. L’étalon or à depuis été remplacé par le dollar mais sans que le principe ne change. Il n’y a qu’une seule valeur universelle pour évaluer les biens et les services qui se traduit dans la monnaie, et c’est l’argent.

Comme la rotation de la terre sur elle-même est l’étalon de mesure de la durée, le mètre celui de la distance, la monnaie est celui des biens de consommations. Qui dit tyrannie de la consommation dit tyrannie de l’argent

Droits des animaux

Une société humaine se fonde sur la mise en commun des capacités de chacun dans le but de pérenniser la vie de la société. Elle est donc basée sur la solidarité et donc sur les devoirs réciproques des citoyens. C’est l’accomplissement des devoirs par chacun qui confère aux citoyens les droits donc ils se revendiquent. Tout individu qui respecte ses devoirs peut se targuer de ses droits et se considérer comme intégré dans la société. Tout individu qui déroge à ses devoirs et mis au ban de la société et perd partie ou tous ses droits.

La nature ne connais ni droits ni devoirs, et c’est le lot du monde animal sauvage dans seule lequel la nécessité fait loi.

En ce qui concerne les animaux domestiques le problème est différent selon leur niveau d’intégration à la société des humains. Prenons divers exemple :

  1. Le chien. Le meilleur ami de l’homme ! voilà qui devrait faire plaisir à mes autres amis ! C’est un animal relativement éduqué (dressé) et qui a des devoirs. Il garde la maison mais ne doit pas mordre les passants. Il ne fait pas ses besoins dans la maison. Il joue avec les enfants et guide les aveugles. Il recherche les victimes d’avalanches ou les trafics de drogue. Il remplit, en général bien ses devoirs de chien et mérite en retour d’avoir certains droits. C’est un animal bien intégré dans la famille et dans la société auquel on doit accorder de l’attention, correctement le nourrir et le soigner. En bref lui accorder des droits en proportion de ses devoirs. Mais bien sûr il ne faut pas surestimer ses droits et l’humain n’a pas vis à vis de lui les devoirs qu’il a avec ses congénères ou de ses proches.
  2. Le cheval. Encore un meilleur ami de l’homme. Il a pendant longtemps servi de moyen de locomotion, tiré les charrettes et les charrues. De nos jours il est surtout utilisé dans les loisirs à travers l’équitation et les courses de chevaux. Pour lui encore il doit avoir des droits, en rapport avec les devoirs qu’il accomplit, et qui lui permettrons de remplir correctement les tâches qui lui sont dévolues : nourriture, soins médicaux.
  3. Le chat. Encore un ami de l’homme, mais beaucoup plus distant que les précédent. L’éducation est minimum. Il ne rend pas de service (avant il chassait les souris et le rats) mais offre une contact affectif. En retour de ce service il a droit à une certaine attention (nourriture, abri)
  4. Les animaux de bouche. Ils sont élevés pour être abattus et servir de nourriture aux humains. C’est un peu la loi de la nature. Ils méritent certains égard en raison de ce destin funeste, mais dans la nature ils seraient la proie des carnassiers comme tout herbivore. Bien sûr cette utilisation des animaux comme nourriture (carburant) pour les humains peut nous poser d’évident problèmes moraux. Mais n’oublions pas que la morale est un fait des sociétés humain, et que si elle nous concerne elle est totalement étrangère aux vaches et aux moutons. La morale est fondée sur un consensus qui ne peut exister entre humains et animaux de bouche. Elle ne doit pas s’appliquer dans ce cas précis.
  5. Les animaux sauvages. Ils n’ont ni devoirs ni droit puisqu’ils sont en dehors de toute société humaine. Si les humains veulent préserver la faune sauvage ce n’est pas parce que ces animaux ont des droits mais par simple intérêt égoïste. La faune et la flore sauvage font partie des ressources dont nous ne pouvons pas nous passer

En conséquence les droits des animaux sont limités par leur degré d’insertion dans la vie sociale. Plus ils participent à notre vie sociale, plus ils jouent un rôle dans notre société, plus ils ont des devoirs envers nous et plus nous devons leur accorder des droits.

Mais il faut raison garder et ne leurs donner que les droits qu’ils méritent par leurs implications sociale et pas plus. Tout citoyen à les droits qu’ils mérite par sa participation à la vie de la société. Il en est de même pour les animaux.

Évitons donc toute projection anthropomorphique qui pourrait décider, de notre seul point de vue, de ce qui serait bon ou mauvais pour les animaux et de leur appliquer des consensus moraux qu’ils n’ont pas négocié et qu’ils sont incapables même de concevoir.

Retraite par répartition ou à point

Tout d’abord précisons deux points :

Tous les systèmes de retraite et en particulier le nôtre sont un système de répartition des sommes disponibles au prorata des droits acquis par les cotisants

Tous les systèmes de retraite et en particulier le nôtre sont des systèmes à points acquis par les cotisants.

Le vrai débat porte sur les sommes disponibles qui sont soit acquises par les cotisations des actifs soit par la capitalisation des sommes cotisées par les retraités

  1. Notre système, dit par répartition. Les sommes disponibles à répartir entre les retraités sont le fruit des cotisation salariés actifs. Elles sont donc conditionnées par le niveau d’activité (taux de chômage, niveau des salaires) donc indirectement par les conditions économiques. L’autre facteur étant ne nature démographie et dépends du ratio entre cotisants et bénéficiaires. Rappelons, pour mémoire que sont à charge des actifs non seulement les retraités mais également les enfants, les adolescents, les étudiants, les femmes au foyer, soit environ 50% de la population Française.
    Les sommes disponibles sont donc fonction de ces paramètres l’année de versement des pensions aux retraités (même si elles peuvent être lissées sur quelques années). Si la démographie est défavorable ou si l’économie s’écroule les pensions s’écroulent.
  2. Le système dit par capitalisation utilisé dans de nombreux pays. Les sommes disponibles sont le fruit de la capitalisation (placement) des cotisations versées par chacun des retraités. Elles sont donc personnelles, nominatives et étroitement dépendantes de l’évolution de l’économie tout au long de l’activité des cotisants. Si l’économie s’écroule les retraites s’écroulent.

On voit que quelque soit le système les pensions des retraités sont liées aux conditions socio-économiques. Notre système, dit par répartition dépendant en plus de l’évolution de la démographie et surtout de la pyramide des âges.

L’un des avantages avancé en faveur du système par répartition est la notion de solidarité entre les générations. C’est une vision un peu idéale de la réalité

  1. Chaque  travailleur qui cotise aux caisses de retraite a le sentiment qu’il cotise pour sa retraite. On entend très souvent ce discours : « J’ai cotisé pendant des années et j’ai donc gagné ma retraite » c’est faux il à cotisé pour gagner des droits à la retraite (des points) et payer la retraite de ses ainés et se sont les cotisations des actifs qui paient sa pension en valorisant ces points.
  2. La solidarité est un sacrifice volontaire que l’on fait pour aider les autres. Dans notre système la solidarité est obligatoire ! Dans un régime vraiment solidaire les actifs accepteraient  de cotiser d’avantage au cas où les pensions des retraités seraient menacées. L’expérience montre que l’on est loin du compte.

En ce qui concerne les évolutions prévisibles de l’équilibre des régimes de retraites le COR (conseil d’orientation des retraites) a fait un important travail de prévision qui envisage un système général déficitaire jusqu’en 2030 puis en équilibre par la suite. Mais comme toutes prévisions ce travail est basé sur des hypothèse et notamment sur un niveau de chômage de 4,5% sur toutes les années à venir.

Franchement qui peut se targuer de prévoir l’avenir, certainement pas moi plus que le COR. Qui peut prédire ce que seront nos économies dans 10 ou 20 ans, quel  sera le niveau de chômage en France, les progrès de la médecine, y auras-t-il des conflits internationaux voire mondiaux, que nous réserve l’incertitude climatique, les flux migratoires, la démographie, auront nous d’autres épidémies comme celle du Covid ? Autant d’impondérables qui ont une influence directe ou indirecte sur les régimes de retraites à travers les conditions socio-économiques.

Malheureusement une reforme des retraites et une réforme à long terme (à échéance de 20 ou 30 ans) et prendre position dans de telles conditions est bien difficile. Et pourtant il faut le faire ! Quand on peut pas faire bien on essaye de faire le moins mal possible.

Prévoir la situation économique de la France et du monde dans 20 ans me paraît impossible.

La démographie est plus accessible à la prévision. Dans tous les pays développés la démographie est en berne et les femmes font de moins en moins d’enfants. C’est un phénomène qui n’est pas nouveau et qui paraît durable, d’autant plus que plus les pays accèdent à un niveau de développement correcte et plus leur démographie baisse. C’est bon pour l’avenir de la planète mais mauvais pour celui des retraites.

D’autre part les études sont de plus en plus longue et l entrée dans le monde du travail plus tardif.

Si on ajoute à tout cela l’allongement de la durée de vie (les progrès de la médecine sont fulgurants) le nombre des « assistés » par rapport au nombre des « actifs » ne peut que croitre et notre système de retraite « par répartition » (dont nous sommes si fier) et condamné à brève échéance.

De plus on observe un affaiblissement de la notion de solidarité et pour chacun le sentiment qu’il s’en sortirait mieux tout seul (les autres sont de moins en moins vus comme une aide mais comme un boulet) et la société « s’Ubérise » de plus en plus.

De tout cela on peut conclure que la retraite par répartition devra, un jour ou l’autre, être remplacée par une retraite par capitalisation

Autre avantage de la capitalisation est de dégager des sommes énormes pour un fond de pension capable d’injecter des finances dans l’économie

La retraite par point peur également revenir redistributive si on accorde un peu plus de points aux bas salaires qu’aux autres.

Cependant dans tous les cas l’âge de départ à la retraite devra être reculé (c’est dommage !) pour tenir compte de la plus longue durée de vie soit pour rendre plus favorable le ratio actifs / retraités, soit pour bénéficier d’un temps plus long de cotisations et de capitalisation.

Faudrait-il intervenir en Ukraine

Dans cette guerre (pardon opération spéciale !) qui s’enlise la position de l’OTAN n’est pas facile à envisager. Étudions les forces en présence :

  1. La Russie. On devrait dire Vladimir Poutine. Dirigeant psychopathe, éminemment narcissique qui comme tous les narcissiques au pouvoir dérive doucement mais surement vers la paranoïa. Au contraire de certains exemples vécu comme Hitler ou Trump paranoïaques capricieux Poutine, lui, est un paranoïaque froid et calculateur, c’est à dire pervers narcissique et obsessionnel. Dans son délire contrôlé, il confond Russie et lui-même. Toute agression (imaginaire) contre la Russie est une agression vers Poutine, et toute agression envers Poutine est une agression contre la Russie. Apparemment il est soutenu par une majorité dans la population, mais attention les supporters sont volatiles. Ils encensent leur équipe quand elle gagne et la honnissent quand elle perd. La situation se retourne vite
  2. L’Ukraine. Les héros et les gentils dans l’affaire. Pays ou la corruption faisait rage (d’où le soulèvement de la place Maïdan) animé par un fort nationalisme et pour une bonne partie de la population élevés en plein régime Soviétique.
    Un peuple courageux et prêt aux sacrifice mais qui n’aurait sans doute pas tenu le coup devant l’armée Russe sans l’aide massive occidentale.
  3. L’Occident. Assez uni pour faire une « guerre par procuration » mais peu prêt à s’impliquer, autrement que financièrement, dans la guerre. Englué dans un confort (relatif pour certain) et de ce fait peu enclin à prendre des risques, ce qui contre un adversaire qui « bluffe » est une situation de faiblesse
  4. La force nucléaire. C’est la dernière entité mise en avant par ce conflit, et ce n’est pas la moins important. Elle fait l’objet d’un double chantage. Poutine menace de l’utiliser et l’occident promet des représailles catastrophique s’il le fait. Dans ce bras de fer, évidemment, Poutine, qui n’hésite pas à prendre des risques est en position favorable devant un occident timoré. Encore pensons que Poutine n’est pas un impulsif mais un calculateur froid et qu’il à bien conscience qu’utiliser l’arme nucléaire pourrait signer la fin de la Russie, et surtout la mort pour lui. Je ne suis pas sûr qu’il soit prêt à prendre ce risque en dépit de ses annonces. Devenir le paria de l’histoire serait une blessure narcissique qu’il ne peut assumer.
  5. Les opinions publiques. Combien de temps les occidentaux consentirons à se priver pour armer l’Ukraine, combien de temps les Russes accepterons de voir leurs enfants revenir dans des cercueils, c’est surement une des clés du conflit.

Voilà tous les éléments du problème à résoudre. Chaque partie à fixé ses lignes rouges pour intervenir.

  1. Pour l’occident c’est une attaque, si minime soit-elle sur un territoire de l’Otan qui déclencherait une riposte immédiate. Pourtant lorsqu’un missile est tombé en Pologne toutes les parties on fait profil bas. Poutine ne s’en est pas vanté, les occidentaux on fait comme ci on ne pouvait savoir s’il s’agissait d’un missile Russe ou d’un missile de défense Ukrainien (on doit pouvoir pourtant différentier un missile offensif à longue portée d’un missile de défense) c’est un bon signe que les belligérant veulent éviter l’escalade.
  2. Poutine a fixé successivement de nombreuses lignes rouges en ce qui concerne l’armement livré aux Ukrainiens. Elles ont toutes étés franchies sans réaction marquantes de la Russie. C’est bon signe, la Russie craint une intervention de l’Otan. Je pense que Poutine a nettement conscience de la faiblesse de l’armée Russe devant les occidentaux. C’est un pervers narcissique, il sait jouer les gros bras mais il sait « s’écraser » quand on lui résiste.

Maintenant, quelle serait la stratégie à adopté en fonction du but recherchée

  1. On peut laisser la guerre durer et s’enliser dans un conflit larvé et sans fin. Cela coutera des centaines de milliers de morts ou blessés, une destruction des villes Ukrainiennes, des milliard de dollars dépensés en armement, des pénuries mondiales qui durent, bref un désordre dramatique pour le planète qui n’en a vraiment pas besoin.
  2. Si on recherche une négociation rapide. Le plus évident serait de rechercher un « cesser le feu » avec Poutine, mais à quelles conditions. Pour poutine le fait de demander cette négociation serait pris comme un aveux de faiblesse des occidentaux et conduirait à des prétentions Russes inacceptables dans la négociation. Quand à attendre que Poutine demande lui-même à négocier ce ne sera qu’à la dernière extrémité. Imaginer un instant qu’on est voulu négocier avec Hitler pour mettre fin à l’agression nazie !
    Je pense malheureusement, et bien sûr, je peut totalement me tromper que seule une intervention ou une simple menace d’intervention de l’Otan pourrait faire reculer les Russes. Les troupes de l’Otan massées aux frontières Roumaines, Polonaises, des états Balte jouent se rôle dissuasif.
  3. Dans la nature les combats entre mâle pour être le dominant du groupe sont fréquent. Ils sont censés faire le choix du plus fort pour diriger le groupe et se reproduire. En fait ce n’est pas le plus fort physiquement qui l’emporte mais celui qui par intimidation prend le pas sur son rival qui au bout d’un moment fait volte-face et s’enfuit abandonnant l’affaire. Le dominant réussi à faire croire à son rival qu’il est le plus fort par sa prestance, par intimidation, par agressivité, au fond par un certain bluff. C’est ce qui se passe entre Poutine et l’occident. Il a toujours un coup d’avance sur nous car nous nous laissons intimider par ses menaces. Pourtant vue l’état actuel de l’armée Russe dans un conflit nous serions en large supériorité, mais dans ce jeu d’intimidation c’est la prise de risque qui paye. A ce jeu Poutine reste le meilleur. Un peu plus d’audace de notre côté pourrait « recadrer » ce petit caïd

Bien sûr le risque n’est pas nul. S’engager dans un conflit c’est accepter de perdre des hommes, les risque d’une riposte nucléaire de la part de la Russie est très faible, mais pas nul … sinon ce ne serai pas un risque. C’est la dessus que joue Poutine, notre riposte est toujours sous dimensionnée par rapport à ce qu’elle devrait être et c’est pour cela qu’il joue avec un coup d’avance. Quand on a un abcès mieux vaut le crever de suite plutôt que de laisser se développer une infection dont on ne sait pas ou elle va nous mener.

