Archives de catégorie : Sociologie

Les études sociologiques

Transmission des pandémies ou des idées

Toutes les pandémies se développent sur le même modèle : la susceptibilité d’une personne à la contamination et le contact avec une personne déjà contaminée.

Ce schéma ne s’applique pas uniquement à l’évolution des pandémies, mais à la transmission générale des croyances, des idées, voire des rumeurs

Transmission des croyances.

Personne ne nait avec une croyance. Chrétienté, Islamisme, Judaïsme, ou  athéisme sont toutes des croyance est apprise. Dans le cas des croyances religieuse (je classe l’athéisme dans le rang des croyances religieuses) on retrouve les deux vecteurs de transmission.

  1. Le contact avec une personne déjà contaminés (sans vision péjorative). En général il s’agit de la famille qui porte cette croyance en son sein et qui constitue l’agent transmetteur. Notons que par rapport à la pandémie dont la transmission est involontaire la transmission des croyances est généralement souhaitée
  2. La susceptibilité de l’enfant à la vision du monde proposé par son environnement. Il n’a pas de conscience cognitive formée et recherche ses références en s’accrochant à celles de son entourage. Son univers fusionnel supporte une communication sur le domaine de l’émotion.

Transmission des idées

Alors que dans la transmission initiale des croyances on était dans le domaine de l’affectif, de l’émotionnel, avec la transmission des idées on va se situer dans le domaine du cognitif (encore que la composante émotionnelle ne soit pas totalement absente de l’échange)

  1. On a d’un coté une personne porteuse d’une idée (contaminée) qui par prosélytisme ou par simple exemple va propager cette idée autour d’elle.
  2. D’autre part une ou des personnes susceptibles d’être réceptives à cet idée pour diverses raisons :
    Parce que cela la confirme dans leurs convictions établies
    Parce que cela confirme leurs stratégies de défenses (personne à conscience rigide)
    Parce que cela leurs donne une ligne directrice pour compenser une absence de repères (personne à conscience laxe)

Cette transmission peut aller du simple échange d’idées, qui peu ou prou pourront influencer les participants, à la véritable radicalisation. Cela dépendra du degré d’implication dans l’idée (contamination) de la personne transmetteuse et du degré de suggestibilité de la personne receveuse

Transmission des rumeurs

Encore un cas similaire

  1. On a une personne qui veut transmettre une information générale qu’elle pense bien fondée ou au contraire mensongère mais de nature à nuire à un groupe de personnes. Elle joue le rôle de la personne contaminée et transmetteuse.  Il ne s’agit plus d’un phénomène individuel mais collectif, qui ne s’adresse pas à une personne mais à un groupe.
  2. On a d’autre part une catégorie d’individus susceptibles d’être réceptif à cette information. Ce peut être pour plusieurs raisons.
    D’abord parce que cette rumeur est possible, même si elle peut être improbable
    Ensuite parce que cette information va confirmer les individus dans leur schémas de défense ou de protection avec des affirmations comme « je m’en doutais bien ! », « j’en étais sûr », et venir donner une réponse à un doute
    Enfin parce qu’elle peut donner une arme pour combattre un groupe que l’on considère comme un adversaire voire un ennemi.
    La rumeur va faire mouche chez des gens en incertitude, en interrogation qui recherchent une sécurisation. Elle marchera d’autant mieux que les individus auront une structure mentale « paranoïde »

Précisons que le mécanisme de transmission d’une information vérifiée et crédible est tout à fait similaire. Une personne détentrice de l’information (contaminée) est en contact avec une autre personne susceptible de recevoir cette information. Alors que dans la pandémie la transmission se fait en toute inconscience des deux parties, la transmission d’une croyance à l’âge enfantin se fait au niveau émotionnel, la transmission d’une idée se fait au plan cognitif, celle d’une rumeur sur un plan pathologique, la transmission d’une information crédible se fait dans un processus d’analyse critique réciproque.

Les mécanismes sont similaires mais ne mettent pas en jeux les même niveaux de conscience. C’est pourquoi dans tous les cas on parle de viralité de la transmission.

Covid-19 et solidarité

Les petits commerces, Hôtellerie, Culture …

Pour des raisons de stratégie contre l’épidémie on a décidé de fermer certaines activité susceptibles de causer des rassemblements  favorisant la transmission du virus. On peut discuter de la pertinence de cette décision, mais il est de fait qu’elle a été prise. Elle consiste à pénaliser  une partie, non négligeable, de la population au nom de l’intérêt général. Certaines mesures de solidarité ont été prises pour aider ces citoyens mais :

  1. Elles sont basées sur l’accroissement de la dette ce qui fait que l’effort de solidarité ne sera pas supporté par l’actuelle population mais par les générations futures. On peut trouver un peu excessif de parler de la solidarité d’une population qui ne supporte pas les efforts qu’on lui attribue mais qui les transfère à d’autres.
  2. Il serait donc naturel que cet solidarité soit assumée par les personnes responsables et bénéficiaires de ces mesures de restrictions . Une forme d’impôts de solidarité destiné à aider les personnes que nous avons sacrifiées à l’intérêt général me paraitrait plus juste.

En fait, depuis la fin de la deuxième guerre mondiale notre pays à supporté les diverses crises qu’il a vécu, non pas en faisant les efforts d’adaptation de son standard de vie aux circonstances mais en créant de la dette transmise aux générations futures. Nous conservons farouchement nos standards de vie au-delà de nos capacité à les financer en reportant les inévitables conséquences sur nos descendant.

Après moi le déluge !

Les personnes âgées

Dans la pandémie actuelle les personnes âgées représentent le groupe le plus vulnérable et nécessitant le plus de protection.

  1. Sur le plan sanitaire il paraît raisonnable que les personnes vulnérables assument en premier la responsabilité de leur protection. La solidarité ne doit s’exprimer qu’après que les personnes en faiblesse aient utilisé tous les moyens à leur disposition pour se protéger
  2. Sur le plan économique les personnes âgées sont de peu d’intérêt puisque non active et non productrice. Dans le cas présent leur rôle dans la prise en charge des petits enfants est largement diminué par les risques de contagions

Dans ces conditions, un confinement spécifique aux personnes âgées (groupe dont j’ai malheureusement l’honneur de faire partie) ne me paraitrait pas injuste. Aux plus faible de prendre toutes les précautions pour ne pas se trouver à charge des actifs, et au plus vaillant le rôle de faire tourner l’économie pour le bien de tous.

Cette solidarité réciproque me parait de mise en ces moments difficiles

Covid 19 La polémique sur les masques

La polémique sur le manque de masques durant la période initiale de l’épidémie continue d’alimenter les discours des « l’oppositions » qui y voit un bon angle d’attaque pour critiquer la politique du gouvernement.

Que peut-on en dire, en essayant d’être aussi objectif qu’il est possible de l’être ?

La responsabilité

  1. Le déficit initial en masques à, bien sûr, été attribué principalement à l’instance suprême qui gouverne le pays, c’est à dire la présidence de la république et le gouvernement. Ce n’est pas faux puisqu’il leur incombe de gérer la politique générale du pays. Relativisons cependant car la disparition du stock stratégique de masque s’étend sur plusieurs quinquennats et gouvernements (Sarkozy, Hollande, Macron). La responsabilité est donc partagée entre ces divers acteurs
  2. Cet évaporation de notre stock de masque c’est faites sans que nos élus et  responsables (députés, sénateurs, élus locaux, divers responsable des institutions gérant la santé, responsables hospitaliers) ne se manifestent clairement. Il aurait été normal que chacun, à son niveau, tire la « sonnette d’alarme » devant ce danger. Or, ils se sont manifestés « après la bataille » quand l’occasion a été bonne de tirer un profit politique de la situation. A ces « père et mère la vertu » disons : « pourquoi ne pas l’avoir signalé quand il était encore temps de réagir »
  3. On a vu les médecins libéraux s’indigner que le gouvernement ne leur fournisse pas les outils de protection nécessaires à l’exercice de leur activité. Comment ce fait-il que ces praticiens confronté régulièrement à des malades contagieux (grippe gastro) puissent ne pas avoir en leur possession ces outils de base de la protection contre les épidémies.
    En tant que praticien libéraux, il est de leur responsabilité de garantir leur sécurité et la sécurité de leur patients.

On peut dire que la responsabilité est largement partagée et que chacun sera bien venu d’en assumer sa part au lieu de rechercher le « bouc émissaire » idéal

La communication gouvernementale

On peut dire qu’elle a été plutôt mauvaise, mais à la réflexion on peut émettre certaines réserves

  1. Le gouvernement a prôné l’inutilité des masques pour le public se fondant sur des recommandations de l’OMS. Je n’en est pas la preuve, mais je suppose, que cette recommandation était plus politique que scientifique et que devant la pénurie mondiale de masques de protection l’OMS à choisi cette formulation pour éviter une panique mondiale qui aurait consisté à dire « les masques pourraient vous protéger, mais vous n’en aurait pas ». Le discours du gouvernement Français résulte des mêmes considérations.
  2. Oui le gouvernement a menti, mais avait-il le droit de déclencher une panique générale en avouant la vérité. Ils ont menti, mais il nous est tous arrivé de mentir pour éviter le pire !
  3. Il est intéressant de voir nos élus « hurler au loup » en disant on nous  a menti ! Quel nigaud pouvais gober ce discours :

  4. « Les masques sont inutiles, c’est pourquoi on les réserve pour les personnes les plus exposées : les soignants »

    Si nos représentants élus on put avaler ce bobard, ils ne méritent pas la confiance que l’on a mis en eux. Messieurs « Républicains », « FI », « RN », retournez à l’école vous n’avez pas le niveau.

La vérité sur l’usage du masque

C’est une question à laquelle il est facile de répondre : Il n’y en a pas !

Au début, pour des raisons sans doute politiques on a postulé l’inefficacité du port du masque. On s’est rapidement aperçu qu’au contraire il assurait une bonne protection contre les contaminations et son usage a été recommandé, puis rendu obligatoire.

Actuellement on observe quotidiennement environ 50.000 cas de positivité par jour (donc 50.000 contacts avec des personnes contaminées). Si on admet que le pourcentage de personnes positives dans notre société est de 5 à10%, ce qui est sur évalué, on arrive à 500 .00 à 1milion  de contacts sans protection par jour !. Il est troublant que dans une population qui respecte plutôt, de façon générale, le port du masque et des restrictions de contact, autant de contacts non protégés apparaissent. Le masque n’est peut-être pas la protection absolue qu’on imagine.

Cependant c’est la seule véritable protection que l’on connaisse et il est impératif de le porter. S’il n’est, peut-être, pas la protection absolue il reste un outil efficace, et c’est le seul !

Prévoir l’imprévisible

On peut donc reprocher à l’ensemble de la classe dirigeante de ne pas avoir prévue cette nouvelle pandémie, mais était-ce si facile de prévoir l’imprévisible et de se prémunir contre ?

Remettons nous dans l’époque. Les risques potentiels étaient nombreux. Inondations, vagues submersives, sécheresse,  catastrophes nucléaires, incendies, actes de terrorisme et pourquoi pas tremblements de terre, érosion des cotes … et bien sûr pandémie. Pourquoi n’a-t-on pas érigés des digues, curé les rivières, prévu des bassins d’évacuation de l’eau en cas d’inondation,  créer des bassins de rétention d’eau pour la sécheresse, débroussaillé nos forêts, multiplié le nombre de pompiers, de policiers, de forestiers, fermé nos centrales nucléaires, … Tout simplement parce que l’on ne peut pas tout faire. Faire des stocks de masques ou de respirateurs en cas d’inondation, de pompiers en cas de sécheresse, n’aurait pas grand sens.

Comme toujours il est plus facile d’apporter la bonne réponse à un problème quand on en connaît la solution.

Au Bac quand un candidat utilise la solution d’un problème pour en fournir la réponse, on appelle cela un tricheur !

La fin de la démocratie

La démocratie est considérée comme la « panacée » des systèmes de gestion des états

La démocratie athénienne désigne le régime politique mis en place progressivement dans la cité d’Athènes durant l’antiquité et réputée pour être l’ancêtre des démocraties modernes Le terme démocratie vient des mots grecs δῆμος / dêmos («le peuple») et κράτος / krátos («la puissance, le pouvoir»). Il s’agit donc d’un régime où les décisions sont prises par le peuple.

D’où notre vision idyllique de la démocratie Athénienne. Cependant si chacun a le droit de s’exprimer sur « l’Agora », le pouvoir reste entre les mains des grandes familles athéniennes. Seuls participent aux décisions les citoyens Athéniens de souche, qui doivent être descendant de familles Athéniennes, ce qui exclut une grande partie de la population de la prise de décisions. On peut parler de démocratie éclairée entre les mains des plus riches et des plus cultivés.

La dictature c’est « ferme ta gueule », mais la démocratie c’est « cause toujours »

Ce fut pendant très longtemps le modèle de nos démocraties occidentales, le peuple faisant confiance à ses élites (ou supposés telles) pour diriger le pays. C’est dans les pays le plus culturellement avancées que se sont installées les premières démocraties. Il semble que ce soit dans ces mêmes pays qu’elle a tendance à s’effriter.

La problématique de la démocratie se trouve dans le principe de décision :

Une décision doit-elle satisfaire le plus grand nombre ou être la meilleure pour le pays.

Tant que la population à confiance dans ses élites, les décisions de celles-ci reçoivent l’approbation du plus grand nombre et la démocratie fonctionne. C’est ce que nous avons vécu dans nos démocraties occidentales moderne.

Cette démocratie a, très justement, favorisé l’accès à la culture à toutes les couches de la population. Elle a de ce fait prononcé sa perte. Au fur et à mesure que le niveau culturel de la population s’est développé son esprit critique à grandi, et chacun s’est senti  en capacité de participer aux décisions. C’est une aspiration légitime pour chacun de participer à forger son destin.

On a souvent dit par boutade que l’équipe de France de football était composé de onze joueurs et de 60 millions de sélectionneurs.

Les élites sont de plus en plus critiquées, mises en cause (souvent avec raison) et qu’il s’agisse d’un problème de pont et on  se retrouve avec 60 millions d’ingénieurs des ponts et Chaussées, d’un problème de virus et on a 60 millions de virologues, un problème d’économie et on a 60 millions d’économiste. Chacun devient expert en tout !

La décision par le choix du plus grand nombre n’a aucun sens quand il s’agit de lutter contre une pandémie, quand il s’agit de la sécurité d’un pont, ou de décider de la gestion de la dette nationale. Seule la décision des experts doit être prise en compte … à condition qu’elle soit acceptée par le plus grand nombre.

La démocratie fondée sur la confiance dans les élites ne fonctionne plus quand celle-ci  fait défaut.

C’est dans cette brèche que se sont engouffrés les populistes de tout poil. Le peuple veut la parole, alors donnons la parole au peuple.

C’est ce que nous avons vécu avec l’accession au pouvoir d’Hitler en 1933 choisi rappelons le par le peuple Allemand, l’adulation de Staline, celle de Mao (pour ne citer que les plus destructrices) qui nous ont couté près de100 million de mort violentes, misère et destructions. Ce ne sont pas ces hommes qui sont responsable de ce carnage, mais les peuples qui les ont choisi et vénérés comme des dieux. Les leaders ne sont jamais que des émanations des volontés populaires, n’en faisons pas des boucs émissaire pour dédouaner les populations de leur lourde responsabilité. Quand on donne « carte blanche » à quelqu’un on en assume la responsabilité.

Le populisme joue à plaisir de ce désir des populations de se saisir de leur destin. Le  mécanisme en est très simple

  1.  On propose de donner la « parole au peuple »
  2.  Il est ravi et vous choisit dans un grand élan populaire. (rappelons que le peuple est largement plus nombreux que les élites)
  3. Vous prenez les décisions qui plaisent au peuple (même si elles sont aberrantes) pour renforcer votre emprise sur lui
  4. Une fois bien installé dans le pouvoir vous vous moquez bien du peuple, dont vous n’avez plus besoin, et vous n’en faites plus qu’à votre tête !

C’est le schéma mille fois répété qui mène du populisme à l’autocratie ou à la dictature.

Quand le peuple avait confiance dans ses élites (et quand elles la méritaient) la démocratie fonctionnait de façon stable. Quand le peuple fait confiance à des tribuns populistes la démocratie vire vite à l’autocratie.

Notre notion de démocratie est à bout de souffle, et n’est plus adapté à nos population. Elle nous offre

  1. Une domination par des puissances financières, économique, élitistes
  2. Une domination par un autocrate populiste
  3. Un système d’anarchie ou chacun veut décider contre l’avis des autres

La démocratie est devenue une utopie inadaptée et mortifère, mais par quoi la remplacer ?

Il est vraisemblable que nous allons passer par une période de populisme/autocratie (Chine, Russie, USA, Brésil, Turquie, Hongrie, …) qui se terminera dans les deuils, la douleur , et qui verra les peuples jeter l’opprôbe sur les leaders qu’il a lui-même choisit.

Critique et défense de la pornographie

S’il est un incontournable dans la vie des espèces c’est bien la reproduction. Les êtres vivants étant à durée de vie limitée,  Il ne peut exister d’espèce vivante qui ne se reproduirait pas. La sexualité, moteur de la reproduction est donc au cœur de la vie. Le désir de se reproduire, de s’accoupler est le besoin fondateur d’une espèce, son pilier. On ne peut être fier de ce que nous sommes sans être fier de ce qui nous fait !

Toute société présente ses avantages et ses contraintes. Les sociétés humaines fondées dans un but de protection des individus sur la solidarité collective se sont toujours efforcées de contrôler les désirs individuels pouvant mettre en péril la quiétude de la collectivité. Elles ont donc contrôlés nos passions et réglementés la violence, la cupidité, la possession des richesses, et bien sur la sexualité.

C’est à partir de valeurs morales instituées que s’est installée cette régulation. La sexualité, comme le crime, le vol,  n’échappe pas à la règle. Plusieurs raisons sont avancées pour justifier son contrôle

  1. La régulation démographique. Il est certain que contrôler la sexualité est un outil pour réguler l’expansion démographique, mais pas le seul, pour la régulation des espèces. Pourtant il ne semble pas que ce soit le critère majeur dans le « tabou sexuel »
  2. La préservation de la cellule familiale. C’est une piste plus intéressante. Nos organisations sociales sont fondées sur la cellule familiale. Elle constitue le maillon initial de notre structure sociale et il est évident que la société se doit de la surveiller . Si elle explose c’est notre société entière qui se délite.  Le contrôle de la sexualité à travers les notions de mariage, de fidélité, est parfaitement compréhensible
  3. La préservation des enfants. La reproduction ne garantit la survie d’une espèce que dans la mesure ou les descendants sont viables. Chaque espèce doit amener ses descendants à l’autonomie de l’âge adulte. Chez les animaux cela ne prend que quelques années, chez l’humain cela prend 15 à 20 ans. La cellule familiale protectrice doit être au moins préservée durant ce laps de temps.
  4. La crainte de se dévoiler. Voilà une notion qui paraît paradoxale quand on parle de sexualité et d’amour ! La relation sexuelle, du moins de la façon dont nous la concevons, est un échange, sinon d’amour, mais en tout cas d’intimité. Cette manière de se révéler à « l’autre », cette forme d’abandon de son intimité, de baisser sa garde n’est pas toujours facile à vivre surtout chez des individus « en contrôle ».
  5. Enfin, dernier point et non des moindre, c’est une des grandes différences (supériorité ?) entre l’homme et l’animal de pouvoir générer des émotions à partir d’images, de textes, de paroles, ou tout autre moyen de communication codé. vivre son animalité (au sens le plus noble !) à travers ces médias devrait être le « propre de l’humain », sa fierté. C’est malheureusement  tout le contraire dans notre civilisation qui tend à gommer tous nos instincts les plus primitifs.  

