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Religieux, mais anti religions

De tout temps les hommes ont adoré ou imaginé des ou un dieu. Il semble que ce soit un invariant des constructions humaines. Si tous adoraient ou avaient imaginé le même dieu on pourrait y accorder un certain crédit, mais les dieux sont légions, pour ne citer que les dieux Égyptiens, les dieux Gréco-romains, les dieux celtes, le dieu des chrétiens, des musulmans, des bouddhistes, des Hindouistes, …un panthéon multiple et varié. Chacun a cru tenir le bon, donc les autres tenaient le mauvais. Les dieux sont éphémères et nombreux d’entre eux ont disparu avec les civilisations qui les ont engendrés. Si les dieux anciens ont disparu, pourquoi nos dieux actuels ne seraient-ils pas mortels.

D’où peut venir pour l’humain ce besoin impérieux de se référer à un dieu ?

L’homme est un animal intelligent, c’est là sa force et sa faiblesse.

  1. Sa force, car il a la capacité (qui échappe à l’animal) de représenter ses émotions sous forme de représentations visuelles organisées, verbalisables, et donc échangeable avec ses semblables. C’est grâce à cette synergie que le progrès des civilisations et possible.
  2. Sa faiblesse, car s’il a la capacité de représenter ses émotions il a, en revanche, l’impérieuse nécessité de le faire. Ce que l’humain n’est pas capable de représenter dans ses systèmes de formalisation est sujet d’angoisse pour lui. Primitivement ce sont les phénomènes naturels inexpliqués qui ont été représentés par des dieux (la pluie, le tonnerre, les volcan, les tempêtes, voire les montagnes ou les mers). Avec le développement des connaissances des représentations scientifiques ont été donnés à ces phénomènes et ces dieux sont devenus inutiles et ont disparu. D’autres énigmes sont apparues, dans les domaines métaphysiques, dans la notion de temps (le passé et le futur), d’espace (les étoiles, les galaxies), d’existence, et de nouveaux dieux sont nés.

Les religions

Mais les hommes ne se sont pas contentés de créer les dieux ils ont créé les religions, et c’est là que tout se complique. Une religion suppose une structure temporelle qui peut s’adapter au genre humain. Il faut une structure, des dogmes, des règles, des rites. Il est évidemment difficile d’adapter un concept transcendantal, métaphysique, à la pratique humaine. Qu’a cela ne tienne les religions ont trouvées la parade dans un relais entre dieu et les humains. Pour les chrétiens ils ont jésus, fils de dieu fait homme, qui a donc qualité pour parler avec les humains et leur proposer des dogmes à leur échelle. Les musulmans ont trouvé Mahomet, il n’est pas dieu mais il en est le représentant terrestre donc à même de dialoguer avec les hommes. Il faut noter que les Musulman parlent beaucoup plus du prophète que d’Allah. Chez les Hindouistes les dieux (Rama, Krishna, Vishnou) ont des avatars à formes humaines. Pour les Bouddhistes, Bouddha est à la foi un homme et un dieu (déifié dans sa sagesse), les Égyptien avaient Pharaon à la foi humain et dieu.

C’est pourquoi les religions sont adossées à des rituels purement issues de l’âme humaine. Les divers textes apocryphes sensés représenter la parole divine ont été élaboré par nos congénères. Jésus christ n’a pas écrit les évangiles (ni même ses apôtres) Mahomet n’a pas écrit le coran, Bouddha n’a jamais rien n’écrit, dans l’Hindouisme les « véda » se sont transmis oralement avant d’être consignés, et bien sûr la bible n’a été écrite ni par dieu ni par moïse. Tout est donc d’essence humaine même si on peut penser que ces textes ont été réellement inspirés par les représentation humaine des divers dieux.

Les grands rites, aller à la messe, communier, enlever ses chaussures, faire ses ablutions, les processions, le shabbat, le ramadan, porter ou non un voile, célébrer les fêtes religieuses, se laver dans le Gange … j’en passe et des meilleures, sont des créations purement humaine imaginées en référence à l’adoration du dieu.