Bien sûr j’espère me tromper !

Causes et racines du populisme

Les définitions du populisme sont nombreuses. La plus connue à notre époque est celle qui consiste à « caresser le peuple dans le sens du poil » afin qu’il vous soutienne dans votre désir de prendre le pouvoir. Les argument majeurs étant : « le peuple a toujours raison » et « chaque citoyen doit s’exprimer et on doit tenir compte de son opinion ».

Mais plus intéressant que de définir le populisme et de rechercher dans quelques circonstances il peut apparaître, mieux en en rechercher les causes et les racines.

Disons en préambule que si le populisme a, à notre époque, une connotation très négative ce n’est pas à cause de ses mécanismes mais en raison de la malhonnêteté » de ceux qui le manipulent. Avant de rechercher les causes et les racines du populisme voyons quelques exemples dans l’histoire pour en tirer les leçons.

  1. Un des première grande apparition de populisme et l’avènement de Jésus Christ et du christianisme. Rien de malhonnête dans cela. On est dans une époque troublée ou la région est divisée en de nombreuses petites provinces d’administrations très différentes dans lesquelles les préfets Romain, théoriquement en charge du pouvoir, laissent les « grands prêtres » gérer les affaires. Les pharisiens (communauté Juive ultra-orthodoxe) voudraient prendre le pouvoir, mais sans vraiment y parvenir. Dans ce chaos Jésus (qu’il soit fils de dieu ou premier militant de gauche) parle au peuple déboussolé de charité, de solidarité, d’égalité et l’oppose aux riches de l’époque. Ces concepts, évidemment bien acceptés par ceux qui n’ont rien et déplaisent fortement au possédants. L’apparition d’un nouveau dieu soulève l’ire des pharisiens. Résultats, Jésus est mis à mort mais le ver est dans le fruit. La décadence de l’empire Romain et les incertitudes qui en découlent vont permettre à ce populisme de ce développer et au christianisme de régner sur la gaule et bientôt sur l’Europe.
  2. Pendant le moyen âge la situation est stable. L’église a établie la royauté de droit divin et noblesse et clergé se partagent le pouvoir, les autres, artisans, agriculteurs, serfs sous l’emprise de la religion acceptent la situation telle qu’elle est. Pas de place pour la remise en cause et donc pour le populisme.
  3. Paradoxalement c’est le siècle des lumières qui vat ouvrir la porte au populisme moderne. La monarchie absolue est remise en cause, le pouvoir temporel de l’église critiqué, bref une remise en question des tabous établis de la société Française. S’en suit la révolution, la république, la terreur, les guerres Napoléoniennes, la révolution industrielle, autant de bouleversements en cascade qui vont laisser les citoyens en absence totale de repères, une société aux valeurs émiettées, sans vision claire de son avenir. La période à vue fleurir les courants populistes Nazi (suite au chaos laissé par la république de Weimar) et communistes (suite aux révolutions Soviétiques et Chinoises)
  4. Venons-en à la période actuelle ou plus personne ne sait « à quel saint se vouer ». La crise climatique, la guerre en Ukraine, la crise de l’énergie, l’inflation galopante, les clivages politique dans tous les pays … créent une situation de totale incertitude qui engendre la montée des populisme dans tous les pays

On peut maintenant dégager les racines du populisme :

  1. Le terrain favorable : C’est le sentiment d’incertitude d’une population qui ne sait plus d’où elle vient, ou elle est, et ou elle va. Cette absence de repères, de certitudes, crée chez les individus une situation sourde d’angoisse, ils ont l’impression de s’accrocher à des branches qui se cassent et sont en recherche de certitudes
  2. Un populiste propose une solution radicale (crédible ou non) pour solutionner l’une ou l’ensemble des incertitudes. Dans cette situation pleine d’inquiétudes, voilà une branche à laquelle se raccrocher (c’est le même mécanisme que la solution de la religion devant l’angoisse métaphysique)
  3. De l’angoisse sourde et muette on passe à l’anxiété focalisée sur les problèmes sensées être résolut pour la proposition populiste à laquelle on s’accroche même si on n’a pas la certitude absolue qu’elle apporte la solution
  4. Se raccrocher à cette main tendue génère la peur de tout ce qui pourrait entraver la solution retenue. Les opinions contraires sont considérées comme des agressions.
  5. Évidemment la peur entraine le rejet de l’autre qui ne pense pas comme vous. Le populisme conduit à la radicalisation et au clivage des opinions publiques et aux conflits qui les accompagnent

Le populisme est un danger mortel pour les sociétés et principalement pour les sociétés en déclin et en perte de repère. Même l’avènement du christianisme, pourtant plein de bonne intentions, a entrainé la répression dans l’empire Romain, l’inquisition, les guerres de religions, le puritanisme …

L’incertitude, si elle est le moteur du progrès et de l’évolution des sociétés en est aussi le cancer car elle génère la « fausse certitude radicale » source de toutes les divisions et des conflits.

Quand l’humain aura appris à gérer l’incertitude et à se méfier des certitudes, tout ira mieux sur terre !

Démocratie et république

Ce sont des mots que l’on a tendance à associer bien qu’il puisse se différentier dans bien de circonstances

La démocratie est de principe : « le gouvernement par le peuple », il s’agit donc d’un principe et non d’une réelle organisation. L’exemple traditionnel en est la démocratie Athénienne mise en avant comme la mère des démocraties. A Athènes tous les citoyens on le droit de vote. Bel exemple de démocratie, sauf que pour être citoyen à Athènes il fallait être né de parents eux même Athéniens. sont donc exclus du droit de vote ceux dont l’un des parents n’était pas citoyen d’Athènes, les étrangers, les esclaves, … et toutes les femmes. Il s’agit donc d’une démocratie très restrictive, qui avec le temps concentre le pouvoir dans les mains des grandes familles locales et qui à mon sens représente plus une oligarchie qu’une démocratie. De plus Athènes est organisée en république, c’est à dire que les volontés du peuple sont exercées par des représentants élus (le sénat) ce qui accroit la concentration des pouvoirs

Rome, comme Athènes est une république oligarchiques dans laquelle tous les citoyens selon leur classe n’ont pas les mêmes droits.

On voit donc que démocratie et républiques sont des mots assez vagues pour représenter bin des régimes différents.

Prenons quelques exemples :

  1. Le régime Nazi. Le parti Nazi, dont les opinions étaient bien connues des électeurs Allemands, a été porté au pouvoir en 1933 suite à des élections libres (2 élections successives), son principal leader Adolf Hitler est devenu Chancelier dans des conditions parfaitement légales selon les règles de la démocratie républicaine. si le régime a dérivé dans son comportement ignoble et sanguinaire c’est toujours avec l’assentiment de la majorité du peuple Allemand. Le régime était légitimement démocratique. Ce n’est que dans les années 44/45 que suite à la débâcle que le peuple a abandonné son leader et que le régime c’est transformé en dictature.
  2. Le régime soviétique. Le régime c’est installé dans le chaos après une révolution et suite à de nombreuses péripéties et ignominies. Staline c’est installé au pouvoir, sa légitimité venant de l’engouement populaire (sans doute plus pour le parti que pour sa personne). Le peuple, sans doute ignorant de ce qui se passait réellement, à cautionné Staline puis la succession de dirigeant de l’union soviétique. On peut parler de démocratie quand la population dans sa majorité soutient contre vents et marées son dirigeant

Ces deux exemples pour montrer comment le concept de démocratie peut s’appliquer à de véritables dictatures pour peu que la population, dans son aveuglement, soutienne le régime en place.

Passons maintenant à la république. Il s’agit d’une démocratie représentative ou les volontés du peuples sont portées par des représentants élus. Ces représentants peuvent avoir deux types de mandats

  1. Le mandat impératif : Ce mandat est une délégation faites à un élus pour porter au parlement des actions prédéfinies, dans des conditions prédéfinies auxquelles l’élu ne peut déroger. L’élu représente ses électeurs et seulement eux et il n’est responsable que devant eux. Les élus peuvent être révoqués par leurs électeurs. C’est la vision d’une démocratie directe prônée par Jean-Jacques Rousseau. La constitution Française rejette formellement le mandat impératif.
  2. Le mandat représentatif : Bien qu’élu par les électeurs d’une circonscription l’élu est un représentant de la nation toute entière. Il n’est pas tenu à respecter les volontés de ses électeurs et ne peut être révoqué. Le parlement est une représentation statistique des désir des citoyens. La plus part des république, y compris la France ont adopté le mandat représentatif.

Lorsqu’un député Français prétend visiter « sa circonscription » pour y gérer les problèmes locaux de ses électeurs il commet une grave entrave à la constitution car il s’arroge une part de mandat impératif. Un député n’a pas de circonscription (il représente la nation) et de telles démarches sont purement à visées électoraliste. Elles devraient être interdites car elles empiètent sur le pouvoir des régions, départements, et communes et de ce fait les affaiblissent.

Les républiques sont loin d’être toutes des démocratie. La république populaire de Chine est tenue de mains ferme par une oligarchie qui n’a que peu de respect pour la démocratie. La fédération de Russie constituée d’un ensemble de république, sous la ferme direction de Vladimir Poutine a bien une organisation républicaine mais ignore totalement la démocratie. L’ex URSS (réunion des républiques soviétiques socialistes) était en dépit de sa structure républicaine une des pires dictatures du 20 ème siècle.

La démocratie directe : C’est le miroir aux alouettes qu’agitent les populiste devant les yeux naïfs des citoyens. Avec la démocratie directe chaque citoyen peut être entendu et faire valoir son point de vue. Ceci suppose que l’on puisse organiser, à tout bout de champ, des consultations référendaires et que l’on sache en dégager des majorités claires et acceptées par les minorités. Le choix fait par la majorité est légitime, mais est-il le meilleur choix ? Il s’agit, malheureusement de l’utopie anarchiste et dans le chaos se développent des groupes de pression qui s’affrontent. Quand l’un l’emporte il s’installe au pouvoir et impose son point de vue à tous. De la libre démocratie on vire très vite à une dictature oligarchique.

Conclusion

Si le concept de république est un système d’organisation dans un pays, la démocratie est un état d’esprit qui suppose tolérance, respect de l’autre, solidarité. La république n’a aucun sens si la population n’a pas une réelle appétence pour la démocratie, elle n’est qu’une coquille vide pour une oligarchie sans scrupule. L’erreur des Américains en Afghanistan, ou en Irak est d’avoir cru que la démocratie pouvait s’installer indépendamment de la culture locale. La démocratie ne se décrète pas elle s’acquière petit à petit en prenant conscience que la mutualisation des risques, la solidarité est un facteur nécessaire dans la sécurité. Mais attention, quand chacun s’estime protégé et couvert par divers mécanismes (chômage, vieillesse, sante, assurances voiture, vie privée, vol, incendie, …) vient l’idée absurde du « finalement je m’en sort bien tout seul et je n’ai guère besoin des autres ». La notion de solidarité s’effrite, l’autre devient plus une gène qu’un atout. Alors la démocratie est en danger puisque ses valeurs fondamentales reculent. C’est ce que nous vivons dans nos société modernes surprotégées

Immigration, vrais et faux problèmes

On peut étudier dans l’histoire un certain nombre de grandes migrations pour en rechercher les invariants. Voyons quelques exemples :

  1. Un des première migration qui vient à ma mémoire et celle du « peuple hébreux » quittant l’Égypte pour aller s’installer en Palestine. Dans l’histoire Dieu dit à Moïse : « Quittes l’Égypte et vas t’installer en Palestine, terre promise pour ton peuple ». C’est une façon d’écrire l’histoire qui est en fait, si elle est véridique, Moïse à dit que Dieu lui avait dit … sur le plan crédibilité ce n’est pas la même chose. Les Hébreux s’installent en Palestine, comme chez eux (normal puisque c’est le volonté de dieu, ou du moins de leur dieu) Il n’auront de cesse de considérer les autochtones comme des intrus chez eux. C’est un invariant qui se retrouve toujours dans toutes les grandes migrations et qui n’a pas cessé quelques 3000 ans après.
  2. Vers 1780 commence la colonisation de l’Australie, essentiellement d’origine anglo-saxonne. La encore les migrants se considèrent chez eux, en terrain conquis. Les populations locales sont chassées, décimées, pratiquement réduites en esclavage.
  3. La grande colonisation de l’Amérique date de la même époque. Les migrants décident d’occuper tout le territoire et pour cela ils n’hésitent pas à exterminer les tribus amérindiennes qui cherchent à défendre leur territoire. C’est le premier exemple de « grand remplacement » ou les locaux sont exterminés, parqués dans des réserves et remplacés par les populations migrantes qui créeront en deux siècle la première économie mondiale (tant pis pour les indiens)

Dans ces trois exemples ont retrouve le total mépris des migrants pour les peuples indigènes considérés comme des intrus dans leur propre pays. Ils se conduisent comme des prédateurs uniquement soucieux de leur intérêt. C’est un phénomène de « grand remplacement » ou de colonisation sauvage.

Voyons maintenant des migrations plus modernes

Le retour des rapatriés d’Algérie. Il s’agit d’une immigration forcée et non choisie. En 1962 plus d’un million de Français d’Algérie sont amenés à rentrer en métropole suite à la décision de mettre fin à la guerre par les accords d’Évian. C’est un choc majeur pour plusieurs raisons

  1. Voilà des milliers de familles obligées d’abandonner leur histoire, leurs culture, leurs amis, leurs souvenirs, leur patrimoine pour se retrouver en France totalement démunies. La décision ne leur appartient pas, elle a été prise par le gouvernement en métropole lassé d’envoyer des jeunes recrues se faire tuer pour défendre un territoire qui n’est pas le leur, dans une guerre perdue d’avance. On comprend la frustration et la rancœur des « pieds noirs » devant cette décision.
  2. Une grande majorité de ces famille est de confession juive sépharade, ce qui dans une France métropolitaine encore extrêmement anti sémite à l’époque n’était pas sans poser de sérieux problèmes.

Pourtant l’intégration va se faire, bon gré mal gré, non sans douleurs ni rancune. On peut dire qu’elle a été réussie. Aujourd’hui de très nombreux médecin, issus de cette « émigration » se dévouent au soins de leur compatriotes. Dans les milieux artistiques, dans la chanson, chez les humoristes, à la télévision, les descendant des « pieds noirs » font partie des icônes chéries et adulées de tout les Français. On se demande ce que serai notre système de santé sans les innombrables professeurs de médecine issus de cet immigration.

Cette intégration réussie on la doit bien sûr au courage de ces population immigrées qui ont dû reconstruire leur vie à partir de zéro, mais aussi à la tolérance, à la bienveillance de la majorité de la population de la métropole qui a su leur laisser prendre dans notre société la place qu’elle leur devait. Ces rapatriés ont conservé leur religion, leurs valeurs familiales tout en étant des Français à part entière, honnêtes citoyens et patriotes. `Quand une intégration est réussie, même si elle a été douloureuses pour beaucoup, cela mérite qu’on la montre en exemple.

L’intégration réussie est un double mécanisme

  1. Un population migrante qui accepte pour s’intégrer de renoncer à une partie de sa culture, à s’adapter aux habitudes locales pour trouver sa place dans un nouvel environnement. C’est une mutation douloureuse.
  2.  Une population locale qui accepte de laisser de la place, de l’oxygène,
  3. Le point fondamental dans les migrations modernes est que, elle demande un effort réciproque aux populations accueilles comme aux populations accueillantes. C’est un effort important pour tous

Comme dans un puzzle vous ne pouvez intégrer une nouvelle pièce que s’il y a un trou libre pour la recevoir

Passons maintenant aux migrations moderne. Elles sont organisées autour du droit d’asile établit en 1952 dans le contexte de le « guerre froide » et légèrement modifiée par la suite. C’était une période ou l’immigration venant des pays communistes était faible (empêchée par le « rideau de fer ») et qui est, à mon avis, complètement obsolète à notre époque de migration de masse.