Sur la base de ces critères objectifs, en occident et dans le monde musulman, les religions se sont emparés de la question pour la transformer en véritable tabou. Avec leur côté : «  bannissons tout ce qui pourait ressembler à un plaisir ».son  masochiste, «  tu dois souffrir pour mériter le paradis » elles se sont efforcées de la combattre. Elles ont diabolisé successivement le théâtre, la danse, la bonne chère, et bien sur la sexualité (sans pour cela que les ministres du culte ne cessent d’en user et d’en abuser.) Avec le recul des religions les tabous sont tombés un par un, mais subsiste encore le tabou de la sexualité. Personne n’ose dire que la relation sexuelle doit être proscrite, mais les religions se sont efforcées d’en limiter les contours à la stricte finalité de la reproduction. Hormis cette fonction reproductrice la sexualité à une image pour le moins douteuse, voire confinant au vice. C’est une attitude parfaitement hypocrite, on la tait, on la cache, mais on la pratique. Chacun la cache sous couvert d’intimité, mais chacun la pratique et sait très bien que les autres font de même. C’est vraiment l’archétype de l’hypocrisie. Je ne suis pas sensé pratiquer, mais chacun sait que je pratique, je fais mine de croire que les autres ne pratiquent pas, mais je sais parfaitement qu’ils le font !  Pour une fois les humains parviennent à un consensus ! dans le mensonge on est tous d’accord.

La transmission des émotions par l’image, l’écrit est le langage est la base de notre communication. Par ces médias on communique la joie, la tristesse, la peur, l’angoisse, l’anxiété , l’amour, la haine, la violence, l’ambition, … toute la gamme des émotions humaines. On se régale des films, des livres, qui les transmettent. Toutes sont attendues, sauf la plus fondamentale pour l’espèce, l’émotion sexuelle. Un tabou empêche de la transmettre. Une curieuse ségrégation !

Ce tabou du sexe a progressivement pris un tour plutôt répressif, et comme tout barrage abusif aux instinct il génère une contre réaction. La  prohibition aux USA a généré, via les « bootlegger » un marché de l’alcool frelaté et toxique. Les produits illégaux, vendu  en cachette sont généralement de qualité pour le moins médiocre comme par exemple les médicaments vendu sur internet à l’usage des pauvre gens qui ne peuvent acheter les produits de pharmacie. La pornographie n’a pas échappé à la règles. Les productions sont plutôt lamentables avec des dialogues plus « proutiens » que « proustiens ». Mais demandez à Visconti ou Spielberg de réaliser un film en 2 jours, avec un budget de 10.000 €, et des acteurs qui n’en sont pas … le résultat ne sera pas à la hauteur.

C’est dans ce contexte qu’il faut s’intéresser à la pornographie.

Rappelons quelques éléments essentiels :

  1. Le plaisir sexuel est par essence gratuit, ouvert à tous, égalitaire. Ce n’est pas courant de nos jours
  2. C’est un moyen d’échange et de communication intime  qui n’est plus si fréquent dans notre univers ou la communication est de plus en plus formattée.
  3. C’est un instant de confiance et d’abandon à l’autre qui fait défaut dans notre monde de plus en plus individualisé et en crainte de l’autre
  4. L’homme est le seul animal capable de ressentir des émotion à partir de simples représentations codifiées (images, langage, écrits). C’est le développement de sa conscience cognitive qui lui donne cet avantage par rapport à l’animal, la pornographie entre dans ce domaine et fait partie de la distinction homme/animal.
  5. Une image en soi n’est qu’une image. Ce que nous « voyons » n’est que la production  d’un flux électrique (généré par la rétine) qui excite notre cerveau. Rien de plus. C’est notre cerveau, en référence à nos apprentissages qui va lui donner un sens, une valeur. Nous voyons ce que nous sommes capable de voir. Là où le « libertin » verra une image sexuellement excitante, le « coincé » ne verra qu’horreur et damnation. C’est nous qui donnons le sens aux images, et non elles qui nous l’imposent. Les images n’ont que la signification que notre mémoire veut bien leur donner en fonction de notre culture, de nos valeurs et aussi de nos fantasmes et de nos besoins

De toute façon, si la pornographie existe c’est, comme la prostitution, la drogue, le vol, qu’elle correspond à un besoin. Il est donc impossible de l’endiguer, tout au plus peut on la canaliser, l’organiser, la sublimer, la socialiser,  lui redonner la finalité qu’elle a perdu.

Avec un peu d’assouplissement dans notre rigueur morale, la pornographie pourrait se transformer en érotisme et trouver toute sa place dans le panthéon de l’art.

Lorsque l’on demande aux componcteurs de la pornographie si ils en regardent souvent, ils jurent leurs grands dieux que non ! Ils sont donc, par essence, des individus qui parlent de ce qu’ils ne connaissent pas et se réfèrent à des on-dit transmis dans les milieux puritains. C’est bien normal, moins les gens sont « au courant » et plus leur avis est tranché et sans appel !

En ce qui concerne l’accès des enfants à la pornographie, elle inquiète beaucoup les parents qui s’offusquent de voir leurs « petits » confrontés à des images plus que suggestives. La plupart souhaiteraient que l’accès des jeunes à de telles images soit plus sévèrement réglementé. On comprend leur inquiétude, mais sans la partager tout à fait.

Les adolescents découvrent brutalement leur sexualité lors de la puberté et sont soudain soumis à des pulsions qu’ils ne comprennent pas. Leur relation au sexe opposé devient complexe, inédite. Que faire ou ne pas faire, que dire, comment se comporter ! L’animal s’éveille sans que la raison ne le canalise, ne l’organise socialement. C’est une période de troubles et d’émois divers, l’adolescent la subit sans la comprendre. L’attitude logique serait de se tourner vers les parents, les éducateurs, en discuter avec eux. Bien sûr ces derniers engoncés dans leurs valeurs morales acquises restent « aux abonnés absent » … Les ados ne trouvent aucune réponse … autre que « tu comprendras quand tu seras plus grand ! ». Ce n’est pas suffisant car ils ont besoin de comprendre tout de suite. Alors ils se débrouillent tout seul, se questionnent entre eux, discutent entre gens qui ne savent pas plus qu’eux, et, solution d’aujourd’hui ils vont sur internet et découvrent la pornographie. Ils ne trouvent peut-être pas les bonnes réponses, mais au moins ils en trouvent et c’est déjà mieux que rien. Les adultes « coincés » dans leurs certitudes et leurs valeurs morales sont incapables de jouer leur rôle éducatif  et les ados, livrés à eux même en ce domaine, sont bien obligés de faire face. Ce qu’ils apprennent n’est pas génial mais leur permet de se positionner dans la situation qui les inquiète. Ne les blâmons pas, mais blâmons nous !

La pornographie ne propose qu’une version de « frustré » de la sexualité, … ce que nous sommes tous de par nos valeurs sociales et morales. Ce qu’en tirent les enfants n’est pas idéal, mais pas pire que ce que nous n’en avons pas tiré.

On peut débattre à l’infini sur la pornographie, mais elle n’est que le fruit de ce que nous sommes, de notre regard sur la société. C’est cela qu’il faut changer !

La folie, l’homosexualité ont longtemps été considérés comme des déviances punissables avant d’être considérés comme naturelles, sinon normales. Il en va de même pour la pornographie. Remettons nous en cause et tout pourra rentrer dans l’ordre.

Il ne s’agit ni de faire l’apologie de la pornographie, ni de la dénigrer, mais de donner à la sexualité sa juste place dans la société, de mettre en phase nos besoins individuels et nos besoins collectifs, nos liberté et nos contraintes. La liberté vient quand on remplace des contraintes imposées par des contraintes justifiées, comprises et acceptées.

Comme la vie serait simple si nous ne passions pas notre temps à la compliquer !

L’égalité homme/femmes

Voilà un sujet d’actualité … depuis de nombreuses années et qui n’a pas encore vraiment trouvé sa solution … peut-être parce qu’il n’y en a pas de réellement satisfaisante.

Généralités
Penchons-nous d’abord sur la notion d’égalité. C’est , au départ, une notion mathématique qui s’applique à des items mesurables, donc quantifiables. On ne peut, en mathématique comparer que des notions définies dans la même unité de mesure.
Prenons le vieux débat sur le kilo de plumes et le kilo des plomb. Dans la même unité de mesure (ici le kilogramme) il peuvent être comparables et donc égaux.
Cependant, lâchés dans l’air le kilo de plomb tombe plus vite que le kilo de plumes, en raison de leur volume différent. Les voilà de nouveau inégaux.
Supposons que l’on comprime les plumes pour donner au kilo de plumes le même volume que le kilo de plomb. Ils vont maintenant tomber à la même vitesse.
Oui, mais comme le plomb et de couleur grise et les plumes blanches les voilà de nouveau inégaux !
En choisissant des plumes grises on peut rétablir l’égalité. Bravo ! Mais il garderons une odeur , une malléabilité différente et resterons inégaux ! On peut continuer ce petit jeu à l’infini.

En mathématique l’égalité impose une identité dans tous les paramètres que l’on veut prendre en compte.

Dans le petit jeu ci-dessus on voit que l’on est, progressivement passé d’une réalité objective (le poids, le volume) à une réalité plus subjective ( odeur) pour laquelle l’égalité est plus difficile à affirmer.

Montrons par un exemple simple comment le désir d’égalité peut devenir, paradoxalement,  discriminatoire.
Lorsque le Judo s’est implanté en France, les catégories de poids n’existaient pas. Un judoka de 60 kilos pouvait combattre un adversaire de 110 kilos, ce qui lui laissait peu de chance de victoire. Par souci d’égalité on a introduit les catégories de poids ce qui  en soi est un processus discriminatoire puisque l’on a « séquencé » les combattants en groupes exclusifs.

Les hommes

Oublions un instant le débat hommes/ Femmes et intéressons-nous au groupe des hommes. Les hommes sont-ils égaux ? La réponse est évidemment non ! Il y en a des grands et des petits, des beaux et des laids, des gros et des maigres, des intelligents et des sôts, des sains et des maladifs ,des riches et des pauvres, des blancs et des noirs, autant de différences qui induisent en diverses circonstances des discrimination évidentes.
les hommes ne sont pas égaux et leurs différences sont le plus souvent discriminatoires

Les femmes

Dans le groupe des femmes le problème est le même. Leur groupe social n’est pas homogène et les femmes ne sont pas plus égales entre-elles que ne le sont les hommes. Leurs caractéristiques individuelles offrent à certaines des opportunités et leur interdisent d’autres. Les femmes ne sont pas égales entre-elles et c’est, bien sûr, tout à fait discriminatoire !

Le groupe hommes/femmes

C’est le sujet qui nous intéresse aujourd’hui (et sans doute demain et après-demain !)

 Sur le plan législatif, en France, il n’existe, à ma connaissance, aucune distinction fondamentale entre les hommes, entre les femmes, et entre hommes et femmes. Signalons l’exception de certaines lois (discrimination positive) tenant compte des spécificité féminines liées à la maternité, ou relatives aux handicapés par exemple. Il faut quand même noter que les groupes humains se composent à égalité d’hommes et de femmes et que la loi tient compte de spécificités féminines alors que la féminité pourrait aussi bien être la norme et la masculinité une spécificité ! Les lois ont été édictés par des hommes.

Ce n’est donc, en France, pas dans la loi qu’il faut rechercher les causes de l’inégalité homme/femmes. Si bien sûr on trouvait des « contre-exemples » il faudrait expressément les corriger.

Pourtant les femmes ont le sentiments très net d’être discriminés, de subir la pression des hommes, et d’être un peu les « oubliés de la société ». Notons que les « oubliés de la société » sont plutôt nombreux, citons en vrac les pauvres, les ruraux, les handicapés, les soignants, les policiers, … bref les insatisfait (souvent avec raison) de leur sort.

Comme je l’ai montré plus haut la notion d’égalité, que ce soit entre les hommes, entre les femmes, ou entre hommes et femmes et une pure utopie. L’égalité réelle ne se conçoit que dans l’identité. A la moindre différence chacun se sent lésé et jalouse son voisin qui selon lui est avantagé.

Évidemment la totale égalité, qui signifierait la totale identité, serait l’apogée de notre civilisation, mais en même temps la fin de notre espèce fondée sur la différenciation sexuelle.

Une nouvelle approche

Rechercher, à tout prix comme nous le faisons, une parfaite égalité est une course sans fin après une utopie qui peut s’avérer inatteignable ou mortifère.

Notre problème n’est pas une recherche d’égalité mais un travail pour que chacun trouve la place qui lui convient dans notre société. Il est malsain de se comparer, et bien préférable de satisfaire ses besoins propres

Oublions donc ce besoin de comparaison fondé sur la jalousie, écoutons les revendications de chacun, et faisons en sorte que chacun puisse être satisfait de sa place. Les femmes ont des revendications légitimes et justifiées, les hommes aussi. Par principe ces revendications sont justifiées dans la mesure où elles sont partagées par le plus grand nombre. Écoutons les et efforçons nous de les rendre possibles. Les hommes trouverons bénéfice si les femmes sont satisfaites de leur place dans la société et les femmes seront plus heureuse avec des hommes satisfait de leur sort. Pensons bien que notre société nous amène à vivre ensemble, et c’est sur ce « vivre ensemble » qu’il faut se pencher.

Les féministes font, à mon sens, fausse route en déclarant la guerre aux hommes. La guerre et la victoire peuvent apporter des satisfactions d’égo mais n’ont jamais solutionné les problèmes de société. L’histoire l’a trop souvent montré !

Mieux vaut essayer de satisfaire les besoins de chacun que de courir après une utopie séduisante mais sans perspective d’avenir.

Ecologie verte et écologie rouge

Je l’ai toujours dit, l’écologie est un sujet trop important pour le laisser aux seuls écologistes. Dans le monde d’aujourd’hui  se dessinent deux tendances

  1. La tendance issue du XVIII ème siècle, depuis les positivistes et Auguste Comte qui consiste à croire en la science, en la capacité de l’homme à dompter la nature. On doit plier la nature aux exigences de l’homme, dans un monde assez statique et en s’appuyant sur des certitudes
  2. Un tendance plus moderne qui s’appuie sur les capacités d’adaptations de l’humain. On ne viole plus la nature, mais on la respecte, on « fait avec », dans un monde en perpétuelle évolution plein d’incertitudes

Les mouvements écologistes, en principe adeptes de cette tendance adaptative vivent dans un curieux paradoxe : Je ne veux plus dominer la nature, mais je veux, quand même, la plier à mes exigences, je veux pouvoir agir sur le climat, sur l’environnement, ce qui  revient à mettre la nature au service de l’homme.

La grande curiosité est que, écologiste ou non, c’est deux courants partent du même postulat : l’humain ne fait pas partie de la nature, il lui est extérieur

Pour les écologistes l’homme ne fait pas partie de son environnement puisque les actions de l’homme et leurs conséquences ne sont pas considérées comme naturelles, constituent des agressions extérieures à l’environnement. La nature doit se défendre contre l’homme.

Pour ceux qui refusent les thèses écologiste, l’homme est le maitre de la nature, il joue avec, au gré de ses désirs et de ses besoins.

Dans ces deux pensées, l’homme est vu comme n’étant pas « de la nature », un exploiteur pour les écologistes, un exploitant pour les autres.

Remettons « l’église au milieu du village »  et considérons l’homme comme faisant partie de la nature, au même titre que les animaux, les plantes, les océans et les montagnes. Il y joue son rôle, positif ou négatif, comme chacun des participants. L’homme participe à l’équilibre naturel et ne peut être dissocié de son environnement.

Pour reprendre les principaux problèmes que nous pose l’écologie, ils sont de plusieurs ordres

La disponibilité des ressources,
Le Climat,
La pollution,
La bio diversité,
La cause animale

On voit immédiatement à travers cette énumération qu’il n’est absolument pas question de la défenses de la nature mais de la défense du bien être de l’homme. C’est uniquement par leurs nuisances, directes ou indirectes, sur l’humain que les problèmes sont posés. On s’intéresse à la nature lorsqu’elle commence à nous gêner ! A travers ces objectifs écologiques l’homme se positionne bien comme maitre et prédateur ultime de la nature. Il la veut à son service !

Reste un autre problème, mais complètement occulté, c’est la sur population. Avec 1 milliard d’habitants, notre planète serait un « jardin d’éden », avec 7 milliards on voit venir le drame, avec 10 milliards ce sera un cauchemar. C’est, bien sûr, la cause initiales  et unique de tous les autres problèmes, mais on préfère toujours agir sur les effets, par compensation, plutôt que sur les causes.

Reprenons ces divers points un par un

La disponibilité des ressources

La consommation de matières premières non renouvelables pose, de toute évidence’ un problème à terme. Elle est bien sur directement proportionnelle au nombre d’habitants de la planète.

Quoi que l’on fasse ces ressources sont limités en quantité et la plus part d’entre-elles ne sont pas « inépuisables ».

En ce qui concerne l’énergie on a la chance de disposer de sources d’énergie presque inépuisable sur quelques millions d’années : Le soleil, le vent (lié au mouvements de la planète) les marées et les courants marins. Bien sûr il faut pouvoir récupérer et domestiquer cette énergie. Ce n’est pas vraiment fait, mais on voit que cela sera possible. Par contre pour les ressources minérales la disponibilité est limitée, d’autant plus que la demande ne fait que s’accroitre. Dans ce cas la récupération, le recyclage s’impose pour retarder autant que possible l’arrivée de la pénurie. Bien sûr cette solution n’est pas facile à mettre en œuvre, mais elle offre au moins une possibilité, un espoir qu’il faut saisir.

En ce qui concerne l’engoument pour le « tout électrique » (voiture , bus, …) il n’évite ni la pollution, ni la consommation d’énergie fossile dans la mesure ou l’électricité nécessaire est actuellement produite à partir du charbon ou du pétrole. On déplace le problème en amont, mais on ne gagne rien. Les sommes investies seraient mieux placées dans la recherche de la production d’énergies renouvelables.

Le climat

Il est maintenant admis que les résultats des études du GIEC sont crédible. La planète se réchauffe. On peut encore débattre de la proportion dans ce réchauffement de l’effet des gaz à effet de serre et du réchauffement naturel, mais ces résultats doivent être pris en compte.

