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La féminisation des noms, un régal

La féminisation des noms est devenue « dans le vent ». Pourquoi pas ! Évidemment cela va doubler le nombre de pages de nos dictionnaires et ajouter un gros chapitre au Bescherelle pour définir quand il faut dire spectareure, spectateuse, ou spectatrice.

Pensons quand même que si les usages créent les symboles les symboles ne créent pas l’usage. Les usages créent les mots mais les mots ne font pas les usages.

Je me suis amusé à regarder le genre des noms qui décrivent le corps humain.

On commence par la tête (féminin), composée du crâne, du front, de l’œil, de l’oreille, du nez (masculin) puis de la bouche, la mâchoire (féminin) et enfin le menton (masculin)

Viennent ensuite le cou (mas), l’épaule (fém), le bras (mas), terminé par la main (fém).

En bas on a la cuisse (fem), le genoux (mas), la jambe (fém), puis le pied (mas)

On peut dire que pour l’égalité homme/Femme c’est plutôt réussi.

Un point amusant est celui des organes sexuels qui définissent bien évidemment le genre. Les organes masculins sont définis par des noms féminins (la verge, une couille) parfois masculin (un testicule) mais enveloppé dans une bourse (féminin).

Pour les organes féminins (le sein, le vagin, l’utérus) ont plutôt des noms masculins même s’ils débutent par la vulve et la lèvre.

Comment en est-on arrivé à ce méli-mélo. Sans doute sans apriori, par l’usage, et l’usage n’est pas très structurant. C’est le peuple a fait l’usage.

Le second principe de la thermodynamique (la physique des énergies) énonce que « tout système isolé évolue inévitablement vers le désordre, le chaos » … je n’ai pas dit le K.O !

C’est à dire qu’un système isolé ne peut pas s’auto-structurer. Pour cela il lui faut être en relation avec un système extérieur susceptible de lui fournir une énergie structurante.

Voilà une pierre dans le jardin des populistes. La gestion du peuple par le peuple, en vase clos, sans apport extérieur ne peut conduire qu’au chaos, c’est à dire l’anarchie. C’est le rôle des élites, des intellectuels, des sachants, des « connaissants » de tout poils de fournir cette énergie structurante nécessaire. Évidemment pour éviter l’anarchie on risque alors de tomber dans l’autocratie d’une classe dominante.

Pour en revenir à la féminisation des mots, c’est une tâche plus compliquée qu’il n’y paraît car elle s’appuie sur un système un peu « Branquignolesque ».

Par exemple féminisons un mot se terminant par eur :

Faut-il dire auteure, simple féminisation mais qui implique de prononcer un e muet ?

Faut-il dire auteuse comme dormeur fait dormeuse et chanteur fait chanteuse ?

Faut-il dire autrice comme spectateur fait spectatrice et réalisateur fait réalisatrice ?

Pour un mot se terminant par un e muet comme notaire, secrétaire ou étalagiste

Faut-il prononcer « notair » sans prononcer le e muet pour un homme et « notaire » en prononçant le e muet pour une femme ?

Le mot lingère pourrait-il avoir un masculin en linger comme boulangère fait boulanger ou bergère fait berger ?

De nombreux mot ont déjà leur féminin ;

Les mots masculins se terminant en er font ère au féminin

Les mots masculins se terminant ant font ante au féminin

Les mots masculins se terminant en iste sont identique au féminin.

Les mots masculins se terminant par eur peuvent au féminin faire euse, ou eure

Les mots masculin se terminant en eur peuvent au féminin faire oresse comme docteur fait doctoresse

Les mots masculins se terminant par teur peuvent au féminin faire trice
On voit que tout cela est bien compliqué et anarchique

La grosse erreur de notre langue est d’avoir systématiquement donné un genre à de concepts qui n’en ont pas. Pourquoi une chaise a-t-elle un nom féminin alors qu’un fauteuil ou un tabouret sont masculin. Celan’ rien à voir avec celui ou celle qui vont s’asseoir dessus. La féminisation des noms n’a pas grand sens dans la mesure où elle pense préciser un système déjà incohérent

Je ne sais pas s’il est intéressant de rajouter du chaos au chaos.

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