Les causes modernes de l’immigration sont soit forcées (Guerres, famines, sécurité personnelle,) soit choisies’ (appel vers le nouvel Eldorado que constituent les sociétés riches et développées du monde moderne). Très bientôt le réchauffement climatique qui rendra impossible le vie dans certaines régions du globe générera des déplacement massifs de populations simplement en quête de survie. Le point marquant des migrations modernes est que, au contraire des précédentes qui se faisaient depuis les pays développées vers de contrées réputées sauvage et vierge (les autochtones étant considérés comme quantité négligeable) les migration moderne se font depuis des pays en grande difficulté vers des pays réputés prospères. Ceci inverse le rapport de force dans le processus migratoire car les pays accueillants sont susceptibles ou non de recevoir les migrants, et de ce fait mets les migrants en position de faiblesse. `Ceci crée une situation sans issue

  1. D’un côté un flow de migrants prêt à tout sacrifier, de leur vie à leur dignité, pour tenter l’aventure dans des pays dans lesquels ils espèrent pouvoir se faire une vie plus agréable, mais qui comme les anciens colons n’ont que peu de soucis des dégâts et des déséquilibres qu’il entrainent dans les pays où ils émigrent
  2.  De l’autre les pays d’accueil souvent prêt à faire un effort de solidarité mais pas au point de perturber le confort de vie auquel ils aspirent. Il y a donc une limite à la capacité d’acceptation des migrants dans les pays d’accueil.
  3. Ces pays sont donc pris en « fourchette » entre le sentiments de solidarité vis à vis des populations chassées de leur territoire dans la plus grande pauvreté et la crainte de ne pouvoir intégrer correctement les immigrés. Jusqu’à quel point la solidarité nationale peut elle résister à la pression migratoire, les problématiques économiques qu’elle pose, et les risques de délinquance due à une population non intégrée et sans ressources

Tant que le flux migratoire reste modeste l’intégration est possible (même si des cassandre nous prédisent la catastrophe imminente). Par contre si sous la pression des variations climatiques les flux migratoires s’accentuent et deviennent pour les pays d’accueil trop déstabilisants je crains fort que la solidarité vole en éclats et que le reflexe de protection l’emporte largement. Alors les migrants, comme les pays d’accueil devront lutter pour leur survie et la guerre sera alors sans merci !

Le grand danger du réchauffement climatique n’est pas, pour nous pays développés, l’élévation des températures (nous savons la gérer) mais la sécheresse et les flux migratoire qui vont l’accompagner. Malheureusement ce n’est pas ce à quoi nous nous préparons. Je crains que notre lutte légitime pour lutter contre les gaz à effet de serre ne se termine par un échec dont nous n’aurons pas préparé les conséquences.

Il y a ceux qui veulent changer le monde (les utopistes qui échouent toujours car leurs objectifs sont inatteignables) et ceux qui veulent s’y adapter (je suis plutôt de cette catégorie)

Article 49.3, et motion de censure

La quatrième république et son absence chronique de majorité à la chambre des députés nous avait amenés à subir des gouvernements fantômes constamment remis en cause par la « question de confiance ». A l’instauration de la cinquième république par le général de Gaule la constitution permettait au gouvernement en place de forcer une décision en l’absence de majorité parlementaire. Le vote du budget de la nation, élément fondamental pour le fonctionnement de nos institution pouvait faire, de la part du gouvernement, l’appel à cet article 49.3 pour débloquer la situation. Pour ne pas bafouer les droits du parlement les parlementaires peuvent déposer une motion de censure qui, si elle est acceptée, peut faire « tomber » le gouvernement.

Récemment notre gouvernement a fait appel à l’article 49.3 pour faire voter des éléments du budget. L’opposition a immédiatement réagi en parlant de déni de démocratie, d’abus de pouvoir, de gouvernement dictatorial, … et j’en passe.  Il était pourtant évident qu’à la vue des résultats des élections à l’assemblée nationale le recours au 49.3 était inévitable. Pourtant cet article est inscrit dans notre constitution, elle même votée ou modifiée par le congrès (assemblée nationale plus sénat) élus démocratiquement par les citoyens.

Une motion de censure posée par la France Insoumise à été votée par le rassemblement national et le gouvernement a crié au scandale alors que ceci est parfaitement constitutionnel.

On est donc en pleine mascarade qui n’honore pas nos parlementaires

Reprenons calmement la genèse des événements

  1. Le gouvernement propose une loi (budgétaire dans l’exemple ci-dessus) c’est son rôle. Le parlement dans sa majorité la refuse, c’est son droit
  2. Le gouvernement fait passer sa loi par le 49.3
  3. L’opposition, ou plutôt l’une des opposition pose une motion de censure. C’est la règle
  4. Dans le cas général elle n’est pas adoptée (car les oppositions se « tirent la bourre ») la loi est votée et on tombe dans le fameux déni de démocratie agité par les oppositions
  5. Si par hasard elle était adoptée le gouvernement est dissout et le président nomme un nouveau premier ministre qui nomme un nouveau gouvernement. C’est une grande victoire pour l’opposition mais le président et son premier ministre entérine un nouveau gouvernement qui ne changera pas grand-chose à ses options
  6. On a perdu du temps, on s’est entre-déchirée et on est ramené au problème précédent.

Il est clair que notre système ne fonctionne pas car :

  1. Si le gouvernement a la majorité absolue à la chambre le régime parlementaire est détourné de son essence. On pourrait presque parler de dictature douce
  2. Si le gouvernement n’a pas la majorité absolue et sauf à gouverner à coup de 49.3 le parlement est bloqué et le régime parlementaire paralysé. On peut parler de déni de démocratie … mais dans un système ou la démocratie, elle-même, ne fonctionne pas !

Alors qu’est-ce qui coince dans nos institutions

  1. Le vote à la majorité absolue (50% des parlementaires) Dans la mesure où le gouvernement et ses alliés n’ont pas la majorité absolue toute proposition de vote peut être refusé. Pourtant la structure du parlement actuel :
    Renaissance : 43%
    Gauche : 28%
    R.N. : 16%
    Droite : 13%
    Donne une nette majorité au partis du gouvernement, l’opposition ayant certes une majorité hétérogène de blocage mais aucune majorité de proposition.
    Est-il raisonnable que l’on puisse refuser une proposition de loi sans être capable d’avancer une proposition alternative  ?
  2. La motion de censure devrait être la mise en compétition de la proposition du gouvernement avec une contre-proposition faites par le parti qui dépose la motion de censure. Projet contre projet et non projet contre refus.

Il nous faut nous doter d’une système dans lequel un gouvernement n’ayant pas la majorité absolue peut quand même gouverner. Bien sûr il reste la possibilité d’alliance

Mais dans les divers pays d’Europe quand deux partis s’entendent pour gouverner ensemble cela s’appelle une coalition. En rance quand deux partis s’entendent on appelle cela une tambouille politicienne ou un tripatouillage électoral. Cela explique bien des choses

Justice, peine, et sanction

Dans ce qui va suivre la notion de critique n’a pas valeur de dénigrement. Dans toute entreprise les premiers essais d’un prototype sont soumis à la critique, non pas pour dénigrer les concepteurs, mais pour trouver les points à améliorer pour rendre le produit final plus performant.

Depuis la plus lointaine antiquité la défense des société passe par le triptyque : Loi et justice, prononcé de la peine, et exécution de la peine.

  1. La loi est l’objet d’un consensus populaire dans les démocraties, le fait du bon vouloir d’un tyran dans les dictatures, ou imposée dar des groupes de pression comme les religions
  2. Le prononcé de la peine est le fait d’une institution judiciaire, plus ou moins indépendante selon le régime. La peine se veut, en général, proportionnelle au délit. Ce qui ne veut rien dire car le principe de proportionnalité implique la comparaison entre deux entités régit par la même unité de mesure. Comparer un coup de poing, le vol d’un billet de 50 euros, ou une infraction au code de la route n’a aucun sens et est tout à fait subjectif et n’est supportée par aucune logique. Elle est laissée à l’appréciation du juge sur la base d’une tradition faisant jurisprudence.
  3. L’exécution de la peine dépend de l’administration pénitentiaire, sa brutalité ou sa clémence dépendant des mœurs sociaux en vigueur selon l’époque et le type de société. Dans les sociétés plus « évoluées » la crainte générale de la mort, la peur de la douleur nous amène à être plus respectueux sur ce que nous pouvons infliger aux autres « sans doute par projection ! ». la dureté de la peine dépends du niveau général d’empathie de la société

Dans la justice Française le jugement est supporté de deux façon

  1. Dans la justice courante (Correctionnelle …) la culpabilité est basée sur la preuve ou l’aveu, le doute étant favorable à l’accusé selon le principe : « Mieux vaut un coupable en liberté qu’un innocent en prison ». Ceci explique le nombre élevé de « non-lieu » dans les cas de délit sans témoins comme dans les cas d’agressions ou de viols
  2. En cour d’assise c’est un jury populaire qui décide « en son âme et conscience » de la culpabilité du prévenu. La preuve n’est alors plus une obligation. Les jurés sont au nombre de 6 en première instance et de 9 en appel.

Faiblesses et imprécisions de notre système judiciaire

De nombreux points de détails peuvent remettre en cause notre système judiciaire

  1. Le jury populaire. Il est clair que 6 jurés ne peuvent statistiquement représenter l’ensemble de la population Française (personne n’imaginerai un sondage fait sur un échantillonnage de 6 personnes). Cette notion qui fait le miel des populistes est remise en cause et des expériences sont en cours pour remplacer les jurés par un panel de magistrats.
  2. Juge t’on le délit ou ses conséquences. Prenons un exemple : « un automobiliste « grille » un feu rouge. Il est passible d’une amende, d’un retrait de points, voire de retrait temporaire de son permis. Si, par malheur il percute une voiture et cause le décès d’un ou plusieurs passagers il sera traduit en justice et passible d’un peine de prison. Pourtant la faute du conducteur est la même : « un comportement dangereux par non-respect du code de la route ». Le fait qu’un véhicule circule à ce moment précis n’est pas du fait du conducteur mais du hasard. Peut-on sanctionner une personne pour un fait dont elle n’est pas responsable. Un même délit peut-il engendrer deux traitements différents ?
  3. Juge-t-on l’individu ou ses actes. Il est toujours difficile de séparer les actes et l’individu qui les commets. Prenons un exemple :   vous poignardez un homme en lui criant : « Sale con ! » vous allez écoper de 6 ans de prison. Maintenant vous poignardez cet homme en criant : « Sale juif ou Allah Akbar » cela devient un crime raciste avec circonstance aggravante et vous allez écoper de 10 ans. Dans ce cas on juge, non seulement votre crime, mais également l’individu raciste qui est en vous, et également une idéologie considérée, dans notre société, comme nauséabonde. C’est beaucoup pour un seul procès. Pourtant si vous êtes bien responsable de votre acte, on peut aussi vous considérer comme victime du prosélytisme d’une idéologie condamnée.
    A la question : « Hitler est-il un monstre ? » je répondrait que seule une entité divine, s’il en existe, a le droit de juger les hommes. On ne peut juger qu’à partir d’une référence externe. Un humain ne peut pas, objectivement, juger un humain. Par contre à la question : « Hitler a-t-il commit des actes monstrueux ? » Je répondrais certainement sans équivoque : « Oui, même s’il ne les a pas commis directement, il en porte une lourde part de responsabilité ». Nous pouvons, au nom d’une loi établie consensuellement, juger des actes de nos congénères, mais pour juger des individus posons-nous la question : « Qui es-tu, toi-même, pour juger les autres ? »
  4. La punition familiale. Quand un individu est condamné, soit à une forte amende, soit à une peine de prison, non seulement il en subit les conséquences mais son environnement familial (enfants, épouse, parents) en pâtit également. Est-il juste de faire payer à des innocents les erreurs d’un autre ?

On voit comment dans nos juridictions la notion de justice est floue, imprécise sur des principes fondamentaux, et parfois contradictoires. Le prononcé des peines garde donc un certain niveau de subjectivité.

Si on s’intéresse maintenant à l’exécution de la peine et notamment de la peine de prison on s’aperçoit également que le rôle, la finalité de la peine de prison est très mal définie. On peut dégager plusieurs tendances :

  1. La prison punitive. Un individu a causé une nuisance à autrui donc à la société, et celle-ci lui inflige une nuisance proportionnée. Cette prévision de punition est censée dissuader les individus de commettre des actes délictueux. L’expérience montre que l’effet dissuasif porte plus sur les personnes non susceptibles de commettre des délit que sur le délinquants eux-mêmes.
  2. La prison rédemptrice. Elle est symbolisée par la phrase : « j’ai payé ma dette à la société ». C’est un peu illogique car la victime n’a pas été indemnisé et la société pas directement victime. On peut parler d’une simple rédemption administrative !  
  3. La prison vengeresse. C’est souvent un apaisement pour les victimes de savoir que les auteurs des délits qui les ont lésés ont été punis. C’est un sentiment bien naturel, mais un peu malsain. Le « œil pour œil, dent pour dent » n’est pas à encourager en société.
  4. La prison re sociabilisatrice.  C’est sans doute la fonction la plus noble, mais aussi la plus complexe, de la prison. Elle vise à remettre les délinquants dans le droit chemin, à annihiler leurs passions nuisibles et à les réintégrer dans la société en tant que citoyens responsables

En conclusion

Dans la mesure où il reste des imprécisions sur le prononcé de la peine et ou le but de son exécution n’est pas clairement défini le principe de notre justice est un peu flou. Rien à voir avec la morale qui repose sur des croyances alors que la justice est un consensus social

Quant à la prison on n’a pas encore clairement défini son rôle. Depuis la plus haute antiquité on lui a défini une rôle punitif et ce n’est que depuis relativement peu que l’on se pose la question de son rôle éducatif. Il s’en suit une confusion, un entre-deux assez préjudiciable à son efficacité. Ceci rend les choses compliquées. Dans son rôle punitif la peine est censée être proportionnelle à la faute, ce qui sur le plan logique n’a aucun sens. En Turquie vous dites « Erdogan est un dictateur » vous risquez 10 ans de prison. En France vous dites « Macron est un dictateur » on vous demandera de modérer vos propos.

Si l’on se penche sur la fonction de re sociabilisation de la peine de prison, on se trouve face à plusieurs problèmes non résolus

  1. L’absence d’infrastructures adaptées, de psychologues, de psychiatres, d’éducateurs, de formateurs, de professeurs, d’intervenants divers
  2. On manque totalement de recul sur les méthodes, les techniques, les procédures à adopter pour mener à bien un tel projet
  3. On est actuellement quasi incapable d’apprécier le degré de re sociabilité d’un individu en sortie d’un univers carcéral.

En bref on sait ce qu’il faudrait faire mais on ne sait pas le faire et on n’en a pas les moyens

Il reste cependant inadmissible qu’après 5, 10, voire 15 ans d’internement on relâche des individus avec guère plus de bagage que lorsqu’ils sont entrés. Chacun devrait avoir au minimum un CAP ou une progression dans ses qualifications, des connaissances de la vie civique et des institutions, une prise en charge psychologique voire psychiatrique et surtout une capacité d’esprit critique évoluée. La prison est un grand gâchis de temps.

Notons que dans la fonction de re sociabilisation de la prison le durée de la peine perd de son sens. Il ne s’agit plus de savoir après combien de temps le condamné sera relâché, mais à quel moment il sera en état de l’être.