Face à ce problème deux attitudes peuvent être adoptées. Lutter contre le réchauffement ou s’y adapter. La solution actuellement envisagée est la lutte contre le réchauffement via la lutte contre l’émission des gaz à effet de serre. Cette solution nécessite la mise en œuvre de moyens gigantesques et couteux, à l’échelle de la planète. Malheureusement l’adhésion n’est pas au rendez-vous et seules quelques nations (dont nous sommes)  y adhèrent. L’impact financier est élevé pour ces valeureux pionniers et le résultat final complétement nul.  C’est une solution qui ne manque pas de panache, mais un rien « don quichottesque », et qui pénalise les plus vertueux sans leur apporter le moindre avantage.

Inutile de se battre seul contre les moulins à vent. Cette solution ne pourra prendre effet que lorsque nous serons au pied du mur et que, pour tout le monde, les nuisances immédiates seront plus importantes que les efforts à fournir. Cela risque, malheureusement, d’être trop tard !

En attendant cette union universelle, le mieux est de  « la jouer perso » et de se préparer à affronter la situation. De nombreuses solutions  permettent d’aller dans « le bon sens » sans se pénaliser. L’isolation thermique qui permet de moins consommer d’énergie et de moins re larguer de gaz à effet de serre tout en faisant des économies compensatrices, le développement du solaire, de l’éolien, le développement et l’élimination des batteries pour stocker l’énergie, et bien sûr la gestion de l’eau. Il est quasi certain que l’approvisionnement en eau posera problème pour l’agriculture, l’industrie et les ménages. Revoir les notions de stockage et de distribution  de l’eau paraît nécessaire pour préparer le futur.

La gestion de l’eau, son stockage la prévention des ouragans, des inondations, des incendies de forêt sont des moyens de se préparer aux évolutions du climat

La pollution

Encore un problème d’importance. On peut distinguer diverses formes de pollution ayant des incidences différentes.

La pollution terrestre par les divers pesticides, fruit de l’agriculture intensive, et autres produits agissant sur les organismes vivants

La pollution de l’air, essentiellement due aux rejets des industries et des combustions  (automobiles, chauffage)

La pollution des océans due au déchets déversés dans la mer (pétrole, déchets plastiques, rejets agricole)

La pollution visuelle due à l’implantation dans les zones naturelle d’installations industrielles, urbaines ou autre

La pollution par « les ondes »

La pollution terrestre.

 Elle est principalement due aux rejets des processus industriels,  à la combustion des combustibles fossiles et à l’usage des pesticides et herbicides agricoles. Pas besoins d’être un grand savant pour prévoir que ces derniers  étant conçus pour détruire de la matière vivante peuvent avoir un effet délétère sur tout être vivant. Le problème est d’évaluer leur impact réel. Le consensus général est que ces produits sont potentiellement cancérigènes . la sagesse est de comparer leur morbidité à celle du tabac, substance relativement bien acceptée dans nos sociétés ( le tabac cause 60.000 décès par an en France). Comment lutter contre Monsanto dont les produits sont vraisemblablement responsables d’un certain nombre de cancers en n’agissant pas sur les lobbies du tabac dont les produits tuent, avec certitudes, 6 à 7 millions de personnes dans le monde. On pourrait parler également des ravages de l’alcool. Remettons l’église au milieu du village ! , ne condamnons pas notre agriculture et nos agriculteurs

La pollution de l’air.

Elle a souvent des incidences locales et une lutte au niveau de la nation n’est pas inefficace. En France beaucoup  a été fait pour lutter contre les rejets industriels et nous sommes de ce côté un pays « relativement propre ». Il faut cependant encore lutter contre certains excès, contre la pollution automobile locale. En ce sens la voiture électrique présente un intérêt certain. Ne condamnons pas notre économie et notre tissus industriel

La pollution des océans

Comme dans le cas  de la pollution de l’air c’est un problème mondial et l’action d’un pays isolé n’a pas de sens. Rappelons que si le plastique pollue ce n’est que parce que ses utilisateurs sont des pollueurs. On dit que le mer est sale, je dirais plutôt que les habitants de la planète sont sales. Mieux vaudrait agir sur les causes que sur les effets !

On dit les que sacs plastiques polluent. Je dis que notre gestion des sacs plastiques est déficiente et les usagers de ces sacs sont des pollueurs. Nous agissons en proposant la suppression de l’usage du plastique comme un enfant qui casse sont jouet parce qu’il n’arrive pas à le faire marcher !  On doit gérer « le plastique », généraliser les plastiques recyclables, favoriser sa collecte, et faire la chasse au pollueurs

La pollution visuelle

Voilà un problème principalement local, voire national et qui et qui doit être traité au niveau ou il sévit. Je rappelle qu’on ne peut pas tolérer l’accroissement de la population et refuser de créer des habitats, des infrastructures scolaire, industrielles, administratives pour les accueillir. La démographie implique inévitablement une prédation humaine sur la nature. La place de l’un n’est plus la place de l’autre.

La pollution par les « ondes »

On a déjà avancé le côté potentiellement cancérigène des ondes électromagnétiques émises par les téléphones portables. Il n’y a aucun fondement rationnel à cette rumeur. Certaines personnes se sont plaintes de nuisances dues aux antennes, mal de tête, troubles divers. Il s’agit d’une très faible proportion de la population et leur cas doit être traité individuellement . On ne va pas interdire le mobile à toute une population pour une infime portion qui ne les supportent pas. C’est un problème à gérer sur le plan médical, psychologique, ou technique. Le développement de la 5G est l’exemple typique de l’anti démocratie ou une minorité veut imposer ses valeurs à la majorité au risque de lancer le pays dans un décroissance néfaste. Dans le monde d’aujourd’hui, stagner c’est régresser !

La biodiversité

Encore un cas qui montre que la finalité des écologistes n’est pas la sauvegarde de la nature mais bien un certain confort pour l’homme. Aucun d’entre eux ne s’insurge contre l’éradication des puces, punaises, guêpes, moustiques transmetteurs, cafards, termites, serpents et araignées venimeuses, bactéries et virus pathogènes, doryphores, hannetons, chenille processionnaire, champignons pathogènes, papillons nuisibles … qui  font pourtant partie de la biodiversité. Seuls trouvent grâce ours et loups dont les nuisances touchent les éleveurs montagnards sans léser les bobos urbains

La cause animale

Encore un débat « de café du commerce ». Qui dans les débatteurs est capable de définir clairement la position de l’animal par rapport à l’homme. Qu’est-ce que l’homme, est-ce que l’animal et l’homme sont de nature différente, identique, le fruit d’une évolution progressive ? Existe-t-il dans la nature des droits et des devoirs, cette notion est-elle d’essence humaine ou universelle ? Quid des animaux de compagnie qui progressivement prennent la place de nos enfants, promus eux au rang de petits roi, voire de tyran du foyer . C’est à partir de ces réponse que l’on pourra définir la position de l’animal dans la société et lui donner le statut que l’on lui fixe. Actuellement les débats sont passionnés car ils sont vides de sens et portent sur des entités non définies.

Une piste pour comparer les divers règnes serait de s’adresser à la notion de conscience. On peut en définir trois niveaux principaux : conscience organique, émotionnelle, et cognitive. La plante vit sur un mode organique, l’animal sur les modes organique et émotionnel, et l’humain sur les trois modes. Les notions de droit, de devoir, de respect, d’amour, de tolérance, … sont purement du niveau cognitif, donc ne concernent pas le monde animal. A réfléchir !   

Conclusion

Les menaces écologiques sont sérieuses et doivent être traitées comme telles. Évitons de disperser nos efforts et nos moyens forcement limités dans des objectifs affectifs ou idéologiques. J’ai envisagé nos principaux défi mais, en matière d’écologie, ils sont innombrables. Tabagisme, alcoolisme, drogues et, puisque l’on parle de bien-être sur la planète pourquoi ne pas parler des problèmes de la dépendance, des exclus de la société, des minorités discriminées, des inégalités sociales ? A quoi bon envisager une planète heureuse ou une grande partie des humains n’aura toujours pas sa place ?   

La destruction des symboles du racisme

A la suite de l’assassinat de G.Floyd par la police Américaine et la mort plus que suspect de A.Traore dans un commissariat, de violentes manifestations ont été organisées dans le monde. Les manifestants ont voulu s’en prendre à certaines statues représentatives de personnages dont la position vis à vis du racisme a été pour le moins équivoque. Ces attitudes demandent réflexion.

Lutte contre le racisme

L’histoire a largement démontré que si la lutte répressive contre certains comportements issues d’une idéologie pouvait aboutir à la disparition apparente de ces comportements, elle était cependant inutile, voire contreproductive, pour lutter contre les idées ou les idéologies sous-jacentes.

  1. Les Romains ont sauvagement persécuté les premiers chrétiens avec le succès que l’on sait. L’empire Romain a disparu et la religion Chrétienne a pris son essor.
  2. Les catholiques ont tenté d’exterminer les protestants (et réciproquement) sans succès
  3. La Russie soviétique et la chine de Mao ont tenté d’éradiquer par la coercition le libéralisme. Il a refleuri après quelques temps.
  4. Les états unis ont combattu la monté du communisme par un Maccartisme violent sans parvenir réellement à leur fin. En dépit de jugements iniques, de la guerre froide, de la guerre du Vietnam, l’idéologie est restée debout et ne s’est écroulée que de ses propres erreurs

D’innombrables exemples montrent que lutter contre des idées par une répression brutale ne donne aucun résultat. On peut interdire les comportements des hommes, mais on ne peut plonger dans leurs cervelles pour en extirper les germes que l’on estime nuisibles. De plus être stigmatisé amène les individus à se replier sur eux même et à renforcer leurs convictions. A se radicaliser d’avantage.

Lutte contre les symboles du racisme

Le monde entier s’est indigné quand les talibans ont détruit les Bouddha de Bamiyan au prétexte qu’ils faisait offense à leur idéologie musulmane. Il en est de même quand Daech a détruit le temple de Palmyre sous le même prétexte.

Les révolutionnaires Français ont pillé et saccagé beaucoup de château et d’église au nom de leur idéal révolutionnaire. Ils ont même profanés les tombes des rois de France à St Denis pour en éparpiller les restes.

Ces sacrilèges patrimoniaux n’ont pas fait avancer leur cause pour autant.

On parle de « déboulonner » la statue de Colbert  pour le punir d’avoir rédiger le « code noir » régissant l’esclavage dans les territoires coloniaux Français.  On oublie qu’il a agi sur ordonnance de Louis XIV. Alors brulons tout ce qui rappelle ce roi, Versailles, pièce des musées, …

Napoléon Bonaparte à rétablit l’esclavage qui avait été aboli par les révolutionnaires. Alors Haro sur Napoléon ! et brulons tout ce qui se rapporte à lui

Du XV ème au XIX ème siècle la culture acceptait la notion d’esclavage et nos militants anti racistes d’aujourd’hui, s’ils étaient nés à cette époque ne se seraient sans doute pas mobilisés pour cette cause

Acceptons notre passé, honteux de nos jours, mais glorieux à son époque. Ce qui est fait est fait et quelques manifestants en colère peuvent vouloir réécrire l’histoire, mais surement pas la modifier.

La dé radicalisation

Le racisme est un fléau, une totale injustice, et une tâche des plus sombre sur notre démocratie. Avant de le combattre essayons de mieux le connaître. Il faut bien connaître son ennemi pour mieux le combattre. On peut lui donner trois formes majeures

  1. Le racisme pur qui consiste à classifier les hommes en diverses races (ce qui n’est qu’un principe de taxonomie sans effet), mais il commence lorsque l’on prône que certaines races sont supérieures (et d’autres inférieures) et qu’elles ont de ce fait des droits sur les autres. C’est évidemment une aberration infondée qui fait entorse à toutes les règles des civilisations. Rappelons que dans une société personne n’a de droits, mais uniquement un ensemble de devoir réciproque. Une société est basée sur une solidarité réciproque et non sur les droits de certains. Le préambule de la déclaration des droits de l’homme devrait être celui de la déclaration des devoirs des hommes et s’écrire :
    « Tous les hommes naissent égaux en devoirs » … 
  2. Le pseudo racisme. On peut dire que l’anti sémitisme n’est pas un racisme au sens propre du mot puisque la communauté Juive ne constitue pas une race. On pourrait le qualifier d’ostracisme, de discrimination abusive ou de tout autre terme stigmatisant. Dans cette vision ont n’est plus dans un combat d’idéologie (même s’il peut être sous-jacent) mais dans un rapport entre plusieurs communautés dont les principes et les objectifs différent.
  3. Les racisme social. C’est la troisième forme que peut prendre ce phénomène discriminatoire, et sans doute la plus pernicieuse, car la plus cachée. Dans tous les pays du monde l’inégalité entre les individus est énorme. Certains vivent dans de véritables « clapiers » alors que d’autres se prélassent dans de véritables palais. Ce n’est pas supportable. Il est certain qu’avec l’évolution des civilisations ces différence ont plutôt diminués, mais comme dans le même temps le besoin d’égalité à grandi dans les populations … on peut dire que rien n’a bougé !
    Les plus riches méprisent les plus pauvres (mais n’affichent surtout pas ce mépris) alors que les plus pauvres méprisent (plus ouvertement) les plus riches

Conclusion

Nous ne sommes pas face à un racisme qu’il faut combattre, mais bien face à trois racismes contre lesquelles il faut lutter, mais avec des armes différentes.

  1. Le pure racisme, qui est une forme de radicalité ne peut se combattre que par l’éducation, la réflexion, la formation. C’est un travail difficile car il s’agit d’une véritable dé radicalisation et nous savons d’expériences récentes combien ce n’est pas facile. Allez expliquer à un catholique convaincu qu’il a tort, que Dieu n’existe pas, et qu’il doit maintenant devenir athée .bonjour les dégâts !
  2. Le pseudo racisme (Antisémitisme, anti Roms …) doit se régler par concertation entre les diverses communauté mise en jeu. C’est un travail de compromission réciproque qui peut aboutir à une intégration réciproque des communautés dans une société harmonieuse
  3. Le racisme social est, évidemment, le problème des inégalités sociales. C’est un problème vieux de plusieurs millier d’années et toujours pas résolut. Les grandes croyances religieuses qui prônent pourtant toutes l’égalité entre les hommes n’ont jamais convaincu les hommes de respecter leurs préceptes. Les idéologie égalitaires n’ont pas fait mieux. Je ne suis pas sûr que les hommes le veillent réellement. Les plus pauvres sont « à fond » pour l’égalité alors que les plus riches lui font la grimace, et lorsque des « pauvres » accèdent à la richesse ils perdent rapidement leur idéal égalitaire
    On n’est pas sorti de l’auberge !!

Bavures ou violences policières

C’est un sujet qui fait débat aujourd’hui et qui comme de tout temps est orchestré par « l’opposition », qu’elle soit opposée à  Macron, Hollande, Sarkozy, voire de Gaule

Dans sa grande sagesse « le législateur » à énoncé :

Le droit de repousser l’attaque doit se faire par des moyens proportionnés aux circonstances.

Cette phrase, apparemment pleine de sagesse et de bon sens n’en a en fait aucun. Ceci la rend dangereuse et elle ouvre ainsi la voie à ce que l’on appelle : Bavures (pour le pouvoir) ou violences policières (pour l’opposition)  Je m’en explique :

  1. La notion de proportionnalité est une notion mathématique bien précise qui stipule que A (la réaction) est fonction de B (l’action) dans la relation
                                                  A= k x B
    en fonction de coefficient de proportionnalité K. Ceci signifie que si :

kRésultat
0,5A est la moitié de B
1A égal B
2A est le double de B


La loi ne définit pas le facteur de proportionnalité et cela la prive d’une partie de son sens. Elle ne précise pas si, par exemple un policiers doit réagir, sous-réagir, ou sur-réagir à un événement. On peut interpréter la loi en fixant le coefficient de proportionnalité à 1, mais c’est une simple interprétation.

  • Pour terminer de vider la loi de tout sens précis disons qu’une proportionnalité s’exprime uniquement entre deux grandeurs de même nature et exprimés dans des unités en cohérence
    La distance parcourue par un véhicule (en Km) dépend du  temps de parcours ( en Heures), le facteur de proportionnalité étant la vitesse (en Km/Heure).
    Comme disaient nos vénérables instituteurs : « on ne compare pas des carottes avec des choux »
    Nous voilà maintenant au cœur du flou de notre loi.
    Un manifestant brule une voiture, la réponse proportionné doit-elle être : rien, un coup de matraque, deux, trois, une bombe lacrymogène, deux, trois, un tir de flash Ball ? L’appréciation doit être faites, sur le terrain, immédiatement par les forces de polices mais elle ne sera justifiée ou condamnée que quelques mois après dans un tribunal :
    C’est donc très difficile de ce faire une idée. Par exemple, pour un tir de Flash Ball sur un agresseur à 5 ou 10 mètres qui l’atteint  au corps ou à la tête l’angle de tir par rapport à l’horizontale varie de 5 à 10 degrés. C’est bien peu à apprécier dans une bagarre ! de plus un tir à l’horizontal dépend de la hauteur à laquelle on porte l’arme, de la taille de l’agresseur et de sa position.

Dans ces conditions de flou législatif tout repose sur le bon sens , la bonne volonté de chacun, sur une évaluation immédiate et totalement subjective des événements, sur une interprétation « à chaud » des faits et dans ces circonstances toutes les dérives sont possibles.

Les agresseurs et leurs supporters estiment toujours la réaction des forces de police excessive, les policiers s’estiment qu’on limite toujours leurs moyens de réagir (pour défendre l’ordre public et pour défendre « leur peau »), quand aux tribunaux ils jugent « à froid » bien au calme dans leur prétoire loin du feu, de la poudre et des éclats.

Les manifestants s’estiment dans leur bon droit, puisqu’ils agissent au nom d’un cause qu’ils estiment justes et qu’une certaine impunité, par  peur de l’escalade, leur donnent raison, les forces de police les voient comme des « émeutiers » qu’il faut réprimer et dont il faut se défendre, et le judiciaire leur dit, au fond, débrouillez-vous et je statuerai après sur les droits de chacun en fonction de règles que je ne vous ai pas données, que je ne connaît pas précisément, mais que vous auriez dut appliquer.

Quand une loi est inapplicable elle n’existe pas. Tout au plus en ces circonstances c’est la jurisprudence qui fait force de loi et c’est sur elle que les protagonistes s’alignent. C’est assez grave car ce n’est plus le législatif qui fait la loi, mais le judiciaire. En la matière non seulement la loi n’existe pas, surtout mais notre principe constitutionnel  est bafoué.

Il devient difficile de parler, avec honnêteté, de débordement des émeutiers, de violences policières, puisqu’il n’existe pas de de cadre précis dans lequel juger. La jurisprudence n’est pas un cadre défini puisque chaque juge, chaque tribunal peut statuer différemment et sans coordination.

Il es donc souvent difficile de qualifier les actes des « belligérants », cela prend souvent l’allure de débat de cours de récréation :

C’est pas moi, c’est lui !

C’est lui qui a commencé !

Oui mais il m’a tiré la langue !