Les religions ont apporté, en tous cas en France, beaucoup de bonnes choses comme l’éducation, la culture, les hospices, une certaines solidarité. Elles ont aussi eu des effets délétères comme les croisades (que nous payons encore de nos jours) l’inquisition, les guerres de religion, le puritanisme conservateur, la stigmatisation de différences. Finalement tout cela est bien humain et a pu se produire bien en dehors des religions.

Notre culture occidentale reste baignée du christianisme et de la parole de l’évangile (même si cela me fait mal de le reconnaître !). Nos valeurs humanistes de solidarité, de la défense du plus faible, notre vision idéalisée de la société … tout cela nous vient en ligne droite de la parole des évangiles. La déclaration des droits de l’homme.  et parfaitement raccord avec la morale des évangiles. A l’opposé, nos congénères Chinois issus du Confucianisme portent en eux les valeurs du respect de l’état, de la place de chacun dans la société, du respect de l’ordre établi. Ils ont souvent des comportements qui nous étonnent. Ces différences s’expliquent très bien par l’écart entre nos valeurs ancestralement acquises.

Le sentiment religieux

Voilà les religions habillées pour l‘hiver. Mais qu’en est-il du sentiment religieux ? rappelons que le sentiment vient de la confrontation entre le ressenti de notre environnement et notre acquis durant notre vécu. Un sentiment est donc un jugement critique. Lorsque nous observons notre monde un certain nombre de choses nous dépassent.

Dans le domaine scientifique par exemple la notion de zéro qui pour la plus par des gens ne parait ne poser aucun problème est une notion qui nous dépasse tous. Zéro n’est pas un nombre définit. Dire « qu’il y a zéro pommes sur le table » est un parfait non-sens. Comment savoir qu’il s’agit de pommes puisqu’il n’y en a pas, pourquoi ne s’agirait-il pas de poires, de bateaux, ou de castagnettes. Notez au passages que quand on dit « zéro pommes « le nom pommes » s’écrit au pluriel ce qui est paradoxal pour quelque chose qui n’existe pas !  Zéro n’est pas une numération, cela représente la notion de néant qui est une notion pour le moins métaphysique, donc religieuse.

Les scientifiques parlent à tout bout champs de l’infini. Une courbe asymptote est une courbe qui rencontre une droite à l’infini (comme dans la fonction hyperbolique), deux droites parallèles sont deux droite qui ne sont pas sécantes sauf à l’infini. L’échelle des température est finie dans les basses température (-273°) mais c’est une température inatteignable, donc un infini. Dans les hautes température l’échelle est infinie. L’univers est-il fini (dans ce cas qui a-t-il a- delà ?) ou infini et alors jusqu’où va-t-il ? Mais l’infini ou le zéro, personne ne les a vu. Comme d’ailleurs ces fameux dieux que tous adorent mais que personne n’a jamais vu. Prouver l’existence de l’infini ou du zéro est aussi impossible que de prouver l’existence de dieu, ce sont des notions transcendantales et on ne peut prouver les transcendances avec des concepts humains. Les scientifiques sont obligés de faire appel à une notion quasi religieuse pour gérer leur systèmes.

Conclusion

Il est donc impossible de se départir d’un sentiment religieux, aussi athée soit-on. Nous, humain vivons dans notre système sans être capable d’en fixer les limites, et encore saurait-on fixer ces limites qui aurait-il au-delà !

Il est donc impossible de prouver l’existence ou la non existence de dieu, comme il est impossible de savoir si le zéro ou l’infini existent. Le sentiment religieux est donc une croyance, et comme telle n’a pas besoin de se démontrer. C’est simplement une façon de vivre ses limites et de participer à notre positionnement dans la vie. Nous sommes ainsi faits que nous avons besoin de références et quand celles-ci n’existent pas il nous faut bien les inventer. Dieu est bien sûr la référence idéale pour nous situer, nous humains, par rapport à quelque chose, qu’importe qu’elle soit virtuelle ou pas. Dieu explique tout … sauf qu’il n’explique pas dieu.

On n’échappe donc pas au sentiment religieux, il nous est impérieux. Par contre les religions qui sont la fabrication humaine de nos relations avec ce point référant transcendant on peut y croire, mais on est plus dans l’idéologie dogmatique que dans un sentiment religieux. Je ne pense pas que les religions soient du domaine du religieux car par nature le religieux ne peut prendre forme humaine.

… Amen !

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