Le verre à moitié vide ou à moitié plein

On a coutume de dire que dans de nombreuses situations on peut voir « le verre à moitié vide ou le verre à moitié plein ». En fait dans ces cas litigieux ont a souvent tendance à voir « le verre totalement vide ou le verre totalement plein » … mais surtout « le verre vide », c’est à dire le côté négatif des choses

Toute situation, si délicate soit-elle a toujours ses côtés positifs. Voir le côté positif des événements n’est guère facile mais reste une position plus qu’enrichissante. Pourtant nous avons une nette tendance à trouver les points négatifs dérangeants et les points positif tout simplement normaux

Je ne vais pas vous faire un discours à la Mathieu Ricard : « Si vous avez des problèmes, oubliez-les et tout ira bien » ou au prêchi-prêcha religieux : « si dieu vous envoi des problèmes, c’est pour votre bien »

Non, les problèmes sont toujours des problèmes, mais il y a diverses façon de les aborder dans leur intégralité, même si les mauvais cotés semblent largement l’emporter sur les bons.

Problème de santé

Je dois bientôt me faire opérer des vertèbres lombaires et du canal rachidiens. Mes proches, mes amis, me disent : « mon pauvre, c’est dur, tu n’as pas de chance … ». Je penses au contraire que j’ai la chance de pouvoir être opéré, ne pas passer le reste de mes jours dans un fauteuil bourré d’anti douleurs, J’ai la chance que la science se soit développée, que je vive dans un pays ou cela se pratique et ou l’accès aux soins et « presque » gratuit … Malgré tout je m’en passerais volontiers !

Réchauffement climatique

Le réchauffement de la planète est un problème majeur, aux conséquences multiples et imprévisibles dont la plus grave et la moins contrôlable est à mon avis celle des flux migratoires vers les zones ou la vie restera possible. Néanmoins n’oublions pas certains effets positifs (même si ils ne compensent pas les effets négatifs) comme les hivers plus doux qui diminuent notre consommation d’énergies fossiles et vont rendre tempérées des régions qui étaient jusqu’à présent froides, l’enrichissement de certaines régions qui deviendrons touristiques soit pour leur climat modérément chaud soit pour leur fraicheur

Problèmes de couple

La vie des couples et invariablement faites de petites crises qu’ils surmontent ou pas. Dans ces situations on a toujours tendance à monter en épingle les défauts de « l’autre » et chacun peint « l’autre » en noir.  Pensons à voir, par-dessus les défauts, les qualités de l’autre. Il en a forcément puisque on l‘a choisi et elles doivent faire partie du bilan. Évidement ce qui nous perturbe nous impacte plus que ce qui nous gratifie que l’on considère en général comme normal. Entre un moins et un zéro, le bilan est différent d’entre un moins et un plus.

Google

On reproche souvent aux « Gafam » d’abuser de la fiscalité, d’utiliser nos données personnelles à des fins commerciales, bref d’être des prédateurs sur le marché. C’est indéniable. Mais en ce qui concerne, notamment Google, n’oublions pas qu’ils nous offrent en retour la plus gigantesque base de données des connaissances consultable gratuitement sans limites. Qui aujourd’hui pourrait se passer de Google, que ce soit pour chercher un artisan, un commerçant, une information administrative, une information technique. Google est notre grande porte d’entrée sur internet. Ajoutons Google Earth, Gmail, et bien d’autres services accessoires. Ne soyons pas ingrats tout service mérite rétribution.

Laboratoires pharmaceutiques

On accuse les laboratoires pharmaceutique de tous les maux de la terre : Recherche forcenée du profit … parfois même au dépend de notre santé (Thalidomide, Médiator …). C’est malheureusement vrai. Pensons aussi que sans eux et leurs remarquables chercheurs la plupart des gens de ma génération seraient morts et enterrés depuis longtemps. Je les remercie pour les antibiotiques, les hypotenseurs, mes opérations du genoux, du tendon d’Achille, mon pace maker, etc. etc. Ceci peut tempérer cela.

Conclusion

Juger d’une situation c’est en faire le bilan, comparer l’actif et la passif, c’est la base même de l’objectivité. L’anxiété nous amène souvent à envisager le pire et à noircir le tableau. L’événement passé on s’aperçois souvent qu’il s’est finalement mieux, ou moins mal, passé que prévu.

Voir le verre à moitié plein c’est bien … mais, malheureusement, c’est plus facile à dire qu’à faire. Ce ne peut être qu’un objectif nécessaire mais inatteignable !

C’est la base du mensonge politique de nous faire miroiter le verre entièrement vide ou entièrement plein selon ce qu’ils veulent nous faire croire !

Euthanasie, avortement…La vie en débat

De nombreux sujets animent ou ont animé débats, polémiques, voire invectives, depuis longtemps notre pays. Ce sont : Euthanasie, peine de mort, Avortement, Contraception, PMA, GPA, mariage homosexuel. Tous sont, directement ou indirectement lié à la notion de vie.

Comme dans biens des débats humains ils sont fondés sur un paradoxe : « Chacun des protagonistes des discussions invoque la notion de vie, mais personne ne peut dire ce qu’est la vie ». C’est comme construire une pyramide sur un terrain mouvant, sur des bases flottantes et instable. Comment revendiquer un « droit à la vie » quand on ne sait pas précisément ce qu’est la vie.

La vie est sans doute une des notions les plus difficiles, voire impossibles à définir pour la bonne raison que nous sommes tous la vie et que dans notre système universel de pensée une entité ne peut s’auto définir. Toute définition est, par essence relative. Toute définition est une comparaison par rapport à un référent extérieur.

Prenons un exemple (caricatural) : définissons une table, c’est facile ! c’est un plateau et quatre pieds. Nous avons défini la table par rapport à deux référents externes le plateau et le pied. Reste à définir ces deux référents, par exemple le pied est un support. Encore un référent externe etc. etc. Dans ces conditions un vivant ne définira jamais ce qu’est un vivant … notre logique est ainsi faite !

On voit donc que les discussions autour de la vie n’auront jamais dans l’absolu aucun sens.

Mais l’humain à une capacité inouïe c’est qu’il est capable de représenter ce qu’il ne peut comprendre ou concevoir. C’est le grand principe des religions de représenter les mystères, l’incompréhensible, par une entité transcendantale qui est le dieu. Les scientifiques représentent les mystère de la nature par des théories (Relativité, Quantique, Résistance des matériaux, mécanique des fluides, Théories de la lumière, etc. etc.)

On sait, a priori (puisque qu’une entité ne peut s’auto définir) que ces représentations sont un artifice pour enfermer les mystères dans une bulle que l’on peut contrôler. On n’explique pas les mystères mais on en donne une représentation qui nous permet de les gérer.

Pour parler des sujets qui touchent à la vie et ses mystères ont doit donc, au préalable, en donner une représentation précise et organisée. Je vais vous en donner la mienne qui n’est ni plus, ni moins, valable que celle que chacun pourrait en donner. Elle a un avantage c’est que c’est la mienne et qu’elle ne permet d’asseoir mes convictions, mes opinions sur un socle stable et critiquable par les autres. Avant de débattre du « droit à la vie » débattons d’abord de nos visions respectives de la notion de vie et nos positions divergentes sur, par exemple l’euthanasie, s’expliquerons d’elles même.

Je ne dirais pas : « Je crois que la vie est … », ce qui serait une croyance, mais : « je vois la vie comme … » ce qui n’est qu’une représentation …

Je vois donc la vie comme un artefact de la nature. Le passage du monde minéral au monde organique, puis du monde organique au monde vivant. La fin de la vie étant le chemin inverse c’est à dire le passage du vivant à l’organique, puis de l’organique au minéral (ce qui est, si je puis dire, le trajet de la vie d’un cadavre). Jésus lui-même a prêché : tu es poussière et tu retourneras en poussière … pas si con le mec !

Vue sous cette angle, euthanasie, avortement, … ne sont plus d’essence transcendantale mais une décision des humains dans leur société. C’est plus facile à gérer. C’est pas facile de discuter avec les humains pour les mettre d’accord, mais alors discuter avec Jésus, Allah, Yahvé, rama et Bouddha ça me paraît impossible !

Alors ma position est simple elle est fondée sur un consensus social qui est la déclaration universelle des droits de l’homme. La liberté de chacun s’arrête lorsque elle empiète sur la liberté des autres. Si on regarde les sujets comme l’euthanasie, l’avortement, la contraception, la PMA, ce sont des prises de position personnelles qui n’engagent que soi (même si la société a le droit et le devoir d’en encadrer les contours).  Le mariage homosexuel peut poser des problèmes mineurs de responsabilité fiscale, la GPA des problèmes de responsabilité parentale. La peine de mort pose, évidemment, le problème de l’irréparable erreur judiciaire, le problème de l’éventuelle capacité de rachat, et de l’éventuelle réinsertion.

En bref si on ne mets pas les dieux dans le coup tout cela peut se régler simplement dans une démocratie éclairée.

Réglons les problème des humains entre nous et que les dieux règlent leurs problèmes entre eux.

Diverses visions de la culture

Pour une organisation internationale comme L’UNESCO : « Dans son sens le plus large, la culture peut aujourd’hui être considérée comme l’ensemble des traits distinctifs, spirituels, matériels, intellectuels et affectifs qui caractérisent une société ou un groupe social. Elle englobe, outre les arts les lettres et les sciences, les modes de vie, les lois, les système de valeurs et traditions et les croyances. Ce « réservoir commun » évolue dans le temps par et dans les formes des échanges. Il se constitue en de multiples manières distinctes d’être, de penser, d’agir et de communiquer en société2.

Une définition souvent citée est : « La culture est ce qui reste quand on a tout oublié ». Cette formule lapidaire présente l’avantage d’inclure dans la culture les acquis inconscient assimilés au cours de notre vie. Elle omets évidemment tout l’aspect cognitifs des connaissances acquises

Une définition amusante à été donnée par le philosophe Michel Serres.

Vous avez un livre et votre ami a un euro. Vous lui donnez le livre et il vous donne un euro. Maintenant vous avez un euro et lui le livre.  C’est un échange, on appelle cela « le commerce’

Maintenant vous avez un poème de Baudelaire que votre ami ne connaît pas. Vous lui apprenez ce poème. Maintenant il connaît le poème, mais vous le connaissez également. C’est un enrichissement, cela s’appelle « La culture »

Cette définition met l’accent sur l’enrichissement collectif apporté par la culture, par contre elle semble limiter cet apport au domaine des arts et lettres, ce qui est restrictif.

La culture en psychologie relativiste

Elle fait une sorte de synthèse des propositions précédentes. On définit alors la culture comme : « La conscience ». Ceci peut paraître fantaisiste et mérite une explication.

En psychologie relativiste la conscience se construit à partir des perceptions (auditives tactiles, gustatives, et olfactives, visuelles) qui nous assaillent tout au long de notre vie. Chaque perception est analysée en comparaisons au réseau de connaissances déjà acquises. Ce sont ces liens logiques de comparaison qui donnent un sens à nos nouvelles perception et enrichissent notre réseau de conscience. Ces connaissance peuvent avoir une formulation cognitive pour les acquis intellectuels, de nature sociétale et « culturel » mais prennent également une formulation émotionnelle et non descriptible comme les souvenir musicaux, olfactifs, les ambiances …

On va retrouver, là, toutes les grandes notions décrites dans les paragraphes précédent

  1. L’universalité, de la conscience énoncée par l’UNESCO
  2. L’importance des acquis inconscients (pris non dans le sens Freudien de refoulés, mais dans le sens non formalisés dans une structure cognitive de la psychologie relativiste
  3.  Chez Michel Serres l’importance de la relation, de l’échange dans le développement de la culture
  4. Quant à la psychologie relativiste elle apporte la lente construction de la conscience, quelle soit de nature cognitive (consciente) ou émotionnelle (inconsciente) par les relations aux êtres, aux animaux, à la nature, aux objet qui sont un perpétuel apprentissage réciproque.
     Elle apporte l’unicité de la conscience, car les expériences vécues par chacun sont différentes, mais universelles, car elles sont le plus souvent communes dans un groupe de personnes réunis dans une même société.
    Elle nous apprend aussi que cette vision élargie de la culture définit notre vision du monde , notre positionnement par rapport à lui, et constitue le base même de notre identité.
    Elle induit le fait que cette « culture » est en perpétuelle évolution, quelle se transforme  s’enrichit sans se défaire,  au hasard de nos nouvelles expériences.

La culture est un acquis définitif qui, c’est un paradoxe, peut se modifier au fil des temps. Mais avancer que notre culture, notre identité peut se perdre est un non-sens absolu.

Quoi qu’il arrive on ne me fera jamais oublier le Père noël !

Dieu et moi, pas toujours d’accord

Quelque-soit la question que l’on se pose, si on creuse, et recreuse, on arrive toujours inévitablement à se poser la question : « dieu existe-t-il ? »

C’est pourquoi cette question est restée présente à mon esprit tout au long de ma vie.

Je n’aime pas beaucoup parler de moi, mais pour lancer le débat je vais devoir m’y résoudre.

Mon histoire

Je suis né dans une famille catholique, croyante sans excès, modérément pratiquante, ouverte au monde, socialiste. Je suis, évidemment, devenu croyant, et j’ai respecté tous les critères du bon petit catho (Baptême, catéchisme, communions, confessions, messes, prières, et même un séjour chez les scouts)

Vers l’âge de 15 ans j’ai commencé à me poser des questions. Je respectais tous les désirs de Dieu et pourtant je n’avait jamais aucune réponse à mes prières. Pas un signe, pas l’ombre d’un indice, silence radio. Pas sympa le créateur. D’autre part je voyais bien le bordel du monde, les guerres, les famines, les cataclysmes, dans se monde que Dieu était censé régir. Un peu sadique le créateur.

Mais les bons pères ne lâchent pas le morceau si facilement : « Dieu nous envoie des épreuves pour ensuite nous récompenser ! ». Bon le côté : « Fait moi mal pour me faire plaisir » c’est pas trop ma tasse de thé et le Dieu en « sado-maso en chaine et cuir » ça ne m’emballe pas.

Les bons pères sont entêtés : « Vivre sans Dieu c’est vivre dans la douleur, le bonheur est dans la communion avec lui » On voit bien qu’ils n’ont jamais essayé. Personnellement j’ai tenté l’aventure et je m’en suis très bien porté. Débarrassé de mes contraintes religieuses, sans pour autant perdre la providence divine puisqu’elle était inexistante.

Mais tout ceci ne répond pas à la question ; « dieu existe-t-il ? ». Cette question étant sans réponse et qu’elle est nécessaire pour décrire le monde (étant la question primaire) il faut bien faire un choix. J’ai choisi arbitrairement que dieu n’existait pas pour développer ma vision du monde, tout en respectant ce qui ont fait le choix inverse … sous réserve que ce respect soit réciproque.

La genèse des religions

Ma conviction profonde est que, si dieu il y a, il n’en a profondément rien à faire de ce qui se passe sur terre. C’est bien le narcissisme inhérent à l’homo sapiens qui nous porte à croire qu’une entité supérieur pourrait se soucier de ce nous, petits bonhommes, pourraient faire. Il y a des milliard de corps célestes dans notre galaxie, il y a des milliards de galaxies dans l’univers et la terre qui représente un milliardième de milliardième de l’univers (connu) ne devrait pas soulever un tel intérêt. Les religions sont toutes nées à une époque ou la terre était le centre du monde et devait, inévitablement, attirer l’intérêt du créateur. De nos jours cette vision n’a plus de sens.

Pourtant nous sommes tous soumis au besoin d’un absolu qui pourrait expliquer le monde. Après les religions, la révolution scientifique, nous vivons aujourd’hui dans une aspiration aux mondes parallèles, aux super héros, au fantastique, qui envahissent nos loisirs (BD, Mangas, Séries télé, Films fantastiques). D’on nous viens ce besoin ?

Si on se replace dans le cadre de la psychologie relativiste on s’aperçois que l’humain (l’homme c’est pour le mâle, la femme pour la femelle, et l’humain pour l’espèce … ça c’est du féminisme !) à un besoin inhérent de se positionner vis à vis des événements. Quand il perd ses repères il déprime, voire il angoisse. Pour résoudre cet angoisse il a trouvé un système génial de relation aux êtres et aux choses. L’idée est de donner une représentation (dans un système logique) des situations, des événements, des objets et des êtres. Par rapport à ces représentations l’humain va pouvoir créer des lien de relation logique entre lui, ce qu’il est, ce qu’il pense, et le vécu des événements, leur représentation. Cette analyse critique de sa relation défini son positionnement. La somme des ses positionnements définissent son identité. En perte d’identité l’humain est incertain, il panique, angoisse.