Il est affligeant de voir des adultes débattre dans un tel délire d’immaturité pour un sujet important pour la gestion de notre démocratie

Bien sûr les rivalités politiques ajoutent de l’immaturité à l’immaturité, le populisme rajoute de la mauvaise foi à la mauvaise foi, et le besoin de dominer de l’agressivité à l’agressivité.

On doit comprendre que quand les règles sont imprécises leur application est sujette à caution. La marge d’incertitude qu’elle contiennent demande dans les jugement une marge de tolérance que j’oserais dire … proportionnée !

L’art difficile du débat

Définition

Une définition classique du mot débat est :

Un débat est une discussion ou un ensemble de discussions sur un sujet, précis ou de fond, à laquelle prennent part des individus ayant des avis, idées, réflexions, opinions plus ou moins divergentes.

Cette définition qui pourrait paraître assez universelle manque cependant d’un élément essentiel : L’esprit dans lequel se déroule ce débat. Sans cette précision le mot se vide de son sens et peut recouvrir des concepts très éloignés voire antinomiques.

Le débat stérile

C’est une discussion dans laquelle chaque intervenant vient avec ses propres convictions, ou celles de la faction qu’il représente, non pour les partager, mais pour les exposer, en faire étalage. Le débat n’existe pas, il n’y a pas confrontation des idées. On peut parler d’information (ou de désinformation) mais pas de débat.

Le débat contradictoire

C’est une guerre de tranchées dans laquelle chacun des intervenants vient soit pour imposer ses idées, soit pour démolir celles des autres. C’est le classique débat politique auquel nous assistons malheureusement si souvent. L’objectif n’est pas de dessiner les contours d’une vérité consensuelle mais de s’imposer, d’imposer sa vision, au mépris des arguments avancés. Tous les coups sont permis, mensonges, semi vérités, démagogie, populisme, sophismes, syllogisme. La technique en est simple :

  1. parler très vite pour ne laisser à personne le temps de la réflexion et éviter toute contradiction (le parler « mitraillette » des hommes politiques).
  2. Annoncer des vérités non vérifiables sur le moment
  3. Présenter la face favorable de sa vérité, en occultant  les aspects défavorables
  4. Couper la parole aux autres en les entrainant sur les sujets qui ne leur sont pas favorables, c’est à dire les déplacer de leur zone de confort vers la vôtre.

Dans la mesure ou le besoin d’être le « parleur », de couper la parole aux autres est réciproque la discussion tourne vite à la cacophonie

Bref comme dans tout combat il faut, occuper le terrain, se placer en position dominante, saper les défenses adverses, …

Il ne s’agit en aucun cas d’un débat mais d’un combat dialectique dans lequel la vérité du plus beau parleur doit être la vérité émergente. Qu’importe que la discussion soit lamentable, seule compte la victoire.  Syllogismes et sophismes sont de rigueur. Les débats politiques auxquels nous assistons sont l’archétype de ces débats contradictoires stériles, intellectuellement pitoyables.

Il faut particulièrement s’en méfier car ces procédés dialectiques sont destinés non seulement à mettre à terre les autres intervenants, mais aussi et surtout  à « enfumer » les spectateurs que nous sommes, à nous manipuler, nous laver le cerveau. Le vainqueur est celui qui à  réussi à laver le plus de cerveaux possibles.

Et ça marche !

Le débat

Examinons maintenant ce que devrait être une discussion de qualité.

  1. L’objectif du  débat. Avant de proposer une vision méthodologique du débat il est important de lui fixer une finalité. La définition du but doit passer avant celle des moyens. L’erreur est de croire que l’objectif d’une discussion est de faire émerger une vérité, la vérité. Malheureusement elle n’existe pas et chacun est en droit d’avoir la sienne. Le débat doit servir à éclairer chacun des intervenants et des spectateurs sur sa propre vérité afin qu’il puisse se déterminer en pleine connaissance de causes. Nous avons chacun nos « a priori » fondés majoritairement sur notre expérience personnelle, nos compréhensions et nos erreurs d’interprétation , notre vision rétrécie et ego centré de la situation en analyse. Le débat doit avant tout servir à nous éclairer sur notre propre positionnement et le regard des autres peut être d’une grande utilité pour confirmer ou infirmer nos idées.
    Débattre avec les autres c’est avant tout débattre avec soi-même
     Ceci en utilisant la vision des autres pour élargir notre champ de connaissances et de compréhension. Ils ont souvent vus ou vécus des situations que nous n’avons pas connus qui peuvent mettre en lumière des situations que nous n’avions pas envisagées.
    Une autre opinion ce doit être un voyage !
  2. L’esprit du  débat. Comme mentionné plus haut on ne débat pas avec les autres mais avec soi-même et ceux-ci, en l’occurrence, ne sont pas des ennemis mais des partenaires (sparing partner). Si vous faites une recherche sur Google vous allez trouver toutes sortes d’informations contradictoires, plus ou moins étayées, plus ou moins crédibles, plus ou moins en accord avec ce que vous attendiez. Vous allez en retenir certaines, en éliminer d’autres, sans esprit polémique, pour forger votre idée. Dans un débat ce doit être la même chose.
    Il est plus enrichissant d’écouter que de parler, mieux vaut se convaincre que de convaincre les autres !
    La meilleure chose qui puisse vous arriver dans une discussion n’est pas de faire changer d’avis les autres, mais de, vous, changer votre opinion, de préciser certains points, de rectifier certaines de vos erreurs.
    Apprendre des autres vous enrichi, apprendre aux autres ne vous apporte qu’une satisfaction narcissique.
  3. Conclusion du débat.
    On peut dire que : « C’est là que les Athéniens s’atteignirent et que les perses se percèrent ! »
    Tout dépend de l’objet du débat.
    S’il s’agit d’un simple débat d’idées, chacun s’en retourne enrichi de ce qu’a pu lui apporter la discussion. C’est un simple débat d’intellectuels, entre amis, qui a pu aider les intervenants et les spectateurs à mieux comprendre la situation et à éclairer leur position. . Comme disait Socrate : « connais-toi toi-même » … malheureusement il en est mort !
    S’il s’agit de prendre une décision on entre maintenant dans une phase de négociation. Généralement la négociation commence avant que le débat ai eu lieu et l’on débat tout en négociant dans la plus grande confusion intellectuelle. Il est important que le débat neutre intervienne avant la phase de négociation et en soit clairement séparé.
    L’art de la négociation est un autre … débat !

Coronavirus : Les télé actions

Avec le développement de la pandémie due au Coronavirus la relation humaine à tendance à se distendre pour limiter les contacts et les risques de contamination. De nombreux modes de fonctionnement, déjà en action, on tendance à se développer. Ils sont très prometteurs mais présentent encore de multiples inconvénient qui rendent, pour le moment, leur efficacité limitée et leur sécurité discutable.

Le télétravail

Il apparaît comme un moyen de palier à la crise en évitant pour les salariés les contacts dans les transports et dans l’entreprise. Pourtant, si ce type d’activité est prometteur il est loin, actuellement, d’être très efficace.

En effet le télétravail ne s’improvise pas et il suppose une réorganisation profonde des modes de fonctionnement d’une entreprise et de ses relations avec les intervenants extérieurs.

Supposons que vous décidiez, aujourd’hui, de passer en  télétravail. De nombreux problèmes se posent :

  1. Capacité d’isolement et de concentration. Ceci suppose un endroit isolé loin des interférences familiales et des enfants qui jouent.
  2. Disponibilité du matériel et de l’information. Vous disposez bien sûr d’un ordinateur et d’une connexion internet, encore faut-il que votre entreprise soit organisée pour vous fournir, via internet, les informations nécessaires à votre activité
  3. Sécurisation des ordinateurs personnels. Les hacker attendent avec impatience que les particuliers en télétravail se connectent à l’ordinateur de leur entreprise pour avoir une porte d’entrée facile à celui-ci
  4. Nous avons souvent besoin dans notre travail de nous référer à des documents papiers, dossiers, contrats, tarifs qui sont stockés dans les tiroirs de notre bureau et auxquels nous n’aurons pas accès
  5. Nous avons souvent besoin de nous référer à un supérieur, à un collègue, pour entreprendre des actions qui sortent de la routine. Bien sûr cela peut se faire par téléphone, mais sans une bonne organisation programmée c’est loin d’être pratique

Actuellement le télétravail est un simple pis-aller qui peut permettre de réaliser des tâches de routines. A l’usage (et à l’exception de certaines activités indépendantes) on en découvre rapidement les limites et la faible efficacité. Il est certain qu’à terme, avec une organisation totalement repensée des entreprises le télétravail , total ou partiel, pourra trouver sa place dans nos sociétés. Mais c’est non seulement les structures des entreprises mais le code du travail qu’il faudra repenser.

  1. Le salarié ne peut plus être jugé sur sa présence mais sur ses résultats, donc sur des objectifs. Les notions d’horaire, de temps de travail, voire de hiérarchie sont bousculés. L’indépendance de chacun remet en cause les principes de la coordination et de subordination. Évitons la délocalisation des responsabilités sur des « autoentrepreneurs » comme chez « Uber »
  2. Les notions d’assurance, de propriété du matériel, la médecine du travail, la coordination syndicale, le droit de grève … et les piquets de grève … sont à revoir

La vente à distance

Dans le mesure ou tous les magasins sont fermés et où il est difficile de se rendre dans les magasins d’alimentation, la vente à distance et les livraisons à domicile sont favorisées.  De nombreuses personnes qui n’avaient pas encore osées utiliser le e:commerce vont être amenées à s’en servir et beaucoup ayant franchi le pas apprécierons ce moyen d’achat.

Ce n’est pas une menace pour les « grandes surfaces » puisqu’elles ont développées leurs plateformes de vente en ligne, mais c’est une menace supplémentaire pour le commerce de proximité, déjà en difficulté. Dans ce cas, encore, de nombreuses organisations sont à modifier

  1. Le système de distribution à domicile (public et privé) doit être musclé pour tenir compte de la demande croissante. Ce devrait être sans problème car déjà de nombreuses plateformes de distribution ont vu le jour et le report de l’activité en magasin sur le e:commerce devrait se faire sans trop de casse
  2. La réception des colis dans les villas pose des problème de disponibilité pour les clients qui doivent être présent pour recevoir les colis . Dans les immeubles c’est le gardien qui assure le stockage et la redistribution des paquets. Mais les loges sont exiguës et, la sécurité, la confidentialité, la vérification des paquets sera difficile à assurer dans l’état actuel de nos conciergeries.
  3. La vente en ligne, sur photos, implique bien plus de retour pour insatisfaction qu’une vente en magasin, ce qui impose à tous les e :commerçants de mettre en place les procédures de retour et d’échange nécessaires. C’est déjà le cas chez les gros opérateurs.

La téléconsultation

Encore un procédé très prometteur, mais qui n’en est encore qu’au stade du développement. Cela suppose :

  1. Que les médecins soient équipés pour recevoir les images distantes, qu’il organisent leurs créneaux de consultation en conséquence.
  2. Que les particuliers  aient, évidemment, accès à internet, à la fois pour prendre des rendez-vous et pour transmettre les images à leur médecin traitant. Qu’ils puissent imprimer les ordonnances de médicaments ou d’analyse
  3. Qu’on puisse avoir de nombreux centres de téléconsultation équipé des éléments nécessaires à fournir aux médecin (Mesure de la tension, stéthoscopes, éventuellement radios ou autres ) dans la mesure ou les information transmises par les particuliers seraient insuffisantes

L’enseignement à distance

C’est un sujet prometteur qui peut permettre l’accès à l’éducation au plus grand nombre. Ce peut être une petite révolution dans notre manière d’enseigner et de transmettre. L’éducation nationale a mis à disposition un système d’enseignement à distance, malheureusement :

  1. Aucune organisation ni préparation n’ont été dispensées aux familles pour gérer le travail des enfants.
  2. Toutes les familles ne possèdent pas le matériel nécessaire au suivi de la formation
  3. La formation des éducateurs est très insuffisante. Dans la période actuelle beaucoup d’enseignants ont fait preuve d’esprit d’initiative et d’inventivité, mais on est encore dans le « système D », le bénévolat.
  4. L’organisation de l’école n’est pas en place.  Quel rôle pour l’enseignement magistral ou les travaux pratiques ou exercices ? Quelle organisation à définir pour couvrir les nécessité des plus petits au plus grand. Les principes d’éducation varient largement avec l’âge.

Conclusion

Toutes ces techniques d’action à distance semble très prometteuses en-terme d’efficacité, de moindre coût, pour peu qu’elles soient organisées, améliorées, optimisées. Par contre quel sera à terme le coût psychologique et sociétal de ces innovations ? A chacun d’apporter sa réponse !

Tracking : Une aide à la gestion de la pandémie

C’est la nouvelle polémique du moment, le tracking des malades peut-il nous aider dans le processus de dé confinement. Nous allons l’envisager sous trois angles :

  1. Son incidence sur les libertés individuelles
  2. Sa « faisabilité »
  3. Son efficacité

Incidence sur les « libertés individuelles »

C’est une des angoisse du moment. En effet ce processus de tracking implique une identification des individus dans un fichier centralisé sur lequel seront, au minimum, inscrit un identifiant de la personne et son état viral ou sérologique ! Cette centralisation des données individuelles est contraire à nos habitudes et à la politique générale de la CNIL … et pourtant !

Il existe des dizaines de fichiers dans lesquels sont consignés nos données personnelles. Évidemment :

  1. les fichiers administratifs de l’état civil, de la police, de la CAF, de l’URSSAF, des ASSEDIC, listes électorales, recensement, Sécurité sociale, et maintenant le « dossier médical » (DUMP) pour ne citer que les plus courants dont on peut penser qu’ils présentent un certain niveau de sécurité
  2. Mais également de nombreux fichiers privé qui sont le fait de nos abonnements à des journaux ou magazines, nos adresses de livraisons, nos inscriptions sur internet à toutes sortes de blogs, de réseaux sociaux, de commandes par internet.
  3. Plus sournois sont les fichiers réunis par les grands opérateurs sur internet : Google, SFR, Bouygues, Free, Amazon, PayPal,  Facebook, Twitter, …. par exemple :

Google propose un service de tracking qui retrace tous vos déplacement sur plusieurs mois. J’ai testé mes déplacements des derniers mois (qui avaient été « trackés » à mon insu) , c’est prodigieux de précision. Jour par jour on retrace vos déplacements (avec votre portable allumé, ce qui  est général). Vous pouvez voir sur une carte vos trajets (à vol d’oiseau). Vous pouvez refuser de vous abonner mais vous ne pouvez pas empêcher Google de collecter vos données et de les stocker

Vous avez sans doute remarqué que pour peu que vous fassiez une recherche sur internet sur des trottinettes, un médicament, une machine à café ou autres dès le lendemain si vous ouvrez des pages internet elles seront assorties de publicité relative à votre recherche précédente. Google trace vos comportements pour vous adresser des publicités jugées pertinentes.

Orange a pu tracer les Parisiens ayant quittés Paris pour leur résidence secondaire grâce à l’historique de la géolocalisation de leur portable archivée dans leur fichiers

Non seulement ces sociétés stockent nos données personnelles mais elles les enrichissent de nos habitudes de consommation, nos habitudes culturels voire cultuelles et idéologiques

Pourquoi refuser à l’état Français ce que nous acceptons avec une passivité complice de toutes sortes d’opérateur privés. Nos données personnelles sont « publiques dans le privé »

La « faisabilité »

Comment mettre en place un tel fichier, comment l’alimenter et comment le tenir à jour sont les éléments qui lui donnent fiabilité et crédibilité.

  1. Création du fichier central. C’est sans doute la partie la plus facile car toutes ces données sont disponibles dans les divers fichiers à notre disposition.
  2. Comment alimenter ce fichier, c’est à dire y ajouter les données épidémiologiques de chaque citoyen. Cela suppose de tester une grande partie de la population sur le plan viral comme sur le plan sérologique, de valider les informations et de les inscrire au fichiers. Disons que tester sur le plan uniquement viral 30 millions de citoyens à raison de 100.000 test par jour (ce qui n’est pas rien !) prendrais 300 jours, soit dix mois. L’épidémie sera déjà  terminée ou nous serons tous avec un tube dans la gorge avant d’y arriver! A noter que si une personne est testée négative au virus un jour rien n’indique qu’elle ne sera pas contaminée le lendemain … il faudra la re tester jusqu’à ce qu’elle soit positive au virus ce qui peut ne jamais arriver. Quant aux tests sérologiques ils sont fondées sur l’hypothèse très vraisemblable mais pas certaine que le fait d’avoir développé la maladie assurerait une immunité au moins provisoire. La « faisabilité » de ce type d’opération est limitées.
  3. Bien sûr dans le cas de changement de statut d’un citoyen qui passerai de séronégatif à séropositif, ou ce qui est moins probable de guéri à malade, il faudrait très rapidement mettre à jour le fichier.

On voit que tout cela est bien compliqué et qu’un tracking intégral semble problématique  à mettre en place. Ceci ne veut pas dire qu’un certain tracking plus sélectif ne serai pas d’une aide importante, ni que des tests sélectif soient sans intérêt.

Efficacité

Parler d’efficacité quand on vient de dire que la mise en place d’un tel système pose problème ne sert pas à grand-chose. Ceci n’empêche pas de réfléchir à son efficacité pour le cas où, un jour, il deviendrait  envisageable. On a devant nous deux exemples

  1. La Corée du sud et Hongkong. Le principe des tests généralisés et du tracking  parait avoir donnés de bon résultat puisque l’épidémie à été enrayée. La politique a été appliquée très tôt, au tout début de l’épidémie, dans une configuration ou les cas étaient peu nombreux et le tracking simplifié. C’est peut-être la raison de son succès, à moins qu’il ne s’agisse d’une coïncidence.
  2. A Singapour le tracking a paru, dans un premier temps, juguler l’épidémie. Dans un deuxième temps, sans doute en raison de la nécessité économique de faire venir des travailleurs Malais frontaliers, l’épidémie est repartie. Ceci  semble indiquer que si un tracking mis en place au tout début de la crise sanitaire est un atout important il n’est sans doute pas suffisant et d’autres mesures doivent l’accompagner

Conclusion

Le « tracking », les tests peuvent être d’une grande utilité dans certaines conditions. En tout début, ou en toute fin d’épidémie Malheureusement en pic d’épidémie un confinement raisonné semble la seule arme qui nous reste.

Gardons bien d’écouter tous les Monsieur et Madame « Je sais tout ». Ils sont souvent aussi ignorants que critiques. La situation est difficile et personne ne peut avoir la solution à un problème dont l’énoncé varie tous les jours. Comme en toute chose la « certitude » est le pire de tous les vices, seul les imbéciles ont des certitudes.

PS : On se demande souvent pourquoi les Allemand ont mieux réussi face à la pandémie, pourquoi ils étaient mieux préparés ?

Je dirai que en 1939 les Allemands avaient déjà des chars et des avions et pas nous (ou si peu), que depuis la fin de la guerre les Allemands on reconstruit une économie supérieure à la nôtre. L’histoire se renouvelle.

Dans les pays du nord, la vision des événements est pragmatique, raisonnée, donc mature. Dans nos pays latins la vision en est affective, romantique, emotionnelle, donc immature.

