Archives de catégorie : Générale

La couverture générale

Le grand remplacement, pas si bête !

L’extrême droite Française, tétanisée par les problèmes de l’immigration, théorise la notion de « grand remplacement » selon laquelle l’arrivée inexorable de « millions d’émigrés » remettrait en cause l’équilibre démographique de notre nation. Les « Français de souche, les bons blanc » seraient évincé du pays et dominés par une inteligencia musulmane. Avant de discuter de cet « apocalypse » voyons ce qu’il en est à travers l’histoire.

L’archétype du grand remplacement est évidemment « la conquête de l’ouest » pour former les États Unis d’Amérique. Même s’il n’a pas véritablement été théorisé comme tel, on peut le résumer dans la phrase (attribuée à Philip Sheridan) : «. Un bon indien est un indien mort ». Les populations indiennes ont été massacrées ou réduites en servitude pour laisser la place aux migrants venu essentiellement d’Europe. C’est là le scénario fantasmé que met en scène notre extrême droite.

Trouve-t-on d’autres cas similaires dans l’histoire ?

L’empire Romain

Une des premières expansions impériales dans l’antiquité est la naissance de l’empire Romain. En quelques siècles les Romains ont annexé à leur empire la majorité des pays bordant le méditerranée (plus la Gaule et une partie de l’Angleterre). Cela a-t-il généré une forme de grand remplacement ?

On peut répondre que non puisque les Romains se sont toujours appuyés sur les élites locales (Achetées à coup de sesterces et d’honneurs). Et les traditions en vigueur. L’empire Romain s’est superposé aux structures locales existantes sans les éradiquer. Il n’y a donc pas eut de « grand remplacement » mais une simple prise en main des pays

L’Empire Ottoman

L’autre visée expansionniste est la création de l’empire Ottoman issue de la conquête par les musulmans de nouveaux territoires.

A partir du XIV siècles les Ottoman étendent leur domination sur de nombreux états chrétiens orthodoxes d’Europe. Juifs et Chrétiens sont considérés comme « protégés » et sont exemptés d’obligation militaire. Par contre ils sont soumis à double imposition à double titre de citoyen et de chrétiens ou Juifs. Une forte pression incita ces populations à se convertir à l’Islam Sunnite. Le remplacement a été progressifs et plus ou moins consenti, mais à ce niveau on pourrait plutôt parler d’intégration.

Les conquistadors

Les conquêtes en Amérique du sud par les Espagnols et Portugais relèvent plus du « racket » que du remplacement. L’objet en est essentiellement l’accaparement des richesses (or) du pays pour les rapatrier en Espagne ou au Portugal pour enrichir l’état. Les populations locales ne sont exterminées que si elles s’opposent au pillage de leurs richesses, elles sont d’autre part décimé par les maladies microbiennes importé par les colons. C’est ainsi que disparaitrons les civilisations Aztèques, Incas, et Mayas. Le remplacement se fera partiellement sur plusieurs siècles et résultera plutôt de l’appétence des populations locales pour les standards de vie des colons

Les conquêtes coloniales (France, Angleterre, Allemagne, Hollande)

Ici, encore, il s’agit de s ‘approprier les richesses locales sans volonté de remplacement. Les populations locales sont exploitées. Les colons, fort de leur supériorité supposée ou réelle, s’imposent en maitre sans aucune visée idéologiques. Les populations locales sont simplement utilisées comme une main d’œuvre docile (par coercition) et à bon marché. Bien sûr « l’apport bénéfique de la civilisation » sert de prétexte à la colonisation.

La civilisation et la culture locale sont simplement ignorées pour ne retrouver de l’intérêt qu’au début du XX ème siècle via les mouvements artistiques (plutôt à gauche)

La colonisation de l’Australie

Il s’agit là d’une migration prédatrice puisque les autochtones (Aborigènes) sont chassées de leurs territoire au bénéfice des colons, parfois exterminés, mais sans visée idéologique tant les colons étaient certains de la supériorité indiscutable de leur culture

Le régime Nazi

Ont parler de « remplacement partiel » puisque l’idéologie Nazi se propose d’éliminer radicalement les Juifs, les Roms, les homosexuels et les communistes pour laisser la place aux « bons ariens » blancs, blonds, aux yeux bleus. C’est évidemment une véritable théorisation du « remplacement » dont on a pu apprécier les conséquences.

Divers

Parmi les tentative de « grand remplacement » on peut citer les génocides qui sont par définition des tentatives radicales de remplacement. Éliminer une partie ciblée de la population pour laisser la place à une autre confine inévitablement au « remplacement » Ces génocides sont malheureusement légion dans l’histoire. Citons les plus connus :

La croisade des Albigeois

Les guerres de religions

L’invasion de la Corée par les Japonais

Le guerre du Biafra

Les massacres par les Khmers rouge au Cambodge

Le massacre des Tutsi par les Hutus,

L’épuration des « révisionnistes » dans les états totalitaires

Conclusion

Le « grand remplacement » n’est pas nouveau dans l’histoire. On le juge différemment selon que l’on se trouve du côté du « remplaceur » ou du « remplacé ».

La formation des états unis paraît plutôt positive pour le monde occidental alors qu’il laisse un souvenir amer du côté des descendants des indiens. Pourtant aux États unis cette idée n’est pas morte et la chasse aux communisme, la ségrégation des noirs continue de polluer la vie politique américaine.

On voit que les véritables « grands remplacements » ont toujours été sous tendus par une pensée d’extrême droite principalement alimentée, voire justifiée, par le nationalisme. Dans celle-ci, comme dans toutes les idéologies, le concept est plus important que la réalité, ou du moins le concept est une excuse à une réalité ignoble.

Dans l’idéologie d’extrême droite actuelle la France, avec un grand F est plus importante que les français comme dans l’idéologie écologiste, sauver la planète est plus important que sauver les hommes. On peut donc négliger les humains pout l’idéologie.

Le grand remplacement suppose une civilisation plus développée ou mieux armée (Migrants/indiens aux USA, armée Allemande contre armée française) qui s’impose à une plus faible. Nous ne sommes actuellement pas du tout dans ce cas de figure. En Europe les migrants, loin d’être en force, sont les parents pauvre de notre civilisation. Ils ne peuvent s’imposer par la force à moins que leur démographie ne passe, en France, le cap des 50 millions d’individus. Ceci est hautement improbable.

Le « grand remplacement » à effectivement existé dans le passé, mais l’utiliser dans le contexte actuelle est une pure escroquerie intellectuelle.

Importantes précisions de vocabulaire

Il est un certain nombre de mots qui bien qu’utilisés couramment en psychologie, non pas un sens parfaitement défini. On se sert indifféremment de l’un ou de l’autre, ce qui entraine un certain flou dans la compréhension puisque chaque mots représente l’ensemble des significations de chacun. Pour lever l’ambiguïté essayons de donner un sens précis à chacun d’eux.

Humain, Homme, Femme

Le mot Humain sera réservé à la désignation des membres de l’espèce humaine (homo sapiens), le mot Homme désignera les individus Mâles et le mot Femelle désignera les individus Femelles

Perception, sensation, sentiment, attitude, intention, Comportement

C’est l’ensemble des éléments constitutifs de ce que l’on appelle généralement l’émotion. Rappelons que la peur, la colère, la joie ne constituent pas des émotions, à proprement parlé, mais des comportements relatifs à une sollicitation émotionnelle.

  1. La perception est la réception d’un message (Audio, visuel, olfactif, gustatif, ou tactile) par nos récepteurs sensoriels qui le transforment en signal électrique envoyé au cerveau par notre système nerveux.
  2. La sensation est l’activation des zones de notre cerveau activées par ce signal électrique. A ce stade le message n’a aucun sens, ni émotionnel, ni cognitif. Il constitue une simple perception sans aucune signification. C’est ce que l’on appelle une image mentale.
  3. Le sentiment nait de la confrontation de cette sensation à d’anciennes sensations préalablement interprétées par notre cerveau. Cette analyse relative va définir des liens logiques entre cette nouvelle sensation et les sensations équivalentes. Ces relations seront du type : « Plus grand, plus petit, plus rouge, moins dangereux, aussi bénéfique, plus choquant, … ». Elles peuvent être innombrables et variées. C’est à travers elles que va se définir la sensation, pour devenir un sentiment de nature émotionnelle ou cognitive. La situation vécue va alors prendre un sens en rapport avec le vécu historique de l’individu. L’image mentale lié au réseau de la conscience par des liens logiques de causalité enrichi le réseau de la conscience, ce qui participe à l’élaboration de l’identité.
  4. L’attitude ou positionnement par rapport à l’événement, est défini par les relations logiques que la sensation de la situation a développée avec l’histoire de l’individu. Elle va être sa vision personnelle de la situation, comment il se positionne par rapport à elle, comment il se défini dans la situation.
  5. Les intensions sont évidemment dépendantes de l’attitude adoptée. Elles constituent le désir de réponse à la situation envisagée
  6. Les comportements sont la mise en œuvre des intensions précédentes. Elles peuvent constituer en des réactions somatiques (suées, rougeurs, tremblements, nausées, palpitations …) ou en des réactions comportementales (Joie, colère, peur, défi, tristesse …)

L’ensemble de ces phénomènes constitue ce que l’on peut couramment appeler : « L’émotion »   

Angoisse, anxiété, peur

Encore des mots qui sont souvent pris l’un pour l’autre. Essayons de leur attribuer un sens précis

  1. L’angoisse est une sensation liée à la perte de repères. L’individu se sent « flottant », mal défini. Étant mal identifié il lui est difficile de se situer par rapport aux situations, aux autres. Cela crée une sensation de malaise, de mal-être. Il ne s’agit ni d’un comportement, ni d’un sentiment, mais d’une simple sensation, un climat, une impression indéfinie qui se reproduit chaque fois qu’un individu, soit n’arrive pas à se créer des repères solides, soit qu’il perde momentanément ses repères établis. L’individu vit avec la sensation d’un danger pressant mais non identifié. L’angoisse est inhérente à tout être humain, elle est la source du besoin de positionnement.
  2. L’anxiété survient lorsque l’angoisse se cristallise sur une menace précise. Il s’agit, de façon générale, d’une situation de danger dont on ne peut prévoir l’issue :  Négative, Neutre, voire positive. L’anxiété vient avec l’incertitude. L’individu va évidemment chercher une attitude pour parer au danger imminent. Bien sûr selon la solution qu’il envisage son attitude sera différente. S’il envisage une issue positive il se rassurera, mais immédiatement il envisagera que l’issue peut également être négative et devra définir une nouvelle parade au danger. Il oscillera entre vision positive ou négative privilégiant la pire si c’est un personnage angoissé. Cet aller et retour défini, dans l’anxiété, le mécanisme de rumination.
  3. La peur est la crainte d’un danger imminent dont l’issue est prévisible. Le positionnement devient clair, il faut faire face au danger et trouver la meilleure parade. La peur peut générer la panique si l’individu ne trouve pas de solution, elle devient alors paralysante. Au contraire si l’individu envisage une parade possible (et s’il a confiance en lui) la peur peut devenir mobilisatrice et exalter le sentiment de vivre. Certains individu utilise ce sentiment de peur contrôlée pour mieux se sentir exister dans une « poussée d’Adrénaline.

Bien sûr ces situations ne sont pas totalement indépendantes, l’angoisse génère souvent de l’anxiété, et cette dernière n’est jamais dépourvue d’angoisse sous-jacente. La peur sous-tend toujours un certain niveau d’anxiété.

Doute, Hésitation

  1. Le doute se présente comme une analyse critique des situation, il consiste donc à prendre un certain recul dans ses jugements. C’est, en général, le sentiment que la réponse à une situation peut prendre des formes différentes (le plus généralement deux, par exemple droite ou gauche, vrai ou faux, oui ou non). L’individu est alors face à un choix pas toujours évident
  2. L’hésitation survient quand l’individu s’avère incapable de faire ce choix. Elle correspond à une difficulté à prendre ses repères vis à vis de la situation

Le doute résulte d’un analyse lucide de la situation, c’est donc un point positif et raisonné, une prise de recul. L’hésitation est connexe de l’anxiété et en présente toutes les caractéristiques.

On peut dire que :

  1. Mieux vaut une mauvaise décision que pas de décision du tout. En cas de mauvaise décision on peut éventuellement « redresser la barre », en l’absence de décision on ne contrôle rien du tout
  2. Si on hésite fortement entre deux positionnements qui ont chacun leurs avantages et leurs inconvénients, on peut choisir n’importe lequel, puisqu’ils sont sensiblement équivalents

Conclusion

Il est fondamental pour la compréhension de clairement définir les mots que l’on utilise. On ne peut traduire une pensée claire par des mots flous et imprécis, et on ne peut comprendre une pensée claire si on n’a pas une définition précise des mots qui la traduisent

L’union derrière le chef

Il est bien connu qu’en cas de problème les groupes constitués ont tendance à se regrouper derrière leur leader. C’est un besoin de sécurité qui mène à se rapprocher « du père » protecteur. Même les clans antagoniste oublient un instant leurs divergences pour se retrouver sous une autorité unique. Comment un problème peut réussir un rassemblement qui serai inenvisageable sans lui ?

Ici encore c’est un problème de positionnement. Dans un groupe les divergences viennent d’un positionnement différent par rapport à une situation donnée. Cette différence de point de vue entraîne un positionnement antagoniste des deux fractions l’une par rapport à l’autre. Quand un problème sévère survient qui touche les deux fractions de la population les positionnements de chacune vis à vis de ce problème deviennent similaires et elles deviennent solidaires l’une de l’autre. Bien sûr aucune des deux fractions ne peut prendre le leadership (sous peine de retrouver l’antagonisme sous-jacent). Le leader qui s’impose alors et le leader reconnu du groupe. L’union se fait autour du chef.

Les sanctions économiques

Quand le gouvernement d’un état est jugé (à tort ou à raison) dangereux, on prend des sanctions économiques contre ce pays. On espère, alors, que le mécontentements des populations devant les restrictions déstabilise ce gouvernement et que le peuple le renverse. C’est possible à terme, mais dans un premier temps la population se solidarise de son chef, seul rempart contre ces restrictions. En général les sanctions économiques échouent, et loin de déstabiliser le chef, elle renforce (momentanément) son pouvoir.

L’ennemi commun

C’est l’arme absolue des régimes totalitaires. Inventer un ennemi commun qui menace le peuple. C’est évidemment un problème de propagande, de contrôle rigoureux de l’information, et d’élimination des opposants au nom de ce danger.

C’était les USA et le monde occidental pour l’URSS et le bloc communiste, les communistes pour les USA de l’avant-guerre, les juifs pour les nazis et les mouvements d’extrême droite, la France pour la Turquie d’Erdogan. On pourrait trouver mille exemples ou une gouvernance totalitaire utilise ou invente un ennemi extérieur pour justifier et renforcer son pouvoir. Les peuples marchent « à fond » dans ces manipulation nationalistes.

Les flux migratoires

Encore un fantasme instrumentalisé par de nombreux partis et principalement par la droite Française. Il s’agit, à partir d’un problème réel, de développer la peur d’une immigration incontrôlée qui submergerait notre pays au point que les citoyens actuels seraient amenés à disparaître. L’idée est de réunir sous la bannière de l’extrême droite toutes les populations affolées par le fantasme créé. Progressivement les citoyens prennent peur et se regroupent autour de l’idée que l’immigration est un danger quasi mortel. Petit à petit l’idée se transmet de l’extrême droite à la droite dur et commence à contaminer la droite modérée.

Conclusion

C’est le principe de la gouvernance par la peur. On part d’un problème réel mais contrôlable, pour en faire un monstre fantasmé et Inarrêtable. Les « apeurés » se réunissent alors sous la bannière de celui ou celle qui avalise le fantasme et prétend régler le problème et dominer la situation.

Il, Elle, ou iel … un nouveau dilemme

L’opinion Française est obnubilée, dans tous les domaines, par la notion de genre.

L’écriture inclusive n’a pas prise car compliquée à écrire (essayez de prendre un cours de première année de médecine avec l’écriture inclusive !) et impraticable à l’oral

Il est proposé maintenant de créer un nouveau pronom personnel représentant les individus qui ne se reconnaissent ni dans les hommes ni dans le femmes

Cela revient à créer un troisième genre

Ce troisième genre ne correspond pas à un entité homogène par rapport à ses critères de définition.

  1. le genre masculin est défini par les attributs sexuels masculins, la morphologie, et le costume.

2. Le genre féminin par les attributs sexuels féminins la morphologie, et le costume.

3. Le troisième genre recouvre les deux cas avec

3.1. Des gens qui veulent être reconnus comme des hommes ou des femmes (Gay et lesbiennes)

3.2. Des hommes qui veulent être reconnus en femmes (les travesti et les transsexuels)

3.3. Des femmes qui veulent être reconnus en hommes.

3.4. Les bisexuels, eux, se reconnaissent soit en homme soit en femme

On voit que les genres masculins et féminins sont définis par des critères plus ou moins objectifs alors que le troisième genre néglige ces critères objectifs (qui sont néanmoins présents) pour s’attacher à l’image que l’individu veut donner de son sexe.

Comment choisir il, elle, ou iel quand on ne connaît pas le souhait des personnes. Ce pronom doit être utilisée pour les individus qui ne s’identifient ni aux hommes ni aux femmes. Le problème est que la personne qui parle ne connaît pas, forcément, le souhait de l’individu qu’il évoque.

Supposons que nous utilisions dans la phrase le prénom iel : « iel est beau » ou « iel est belle » comment savoir si l’on doit utiliser beau ou belle.  Dans la phrase « il est l’auteur » ou « elle est l’auteure » on doit créer un nouveau mot pour le troisième genre

Il faudrait donc définir des nouveaux adjectifs pour le genre ni homme ni femme.

Créer un nouveau genre implique la création d’une nouvelle version de tous les mots « genrés » du dictionnaire (notamment les adjectifs, les noms des professions), une création de nouveaux pronoms (son, sa, … ? cet, cette, … ? ceux, celles, … ?) un nouvel accord du participe passé (il est passé, elle est passée, iel est pass … ?) devrait être inventé.

La classification en trois genre est taxonomiquement inhomogène. Les trois impliquent, de fait, la considération du genre masculin et féminin, mais le troisième les néglige pour s’intéresser au ressenti de l’individu par rapport à ces critères.

Ce genre de classification est donc « boiteuse ».

Par contre la définition d’un genre neutre pour les choses serait un plus. Les objets matériels n’ont pas à être « genrés ». Pourquoi une voiture, un vélo, une trottinette, un camion. Mais ceci entrainerai, hors prédominance du masculin la création de nouveaux adjectifs, pronoms accord du participe passé

Tous cela est bien compliqué. Le Français est une langue très compliqué avec une foultitude de règles et d’exception. Le compliquer encore serai propre à décourager de son usage. Je préfère alors parler Anglais !

Actuellement j’utilise les deux genres classiques, les humains pour désigner ce qui recouvre l’espèce dans son ensemble, les hommes pour les mâles, les femmes pour les femelles. Si nécessaire je précise le sous genre (bi, Trans, lesbienne, …) par exemple un homme bi, une femme lesbienne… Nul besoin de révolutionner la grammaire et les dictionnaires

Zemmour, une erreur stratégique ?

Nous, Français adorons la polémique. Il suffit qu’une personne un peu connue prononce une phrase « de travers » ou qui puisse être interprété « de travers » pour que les médias s’en saisissent et la diffusent à grande échelle. L’opinion s’en empare, on en cause « au café du commerce ». Les politiques sont bien obligés de prendre position, et cela occupe le terrain durant une semaine.

Mais, Nous, Français, avons horreur de la polémique. Elle génère forcement deux points de vue antagonistes et par là même elle est génératrice d’incertitude et d’angoisse.

La stratégie d’Éric Zemmour a consisté à jouer de la polémique. Il lance une petite phrase iconoclaste, politiquement incorrecte, et le processus est lancé. Médias, opinions, et politiques s’en emparent. Sur le plan politique la polémique occupe tout l’espace. Si c’est un phrase sur les migrants, les politiques doivent prendre position sur le sujet et toute tentative de parler d’autre chose en devient inaudible. Zemmour est le maitre du jeu sur le terrain qu’il a choisi et il occulte tout autre sujet.

Pour le moment cette stratégie lui a manifestement profité et sa côte dans les sondages est conséquente.