S’il ne peut représenter une situations, l’humain ne peut pas se situer par rapport à elle et cette situation l’angoisse ! Alors que faire ?

C’est bien simple, il faut à tout prix représenter ce qui n’est pas représentable dans notre système de pensées, de connaissances. D’où l’idée géniales des dieux. Ils expliquent tout même si rien ne les expliquent.

Les primitifs avaient peur des volcans, des tremblements de terre, des océans alors ils ont inventés des dieux de la terre, de la mer, du soleil, des océans … qui expliquaient, de facto, ces événements. On avait encore peur, mais on n’était plus angoissés …Ouf !

Vie et mort des religions

La science à fini par expliquer ces phénomènes, leur donner une représentation, et les dieux associés ont disparus. Bye Bye Jupiter, Neptune, Apollon, Râ …

L’inquiétude c’est alors portée sur la vie, la mort, panique à bord ! On a alors inventé de nouveaux dieux : « Rama-Krishna-Vishnou, Bouddha (que l’on a divinisé), Jésus, Allah ». Voilà l’explication de la vie et de la mort et nous voilà ainsi rassuré. Tout ce qui nous inquiète et tout à fait normal, c’est le fait de dieu ! 

Plus la connaissance progresse (ou plutôt plus la capacité de modéliser les situation progresse) et moins les dieux sont importants. C’est dans les milieux les plus cultivés que les religions régressent le plus.

Les dieux ne vivent que le temps d’une civilisation. Le cimetière des dieux est immense. Adieu les dieux assyriens mésopotamiens, Égyptiens, Greco romain, aztèques, Incas, Chinois, Japonais …les tout puissants avaient leurs faiblesses !

Tous les dieux disparaitrons. Nos ancêtres avaient la même foi en leur dieux que nos religieux actuels peuvent en avoir pour les leurs. Une civilisation disparaît et ses dieux coulent avec elle.

Le rôle des religions

Présenté comme ci-dessus les religions semblent dépourvues d’intérêt et pourtant c’est autour d’elle que c’est faites la structuration des sociétés terrestres. Elles ont cimenté les civilisations autour d’un destin commun, d’une morale communes. Paradoxalement elle ont été les premiers vecteurs de la culture (les lettrés étaient les religieux), de la solidarité, de la justice sociales, de la création des hôpitaux …

En contre partie elles ont abusé de leur pouvoir pour asservir les populations, imposer leur domination temporelle (religion et pouvoir ont toujours été « cul et chemise »). Mais leur plus grand méfait et d’avoir introduit dans les esprits la notion de certitude. La parole de dieu ne peut être contestée et en son nom tout est possible. Le grand problème c’est qu’il n’y a pas qu’une seule religion et il y a plusieurs paroles de dieu incontestables (croisades, guerres de religions, Djihad, antisémitisme … et tant d’autres)

Croire en un dieu n’est pas un mal en soit, mais penser que les croyances des autres sont illégitimes c’est la porte ouverte à tous les conflits

De la vie et de la mort

Définir la notion de mort n’est pas facile. La définition la plus simple est : « la mort c’est la fin de la vie ». Ceci déplace le problème sur la définition de la vie.

Définitions

  1. Pour les chrétiens, Musulmans, et Juifs, la vie est un don de Dieu qui nous accorde un corps et une âme. Le corps est périssable mais l’âme est éternelle.
    Notons une petite différence entre Dieu, qui a toujours été et sera toujours, et l’âme humaine qui a une origine dans la naissance et qui restera éternellement. Elle est dotée d’une sorte de demi-éternité par rapport à son Dieu. Le sens de la vie pour un humain (les animaux en sont exempt dans ces croyances) nous est dicté et consiste à vivre en fonction des commandements de Dieu et à mériter son éternité au paradis. La mort devient alors le simple examen de passage de la condition humaine à celle de d’entité spirituelle et éternelle. La morale, issue de dieu, est « à priori » et la vie est le combat du bien contre le mal.
  2. Pour les Bouddhistes et les Hindouistes, adeptes de la réincarnation on peut dire que les dieux comme les âmes ont toujours existés et existerons toujours. En effet si après la mort l’âme se réincarne dans un autre corps c’est bien que l’âme pré existe à sa forme réincarnée. Elle est donc totalement éternelle. Le sens de la vie est donc de continuer son chemin spirituel pour aller de réincarnation en réincarnation vers une nature quasi divine. La mort n’est qu’une des multiples étapes de ce parcours, un perpétuel examen. La morale, issue de dieu, est « à priori » et la vie est, là encore, le combat du bien contre le mal
  3. Pour les agnostiques dont je fais partie la question de l’existence d’un dieu ne se pose pas car elle ne peut avoir de réponse. L’humain est un simple artefact de la nature issu d’un hasard, ou d’une contingence. La vie n’a aucun sens à priori et c’est à chacun de nous de lui en donner un. Dans ce cas, bien sûr, la mort n’a pas plus de sens que la vie, elle n’est qu’une simple conséquence de la vie, une simple propriété de la vie. On dit souvent : « untel est mort » en utilisant le verbe être qui est un verbe d’état. Portant, la mort n’est pas un état mais une totale disparition, un néant. On ne peut être mort quand on n’est plus ! On devrait dire : « untel est disparu », au sens propre du terme.

Les rites funéraires

Ils sont intimement liés à la vision que l’on a de la vie et de la mort

  1.  Pour les croyants en l’immortalité de l’âme les rites funéraires prennent un sens tout particulier. La mort physique se détache du vécu éternel de l’âme et c’est cette dernière qui est célébrée par les vivants. On la traite comme l’être vivant que le défunt était. On exécute des rites funéraires, érige une stèle tombale, on perpétue des cérémonies, on visite les tombes, on les fleuries soigneusement, voire on parle et communique avec le défunt. Tout ceci présuppose une perpétuation de l’esprit du mort, et reste en cohérence avec la conception de la vie, de la mort, et da l’âme.
  2. Pour les agnostiques et les matérialiste, le monde et différent. Pour les premiers la notion de transcendance divine ne se pose pas. On ne se pose pas une question dont on sait qu’elle n’a pas de réponse. Pour les second la notion même de dieu est niée.
    La vie après la mort n’a pas de sens ou n’existe pas. A son décès, l’humain disparaît dans le néant. Il se retrouve dans l’état ou il était avant sa naissance, c’est à dire plus rien. Les rites funéraire qui sont à l’honneur de « rien » n’ont évidemment aucun sens. Tout ce qui entend entretenir le contact avec le défunt reste lettre morte et sans objets.
    Ceci est sans doute la meilleure position pour faire son deuil, c’est à dire admettre définitivement le décès. Bien sûr ceci n’empêche pas le souvenir.

A mon décès je n’aimerais pas qu’on dises : « Quelle tristesse de l’avoir perdu ! » mais plutôt : « Quelle chance de l’avoir connu ! »

Poutine, un nouveau maitre de l’absurde

Pour parler de la propagande Russe, citons cette vielle blague qui illustre assez bien la situation en Russie :

« En Allemagne au début du nazisme un Juif rencontre dans un café un autre Juif, un ami qui lit le journal antisémite Der Stürmer. « Mais comment, tu lis cette horreur ? » « Bien sûr ! Quand je lis de la presse juive, il n’y a que des mauvaises nouvelles, des persécutions, de l’antisémitisme partout… Alors que dans ce journal, il est écrit que nous sommes les maîtres du monde et contrôlons tout, c’est quand même plus réconfortant ! »

Jarry, Ionesco, Allais, et Dac inclinez vous !

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La radicalité comme système de défense

Originellement la radicalité est ce qui se rapporte aux racines, à l’essence même de la chose.

Dans le langage courant ce mot est devenu synonyme de « position extrêmes » dérivant du mot Anglo-saxon « radical ». Il est maintenant utilisé pour désigner une attitude rigide, fondée sur une argumentation simpliste et sans nuances, un refus de toute compromission et une certitude de détenir « la vérité »

Il existe une infinité de positions radicales, les plus courantes étant basées sur les croyances religieuses ou idéologiques. Il n’est pas de radicalité profondes qui ne soit fondée sur une croyance, même s’il est des croyances qui ne poussent pas, en principe, à la radicalité. C’est bien là le problème ! Aucune argumentation ne peut démonter une croyance. L’argumentation est du domaine de la logique humaine, et la croyance du domaine du magique.

Essayer de persuader un bon chrétien que dieu n’existe pas et vous comprendrez la force des croyances. Elles ne viennent pas de la raison mais se nichent dans les couches profondes de la conscience et généralement s’acquièrent très jeune. Même si souvent elles ont l’air d’apparaître à l’âge adultes elles puisent toujours leur sève dans les niveaux les plus émotionnels de nos êtres. Toute la conscience est alors construite sur ces bases rigidifiées.

Un question intrigue, c’est celle de la croyance absolue, sans l’ombre d’un doute. Les individus croient-ils vraiment à ce qu’ils affirment croire. Comment un religieux peut-il croire en sa religion alors que des milliards de personnes autour de lui croient à tout autre choses ? Comment un antivax peut-il croire à la dangerosité d’un vaccin alors que des millions de preuves contraires s’accumulent autour de lui ?

Un certain nombre d’éléments m’en font douter.

Prenons la notion de « vie éternelle » chère à toutes les religions. Cela fait partie des croyances absolues. Appart quelques kamikaze et quelques « martyrs » bien peu des religieux sont prêt à quitter notre difficile vie terrestre pour aller gouter sans fin les délices des paradis. Ce d’autant plus que ces paradis sont assez mal promus. L’information est minimum, on sait que ce sera super mais, ou, comment, avec qui, dans quel état ? Autant d’inconnues qui rendent ces paradis plus angoissant que la simple mort minéralisante ! Donc les religieux « y croient » sans y croire en l’espérant mais en le redoutant. C’est une position très inconfortable.

Si on prend l’exemple des « antivax », une catégorie bien spéciale des « antitout ». Leur position est très inconfortable car déniant tout logique. Dans plusieurs discussions avec ces rebelles j’ai découvert leur stratégie de « l’évitement ».

Vous avancez un argument : 

« Le vaccin a sauvé beaucoup de vie et il n’y a pas de dégâts collatéraux »

Ne pouvant pas réfuter cette évidence ils en viennent rapidement à dévier la conversation :

« Oui mais les laboratoire on crée cette panique pour vendre leur vaccin » 

Vous argumentez alors :

« La pandémie a démarrée bien avant que le vaccin n’existe »

Après quelques tentative maladroite pour tenter d’expliquer que si le vaccin à été trouvé rapidement c’est qu’il était déjà au point, comme si le vaccin avait été inventé avant de découvrir le virus ils vont rapidement dévier vers les banques, le gouvernement, les américains ou les Chinois … la plus part n’osent pas aller jusqu’aux extra-terrestres. Ce qui est intéressant dans cette « stratégie de l’évitement » c’est qu’elle traduit un absence d’argumentation solidement étayée pour une « croyance absolue ». En fait ces gens ne croient pas à ce qu’il défendent mais ils s’y accrochent bec et ongles.

Il devient donc assez évident que l’on peut s’arque bouter sur des positions auxquelles on ne croit pas vraiment, et pour lesquelles on n’a aucune argumentation solide. C’est une attitude paradoxale qui ne manque pas de nous interroger.

A ce sujet il faut distinguer deux cas

  1. La radicalité primaire. Elle concerne les individus à conscience rigide (on les dit psychorigides). Les relations logiques établies comme liens entre leurs diverses expériences sont simples, manichéennes, sans nuances. Les structures de la pensée sont rigides et les idées nouvelles ou dérangeantes ont du mal à être acceptée dans le réseau de la conscience. L’individu n’a que très peu de capacité d’adaptation. Toute notion qui pourrait remettre en cause la structure existante et rejetée à priori comme dangereuse pour le cohérence de la pensée. La structure mentale est narcissique et paranoïde et l’individu dominant (autocratique) car incapable de tenir compte des autres (Qu’il doit mâter pour pouvoir relationner avec eux). Dans le radicalisme ce seront les leaders qui entraineront les autres dans leur sillage, voire leurs délires. La radicalité est pour eux une défense contre l’intrusion de l’autre.
  2. La radicalité secondaire. Ce sont au contraire des individus à conscience lâche. Toujours en déficit de positionnement, d’identité, en recherche de références pour atténuer leur univers angoissé. Il seront attirés par les « radicalisés primaires » qui leur fournirons un mode de pensée (clé en main) susceptible de les rassurer et de leur fournir une identité de substitution. Ils seront des suiveurs, fans, groupies. Il s’accrocheront au système de pensée qu’ils ont adoptés et qui leur sert de cuirasse vis à vis de leur angoisse structurelle. La radicalité est ici une défense contre eux même.

Comme ont le voie les radicalisés sont des être en défense (même si on les sent plutôt dans l’agressivité comme tous les paranoïdes et les personnalités cachées derrière une cuirasse). Il est extrêmement difficile de les convaincre de leurs erreurs car leur survie dépend de leurs défenses.    

Il vaut mieux axer notre politique sur une prévention de la radicalisation. Plutôt que l’accumulation des connaissances (nécessaire) il vaudrait mieux développer la réflexion chez nos enfants, le sens de la nuance, le doute et le sens de la négociation et du compromis. On est loin de notre enseignement magistral !

Le RSA, droit et devoirs ?

Notre ancien, actuel, et futur président a en projet de conditionner le versement du RSA à l’obligation d’un certain nombre d’heures de travail au profit de la collectivité. Bien sûr cette mesure fait polémique qu’il n’est pas trop difficile de démêler.

Reprenons la genèse de nos sociétés. Originellement les humains se sont regroupés en familles, clans, villages, provinces et nation pour faire face aux dangers environnant (naturels ou humains). Évidemment ces coalitions basées sur la solidarité réciproque entraine des contraintes et des servitudes. La solidarité ne paraît légère que quand elle s’exerce à votre avantage ! Les devoirs réciproques induisent des droits particuliers et dans les société chacun s’est plus intéressé à ses droits qu’à ses devoirs. Les empereurs, les rois, les dominants se sont octroyés des droits, des privilèges avec l’assentiment des religions dont ils se réclamaient.

A la révolution de 1789, pour lutter contre les privilèges, les droits des rois et de la noblesses et de l’église la constituante adopte la déclaration des droits de l’homme et du citoyen qui, abolissant les privilèges, accorde à tous les citoyens des droits identiques. C’est un texte d’un lyrisme magnifique qui à mon avis enterre bien des œuvres de Molière, Baudelaire ou Hugo. Il faut le lire !

Malheureusement il est basé sur une erreur fondamentale car il aurait dû s’appeler « déclaration des devoirs de l’homme et du citoyen ». En effet dans une société les devoirs l’emportent sur les droits. Ce sont les devoirs réciproques qui confèrent au citoyens des droits, et non les droits qui engendrent les devoirs !

Ils est de plus en plus fréquent de voir des individus, des groupements réclamer leurs droits et assez rare de les entendre parler de leurs devoirs. Dans l’esprit d’aujourd’hui chacun revendique ses droits et exige de l’autre qu’il s’impose les devoirs correspondants.

Le chômage et devenu un droit alors qu’il n’est possible que si que chacun s’impose, au préalable, le devoir solidaire de cotiser. La solidarité impose les devoirs, et ceux-ci permettent les droits.

Une société solidaire est avant tout une société de devoirs. Lorsque les droits devancent et imposent les devoirs on n’est plus dans une société solidaire mais dans une société de privilèges (Celle dont on a voulu sortir en 1789 et que l’on continue à rejeter !). C’est malheureusement la dérive de notre société ou chacun réclame ses droits sans ce soucier de ses devoirs ni, de plus, du droits des autres. C’est une société du « chacun pour moi » qui se dessine ! Quand la démocratie vire à l’individualisme on tends à l’anarchie qui est la forme mère de la dictature du plus fort.