En Allemagne les décisions importantes sont généralement acceptées, en France la moindre suggestion est critiquée, démolie, crée polémiques et divisions. Toute prise de position des gouvernants est contredites par les forces syndicales, les partis d’oppositions, les courants d’opinions, les idéologies. En ce moment nous sommes super équipés avec 66 millions de virologues et épidémiologistes en querelles permanentes. Dans une population immature rien n’avance, mais la fantaisie et l’imagination peuvent sauver bien des choses.

Morale, ethique, devoirs et droits

Nous vivons tous en sociétés et celles-ci sont régies par des lois, librement acceptées (si on suppose le système de démocratie représentative à la majorité accepté). Celles-ci définissent les devoirs de chaque citoyen dans la société vis à vis de ses concitoyens. En contrepartie de ces devoirs, les citoyens acquièrent un certain nombre de droits, dans la mesure ou ceux-ci n’imposent pas à leur concitoyens des devoirs qu’ils n’ont pas choisis.

Contrairement à l’idée reçue personne, dans une société, n’a de droits innées, mais les seuls droits que leurs accordent leurs concitoyens via les devoirs qu’ils acceptent.

Il n’y a nul droit des rois, des élites, des hommes, des femmes, des enfants ,des animaux, (ni de dieux … pour moi !) mais seulement les devoirs réciproques que la communauté porte au titre de règles. La nature ne connaît pas de droits et c’est la société qui en génère comme  la contrepartie des devoirs qu’elle impose. Ceci peut donner la fausse illusion de droits.

Se définissent, via ces lois, les règles du « vivre ensemble » qui font consensus dans une société. On peut alors parler d’une sorte de « morale sociale » qui définit le bien et le mal dans l’ordre publique. Charge au législateur d’en définir les contours, aux citoyens de les approuver, et à la justice d’arbitrer entre le bien et le mal.

D’autre part chaque individu, via son vécu personnel, son éducation, ses expériences, ses déceptions et ses espoirs, se définit une morale qui lui est propre. Celle-ci peut être en phase avec la « morale sociale » adoptée par le plus grand nombre ou au contraire présenter des antagonismes avec elle. Pour chacun se pose alors un débat « Cornélien » entre ses devoirs acceptés dans la société et ses désirs de justice contrariés. Peuvent alors surgir des conflits pour des groupes constitués qui contestent la société dont les règles leurs paraissent en désaccords avec leurs visions du monde. On peut citer, tout à trac, les objecteurs de conscience, les groupes anarchistes, les « Zadistes », les manifestants et protestataires de tout bord plus ou moins civils ou radicalisés.

Si, maintenant, un individu est, en plus, adepte d’une religion, d’une secte, d’une idéologie, une nouvelle injonction morale vient se superposer ou s’opposer à la « morale sociale » et créer ainsi, pour chacun des adeptes de nouveaux conflits moraux. Ces conflits sont d’autant plus critique que, par exemple, les religions imposent une morale issue d’une entité supra terrestre (un Dieu) avec laquelle on ne peut transiger. On doit obéir sous peine de tourments plus ou moins éternels. On conçoit que le dilemme soit de taille. Heureusement les morales proposées par les dieux, et retransmises par les religions sont assez proches de celles proposées par les sociétés (ne pas tuer, ne pas nuire à son prochain, prôner l’égalité entre les hommes ; la bonté, l’humilité, …). Cette proximité peut d’ailleurs faire sérieusement douter de leur nature divine ! Dans ces conditions les divergences entre morale sociale et morale religieuse portent surtout sur des problème de forme (rites, coutumes vestimentaires, vision sociale de la religion, …) et les religieux modérés s’en accommodent assez bien, d’autant plus que les républiques laïques sont assez tolérantes en ce sens. Bien sur les religieux fondamentalistes, souvent plus attachés à la forme qu’au fond dans leurs pratiques, plus soucieux de « la lettre » des textes dit sacrés que de leur fond, ne peuvent accepter de faire passer la morale sociale devant leur morale religieuses. Dans leur vision c’est leur éternité qui est en jeux, ce qui n’est pas anodin pour eux.

La vision harmonieuse de la loi dans une société supposerait que la vision du monde de ses citoyens soit homogène. Ce n’est généralement pas le cas. Il en  résulte des inclinaisons diverses qui s’incarnent dans des partis politiques antagonistes.

Dans la France médiévale, et jusqu’à la révolution la conception du monde de l’église catholique était hégémonique et s’imposait sans conteste à tous les habitants (les hiérarchies religieuses et apparentées en ont largement profité à leur bénéfice, ouvrant la porte à la révolution de 1789). A partir de la république, les morales sociales et religieuses se sont affrontées jusqu’à arriver à un « modus vivendi » dans la loi de 1905. Progressivement la morale religieuse a perdu de son influence et les conflits ont plutôt surgis avec les nouvelles idéologies modérés ou sectaires dans leur affirmation (communisme, mai 68, écologie fondamentale, ). L’apparition de nouveaux sectarisme religieux (Cathos intégristes, Musulmans fondamentalistes) ont fait renaître des conflits avec les religions, souvent venus de l’influences de sociétés étrangères, issus du mouvement de « mondialisation » qui traverse le monde.

On peut penser qu’il s’agit de « mouvements d’arrière-garde », la pensée religieuse, telle que nous la connaissons, étant incompatible avec la rationalisation scientifique qui nous submerge, ne peut que progressivement s’essouffler. Le doute s’impose enfin ! Plus la révolution technologique avance dans un pays et plus la représentation religieuse s’amenuise. La pensée philosophique religieuse demeure, mais sa concrétisation dans des rites obsolètes devient absurde. Plus les devoirs des citoyens envers leurs dieux reculent et plus leurs devoirs sociaux s’affirment. Mais inversement, plus les désirs individuels s’affirment et plus la « morale sociale » sera en difficulté. L’harmonie n’est pas pour demain !   

Coronavirus : La gestion des crises

C’est un problème récurrent et bien connu des « logisticiens » : Comment faire face à une période de pointe, à une demande accrue démesurément ou à une offre soudain fortement réduite.

Prenons un exemple, dans le domaine que je connais, celui de de la parfumerie.

De nombreuses matières premières naturelles sont produites dans des pays sous-développés dans lesquels la stabilité politiques est loin d’être assurée. Dans des périodes de conflits internes (indépendantisme, émeutes religieuses, famines, sécheresses, inondations, crises politique …) les récoltes ne sont plus assurées et des pénuries fréquentes se produisent.

Pour tous les industriels utilisateurs de ces matières premières c’est évidemment la catastrophe (impossibilité de produire et de livrer les clients). C’est donc l’affolement, la tendance au sur-stockage (qui accroit la pénurie), la surenchère sur les prix, une tolérance à la moindre qualité.

Pour pallier à cet inconvénient deux solutions s’offrent aux industriels :

  1. Tenter de passer au mieux la période de crise en gérant au mieux les quantités disponibles, avec tous les inconvénients que cela comporte.
  2. Se couvrir suffisamment en stock pour faire face à la crise. Ceci ne se fait pas sans mal. Malheureusement ces phénomènes climatiques ou sociaux ne sont pas prévisibles et on ne sait ni dans quel pays elles vont survenir ni quelles matières premières vont être impactées. Il faudrait alors se couvrir en stock de toutes les matières susceptibles de manquer (sans savoir quelle sera la durée de la crise donc sans savoir quelle quantité avoir en stock). Ceci représenterait un énorme surcout de stockage que l’industriel devrai supporter en permanence sans savoir s’il sera justifié ou non et en sachant que pour la majorité des matières (qui ne subirons pas de crises) il sera inutile.
  3. La sagesse montre que vouloir prévoir et se prémunir contre l’imprévisible n’est guère possible. Prendre à priori les décision qui s’imposent quand on ne sait pas quel sera le danger c’est donner la réponse à une question qui n’a pas encore été posée. La meilleure approche s’est de prévoir dans les structures et organisations de l’entreprise le maximum de souplesse et de capacité d’adaptation permettant de faire face à l’imprévu. L’expérience montre que ce sont souvent les société à organisation faible, habituées à être en permanence en situation de crise, qui s’en sortent le mieux !

Tout ce développement pour se ramener à notre problème actuel devant la pandémie de coronavirus.

Les critiques commence à pleuvoir (de la part de ceux qui n’avaient d’ailleurs rien vu venir et rien prévu) :

Pourquoi n’a-t-on pas prévu des stocks de masques, de lits de réanimation, de gel hydro-alcoolique, de tests ?

 La réponse la plus simple est : « parce que cela coute beaucoup d’argent ! »   

Ce à quoi les détracteurs répondent : « devant des milliers de morts on peut engager les sommes nécessaires ! »

C’est typiquement le résonnement simpliste qui donne la réponse à un problème une fois que sa solution est connue.

Supposons que nous ayons eu cette couverture, que ce serait-il passé si au lieu de cette  épidémie virale totalement imprévue nous avions eu :

  1. Une gigantesque inondation : Les mêmes détracteurs auraient crié au loup : « pourquoi n’as-t-on pas prévu des digues, des canaux de sauvetages, plus de moyens pour les pompiers, ….
  2. Un gigantesque incendie en ville : « pourquoi as-t-on laissé des logements insalubres et vétustes sans les abattre pour les remplacer par des neufs ? »
  3. Des importants attentats terroristes : « pourquoi notre police est-elle si mal équipé, pas assez nombreuse, pourquoi tolère-t-on des « fichiers s » sur notre territoire ?
  4. On pourrai multiplier à l’infini les énoncés de problèmes qui pourraient potentiellement survenir et les solutions à mettre en place pour lutter efficacement contre elles …  jusqu’à imaginer, pourquoi pas, une invasion d’extra-terrestres et les moyens à mettre en œuvre contre je ne sais pas qui, ni je ne sais pas quoi ! Ne reconstruisons pas des « lignes Maginot » aussi couteuses qu’inutiles.

Nous n’avons pas les moyens techniques ou financiers de nous prémunir contre tout à la fois, ni même d’imaginer l’inimaginable. Aux détracteurs de tous poils (les poils étant surtout ceux des gens avides de pouvoir, indifférent au souffrances de autres devant  leur appétit de réussite) je dis « quand avez-vous prévu une pandémie virale à venir cette année ! » et « si vous ne l’avez pas prévu plus que les autres, alors taisez-vous ! »

Dans le cas présent il faut faire face, se serrer les coudes, s’adapter, imaginer, … et avoir le courage qui semble manquer aux détracteurs

PS : Pour avoir connu dans l’industrie ces périodes de crises je sais combien les décisions prises dans l’urgence sont difficiles, souvent critiquables,  remise en cause le lendemain. On ne peut pas ne pas décider. Une mauvaise décision peut-être remise en cause, corrigée, pas de décision est la pire des décisions. Alors ayons un peu de respect pour ceux qui sont au manettes, qui prennent les risques en sachant qu’il en paierons les conséquences … ferions-nous vraiment mieux à leur place ?

Coronavirus : Suivi de la pandémie

Nous sommes tous concerné par la pandémie qui sévit sur l’ensemble de la planète et c’est, en cette période de confinement, à travers les médias (et essentiellement la télévision) que nous suivons l’évolution de la situation. Il y a deux visions qui se dessinent :

L’information télévisé

On peut dire qu’elle ne nous cache rien, que l’information est abondante sinon varié. Le ton est principalement à l’émotion (c’est généralement le cas en de telles situations) et les journaux télévisés ont, un peu, tendance à ressembler à une série « Urgence » ou « Grey anatomie ». Les grands sujet sont le nombre de décès, la fébrilité dans les hôpitaux débordés,  la polémique sur la « Chloroquine ». Les médias déclenchent et entretiennent l’anxiété ce qui peut, en dépit du « sensationnalisme » avec du recul avoir un effet positif.

Le suivi de la pandémie

Évidemment ce qui nous intéresse tous c’est le suivi  et l’évolution de la pandémie. Pour cela un certain nombre de données statistiques sont disponibles :

Rappelons, très schématiquement, l’évolutionmoyenne de la maladie

Jour 1 : La contamination

Jour 5 à 15: Apparition des premiers symptômes et déclaration de la maladie

et selon les cas

Jours 15 à 30 : Symptômes bénins et guérison

Jours 15 à 30 : Symptômes sérieux, hospitalisation, guérison

Jours 15 à 30 : Symptômes grave, réanimation, guérison ou décès

Pour suivre la pandémie nous disposons des éléments suivants :

Courbe du nombre de décès.

Elle donne des informations sur le niveau de morbidité de la maladie. C’est l’élément émotionnel majeur car pour nous tous le décès, pour nous ou nos proches est l’élément redouté par excellence.

Elle détermine l’évolution du niveau d’anxiété de la population, et elle est relative à des contaminations qui se sont produits il y à environ 30 jours. Elle nous renseigne sur l’état de la pandémie il y a environ un mois.

Courbe des Hospitalisations

Elle est relatives au entrées en hôpital, soins intensifs ou réanimation. Elle peut nous renseigner sur les ratios entre maladie bénigne, maladie sérieuse, maladie grave, parmi les malades déclarés. Elle nous renseigne sur les ressources nécessaires en lits d’hôpital en soin intensifs et réanimation. Elle est relative à l’état de la pandémie il y a une dizaine de jours et sur les besoins, au jour le jour, en ressources hospitalières.

Courbe des déclaration de maladie

Elle est relative au nombre de nouveaux cas déclarés. Elle nous renseigne donc sur l’état de la pandémie il y a une dizaine de jours et sur les besoins en ressources hospitalières dans les jours à venir. C’est la paramètre le plus en aval du déroulement de la pandémie.

Courbe des contaminations

Elle nous renseignerait idéalement sur l’état actuel de la pandémie, mais elle n’est malheureusement pas disponible

Conclusion

Parmi ces informations disponibles, essayons de « trier » celles qui nous sont utiles.

La courbe des décès est largement diffusé par les médias qui tentent de satisfaire, et en même temps d’alimenter, notre anxiété. Nous sommes dans une situation ou nous envisageons de nombreux décès, mais on ne sait pas combien, ni qui (nous, nos proches…), ni quand. Cette absence de repères génère notre anxiété et nous rend avide de nouvelles, d’informations sur le quand, le combien. Si bien que lorsque l’on nous annonce : « Hier 519 décès ! » je n’irai pas jusqu’à dire qu’on se sent soulagé, mais plutôt que, devant ce chiffre repère notre anxiété diminue et fait place à la peur. C’est une bonne réaction car elle va , par exemple, nous permettre d’envisager une finalité au confinement et à mieux l’accepter

La courbe des déclarations de la maladie est certainement l’information fondamentale pour le gestion, à court terme, de la crise. Elle permet de suivre l’évolution de la maladie « au plus près » de son origine (la contamination). Elle permet également, sur la base des données expérimentales déjà recueillies, de prévoir à moyen terme l’évolution des cas de maladies sérieuses, graves, les niveaux de guérison et de décès.

Suivre la courbe des déclaration de la maladie est certainement le meilleur moyen d’anticiper l’évolution de l’épidémie. Ces jours-ci elle a tendance à s’aplanir dans les régions les plus touchées mais reste en croissance dans les régions jusque-la épargnées. C’est quand même une lueur d’espoir.

Le viol : agression sexuelle

Je n’ai guère d’autorité pour parler de viol car je n’en ai, heureusement, pas eu l’expérience. Mais comme les personnes qui ont subit un viol ont tendance à n’en pas parler, il faut bien que les autres prennent la plume.

D’autre part le sujet est très complexe et en quelques lignes il n’est pas possible d’en explorer tous les aspects.

Dans l’expression agression sexuelle on retrouve deux volets bien différents qui sont l’agression et la sexualité. Le viol sous toutes ses formes va inclure ces deux éléments à des degrés divers. Nous étudierons ces deux composantes séparément.

Action Agression physique Agression morale Sexualité
Agression 100 0 O
Viol 50   50
Pédophilie   50 50
Abus de pouvoir   50 50

Agression

Le mot désigne d’une manière générale tout comportement d’attaque ou d’opposition, non provoqué qui s’exprime avec violence et brutalité.

Mais précisons que cette définition de l’agression défini l’action de l’agresseur mais ne s’applique pas directement au ressenti de l ’agressé. On devrait alors dire :

Le mot désigne d’une manière générale tout sentiment d’être attaqué ou menacé, de façon non provoquée, qui se ressent avec violence et brutalité.

Coté agresseur, l’agression est une action volontaire apparemment motivée, coté agressé elle est un ressenti entièrement subit. On comprend ainsi la différence de versions lorsque l’on essaye de décortiquer un épisode d’agression.

Disons également que lorsque des bandes rivales organisaient des « bastons » sur rendez-vous on trouvait chez tous les participants un comportement d’agression, mais qu’il n’y avait aucun ressenti d’agression, aucun sentiment d’être agressé.

Reprenons les ressenti coté « bourreau » et coté « victime » d’agression.

  1. Le « bourreau »,  à tort ou à raison, se ressent agressé, provoqué. Ce peut être un regard, une invasion de territoire,  une parole qui remet en cause ses convictions, un comportement vestimentaire  qui le met mal à l’aise dans ses convictions ou sa sexualité, enfin toutes situations qui le mettent en situation d’infériorité réelle ou ressentie. Il auto justifie son geste par cette agression primaire (alors que celui qui va être la victime n’ pas toujours une volonté d’agresser).
  2. La « victime » subit le geste agressif comme une émotion forte qui la bouscule à la fois dans son sentiment de sécurité et peut être dans ses convictions. Elle a un sentiment d’infériorité quand elle ressent le geste comme une tentative de prise de pouvoir sur elle. Selon sa personnalité elle va réagir par une contre agression et c’est alors la classique escalade de la violence, ou se soumettre et subir passivement le geste agressif.
  3. Selon chacun l’agression est ressentie différemment. Pour des individus habitués aux sport dit « viril » comme le rugby, le judo, la boxe, l’agression physique sera assez bien supportée alors que l’agression morale pourra être déstabilisante. Pour d’autres, moins habitués aux conflits physique l’agression physique  pourra avoir des conséquences dramatiques, ravageuses, et laisser des séquelles durables analogues à un syndrome post traumatique. Chez les hommes politiques l’agression morale est courante et est, apparemment, assez bien supportée.
  4. Dans tous les cas l’agression nous met en face de nos limites, remet en cause la confiance en soi et le sentiment de notre positionnement hiérarchique. Alors que chez l’agresseur il génère un sentiment de supériorité, il développe chez l’agressé un sentiment d’infériorité qui sera soit accepté dans un comportement de soumission, soit compensé par un retour d’agressivité pour tenter de « reprendre la main »
  5. Dans l’agression morale perpétrée par une personne abusant de sa position dominante comme dans la pédophilie, l’affaire Weinstein,  les abus sexuels par des prêtres, une composante sociétale (hiérarchie sociale, valeurs morales) se superpose au simple positionnement individuel

Le volet sexuel

Dans le viol deux composantes sont présentes : l’agression étudiée précédemment et la composante sexuelle. Alors que dans l’agression physique étaient mis en jeu  des rapports dominant/dominé de nature personnelle, dans le coté sexuel de l’agression un volet sociétal entre en jeu. C’est l’entorse à la vision sociétale de l’acte sexuel qui sera le coté traumatisant.