Mais vient le second volet de l’alternative : Les Français détestent la polémique. C’est là que le bât blesse Zemmour. Après avoir créé le « buzz », semé le doute et la perturbation, il faut rassurer. Il lui faudrait maintenant développer un programme crédible propre à fédérer les Français sur ses propositions. La tâche est difficile car on quitte alors le domaine de l’affectif pour entrer dans celui de la raison. C’est un domaine ou la critique peut s’exercer, les propositions contredites, les mensonges démasqués. Sera-t-il capable de tenir le choc sur ce terrain, c’est loin d’être sûr. Il convaincra les plus radicaux de l’extrême droite qui lui resteront fidèle mais il perdra beaucoup de ses soutiens soucieux d’économie qui jugerons son programme plus démagogique que réalisable. Les autres candidats pourrons à loisir l’attaquer sur ses propositions. Il ne sera plus sur son terrains mais sur le leur.

Pour le moment Zemmour reste sur sa stratégie de polémique. S’il ne prend pas le virage de la raison, Il lassera et inquiètera. S’il prend ce virage, il sera attendu par ses concurrents.  

Espérons que je ne me trompe pas ! … ça m’arrive souvent !

Vie et mort des partis politiques

Comme toutes les institutions, les partis politiques ne sont pas éternels. Ils apparaissent et disparaissent au hasard des circonstances. En France on a assisté au déclin du parti communiste, su parti socialiste, et du grand parti de droite (LR).

Ce déclin est-il inéluctable, et quelles sont les dangers qui menacent ces institutions

  1. La confusion du but et des moyens.
    C’est un phénomène assez classique et pourtant mal connu. Il est bien illustré dans la pièce d’Alfred de Musset, « Lorenzaccio ». Dans celle-ci, Lorenzo de Médicis, jeune homme plein d’idéal veut débarrasser Florence de son cousin Alexandre de Médicis qui règne, sur la ville en tyran, cruel et débauché. Afin de pourvoir approcher le Duc, Lorenzo devient l’organisateur de ses débauches. Il utilise ce moyen pour devenir proche de son cousin, dans le but de pouvoir le l’assassiner. Au bout d’un certain temps, Lorenzo s’aperçois qu’il est lui-même devenu un débauché, et que son but initial (tuer le tyran) et devenu le prétexte (le moyen) qui justifie sa débauche. Le moyen est devenu son but, et son but le moyen.
    On observe le même mécanisme dans les partis politiques. Un parti se crée à partir d’une idéologie, d’une vision de la chose publique, d’un concept social ou économique, dans le but de faire triompher ses idées. Pour cela il faut parvenir au pouvoir. Dans la jungle politique il est difficile (même avec de bonnes idées) de devenir un parti dominant. Pour cela il faut dépenser des trésors d’énergie, de conviction, de coups tordus, voire de mauvaise foi.
    C’est une tâche si ardue que bientôt l’objectif du parti et de ses dirigeants est d’accéder au sommet, d’être élu, l’idéologie initiale ne servant plus qu’à justifier cette conquête du pouvoir. Le but (imposer une idée) devient le moyen (stratégie de prise de pouvoir). Le moyen (prendre le pouvoir) est devenu le but.
    c’est pourquoi on observe dans tous les partis une débauche d’efforts pour « gagner les élections » l’idée directrice initiale servant d’appât pour gagner le plus de voix possible. Les électeurs ne s’y trompent pas longtemps et reprochent aux politiques de penser plus à leur carrière qu’à la population

  2. La difficulté de grandir
    Pour arriver au pouvoir un parti doit recueillir un maximum de sympathisants, et grandir jusqu’à obtenir une majorité. C’est là que la bât blesse !
    Quand on est un petit parti, l’ensemble des adhérents et des sympathisants forme un groupe idéologiquement assez homogène. Quand un parti grandi il perd cette uniformité de pensée et regroupe des sensibilités qui s’écartent de plus en plus de l’idée originale. On voit se former des « courants », une droite, un centre, une gauche. L’unité du parti est menacée. Un leader charismatique peut réussir à conserver l’unité du parti sous son « aura ». Dans la victoire tout est facile car chacun sait que l’unité sert aussi sa carrière personnelle. Dans la défaite c’est autre chose. Chaque courant en fait porter la responsabilité aux autres, le parti se déchire et de nombreux « petits chefs » émergent. Il devient difficile d’avoir un leader incontesté. C’est l’éclatement ! Certains filent vers d’autres partis, aux idéologies proches ou compatibles, qui leur promettent un avenir. D’autres créent leur propre mouvement, d’autre enfin s’acharnent à faire revivre le cadavre, Il est extrêmement difficile de grandir en gardant son unité
    C’est la fable de « la grenouille qui veut devenir aussi grosse que le bœuf », elle finit par éclater !

  3. Les changements de contexte
    Un parti se crée autour d’une idéologie. Celle-ci correspond aux besoins supposée d’une époque. Avec le temps le contexte dans lequel se projette le parti évolue et certain membre commencent à trouver qu’il faudrait modifier les objectifs du Pari. Survient alors une « querelle des anciens et des modernes » entre ceux qui veulent faire évoluer le parti et ceux qui veulent le garder dans sa fraicheur originale. Pour ceux qui souhaitent une évolution se posent deux problèmes, le choix de la direction à prendre et le fait que les créneaux disponibles sont déjà occupés par des parti plus jeunes. L’espace est limité ! encore une occasion de se déchirer.

En raison de ces problématiques les partis politiques ont une espérance de vie limitée. Celle-ci devient de plus en plus courte au fur et à mesure que les changements sociétaux s’accélèrent.  Ne pleurons pas sur la fin d’un parti, elle est inéluctable.

Éric Zemmour : La stratégie du polémistes

NODFERATU LE VAMPIRE

Tout homme politique a sa stratégie pour s’imposer devant l’opinion publique. Généralement elle consiste à mettre en avant sa personnalité, pour imposer son charisme et ainsi crédibiliser son programme et ses promesses. C’est la méthode choisie par les grands tribuns (De Gaulle, Mitterrand, Sarkozy, Macron, Mélenchon). Il ‘agit d’entrainer les foules dans un élan d’espoir ou de patriotisme qui les met en état de « gober » toutes les promesses, même les moins réalisables.

Ces n’est pas dans les cordes de notre alias de « Nosferatu » qui doit donc adopter une stratégie différente.

Ce n’est pas pour rien que Zemmour est identifié comme un polémiste. J’ai essayé de montrer dans un article précédent comment dans un débat il arrivait à entrainer son interlocuteur sur son terrain de prédilection, là où il se sent à l’aise et prêt à jongler avec les contre-vérités qui désarçonne son adversaire.

Dans le débat public sa stratégie est identique.

  1. Il commence par lancer une contre-vérité évidente, une horreur que ses adversaire, même s’ils le pensent parfois, n’oserons jamais avancer. Ceci crée le « buzz ». C’est l’objectif d’Éric Zemmour.
  2. Les médias avides de scandales, moteurs de la croissance des ventes, la reprennent à loisir, et selon les tendances du média, pour la contrer voire la démolir
  3. Les hommes politiques dans ce délire médiatique sont bien obligés de prendre position. Chacun le fait dans l’intérêt de son parti politique et de son candidat, d’où des opinions très différentes et généralement très tranchées.
  4. La polémique est lancée, les opposition se contredisent, se déchirent.
  5. Le but est atteint, le débat publique est porté sur le terrain choisi par Éric Zemmour qui s’y trouve plus à l’aise que ses adversaires.

Cette stratégie est assez visible et pourtant tous s’y laissent prendre car chacun pense y avoir intérêt. Les médias pour faire de l’audience, les hommes politiques pour se démarquer de leur adversaires. Mais, ce faisant, ils font le jeu du polémiste Éric Zemmour qui ne fait que monter dans les sondages.

Bien sûr, cette tactique est valable dans les débuts d’une campagne électorale, mais elle ne le sera plus quand ce sera les électeurs qui fixeront les sujets qu’ils souhaitent voir débattre .Les politiques seront bien obligés de s(y soumettre. Il est possible qu’alors les scores de Zemmour ne soient plus aussi élevés.

Eric Zemmour, un pervers narcissique

J’avais publié cet article en mai 2019. Il redevient brulant d’actualité

Il était programmé à la télé un débat entre Daniel Cohn-Bendit et Éric Zemmour. J’ai décidé de le regarder, non pas pour les idées qui pourraient y être développées (une idée nouvelle ne peut naitre dans ce genre de débat contradictoire ou conflictuel) mais pour assister à un duel d’éloquence, un débat rhétorique ou la dialectique l’emporte sur les idées. Une sorte de forum d’éloquence comme on pouvait en suivre dans l’Athènes antique. Je dois dire que je suis resté sur ma faim.

J’aime beaucoup écouter Cohn-Bendit et je l’ai suivi depuis ses prestations de mai 68. . J’adore sa vivacité d’esprit, son sens de la répartie, ses analyses lucides et empreintes d’un minimum d’idéologie. Pourtant, là, je l’ai trouvé plutôt faible, sans doute un peu vieillit (cela nous arrive à tous passé un certain âge !) . Il m’a paru hésitant, mal positionné par rapport à son contradicteur. Comment se fait-il qu’un si remarquable rhétoricien comme notre Dany « feu » le rouge puisse ne pas s’imposer devant un esprit aussi étriqué qu’Éric Zemmour ?

C’est bien simple Zemmour est le véritable « pervers narcissique », son archétype !

  1. Narcissique c’est quasi une évidence. Il suffit de le voir s’adresser à ses opposants avec ce sourire suffisant, dédaigneux, voire provocateur, pour mesurer la dimension de son ego. Il affirme, conteste, a toujours raison (même contre les évidences). On l’a vu, de façon pitoyable demander à D. Cohn-Bendit de faire devant lui son « mea culpa » comme s’il était le dieu du jugement dernier.
  2. Pervers, il l’est de deux façons : D’abord, pour assurer son ego il ne doit pas accepter la contradiction. C’est un homme retors, mais à l’esprit plutôt étroit. Une sorte de super héros sans super pouvoirs. Alors, ne pouvant pas se hisser au-dessus des autres, il n’a d’autre issue que de les rabaisser et si possible les humilier. Dans le débat on l’a vu humilier une pauvre jeune fille qui parlait de ses expériences positives de contact avec des étrangers lors de son expérience « Erasmus » Il l’a rabaissé au rang de petite étudiante privilégiée croyant naïvement que son vécu pouvait avoir valeur universelle alors qu’il n’était que le résultat d’un « entre-soi » d’un petit milieu bourgeois. (Ce qui est totalement faux car ce contact positif entre jeunes étrangers se retrouve dans tous les milieu sociaux, par exemple dans les rencontres sportives, les journées mondiales de la jeunesse, les chantiers de jeunesse, etc. etc.). Il est de ce fait prêt à asséner les plus énormes contre-vérités pour assurer l’intégrité de son ego.

On retrouve là l’univers fabriqué du narcissique. Pour assurer sa supériorité il se construit un univers à sa mesure, dans lequel il joue le rôle d’un « Deus ex machina », super arbitre de la vérité. Il s’accroche à cet univers qui le sécurise dans lequel ce que nous pouvons prendre pour des « fake news » sont les piliers de sa construction égotique. L’erreur majeur de Dany est de l’avoir suivi dans cet univers taillé à sa mesure perverse dans lequel il navigue comme un poisson dans l’eau. Dany pensait pouvoir déconstruire cet univers, il s ‘est en fait noyé dedans. C’est une bonne leçon de ce débat, on ne peut lutter avec un tel Narcisse en le suivant dans son monde incohérent (pour nous) et dont lui seul a les clés. On ne peut que s’y perdre.

On voit bien comme dans l’actuel débat de la présidentielle Zemmour entraine les autres sur son terrain et comment ses adversaires s’embourbent dans ce terrain. Il faut sortir Zemmour de sa « zone de confiance » pour pouvoir le contrer, oublier ses propos racistes (Islamophobes) pour l’entrainer sur des sujets sur lesquels il sera moins à l’aise.  

  • L’autre perversité de ces sinistres narcissique, qui en fait les êtres retors et dangereux que l’on connaît est justement leur capacité diabolique à nous entrainer dans cet univers fantasmé. N’importe quelle de ses propositions sont des pièges pour nous attirer sur son terrain, dans son piège. Répondre à une de ses phrases s’est glisser dans la trappe. C’est notre pensée qui devient incohérente dans un monde ou lui gére la cohérence. Cela revient à s’agiter dans des sables mouvants. C’est pourquoi ces individus sont de redoutables manipulateurs qui finissent par faire perdre à leur proche toute notion de leur réalité propre pour épouser celle du pervers.

Message pour Daniel Cohn-Bendit : On ne débat pas avec un pervers narcissique, on le soigne. Par contre ce débat a loin d’avoir été inutile car il a mis en évidence la pathologie d’Éric Zemmour. On peut maintenant s’en méfier et s’en défier !

La mystification du « grand remplacement »

Le grand remplacement est une théorie conspirationniste d’extrême droite popularisée par l’écrivain Renaud Camus, qui est généralement présenté comme son inventeur. Il énonce sa thèse dans le livre L’Abécédaire de l’innocence publié en 2010, et en fait le titre d’un autre ouvrage qu’il publie en 2011. Cette théorie est très populaire dans la mouvance identitaire de l’extrême droite. D’après cette vision, les Français « de souche » seraient évincés démographiquement par des peuples non européens, principalement issus des pays du Maghreb et de l’Afrique subsaharienne, suivant un processus d’immigration de « peuplement » avec la bénédiction d’un « pouvoir remplaciste ». La rédaction numérique de RTL résume sa théorie : « les Noirs et les Arabes vont remplacer les Français “de souche” ; ils veulent saper la “civilisation” française ; il suffit d’ouvrir les yeux pour s’en rendre compte, mais les élites nient cette réalité ».

Présente dès la fin du XIXe siècle et durant le XXe siècle, cette thèse vise successivement en Europe les Juifs, les Italiens, les Arméniens, puis les Maghrébins à partir de l’après-guerre. Elle a principalement des origines néo-nazies et antisémites.

La grande hypothèse de cette théorie est le remplacement d’une population à faible fécondité (Les Français) par une population à forte fécondité (les musulmans Arabes ou noirs) et d’une culture à laquelle nous sommes attachés par une culture qui nous serait étrangère.

Cette théorie essentiellement véhiculée par l’extrême droite est une large mystification organisée dans un objectif raciste et discriminant à l’égard des étrangers qui souhaitent s’installer en France.

Bien que martelée par les courants complotistes à références pseudo nazie, elle ne résiste à aucune analyse sérieuse.

Références historiques

On ne trouve pas d’exemples dans l’histoire d’un phénomène de « grand remplacement » en dépit de nombreuses tentatives.

L’occupation Romaine sur l’ensemble du bassin Méditerranéen a bien tenté une relative « romanisation » des peuples colonisés, qui a disparue avec l’effondrement de l’empire Romain. Chaque peuple ayant repris sa culture propre, même si des influences romaines ont perdurées en France les « Gaulois » sont restés Gaulois, et les Romain sont devenus Italiens.

La colonisation Française en Algérie, Vietnam, Afrique noire, si elle a pu imposer son administration coloniale, son système éducatif, son influence religieuse n’a que très peu influer sur les identités locales. Dès la décolonisation les population de ces états ont repris leurs us et coutumes, leur religion dominante, leur culture ancestrale. le grand remplacement des cultures ne marche pas. Nos complotistes craignent l’invasion d’une culture Maghrébine en France. Ceci montre à quel point elle est restée vivace malgrés les colonisation!

Les colonisations Britanniques n’ont pas empêché que l’Inde reste l’Inde, et l’Afrique de l’est Africaine.

Les tentatives soviétiques ou maoïstes pour créer « un homme nouveau » ont été un échec total. Dès la fin de la coercition les peuple Russes ou Chinois sont vite revenus à leurs cultures de tradition.

L’arrivée massif de Juifs en Palestine (devenu Israël) n’a pas modifié les croyances et les valeurs des populations Arabes locales, à tel point que c’est maintenant Israël qui redoute l’accroissement numériques des Arabes d’Israël.

La théorie de la démographie

Encore un mensonge patent

Faisons une estimation tout à fait grossière, juste pour fixer les idées :

Nous sommes, disons, 66.000.000 de Français, dont 8% sont musulman,

et nous avons environ 650.000 naissances par ans

Si EF est le nombre d’enfant d’origine Française

EM les enfants d’origine musulmane

Si on admet que les familles musulmanes font deux fois plus d’enfant que les familles Françaises et que la mortalité est identique chez les « Français » et les « Musulmans »

On peut écrire :

EF + EA =650.000

EF + 2×0.08 EF =650.000

D’où EF= 650.000/1.16

EF=560.000 et EA = 90000

Au bout d’une génération (20 à 25 ans) les musulman seraient alors environ 15% dans la population de France. C’est un accroissement notable, mais on est loin du grand remplacement. Si leur fécondité ne varie pas ils pourraient être 50% dans 50 ans. Voilà qui devient sérieux !

Cependant on sait que le taux de mortalité est plus fort chez les population les moins favorisées, dont font partie les émigrés et que au bout d’une génération le taux de fécondité des « issus de l’émigration » devient similaire à ceux des Français dit « de souche »

D’autre part le taux de fécondité des femmes française est passé de 2. 2 enfants par femmes en 2010 à 1,84 en 2020. Il ne cesse de baisser.

Dans ces conditions le « grand remplacement démographique » n’est pas pour demain et n’est qu’un leurre agité par les complotistes et l’extrême droite pour affoler les populations.

La perte de sa culture

La culture est formée par l’ensemble des expériences vécue et des jugements que l’on a portés sur elles. Elee forme notre identité, ce qui nous caractérise comme un individu unique. La culture ne se perds pas (sauf perte de mémoire amnésique). Elle peut évoluer (et elle évolue tous les jours), se modifier, subir de nouvelles influences. Mais ces modifications n’effacent pas notre historique, elles puisent en lui pour donner un sens à nos nouvelles expériences, elles l’enrichissent.

Dans l’après-guerre nous avons été fortement influencés par la culture américaine. Musique, business (marketing, management), alimentation (Hamburger, Ketchup, sodas). Ceci a profondément modifié nos modes de vie, et pourtant aucun Français ne s’est senti dépouillé de son identité ou de sa culture

L’intégration progressive

Dans le processus d’intégration prôné par l’extrême droite il faudrait que les étrangers perdent totalement leur culture pour adopter une culture Française, les Français dit « de souche » ne bougeant pas. C’est impossible car on ne peut perdre sa culture. Par contre une évolution progressive peut amener les ressortissant venu de l’extérieur à greffer sur leur culture des éléments de la culture Française, à condition que les Français acceptent d’adopter certains éléments de la culture des émigrés.

Pour intégré un élément à un ensemble, il faut que cet ensemble libère de la place pour l’élément à intégrer.

Les invraisemblances de la langue Française

Beaucoup considèrent que la langue Française est une langue extrêmement riche, subtile et permettant de transmettre toutes les nuances de notre pensée. Ce n’est pas faux et pourtant elle est également riche en invraisemblance. Dans mon titre invraisemblance devrait se lire « invraizemblance » (S entre deux voyelles

Les mots « genrés »

On connaît le problème de la féminisation des mots qui conduit à des propositions aussi fantaisistes que « l’écriture inclusive ». C’est un débat qui est la simple conséquence de notre fâcheuse habitude de « genrer » les mots. Pourquoi un fauteuil est il masculin alors qu’une chaise et féminine. Les objets n’ont pas de sexe, du moins à ma connaissance, et bien malin qui trouve un coté masculin à un fauteuil. J’ai eu beau vérifier entre les pattes de mon fauteuil sans y trouver un indice de sexe. Seuls les êtres vivant qui se reproduisent sont sexués et peuvent supporter un genre. Personnellement j’utilise pour désigner notre espèce le terme d’humains, pour désigner le mâle le terme d’homme et pour la femelle celui de femme. C’est une distinction que l’on retrouve souvent dans le monde animal, en tout cas pour ce qui est des animaux qui nous sont les plus familier.

En ce qui concerne les noms de métiers, par exemple le boulanger et un monsieur qui se lève à 4 heures du matin pour préparer la fournée du matin. La boulangère est plutôt à la vente et à la caisse et son métier est très différent de celui de boulanger, elle est plutôt vendeuse. Boulangère n’est donc pas, apriori, une femme qui fait un métier de boulanger. « Genrer » les métiers est un non-sens, même si certains métiers sont plus couramment pratiqués par des hommes ou des femmes, la notion même de métier n’a pas de raisons à recevoir un genre. On n’a pas besoin de » dire un auteur, une auteure, puisque un auteur ou une auteur serai suffisamment clair

Les redondances

On sait que dans tout système organisé toute donnée redondante est susceptible de prendre une valeur différentes selon les situations. C’est toujours une source d’erreurs.