Abordons maintenant le problème du RSA. Les citoyen bénéficiaires ont des devoirs comme tous les citoyens du pays. Les actifs paient des cotisations sociales, des impôts, des taxes qui alimentent le budget de l’état. Au contraire les bénéficiaires de RSA n’ont généralement pas cotisés ou très peu. Ils ne sont pas pour autant bénéficiaires de droits et exemptés de devoirs ce qui romprait l’égalité citoyenne. Il est bien sûr impossible de leur réclamer des cotisations puisque sans moyens financiers. On ne peut leur demander que ce qu’ils peuvent fournir c’est à dire du temps et donc des heures de travail solidaire.

En ce qui concerne le chômage, il touche des personnes ayant normalement cotisé et respecté leurs devoirs et en droits de réclamer leur indemnités. En période de chômage bas les cotisations couvrent largement les indemnités et le système fonctionne. Quand le chômage est haut (<7%) le système devient déficitaire et nécessite quelques aménagements. Il faut produire plus de richesse pour couvrir ce manque et les chômeurs pourraient être sollicités pour mettre le main à la pate

A chacun selon ses mérites, je dirais plutôt à chacun selon ses devoirs bien remplis

Poutine, quid de la négociation ?

Ce que je vais dire est purement spéculatif car je n’ai pas plus d’éléments que chacun d’entre vous !

Deux points retiennent mon attention

  1. L’annonce faites par le porte-parole de l’armée Russe que les objectifs militaires sont changés et se portent maintenant sur l’est de l’Ukraine. Cette annonce est faite par l’armée et non par le Kremlin comme si Poutine ne voulais pas porter officiellement le poids de cette décision qui pourrait être vue comme un échec de l’invasion au nord… ou moins probable comme si l’armée se désolidarisait du Kremlin
  2. Une négociation en cours (France, Turquie, Grèce) avec Poutine pour évacuer les civiles de Marioupol. Ceci va dans le sens des désirs Russes qui souhaitent évacuer les civiles pour ne laisser dans la ville que des « combattants » et justifier ainsi une invasion massive sans souci des pertes humaines.
  3. Les pertes Russes, mal connues, mais qui semblent considérables commencent à peser lourds dans la balance car si la population Russe n’est pas encore vraiment au fait, l’armée, elle, connaît bien sa situation

Tout ceci me laisse présager d’une issue négociée dans laquelle la Russie conserverait le Donbass et la Crimée et annexerait Marioupol et l’accès à la mer d’Azov. L’Ukraine. Odessa serai sauvée et Poutine pourrai se présenter en vainqueur ayant libéré les populations Russophiles du sud Donbass.  

Évidement tout n’est pas aussi simple et resterai le problème des avoirs Russes gelés, des sanctions économiques, des anciennes populations Russophiles devenue largement Russophobes, du statut futur de l’Ukraine, des réparation des dommages de guerre, …

L’avenir dira si je fantasme ou si je raisonne !  Bien sûr beaucoup d’autres scénarii sont possibles, mais l’abandon de Marioupol me parait inévitable.

Propagande Russe et fake news

Faisons d’abord la distinction entre l’information, l’information d’opinion, et la propagande

L’information est ce que l’on connaît dans nos sociétés démocratique. Elle se borne en général à rapporter des fait avérés (en principe) avec un commentaire aussi objectif que possible

L’information d’opinion rapporte les faits, de façon parfois sélective (ceux qui conforte l’opinion) avec un commentaire, une interprétation dans l’esprit de l’opinion représentée.

La propagande reprend l’information d’opinion en y ajoutant des « fake news » destinées à désinformer l’opinion publique. Mais alors que l’information d’opinion se présente comme telle la propagande se présente comme une information juste et objective.

Quelles sont les conditions pour qu’une « fake news » se propage ?

  1. Il faut qu’elle soit possible même si elle n’est raisonnablement peut probable. Le possible s’adresse à nos désirs, à l’émotion alors que le crédible fait appel à la raison, à la critique.
  2. Il faut qu’elle réponde aux désirs d’un nombre assez important de personnes pour qu’elles puisse avoir un premier impact dans l’opinion.
  3. Il faut que ces premiers auditeurs (les influenceurs !) s’en trouvent réassurés ou grandis de façon à ce qu’ils aient l’envie de la propager. Une « fake news » qui pourrait ternir l’image de ceux qui l’on entendue ne sera pas répercutée
  4. Il faut que les moyens de diffusion soient accessibles, efficaces (et si possible anonymes). Les réseaux sociaux, par exemple, sont le terrain idéal pour diffuser les fausses rumeurs
  5. Il faut que les démentis qui peuvent être fait passent par des canaux différents et touchent ainsi une population différente de celle qui a été « contaminés »

La propagande Russe répond à tous ces critères

  1. Elle est possible, même si elle n’est pas crédible
  2. Elle répond aux aspirations nationalistes de nombreux Russes
  3. Elle projette les premiers auditeurs dans un idéal de grandeur et de puissance
  4. Les moyens de diffusion (Télévision, Presse) sont efficaces grâce au matraquage
  5. Les démentis qui peuvent passer par la presse étrangère ou les réseaux sociaux ne sont pas accessibles aux Russes.

La propagande Russe a toutes les chances de faire mouche et d’entrainer les populations dans un délire nationaliste. On juge les événement par le critère de ses connaissances … et la connaissance du peuple Russe se limite à celle à laquelle ils ont accès. Il faut pas mal d’esprit critique pour lire l’information « en creux ». Par exemple le fait que les réseaux socio étrangers soient coupés, que la presse d’opposition ait disparue sont révélateur d’une information sélective et canalisée.

Quant est-il de l’information en France ou la presse est plutôt libre, qu’elle en est l’objectivité ?

Tout d’abord ne remettons pas en cause l’objectivité de le l’information qu’elle soit généraliste ou d’opinion. Mais essayons de la lire « en creux ». Lorsque l’on nous montre des vue de Marioupol ou de Kiev, on ne voit que des maisons détruites, des rues défoncés et des populations errant dans les rues, des chars Russes pulvérisés. Ceci est véridique, mais il reste aussi dans le paysage des immeubles intacts, des magasins qui fonctionnent et des entreprises qui travaillent, des chars Ukrainiens détruits et des chars Russes qui roulent. De la situation les journalistes veulent faire un récit et les images servent à l’illustrer. Bien sûr ils nous proposent ce que nous avons envie d’entendre, ce que l’opinion attend.  Ces journaliste font eux même partie de l’opinion et ils ont envie d’entendre, donc de raconter, la même chose que nous. Il en résulte une vision sélective de la réalité. Que dirait-on si dans un journal télévisé on nous montrait des « gentils Russes » qui donnent à manger à des populations affamées. On hurlerait à la propagande ! Pourtant peut être que cela c’est produit, tous les Russes ne doivent pas être des sauvages.

Dans ces cas de conflit se développe une forme d’auto censure collective dans laquelle un seul récit est acceptable.

En soi ce n’est pas très grave puisque, dans l’ensemble, nous avons une bonne vision de ce qui se passe en Ukraine. Pourtant ce fait comporte un aspect négatif. A force de radicaliser notre vision du conflit se développe une « Russophobie » délétère à l’égards des ressortissants Russes vivant en France (magasins tagués, restaurants boycottés, Tchaïkovski déprogrammé) et ce sans aucune vision critique.

Gardons-nous toujours des visions manichéennes elles conduisent toujours à la radicalité et à la violence.

Exécutif, Législatif, Judiciaire, trois pouvoirs est-ce suffisant ?

Notre république est fondée sur trois pouvoirs indépendants : l’exécutif, le législatif, le judiciaire, et pendant de nombreuses années cela nous a semblé parfaitement équilibré et suffisant.

Pourtant, un certain nombre d’incident récent ont mis en évidence certaines faiblesses de ce triumvirat.

  1. Le scandale des EPHAD. On s’est soudain aperçu que les organismes de gestion des maisons de retraites privées abusaient de l’appât de la rentabilité au détriment du bien-être de nos retraités Ce fait a choqué l’opinion publique qui s’est mobilisée contre des dirigeants immoraux. Sans dédouaner ces derniers de leurs fautes on peut se demander quel rôle ont joué les divers organismes de contrôle chargés de surveiller de tels débordements. Pour quelque raison que ce soit ils sont fautifs de na pas avoir tiré « la sonnette d’alarme ». On est en droit de se demander quel est leur pouvoir réel, quelle est leur indépendance vis à vis des organismes qu’ils sont censés surveiller.
  2. Le contrôle fiscal. Il est diligenté et réalisé par Bercy qui se retrouve, en l’affaire, à la fois juge et partie. Il fait réaliser le contrôle par ses salariés et encaisse les « dividendes » de ces contrôles. Sans présumer de l’honnêteté des contrôleurs on ne peut pas trouve plus flagrant « conflit d’intérêt » que dans cette situation. D’expérience je peut témoigner que lorsqu’un contrôle conclu à un sous paiement au bénéfice de Bercy on vous réclame un redressement alors que s’il montre un trop perçu de Bercy le rapport final indique « aucune anomalie détectée dans la comptabilité » … circulez y rien à voir !
  3. Les administrations. Elles ne sont pas contrôlées par Bercy sur leur fiscalité mais ont leur propre contrôle interne. Inutile de préciser que celui-ci a une efficacité toute relative. Dans tous les cas on est en présence d’un « conflit d’intérêt » patent.
  4. L’IGPN. C’est l’organe de contrôle de la police. Il dépend de la direction générale de la police nationale, dépendant elle-même du Ministre de l’intérieur. Ici encore le contrôleur et le contrôlé dépendent de la même autorité. Il y a encore « conflit d’intérêt » même si cela n’implique pas de collusion.
  5. Les divers ordres. Celui des avocats, des magistrats, des médecins, des dentistes, ces pharmaciens, des infirmiers. Ils sont des autorités administratives qui représentent autant de conflits d’intérêt potentiels. Être contrôlé par ses pairs peut sembler une bonne solution, mais fait fis de l’indépendance du contrôle.
  6. Conclusion. On pourrait trouver de nombreux exemple de « justice corporative ». Le tribunal des prudhomme en est un autre exemple ou la justice et le contrôle sont exercés par des salariés qui généralement dépendent des divers syndicats (patronaux ou salariés). Le principe de base d’un contrôle est qu’il doit être indépendant des parties contrôlées. Dans bien des cas ce contrôle pourrait être rattaché au pouvoir judiciaire, sauf qu’il doit, aussi, contrôler le judiciaire et doit donc être un 4ème pouvoir indépendant

Comment ce fait-il que ce soit toujours les organes de presse (Journalistes, Médiapart, Le monde, Canard enchaîné … ) qui débusquent les scandales que nos institutions ont laissé passer !

Ou va Poutine !

Notre président a qualifié Vladimir Poutine de paranoïaque et il peut être intéressant de pousser un peu plus l’analyse en ce sens.

La paranoïa ne vient jamais seule et elle s’appuie de façon générale sur un fort narcissisme. C’est donc par cette pathologie qu’il nous faut commencer. Il existe deux typologies bien différente du narcissisme.

  1. La narcissisme infantile que je qualifierais de façon paradoxale de « narcissisme de soumission ». Dans le ventre de sa mère le bébé est en totale dépendance du corps de sa maman et se comporte comme un organe non fonctionnel relié à ce corps. Il est alimenté, irrigué, sujet aux contagions qui pourraient atteindre se mère et aux traumatismes qu’elle peut subir. Il n’a pas d’autonomie et fait tout simplement partie de sa génitrice.
    A la naissance il vient au monde avec une conscience déjà enrichie d’émotions, mais avec une conscience cognitive pratiquement vierge.
    Durant le début de sa vie il ne va vivre que d’émotions et construit sa conscience émotionnelle qui sera le fondement de sa future conscience cognitive. Il vit ce qu’il ressent mais n’a aucune capacité d’imagination. Il en résulte qu’il ne voit de ses proches (parents, nounou) que ce qui est en relation avec lui. Il est incapable d’imaginer que ces proches puissent avoir des relations en dehors de lui, que ses parents puissent avoir une vie personnelle, des amis, des partenaires, des besoins, des désirs. De ce fait il se place au centre de son monde dans une position purement narcissique puisque son univers n’existe qu’à travers lui. Il n’y a pas dans ce narcissisme de désir de puissances mais une vision centripète de son univers dans lequel seule sa personne compte.
  2. Le narcissisme de l’adulte que je qualifierais de narcissisme de domination. En développant sa conscience cognitive l’enfant va découvrir qu’il n’est plus le centre du monde mais que chaque élément de cet univers peut être considéré comme un centre autour duquel des relations multiples se nouent. C’est une blessure narcissique que chacun de nous est amené à gérer et que nous gérons tous plus ou moins bien.
    Chez les personnage qui développent une conscience cognitive rigide (par nature ou par éducation ?) qui développent une vision manichéenne du monde, qui voient tout en noir ou blanc sans aucune nuances de gris (pas 50 !), les capacités d’adaptation sont faibles et le passage du narcissisme infantile à l’adulte et difficile. Ils ont du mal à admettre qu’ils ne sont plus le centre du monde et ont se mobiliser pour conserver cette position. Ils ne sont plus tout à fait dans l’univers fusionnel et émotionnel de l’enfance mais dans un univers qui se construit sur la raison, le cognitif. Ils vont donc imaginer une image d’eux même supérieur aux autres qui les places en une position qui mérite la place dominante
    Ce n’est pas toujours très visible chez les enfants ou les adolescent car leur identité est encore flottante et la rigidité de leur pensée pas achevée. Ayant une grande confiance en leurs capacités ils sont souvent brillants, audacieux, entreprenants et ont toutes les qualité pour avoir des positions hiérarchiques de pouvoir.
    Au fur et à mesure qu’ils se construisent leur pensée se sclérose. N’ayant aucune capacité d’adaptation ils ne peuvent vivre que des expériences qui les confortent dans leur position. C’est le drame de ces consciences rigides de s’auto scléroser par incapacité à dévier de leur parcours. Ils ne supportent pas la contradiction et vont dans un premier temps s’entourer de personnages soumis, groupies plus que fans. Ils deviennent autocrates. Ce vécu dans un univers obéissant et dévoué va enrichir le sentiment de toute puissance qu’ils vivent. Bientôt ils ne supporterons plus même leurs proches et verrons toute contradiction comme une agression (crime de lèse-majesté) …et c’est le début de la phase paranoïaque. Tous, tout devient un ennemi potentiel qui va chercher à l’abattre et qu’il faut donc éliminer au plus vite. Cette paranoïa peut engendrer des obsessions comme l’hypocondrie chez Staline, la crainte des juifs chez Hitler … et la hantise de l’occident chez poutine
  3. Revenons-en à notre ennemi Poutine. Son chemin suit à la virgule près le schéma précédent. On connaît mal sa jeunesse. Il est fils d’un communiste convaincu, survivant de la bataille de Stalingrad. Très jeune il entre au KGB ou il termine à Dresde (RDA) comme agent recruteur pour les services secrets russe. Maire de Saint-Pétersbourg, il devient proche de Boris Eltsine qui à son départ l’adoube à la présidence de la fédération de Russie. Il est finalement élu à ce poste ou il fera deux mandats. En 2008, n’ayant pas droit de se représenter il n’ose pas faire modifier la constitution pour lui permettre de faire des mandats supplémentaires. Il fait nommer à la présidence son premier ministre Medvedev et se saisi du poste de premier ministre. En 2012 Poutine reprend les habit de président. Il fera modifier la constitution pour lui permettre de « régner » jusqu’en 2036, ce qu’il n’avait pas osé faire en 2008
  4. Conclusion : Rien ne sert de diagnostiquer si ce n’est pour en tirer un enseignement
    Poutine est un pur narcissique paranoïaque. Comme tel il ne peut se remettre en question. Il croit à son univers fantasmé. Ne pensons pas qu’il nous mène dans un grand bluff, il ne parle pas à la légère et il est capable d’entreprendre ce qu’il annonce et c’est bien là qu’est le danger.
    Il est des narcissiques qui ont besoin d’être aimés, ou du moins d’être reconnus (c’est le cas d’Eric Zemmour). Lui a besoin d’être craint, de régner par la terreur.
    Il nous fait marcher au chantage, mais pas au bluff. Comme tout maitre chanteur à chaque fois que l’on cède il y voit l’opportunité de demander plus.
    Il a commencé par la Tchétchénie : personne n’a bougé, c’était chez lui. Ensuite la Géorgie ou il annexe de fait l’Ossétie du nord. Il soutient les séparatistes du Donbass, rien ne bouge. Il passe la vitesse supérieure et envahi et annexe la Crimée … pas de véritables réactions. Maintenant il envahit l’Ukraine dans une véritable guerre … ou va Poutine !
    Il est comme les enfants, il faut lui fixer rapidement des limites. Plus on le fait tôt et moins on a besoin de sévir. De toutes façons il avancera chaque fois que l’on reculera et à chaque fois notre réaction devra être de plus en plus brutale. On a malheureusement raté le coche avec la Géorgie qui restait un conflit mineur qui pouvait se régler avec un peu de fermeté et maintenant nous en sommes, pour contrer Poutine, à envisager une guerre mondiale. Vraisemblablement nous reculerons encore par crainte de l’apocalypse … mais jusqu’où nous poussera Poutine !

