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Liberté, égalité, fraternité. Le paradoxe dans l’utopie

Comme le disent tous les étrangers, la France est un pays romantique ! pas uniquement au sens littéraire du mot, mais plutôt par l’idéal de nos valeurs. Si les Asiatiques sont des pragmatiques nous sommes des grands idéalistes. Il est vrai que notre mythologie est pétrie de valeurs chevaleresques : « La défense des plus faibles, de la veuve et de l’orphelin, le triomphe de l’affectif, de l’amour, de la passion sur le réalisme, la honte de l’argent gagné, la négation des hiérarchies, l’égalité de tous, le choix pour chacun de son destin.

Ce sont d’ailleurs trois utopies qui définissent les valeurs de notre République : « Liberté, égalité, fraternité ». Valeurs qui sont d’ailleurs parfois antinomiques

Libertés

La liberté est un mot à sens multiples.

Pour Épicure c’était la capacité pour chacun de faire ce qui lui plait, selon son désir, pour Auguste Comte la liberté venait avec la raison et donc par la science. Pour les existentialistes (Kierkegaard, Sartre) l’humain libre était celui qui agit, l’humain qui subit étant un esclave. Paul Valery disait : « Liberté est un de ces mots détestables qui ont plus de valeurs que de sens ». Il voulait dire par là que la liberté était plus une utopie qu’une réalité. C’est bien mon avis. La liberté est un objectif que nous cherchons tous à atteindre mais sans jamais y parvenir.

A mon sens, la liberté survient lorsque les contraintes sont admises comme des nécessités. Par exemple, les contraintes de religions (communion, ablutions, confessions) qui seraient pour moi des contraintes et une atteinte à ma liberté sont vues différemment par les croyants qui les jugent comme des nécessités et les acceptent sans problèmes.

Egalité

Pour les êtres humains, l’égalité est le principe qui fait que tous doivent être traités de la même manière, avec la même dignité, qu’ils disposent des mêmes droits et sont soumis aux mêmes devoirs. Elle a été promue par Jésus Christ, les églises, la révolution Française, l’utopie communiste entre autres. L’expérience de la vie montre, à loisir, que s’il s’agit d’un objectif louable, il n’en est pas pour autant atteignable. 2000 ans de civilisation occidentale en sont la preuve. L’égalité est une utopie, un leurre après lequel nous courons sans l’atteindre

Fraternité

C’est la vertu cardinale des sociétés fondées sur la solidarité réciproque.

La fraternité est un état d’unité, entre plusieurs personnes. C’est un sentiment qui dépasse l’égo, qui rassemble plusieurs « moi » pour faire un « nous ». Cet ensemble porte à son fondement le respect de la personne humaine. Ici encore il s’agit d’une magnifique et généreuse utopie qui, malheureusement se fracasse sur le mur de la réalité. Nous sommes tous frères, mais bien souvent frères ennemis !

Liberté et égalité. Tout dépend de la définition de la liberté. Si on la prend comme la plus part la conçoivent, au sens Épicurien, comme la capacité à faire ce que l’on veut, elle est en opposition avec la notion d’égalité. Cette liberté induit inévitablement des différences vécues comme des inégalité. L’égalité impose des sacrifice qui sont des obstacles à la liberté de chacun. On le voit clairement lorsque des décisions prises pour le bien commun sont remises en question quand elles égratignent les libertés de chacun.

Liberté et Fraternité. La liberté de chacun empiète sur celle des autres. La notion de fraternité est bafouée. La liberté d’expression, par exemple, est l’anti thèse de la fraternité puisqu’elle permet à chacun de gêner, médire, et nuire à son voisin. On ne peut avoir « le beurre et l’argent du beurre ! »

Egalite et fraternité. Ces deux notions semblent compatibles puisque arriver à l’égalité suppose, pour y parvenir, des sacrifices réciproques et donc de développer une sorte de sentiment de fraternité. Cependant l’égalité, lorsqu’elle est imposée comme cela fut le cas dans les régimes soviétiques n’engendre pas la fraternité mais la rivalité., Par contre la fraternité peut mener à une forme d’égalité

Conclusion

On voit combien notre pays est entravés dans ses valeurs les plus fondamentales. Certes elles ne manquent pas de panache, et c’est que nous aimons, mais elles manquent totalement de réalisme. Le collectif de la fraternité se heurte à l’individualisme de la liberté, et l’égalité à bien du mal à trouver sa place dans ce conflit.

La liberté que chacun considère comme son droit individuel et en opposition à la fraternité qui représente les devoirs de chacun. Notre société privilégie les droits sur les devoirs, l’individualisme sur le collectif, c’est pourquoi nous glissons doucement de la démocratie vers un début d’anarchisme. Il est difficile d’imaginer une future société sur ces bases.

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