Pour définir le genre et le nombre nous disposons à la fois de pronoms, d’articles, et de la notion de pluriel. Supposons que j’écrive : « les chaise» en omettant le s du pluriel. La plupart d’entre vous vont me signaler une faute d’orthographe. Pourtant il se peut également que chaise soit correctement écrit et que ce soit l’article : les qui soit incorrect et devrait être remplacé par : la. L’interprétation n’est plus univoque mais dépend du contexte de la phrase, à savoir s’il y a une ou plusieurs chaises.

Cette redondance d’information conduit à une imprécision dans l’écriture correcte de la phrase.

Il est inutile pour définir un genre ou un nombre d’utiliser deux informations. Si j’écris les chaise, j’ai défini par l’article « les » que chaise est un pluriel. Inutile d’y ajouter un S.

Pour le genre, si j’écris : « la femelle du porc est la truie ». Trois informations indiquent le genre féminin, car ‘la’ indique le féminin,’ femelle’ indique le féminin, et ‘truie’ également.

Ceci nous oblige de plus à qualifier de féminin une truie, ce qui est une comparaison qui ne fera pas plaisir à toutes les femmes !

Les consonnes redoublée

Par exemple les mots s’écrivant avec un m ou avec mm. J’ai essayé de me pencher sur ce cas particulier du m redoublé ou non. J’ai trouvé pas moins de 12 règles différentes représentant chacun un cas particulier, et encore nombreuse sont assortie d’un « le plus souvent ». La plus satisfaisante étant que si la racine du mot commence par un m on double le m

Par exemple maillot emmailloter

Dans l’ensemble il ne s’agit pas de règles de construction mais de règles d’usage servant à tenter de donner un aspect réglementaire à des concept crées par l’usage.

Cet usage est très complexe à gérer et il serait bien plus simple et aussi clair de ne jamais doubler les consonnes

Un somet me paraît aussi clair que un sommet

J’apele est aussi clair que j’appelle

Une fois les vieux reflexes remisé (avec un m) au placard

Je dis et je répette, les Français ne sont pas mauvais en orthographe, c’est l’orthographe qui est mauvais en Français

Le principe d’incertitude d’Heisenberg dans la vie courante

Pour commencer je vais essayer de résumer le principe d’incertitude d’Heisenberg, l’un des fondements de la mécanique quantique, pour tenter ensuite de vous en montrer une illustration dans la vie courante, la polémique qu’il a suscitée, et comment cette notion d’incertitude influe sur nos comportements.

Mon explication relève plutôt de la basse vulgarisation, mais elle n’est pas faite pour démontrer mais pour faire comprendre.

Ce principe a souvent été énoncé comme : « En mécanique quantique on ne peut connaître à la fois la vitesse et l’énergie d’un électron » alors qu’il faut le modifier en « connaître avec précision la vitesse … ».

En 1928 Earle Hesse Hennad a établi pour tout corps l’inégalité :

∆p x ∆e >= h / m

Dans laquelle :

∆x est l’imprécision sur le mesure de la position d’un corps (en simplifiant)

∆e est l’imprécision sur le mesure de l’énergie d’un corps (toujours en simplifiant)

H est la constante de Planck

M la masse du corps considéré

  1. On voit immédiatement que si la masse M de l’entité est grande, le produit des incertitudes de mesure est faible. Les mesures de la position et de l’énergie de l’entité seront précises. On est dans le cas de la mécanique classique de Newton ou de la théorie de la relativité.
  2. Par contre si la masse de l’entité est très faible (un électron par exemple), le produit des incertitudes de mesure est grand. Si on veut mesurer la position de l’électron avec précision (l’erreur ∆p est très petite) alors la précision sur son énergie sera très faible (l’erreur ∆e très grande). Inversement si on a une bonne précision sur la mesure de l énergie (∆e très petit) alors la précision sur la mesure de la position (∆p très grand) sera très faible. D’où l’énoncé du principe d’incertitude

Pour illustrer ce principe prenons l’exemple d’un photographe qui photographie un homme en train de courir.

  1. S’il choisit une vitesse d’obturation très grande (1/1000 de seconde), l’image sera très nette. On évaluera avec précision la position de l’homme sur la photo. Par contre il ne sera pas possible d’en apprécier la vitesse.
  2. Si au contraire il choisit une vitesse d’obturation lente (1/10 de seconde) l’image de l’homme sera floue, étirée et on ne pourra pas évaluer sa position. Par contre en fonction de la vitesse d’obturation , de la longueur du « filé » et d’une mesure de repères sur l’image il sera possible d’accéder à la vitesse du coureur.

C’est le principe d’incertitude d’Heisenberg qui nous explique que toute tentative de mesure précise de l’énergie et de la position d’un électron est vouée à l’échec. La théorie quantique doit se dérouler sur cette incertitude. Elle a fait l’objet d’une longue polémique entre Albert Einstein et Nils Bohr. Einstein affirmant qu’une théorie qui présentait une incertitude n’était pas abouties ; Bohr prétendant le contraire. L’histoire donnera raison à Bohr et Einstein devra s’incliner. N. Bohr raisonnait en terme quantique et A. Einstein un mode classique : relativiste ou Newtonien.

L’intérêt de cette polémique est de montrer comment des personnages aussi brillant que Albert Einstein pouvait, en son âme et conscience, refuser l’idée même d ‘incertitude dans la description de l’univers.

C’est une position inhérente à notre culture occidentale que de refuser le paradoxe ou l’incertitude. Nous sommes baignés de culture Judéo chrétienne (à laquelle n’échappent pas les musulmans) dans laquelle la certitude est le dogme. Dieu existe, les textes sacrés sont incontournables, la vérité est une et indivisible, le paradoxe une faute, un erreur. Dans les cultures Asiatiques comme le Bouddhisme le paradoxe est facilement accepté. Il est considéré comme une simple erreur logique dans les représentations que nous nous faisons de la vie. Le karma, construit par l’homme n’a aucune raison d’être parfait. Le paradoxe fait partie des inévitables erreurs que nous vivons tous les jours et qui ne doivent pas nous perturber. Ce qui est dicté par Dieu n’est pas discutable (culture occidentale) ce qui est construit par l’humain doit être perpétuellement remis en cause (culture Bouddhiste). En psychologie on retrouve cette même dualité entre les travaux de Freud, construit sur la vérité des représentations logiques, et ceux de Jung, plus basés sur l’émotion et le ressenti.

Pourquoi avons-nous tant besoin de certitudes ? La psychologie relativiste va nous montrer qu’il en est ainsi de la nature humaine.

Si l’animal est animé par ses émotions l’humain a la capacité de les formuler, d’en donner une représentation sous forme de sentiments et de comportements codifiés. Malheureusement si l’humain a cette capacité, il en a aussi la nécessité, et c’est là que « le bât blesse ». Cette re^résentation se construit en comparant la situation vécue avec celles vécues précédemment. C’est ce que l’on appelle le positionnement. L’impossibilité ou la difficulté de l’humain à se positionner (qui est le moyen de se définir) est génératrice d’angoisse (qui est la sensation de ne pas savoir qui l’on est, ou l’on est, pourquoi on fait les choses, c’est à dire une absence de repères). Hors il est beaucoup plus facile de se positionner par rapport à des certitudes que par rapport à des proposition plus floues. C’est pour cela que les « fake news » assénées avec vigueurs comme des certitudes sont mieux reçues que les « true news » exprimées par les experts qui sont toujours plus nuancées, qui incluent certains doutes et remise en cause possibles.

Certains psychologues avancent que l’on peut juger de l’état de santé mentale d’un individu à sa capacité à accepter l’incertitude. C’est sans doute un peu exagéré car cela exclu les pathologies narcissiques et paranoïaques qui sont pétries de certitudes mais.

Un des grands problème du monde moderne et que les choses deviennent si complexes et changent si vite que nous avons du mal à garder des repères stables. Nous vivons de plus en plus dans un provisoire permanent, l’incertitude rode autour de nous et nous vivons dans une perpétuelle anxiété. Il nous faut sans cesse nous adapter à des situations nouvelles et apprendre à gérer l’incertitude est sans doute le défi de ce nouveau monde. L’adaptabilité est sans doute une des qualité majeures du citoyen d’aujourd’hui et de sa santé mentale. Ce n’est pas un hasard si le radicalisme et son besoin de certitudes se développe actuellement, ces narcissique paranoïaques seront une nouvelle plaie moderne.

L’agonie de la démocratie

La démocratie athénienne désigne le régime politique mis en place progressivement dans la cité d’Athènes durant l’antiquité et réputée pour être l’ancêtre des démocraties modernes Le terme démocratie vient des mots grecs δῆμος / dêmos (« le peuple ») et κράτος / krátos («la puissance, le pouvoir »). Il s’agit donc d’un régime où les décisions sont prises par le peuple.

En 451, Périclès modifie la loi qui désormais confère la citoyenneté au jeune adulte à la seule condition de la double filiation d’un père de statut citoyen et d’une mère, fille de citoyen, ce second critère introduisant une restriction notable.

Les esclaves et les femmes considérés respectivement comme des biens et d’éternelles mineures, ainsi que les métèques (étrangers) n’étaient pas inclus dans la communauté politique

On voit que cette démocratie d’origine était en fait aux mains d’une petite partie de la population et loin d’être aussi démocratique qu’on le prétend.

Dans le monde occidental et au moyen orient c’est le régime de la royauté et du califat qui est en vigueur, appuyé sur des appartenances religieuses et en accord avec les églises et les prêtres.

A la révolution Française la royauté est abolie et la république instituée.

La république est un mode d’organisation d’un pays dans lequel le pouvoir est exercé par des représentants de la population, généralement, et où le d’État n’est pas héréditaire et n’est pas le seul à détenir le pouvoir. Une république est typiquement antonyme d’une monarchie héréditaire, mais n’est pas toujours synonyme de démocratie

La démocratie commence avec le mandat que l’on confie aux représentants élus. Il peut être de deux nature

Le mandat représentatif est une forme de mandat politique qui possède la caractéristique d’être général, libre et non révocable. C’est à dire que le représentant peut agir en tous domaines à sa guise car il n’est pas tenu de respecter les engagements qu’il aurait éventuellement pris devant ses mandants.

Le mandat impératif est une forme de mandat politique, dans lequel le pouvoir est délégué à une organisation ou un individu élu en vue de mener une action définie dans la durée et dans la tâche, selon des modalités précises auxquelles il ne peut déroger.

En France nous avons opté pour le mandat représentatif

Nos représentant constituent le corps législatif, chargé d’établir les lois de la république. Nos députés, bien que élus dans une circonscription ont essentiellement une représentativité nationale. L’ingérence de nos députés dans les affaires de leur circonscription, donc au plan local, est une première entorse à notre démocratie à visée essentiellement électoraliste. Nos députés non aucune prérogatives locales et encore moins de rôle exécutif.

Mais ce n’est pas ces petites entorses qui mettent en danger notre démocratie, le mal est plus profond.

Si on s’en tient à la définition de la démocratie comme la gouvernance par le peuple, on peut, à la limite, dire que les périodes Hitlérienne, Stalinienne, Castriste, ou Maoïste, étaient des démocraties puisque le peuple approuvait ces dirigeants et avaient le sentiment que c’était leur pensée qui dirigeait le pays. C’était, bien sûr, une illusion.

Le risque maximum qui guette nos démocraties et l’effritement du sens du collectif dans les populations, la perte du sens du devoir remplacé par la forte conscience des droits individuels. Ce sont les devoirs communs qui font une société et qui permettent à chacun d’accéder à ses droits.

Nos sociétés, surtout dans les pays riches, sont sur protégeantes, et c’est un bien. La médecine nous assure une bonne santé, les assurances la réparation des dommages matériels, les états nous protègent des agressions extérieures, etc. etc. Chacun prend ces protections comme un droit absolu, comme un dû, en oubliant qu’ils ne sont que le fait du dévouement des autres. Dans cette sécurité chacun pense qu’il peut s’assumer seul et réclame sont autonomie. C’est une attitude délétère pour une société.

  1. Chacun entend décider par lui-même, ce qui nous fait passer de la démocratie à l’anarchie
    Mon vote ne sert à rien puisque je n’obtiens pas ce que je désire. C’est l’une des raisons majeures (pas la seule) de l’abstention aux différents votes. Le sentiment que le vote n’est plus une action collective, statistique, mais une revendication individuelle est forte, il est pris comme une question que l’on pose à chacun pour donner suite à ses désirs et non comme un outils pour dégager une majorité.
    L’Uberisation des professions, le désir d’être son propre patron, traduisent ce sentiment que l’on « s’en sort mieux » seul qu’en collectivité. Le Brexit en est un autre exemple.

  2.  On ne respecte plus la représentativité, c’est une conséquence du précédent
    Dans notre démocratie les décisions du parlement, représentant du peuple sont souveraines. Pourtant les décisions de nos législateurs sont systématiquement contestées par des manifestations, de plus en plus violentes, dans la rue. Les minorités n’acceptent plus les décisions prises à la majorité, n’acceptent plus notre modèle démocratique. L’exemple récent des polémiques sur le port du masque, la vaccination, le passe sanitaire en témoignent.
    Ont en voit une illustration dans le sport avec l’apparition de l’arbitrage vidéo. Avant, la décision de l’arbitre était souveraine, on lui accordait une forme d’infaillibilité déléguée. Le public et les supporters n’acceptent plus cela. La vidéo représente ce que ne voit pas l’arbitre et que voit le public (le peuple) et qui prime sur la décision arbitrale. L’arbitre n’est plus un des joueurs de la partie mais un exécutant de la décision collective. En viendra-t-on un jour à un référendum pour savoir si un but et marqué ou non !
  3. Désir de proximité de la décision, Chacun se croit en droit et en capacité de participer aux décisions et la démocratie dites « participative » séduit d’avantage que le démocratie représentative. Elle présente un danger car l’excès de démocratie participative conduit vite à l’anarchie, puis par réaction à la dictature. On l’a vu dans l’évolution des systèmes communistes dans lesquels la démocratie directe à amené Staline, Mao, Castro au pouvoir.
  4. La dernière faiblesse de la démocratie réside dans le fait que la décision choisie par la majorité n’est pas toujours la meilleure, elle est souvent la plus mauvaise pour ne pas dire la pire. C’est la majorité du peuple Allemand qui a porté le parti Nazi et Hitler au pouvoir. C’est aussi les peuples qui ont choisi Staline, Mao, Castro, Poutine, Erdogan. Le slogan « le peuple a toujours raison » est bien discutable
    Notre monde devient si complexe que les décisions dites « de bon sens » n’ont plus beaucoup de sens. Les experts et spécialistes qui passent leur vie sur un sujet ont bien du mal à dégager « la » solution, alors le pauvre peuple et bien loin des réalités. Les décisions ont des conséquences à long termes difficile à évaluer, et « le peuple » juge à très court terme.

En conclusion, la démocratie qui était adaptée à un monde formé par des élites dirigeantes et un peuple ignorant ont été tuées par le développement de l’éducation. Beaucoup d’entre nous sont formés et veulent, se croient en capacité, de participer aux décisions. Les élites, comme tous les hommes, sont faillibles et n’inspirent plus confiance à la population. Elles se sont, inévitablement, décrédibilisées et le sentiment du « je ferais mieux » c’est imposé à tous. Comment faire participer chacun à des décisions sur des sujets que très peu maitrisent … c’est l’équation que nous devons résoudre pour assurer le « vivre ensemble » du monde future.

Liberté, égalité, fraternité. Le paradoxe dans l’utopie

Comme le disent tous les étrangers, la France est un pays romantique ! pas uniquement au sens littéraire du mot, mais plutôt par l’idéal de nos valeurs. Si les Asiatiques sont des pragmatiques nous sommes des grands idéalistes. Il est vrai que notre mythologie est pétrie de valeurs chevaleresques : « La défense des plus faibles, de la veuve et de l’orphelin, le triomphe de l’affectif, de l’amour, de la passion sur le réalisme, la honte de l’argent gagné, la négation des hiérarchies, l’égalité de tous, le choix pour chacun de son destin.

Ce sont d’ailleurs trois utopies qui définissent les valeurs de notre République : « Liberté, égalité, fraternité ». Valeurs qui sont d’ailleurs parfois antinomiques

Libertés

La liberté est un mot à sens multiples.

Pour Épicure c’était la capacité pour chacun de faire ce qui lui plait, selon son désir, pour Auguste Comte la liberté venait avec la raison et donc par la science. Pour les existentialistes (Kierkegaard, Sartre) l’humain libre était celui qui agit, l’humain qui subit étant un esclave. Paul Valery disait : « Liberté est un de ces mots détestables qui ont plus de valeurs que de sens ». Il voulait dire par là que la liberté était plus une utopie qu’une réalité. C’est bien mon avis. La liberté est un objectif que nous cherchons tous à atteindre mais sans jamais y parvenir.

A mon sens, la liberté survient lorsque les contraintes sont admises comme des nécessités. Par exemple, les contraintes de religions (communion, ablutions, confessions) qui seraient pour moi des contraintes et une atteinte à ma liberté sont vues différemment par les croyants qui les jugent comme des nécessités et les acceptent sans problèmes.

Egalité

Pour les êtres humains, l’égalité est le principe qui fait que tous doivent être traités de la même manière, avec la même dignité, qu’ils disposent des mêmes droits et sont soumis aux mêmes devoirs. Elle a été promue par Jésus Christ, les églises, la révolution Française, l’utopie communiste entre autres. L’expérience de la vie montre, à loisir, que s’il s’agit d’un objectif louable, il n’en est pas pour autant atteignable. 2000 ans de civilisation occidentale en sont la preuve. L’égalité est une utopie, un leurre après lequel nous courons sans l’atteindre

Fraternité

C’est la vertu cardinale des sociétés fondées sur la solidarité réciproque.

La fraternité est un état d’unité, entre plusieurs personnes. C’est un sentiment qui dépasse l’égo, qui rassemble plusieurs « moi » pour faire un « nous ». Cet ensemble porte à son fondement le respect de la personne humaine. Ici encore il s’agit d’une magnifique et généreuse utopie qui, malheureusement se fracasse sur le mur de la réalité. Nous sommes tous frères, mais bien souvent frères ennemis !

Liberté et égalité. Tout dépend de la définition de la liberté. Si on la prend comme la plus part la conçoivent, au sens Épicurien, comme la capacité à faire ce que l’on veut, elle est en opposition avec la notion d’égalité. Cette liberté induit inévitablement des différences vécues comme des inégalité. L’égalité impose des sacrifice qui sont des obstacles à la liberté de chacun. On le voit clairement lorsque des décisions prises pour le bien commun sont remises en question quand elles égratignent les libertés de chacun.

Liberté et Fraternité. La liberté de chacun empiète sur celle des autres. La notion de fraternité est bafouée. La liberté d’expression, par exemple, est l’anti thèse de la fraternité puisqu’elle permet à chacun de gêner, médire, et nuire à son voisin. On ne peut avoir « le beurre et l’argent du beurre ! »

Egalite et fraternité. Ces deux notions semblent compatibles puisque arriver à l’égalité suppose, pour y parvenir, des sacrifices réciproques et donc de développer une sorte de sentiment de fraternité. Cependant l’égalité, lorsqu’elle est imposée comme cela fut le cas dans les régimes soviétiques n’engendre pas la fraternité mais la rivalité., Par contre la fraternité peut mener à une forme d’égalité

Conclusion

On voit combien notre pays est entravés dans ses valeurs les plus fondamentales. Certes elles ne manquent pas de panache, et c’est que nous aimons, mais elles manquent totalement de réalisme. Le collectif de la fraternité se heurte à l’individualisme de la liberté, et l’égalité à bien du mal à trouver sa place dans ce conflit.

La liberté que chacun considère comme son droit individuel et en opposition à la fraternité qui représente les devoirs de chacun. Notre société privilégie les droits sur les devoirs, l’individualisme sur le collectif, c’est pourquoi nous glissons doucement de la démocratie vers un début d’anarchisme. Il est difficile d’imaginer une future société sur ces bases.

Dieu serait-il un pervers narcissique ?

Un pervers narcissique est un individu à l’ego démesuré qui développe les stratégies les plus élaborées pour humilier, dévaloriser les autres et ainsi les mener à croire que leur seule issue est dans l’adoration et la soumission à sa volonté.