Antivax, arguments et histoire

La mouvance antivax n’est pas une nouveauté née avec le covid. C’est une vieille histoire et les arguments en sont éculés. Je ne parlerais pas ici des argumentations trop fantaisistes comme l’inoculation d’une puce ou du virus du SIDA au cours de la vaccination ni du complot international des pédophiles, on doit quand même raison garder.

  1. La crainte des effets secondaires.
    La rumeur, rapportée par l’historien Laurent -Henri Vignaud, a circulée au XIX ème siècle que les vaccins pouvaient rendre les femmes stériles. Rumeur remise à l’ordre du jour par les antivax.
     il même été affirmé que pour éliminer la race Arabe (si tant est qu’il puisse s’agir d’une race) on inoculait dans le vaccin une partie de sang Juif.
    Autre rumeur du début de XIX ème, la crainte de la Minotaurisation ! La vaccin de la variole étant conçu à partir de la vaccine de porc, l’idée à germée que la vaccination pouvait engendrer des déformations faisant apparaître des attributs porcins aux gens vaccinés.
    Ces rumeurs ne sont pas loin de ressembler à celle faisant état du risque de modification de notre ADN par le vaccin ARN.

  2. La cupidité des laboratoires
    Au XVIII ème les médicament étaient fabriqués par les Apothicaires (Artisans pharmaciens). L’apparition des vaccin diffusés à large échelle a entrainé la naissance d’une industrie pharmaceutique, immédiatement remise en cause pour son appétence pour les profits. En 1880 le journaliste Henri Rochelot traite pasteur de « Chimiste financier ». Le vaccin aurait été imaginé pour favoriser les profits des laboratoires et aurait fait plus de morts que de guérisons. Donc rien de nouveau sous le ciel !
    “Les flots du vaccin deviendront le Pactole des vaccinateurs”, ose le docteur Maurice Deutsch dans un mémoire sur la vaccination en 1881.

  3. La protection naturelle
    Autre argument intemporel : le principe même de la vaccination serait contre-nature et le corps humain, qui dispose de défenses immunitaires, n’en aurait pas besoin pour se défendre contre les maladies. Pendant longtemps, on a cru que la variole était une maladie “atmosphérique”, due à l’air impur de certaines zones urbaines et pauvres. Elle pouvait, selon les tenants des théories holistiques, être due à de mauvais comportements, pathogènes en eux-mêmes. “Quand une personne tombe malade, c’est qu’elle s’est mal alimentée, qu’elle vit dans un environnement dégradé ».
    En 1857 le docteur Villette de Terzé affirme : «  le vaccin est un délit contre le corps ». Cet argument a pris force avec l’apparition des médecines alternatives. On retrouve là l’argument des frères Bogdanoff : « Nous sommes en bonne santé donc nous ne craignons pas le virus » … raté !

  4. Le refus de la vaccination obligatoire
    Et là non plus, rien de neuf. En 1853, l’Angleterre se dote de sa première loi de vaccination obligatoire contre la variole. Cet événement politise inévitablement le débat. Les premières ligues anti-vaccin sont créées, comme la National Anti-Vaccination League ou la London Society for the Abolition of Compulsory Vaccination. Des manifestations éclatent, notamment dans des villes ouvrières du nord : Leicester, Manchester ou Gloucester. Des villes loin du pouvoir central, comme une résistance à l’État. La principale différence, finalement, réside dans la multiplication des canaux d’information, car avec les réseaux sociaux, les théories du complot circulent plus vite, rendant difficile l’explication rationnelle face à la peur.

Conclusion
On voit que tous les arguments développés par les antivax sont de vieux serpents de mer qui resurgissent à l’apparition de chaque nouveau vaccin. A chaque fois ces arguments sont balayés par l’histoire. Les faits sont têtus et donnent régulièrement tort aux aintivax. Malheureusement eux aussi dont entêtés et resterons dans leur total déni de réalité.
Tout cela ressortira quand on trouvera un vaccin contre la malaria ou le SIDA propagé par le même type de leader et relayé par le même type de suiveurs.

P.S. Il est curieux de voir que la sortie de nouveaux médicaments ne suscite aucun rejet alors que les protocoles de validation des vaccins et des médicament sont identiques

Mesure, Erreur, et sondages.

Les mesures

Toute mesure, ou instrument de mesure répond à quatre critères : La fiabilité, l’exactitude, la précision, le sensibilité.

  1. Tout instrument se doit d’être fiable, c’est à   dire de toujours fournir le même résultat dans les même circonstances. Faute de fiabilité tout instrument de mesure est sans objet.
  2. Tout instrument se doit d’être exact, c’est à dire de fournir la valeur exacte de la grandeur mesurée. C’est pourquoi il doit être régulièrement étalonné par examen d’un grandeur dont on connaît à priori la valeur exacte. Pour les balances, par exemple, il existe des poids étalons qui permettent de vérifier l’exactitude du résultat de la pesée.
    Notons qu’une balance non fiable ne peut pas être exacte.
  3. La précision d’un instrument est l’écart maximum entre le résultat de plusieurs mesures d’une grandeur dans les même conditions. Supposons que plusieurs mesures d’une grandeur nous donne les résultats :
    10,25 10,40 10, 35 et 10,42 on dira que la précision de la mesure est de
    (10,42 – 10,25) /2 soit +- 0,8
  4. La sensibilité d’un instrument de mesure est la plus petite variation d’une grandeur que l’instrument est capable de déceler et de rendre disponible à la lecture de l’observateur

Les erreurs

Quelques soient ses qualités une mesure est toujours entachée d’erreurs, si minimes soient-elles. Dans des mesures qui conduisent à des calculs complexes les erreurs peuvent s’additionner.

On distingue :

  1. L’erreur absolue qui est l’erreur faites sur une mesure. Pour une mesure à l’aide d’un double décimètre on admet que l’erreur absolue est un demi de la plus petite division (1mm), c’est à dire +- 0,5mm.
    Dans une somme les erreurs absolues s’additionnent
    ∆ (x + y) = ∆(x) +∆(y)
    L’erreur absolue sur la somme x + y est la somme des erreurs absolues sur x et y
  2. L’erreur relative est l’erreur faites sur la mesure d’une grandeur rapportée à cette même grandeurs. L’erreur relative sur le mesure d’un objet de 5 cm (soit 50 mm) avec un double décimètre sera donc de 0,5 / 50 = 0,01 soit 1%
    Dans un produit les erreurs relatives s’additionnent
    ∆ (x * y) / (x * y) = ∆(x) / x + ∆(y) / y
    L’erreur relative sur le produit x par y est la somme des erreurs relatives sur x et y

Ces simples opérations pour montrer comment dans une opération complexe les erreurs peuvent s’additionner à l’insu de l’observateur.

Les sondages

Les sondages nous fournissent des résultats apparemment précis mais qui comportent une certaine marge d’erreur. Une erreur sur un sondage peut avoir diverses origines :

  • Une erreur de saisie de l’information
  • L’influence du sondeur
  • Une négligence du sondeur
  • Le désir du sondé de cacher ses opinions
  • Une question trop complexe pour une réponse courte
  • Une erreur dans l’échantillonnage du sondage

Quelques soient les précautions prises, ces erreurs existent toujours et influent sur le rendu des résultats. Tout sondage est une approximation dont l’erreur relative est en général d’environ de 1 à 2%, par exemple deux sondages avec le même questionnaire sur deux échantillons représentatifs différents donnerons des résultats légèrement différents

Prenons un sondage :

OptionsRésultats affichésAvec Marge d’erreur
A10 %8 -12 %
B40 %38 – 42 %
C11 %9 – 13 %
D39 %37 – 41 %

Il n’est pas possible de dire si C et avant A car leurs fourchettes de résultats se recouvrent, de même pour B et D. Tout au plus peut on dire que C a plus forte probabilité de devancer A et B de devancer D

Ne négligeons pas la marge d’erreur (trop souvent absente) dans la lecture des sondages pour ensuite accuser les sondeurs de se tromper !

La liberté d’expression

On peut distinguer la liberté d’action, la liberté d’expression, et la liberté de penser. Chacune a son domaine d’application et ses limites.

  1. La liberté de penser. Elle est sans limites puisque indécelable. Elle est du domaine du « pas vu, pas prit ». Personne ne peut m’obliger, ne peut juger mes pensées, car personne ne peut les connaître. Moi-même je ne peux m’obliger à penser ce que je ne pense pas. C’est une liberté inaliénable.
  2. La liberté d’action. Elle a ses limites dans le cadre d’une vie en société. Toute action, tout comportement porte conséquence à mon environnement, qu’il s’agisse d’une atteinte aux personnes aux choses ou à la nature. C’est un consensus moral, plus ou moins traduit dans une législation qui en défini les contours. Cette liberté à donc des limites différentes selon la culture locale. On doit séparer ce qui est interdit par la loi et ce qui peut être considéré comme répréhensible par certaines parties de l’opinion. La loi est pour tout le monde mais la morale est individuelle.
  3. La liberté d’expression : C’est la partie le plus complexe. En effet elle est le pont entre la liberté de pensées et celle d’action. Quand la liberté d’expression a une portée limitée, presque du domaine privé, on peut la considérer comme une liberté de pensée. Si au contraire elle est du domaine public, c’est à dire reçoit une forte audience, elle peut inciter les auditeurs à agir. Elle confine alors à la liberté d’action et doit supporter des limites.
    L’appréciation des limites de la liberté d’expression est donc très subjective.
     a) On pourrait dire que la liberté d’expression est totale seulement si chacun est prêt à assumer les conséquences possibles de ses paroles … mais ceci condamnerait au silence les romanciers, les publicitaires, les hommes politiques, les prédicateurs …
    b) En France on a choisi une autre voie. La liberté d’expression, droit constitutionnel, est totale sauf liste restrictive positive. Sont interdit par la loi les propos homophobes, antisémites, l’apologie du terrorisme, l’incitation à la haine raciale, et la diffamation.
    c) Ceci pose un problème de temporalité. N’étant pas clairement définis ces critères doivent être évalués par un tribunal, c’est à dire, trop tardivement après leur expression. Compte tenu de la vitesse de diffusion de l’information (réseaux sociaux) le mal est fait et largement diffusé avant que l’on ai statué sur les propos exprimés.
    d) Il reste également de fortes zones d’ombre que sont le prosélytisme, l’information, les fakes news, le révisionnisme, et même l’éducation au sens le plus large. Comment différentier le prosélytisme de l’information, le révisionnisme de l’éducation, les fakes news de l’information, des notions qui dépassent même le domaine de compétence de la justice. Elles sont plutôt du ressort des historiens, des sociologues ou des politiques.

La liberté d’expression n’a pas fini de faire couler de l’encre et de la salive. Mais s’exprimer en respectant les droits ne permet pas beaucoup de remises en causes. C’est le serpent qui se mord la queue.

Pourquoi la disparition de « la gauche »

On assiste à la lente de disparition de la gauche sur l’échiquier politique en France et on a pu en avancer un certain nombre d’explications.

Après le retour de la gauche, sous l’impulsion de François Mitterrand, la première alerte fut l’éviction de Lionel Jospin au premier tour de la présidentielle au profit de Jean marie Le Pen en raison des candidatures de Christiane Taubira (qui se présente aujourd’hui en rassembleuse !) et de Jean Paul Chevènement. Vint ensuite le barrage des caciques du PS à la candidature de Ségolène Royale, l’épisode des « Frondeurs » après l’élection de François Hollande, et enfin l’inexistence du PS durant le mandat de Emmanuel Macron.

Tout ceci pourrait expliquer la disparition ‘un parti solidement implanté dans le paysage politique Français.

En fait ces divisions ne sont que conjoncturelles et recouvrent des causes plus profondes :

  1. Comme tout ce qui est humain les partis politiques ont une vie. Ils naissent, ils vivent, et ils meurent. Ainsi va la vie. Ils se créent sous l’impulsion d’une minorité militante avec des convictions profondes et une grande homogénéité de pensée. Sous l’action d’un leader charismatique le parti se développe et compte de plus en plus d’adhérents. Le spectre des opinions politiques s’élargi et apparaissent différents courants qui induisent des fissures dans l’uniformité de la pensée. Tant qu’un leader s’impose, que la perspective de victoire mobilise le parti chaque courant fait taire ses divisions et l’unité du parti est (en apparence) conservée. Si « le chef » vient à manquer, si la perspective de victoire s’éloigne, la solidarité s’efface et le chacun pour soi commence. Entre les ambitions personnelles, les conservateurs qui restent attachés aux dogmes fondateurs du parti, les progressistes qui veulent les adapter aux réalités du moment, la concurrence des autres partis qui peuvent attirer les plus opportunistes, Le parti s’étiole. Il va d’échecs en échecs et par un effet « boule de neige » il finit au part par disparaître ou du moins rester à l’état larvaire.  C’est ce qui est arrivé au parti communiste, au parti socialiste, et qui menace feu le « RPF » du Général de Gaulle. 60 à 70 ans c’est l’espérance de vie moyenne d’un parti politique !
  2. Dans le cas des partis de gauche le mal est encore plus profond. Fondés sur la notion d’égalité, de solidarité, de la mutualisation des forces, du respect des droits de l’homme, ils ont du mal à s’adapter aux réalité du monde moderne. Nées il y à 2000 ans sous la parole de Jésus Christ (Fils de Dieu ou agitateur politique) les idées de Gauche n’ont jamais réussi à s’imposer. L’église et la Noblesses ont réussi à imposer le pire des régimes anti sociaux, la révolution Française à remplacer la noblesse par la bourgeoisie capitaliste. Les tentatives d’égalitarisme de l’URSS, de la Chine de Mao, du Cuba de Fidel Castro, ou du Venezuela de Chavez ont été des catastrophes humaines et économiques que personne ne voudrait revivre.
     Malheureusement les idées généreuses de la gauche se sont révélées des utopies mobilisatrices mais auxquelles plus grand monde ne croit. Deux mille ans d’échec s’est beaucoup pour une idée aussi alléchante soit-elle.
    La nature fondamentale de l’humain c’est le « chacun pour soi et le tout pour moi ». La solidarité, l’égalité, sont des contraintes qui n’ont jamais été respectées. Chasser le naturel, dit le dicton, et il revient au galop.

Les idées de gauche sont mortes car elles ne peuvent vivre que dans la coercition d’un état totalitaire, adieu Jésus Christ. Il nous faut réinventer un autre concept du vivre ensemble … vaste programme !

L’erreur de Marine Le Pen : de-diabolisation n’est pas de-radicalisation.

Héritant de son père du front national, Marine Le Pen trouvant ce mouvement trop radical pour accéder au pouvoir à lancé son processus de « dédiabolisation ». L’idée n’était pas sotte, au départ, mais elle semble maintenant avoir atteint ses limites.