Rappelons que la sexualité, la reproduction, est l’élément fondateur d’une espèce. Sans reproduction, pas d’espèce. La sexualité est un plaisir gratuit (ce qui est rare de nos jours), ouvert à tous. c’est un élément de communication et d’échange profond et intense entre les êtres. Elle est l’essence même de ce que nous sommes, car à l’origine nous sommes notre sexualité et fruit de la sexualité, elle est inscrite dans nos gènes.

Pourtant sa vision dans nos sociétés est terriblement ambiguë et complexe. Elle fait partie des grands tabous qui nous rongent

  1. Elle est sublimée dans l’amour, la maternité. La naissance d’un enfant est présentée comme l’un des moments magiques de l’existence. En amont la maternité reste encore valorisée, mais l’acte sexuel d’origine est systématiquement occulté
  2. Elle est vécue négativement lorsqu’elle ne peut être sublimé dans l’amour, le couple, la procréation. On la considère alors comme contre nature (ce qui est ridicule car rien ne peut être plus naturel). Toute pratique ou technique sexuelle hors de l’accouplement normatif  basique est considéré comme du ressort de la pornographie. Ce que des milliards d’individus font des milliards de fois par jour est nié, occulté, mis sous le tapis.
  3. Il en résulte que tout acte sexuel hors normes établies, qu’il soit consenti ou non, est assorti, en lui-même et en dehors de toutes circonstances, d’une image négative, sale, dégradante. Bien sur la prostitution, les pratiques sexuelles dites « déviantes » son repoussées presque au rang de pathologie.
  4. Il en résulte qu’une femme violée sera considéré comme salie, avilie, et elle même se verra en cette position humiliante et abaissée (puisque c’est la norme des valeurs morales de notre société).  C’est bien sur totalement ridicule car un acte n’est jamais dégradant, c’est la pensée qui le sous-tends qui peut être dégradée et dégradante. Un acte n’est qu’un acte, sans finalité ni sens. C’est la pensée qui le commande qui lui donne son sens et sa finalité. Une femme violée n’est ni salie ni abaissée, ce n’est que la victime d’une agression.

Conclusion

Le viol est une agression sexuelle dont la responsabilité incombe (sans entrer dans les nuances) à l’agresseur. C’est un traumatisme pour la victime comme dans le cas de toute agression. Pourtant dans ce cas la victime supporte une double peine :

Celle d’avoir été agressée (et c’est un fort traumatisme) et celle de la vision que la société porte sur elle. Qu’on ne me dise pas que ce n’est pas vrai. Hypocritement nous affirmons que cette femme est avant tout une victime, mais  si les femmes victimes de viol n’osent même pas en parler c’est bien parce qu’elle redoutent le jugement de la société, notre jugement

Dans le viol l’agresseur est évidemment responsable de son acte et du traumatisme qu’il provoque, mais nous sommes collectivement responsable du traumatisme supplémentaire du à notre vision hypocrite de l’acte sexuel.

De plus, en voulant  donner de l’emphase à la victime pour mieux la plaindre et tenter de la soutenir nous grossissons à l’envie l’importance du fait et on enfonce ces pauvres femmes dans leur statut de victime expiatoires. En tentant, trop, de les aider, on les « plombe » carrément.

Pour tout consolateur il faut déborder d’empathie tout en évitant d’accroitre la victimisation. Ce n’est pas facile car ce que ressent la victime c’est avant tout notre vision des faits. Généralement notre culture nous pousse à dramatiser des situations … qui sont déjà assez dramatiques.

PS : Quand on console, par exemple, un enfant la gravité du fait pour l’enfant n’est pas celle du fait lui-même mais celle qu’on lui donne par notre anxiété. Il en est de même pour toute victime en état de choc affectif.

Histoire, récit ou réalité

Introduction

L’histoire se veut la cristallisation dans le  présent d’un passé recomposé, un récit circonstancié et documenté qui fait foi et consensus. L’histoire se veut fiable, crédible, et surtout objective. Elle est lin de remplir ses objectifs.
Tout fait appuyé sur des écrits, des témoignages, devient un fait historique et peut servir à construire l’Histoire
L’histoire est donc un récit circonstancié, documenté, … mais cela reste un récit

Le fait historique

Le présent est horriblement difficile à comprendre. Passé dans l’histoire il s’avère, paradoxalement, plus facile à saisir. L’histoire simplifie les choses, et plus l’événement est ancien et plus sa vision en est réductrice. En effet, pour un événement remontant loin dans le passé les textes documents sur lesquels s’appuyer son rares et très peu recoupés. La vision simplifiée n’est étayée que par un ou deux éléments considérés, à tort, comme représentatifs. Pour un événement plus récent les documents seront nombreux, contradictoires, et son « historisation » dans une vision unique et bien plus difficile.

Quand on vit un événement présent, on en supporte la complexité. Les opinions divergent, l’affichage et les postures sont générales, le non-dit est souvent plus important que ce qui est affiché.

Chacun vit un événement présent selon sa formation, sa sensibilité, sa culture, son acquis historique, sa conscience cognitive. Chaque événement est vécu de façon individuelle, et il y a autant d’histoires que d’individus. Le fait historique n’existe pas en soi, il est la résultante des sentiments, des projections, des visions, des analyses critiques de chacun des individus concernés. C’est un réseau de dépendances entre les êtres impliqués directement ou indirectement. On pourrait, théoriquement, dire que l’histoire telle qu’on la connais, universelle et immuable, n’a pas de sens !

Cependant, en raison de leur proximité culturelle des groupes d’individus peuvent avoir une vision de leur histoire, un récit voisin, similaire, commun. De par leurs expériences communes, des groupes d’individus peuvent se forger un vécu culturel commun, une conscience cognitive similaire. Leur approche des événements, leur analyse critique des situations sera proche. Bien qu’ayant, en théorie, chacun leur propre histoire, une partie de celle-ci sera commune (soit parce qu’ils ont vécu les événements en commun, soit parce que on leur a enseigné le récit historique commun … en ce sens, l’enseignement de l’histoire fait l’histoire !)

Pour entrer dans l’histoire

Pourquoi et comment un fait rentre-t-il dans l’histoire ? Pourquoi devient-il un fait historique ? C’est bien simple, il faut et il suffit qu’il soit partagé par  un grand nombre d’individus. Il fait alors partie de l’histoire de chacun, et donc de l’histoire de tous. Pour qu’un fait devienne un fait historique, il faut qu’il soit subit par un grand nombre d’individu et de surcroit dans un sens analogue.

La première catégorie qui va donner ces fait historique sont les grands événement naturels (crues, inondations, séismes, éruptions, sécheresses, épidémies,) Ils sont subit et mémorisé par tous.

Deuxième catégorie, les fait générés par l’homme (guerres, avancés ou reculs sociaux, découvertes, prises de pouvoir, familles régnants ). Ils sont le fait des hommes qui détiennent le pouvoir de décider pour les autres, d’agir pour les autres,  d’apporter aux autres, de faire subir aux autres leurs volontés, … les puissant.

Ceci explique pourquoi notre histoire est avant tout l’histoire des puissants !  Elle se compose de dynasties, de Rois, de leurs guerres, de leurs intrigues, de leurs luttes, d’hommes célèbres ayant eu une forte influence sur leurs concitoyens. Le « petit peuple »  ne joue que le rôle de « faire valoir », de trame de fond, de décor sur laquelle se déroulent les événements,  il n’est pas acteur de l’histoire à peine spectateur, mais il la subit. Seuls ceux qui font l’histoire entrent dans l’histoire ! Les obscurs, les sans-grades, ceux qui , en fait sont l’histoire, n’ont pas le droit d’y entrer

… entre ici Jean Moulin !  mais pas Jean Dupont ou Jacques Durand !

Entrent dans l’histoire les chefs, les hommes de pouvoir, les puissants, les nantis, les icônes, … exit les collaborateurs, les chevilles ouvrières, les assistants, les bras droits, les épouses, l’histoire n’est pas pour eux.

L’histoire est celle des hommes de pouvoir ou d’influence, elle n’est ni la mienne, ni la vôtre ! … rassurez-vous, nous avons chacun notre propre histoire, qui soit dit en passant, vaut bien l’histoire officielle !

L’histoire est réductrice

Un point intéressant de l’histoire c’est qu’elle simplifie le récit, elle en présente une synthèse. Sur un événement contemporain les avis divergent, chacun en a sa vision, chacun sa compréhension qui dépendent à la fois de ce que chacun est et de ce que chacun aimerait être. Les médias en sont le reflets. Que pensera un historien qui pour un même événement sera confronté à la une de l’Humanité et du Figaro ? Ou mettra-t-il le curseur de l’objectivité ?

Hollande était-il un bon « social-démocrate » qui a fait pour le mieux pour son pays dans un environnement international difficile (selon ses partisans), un dangereux socialo-communiste qui mène son pays au chaos (Sarkozy) , ou un traitre à l’idéal de gauche, vendu au capitalisme ( Mélanchon). Il n’était bien sur aucun de ces personnages mais en même temps il était les trois !

Mais l’histoire à la nécessité de faire consensus, faute de quoi elle ne serai pas l’Histoire, mais des histoires. Alors elle simplifie, dégage les grandes lignes des événements, ne connaît que les points de vue dominants, dépersonnalise les vécus, elle devient une sorte de « plus petit dénominateur commun », un consensus accepté.

L’erreur des historiens et de l’Histoire et, par souci vérité, de vouloir objectiver les faits alors qu’ils sont éminemment subjectifs dans l’histoire de chaque individu. L’objectivité en histoire n’a pas de sens, sauf à développer une « histoire officielle » qui fait consensus.

L’histoire est non fiable


Un fait historique récent est étayé par de nombreux documents, bien souvent contradictoires. Cette dispersion vient du fait que chacun vit les événements à travers sa propre complexité, mais aussi que les témoignages sont souvent biaisés par des postures politiques, idéologiques, religieuse. On pourrai croire à un fait historique, mais certainement pas aux récit qui en sont fait par les participants ou les commentateurs.
En ce qui concerne les fait anciens, l’incertitude est encore plus grande. On trouve un vieux manuscrit ou hiéroglyphe qui raconte une histoire et on la prend pour argent comptant, comme si nos anciens n’avaient pas leurs habitudes de mensonges, de propagandisme, de calomnies. On prend pour histoire ce qui peut être hagiographique ou dénigrement.

Conclusion

Il en résulte que chacun de nous vivant les événements historique sans vraiment les comprendre tant leur complexité nous dépasse, leur traduction dans le passé, dans l’histoire, est tout aussi hermétique. L’histoire officielle n’est qu’une vision réductrice des événements, elle nous donne l’impression de comprendre ce que les contemporains des faits n’ont jamais compris. Le passé est insaisissable, c’est pourquoi nous en proposons un modèle simplifié que nous appelons Histoire. Mais la représentation ne vaut jamais réalité.

On pourrait presque dire que le futur, basé sur des prévisions, des perspectives, des projections, des déductions, n’est pas moins précis que le passé … mais là, je vais peut-être trop loin !

La médiation chez les comédiens, les familles, et dans les conflits

Précisons que je ne suis pas, moi-même, comédien et mon autorité pour aborder ce sujet est très limitée. Néanmoins  je vais me permettre d’ imaginer ce que pourrait être une situation.et prendre le risque de me tromper « qui ne risque rien n’a rien !  » charge aux comédiens de me démentir si nécessaire.

Supposons que je sois comédien et que l’on me propose, par exemple le rôle de Rodrigue dans Le Cid de Corneille (tant qu’a rêver, autan taper haut)

Je dispose alors d’un texte, de quelques information sur l’époque et de mon expérience personnelle.

J’attaque courageusement et je m’efforce de construire mon personnage, le Rodrigue que je sens et que je voudrais incarner. Tout en respectant le texte il y a plusieurs façon de voir le personnage .

  1. Rodrigue fils dévoué à son père par amour plus que par devoir
  2. Rodrigue fils dévoué à son père plus par devoir que par amour
  3. Rodrigue, fils de famille riche, passionné ou capricieux décidé à en  découdre avec Don Gormas pour s‘affirmer et se donner une position
  4. Rodrigue écrasé par le poids d’une société et contraint de jouer le rôle qu’on lui a assigné
  5.  … on peut encore imaginer d’autres profils

Je commence à travailler mon texte, et supposons que je travaille une scène avec Chimène.  Je vais mettre en scène le personnage que j’ai choisi, mais je ne peux éviter d’imaginer le personnage de Chimène qui me donne la réplique. Celui-ci ne va pas interférer avec ce que je veux que mon personnage soit, mais son attitude va obligatoirement influer sur le comportement de mon Rodrigue. On ne répond pas de la même manière à une Chimène agressive, compatissante, douloureuse, ou résignée. Pour travailler, non pas ce qu’est mon personnage, mais ce que sera son comportement, je dois tenir compte de ce que j’imagine de Chimène. Il faut distinguer ce que peut être un personnage et ce que sera son comportement en réaction à une situation ou un autre personnage.

A la première répétition je lance ma première réplique. La comédienne qui interprète Chimène peut être surprise car elle n’a pas en face d’elle le Rodrigue qu’elle attendait. De même sur sa réponse je peux être surpris de ne pas retrouver la Chimène que j’avais imaginé.

Voilà donc un conflit entre deux comédiens qui doivent accorder leurs violons afin que leur dialogue devienne crédible, qu’ils jouent ensemble et non pas chacun de leur côté. Il faut accorder les personnalités des deux personnages et adapter leurs comportements à leur relation supposée.

Les choses peuvent bien se passer chacun faisant les concessions nécessaires, adaptant à la fois la vision qu’ils ont de leur personnage et leur façon d’illustrer leur comportement.

Les choses peuvent également se passer mal, chacun étant braqué sur ses positions et estimant l’autre dans l’erreur (ego surdimensionné, sentiment d’infériorisation, abus de position hiérarchique) et on se retrouve en situation de conflit ouvert. Difficile de travailler dans ses conditions.

Il est nécessaire de faire appel à un « médiateur » pour gérer le conflit et ce doit être le rôle du metteur en scène, dont l’objectif est bien sur que l’harmonie revienne et que le travail se poursuive.

Il doit donc sortir ses comédiens de ce conflit ,de niveau surtout affectif, pour le recadrer sur un mode plus rationnel.  Expliquer aux deux « adversaires » que le problème ne se situe pas au niveau qu’il lui prêtent. Qu’ils ont tous les deux raison, chacun de leur côté, que ce ne sont pas eux qui ne s’entendent pas, mais que ce sont leurs deux personnages qui ne peuvent pas coexister comme tel et se comprendre. La faute revient à Rodrigue et Chimène qui ne peuvent fonctionner ensemble. Ce n’est pas les comédiens qu’il faut remettre en cause mais leurs personnages .

C’est une phase typique de médiation entre deux « médiés » (les deux comédiens) et un « médiateur »( le metteur en scène). Le rôle du médiateur est d’aider (de driver !) les deux personnes en conflit pour les sortir de l’enfermement dans leur problématique personnelle, leur permettre de prendre du recul sur leur conflit, leur permettre d’avoir une vision extérieure de leur situation, de devenir spectateur de leur divergence. En résumé de les aider à passer dans leur conflit du mode émotionnel, affectif, à un mode rationnel et réfléchi.

On a, là, un certaine analogie avec la médiation familiale dans laquelle un médiateur doit permettre à un couple en conflit ouvert de se parler pour trouver la meilleur solution à leur mésentente. Pour cela il doit sortir le conflit du mode émotionnel incontrôlable par les parties en présence pour l’amener sur un terrain plus rationnel mieux gérable. Les « médiés » doivent cesser de ne voir que l’autre et ses défauts pour enfin se voir eux même et prendre suffisamment de recul pour se juger objectivement. Ils doivent un instant cesser d’être un acteur engagé de la situation pour en devenir le spectateur. Ce n’est pas simple car il ne s’agit pas uniquement « d’intellectualiser » le débat, mais surtout de remettre, pour chacun, l’approche émotionnelle en phase, en accord,  avec sa formalisation cognitive, ce qui n’est pas possible quand le vécu de la situation est purement émotionnel.

Le passage du rôle d’acteur à celui de spectateur est la colonne vertébrale de toute médiation qu’elle soit conjoncturelle, familiale, voire thérapeutique.

Coronavirus ou « panique à bord »

Quelques chiffres pour relativiser

Cause de décès Nb morts annuels
Armes à feu Marseille 25
Coronavirus (estimée sur stade actuel de l’épidémie) 60
Gagnants du gros lot ( loto et millionnaire) 150
Accidents de la route 3.200
Grippe annuelle 6.000
Accidents domestiques 20.000
Alcool 49.000
Tabac 57.000
Cancer 150.000
   
Total des décès 750.000

Ces chiffres sont évidemment discutables, mais ils représentent des ordres de grandeur qui restent significatifs.

A noter que les chiffres des décès dus au coronavirus sont estimés sur la base de la mortalité actuelle au stade présent de l’épidémie. On constate que, à ce jour, il est deux fois plus probable de gagner le gros lot au loto que de mourir du coronavirus. Même si l’épidémie se développe largement on ne voit pas arriver une mortalité statistiquement importante (ce qui ne doit pas faire oublier le traumatisme individuel que constitue un décès).

L’anxiété généralisée

On s’interroge sur le fait qu’une cause de décès « statistiquement banale » puisse générer un tel niveau d’anxiété dans la population.

La peur du coronavirus est, bien évidemment, liée à ce qu’il s’agit d’une nouvelle cause de mortalité qui s’ajoute aux causes habituelles qui par leur banalité on finit par être acceptées par les populations. Notons que bien des morts liées au coronavirus viendrons en soustraction des autres causes. Un mort par coronavirus n’aura pas un accident domestique, un accident de la route, un cancer, ou autre.

L’anxiété est un processus psychologique bien connu. Lorsque survient un événement dont les conséquences inconnues, incertaines, sont susceptibles d’être très négatives l’être humain développe de l’anxiété. Cela se traduit de diverses façons selon les individus :

  1. Certains imaginent le pire pour se préparer à toute éventualité. C’est une tentative pour se réassurer en imaginant comment « être prêt à tout ». C’est une fausse assurance car le danger et ses conséquences étant mal connu aucune solution ne peut être satisfaisante ou sécurisante à priori. La seule certitude qui demeure pour ces gens c’est que le pire va arriver !
  2. Sans penser au pire chacun envisage les parades au danger. Celui ci étant mal évalué aucune solution ne peut être crédible. On passe alors en mode rumination. On imagine une solution,  ou se rassure, mais immédiatement on la met en doute et on repart dans la peur qui suscite la recherche d’une nouvelle parade, qui est remise en cause … et c’est l’esprit qui part « en boucle » dans une sarabande qu’on ne peut arrêter qu’en cherchant une nouvelle parade ! L’esprit est entièrement occupé dans ce processus et on n’arrive plus à penser sereinement à autre chose

L’alimentation par les médias

Ce phénomène est tout à fait représentatif du fonctionnement des médias en pareil circonstance. Le coronavirus occupe de façon majoritaire télévisions, radios, presse. On ne parle que de cela.