Présenté comme cela … on voit venir l’analogie !

Ce que je vais dire maintenant doit évidemment être considéré comme une fable, dont la forme est symbolique, à ne pas trop prendre au sérieux, mais dont la morale mérite d’être prise en compte. Je m’excuse par avance si je peux choquer des religieux, mais tout croyant a le droit, et même le devoir, de réfléchir sur sa croyance

Je parlerais de la religion chrétienne, parce que c’est celle que je connais le mieux, mais les propos restent valables pour toutes les grandes religions de notre époque.

Dieu a créé les humains et, sympa, les a placés dans le paradis terrestre. Les humains ont fauté, péché, et se sont attiré le courroux de dieu. Si les humains ont péché c’est bien parce que le péché existait, et c’est bien dieu qui l’avait créé ce péché. C’était donc un piège dans lequel Adam et Ève sont tombés à pied joints. Dieu les a chassé et envoyé sur terre.  Il avait déjà créé la terre et déjà donc prévu que les humains tomberaient dans le piège qu’il avait conçu. Machiavel puissance dix !  Ca c’est pour le pervers narcissique.

La réaction de dieu est celle de tous les narcissiques contrariés, il s’est senti agressé et a développé une réaction paranoïaque en chassant nos ancêtres du paradis. Si dieu avait été un peu moins égotique il aurait admis sa part de responsabilité dans l’histoire aurai pardonné à Adam et Ève, et nous coulerions tous des jours heureux au paradis ! Quel gâchis ! Ca c’est pour la tendance paranoïaque !

Dieu a ensuite envoyé son fils se faire crucifier pour réparer nos fautes. Un façon

  1. De sacrifier son fils à son narcissisme, pas chouette.
  2. De mettre en évidence notre incapacité à nous racheter par nous-même et donc de montrer que notre seul salut c’était lui, à travers l’adoration et la soumission que nous lui devons

C’est typiquement la stratégie du pervers narcissique à tendance paranoïaque. Il aurai quand même été plus sage de pardonner aux humains leur erreur, quitte à leur « passer un savon » et tout serai rentré dans l’ordre sans douleur. On peut dire que dieu a gâché l’avenir de l’humanité par vanité.

Mais dieu ne s ‘est pas arrêté là. Il nous a enseigné « pardonnez-vous les uns les autres comme je vous ai pardonné ». Tu parles ! si lui, avait pardonné à Adam et Ève nous n’en serions pas là. Tout à fait la stratégie du pervers narcissique qui crée la situation qui va placer l’autre dans sa dépendance totale.

Dieu a également utilisé une stratégie qui fait partie de la panoplies du pervers narcissique qui est de diviser pour mieux régner. Comment a-t-il pu tolérer, et même être complice, des croisades, de l’inquisition, des guerres de religions, si ce n’est pour jouir de ces divisions qui nous affaiblissent et nous mettent à sa merci.

C’est le principe même du concept de dieu que de créer un personnage « tout puissant » qui demande adoration et soumission. En fabriquant cette image de dieu les humains induisent inévitablement son narcissisme. Les dieux gréco-romain étaient déchirés par des querelles d’ego que même Zeus n’arrivait pas à maitriser, les dieux Égyptiens, Juifs ou musulman sont tous doté de cette « tout puissance » qui ne peut que leur conférer un comportement narcissiste et paranoïaque.

Le ou les dieux, s’ils existent, ne sont pas en cause. Ils sont transcendants et hors des concepts moraux qui caractérisent les sociétés humaines. Ce ne sont pas les dieux qui sont mauvais mais l’image que les humains ont voulu donner d’eux qui est délétère.

Je ne discuterai pas de la croyance ou non croyance à une entité transcendantale. En discuter serai, immédiatement, de ramener cette transcendance dans le domaine des humains et lui retirer son caractère divin. La croyance est un choix, fondamental, que chacun fait sans pouvoir le prouver.

Ce que je discute par contre c’est le problème des religions.

La communication entre une entité transcendantale et les humains n’a aucun sens. On peut communiquer ente humain (et ce n’est pas toujours facile) vaguement entre homme et animaux, mais penser communiquer avec une transcendance à partir des concepts humains me paraît une « escroquerie intellectuelle » qui consiste à attirer le divin dans le champ des humains.

C’est ce que font les religions en développant tout une mythologie à visage humain. Toutes les religions ont donné de leurs dieux une représentation à forme humaine, au moins symbolique, mais accessibles aux humains. Les dieux Égyptiens avaient leurs représentations, les dieux Gréco-romain formaient un panthéon terriblement humain, les chrétiens ont Jésus christ (liaison mi dieu, mi-homme) les musulmans érigent Mahomet ou Ali en médiateur semi divins. Elles ont toutes développé des morales, des dogmes, des rites, des obligations de conception purement humaine et sans rapport avec toute notion de transcendance.

Ce faisant, toutes dénient à leur dieux toute nature divine pour l’intégrer à notre monde. Adorer dieu en lui refusant toute nature divine est le pire blasphème que l’on puisse faire.

Mais pas de problème puisque le dogme des dogmes des religions est que l’on n’a pas le droit de douter. Dans une religion dieu est dieu par le simple fait qu’il est interdit d’en douter. Cela ressemble un peu au culte de Kim-Jong-un en Corée du nord !

Peut-on démonter une certitude ?

Les certitudes sont des idées apparemment très difficiles à « démonter ». Elles sont tellement ancrées dans l’esprit qu’elles habitent qu’elles semblent indéboulonnables et définitives. Ceci pour plusieurs raisons

  1. Parce que quoi qu’il en soit, il est toujours difficile, pour tout être humain, de changer d’avis, de se remettre en cause. C’est toujours pris comme une défaite, une soumission à celui qui vous contredit, un échec
  2. Une idée n’est jamais une entité isolé dans une pensée, présente et autonome. Elle fait partie de tout une construction intellectuelle, elle est un élément dans le réseau de notre conscience et comme telle liée par des relation de causalité logique à d’autres idées, elles-mêmes liées à d’autres idées. Remettre en cause une simple idée implique de remettre en cause les relations de dépendance qu’elle avait inscrit dans la mémoire. Ce peut conduire à un grand chambardement … que bien souvent on préfère éviter.
  3. Parce que les gens « pétris » de certitudes sont bien souvent des personnalités psychorigide n’ayant, par nature, que peu de capacité d’adaptation. Toutes remise en cause de leurs convictions est vécue par eux comme une réelle agression. Ils ont un comportement de type paranoïde.

Pourtant il ne devrait pas être difficile de remettre en cause les certitudes. Elles représentent toujours une version monolithique, schématique, réductrices, d’une situation toujours complexe. Il y a donc, forcément des contres arguments, dont les porteurs de certitudes n’ont pas voulu tenir compte ou plus souvent qu’ils ignoraient, à leur proposer. Pourtant, il est quasi impossible de les prendre en défaut car ils ont des stratégies d’évitement que seul des paranoïdes peuvent développer.

Prenons un exemple que j’ai expérimenté lors d’une discussion avec un anti vaccin.

  1. Il me disait qu’il était catégoriquement opposé à se faire vacciner.
  2. Je lui expliquais l’efficacité prouvées par les faits de l’action des vaccins, j’évoquais le devoir civique de protéger les autres, enfin toute l’argumentation bien connue de tous.
  3. Il me répondait : «  avec l’hydoxychloroquine on peut éviter la maladie », ce qui étais une façon de ne pas répondre au débat en cours mais de dévier sur un autre sujet, avec une affirmation tout aussi polémique
  4. J’argumentais que les effets de ce médicament avaient largement été démontrés nuls.
  5. Encore un évitement en me disant que si ce médicament avait été écarté c’est parce que les laboratoires veulent vendre leur vaccin.

D’évitement en évitement la discussion reste stérile, mais le point pernicieux dans ce genre de dialogue c’est que lui a lancé plein d’affirmations, alors que mes dénégations sont restées lettre morte puisque contrées à chaque fois par une nouvelle affirmation. Il reste donc figé dans sa certitude, persuadé de m’avoir cloué le bec alors que dans les faits il à passé son temps à fuir la discussion dans laquelle il se savait en difficulté !

Moralité : « On ne peut pas discuter avec une brouette, surtout si elle est remplie de « M…. », tout au plus peut-on la pousser !

La certitude est l’élément fondamental de la radicalisation. Elle peut se traduire sous deux formes majeures

  1. La radicalité primaire. Il s’agit de personnalités psychorigides, sans capacité d’adaptation et de ce fait narcissiques et paranoïaques.  Ils sont pétris de certitudes manichéennes. La structure de leur conscience, construite autour d’une accumulation de « vérité absolues » est tellement rigidifiée que la remise en cause du moindre de ses éléments suppose un bouleversement total de ce qu’ils sont. Le processus de dé radicalisation ne peut être que très long car il implique une remise en cause générale de ce qu’a été leur vie. Apprendre à douter, à voir les multiples facettes de la vérité, c’est une chose que bien peu de gens réalisent
  2. La radicalité secondaire. Il s’agit de personnalité, en recherche d’identité, perdu dans leur vécu incertain. Ce sont les clients des sectes et des groupes radicaux. Leur radicalisation constitue leur identité de substitution grâce à laquelle ils se sentent exister. Ils ne veulent pas se dé radicaliser pour ne pas entamer les défenses qu’ils se sont construite. Les faire changer d’avis suppose de leur offrir de nouvelles références, et pour cala ils doivent prendre confiance en vous !

On voit donc comme il est difficile de faire douter ceux qui ont été programmés pour croire. Essayer de persuader un chrétien que dieu est une simple invention des hommes et vous verrez comme le chemin et long et chaotique. Autant persuader un taureau de ne pas foncer sur le chiffon rouge (pour les psychorigides) ou un mouton de ne pas suivre le troupeau (pour les égarés en recherche d’identité)

Certitudes et tolérance, les bases de la vie sociale

Contrairement aux animaux, l’être humain a la capacité de représenter ses sentiments dans un récit chronologique de sa vie. Les événements s’enchainent et sont liés par des relations de dépendance. Tel événement qui survient est l’effet d’un autre événement qui en est la cause. Cette relation de dépendance crée un avant/après qui organise les situations dans un récit chronologique, donc organisé dans le temps. Alors que les animaux vivent dans l’instant présent, l’être humain vit dans l’histoire.

Cette capacité à représenter les relations causale entre les événements est la source de la créativité de l’humain. Être capable de reconnaitre la cause d’un événement permet d’en contrôler l’effet et donc d’innover.

Cette capacité de l’humain est à la fois sa force et sa faiblesse. En effet s’il est capable de représenter la vie sous forme de relations causales il en a, en même temps, la nécessité. C’est là sa faiblesse. Il est obligé de donner une représentation logique des situations, des événements, des sentiments qu’il vit. S’il est en incapacité de la faire, il ne peut se positionner par rapport à eux, se situer dans sa vie. Ce manque de repères et générateur d’angoisse. Celle-ci étant l’impossibilité de se sentir exister, de se définir, sans développer des relations logiques entre l’humain et son vécu.

Pour l’humain, tout ce qu’il ne peut comprendre est source d’angoisse. Les primitifs étaient angoissés devant les volcans, le soleil, la pluie, les inondations, les tremblements de terre, les sécheresses etc. etc. Pour résoudre cette angoisse ils ont inventé les dieux. Le dieu du volcan, le dieu du soleil, le dieu de la pluie …et pour réellement se sécuriser ils ont toujours donné une apparence humaine à ces dieux.

La connaissance évoluant, les événements naturels ont perdu de leur magie et les dieux ont plutôt représenté les sentiments et les valeurs morale. La notion de bien et de mal est présente dans toutes les grandes religions moderne. Les chrétiens ont jésus et les évangiles, le paradis et l’enfer, les musulmans Mahomet, le coran, et encore la vie éternelle conditionnée par le bien et le mal. Chez les Indouistes et les Bouddhistes, la réincarnation est conditionnée par le bien et le mal fait dans sa vie. La encore les dieux ont pris forme humaine. Jésus et humain, fils de dieu, Mahomet supplante Allah dans le cœur des musulmans, Rama, Shiva, Vishnou, ont des avatars à forme humaine, Bouddha est humain déifié par se sagesse !

Cette longue digression sur les religions pour montrer combien les humains ont besoin de certitudes, qu’ils trouvent dans ces représentations à taille humaine de l’inconnu.

La certitude

L’humain se construit sur la certitude. Les religions en sont un exemple, mais les idéologies, les croyances sont de nature identique. Le problème de la certitude c’est, évidemment, qu’elle ne reconnait pas le doute. Si je suis chrétien je ne peux accepter Allah, Bouddha, ou rama, faute de renoncer à ma foi chrétienne. Si je suis communiste, Maoïste, je ne peux accepter le capitalisme. Si j’accepte une alternative, si minime soit-elle, à ma certitude, elle ne devient plus certitude mais doute.

A la question : « Telle religion, telle idéologie, est-elle compatible avec la république ? » la réponse est, évidemment non ! La loi de dieu, le dogme de l’idéologie, prime toujours sur toute autre loi issue des humains. L’adaptation des religions ou des idéologies à la vie dans notre république est un phénomène qui s’explique très bien, mais que je n’ai pas le temps de développer dans cet article.

Cette certitude, qui ne tolère pas le doute, génère une vérité monolithique. Par principe, par certitude, j’ai raison ! et si j’ai raison, l’autre à tort ! Mais, bien sûr, pour l’autre, lui a raison donc j’ai tort ! Ce sont sur ces certitudes que se développent la majorité de nos conflits, et l’incapacité à en sortir. Tout au plus trouve t’on dans les arrangements négociés une forme de tolérance condescendante. J’ai raison et l’autre a tort, mais bon ! il n’est pas si mauvais, pas si dangereux. Tolérons son erreur, trouvons des excuses à son erreur.

La tolérance

Nous vivons chacun les événements de notre vie, nous les analysons, nous les jugeons, au travers de nos connaissances, de nos expériences, de notre histoire, de notre vécu. Nous avons tous un vécu différent et chacun de nous vit le même événement de façon différente. A chacun sa vérité ! Heureusement, vivant en société, nous avons un « bagage » commun qui nous permet d’avoir sur la plus part des sujets un « consensus mou » qui, si nous ne sommes pas trop sectaires dans nos jugements, nous permet, un certain « vivre ensemble »

Si nous admettons que la vérité a plusieurs visage, que la vérité de l’un n’est pas forcément la vérité de l’autre, nous introduisons le doute dans notre vie. La question qui se pose est alors : « est-il possible de vivre avec le doute ? peut-on vivre dans l’hésitation permanente ?» A cette question je réponds oui !

Prenons l’exemple d’actualité des vaccins. Il y a les « pro et les con » (con au sens latin évidemment ! quoique ) Les pro annoncent les résultats scientifiques, les expérience vécues … les con (toujours au sens latin !) argumentent que le virus à été diffusé par les laboratoires pour pouvoir vendre leur vaccins, qu’il peut modifier notre ADN … ! Il y a un certain doute car il n’est pas, a priori évident que l’on puisse totalement balayer les arguments contre les vaccins. Dans ce doute, vais-je tomber dans l’hésitation stérile ? Certainement pas. J’examine les arguments des uns et des autres. L’infime probabilité des arguments des anti vaccins ne résiste pas à la quasi-certitude des arguments des pro. Je fais mon choix et je défends la vaccination. Le doute n’empêche pas l’action.

Prenons un autre exemple : « dieu existe-t-il ? ». Vaste question. Il est aussi impossible de prouver l’existence de dieu que sa non existence. C’est le doute par excellence. Dans ce cas je fais mon choix. Dieu ne me paraît pas nécessaire pour moi, il apporte plus de nuisance que de bienfaits, il génère la certitude que je combats. Je fais mon choix, je décide donc que dieu n’existe pas et j’organise ma pensée autour de cet axiome ? Si d’aventure les événements me montrent que j’ai fais le mauvais choix je changerais mon fusil d’épaule et j’accueillerais ce dieu à bras ouvert.

Conclusion

Je me contenterai de citer quelques citations d’hommes qui ont lutté contre la certitude et pour la tolérance. Ils concluront ce débat mieux que je ne saurais le faire !

« La règle d’or de la conduite est la tolérance mutuelle, car nous ne penserons jamais tous de la même façon, nous ne verrons qu’une partie de la vérité et sous des angles différents. »

Gandhi

« Le doute est un état mental désagréable, mais la certitude est ridicule. »

Voltaire

« Le doute est à la base même du savoir, puisqu’il est la condition essentielle de la recherche de la vérité. On ne court jamais après ce qu’on croit posséder avec certitude. »

Jean Harvey.

Valeurs, Droits, et Devoirs

Dans une société les valeurs sont une représentation archétypale des toute l’histoire de ses membres. Elles représentent les valeurs morales telles que les imaginent les citoyen et qu’ils voudraient voir accepter par tous leurs concitoyens. Mais, attention, il s’agit toujours d’une version ego centrée. Si ces valeurs sont souhaitées pour les autres elles ne s’appliquent à chacun de nous avec beaucoup de restrictions. Chacun de nous est « le cas particulier » qui justifie que l’on prenne certaines distances avec les valeurs fondamentales !

Dans nos civilisation occidentales elles restent fortement influencées par les valeurs chrétiennes, issues des enseignement de Jésus Christ, basées sur l’égalité entre les hommes, la solidarité, et donc sur un certain appel à l’uniformité.  On comprend pourquoi en France Le Jacobinisme domine et la décentralisation difficile.
En Chine, par exemple, c’est l’influence du Confucianisme qui se fait sentir. Elle préconise la prédominance de l’état, que l’individu doit se réformer pour servir sa nation, que chacun doit garder la place qui lui est assigné dans la hiérarchie sociale. Dans un état sain, le vie ne peut qu’être heureuse. Le confucianisme est resté doctrine d’état jusqu’en 1911 et a bien sûr été abolie sous Mao.

Pourtant, en occident jusqu’au XVII ème siècle, en dépit des enseignement des évangiles, c’est une vision proche du confucianisme qui s’est imposé. La noblesse détenait les richesse, rien de plus normal puisqu’ils étaient la noblesse. Le peuple était pauvre, rien de plus naturel dans leur état.

Paradoxalement, ce sont les penseur des lumières et la révolution Française qui ont remis en place les valeurs morales chrétiennes : L’égalité entre les hommes et la solidarité. Cette époque à combattue la religion en tant qu’institution mais n’a pas remis en cause les valeurs morales qu’elle aurait dû défendre.

Cette nouvelle « doctrine d’état » s’est traduite dans « La déclaration des droits de l’homme et du citoyen ». C’est texte magnifique que je relis souvent comme je lirai un grand poème épique.

C’est la que le bât blesse et que nos révolutionnaire ont commis une erreur que nous payons encore tous les jours. Ils auraient dû établir : « La déclaration des devoirs de l’homme et du citoyen »

Dans la nature la notion de droit et de devoir n’existe pas. Le lion n’a pas le droit de manger la gazelle, il en a simplement la nécessité ! La femelle allaite son petit non par devoir, mais par nécessité !

Quand les premiers hommes ont créé les premières société, c’était s’unir pour se défendre contre des dangers que chacun d’eux ne pouvait affronter seul. Les société humaines sont fondées sur la notion de solidarité, donc de devoirs réciproques. Dans un société, nul n’a de droits sans que les autres n’assument leurs devoirs.

Par exemple, le « droit au chômage » si souvent revendiqué n’a de sens que si tous les autres assument leur devoir de cotiser aux ASSEDIC. Sans devoir des autres, le droit au chômage n’est que « pipo ».

 En comparant le nombre de manifestations pour réclamer des droits à leurs pendants pour réclamer des devoirs vous comprendrez les problèmes de nos sociétés. Chacun réclame ses droits, mais se défile autant que faire se peut devant ses devoirs.

Ce sont les devoirs qui créent les droits et non les droits qui créent les devoirs.

Prenons l’exemple des seigneurs du moyen âge, ils avaient le devoir de défendre les populations vivant sur leurs terres. Pour cela ils devaient construire des château fort et entretenir des armées. Ceci leur donnait le droit de lever des impôts pour financer cette défense. Évidemment c’est le principe, car dans les faits les seigneurs ont quelque peu abusé de leur position dominante !

Dans le même ordre d’idée, en ce qui concerne la vaccination beaucoup réclament leur droit à ne pas être vaccinés mais oublie facilement leur devoir de l’être par solidarité avec tous.