Le concept était, pour obtenir plus d’accessibilité vis à vis de l’électorat, d’abandonner le côté néo nazi du parti de son père pour se recentrer vers une « droite dure » mais acceptable par une plus grande partie de l’opinion. En un certain sens elle a réussi son pari.

Pourtant elle semble se trouver dans une impasse. Après sa piètre présentation devant Emmanuel Macron lors du « débat du 2ème tour » elle a commencé à être critiquée. A l’intérieur même de son parti un courant s’est développé mettant en doute sa capacité à accéder un jour à la présidence de la république. C’est toujours mauvais (le début de la fin) dans un parti quand on ne représente plus une possibilité de victoire … on devient inutile, voire un boulet. D’autre part, en voulant recentrer son propos Marine Le Pen se trouve prise en tenaille entre l’aile droite de son parti (extrême droite Zemmour) et l’aile droite des républicains (Ciotti, Wauquiez) elle ne sait plus ou se situer pour se démarquer.

Elle est donc bloquée sur sa gauche et débordée sur sa droite. De nombreuses personnalité de son parti désertent pour rejoindre Éric Zemmour, non pas qu’ils apprécient le polémiste (dont ils espèrent sans doute se débarrasser), mais pour reformer un parti d’extrême droite qui remplacera le rassemblement national. Elle se trouve, en quelque sorte, évincée de son parti.

C’était tout à fait prévisible. Elle a voulu « de diaboliser » le FN alors que son parti était largement constitué de gens radicalisés, absolument pas prêt à la moindre concession. Elle se recentre, mais le rassemblement national, qu’elle a voulu éradiquer, se reconstitue sur sa droite. Elle se retrouve exclue de l’extrême droite. Elle a réussie à se de diaboliser mais les fondamentaux de l’extrême droite sont restés.

Tant que les militants pouvaient penser qu’elle avait une chance d’accéder à la présidence de la république ils la soutenaient par intérêt. C’était la carotte qui fait avancer l’âne. Aujourd’hui ils l’a boudent car elle leur devient inutile.

La grande erreur stratégique de Marine Le Pen et d’avoir cru que l’on pouvait « de diaboliser » un parti comme le FN sans en « de radicaliser » ses membres. Fermement ancrés dans leurs positions, ceux-ci sont imperméables à toute évolution.

Les mariages arrangés

Il est de coutume, dans certaines civilisations moins « évoluées » que la notre que les mariages soient arrangés par les parents sans que les futurs époux aient leur mot à dire. C’est un usage qui nous paraît, à nous citoyens des pays occidentaux, totalement aberrant, injuste, voire un tantinet barbare. Dans nos civilisations nous privilégions le mariage dit « d’amour » sur ces mariages de raison, mais c’est un fait relativement récent. Il n’y a encore pas bien longtemps les mariages en France étaient arrangés par les parents pour des raisons socio-économiques (regroupement des fortunes, des patrimoines fonciers, pour assurer l’avenir de la future épouse, …). Ce n’est qu’à partir de la fin du XIXème, début vingtième siècle que la notion de mariage d’amour c’est imposée, soit il y a environ 100 ans.
Pour mieux cerner cette conception du mariage tentons d’oublier de la voir par nos yeux et de nous mettre dans le contexte d’une époque et de sa culture.
Dans les temps anciens deux critères pouvaient garantir la survie de l’espèce :
1) La force physique, garantie de la survie individuelle
2) La fertilité garantie, de la survie collective
Ces deux notions ont institués la domination de l’homme sur la femme (force physique) et la notion de la protection qu’il lui devait (fertilité). Il semble que cet archaïsme dure encore, partiellement, de nos jours alors qu’elle n’a plus sa raison d’être.
La civilisation évoluant lentement cette domination-responsable a placé les femmes dans un position de dépendance, à tel point qu’il n’existait pas de place dans la société pour une femme non mariée. Elle ne pouvait ni garantir son intégrité, ni assurer sa subsistance, et encore moins élever des enfants. Le mariage se présentais alors comme une nécessité vitale pour éviter une vie d’apocalypse. Il ne s’agissait pas d’assurer son bonheur mais tout simplement sa survie.
Il s’est institué ,tout naturellement, la responsabilité pour les parents, d’assurer l’avenir de leurs filles de leurs trouver un époux. En corollaire, et pour rendre les choses possibles, il était indispensable que les parents puissent également imposer leur volonté à leurs garçons (qui devaient jouer leur rôle dans ce marché)
La notion de « mariage arrangé » c’est tout naturellement imposée sous la responsabilité des parents. Notons que les filles étaient redevables à leur père de leur trouver « un parti » et de tous les sacrifices que devait faire la famille pour les marier (dot, trousseau, cérémonie …) Les garçons n’étant pas en mesure de trouver par eux même une épouse (puisque les filles, confinées à la maison, n’étaient pas disponible sans le truchement des parents) étaient redevable à leurs parents de leur trouver une épouse et de leur assurer un statut social.
Loin d’être l’horreur que nous imaginons aujourd’hui le « mariage arrangé » était plutôt vue comme une bénédiction !
Dans la littérature médiévale l’amour entre garçons et filles reste célébrée, mais plus sur le plan de l’amour impossible à concrétiser (Roméo et Juliette, Tristan et Iseult, Guenièvre et Lancelot).
L’amour : oui, mais le mariage d’amour : non !
Ce sont souvent les conditions socio-économiques qui dirigent les mœurs et usages des sociétés. Les mariages arrangés, voire forcés, n’échappent pas à la règle. Les filles confinées à la maison et aux tâches ménagères ne sont pas autonomes et n’ont pas de moyens de subsistance hors d’un foyer. Elles quittent donc la dépendance du père pour la dépendance de l’époux. Elles n’ont pas de moyens d’existence. Les parents, en toute affection, s’efforcent de trouver pour elle le meilleur époux et le meilleur avenir. Notons qu’a cette époque les filles et les garçons étaient redevable à leurs parents de leur trouver un « bon parti ».
En occident, c’est, sans doute, à partir de l’époque romantique que la notion de bonheur dans la relation homme/femme se développe. La démocratisation de l’éducation, sa laïcisation, l’accès des femmes à la culture et à l’autonomie ont progressivement placé l’individu au centre du débat et le mariage, pure arrangement social, est devenu une recherche du bonheur. Comme toujours les idées vont plus vite que les usages et le « mariage arrangé » a perduré un certain temps pour devenir tout à fait exceptionnel.
Il existe toujours un « gap » d‘une cinquantaine d’années entre les idées (les progressistes) et les coutumes (les conservateurs). On a récemment observé ces querelles avec les lois sur la contraception, l’avortement, le pacs, le mariage pour tous, aujourd’hui la PMA et sans doute demain la GPA. A chaque fois le conservatisme a lutté contre la nouveauté, mais à du s’incliner. Pas plus qu’on ne lutte contre la nature, on ne lutte contre l’évolution des civilisations.
Aujourd’hui la notion de recherche du bonheur (propre aux civilisations de nantis !) est le fondement même du mariage, et le « mariage arrangé » nous paraît antinomique avec cet objectif. Il en est autrement dans des sociétés ou la vie est plus difficile et ou la notion de survie passe avant la notion de bonheur. Essayons de voir chaque situation avec les lunettes qui conviennent. Nos lunettes de nantis (nos Ray Ban) nous offrent une version déformée de la réalité des autres sociétés. Ne jugeons pas les sociétés plus archaïques avec nos lois, comme d’ailleurs ces sociétés ne devraient pas juger nos comportements avec les leurs.
De nos jours la situation est, évidemment, complexe car les sociétés ne sont pas homogènes et coexistent les mouvements conservateurs et les mouvements dit « progressistes ». Cette dualité d’opinions est bien sûr génératrice de conflits. La diffusion très large de l’information entre les diverses sociétés active les désirs et les peurs. Les divisions au sein des familles et même dans l’esprit de chacun sont monnaies courantes. Les mutations de la société se font, c’est malheureusement le propre de l’homme, sur un fond d’intolérance et de façon chaotique.

Ce que l’on peut tirer comme leçon est que la notion de mariage, purement sociétale jadis et devenue tout récemment, chez nous, une recherche du bonheur à deux. Avec l’accroissement des divorces, la dérive des mariages vers les pacs, on peut penser que nous nous tournons, de plus en plus dans le mariage, vers une recherche du bonheur individuel. C’est pourquoi on divorce dès que rien ne va plus. Comme dans tous les domaines la société « Ubérisée » vire au chacun pour soi… attendons la suite !

PS. Signalons que la polygamie s’est développée dans des pays ou peu d’hommes étaient riches et pouvaient subvenir aux besoins ‘une femme. Ceux qui en avaient les moyens y pourvoyaient. Cela peut nous paraître choquant mais c’était une nécessité pour assurer la survie des femmes et une descendance abondante.

La démocratie, Utopie populiste !

On oppose souvent démocratie (la panacée) et populisme (l’horreur absolue), mais à l’analyse il s’avère que le distinguo est bien plus subtil.
L’exemple classique que l’on donne de la démocratie est la « démocratie Athénienne ». En y regardant de plus prés ce n’est pas aussi évident. A priori dans ce système dit « de gouvernement par le peuple » chacun pouvait donner son avis et participer aux débats et aux décisions. Mais pour être citoyen Athénien et pouvoir voter, il fallait :
1) être né d’un père citoyen Athénien
2) ne pas être esclave
3) Ne pas être une femme
4) Ne pas être métèque (Étranger)
Ceci réduit, les citoyens votant à une petite caste bourgeoise se transmettant le droit de vote de père en fils, et la démocratie à son minimum.
Dans nos pays occidentaux nous avons opté pour une large démocratie, mais sur un mode représentatif. Jusqu’au début du XXème siècle le régime a fonctionné car le peuple, ignorant, faisait confiance à ses élites pour diriger le pays. Progressivement avec le développement de l’éducation obligatoire « le peuple » à enrichi son sens critique et la confiance dans les élites s’est effrité. Aujourd’hui chacun se sent en droit, et parfois en devoir, de prendre part aux décisions et le vent de la « démocratie directe » souffle très fort. Elle est supportée par les courants populistes. C’est bien normal puisque le « pouvoir au peuple » implique la démocratie directe ! Mais celle-ci se heurte à deux écueils :
1) Avec 67 millions d’habitants il est très difficile, pour chaque décision de consulter chacun, et ce pour des questions techniques. Peut-être que les votes numériques pourront permettre un jour de lever cette barrière.
2) La démocratie directe, en l’absence de partis représentatifs et fédérateurs confine vite à l’anarchie. Celle-ci entraine vite l’émergence de groupe dominants et de la dictature (confère l’Allemagne de 1933)
En fait, la véritable démocratie n’a jamais existé et n’existera jamais car elle n’est pas viable et confine vite à la dictature. C’est une simple utopie souvent mortifère (Confère Mao, Staline, Castro, Mussolini, Franco …) Il nous reste la « pseudo » démocratie sous sa forme représentative dans laquelle le pouvoir confisqué par les représentants est sans cesse remis en cause par les masses populaires.
Le système idéal de gestion des société reste à inventer car aucun de ceux mis en œuvre ne s’est vraiment imposé. Pour le moment tenons nous en au moins pire qui est celui dans lequel nous vivons.

Le mythe du drapeau ou la confusion du sujet et de l’objet

Une polémique de plus à propos du drapeau Européen déployé sur l’arc de triomphe de la place de l’étoile en l’honneur de la prise de fonction d’Emmanuel Macron à la présidence de l’Union Européenne. La polémique, en elle-même, n’a que peu d’intérêt (quand nous avons 200.000 cas de contamination, que Poutine menace l’Ukraine, que Xi Jinping muselle Hong Kong, que les catastrophes climatiques sont légions …). Savoir si le drapeau Français a été omis ou si le drapeau Européen a remplacé le drapeau Français, si celui-ci a été retiré suite à la plainte des oppositions ou selon le calendrier établi par la majorité et sans doute du niveau intellectuel de nos élites politiques, mais j’avoue être largement dépassé par tant de perspicacité !

Mais de toute mauvaise chose on peut retirer du bien, et cette polémique n’échappe pas à la règle !

Ce qui doit nous interpeller en la matière est la confusion entre le symbole et le concept qu’il représente. Une idole n’est rien qu’un icône, un symbole, que l’on doit vénérer pour ce qu’elle symbolise et non pour ce qu’elle est.

L’une des premières manifestation de la lutte contre l’idolâtrie se trouve dans la bible. Pour les religions abrahamiques, l’idolâtrie est une corruption, une impiété à combattre. Lorsque Moïse descend du mont Sinaï et qu’il voit les Hébreux adorer une idole, le veau d’or, ce qui est interdit par le Deuxième Commandement, il est pris d’une colère si grande qu’il fracasse les Tables de la Loi sur un rocher.

Rappelons, donc, ce qu’est un symbole, une icône, une représentation, une signalétique. Prenons par exemple le pictogramme des toilettes hommes et femmes. Il nous indique la fonction, le contenu d’un lieu, mais il ne viendrait à personne de confondre le symbole avec le lieu. Il n’est qu’une information graphique (compréhensible même par ceux qui ne savent pas lire) qui nous indique ou est le lieu considéré, et comment nous y comporter.  Il est d’autres symboles, plus chargé d’émotion comme par exemple des statues religieuse, la Kaaba à La Mecque, ou encore la dent de Bouddha au Sri Lanka. Il sont adorés non seulement pour ce qu’ils représentent mais également « en soi » pour ce qu’ils sont. La commence la confusion entre l’objet symbole et le sujet qu’il est censé représenter.

C’est ce qui arrive notre à drapeau national. Il est là pour représenter notre nation, dans sa pureté, sa grandeur et ses valeurs positives. Dans ses conditions il ne représente pas véritablement la nation telle que nous pouvons la vivre au quotidien avec ses vicissitudes, ses valeurs nobles et ses mesquineries mais plutôt un idéal rêvé de notre nation. Il représente un peu la France sans les Français !

Si, par ailleurs, on se représente la confection d’un drapeau formé d’un bâton et de bandes de tissus coupées dans des laies de trois couleurs et cousue ensembles, il perd de sa magie et de son aura. Ne confondons pas ce drapeau, simple agencement de divers tissus et ce qu’il représente : la nation idéale telle que la voudraient les Français. On peut vilipender une nation, la critiquer, la dénigrer comme on peut le faire de tout concept abstrait, mais on ne peut pas l’injurier, l’humilier car ces actions s’appliquent à des humains et jamais à des abstractions. Allez donc injurier la stoïcisme, l’existentialisme … qui se sentira blessé ?

On peut déchirer un drapeau, le salir, on ne peut le profaner. Premièrement parce qu’il n’est pas sacré, et secundo car il n’est que le bout de tissus qui symbolise une nation dans ce qu’elle a de plus idéalisée, mais qu’il n’est pas la nation !  Ne confondons pas, en la matière, le sujet et l’objet.

C’est ce que font les nationalistes de tous poils, adorateurs des drapeaux, soumis aux symboles. Ils rêvent d’une nation idéale qui n’existe pas et n’a jamais existé. Ils sont incapables de voir notre nation telle qu’elle est réellement aujourd’hui dans sa complexité, dans sa diversité, dans ses grandeurs et ses bassesses. Quand on place la nation au-dessus des Français on s’engage sur un chemin dangereux. C’est ce qu’ont prôné les idéologues communistes plaçant la survie du parti avant celle des citoyens. On retrouve cette approche dans le « make Amerique great again » de Trump qui place le destin de l’Amérique par-delà celui des Américains, elle sous-tend la plupart de idéologies nationaliste, et également certaines idéologies écologistes qui placent l’avenir de la planète au-dessus de l’avenir des humains.

Les nationaliste rêvent de forger une nation idéale et fantasmée, et sont prêt à sacrifier des humains pour cela. Ne pouvant représenter, dans cette vision, la nation dont ils rêvent ils se rabattent sur des symboles. Le drapeau est un support idéal pour incarner tout et ne représenter rien.

Gardons-nous d’adorer des « veaux d’or », ne confondons pas l’objet et son sujet, le mythe et la réalité.