Un scientifique vient vous expliquer que les risques ne sont pas si élevés et que nos services de santé sont prêt à toute éventualité … OUF !

Mais un journaliste vient vous expliquer qu’on ne sait pas comment va évoluer l’épidémie et qu’il faut s’attendre au pire … AIE !

Un autre scientifique vous parle d’essais thérapeutiques sur de nouvelles molécules qui pourrait nous soigner … OUF !

Mais on nous explique que l’on ne peut espérer un vaccin avant un an … AIE !

Un politique envisage d’enrailler l’épidémie par des mesures efficaces de confinement …OUF !

Un économiste signale alors que confinement signifie paralysie de l’économies, faillites, chômage, récession … la crise 29 aux états unis …AIE !

Tout ceci alimente le mécanisme de rumination de chacun et donne corps à notre anxiété.

La surenchère

Dans le périmètre de l’anxiété collective plus personne n’ose prendre le risque d’un décision raisonnée. Les Chinois ont pris des mesure « drastiques » qui servent de point de références à tous les décideurs. Il devient difficile de faire moins. Si dans un coin on décide de fermer une école, difficile pour les maires voisins de conserver leurs écoles ouvertes . Chacun se doit de prendre des mesures au moins à la hauteur de celles prises ailleurs. C’est vite l’escalade, la surenchère inévitable, la panique. Les représentants des partis les plus « paniquard » comme le RN proposent immédiatement la fermeture des frontières sans penser que le virus est déjà en France et que la fermeture des frontières est inutile.

Il est très difficile dans ces conditions, pour des gouvernants, de prendre des mesure raisonnées et empreintes du bon sens. Ils sont bien obligées de sur réagir. Souvenons-nous de la pauvre Roseline Bachelot et de ses millions de doses de Tamiflu. Pouvez-t-elle faire autrement dans le climat d’anxiété qui agitait la population ? La surenchère génère encore plus d’anxiété. Si les institutions prennent des mesures « drastiques » c’est que le danger est vraiment réel (On doute des institutions quand elles promettent de bonnes solutions, mais on leur fait confiance quand elles annoncent des catastrophes), on surenchéri dans l’anxiété.

Conclusion

Il est intéressant de noter que le processus individuel de l’anxiété est un véritable modèle pour celui de l’anxiété collective. Pour tout individu l’incertitude est génératrice d’angoisse (par manque de repères). Lorsque cette incertitude se cristallise sur un sujet précis elle déclenche le mécanisme ruminatoire de l’anxiété. Il est très difficile de lutter contre une anxiété quand elle est bien installée. Comme contre un fort courant ,on ne peut s’imposer contre une anxiété, il faut faire avec, nager dans le sens du courant. C’est toute la difficulté de la gestion de la crise. Il faut prendre des décisions démagogiques sans hypothéquer la réussite finale. On reprochera aux dirigeants de ne pas avoir pris certaines mesure, mais on leur reprochera également de les avoir prise.

Le grand moteur de cette anxiété est que nous sommes dans une société qui n’admet plus le risque. A titre individuel ou collectif nous sommes « bardés » d’assurances :

Assurance automobile
Assurance habitation
Assurance décès, obsèques
Assurance multirisques vie privé
Assurance prêt immobilier et autres crédits
Assurance perte ou vol de papier, de téléphone
Assurance catastrophes naturelles
Assurance scolaire
Assurance activités sportives
Assurance annulation de voyage
Assurance professionnelle

Assurance chômage
Pension de retraites
Sécurité sociale
Mutuelle complémentaire

Et pour couronner le tout, « le principe de précaution » qui stipule que l’on ne doit rien entreprendre de nouveau si les conséquences de cette action ne sont pas connues et expérimentées à l’avance … ce qui  est évidemment impossible !

La vie est un risque permanent, et ne pas prendre de risque c’est ne pas vivre, se condamner à l’immobilité et à l’impuissance. Ne pas prendre de risques c’est laisser les autres ou les événements décider pour vous.

Gouverner, dit-on, c’est prévoir, c’est à dire évaluer le risque raisonnable, mais dans une société paralyser par la peur, il n’existe pas de risque raisonnables.

Le déclin des intellectuels

De tout temps les sociétés se sont stratifiées en « classes sociales ». Les piliers de cette stratification ont été : Les royautés (pharaons, empereurs, rois, sultans, califes …) les religions (Égyptienne, Romaine, Chrétienne, Aztèques, Mayas …), les intellectuels(artistes philosophes, économistes, scientifiques …) et le peuple (… les autres !).

A  partir de ces piliers et par le biais d’alliances variées se sont créés les classes dominantes et les classes dominées. C’est le lot de toutes les civilisations que de se soumettre à ce processus.

Le point commun à toutes les « royautés » c’est de s’être appuyés sur les religions pour se définir un caractère héréditaire que l’on retrouve dans les sociétés anciennes. Les pharaons, les empereurs Romains, les rois Aztèques ou Mayas se sont appuyés sur les prêtres,  pour asseoir leur puissance, Les royautés occidentales se sont appuyés sur le Christianisme, les Sultans sur l’Islam, les maharadja sur l’Indouisme. A cette époque les intellectuels n’existaient pas en tant que classes puisque le savoir était l’apanage des religieux.

En occident, c’est la renaissance qui a fait émerger les intellectuels en tant que classe identifiée, c’est la première fois que les artistes, peintre, sculpteur, écrivains sont connus par leurs noms et non par leurs œuvres (Michel Ange, Léonard de Vinci, Ronsard, Molière, Corneille …). Ils sont alors au  service du pouvoir mais commencent à s’affirmer comme troisième force derrière la royauté et l’église.

En France, avec la révolution de 1789, la royauté disparaît brutalement pour être remplacée par une bourgeoisie d’argent comme force dominante. Les intellectuels occupent la seconde place devant l’église toujours présente. La révolution industrielle va confirmer les intellectuels comme seconde classe dominante de la nation.

Avec le développement de l’éducation, la classe dites « populaire » prend de l’importance et entend bien imposer son point de vue. Le fossé entre intellectuels et « le peuple » n’est plus si profond et une frange intermédiaire de gens de savoir apparaît. Cette nouvelle force reproche à la classe dominante (bourgeoisie et intellectuels) de n’avoir pas su gérer correctement le pays, ou du moins de l’avoir géré à son seul avantage. Nait alors dans le peuple  un sentiment de rejet vis à vis des institutions établies, des élites bourgeoises ou intellectuelles. Les termes « populisme » , « degagisme », « démocratie directe », alimentent les slogans des nouveaux opposants. Les décisions institutionnelles sont systématiquement remises en cause dans la rue (ZAD de Notre dame des landes, loi travail, gilets jaunes,  statut de la SNCF,  Loi sur les retraites). Les décisions du parlement sont violemment remises en cause par des manifestations populaires. Ceci, en sous-main, implique que les institutions parlementaires ne sont plus considérées comme légitimes. C’est donc une remise en cause totale de notre démocratie représentative ! Les intellectuels ne sont pas totalement discrédités, même si ils sont vertement critiquées,  mais on souhaite leur garder et rôle purement technique, purement consultatif en les éloignant de toute capacité de décision. Le pouvoir aux « non sachants » et les « sachants » en pur appuie technique. Personne ne remet véritablement en cause le rôle des chirurgiens, ingénieur, économistes, à condition qu’ils ne soit plus partie prenante dans les décisions. Comme les migrants ils sont toléré … dans la mesure où ils restent à leur place !

Ou cela va-t-il nous mener ? c’est une grande interrogation de l’époque.

Pourtant c’est un scénario déjà vu et dont les retombées sont connues de tous.

En 1933 en Allemagne, la république de Weimar est à bout de souffle et le peuple Allemand en grande colère. Le rejet des institutions est fort dans les deux extrêmes (Parti Nazi et Bolchevick). L’extrême gauche fait peur car elles fomente des insurrections, putsch, attentas. Le « peuple » Allemand se réfugie alors dans le parti Nazi. S’en suivent l’avènement d’Hitler au pouvoir, la guerre et ses funestes conséquences.

En 1917 en Russie, le « peuple » se soulève contre l’establishment tsariste, élimine noblesse et intellectuels pour prendre le pouvoir. S’en suivent l’arrivé de Staline au pouvoir, la « Dictature du prolétariat », la main mise sur l’Europe de l’est, le « Goulag » …etc., etc.

Même scénario pour la révolution Chinoise avec l’arrivée de Mao, la purge des intellectuels remplacés par les « gardes rouges », les grandes famines, et le sauvetage de la Chine par Deng Xiaoping.

Scénario identique pour la révolution Castriste et Salvadorienne et Algérienne.

Dans tous les cas le « peuple » arrive au pouvoir sans structure politique établie. Elle s’avère pourtant indispensable à toute prise de décision.  On cherche alors un leader charismatique issu du « peuple »  et généralement l’un des acteurs principaux de la révolution populaire. Apparaissent alors Hitler, Staline, Mao, Castro, Chavez, Ben Bella, portés au pinacle par le « peuple ». Ceux-ci, pas plus que les gouvernances précédentes ne peuvent donner satisfaction au « peuple » et répondre à leurs attentes et aux promesses faites. Une opposition prend corps. Mais ces leaders, issus de forces révolutionnaire, ont des manières musclées pour éliminer les opposants et se maintenir au pouvoir. Ils dirigent alors par la coercition non plus pour le « peuple », mais « contre le « peuple ». Il faudra alors attendre des années pour que ces pouvoirs se gangrènent de l’intérieur et le sacrifice de beaucoup de courageux opposant qui payeront de leur vie le retour à la démocratie.

Le « peuple » souffre avant les révolutions, il souffre encore après, et payera de son sang son aspiration à la démocratie.

Même si la gouvernance par des élites aveugles et une bourgeoisie financière avide n’est pas une solution humaine, morale satisfaisant, l’appel à la démocratie directe est un dangereux miroir aux alouettes sur lequel le « peuple » à tendance à se précipiter.

La leçon de l’affaire Grivaux

Inutile de résumer cette « affaire » qui a fait la « une » de tous les médias, chacun a put s’en faire une idée. Dans les milieux politiques et militants les coups bas, la délation, la diffamation, la calomnie, les « fake news » sont monnaie courante et n’étonnent plus personne. Ce qui arrive à Benjamin Grivaux n’est que la conséquence logique de tous ces comportements délétères.

Dans le cas qui nous intéresse ce qui est surprenant  est qu’un comportement parfaitement légal et conforme aux lois, donc théoriquement banal, puisse créer un tel Buzz et défrayer la chronique.

On peut en trouver diverses raisons qui peuvent nous alarmer.

  1. Le tribunal des magistrats. Il statue au nom de la loi qui est une pour tous les citoyens et pour laquelle tous les juges devraient donner une même interprétation. Cependant, le fait qu’un jugement en « première instance » puisse être contredit par un jugement en appel, lui-même remis en cause par un jugement en cassation montre bien que les interprétations de la loi peuvent être à géométrie variable. Malgré tout la base jugement est unique et c’est la loi.
  2. Le tribunal populaire. C’est l’opinion publique. Elle procède d’un jugement moral basé sur les convictions de chacun. Celles-ci dépendent pour chacun d’entre nous de son milieu social, de ses convictions religieuses ou idéologiques, de ses sources d’informations et des diverses rumeurs qui peuvent circuler. Elles sont donc d’ordre purement moral, et différentes pour chacun, et, amalgamées en diverses tendances minoritaires ou majoritaires, elles constituent l’opinion publique.
  3. La temporalité de ces deux tribunaux et différente. L’opinion publique, de nature émotive, se forme très rapidement et en quelques jours le tribunal populaire a rendu son verdict. Le tribunal des magistrat agit dans le temps long et mettra 6 mois à 1 an pour rendre son verdict. Dans ce temps long le verdict du tribunal  des magistrats tombera dans l’indifférence générale, l’opinion publique s’étant rapidement désintéressé de la question. On comprend l’importance prise par le tribunal populaire vis à vis de celui des magistrats.
  4. L’apparition des réseaux sociaux accélère et amplifie le phénomène. Grace  à eux, l’’opinion publique se forme plus rapidement et le jugement populaire se diffuse très largement. Les médias (télé, presse) sont bien obligées de suivre le mouvement et participent largement au processus. Ils sont obligés pour satisfaire l’opinion de parler sans savoir (puisque les enquêtes ne sont pas terminées, voire par encore commencés) et donc d’alimenter les rumeurs.
  5. Ce ne sont pas, en général, les plus modérés, les plus réfléchis qui s’expriment sur les réseaux sociaux. Les plus sages attendent de savoir , de comprendre, pour porter leur jugement et leur opinion quand ils l’expriment arrive « après la bataille ». Au contraire, les enragés, les avides de sensations, se déchaînent  très rapidement avec force et violence et apparaissent comme le reflet de l’opinion générale.
  6. Les institutions sont donc bousculées par les aspirations individuelles (fussent-elles amalgamées dans des opinions collectives). C’est, malheureusement un phénomène général que cette remise en cause des institutions. Une loi votée par le parlement est remise en cause par la rue ou par des « zadistes », le travail parlementaire est empêché par de petits groupes de pression, le travail est « Ubérisé », on en appelle partout au referendum …On observe un glissement anarchique qui est largement inquiétant. La population pense qu’exprimer son opinion individuelle et la défendre par tous les moyens c’est aller vers plus de démocratie, elle fait fausse route et nous mène vers l’anarchie, la loi du plus fort, bref la dictature.

La démocratie représentative a montré ses limites et sa perversité, La démocratie directe est un miroir aux alouettes. Sous couvert de la libre expression de chacun elle vire au chaos. En l’absence de synthèse l’expression polymorphe conduit à l’anarchie. Comme chacun ne peut être entendu par tous c’est la voix du plus fort qui domine. Méfions-nous de la démocratie directe, elle conduit rapidement à la mort de la démocratie.

Droit des femmes et discrimination

Encore un sujet polémique et à propos duquel on ne se fait que des amis et des amies. Le problème de la « soumission » de la femme à l’homme est un problème récurrent dans toutes les sociétés depuis des siècles et des siècles, dans toutes les civilisations, et sur tous les continents. Cela interroge. Si j’étais Éric Seymour je dirais que : « si c’est tant universel, c’est sans doute que c’est normal ». Heureusement je ne suis pas ce pervers narcissique et j’ai essayé de réfléchir sainement  à la question.

Pour débuter en beauté disons que je n’aime pas beaucoup le terme de droit. Nos sociétés se sont fondées sur un principe de solidarité réciproque. Tous les membres d’une société doivent soutenir l’un des leurs en difficulté, et chaque membre peut attendre de tous les autres leur solidarité. La société est basée sur des devoirs et non sur des droits. Évidemment pour remplir leur devoir les individus sont en attente de recevoir les droits nécessaires à l’accomplissement de leurs devoirs. Par exemple, les parents ont le devoir de faire vivre et éduquer leurs enfants, et en contre partie ils ont le droit de choisir le mode d’éducation, de religions, de nourriture qu’ils imposent à leur progéniture.

La notion de « droit des femmes » s’efface donc devant la notion des devoirs des hommes vis à vis d’elles.

A l’origine de l’espèce la survie était essentiellement corrélée à la notion de force physique. Dans les sociétés primitives l’homme a donc reçu le devoir, la fonction d’être le protecteur de la femme. Ce devoir lui a donné certains droits évident comme de choisir le lieu de résidence, une certaine supervision de la sécurité du foyer. Jusque là rien d’anormal. Cependant au fil des temps l’homme a outre passé ces droits liés à ses devoirs et il s’est octroyé toutes sortes de droits sans rapport avec ses devoirs. C’est malheureusement un fait récurant que tout individu acquérant un pouvoir en use et  en abuse. Quand on a le pouvoir on fixe les règles et, bien sûr, on les définies à son avantage. La domination des hommes c’est donc installée, presque naturellement. Les garçons ont été élevés dans le culte de leur domination et les femmes de leur soumission.

Les temps ont bien changé, la force physique n’est plus une nécessité et le système devient obsolète (depuis déjà un certain temps). De nos jours, heureusement les femmes peuvent très bien se débrouiller seules et n’ont en rien besoin de la tutelle des hommes. Et pourtant le système « machiste » demeure.

En ce qui concerne la notion Française de droit on peut dire que, en tous cas sur le papier, les droits des femmes sont égaux à ceux des hommes. Il doit y avoir un minimum de lois, règlements, dans lesquels les femmes sont discriminées. Bien sûr les réglementation sur la maternité ou le remboursement des opérations de la prostate restent soumises « au genre », mais c’est inévitable.

Le problème n’est donc pas de nature législative mais bien dans les mentalités. Or il est beaucoup plus facile modifier les lois que de changer la culture et les mentalités, et ce pour plusieurs raisons :

  1. Parce que, s’il est possible d’atteindre l’égalité entre deux être strictement identiques cela est beaucoup plus difficile quand ceux-ci présentent quelques différences. La réponse à leurs besoins sera forcément différente (légèrement) et la comparaison des avantages et inconvénients pour chacun difficile à faire. Comparer les avantages que présentent pour les hommes  leur force et leur taille à ceux attribué au charme et la séduction des femmes est « mission impossible ». Comparer la domination « machiste » de certains hommes à la « tyrannie domestique » de certaines femmes n’est pas chose facile. Chaque partie se pose en victime et re nie tous ses torts. On ne sait comparer que des grandeurs quantifiables dans la même unité.
  2. Parce que la discrimination des femmes n’est pas un cas unique. Sont également discriminé indépendamment de leur genre les gros, les moches, les petits, les juifs, les arabes, les noirs, les marginaux … bref tous ceux qui présentent un caractère minoritaire identifié dans un groupe, tous ceux qui sont un tant soit peu différents. Cela commence très tôt, dès la cour de récréation à l’école.
  3. Ce refus de la différence est lié à la tendance narcissique présente en chacun de nous. La différence nous inquiète, elle est génératrice d’angoisse car elle remet inévitablement en cause nos positionnements péniblement acquis. Nos références sont établies et toute vision nouvelle les remets en cause. Il n’est pas étonnant qu’on retrouve chez les mêmes individus la discrimination systématique des femmes, des minorités ethniques, ou des religions (voir Donald Trump si vous avez besoin d’un exemple !). Plus l’individu à une structure de conscience rigide et plus il aura tendance à avoir des visions discriminatoires des autres.
  4.  En ce qui concerne la discrimination homme/femme, tous les hommes ne sont pas fondamentalement « discriminant » mais la position de dominant est tellement confortable qu’ils usent et abusent facilement de la situation. C’est tellement plus facile de négocier avec quelqu’un en lui disant « ferme ta gueule ! » qu’en argumentant !
  5. La situation se fige très tôt, notamment à l’école. Chez les enfants la conscience cognitive est encore peu développée et le raisonnement logique faible. C’est donc, comme chez Cro-Magnon la force physique qui fait la loi. Les garçons « fichent des gnons » et les filles « tirent les cheveux », on n’est pas à égalité.
  6. La capacité discriminatoire est inversement proportionnelle à la capacité de tolérance, et sur ce point les femmes ne sont pas mieux que les hommes ! De plus notre société ne semble pas évoluer vers plus de tolérance, bien au contraire. Nous vivons dans un monde qui devient de plus en plus complexe, ou nous recevons de plus en plus d’informations contradictoires et dans lequel il nous est de plus en plus difficile de nous situer, de nous positionner. Or une difficulté de positionnement, un manque de référence, c’est un manque de confiance en soi et en contrepartie la peur des autres. La société, que nous avons voulu, développe en nous des tendances « paranoïde » qui ne facilitent pas le vivre ensemble. Je crains que les visions discriminantes aient de beaux jours devant elles, et que régler les unes en fera naitre d’autres.   