L’une des valeurs cardinales dans les sociétés occidentale est le désir d’égalité entre tous les humains. Ce concept était totalement ignoré des civilisations anciennes. Dans l’Égypte antique, Pharaon, les prêtres, et les nobles se partageaient pouvoir et richesses. Dans l’empire Romain les Patriciens, arguant de leur lignée avec les Fondateurs de Rome, s’attribuaient de père en fils les privilèges de l’argent et de la puissance.

Jésus Christ (fils de dieu, agitateur politique, ou philosophe ?) a lancé la grande idée morale de l’égalité entre les hommes. On peut dire qu’il a été entendu puisque la religion chrétienne a forgé les nations occidentales et quelle reste très influente encore de nos jours.

Jésus a donc été entendu … mais cela a-t-il changé quelque chose ? pas vraiment

Durant le moyen âge et jusqu’à la révolution Française l’église a joué un jeu plus que bizarre et bien peu en accord avec ses commandement. Elle a lancé les croisades, mis en avant l’inquisition, et surtout c’est toujours acoquiné avec la noblesse (auto proclamée) et le pouvoir pour entretenir les inégalités sociales. La révolution a relancé le concept d’égalité avec le succès que l’on connaît.  Rapidement la bourgeoisie a remplacé la noblesse, toujours avec la complicité des églises. Encore un coup d’épée dans l’eau.

Le XX ème siècle a remis sur le tapis le concept à travers l’utopie communiste. Encore raté

Comment comprendre qu’une telle idée prônée par toutes sortes d’idéologie, si chère à nos cœur, si profondément ancrée dans nos valeurs n’arrive pas à s’imposer ?

Élémentaire mon cher Watson, parce que c’est une utopie, ce dont chacun rêve mais dont personne ne veut.

L’expérience montre que ce sont, généralement, les sociétés les plus inégalitaires qui occupent le haut du panier en termes d’économie. Le France et l’Angleterre du XIX ème siècle, les états unis du début du XX ème, et le miracle Chinois de la fin du XX ème siècle. La France, avec sa politique sociale et redistributive perd progressivement son rang de grande puissance et intègre le « ventre mou » des nations aisées. On s’aperçoit que le France n’a plus les moyens de sa politique égalitaire, elle perd années après années sa compétitivité. On doit faire le constat décevant que les idéologies de gauche (humanistes et redistributives) ont échouées. C’était une belle utopie qui n’a pas réussi à se concrétiser, qui s’est fracassé sur le mur des réalités.

La nature humaine est impitoyable ! Nous avons tous besoin de nous positionner, c’est le début de notre processus de sécurisation. La hiérarchisation des êtres et des choses est notre mode de fonctionnement qui malheureusement refuse l’égalité. On ne se positionne pas en étant pareil, mais en étant différent. La définition de notre identité se fait par comparaison et différence avec les autres : « je suis plus à gauche ou plus à droite, je suis plus grand ou plus petit, plus malin ou plus nigaud … ». L’égalité ne nous définit pas : «je suis pareil que lui » ne nous apprend rien.

Il nous faut découvrir un autre mode de fonctionnement, la recherche d’égalité est un piège, une dangereuse utopie. Serais-je plus heureux sui j’étais le clone de Bernard Arnaud, Michel Fourniret ou Vladimir Poutine : Non je n’ai pas du tout envie de mener la vie qu’ils mènent.

Ce qui est important est que chacun trouve dans la société la place et le rôle qui le rendent heureux. Cela passe par une meilleure connaissance de soi, une meilleure reconnaissance par les autres, et infiniment de tolérance !

Valeurs, devoirs, et droits, sont intimement liés. Ce sont les valeurs qui impliquent les devoirs, et les devoirs qui accordent des droits. Tout le mal des sociétés vient quand on privilégie les droits aux devoirs.

Décadence ou défaitisme de la société Française ?

Il est maintenant monnaie courante de stigmatiser dans des discours des extrémistes la décadence de la société Française, principalement sur le plan des valeurs morales et économiques.

Ce constat, discutable, mérite cependant qu’on s’y attarde.

  1. Les extrémistes d’extrême droite fustigent le déclin des valeurs morales traditionnelles, l’abandon de l’autorité de l’état, et la perte de souveraineté de notre pays.
  2. A l’extrême gauche, au contraire on déplore l’attachement à des valeurs surannées, l’autoritarisme liberticide de l’état, tout en étant prêt à pactiser avec des gouvernement dont le sens des libertés est plus que douteux.

Ces positions catégoriques mais diamétralement opposées semblent indiquer qu’une voie modérée médiane devrait être possible. Malheureusement les « grandes gueules hystérisées » couvrent toujours la voix, évidemment modérée, des modérées.

Qu’en est-il réellement ?

Les valeurs sont le mécanisme d’adaptation des principes de fonctionnement d’une société à son environnement. Elles sont donc, par essence, susceptibles d’évoluer dans un environnement changeant. Les valeurs sociétales sont, bien évidemment, le résultats des valeurs propres à chaque individu, ce sont les individus qui font la société et non le contraire. En fait ce n’est pas si simple puisque, par le biais de l’éducation et des apprentissages les valeurs sociétales forgent les également valeurs individuelles.

Chaque individu, enrichi de ses expériences personnelles, influe sur l’évolution des valeurs sociétales, mais les valeurs établies influent sur la vision individuelle. On comprend que les plus jeunes, riche de leurs expériences récentes aient tendance à faire évoluer les valeurs alors que les plus anciens dont les expériences sont derrière eux aient tendance à plus de conservatisme.

La pratique des smartphone, des réseaux sociaux, d’une vie plus incertaine, apportent aux plus jeunes une vision toute nouvelle de la société alors que nous, les anciens, sommes plus ancrés dans nos visions acquises. Nous voyons le comportement des plus jeunes d’un œil plutôt critique, nous ne comprenons pas leur façon d’être, et nous aimerions qu’ils se comportent comme nous nous sommes comportés. Mais nous, personnes des années 60 avons vécu dans un univers relativement stable, ou le chômage était très bas, ou l’on faisait toute sa carrière dans la même entreprise, ou l’on construisait pour durer, on divorçait peu, on changeait de tenue une fois par semaine, on vivait dans un univers Franco Français et la stabilité des valeurs nous paraissait une évidence. Aujourd’hui les familles recomposées sont presque devenues la norme, on change de tenue tous les jours, on fait des études pour ensuite faire un métier vers lequel elles ne nous avaient pas dirigées, on change de carrière, on passe par des périodes de chômage, on passe d’un pays à l’autre, l’univers s’est mondialisé. On ne vit pas de la même façon dans un monde stable, solide que dans un monde changeant, au lendemains incertains.

Il ne nous est pas possible de comprendre ces nouveaux comportements car nous n’en avons pas les clés, et quand on ne comprend pas il vaut mieux ne pas juger ! De plus l’avenir ne nous appartient pas il est pour les jeunes et ils ont bien le droit de le construire à leur taille.

C’est, bien sûr, difficile d’admettre que nous, les anciens, sommes ringards et que notre avenir est derrière nous, mais c’est un fait et l’on n’y peut rien.

Et pourtant il nous reste un rôle à jouer … Aah ! Aah ! Chic alors !

Il nous reste l’expérience. Nous avons appris à voir les conséquences de nos décisions. On les a connues géniales ou délétères. On a appris que les décisions prises d’en l’enthousiasme et l’euphorie ne sont pas toujours les meilleures (Le peuple Allemand qui a porté Hitler et les Nazis au pouvoir n’avait pas imaginé le prix qu’il aurait à payer par la suite). C’est une expérience que les jeunes n’ont pas encore faite : Voir les conséquences de leurs décisions, apprendre de leurs échecs.

Conclusion

Il est certain que la France n’occupe plus dans le monde sa position dominante de XIX ème siècle, c’est la vie des sociétés de monter et de descendre de leurs piedestals, mais nous restons un pays qui compte dans l’univers mondialisé. La faute à une jeunesse décadente qui va droit dans le mur ou aux inébranlables conservateurs qui l’empêchent d’avancer et de s’adapter au monde tel qu’il est aujourd’hui ? Sans doute un peu des deux, mais je préfère privilégier la jeunesse, d’abord parce qu’il s’agit de leur avenir et non du mien, ensuite parce de nos jours qui n’avance pas recule. Un petit exemple est celui de la 5G, progrès majeur, désastre écologique, soumission aux opérateurs Chinois, ou danger des ondes électromagnétiques ?  Le problème ne se pose même pas, quand les autres pays en seront équipés qui ne l’aura pas disparaitra des grandes puissances.

Quant aux défaitistes, ceux qui nous annoncent les catastrophes sociétale, le déclin inévitables, qu’ils se taisent. On ne construit pas une nation sur l’aigreur, et avec le sentiment de partir battus. Laissons la place à l’optimisme !

Légalisation du cannabis

Nous parlerons ici de la légalisation du cannabis, sous contrôle de l’état, et non de sa dépénalisation qui ferait surgir des « cartels de la drogue »

C’est un problème qui se pose avec acuité en ce moment et dont la réponse est généralement manichéenne. Certain répondent avec assurance non, d’autres tout aussi affirmatifs répondent oui.

Avant de donner une réponse il est impératif de poser clairement le problème, d’en étudier tous les contours. Croyez-moi, la réponse ne peut être simpliste.

Premier constat, la France est l’un des pays développés dans lequel la législation sur le cannabis est la plus restrictive mais c’est également le pays ou la consommation illégale de cette substance est la plus importante.  Notre politique est un echec.

Deuxièmement. Le cannabis est considéré généralement comme une drogue douce, non addictive, presque récréative. C’est bien sur complétement faux. Cette substance a les caractéristique d’une drogue et elle constitue bien une addiction, sinon au sens strictement médical mais certainement au sens psychologique.

Ceci mérite une petite digression sur la nature d’une addiction

L’addiction

Une addiction est la recherche de repères dans un univers, un environnement qui en manque. C’est dans une relation à un point fixe que nous nous définissons, que nous prenons notre identité. Nous avons tous besoin de références, de positionnement, de repères pour nous sentir exister.  Hors cette définition nous vivons dans un monde ou nous ne trouvons pas notre place, ou nous ne nous sentons pas exister. C’est un univers angoissant.

L’addiction va nous donner ce sentiment d’exister. Il existe deux grands type d’addiction selon le mode de référencement utilisé

  1. L’addiction physique fondée sur la recherche d’une sensation physique (boulimie, alcool, tabac, drogue). Dans ce cas c’est la sensation (une sorte de shoot) provoquée par l’absorbation d’une substance qui va nous donner, un instant, le sentiment « d’être ». Bien que provoquée par une substance physique cette addiction reste un phénomène psychiques. Lorsque l’effet de la substance disparaît, le sentiment d’angoisse renait et le besoin d’en ingérer de nouveau (pour retrouver ce sentiment d’exister) se fait de nouveau sentir, d’ou la notion d’addiction. Certaines substances créent en plus une dépendance biomédicale qui accentue le besoin addictif et rendent plus compliqué le sevrage.
  2. L’addiction psychique, fondée sur le recherche d’une sensation intellectuelle (une sorte de shoot d’adrénaline). L’exemple type en est l’addiction au jeux. La sensation d’espoir, de crainte, le suspens, la spéculation, sont autant de points d’accroche qui font un instant oublier le vide angoissant. Passé le moment d’excitation le vide renait et le besoin de le combler avec. L’addiction aux jeux vidéo, au téléphone portable, le goût du risque, sont autant de tentatives de combler un vide principalement quand on se retrouve seul, face à soi-même. De nature similaire on retrouve les suiveurs de Gourous, le suiveur des leaders radicalisés qui recherchent dans des références « clé en main » un positionnement qu’ils ne trouvent pas en eux.

Les sujets à l’addiction

Maintenant définie l’addiction examinons qu’elles en sont les victimes désignées. Ce sont majoritairement les adolescents. Pourquoi ? Parce que nos ados sont en recherche d’identité. Ils ont vécu enfants sur les références familiales. A l’adolescence les nouvelles expériences, les nouveaux contacts, les nouveaux horizons commencent à leur former une conscience dont les références ne peuvent plus se superposer aux références familiales. Ils sont en décalage avec elles. Il leur faut donc les abandonner pour forger leur propre identité. Le problème c’est qu’ils doivent abandonner leurs références enfantines alors qu’ils n’ont pas encore fabriqué leurs références d’adulte. L’adolescence est donc une période de flottement, de flou identitaire, de vide référentiel, particulièrement propice aux addictions. C’est la période ou les adolescents se recherchent une identité d’adulte en fumant des cigarettes, en buvant de l’alcool, fumant du cannabis, consommant des drogues, sujet à la boulimie ou à l’anorexie, ou encore en cherchant à exister en épousant de grandes causes, des utopies qui leur offrent des références toutes faites. Bien sûr toutes personnes à personnalité flottante, mal structurée, ou en déficit momentanée de repère, seront vulnérables aux addictions.

La légalisation

Ceci posé, revenons au problème de la légalisation du cannabis, et au fonds à sa mise en vente sous contrôle de l’état. Ne nous voilons pas la face, le cannabis en France est de fait en vente libre. Chacun peut s’en procurer sans difficulté et le cannabis circule quasi librement sur le marché. Le problème n’est pas d’avoir ou non accès au cannabis, ceci est déjà acté, mais de savoir si on peut ou non en encadrer l’accès tout en luttant pour en limiter au maximum la consommation.  

Le cadre étant posé, voyons quelles seraient les conséquences positives ou négatives d’un telle action.

  1. Dans le positif, signalons
    – Une production et une distribution sérieusement encadrée par l’état permettrait un contrôle de la qualité du produit vendu, et notamment de sa teneur en produit actif (THC) la nocivité étant fonction de cette concentration. Le cannabis « vendu sous le manteau » est très souvent coupé avec des produits douteux utilisés pour en augmenter le poids (la vente étant au gramme). On a observé jusqu’à des coupages avec du plomb (en raison de sa forte densité) dont la toxicité n’est plus à démontrer.
    – La suppression de tout un trafic qui pourrit le vie des riverains, alimente la délinquance, les « guerres de gangs » et mobilise des forces de polices qui seraient mieux utilisées ailleurs, notamment pour lutter contre le trafic des autres drogues.
    – des recettes supplémentaires dans le budget de l’état (s’il prend en charge la production et la distribution)
  2. Pour les points négatif, signalons
    – Faciliter l’accès au cannabis pourrait favoriser sa consommation et créer un appel d’air pour de nouveaux consommateurs. Il semble, cependant, que l’expérience des Pays bas ne montre pas cet accroissement (hors tourisme étranger pour achat)
    – Avoir un produit de qualité contrôlée n’empêcheras pas certain consommateurs de rechercher sur le marché illégal des produits à plus forte concentration en THC
    – La désorganisation du marché de « deal » peut entrainer des perturbation dans les économies parallèles des quartiers et la reconversion des dealers vers le marché, quand même moins étendu, des drogues plus dures.
    – Cela impliquerai enfin un certain renoncement et le constat que les drogues dites, souvent à tort, « récréatives » ont trouvé une place, que nous ne voulions pas leur accorder, dans notre société.

Conclusion

Il s’agit d’un débat entre le souci d’efficacité et l’attachement à des valeurs traditionnelles.

D’un côté il est certain que la légalisation de la production et de la vente du cannabis permettrait un meilleur contrôle sanitaire, un apaisement social, et faire rentrer dans les caisse de l’état les sommes importantes qui entrent dans la poche des « dealers ».

D’un autre côté il est difficile pour certain d’admettre que la « drogue » fait maintenant partie de notre vie sociétale, que légaliser le cannabis serait renoncer aux valeurs du respect de soi, de la réussite et du contrôle de sa vie par la volonté. Plus qu’un problème technique il s’agit d’une querelle de valeurs. Ce n’est pas un fait nouveau et ce genre de débat a fait flores. La querelle des anciens et des modernes en littérature, la séparation de l’église et de l’état, la lutte pour le droit des femmes, plus récemment les débats sur la contraception, l’avortement, le mariage pour tous en sont l’illustration. De nos jour les débats sur l’euthanasie, la PMA et bientôt la GPA ou le clonage sont loin d’être tranchés. Il s’agit de conflit entre « progressistes » et « conservateur. Mais l’histoire chérie ceux qui l’épousent, elle finit toujours par donner raison aux « progressistes ». Le cannabis, comme l’euthanasie seront un jour légalisés. Quand et comment, l’avenir le dira.

Les « conservateurs » sont un frein aux élans parfois désordonnés des « progressistes », mais ceux-ci sont un moteur pour « booster » l’immobilisme des conservateurs.  Ainsi va le monde !

P.S. La légalisation du cannabis ne peut être qu’un pis-aller, un premier pas qui permet de contrôler sa sur-nocivité. Il n’en reste pas moins un produit nocif dont il faut, au maximum limiter l’usage. Malheureusement il semble difficile d’éradiquer le besoin (voir plus haut), autant rêver d’une société idéale. Il faut donc s’attaquer, surtout chez les jeunes, à la survalorisation de l’image du fumeur, à cette illusion que fumer un joint vous fait passer à l’âge adulte. On a partiellement réussi, en cinquante ans, pour l’alcool et le tabac, on peut le réussir pour le cannabis

Anomalie fiscale : Le contrôle

Chacun connaît le principe du contrôle fiscal qui consiste à vérifier les comptes des particuliers ou des entreprises par l’administration fiscale. Il a pour objet de détecter les fraudes ou les erreurs ayant eu des incidences sur le versement des impôts ou taxes par les entreprises.

Ce contrôle est diligenté par Bercy et effectué par des fonctionnaires de l’administration fiscale. Il concerne donc un litige éventuel entre Bercy et un contribuable, personne morale ou physique. En cette période ou l’on fait la chasse aux « conflits d’intérêts » le procédé est pour le moins étonnant.

Le principe fondamental d’un contrôle c’est qu’il doit être effectué par une tierce partie pour éviter tout conflit d’intérêt. En la matière, Bercy est à la foi juge (c’est lui qui mène le contrôle et en tire les conséquences) et partie (puisqu’il est partie prenante dans le litige.

Que dirait on si le contrôle était diligenté par le contribuable et effectué par l’un de ses salarié ? On crierait à la parodie de contrôle.

Même si on peut accorder aux contrôleurs de Bercy un certain niveau d’objectivité, il n’en reste pas moins que leur carrière reste fonction du résultat satisfaisant de leur action pour Bercy. Ils ne sont pas là pour défendre le contribuable, mais les intérêts de Bercy.

Il en résulte que ces contrôle sont effectués « à charge » le contrôleur traquant toutes les sommes n’ayant pas été versées à Bercy et ne se soucie absolument pas des sommes qui auraient été versées en excès par le contribuable.

J’ai l’expérience d’un contrôle de TVA ou après examen des comptes le fisc me réclamait environ 10.000 euros de redressement. J’ai du batailler ferme pour montrer au contrôleur qu’il avait fait de grosses erreurs (ce qui m’a pris du temps et n’est pas à la portée du contribuable moyen). Nous sommes finalement tombés d’accord sur un trop payé de 1200 euros de ma part.

Je m’attendais donc dans le rapport de contrôle à recevoir un remboursement de ce montant. Or le rapport stipulait simplement : « aucune anomalie détectée » … circulez y rien à voir ! asseyez-vous sur vos droits.

J’aurais évidemment pu contester devant le tribunal administratif et après quelques années de procédures, beaucoup d’efforts et de frais engagés obtenir réparation. Cela m’aurait couté plus que la somme récupérée.

Il n’est pas acceptable qu’un contrôle soit exercé par l’une des parties, le conflit d’intérêt est trop patent.

Cette remarque est évidemment valable pour tous les organismes de contrôle administratif (tribunal militaire, commissions parlementaires, commissions sénatoriales, conseil de l’ordre des médecins, pharmaciens, dentistes, magistrats, avocats, …). Ces juridiction corporatistes ne devraient pas exister.

Dans notre constitution nous avons trois pouvoirs indépendants (exécutif, législatif, judiciaire) il nous manque le quatrième pouvoir indépendant : Le contrôle

PS : Pour illustrer ces juridictions parallèles parlons d’un polémique en cours. Un certain nombre de militaires, nostalgique du pétainisme ou de l’OAS et du putsch d’Alger on publiés une tribune d’un goût plus que douteux. L’armée à pris contre eux des sanctions sans respecter ni la présomption d’innocence, ni la liberté d’expression (On ne peut invoquer cette liberté quand Charlie Hebdo publie des caricatures et la dénier aux autres). Quelque soit la nature délétère de cette tribune, c’est la justice républicaine qui doit s’appliquer et non une justice corporatiste forcément partiale.

En aucune circonstance on ne doit être juge et partie !

Juste pour se détendre

Anomalie de la justice : le discernement

Actuellement le procès de l’assassin de Sarah Halimi fait polémique. Un homme a agressé, roué de coups puis défenestré une femme âgée de confession Juive. La cour ayant estimé qu’au moment des faits l’individu n’était plus en possession de ses moyens et n’avait plus le discernement nécessaire pour contrôler ses actes devait être considéré comme irresponsable (bien que coupable). Ceci est conforme au droit Français. Certains, au contraire pensent, non sans raison, qu’un tel crime, une telle barbarie ne pouvait pas rester impunie et réclame un procès et une condamnation !

Comme toujours une polémique est fondée sur une incompréhension réciproque et un flou dans les approches.

Dans un jugement plusieurs approches sont possibles :

  1. On juge l’individu auteur du crime, son comportement, son histoire, se contentieux
  2. On juge le délit, l’acte commis, crime, escroquerie, agression
  3. On juge au nom des conséquence de l’acte pour la victime, au nom du préjudice commis

Ces trois approches conduisent à des conclusions très différentes. Prenons quelques exemples :

L’assassinat de Sarah Halimi. Si on juge l’individu, le criminel, la décision de la cour est justifiée par l’état mental de l’individu. Si par contre on juge l’acte il est criminel et demande procès et sanction

Infraction au code de la route. Un individu « grille un stop ». Deux cas possibles :

  1. Il est simplement repris par les gendarmes, verbalisé, et sans doute passible d’un retrait de permis
  2. Malheureusement à ce moment une voiture traverse le carrefour protégé, il a accident et mort d’hommes. Le conducteur fautif risque la prison.

Si on juge l’acte, dans les deux cas le délit est le même et la sanction devrait être identique. Au contraire si on juge au nom des conséquences de l’acte, l’infraction avec mort d’homme est de loin plus grave.

Les circonstances atténuantes. Au cour d’un procès la défense peut invoquer des circonstances atténuantes. On tient alors compte de l’environnement dans lequel s’est produit l’acte délictueux, l’histoire de l’accusé, ses contentieux éventuels avec la victime, la réciprocité des fautes. Un exemple typique en est le « crime passionnel ». Le jugement sur l’individu se superpose au jugement sur l’acte

La préméditation. Au cour d’un procès l’accusation peut invoquer cette circonstance aggravante. Un acte est considéré comme plus grave s’il est commis « de sang-froid » que s’il est commis sous l’emprise de la passion. Pourtant l’acte est le même et les conséquences pour la victime identique. L’intention de l’individu est prise en compte

Le crime antisémite.  L’antisémitisme est considéré comme une circonstance aggravante. Il est plus grave de léser un Juif que de léser un Catholique, un polonais ou un Chinois. Dans ce cas on tient compte de l’intention antisémite de l’individu qui implique la préméditation, mais également, des conséquences, de la nuisance causée à une communauté. Dans l’antisémitisme, en vouloir à un Juif c’est évidemment en vouloir à toute la communauté. Le jugement sur l’acte est influencé par le jugement sur l’individu, et par les conséquences potentiels sur une communauté

Conclusion ; On voit combien tout cela est flou. Selon le poids que chacun apportera aux divers éléments (individu, acte, conséquences) le jugement rendu pourra être assez différent. Tout jugement est contestable, l’utopie de la justice confine à celle de la vérité absolue. Un jour peut-être l’intelligence artificielle remplacera les juges. On cessera de les critiquer … mais on critiquera les algorithmes.

Anomalie de notre système judiciaire

La France est reconnue pour avoir un plutôt bon système judiciaire, même s’il est loin d’être parfait … selon l’adage : « Quand je me vois je me désole, mais quand je me compare je me console ».

Un point cependant ma chagrine que je n’arrive pas à comprendre, mais peut être me manque-t-il des informations qui pourraient expliquer ce que je ne m’explique pas. Dans la pyramide des instances judiciaires nous avons la première instance, l’appel, et le pourvoi en cassation (en oubliant pour le moment les juridiction Européennes ou internationales). Ce principe est sensé offrir aux parties jugées le maximum d’équité.

Sur un litige entre deux parties un premier jugement est prononcé par un juge. Si ce jugement ne satisfait pas l’une des parties, elle peut faire appel du jugement et un deuxième jugement est prononcé en appel qui annule le premier. Très souvent le jugement en appel est différent du jugement en première instance ce qui reconnait, implicitement que le premier jugement était erroné ou imparfait.

Si l’une des parties n’est pas satisfaite de ce nouveau jugement elle peut se « pourvoir en cassation ». La cour de cassation prononce un nouveau jugement qui peut être différent du jugement en appel. Ceci reconnaît implicitement que le jugement en appel pouvait être erroné ou imparfait. En négligant les instances Européennes le jugement de cassation constitue le jugement définitif.

Le principe de remettre plusieurs fois l’ouvrage sur le métier est évidemment un bon principe pour assurer un jugement juste et équitable. Cependant certains points me « titillent » dont je n’arrive pas à saisir la logique.

  1. Si le jugement en appel ne contredisait que très rarement le jugement de première instance, la procédure rectificatrice serait parfaitement justifiée. A ma connaissance (qui est sans doute très limitée en matière de chronique judiciaire) il est assez fréquent que le prononcé en appel soit différent de celui en première instance. Cela laisse planer le doute sur ces premiers jugements
  2. Lorsque la cour de cassation contredit le jugement de la cour d’appel, ce qui n’est pas rare, alors « quid » de la qualité du jugement en appel
  3. La cour de cassation est la juridiction supérieure qui va prononcer le jugement définitif … pourquoi les deux juridictions précédente auraient tout faux et la cour de cassation raison envers et contre tout. S’agit-il de « supers juges » qui corrigent les errements de petits juges peu compétant. Comment apprécier avec trois jugement différent lequel est le bon ! Pour le moment c’est celui qui parle en dernier qui a raison, est-ce raisonnable ?
  4. Si on admet que le jugement de premier instance peut être remis en cause par le jugement en appel, lui-même remis en cause par le jugement en cassation, pourquoi ne pas s’adresser directement à la cour de cassation puisque « in fine » c’est son jugement qui fait fois

Présenté ainsi le système frise l’incohérence, voire est aberrant. Pourtant je fais confiance à nos législateur pour ne pas avoir fait n’importe quoi. Il y a surement une raison à tout cela et j’aimerais la connaître. Si quelqu’un peut éclairer ma lanterne ce serai avec plaisir que je recevrais l’information qui me manque.

Religieux, mais anti religions

De tout temps les hommes ont adoré ou imaginé des ou un dieu. Il semble que ce soit un invariant des constructions humaines. Si tous adoraient ou avaient imaginé le même dieu on pourrait y accorder un certain crédit, mais les dieux sont légions, pour ne citer que les dieux Égyptiens, les dieux Gréco-romains, les dieux celtes, le dieu des chrétiens, des musulmans, des bouddhistes, des Hindouistes, …un panthéon multiple et varié. Chacun a cru tenir le bon, donc les autres tenaient le mauvais. Les dieux sont éphémères et nombreux d’entre eux ont disparu avec les civilisations qui les ont engendrés. Si les dieux anciens ont disparu, pourquoi nos dieux actuels ne seraient-ils pas mortels.

D’où peut venir pour l’humain ce besoin impérieux de se référer à un dieu ?

L’homme est un animal intelligent, c’est là sa force et sa faiblesse.

  1. Sa force, car il a la capacité (qui échappe à l’animal) de représenter ses émotions sous forme de représentations visuelles organisées, verbalisables, et donc échangeable avec ses semblables. C’est grâce à cette synergie que le progrès des civilisations et possible.
  2. Sa faiblesse, car s’il a la capacité de représenter ses émotions il a, en revanche, l’impérieuse nécessité de le faire. Ce que l’humain n’est pas capable de représenter dans ses systèmes de formalisation est sujet d’angoisse pour lui. Primitivement ce sont les phénomènes naturels inexpliqués qui ont été représentés par des dieux (la pluie, le tonnerre, les volcan, les tempêtes, voire les montagnes ou les mers). Avec le développement des connaissances des représentations scientifiques ont été donnés à ces phénomènes et ces dieux sont devenus inutiles et ont disparu. D’autres énigmes sont apparues, dans les domaines métaphysiques, dans la notion de temps (le passé et le futur), d’espace (les étoiles, les galaxies), d’existence, et de nouveaux dieux sont nés.

Les religions

Mais les hommes ne se sont pas contentés de créer les dieux ils ont créé les religions, et c’est là que tout se complique. Une religion suppose une structure temporelle qui peut s’adapter au genre humain. Il faut une structure, des dogmes, des règles, des rites. Il est évidemment difficile d’adapter un concept transcendantal, métaphysique, à la pratique humaine. Qu’a cela ne tienne les religions ont trouvées la parade dans un relais entre dieu et les humains. Pour les chrétiens ils ont jésus, fils de dieu fait homme, qui a donc qualité pour parler avec les humains et leur proposer des dogmes à leur échelle. Les musulmans ont trouvé Mahomet, il n’est pas dieu mais il en est le représentant terrestre donc à même de dialoguer avec les hommes. Il faut noter que les Musulman parlent beaucoup plus du prophète que d’Allah. Chez les Hindouistes les dieux (Rama, Krishna, Vishnou) ont des avatars à formes humaines. Pour les Bouddhistes, Bouddha est à la foi un homme et un dieu (déifié dans sa sagesse), les Égyptien avaient Pharaon à la foi humain et dieu.

C’est pourquoi les religions sont adossées à des rituels purement issues de l’âme humaine. Les divers textes apocryphes sensés représenter la parole divine ont été élaboré par nos congénères. Jésus christ n’a pas écrit les évangiles (ni même ses apôtres) Mahomet n’a pas écrit le coran, Bouddha n’a jamais rien n’écrit, dans l’Hindouisme les « véda » se sont transmis oralement avant d’être consignés, et bien sûr la bible n’a été écrite ni par dieu ni par moïse. Tout est donc d’essence humaine même si on peut penser que ces textes ont été réellement inspirés par les représentation humaine des divers dieux.

Les grands rites, aller à la messe, communier, enlever ses chaussures, faire ses ablutions, les processions, le shabbat, le ramadan, porter ou non un voile, célébrer les fêtes religieuses, se laver dans le Gange … j’en passe et des meilleures, sont des créations purement humaine imaginées en référence à l’adoration du dieu.

Les religions ont apporté, en tous cas en France, beaucoup de bonnes choses comme l’éducation, la culture, les hospices, une certaines solidarité. Elles ont aussi eu des effets délétères comme les croisades (que nous payons encore de nos jours) l’inquisition, les guerres de religion, le puritanisme conservateur, la stigmatisation de différences. Finalement tout cela est bien humain et a pu se produire bien en dehors des religions.

Notre culture occidentale reste baignée du christianisme et de la parole de l’évangile (même si cela me fait mal de le reconnaître !). Nos valeurs humanistes de solidarité, de la défense du plus faible, notre vision idéalisée de la société … tout cela nous vient en ligne droite de la parole des évangiles. La déclaration des droits de l’homme.  et parfaitement raccord avec la morale des évangiles. A l’opposé, nos congénères Chinois issus du Confucianisme portent en eux les valeurs du respect de l’état, de la place de chacun dans la société, du respect de l’ordre établi. Ils ont souvent des comportements qui nous étonnent. Ces différences s’expliquent très bien par l’écart entre nos valeurs ancestralement acquises.

Le sentiment religieux

Voilà les religions habillées pour l‘hiver. Mais qu’en est-il du sentiment religieux ? rappelons que le sentiment vient de la confrontation entre le ressenti de notre environnement et notre acquis durant notre vécu. Un sentiment est donc un jugement critique. Lorsque nous observons notre monde un certain nombre de choses nous dépassent.

Dans le domaine scientifique par exemple la notion de zéro qui pour la plus par des gens ne parait ne poser aucun problème est une notion qui nous dépasse tous. Zéro n’est pas un nombre définit. Dire « qu’il y a zéro pommes sur le table » est un parfait non-sens. Comment savoir qu’il s’agit de pommes puisqu’il n’y en a pas, pourquoi ne s’agirait-il pas de poires, de bateaux, ou de castagnettes. Notez au passages que quand on dit « zéro pommes « le nom pommes » s’écrit au pluriel ce qui est paradoxal pour quelque chose qui n’existe pas !  Zéro n’est pas une numération, cela représente la notion de néant qui est une notion pour le moins métaphysique, donc religieuse.

Les scientifiques parlent à tout bout champs de l’infini. Une courbe asymptote est une courbe qui rencontre une droite à l’infini (comme dans la fonction hyperbolique), deux droites parallèles sont deux droite qui ne sont pas sécantes sauf à l’infini. L’échelle des température est finie dans les basses température (-273°) mais c’est une température inatteignable, donc un infini. Dans les hautes température l’échelle est infinie. L’univers est-il fini (dans ce cas qui a-t-il a- delà ?) ou infini et alors jusqu’où va-t-il ? Mais l’infini ou le zéro, personne ne les a vu. Comme d’ailleurs ces fameux dieux que tous adorent mais que personne n’a jamais vu. Prouver l’existence de l’infini ou du zéro est aussi impossible que de prouver l’existence de dieu, ce sont des notions transcendantales et on ne peut prouver les transcendances avec des concepts humains. Les scientifiques sont obligés de faire appel à une notion quasi religieuse pour gérer leur systèmes.

Conclusion

Il est donc impossible de se départir d’un sentiment religieux, aussi athée soit-on. Nous, humain vivons dans notre système sans être capable d’en fixer les limites, et encore saurait-on fixer ces limites qui aurait-il au-delà !

Il est donc impossible de prouver l’existence ou la non existence de dieu, comme il est impossible de savoir si le zéro ou l’infini existent. Le sentiment religieux est donc une croyance, et comme telle n’a pas besoin de se démontrer. C’est simplement une façon de vivre ses limites et de participer à notre positionnement dans la vie. Nous sommes ainsi faits que nous avons besoin de références et quand celles-ci n’existent pas il nous faut bien les inventer. Dieu est bien sûr la référence idéale pour nous situer, nous humains, par rapport à quelque chose, qu’importe qu’elle soit virtuelle ou pas. Dieu explique tout … sauf qu’il n’explique pas dieu.

On n’échappe donc pas au sentiment religieux, il nous est impérieux. Par contre les religions qui sont la fabrication humaine de nos relations avec ce point référant transcendant on peut y croire, mais on est plus dans l’idéologie dogmatique que dans un sentiment religieux. Je ne pense pas que les religions soient du domaine du religieux car par nature le religieux ne peut prendre forme humaine.

… Amen !

La féminisation des noms, un régal

La féminisation des noms est devenue « dans le vent ». Pourquoi pas ! Évidemment cela va doubler le nombre de pages de nos dictionnaires et ajouter un gros chapitre au Bescherelle pour définir quand il faut dire spectareure, spectateuse, ou spectatrice.

Pensons quand même que si les usages créent les symboles les symboles ne créent pas l’usage. Les usages créent les mots mais les mots ne font pas les usages.

Je me suis amusé à regarder le genre des noms qui décrivent le corps humain.

On commence par la tête (féminin), composée du crâne, du front, de l’œil, de l’oreille, du nez (masculin) puis de la bouche, la mâchoire (féminin) et enfin le menton (masculin)

Viennent ensuite le cou (mas), l’épaule (fém), le bras (mas), terminé par la main (fém).

En bas on a la cuisse (fem), le genoux (mas), la jambe (fém), puis le pied (mas)

On peut dire que pour l’égalité homme/Femme c’est plutôt réussi.

Un point amusant est celui des organes sexuels qui définissent bien évidemment le genre. Les organes masculins sont définis par des noms féminins (la verge, une couille) parfois masculin (un testicule) mais enveloppé dans une bourse (féminin).

Pour les organes féminins (le sein, le vagin, l’utérus) ont plutôt des noms masculins même s’ils débutent par la vulve et la lèvre.

Comment en est-on arrivé à ce méli-mélo. Sans doute sans apriori, par l’usage, et l’usage n’est pas très structurant. C’est le peuple a fait l’usage.

Le second principe de la thermodynamique (la physique des énergies) énonce que « tout système isolé évolue inévitablement vers le désordre, le chaos » … je n’ai pas dit le K.O !

C’est à dire qu’un système isolé ne peut pas s’auto-structurer. Pour cela il lui faut être en relation avec un système extérieur susceptible de lui fournir une énergie structurante.

Voilà une pierre dans le jardin des populistes. La gestion du peuple par le peuple, en vase clos, sans apport extérieur ne peut conduire qu’au chaos, c’est à dire l’anarchie. C’est le rôle des élites, des intellectuels, des sachants, des « connaissants » de tout poils de fournir cette énergie structurante nécessaire. Évidemment pour éviter l’anarchie on risque alors de tomber dans l’autocratie d’une classe dominante.

Pour en revenir à la féminisation des mots, c’est une tâche plus compliquée qu’il n’y paraît car elle s’appuie sur un système un peu « Branquignolesque ».

Par exemple féminisons un mot se terminant par eur :

Faut-il dire auteure, simple féminisation mais qui implique de prononcer un e muet ?

Faut-il dire auteuse comme dormeur fait dormeuse et chanteur fait chanteuse ?

Faut-il dire autrice comme spectateur fait spectatrice et réalisateur fait réalisatrice ?

Pour un mot se terminant par un e muet comme notaire, secrétaire ou étalagiste

Faut-il prononcer « notair » sans prononcer le e muet pour un homme et « notaire » en prononçant le e muet pour une femme ?

Le mot lingère pourrait-il avoir un masculin en linger comme boulangère fait boulanger ou bergère fait berger ?

De nombreux mot ont déjà leur féminin ;

Les mots masculins se terminant en er font ère au féminin

Les mots masculins se terminant ant font ante au féminin

Les mots masculins se terminant en iste sont identique au féminin.

Les mots masculins se terminant par eur peuvent au féminin faire euse, ou eure

Les mots masculin se terminant en eur peuvent au féminin faire oresse comme docteur fait doctoresse

Les mots masculins se terminant par teur peuvent au féminin faire trice
On voit que tout cela est bien compliqué et anarchique

La grosse erreur de notre langue est d’avoir systématiquement donné un genre à de concepts qui n’en ont pas. Pourquoi une chaise a-t-elle un nom féminin alors qu’un fauteuil ou un tabouret sont masculin. Celan’ rien à voir avec celui ou celle qui vont s’asseoir dessus. La féminisation des noms n’a pas grand sens dans la mesure où elle pense préciser un système déjà incohérent

Je ne sais pas s’il est intéressant de rajouter du chaos au chaos.

Dieu, champion de l’obsolescence programmée !

L’obsolescence programmée est à la mode. On accuse les fabricants de sciemment nous proposer des appareils conçus pour durer un minimum de temps de façon à favoriser leur renouvellement rapide et ainsi grossir leurs profits.

Cette accusation n’est pas dénuée de fondement même si elle mérite d’être un peu nuancée. Cette « obsolescence » peut aussi être portée au compte de la guerre des prix allumée par notre appétit d’avoir toujours mieux pour moins cher. Devant fournir des produits de plus en plus performants et moins chers les fabricants, inévitablement, rognent sur la qualité des matériaux et des constituants pour répondre à l’attente des consommateurs.

Bien sur les deux effets sont possibles de façon concomitante. Notre désir de prix bas et l’opportunité pour certains fabricants d’en tirer profit.

Passons sur la polémique et intéressons-nous à la notion d’obsolescence. Elle est inhérente à la nature ou toutes choses ont un début et une fin (qu’il s’agisse d’une plante, d’un animal, d’un minéral, et même d’une étoile). Elle est tellement ancrée dans nos gènes qu’elle habite nos plus grands mythes.

Que l’on croie à un dieu créateur ou à une mère nature Darwinienne la naissance de l’homme est associée à celle d’obsolescence. Notre espèce n’échappe pas à l’obsolescence programmée. Notre corps (et notre esprit qui lui est associé) a été conçu pour durer 50 à 60 ans. Tout va bien jusqu’à la quarantaine, puis apparaissent les troubles de la vue (50 ans) de l’audition (60 ans), les problèmes de genoux, de hanches, cardiaques, de prostate … (70 ans) les dégénérescences (Alzheimer, Parkinson).

Grâce à notre inventivité nous arrivons à faire durer « la machine » plus longtemps à grand coup de réparations (médicament, chirurgie), et une durée de vie de 85-95 ans n’est plus exceptionnelle.

Avec toute machine industrielle ont pourrait contourner cette « obsolescence  programmée » à grands coups et couts de réparations. Évidemment les fabricants « trainent les pieds » pour assumer les réparations et il est souvent plus simple et moins couteux de changer de machine plutôt que de la réparer. Pour notre corps le problème est différent et en changer n’est pas une solution séduisante. On choisit la réparation.

Pourquoi les dieux ont-ils choisit cette obsolescence programmée ! peut-être parce que si ils avaient choisit un modèle d’humain solide, indestructible, les humains ne les auraient pas inventés … et si la créature n’invente pas son créateur, rien n’est possible !

Personne n’est parfait, pas même les dieux !

Vivre l’art, émotion ou raison

J’ai plusieurs fois essayé de définir l’art, une œuvre, un artiste en tentant de trouver la valeur universelle qui pourrait en être l’archétype. Je n’ai jamais réussi à trouver ce qui pourrait être la définition de l’artiste et de ses œuvres. C’est rageant, pour un phénomène aussi courant, aussi universel, de ne pas réussir à en produire une définition. Je n’en ai pas été capable et je n’ai trouvé dans la littérature que des définitions partielles, la plus part du temps ego centrée. Pourquoi ne peut-on définir l’art ?

La réponse est finalement assez simple : « Parce que l’art est émotion et que l’émotion ne se définit pas car elle ne peut se représenter en termes rationnels et logique ». Si on réussissait à définir l’art, il ne serait plus de l’art mais de la technique. Il serait enfermé dans un système de règles et de principes, gouverné par des mots, réduit à des poncifs, des canons réducteurs. On ne définit pas l’émotion (même si on peut en représenter les conséquences comportementales qui en sont issues). L’émotion n’a jamais de sens, elle est pure ressenti. Ce n’est que confrontée à nos expériences, à notre vécu cognitif qu’elle prend valeur. Elle n’est plus alors émotion mais sentiments, comportements, jugement.

Réjouissons-nous de ne pouvoir définir l’art, il reste une émotion non transmissible, non formulable, étanche à la sclérose de la représentation. Vivons l’art, mais n’essayons pas de le mettre en cage.

Tout ce discours doit vous paraître abscond et quelques exemples pourront mieux l’expliquer que les mots.

Tout d’abord un exemple (volontairement caricatural) un peu éloigné de l’art : « Le voyage ». Il y a deux types de voyageur

  1. Celui qui prépare soigneusement son voyage à l’avance. Il se renseigne sur le pays, son histoire, ses coutumes, ce qu’il faut voir absolument, les choses surprenantes, le climat politique etc. etc.
    Arrivant dans le pays il ne va rien manquer, être en accord ou pas avec ce qu’il a appris … mais il ne se dégagera pas de son « préconçu » sur le pays, il ne le verra en positif ou en négatif qu’au travers de ses préjugés. Au retour il aura plein de choses à raconter, il sera intarissable sur ses expériences.
  2. L’autre voyageur se renseignera sur le minimum d’éléments à connaître pour ne pas avoir de mésaventure à son arrivée. Il arrivera vierge de toute idée et découvrira le pays tel qu’il le ressent. Il flânera en humant l’atmosphère, les gens, les images. Il aura peut-être « raté » le Taj Mahal, le Golden Gâte ou la tombe d’Aménophis III, mais il aura trainé dans les petites boutiques, souris aux enfants, papoté avec un cafetier, respiré l’odeur des épices ou de la cuisine locale (il aura peut-être une petite « tourista »). Au retour il n’aura pas trop de choses à raconter, quelques impressions difficiles à transmettre, un récit décousu en petite touches, en pointillé.

De nos deux voyageurs le premier aura vécu une expérience intellectuelle, organisé, quadrillée, il pourra presque faire une conférence sur son expérience dans le pays mais il aura peu de vécu personnel de son voyage.

Le second aura vécu une expérience émotionnelle faites de touches de couleurs, de sons, d’odeurs, de foule ou de désert. Il ne pourra pas faire un bon récit de son voyage, il ne saura peut-être pas le formaliser dans un discours, mais il aura vécu une expérience qui l’aura certainement enrichi.

La peinture

Lorsque l’on regarde une œuvre d’art les processus sont identique.

On peut, comme pour un voyage, la voir d’un œil analytique : On s’intéresse au peintre, à son histoire, son environnement, la place qu’occupe le tableau dans son œuvre et dans les courants de la peinture. On étudie la technique, les couleurs, la composition, les rythmes. Bref on fait dire au tableau des tas de choses, on le fait parler. En fait on ne le fait pas parler, on parle à sa place, on projette nos attentes, nos connaissances sur lui, on justifie notre position d’amateur d’art. Mais lui n’est pas le sujet, il n’est que l’objet que nous, sujet, utilisons. Ne confondons pas l’émotion artistique avec Wikipédia.

On peut également le regarder avec « l’œil du cœur », se contenter de ressentir l’émotion qu’il nous propose, vivre avec lui comme un comédien vit avec son personnage. C’est un échange direct, en mode affectif, entre l’œuvre et nous. Comme tout échange basé sur l’émotion il est hors du temps et de l’espace, hors de la culture et de la connaissance. Le tableau d’objet devient  sujet, c’est nous qui le faisons vivre.

Le cinéma

On peut appliquer ce qui a été dit plus haut à l’expression cinématographique.

On peut voir un film avec un esprit critique, juger du scénario, de la mise en scène, de la prise de vie, de l’image, du montage, s’intéresser au réalisateur, aux acteurs. Autant de choses qui, de mon point de vue, sont toutes sortes d’obstacle au simple vécu de la situation. On ne peut pas vivre une situation et en même temps la regarder de l’extérieur

Je préfère voir un film, comme un bon moment à passer, une implication dans une autre vie, « le nez dans le guidon ! ». Évidemment, après coup, je n’ai pas grand-chose à en dire, hormis « c’était bien » ou pas !

La poésie

Nous avons tous fait à l’école des explications de texte. J’ai été un jour confronté à expliquer un poème de Verlaine. En cancre moyen j’ai traité le sujet plus ou moins bien … je devrais dire plus ou moins mal ! Plus tard j’ai compris pourquoi c’était un exercice sans futur. On n’explique pas la poésie, on l’écoute, on la dit, on la ressent. Ce n’est pas une raison mais une simple émotion. La poésie de dit pas, elle suggère ? Si on analyse littéralement, logiquement : « les sanglots longs des violons de l’automne … » on se dit que Verlaine avait dû prendre une « sacré torchée » pour pondre cela ! … des violons qui pleurent en automne !

Conclusion

On comprend pourquoi la définition de l’art est chose difficile. Doit-on le considérer en tant qu’émotion, en tant que  sentiment ; ou de récit ? Doit-on le considérer selon son côté personnel ou universel ?

L’émotion nous propose un vécu tout personnel de l’œuvre d’art, non transmissible, non formulable, non compréhensible. Le spectateur est seul devant l’œuvre, il en est imprégné sans en avoir conscience. C’est un peu la position d’un petit enfant devant un jouet qui l’attire, lui donne un désir, même s’il ne sait pas pourquoi, s’il ne voit pas à quoi cela peu servir. C’est un phénomène de fusion dans lequel la distance entre le sujet et l’objet n’existe plus.

Le sentiment est une position un peu plus complexe. L’émotion est maintenant confrontée au vécu du spectateur et elle intègre maintenant sa relation passée aux autres et à l’environnement. Le sentiment des choses reste encore difficile à transmettre. Il ne s’échange pas par des mots mais plus par des non-dits, des gestes, des mimiques, des comportements.

Le récit est la version la plus élaborée de l’art. il va s’exprimer par le langage. Il va traiter de l’œuvre en ce qu’elle s’inscrit dans une histoire, dans un courant de pensée, dans une chapelle artistique, décortiquer la technique, l’art de la composition, de la construction. C’est la forme la plus sociabilisée de l’expression artistique. Elle est collective mais pas universelle car elle est sujette aux courants d’opinions, aux groupes constitués, aux modes. Le récit décrit l’oeuvre, mais il est tout sauf l’oeuvre elle-même.

Personnellement je choisi l’art comme une émotion individuelle. Il n’est pas échangeable, non transmissible. Il est mon émotion, une pure relation entre moi et l’œuvre. Que m’importe l’artiste, sa notoriété ou son anonymat. Il a produit une œuvre, il a voulu la montrer, je m’en empare, je la fais mienne… et basta !.

Esclavage, racisme, et finalité.

L’esclavage est un système juridique et social qui applique le droit de propriété aux individus, dits esclaves. Par opposition un individu ne faisant pas l’objet d’un tel droit de propriété est dit libre … Le propriétaire d’un esclave est quant à lui appelé maître.

Dans le racisme il faut distinguer la notion de races du racisme proprement dit (si tant est qu’on puisse le dire proprement !)

La notion de races est à rapprocher de la notion taxinomique de classification des êtres vivants en genre, espèces et sous espèces. Chez les simiens (singes) on distingue (pour faire vite) diverses sous espèces comme les chimpanzés, les gorilles, les orang outangs. Chez les animaux plus proches de l’homme ces sous espèces sont appelées races. On connaît les nombreuses races de chiens, de vaches, de chevaux. Il n’est pas illogique de tenter, par des critères morphologiques de classifier les humains en sous espèces en fonction de la couleur de peau, de la forme du visage. Évidemment cette classification est plus qu’imparfaite puisque par exemple les indiens, de race caucasienne ont souvent la peau plus noire que des individus de race noire.

Là où la notion devient délétère c’est quand elle débouche sur le racisme, quand on établit une hiérarchisation entre les races, certaines étant dites supérieures d’autres inférieures. Cette hiérarchisation n’étant basée sur aucun critère objectif et n’étant qu’une justification de la domination des uns sur les autres.

L’esclavage est une pratique aussi vieille que les civilisations humaines, le vainqueur ayant droit de vie ou de mort sur le vaincu. Dans la civilisation Égyptienne antique, les vaincus était ramené en esclave après les batailles. Les romains avaient des esclaves de façon parfaitement institutionnelle et légale.

Avec le moyen âge, et peut être sous l’influence de la religion Catholique la notion d’esclave disparaît. Il n’est plus besoin d’importer de la main d’œuvre issue des victoires puisque le système du servage suffit largement. Les seigneurs, les nobles, ont droit de vie ou de mort, droit de cuissage, sur leurs paysans les serfs. C’est une forme d’esclavage local.

Le système du servage s’assouplit avec le temps et les privilèges des nobles sont abolit à la révolution.

Mais la relation dominant/dominé à la vie dure et à travers la nouvelle bourgeoisie capitaliste les puissances d’argent asservissent les ouvriers jusqu’ au début du vingtième siècle.

A l’extérieur de l’Europe, avec la découverte des nouveaux continents (Amérique, Afrique) de nouvelles relations proches de l’esclavage prennent vie. Les conquérants espagnols ou Portugais massacrent, pillent, exploitent, les populations d’Amérique du sud. Ensuite les nouveaux migrants en Amérique du nord massacrent les indiens pour in fine les réduire en esclavage en les enfermant dans des réserves. Les besoins en main d’œuvre pour exploiter ce pays gigantesque sont immense et l’idée d’importer de la main d’œuvre Africaine ne tarde pas à germer. C’est là que le racisme se met au service de l’esclavagisme. Il est simple de présenter les populations Africaines comme étant de race inférieure, plus proche de l’animal que de l’humain pour justifier de les traiter comme des animaux.

Notons que les civilisations Arabes ont toujours été les championnes de l’esclavagisme. Le commerce des esclaves en Afrique était leur principale industrie. Ce sont elles qui enlevaient les noirs et les vendaient aux néo colons qui les déportaient en Amérique ou ailleurs. Dans certain pays d’Afrique la pratique de l’esclavage perdure.

Bie qu’ayant été aboli aux états unis le racisme et l’esclavagisme sont encore très présents aux États Unis

Le racisme n’est jamais gratuit, il est toujours au service d’une cause esclavagiste, dominatrice.

Venons-en à l’antisémitisme autre horreur que l’on appelle racisme. C’est un vocabulaire inapproprié car les Juifs ne sont pas une race (même si les courants Sioniste on tentés de les définir comme tels) mais une communauté religieuse et culturelle. On peut parler de discrimination mortifère, mais certainement pas de racisme.

L’antisémitisme sévi à l’état latent ou patent dans les civilisations occidentales chrétiennes depuis que les juifs ont (auraient !) crucifié Jésus en ce qui pourrait être l’an 30 de notre ère. Il surgit et disparaît au hasard des conditions socio-économiques et des conflits, mais il n’a jamais disparu. Malgré les horreurs commises en son nom par les Nazis il est toujours vivant. Dans l’idéologie Nazi l’antisémitisme était au service de la mythologie de la supériorité de la race Arienne sur les autres. Ne pouvant être justifié par une attaque contre une communauté il a été érigé en racisme. Les Nazis ont réussi ce que les Sionistes ont raté, définir les Juifs comme une race. Les critères définis par ces bourreaux pour identifier la « race juive », le nez crochu sont bien sûr ridicules Le nez Crochu était l’apanage des Bourbons qui ont régné longtemps sur le France. Il est plutôt caractéristique de certaines populations du moyen orient. Si certains Juifs Sépharades peuvent avoir ce type, ce n’est certainement pas le cas des Juifs ashkénazes du ghetto de Varsovie. La notion de race invoquée par les Nazis est totalement infondée.

Pour pouvoirêtre supérieur, il faut bien qu’il y ait des inférieurs. La communauté Juive était toute trouvée pour jouer de rôle.

Le racisme n’est jamais gratuit, il est toujours au service d’une cause esclavagiste, ou dominatrice.

Conclusion

Le racisme n’est pas un fait en soi, avec sa finalité propre. Il n’est toujours qu’un prétexte au service d’une idéologie dominante. Derrière tout racisme on doit chercher le désir, le besoin de domination sous-jacent.

L’esclavagisme est une pratique « vieille comme Erode », et surement plus ancienne encore. Nos civilisations occidentales en ont usé et c’est très dommage, mais c’est loin d’être un cas isolé. Toutes les grandes nations au plus fort de leur puissance l’ont plus ou moins pratiqué. Mais l’histoire du monde se confond souvent avec l’histoire de l’esclavage … et je crains que ce ne soit loin d’être terminé.

La manipulation d’opinion

La manipulation est une méthode délibérément mise en œuvre dans le but de contrôler ou influencer la pensée, les choix, les actions d’une personne, via un rapport de pouvoir ou d’influence. Les méthodes utilisées faussent ou orientent la perception de la réalité de l’interlocuteur en usant notamment d’un rapport de séduction, de suggestion, de persuasion, de soumission non volontaire ou consentie.

C’est cette finalité qui caractérise la manipulation et la différencie de l’information, du conseil, ou de la formation

L’humain a besoin, c’est sans doute une faiblesse, de se hiérarchiser

  1. Pour se référencer, se situer par rapport aux autres, donner un sens à sa vie, en quelque sorte exister
  2. Cette façon de se positionner par rapport aux autres, donc de se définir, est associée à un besoin de sécurité qui entraine chacun à tenter de se placer au plus haut dans la hiérarchie qu’il crée.

Dans une société humaine chacun doit s’imposer aux autres, imposer sa vision du monde. Nous sommes tous entrainés dans un combat infernal et inutile de « qui fera pipi le plus loin » (pardon pour cette expression un poil machiste).

Chacun réagit avec sa raison et ses émotions et c’est dans ces deux domaines que va intervenir la manipulation.

Je n’aborderais pas ici le problème général de la construction d’une opinion publique qui fait appel à bien d’autres critères mais à la formation de l’opinion individuelle (qui bien sûr joue son rôle dans l’élaboration d’une opinion publique)

Les domaines ou s’expriment les manipulations d’opinion sont extrêmement nombreux. On peut dire que dans tous les rapports humains on trouve la tentation de manipuler l’autre. La séduction est une forme de manipulation douce. Je ne parlerais ici que dans les domaines les plus généraux, les plus courants.

La publicité

Je commence par elle car c’est le domaine dans lequel elle est clairement assumée. Les publicitaires avouent sans vergogne rechercher dans notre psyché la faille qui leur permettra de nous faire acheter des objets dont nous n’avons probablement aucun besoin objectif, de créer chez nous un besoin pour le satisfaire par l’objet qu’ils nous proposent. On ne peut pas mieux faire comme manipulation.

Au départ, c’était la réclame, le message était cognitif, on nous expliquait les nombreux avantages de l’objet, en en omettant les faiblesses. Mais au bout d’un certain temps il s’est avéré que les messages purement cognitifs pouvaient être soumis à l’esprit critique des prospects. Ceux-ci pouvaient remettre en cause les affirmations du message.

Les publicitaires se sont alors adressés à des messages plus insidieux faisant appel à la conscience émotionnelle de prospect. Il s’agissait, non plus de décrire le produit dans ses aspects les plus positif, mais d’en diffuser une image, une impression positive.

 Assez récemment on est passé à un autre type de messages destiné à créer une notoriété pour le produit. Il s’agit maintenant de « faire rentrer dans le crane » des prospects simplement le nom du produit et la symbolique graphique associée, de créer une familiarité confinant à la confiance entre le prospect et le produit qui sera choisi de préférence à celui de ses concurrents. On diffuse un message accrocheur, souvent sans rapport avec le produit, uniquement destiné à intriguer, capter l’attention. Puis « in fine » on envoie le nom du produit et sa symbolique graphique.

« passez muscade » le tour est joué. On peut clairement parler de machination ou de manipulation.

Un autre point à signaler à propos des messages publicitaires est la diffusion quasi systèmatique de « fake news », même si celles-ci restent « dans les clous » sur le plan légal : « les produits qui suppriment les rides, empêchent la chute des cheveux, font maigrir en dormant, les voitures Volkswagen qui respectent les normes CO2, les produits bio qui ne le sont pas, les médicaments miracles etc. etc. ». On trouve un mensonge dans la plupart des messages publicitaire.  Donald Trump et les groupes complotistes sont des amateurs par rapport aux publicitaires.

.

Les messages politiques

Encore des grands spécialistes de la manipulation. Dans ce cas il s’agit d’obtenir un consensus sur son nom de la part des futurs électeurs. Bien sûr tous les coups sont permis, au diable la morale !

  1. La première méthode est « la semi vérité ». Il s’agit tout simplement d’énoncer dans son discours tous les bienfaits potentiels de son action future (en omettant ses points négatifs) et de dénoncer dans les programmes de ses adversaires tous les points indéniablement négatifs (en omettant les points positifs). C’est le classique mensonge par omission. On annonce une vérité facilement ingérée par le prospect et on lui laisse la tâche difficile d’aller rechercher lui-même les contre-vérités.
  2. La seconde approche est d’avancer des pseudo vérité, des chiffres invérifiables sur le moment pour paraître justifier son argumentation. Ces vérités ne résistent souvent pas à une analyse critique ultérieure, mais qu’importe le ver est dans le fruit, le mal est fait.
  3. Troisième approche, le dénigrement de ses adversaires. Il s’agit d’aller rechercher, dans leurs passés des éléments qui semblent contre dire leurs discours actuels. Qu’importe qu’ils aient été vécus dans le passé, dans un contexte totalement différent, on les rapproche du discours actuel comme si ils avaient eu lieu la veille. C’est bien sûr un contre sens historique, de la malhonnêteté intellectuelle.
  4. On détecte facilement ces menteurs dans leur « parler mitraillette ». Il s’agit de parler, parler, parler, sans laisser la capacité à un interlocuteur d’intervenir. On évite ainsi toute contradiction, on peut asséner ses contre vérité, dévier pour répondre à coté de la question posée. Méfions-nous de ceux qui parlent trop vite, sur un mode hystérique !

Pour les politiques les méthodes suivantes relèvent plus de la stratégie publicitaire

  1. Les promesses intenables. Il s’agit de faire rêver. Le prospect attend la lune, soit on lui promet la lune. Nous sommes tous des êtres qui vivent d’espoir et qui préfèrent vivre dans l’utopie que dans la réalité. C’est cette faiblesse que nos politiques utilisent pour nous entrainer derrière eux. Qu’importent les désillusions ultérieures après qu’ils aient été choisis, si nécessaires ils nous berceront d’autres promesses.
  2. La création d’une image. Nous choisissons des hommes politiques que nous ne connaissons absolument pas et nous les élisons simplement sur la base de l’image que nous avons d’eux.  Ils doivent donc nous présenter la meilleure image d’eux, celle qui entrainera l’adhésion du plus grand nombre. Il y a toutes sortes d’images disponibles pour fabriquer un personnage : paternel, maternelle affectueux (se), paternel, maternelle fort(e) et protectrice, érudit spécialiste ou brillant économiste, près du peuple et populiste, enthousiaste et entrainant, … chacun d’eux doit choisir le personnage qui, incarné, lui donnera le plus de chance de séduire les électeurs. Un homme politique ne doit pas être sincère, mais jouer un rôle … cela s ‘appelle de la manipulation
    Récemment, pour mieux nous séduire nos politiques ont pris le parti de participer à des émissions populaires de télévision pour jouer leur personnage devant un vaste public. Ils choisissent alors le personnage « bonhomme » et prés de nous.

Nous avons examiné des types de manipulation de mode offensives ; Elles ont pour but de nous faire agir et de nous entrainer dans le sens choisi par le manipulateur. Il existe également des manipulations de mode défensives, destinées à nous faire réagir devant un danger potentiel.

Les thèses complotistes

On est dans ce cas typiquement sur une manipulation qui veut nous inciter à réagir devant un danger, une injustice, une manipulation. Faire réagir contre un danger n’est pas forcément du domaine de la manipulation, cela le devient lorsqu’il s’agit d’un danger imaginaire ou fabriqué de toutes pièces, et que sous-jacent se cache l’intention de nous entrainer dans une direction choisie par nos manipulateurs.

Les théories complotistes sont légion.

Personne n’a jamais marché sur la lune

Les attentats sont planifiés par d’autres que les islamistes

Le sida est un virus créé en laboratoire

La terre est plate

JFK a été assassiné par la CIA

Lady DI a été assassinée par la famille royale

Michael Jackson et Hitler ne sont pas mort

Le monde est gouverné par des reptiliens (dont Sarkozy, le Reine d’Angleterre, Obama, …)

J’en passe et des meilleurs …

Autant de choses, évidemment choquantes, qui nous heurtent, qui nous poussent à réagir (du moins les plus crédules) et à passer du mode raisonné au mode émotionnel. A partir de ce moment-là nous ne sommes plus en contrôle de nous-même et des événements, mais prêt à sauter sur n’importe qu‘elle solution qui nous est proposée. Un fois revenu en arrière il nous est difficile de nous dédire vu que notre raison a du mal à réfuter notre vécu émotif.

D’autres jouent sur les deux tableaux

Les religions et les idéologies

Il est toujours difficile de différencier les informations, du prosélytisme, de la propagande ou de la manipulation. La frontière entre elles est ténue. Les religions ou les idéologies ont surfés sur l’espoir et la peur. D’un coté on nous annonce l’enfer (spirituel ou socio-économique) et de l’autre on nous promet le paradis (spirituel ou socio-économique). La peur nous éloigne de notre conditions actuelle et l’espoir nous fait rêver à des jours idylliques. De quoi oublier toute raison pour plonger dans l’émotion.

Conclusion

Toutes les méthodes de manipulation s’appuient sur le même principe nous faire sortir de la raison pour nous embarquer dans l’émotion, de faire taire notre objectivité pour faire appel à notre subjectivité. Pensons au prestidigitateur, manipulateur dans tous les sens du terme qui nous fait voir ce qu’il veut nous faire voir en nous montrant ce que nous avons envie de voir !

Plus on est jeune, moins on est cultivé, et moins notre conscience cognitive est formée, et plus notre émotionnel est prêt à prendre le dessus. C’est pourquoi les jeunes et les classes populaire sont les cibles privilégiées des manipulateurs et notamment des populistes.

Ce n’est pas aux vieux singes qu’on apprend à faire des grimaces !

Vaccins, élaboration, comportement, polémiques

Avant de parler vaccin, il nous faut donner quelques informations sur les virus.


C’est en 1953 que André LWOFF a énoncé les trois caractères fondamentaux faisant des virus des entités originales :

1) Les virus ne contiennent qu’un seul type d’acide nucléique (ADN ou ARN) qui constitue le génome viral. Les plus fréquents sont les virus ARN.
2) les virus se reproduisent à partir de leur matériel génétique et par réplication.
3) les virus sont doués de parasitisme intracellulaire absolu.

La coque virale, ou capside, est une structure protéique résistante que l’on retrouve dans tous les virus. L’ensemble formé par la capside et l’acide nucléique (parfois désigné par le terme anglais core) peut être, chez certains virus, entouré d’une enveloppe constituée de phospholipides arrachés à la membrane cellulaire lors du précédent cycle viral. Que la structure la plus périphérique soit la capside ou une enveloppe, des protéines sont exposées à l’extérieur et déterminent la spécificité antigénique virale ainsi que la capacité du virus à identifier ses cellules hôtes.

Chimiquement, l’ARN est un polymère linéaire constitué d’un enchaînement de nucléotides. Chaque nucléotide contient un groupe, un sucre (le ribose) et une base nucléique, ou base azotée. Les nucléotides sont liés les uns aux autres par des liaisons phosphodiester. On trouve quatre bases nucléiques dans l’ARN : l’adénine, la >guanine, la cytosine et l’uracile.  La Thymine se retrouve dans l’ADN.

Les 5 bases nucléiques entrant dans la composition des acides nucléiques sont :

ADN et ARN contiennent, en outre, des phosphates et des sucres. Alors que l’ARN contient de l’Uracile et du Ribose, dans l’ADN ils sont remplacés par la Thymine et le Désoxyribose.

La réplication du virus (comme celle des bactéries) se produit selon le mécanisme suivant :

  1.  L’ADN se copie en ARN, avec les modifications citées plus haut
  2. L’ARN se copie en ADN en entrainant les modifications inverses

Les virus sont donc constitués de séquences d’acides nucléiques, symbolisées par leurs initiales T, A, G, C, U) ; Par exemple :

TTCGAAGTCC …. GAGTTCCC …  pour les virus ADN et

UUCGAAGUCC … GAGUUCCC … Pour les virus ARN

Dans la chaine du virus certaines séquences jouent des rôles particuliers comme de donner la possibilité au virus de pénétrer dans les cellules, ou encore d’induire des effets pathogènes qui développent des maladies.

Les principaux types de vaccin contre le virus de la Covid 19 sont :

  1. Les vaccins basés sur le principe du virus inactivé. Par un procédé chimique ou thermique on détruit les séquences du virus repérées comme pathogènes, mais le virus conserve les séquences qui lui permettent de pénétrer dans les cellules. Ce sont les séquences contre lesquelles notre organisme va réagir en produisant des anticorps. Le virus inactivé peut ainsi se reproduire dans la cellule sans entrainer de nuisance et en quelques jours la cellule possédera assez d’anticorps pour neutraliser toute attaque du virus actif. Le sujet est ainsi immunisé contre ce virus et gardera cette immunité durant un certain temps, dépendant du vaccin injecté. C’est le type du vaccin Chinois de SINOPHARM.
  2. Les vaccins basés sur des Adénovirus. Il s’agit d’une famille de virus, humains ou animaux, dont certain sont pathogènes, mais beaucoup sont inoffensifs pour les humains.  Pour plus de sécurité le vaccin Astra Zeneca est basé sur un adénovirus spécifique du Chimpanzé et sans effet sur les humains. Dans ce virus ont introduit la séquence du virus de la covid 19 lui permettant de pénétrer dans la cellule. L’apparition de cette séquence virale dans la cellule va déclencher la réaction immunitaire développant les anticorps spécifiques permettant de lutter contre le virus, sans bien sûr introduire les séquences pathogènes. En se répliquant cet adénovirus active la production des anticorps permettant de lutter contre le virus de la covid 19, sans introduire de gêne pour le patient. C’est le type de vaccin développé par Astra Zeneca, le vaccin Russe Spoutnik, et le vaccin Johnson et Johnson.
    Cet Adénovirus modifié étant fragile il doit être conservé à -20°
  3. Les vaccins à ARN messager. Il s’agit de reproduire la séquence du virus de la covid 19 capable de pénétrer dans la cellule est de déclencher la production des anticorps, sans l’associer aux autres séquences du virus pathogène. Cette petite séquence d’ARN, une fois injectée va se dupliquer et activer les défenses immunitaires, sans perturbation pour le sujet vacciné, et rapidement (quelques semaines) le sujet sera immunisé contre le virus pathogène.
    L’ARN étant extrêmement fragile il convient de le conserver à une température très basse d’environ -80°
    C’est le type de vaccin développé par Pfizer et Moderna.

L’idée générale à tout ces vaccins et d’introduire dans la cellule la séquence du virus, capable de la pénétrer et de générer la réponse immunitaire sans impacter l’état de santé du patient. Les 4 vaccins mentionnés y parviennent par des voies différentes et assurent à la personne vaccinée une excellente immunité

Les effets secondaires

Ils sont étudiés dans la phase III du protocole de validation d’un vaccin. Sur une population de 40 à 50 .000 personnes certaines reçoivent le vaccin et les autres un placébo. On peut ainsi comparer les effets à moyen terme du vaccin en comparant le devenir des deux populations. L’absence d’effets indésirable dus au vaccin dans la population vaccinée permet la validation de cette phase. Elle garantie que la vaccination ne créera pas de nuisances générales à la population.

Il est certain que quand on passe d’un échantillon de 50.000 personnes à une vaccination de masse sur des millions de personnes des cas particuliers non visibles dans l’échantillon peuvent apparaître. C’est pourquoi toute vaccination nouvelle s’accompagne d’une campagne de « pharmacovigilance » rigoureuse afin de détecter tout cas suspect. Il faut dans ces cas déterminer si l’effet secondaire est dû à une relation de causalité avec la vaccination ou à une simple corrélation. On prend alors la décision politique qui s’impose.

Les anti vaccins

Une partie de la population reste hostile à la vaccination. Après tout pourquoi pas ! Encore faudrait-il que les arguments avancés tiennent la route.

Il n’est plus possible d’attaquer les vaccins sur le plan de leur efficacité. Elle est trop évidente et une telle attaque ne convaincrait personne. Il faut donc trouver une autre stratégie. Comme on a pu le montrer dans la contre-attaque de l’industrie du tabac dans la polémique sur le tabagisme passif, la réaction des industries du plastique aux attaques contre le bis phénol, ou celle des industries chimiques aux attaques contre les pesticides destructeurs d’abeilles, elles sont au nombre de trois

  1. Il s’agit d’inonder les médias de nouvelles pouvant créer un doute raisonnable :
    . Par exemple on ne peut connaître les effets de la vaccination à long terme, pourrait-elle déclencher dans vingt ans des cancers, des problèmes cardiaques, des problèmes de fertilité. Autant de question dont on n’aura la réponse que dans vingt ans, d’où le doute raisonnable. Et ne pas manquer d’avancer la mauvaise expérience avec l’amiante.
  2. Asséner de fausses vérités :
    . L’ARN messager reste un virus et il est donc dangereux. Ridicule il ne s’agit que d’une séquence d’acide nucléique sans effets
    . Un virus même inactivé reste un virus dangereux. Non, à partir du moment ou l’on a supprimé les séquences pathogènes le virus est inoffensif. Signalons qu’aucun des vaccin anti covid sur le marché Européen n’est construit sur ce principe.
    . L’ARN messager va modifier notre ADN. Non si cette séquence à la capacité (et la finalité) de pénétrer dans la cellule elle n’a pas la capacité de pénétrer dans le noyau ou est stocké notre ADN
    . On a observé telle pathologie chez une personne vaccinée donc le vaccin induit cette pathologie. IL suffit de créer une causalité là où il n’y a qu’une corrélation due au hasard, et le tour est joué !
  3. Dénigrer les personnes ou les institutions qui préconisent la vaccination :
    . Les laboratoires ne cherchent qu’à s’en mettre plein les poches
    . Les pouvoirs publics font le jeu des capitalistes
    . Le professeur « machin » à sorti une étude qui contredit l’innocuité du vaccin
    . Mettre en avant quelques scandales sanitaires (médiator, Thalidomide) qui discrédite la recherche médicale

On pourrait parler du double profil psychologique des anti vaccin, proche de ceux de tous les groupes radicalisés (Anti avortement, Daech, écolo trotskistes, …)
Les leader à conscience psychorigide désarçonnés par tout ce qu’ils ne contrôlent pas et les suiveurs à personnalité flottante en recherche de références auxquelles se rattacher

Conclusion

Ne suivons pas cette tendance « paranoïde » qui consiste à ne plus faire confiance à personne. Nous ne sommes pas mieux placés que les « experts » si douteux soient-ils pour nous faire notre opinion sur les choses. Sur chaque sujet (5G, réchauffement climatique, vaccins, pesticides, …) nous sommes tous des ignorants. Je préfère, au risque d’être dupé, faire confiances aux spécialistes plutôt qu’à moi ou à quelques pseudo gourou aussi ignorants que moi.

Faisons confiance au vaccin !

Illogisme de la langue Française

Tout au long de mes études on m’a dit que j’étais mauvais en orthographe, que j’écrivais phonétiquement, et finalement je l’ai cru. Avec les recul et l’âge je me suis aperçu que je n’étais pas vraiment mauvais en orthographe mais que, en fait, c’était l’orthographe qui était mauvais.

Quelques exemples pour montrer comment notre langue est pleine de complexité.

L’orthographe sert à traduire les phonèmes de la langue parlée en langage écrit et en ce sens quoi de plus logique que d’écrire phonétiquement. La langue que nous parlons et écrivons, la fameuse langue de Molière et un tissus d’illogisme tant dans son orthographe que dans son vocabulaire.

Prenons le mot « cochon », rien de plus simple. Son féminin est cochonne, ce qui n’a rien à voir avec le masculin qui désigne un animal. Une cochonne est une femme qui fait des cochonneries et le terme doit s’employer au sens figuré. Un cochon, lui, donne des cochonnailles (ou plutôt le fermier en fait des cochonnailles) qui se transformerons en charcuterie. Le féminin du cochon serai la truie, ce qui n’est pas un féminin au sens grammatical, mais un terme genré. Parlons du porc qui lui n’a pas de féminin. C’est logique puisque le mot porc désigne plutôt la chair de l’animal une fois tué, découpé, et cuit. On conçoit alors qu’il ne soit plus genré, et pourtant c’est un terme masculin (et non neutre), mais sans féminin. Le porc, paradoxalement, ne fais pas de porcherie (comme la cochonne fait des cochonneries).  il vit dans une porcherie. Dans l’expression « dénonce ton porc » le mot porc et essentiellement pris dans son sens masculin. Au sens figuré, les hommes sont des porc, les femme, elles, des cochonnes. Au sens propre les synonymes de porc, cochon seront goret, verrat alors qu’au sens figuré ils seront cochon, pourceau.

Avouons que pour un mot aussi basique on se trouve dans un abyme d’illogismes et de contradictions.

Est-ce cela qui fait la richesse de notre belle langue ? peut-être pas mais cela y participe largement. Dans l’art les courants « nihilistes » ce sont toujours plus ou moins terminés par le « carré blanc sur fond blanc », c’est à dire en cul-de-sac. La beauté est toujours dans la richesse, la complexité de l’arrangement, des détails. L’excès de rigueur, de cartésianisme, de raison, est sans doute un obstacle à la beauté. La sécheresse de la raison ne permet pas à l’imaginaire de s’activer elle l’enferme dans un univers déjà prédéterminé. La beauté se cherche dans l’émotion et non dans la raison. La richesse d’une langue se trouve dans la variété, la nuance,  et la précision de son vocabulaire, c’est à dire dans « le fond » et jamais dans « la forme »

Le genre

Une des particularité de notre langue est de donner un genre à toutes choses, y compris à celles qui n’en ont pas. On dit un fauteuil, une chaise, un tabouret, une liseuse, un canapé, un méridienne, alors qu’il est assez ardu de définir le sexe de chacun de ces objets. Ce sont en plus des noms qui n’ont pas de féminin ou de masculin correspondant. Ils sont uni genrés !

Si on prend les noms de profession beaucoup se déclinent au masculin et au féminin. La mode est de généraliser cette pratique (on dit maintenant auteur et auteure, chef et cheffe). Mais alors le nom ne définit plus seulement  la profession mais la personne qui l’exerce. Le boulanger, la boulangère ne désignent plus uniquement la profession, mais la femme ou l’homme qui officie. Du coup, on n’a plus vraiment de mots pour désigner les profession en tant qu’activité. Être boulanger ne signifie pas uniquement faire de la boulangerie, mais également exercer ce métier en tant qu’homme, comme ci  être boulanger ou boulangère n’était pas le même métier    

L’orthographe

Nos grammairiens se gargarisent de la beauté et de la richesse de notre orthographe. Personnellement je les contredirais. Il s’agit pour moi d’un ramassis de règles et surtout d’exceptions qui en font un « gloubi goulba » indigeste. Prenons la simple phrase que je vient d’écrire. Le mot personnellement : » pourquoi 2 n et 2 l et pas 2 m. Il existe sans doute des  myriades de règles et contre règles qui le définissent, mais à mon sens, le redoublement de certaines consonnes (d,n,l,m,t,r,s,f,p) alors que d’autres ne sont jamais doublées (b,g,h,j,k,q,v,w,x,z) n’apporte pas grand-chose à la langue.

La notion de pluriel (classiquement avec un s) est redondante avec la notion de pluriel déjà fournie par les pronoms. « Je mange des pommes » me paraît aussi précis que » je manges des pomme ». Pomme est un concept, la définition d’un objet, et en ce sens est indépendant du nombre de ses instances.

Quant aux innombrables exceptions à la règle du pluriel, elles sont parfaitement inutiles. La langue est-elle plus riche en disant et écrivant « des chevaux » que « des chevals », en disant ou écrivant « des genoux » plutôt que « des genous » ou encore des vitraux plutôt que des vitrails.

On peut citer mille invraisemblances dans notre orthographe, par exemple, sans aller chercher loin, l’écriture d’invraisemblance avec un seul s qui devrait se prononcer z.

Citons , bien sûr, l’accord grammatical su verbe avoir  avec son participe passé, les mots à orthographe bizarre comme « ailleurs », « parcours », … pourquoi un s qui ne marque pas le pluriel ?

Quelles leçon pouvons-nous tirer de ce constat :

  1. Ce que le « grammairiens » nous proposent comme un monument de logique est en fait une accumulation de cas particuliers, de règles justifiant les exceptions (qui de ce fait ne se présentent plus comme des exceptions mais comme des cas gérés par la doxa)
  2. Nous naviguons avec aisance et bonheur dans cet imbroglio de règles dont l’absence de logique nous est si familière que nous la voyons plus. Il est curieux de voir qu’en toutes chose l’habitude fait la norme et que nous ne voyons plus ce qui est en permanence sous nos yeux
  3. Beaucoup veulent défendre la langue Française dans le monde. Malheureusement, qu’elle qu’en soit la richesse, elle ne peut rivaliser avec la simplicité des langues Anglaises ou Espagnoles. Si on veut vendre un produit il doit être performant et simple à utiliser !

L’écriture est une codification de la langue parlée. L’écriture vient après le langage. Celui-ci  est construit à base de phonèmes (32 dans la langue Française), quoi de plus logique et de plus simple que d’écrire phonétiquement … Adieu à l’orthographe tarabiscoté !

Ces quelques exemples (on pourrait en citer des myriades d’autres) montrent comment l’habitude nous aveugle, comment les automatismes nous servent de logique. A force de pratiquer on n’analyse plus nos comportements et la familiarité nous sert de paravent.

Un raisonnement illogique devient parfaitement logique quand il est défini et justifié par une règle. Un exception à la règle du pluriel, totalement illogique, devient parfaitement logique quand elle est encadrée par la règle qui lui donne justification.

La règle du pluriel veut que les noms prennent un s final. Il y a une exception pour les mots se terminant par al qui prennent aux au pluriel ( un cheval, des chevaux). Un pratique contraire à tout logique et à tout souci de simplicité. Qu’à cela ne tienne nos grammairiens en font une règle ( les noms en al prennent aux au pluriel). Voilà que tout redevient logique ! Mais il y a un « hic » à cette règle, certains noms comme carnaval ne respectent pas la règle (un carnaval, des carnavals). Pas de problème pour les grammairiens qui en font une exception à la règle (qui traduisait elle-même une exception à la règle) et tout redevient parfaitement gouverné par la logique, comme si le fait d’être gouverné par une règle entrainait, de facto, la logique. Malheureusement des règles illogiques ne font pas la logique.

Roulons nous à plaisir dans le marasme de notre orthographe. Pourquoi faire simple quand on peut faire compliqué !