La discrimination homme/femme est un phénomène navrant qui s’inscrit dans un panel plus large de discriminations. Il est le reflet de notre incapacité à vivre dans l’incertitude. Dans sa polémique avec Niels Bohr, Albert Einstein (pourtant loin d’être un con !) Soutenait, déjà, que puisque la mécanique quantique retenait le « principe d’incertitude » elle ne pouvait être une théorie aboutie. Seule la certitude est vérité. Lorsque nous auront, un jour peut-être, compris que l’on ne peut pas tout comprendre, pas tout savoir, pas tout contrôler t que la force véritable réside dans la capacité d’adaptation le monde ira sans doute mieux.

PS : on retrouve cette même dualité dans l’écologie entre ceux (les plus nombreux) qui veulent lutter contre le réchauffement climatique et contrôler la planète et ceux qui proposent de s’adapter au plus vite à ce réchauffement.

Retraite, la pénibilité

Voilà un sujet bien à l’ordre du jour et qui n’a pas fini de faire couler de l’encre et des larmes.

Dans un souci de justice, à priori évident, il s’agit de prendre en compte la « pénibilité » dans le calcul des retraites. Malheureusement c’est loin d’être aussi évident qu’il y paraît.

Les critères de pénibilité reconnu ou demandé sont :

  1. Travail de nuit ou en horaires décalés
  2. Port de lourdes charges
  3. Exposition à des impulsions vives
  4. Exposition au bruit
  5. Exposition au températures extrêmes
  6. Expositions Hyperbare

On voit qu’il s’agit d’agressions physiques, en négligeant toute pénibilité due au stress et agressions psychiques. Pourquoi pas !

Les deux premières étant les plus fréquentes

Travail de nuit ou en horaires décalés

On le trouve dans de nombreuses profession

Personnel RATP et SNCF

Conducteurs de car

Chauffeurs routiers

`Taxis

Personnel aérien navigant

Personnel hospitalier

Commerce dans les aéroport

Boulangerie

Café bar

Kiosques à journaux

Les commerçants et restaurateurs (qui s’approvisionnent tôt aux halles)

Les services de presse

Les personnels des radio et télé du matin

Les éboueurs, le personnel  des sociétés de nettoyage, les agriculteurs,et de nombreux autres …..

Port de lourdes charges

Pour faire simple les manutentionnaires, les employés du BTP, le dockers

Les autres

Il ne faut pas oublier les militaires, les pompiers, les gendarmes et les policiers

Sans oublier les cadres et les dirigeant soumis à une pression constante des actionnaires, les petits commerçants et entrepreneurs, les agriculteurs, toujours en stress pour leur trésorerie.

C’est donc une énorme partie des travailleurs Français (peut-être 50%) qui pourraient revendiquer la pénibilité dans le travail. C’est beaucoup trop pour être une exception. Il faut donc trouver mieux

  1. La prise en compte de la pénibilité comme fait actuellement est plutôt du ressort de la morale, de la récompense, valeurs hautement subjectives et non quantifiable
  2. Parce que la pénibilité est (théoriquement) déjà prise en compte dans les salaires, donc dans les cotisations retraites, et donc dans les pensions.
  3. Parce que la pénibilité n’est pas un critère dans la gestion des retraites, c’est l’espérance de vie qui est le paramètre à prendre en compte. C’est lui qui détermine le temps que chacun de nous va passer à la retraite et donc toucher une pension. L’espérance de vie peut à la fois s’évaluer (pour un individu sur un mode statistique) et c’est un paramètre quantifiable à introduire dans le calcul des pensions
  4. Cependant l’espérance de vie est un paramètre qui de sa nature statistique dépend du regroupement fait pour son analyse. Selon qu’on fait les analyse par profession, par nature de pénibilité, par géographie, par tranche d’âge, on obtiendra une espérance de vie différente pour un même individu. Ce n’est donc pas l’arme absolue, mais c’est déjà nettement mieux que la notion de pénibilité très subjective et non quantifiable !

Retraite, la cacophonie

Le chef d’orchestre baisse sa baguette et l’orchestre se met à jouer. Hélas c’est la cacophonie, le préposé aux partitions a tout mélangé et aucun instrumentiste n’a la bonne information. Chacun joue, avec conscience, sa partie et l’ensemble est un désastre !

C’est ce que l’on observe dans le projet de réforme des retraites. Chacun joue son rôle, mais sans aucune cohérence avec les autres. On parle d’âge pivot, de pénibilité, de niveau  de cotisation, bref de points de détail, mais on n’a pas réglé les problèmes fondamentaux. On doit avant tout se mettre d’accord sur un certain nombre de points :

  1. Notre système de retraite est-il menacé à court, moyen, et long terme ?
  2. Devons-nous choisir un système par répartition ou par capitalisation ? Si la réponse à la première question est oui, le système par répartition peut poser problème
  3. Voulons-nous un système re-distributif ou  parfaitement égalitaire ?
  4. Voulons-nous un système totalement solidaire (entre générations ou professions)  ou, au contraire basé sur le « mieux-disant » pour chaque groupe identifié ?

La réponse à ces questions est un préalable absolu pour espérer obtenir un consensus sur les questions de l’âge pivot, la pénibilité, …

  1. Pour répondre à la question de la viabilité du système actuel on ne peut que s’appuyer sur un collège de spécialistes en excluant totalement le point de vue de la population (qui n’y comprend rien et n’a pas les éléments techniques suffisants) les syndicats et les politiques (qui aveuglés par leurs intérêts partisans n’ont aucune crédibilité en la matière)
  2. Le choix du système par répartition ou capitalisation doit être celui des intéressés. Il semble que les Français aient fait, a priori, le choix de la répartition. Ce n’est pas mon choix personnel, mais ce n’est pas à moi de décider.
  3. Système re-distributif ou égalitaire. Si on demande leur avis aux Français on peut prévoir le réponse. Pour les plus démunis  la redistribution est le « must », c’est bien que ceux qui ont le plus payent pour moi ! Les plus aisés choisirons un système égalitaire. Je n’ai pas envie de payer pour les autres ! Les pauvres sont les plus nombreux, mais les riches les plus influents. Le match est indécis.
  4. Régime totalement solidaire ou non, trois cas sont à envisager :

Les profession  en développement préfèrent s’autogérer et profiter de leur bon ratio actifs/retraites. La corporation des développeurs en intelligence artificielle (beaucoup d’actifs et zéro retraités) opterai certainement pour un régime spécial

Les fonctionnaires et retraités des services publics. Ils opteraient pour une auto gestion dans la mesure ou leur système, très avantageux, ne peut jamais être déficitaire  puisque leurs déficits sont contractuellement couvert par l’état (c’est à dire le contribuable, vous et moi)

Les professions en régression (mauvais rapport actifs/retraités, donc en déficit) seront partisans d’un régime solidaire pour bénéficier de l’apport des régimes excédentaires.

On comprend pourquoi la réponse à ces question a été « mise sous le tapis » et qu’il est plus facile de se « chamailler » sur l’âge pivot ou la pénibilité (1), qui sont du domaine du concret et du pragmatique, que de tenter d’arriver à un consensus  improbable sur les options fondamentales.

La cacophonie dans le projet de réforme des retraites n’est ni le fait du gouvernement, ni des syndicats,  ni des citoyens. Elle est le reflet de notre incapacité à nous gérer en société responsable , à définir des valeurs communes. En l’absence de valeurs communes nous sommes condamnés à chercher des accords sur des sujets sur lesquels nous sommes fondamentalement en total désaccord.

  • Le fait de considérer la pénibilité comme un facteur de gestion dans notre système de retraite est une erreur fondamentale. La pénibilité est une valeur qui ne peut être prise en compte dans un système de retraite. Il n’y a pas de pénibilité, mais un sentiment de pénibilité. C’est une grandeur non objectivable qu’on ne peut relier à la gestion d’un système de retraite. L’espérance de vie est la grandeur objectivable qui tient compte à la fois nos critères moraux et des critères de gestion d’un système de retraite. C’est celle sur laquelle on doit se pencher.

Pourquoi cet antisémitisme séculaire ?

Commençons par une petite précision. On parle souvent de racisme à propos de l’antisémitisme. C’est un abus de langage. Le racisme consiste en une classification de l’espèce humaine en sous-espèces sur la base critères morphologiques ou comportementaux plus ou moins partagés. Il s’agit là d’une simple opération de taxonomie (en elle-même discutable sur l’universalité de ses critères), mais sans autre portée qu’une tentative de rationalisation. Le racisme né lorsque, à partir de cette classification,  on établit une hiérarchie entre les races et qu’à partir d’elle on accorde des droits supérieurs à certaines d’entre elles. Pour parler de l’antisémitisme cet appel à la notion de races est, néanmoins, largement instrumentalisé pour justifier le rejet d’une partie de la population mondiale.

Les « Juifs » sont une communauté, un peuple, construit autour d’une religion ou d’une histoire, mais en aucun cas une race puisqu’il existe des juifs de race blanche, Africaine ou Asiatique.

L’antisémitisme et un phénomène très ancien. Oppressés dans l’Égypte Pharaoniques, les Juifs sont encore persécutés dans l’Égypte de l’empire romain. Tout au long du moyen Âge ils resterons la cible de l’église Catholique. On leur reproche la crucifixion de Jésus, leur refus d’épouser la religion Catholique, ils sont interdit d’exercer les métiers de l’artisanat (ce qui les poussera à se lancer dans le commerce … ce qui leur sera reproché ultérieurement). Néanmoins ils sont plus poursuivit  par l’institution de l’église que par le pouvoir royal et cohabitent assez paisiblement avec les populations.

Même au « siècle des lumières » les philosophes (mis à par Diderot) reprocherons aux Juifs leur conservatisme, leur attachement à des traditions séculaires qui s’opposent aux idées « modernistes » qui sont dans l’air du temps, et leur rôle de banquier de l’aristocratie.

A partir du XIX ème siècle la raison s’impose dans la description du monde, et pour justifier de l’antisémitisme fleurissent des théories plus ou moins fantaisistes fondées sur des critères pseudo-scientifiques hautement discutables. L’apogée de l’antisémitisme vient avec l’affaire Dreyfus et la création des mouvements Sionistes. Ces derniers cherchent à démontrer l’unicité du peuple Juif comme uniquement descendant, en ligne droite, des premiers Juifs d’Israël. Cette théorie est complétement rejetée par l’histoire, les Juifs moderne étant surtout le fruit de conversions qui se sont produite au cours de l’histoire dans de nombreux pays.

De nos jours il existe un antisémitisme complétement irrationnel, plus fondé sur des fantasmes, des « on-dit », des rumeurs, des « fake news ». Aucun des arguments que l’on oppose aux Juifs ne « tient la route », mais ils sont si ancrés dans une certaines partie de la population qu’ils en deviennent presque des croyances et échappent de la sorte à toute analyse logique.

Vient immédiatement à l’esprit la question de savoir pourquoi cette communauté a, de tout temps et en toutes époques , fait l’objet de rejet. C’est un phénomène, sinon unique (puisqu’il touche également les communautés Roms), mais en tous cas tout à fait spécifique de la population juive. Il faut différencier cela des persécutions « conjoncturelles »qui ont frappés les Indiens d’Amérique du nord ou latine, des Kurdes, des Arméniens, des Bantous, des Ouigours, Aborigènes.

De ce rapide tableau historique on peut retenir plusieurs choses :

  1. L’antisémitisme c’est appuyé tantôt sur des ressorts politiques, tantôt sur des ressorts religieux (eux-mêmes fortement teintés de politique)
  2. La première cause de stigmatisation et de persécution des Juifs, le principal reproche qui leur a été fait ,est leur refus de s’intégrer aux communautés dans lesquelles ils vivaient, leur besoin d’entre-soi, leur attachement à des racines historiquement dépassées pour les autres populations.
  3. C’est un fait que le vécu d’une communauté très soudée suscite très souvent jalousie, crainte et rejet de la part des populations environnantes. Ce phénomène de rejet amène la communauté à se replier, encore plus, sur elle-même, ce qui accentue la position  de rejet. Le phénomène s’auto entretient et se perpétue dans le temps. 
  4.  Les Juifs ne sont pas les seules communautés à avoir été persécutées. Les Roms et gitans (les bohémiens), les arméniens, les kurdes, les ouigours, et toutes les communauté qui essayent de vivre entre-elles dans un univers différent qui leur devient hostile on subit le même sort. Je ne parles pas, ici, des peuples exterminés « conjoncturellement » comme les indiens d’Amérique du Nord ou du sud, Bantous, aborigènes, … mais de ceux dont l’histoire et celui d’une perpétuelle persécution.

On touche directement, ici, la notion de droit à la différence, que je préfère énoncer comme le devoir d’accepter la différence. Toute société est construite à partir d’individus forcément différents et le devoir premier pour qu’une société soit viable est le devoir de tolérance et de respect des autres dans leur  différence.

La psychologie relativiste nous fourni des pistes pour interpréter ce phénomène et le replacer dans son contexte humain (ou plutôt inhumain !)

Dans l’évolution de l’individu celui-ci passe d’une relation purement fusionnelle, dans laquelle le sujet est en totale osmose avec l’objet que constitue son environnement,  à une relation d’empathie dans laquelle le sujet se dissocie de son environnement pour devenir autonome. Il passe d’un état de dépendance à un état de liberté.

  1. Dans la fusion (premier âge) le sujet totalement intégré à son environnement est en totale dépendance vis à vis de celui-ci. Il fait partie d’un tout et n’existe pas en tant qu’individu isolé et autonome et n’a donc pas d’identité propre. La fusion est un état de sécurisation mais qui comporte un volet de dépendance.
  2. Dans la relation empathique (âge adulte) le sujet a pris ses distances avec son entourage. Il considère ses proches comme différents de lui et peut alors se distancier, positionner par rapport à eux. C’est la base de la prise d’identité. La relation empathique est un état d’autonomie, mais de prise de risques. Elle comporte donc un volet anxiogène.
  3. Au cours de son existence, au fur et à mesure de ses expérience le sujet, par l’analyse critique des situations, apprend à se positionner vis à vis des événements et donc à définir une relation vis à vis d’eux. Cette conscience d’une différence entre le sujet et l’objet de ses ressentis est la base de son « individuation », de sa prise de distance avec son environnement, et donc de la formation de son identité.
  4. Si sur le plan individuelle la différenciation entre soi et l’objet de ses ressentis est anxiogène on conçoit que l’agrégation de cette anxiété individuelle détermine, sur le plan sociétal, une réaction naturelle de rejet vis à vis de tout groupe constitué ayant des comportement « hors normes ». Ceci  conduit à une position de défense vis à vis de toute différence et explique l’attitude de rejet vis à vis des marginaux, des originaux, des étrangers, et de tout individu ou groupe d’individus de culture, mœurs, religion, différente.

Tout ceci explique le phénomène général du rejet de la différence mais n’explique pas la position agressive que de tout temps les populations ont adopté vis à vis de Juifs, et également de Roms. Ces deux populations, seules, ont dans leur langage un mot qui identifie tout ce qui n’est pas eux. C’est « Gadjo » pour les Roms et « goy » pour les Juifs. C’est à dire que pour eux il n’y a que deux types d’individus : Les juifs (ou les Roms) et les autres. Ils ont cette position particulière et séculaire de se différencier, de s’isoler parmi les autres. Passons sur des positions extrémistes comme la notion du « peuple élus » ou la position de « perpétuelles victimes », elles existent mais restent marginales, mais attachons-nous à l’essentiel. De nombreuses population, notamment les minorités, ont une tendance conjoncturelle au repli communautaire devant leur marginalisation, mais chez les Juifs et les Roms il s’agit plutôt d’une position structurelle, volontaire, et historique qui explique que ces communautés aient été au cours de l’histoire rejetés et persécutées non pas à certaines époques et dans certaines circonstances, mais de façons récurrente et perpétuelles.

L’antisémitisme et donc le fruit de la tendance au rejet des différences, inhérentes à la nature humaine, que notre organisation sociale et nos valeurs morales ont du mal à domestiquer (notre permanente intolérance basée sur la crainte) mais également par l’attitude identitaire, de façon forcenée, de ces populations.

L’antisémitisme ne sera combattu que par un effort réciproque des deux parties. Une volonté de tolérance et d’acceptation d’un coté et une volonté d’intégration de l’autre.

Coucou, revoila le voile !

La polémique sur le voile dit « islamique » refait surface. Heureux pays dont le problème majeur tourne autour d’un simple petit bout de tissus !

La polémique (du Grec Polemicos : qui concerne la guerre) désigne une discussion, un débat, une controverse qui traduit de façon violente ou passionnée, des opinions contraires sur toutes espèces de sujets (politique, scientifique, littéraire, religieux, etc.). On ne doit pas la confondre avec la simple expression d’un opinion, qui n’engage que la personne qui l’exprime sans désir d’en découdre avec d’autres d’opinion opposée. c’est donc une simple opinion  que j’exprime ici.

Les divers attentats terroristes, le problème sans solution de l’immigration ont inquiété une grande partie de la population Française. C’est une crainte légitime, même si le danger est souvent quantitativement surestimé par rapport à la cigarette, l’alcoolisme, ou les accidents de la route. Comme c’est souvent le cas dans la peur devant un danger diffus on cherche toujours à le cristalliser sur un fait tangible et identifiable. C’est le port du foulard qui à été choisi , par les deux camps, comme étendard de la révolte. C’est évidemment une attitude puérile car le danger ne vient pas d’un attribut de costume mais de la montée d’une pensée islamiste radicale. Nous voilà des Don Quichottes qui attaquent des foulards en oubliant le danger réel.

On n’a donc pondu une loi pour réglementer le port du voile et non pour réglementer des pratiques dévoyées de l’Islam. Comme on ne pouvait décemment pas stigmatiser uniquement les musulmans on a pondu une loi interdisant les signes religieux ostentatoires. Elle présente certains aspects pour le moins absurdes

  1. Le voile porté par les femmes musulmanes n’a jamais été un signe religieux mais une habitude culturelle. Ce n’est pas l’islam qui a apporté cette notion de voile mais l’islam qui  c’est implanté dans une régions ou depuis des siècles les femmes (comme d’ailleurs les hommes) se protégeaient du sable par cet accessoire. Dans l’imagerie chrétienne Jésus et Marie portent naturellement le voile. Les sœurs catholiques se sont dévouées pendant des siècle à la cause des indigents en portant un voile, Mère Theresa en est un exemple.
  2. Cette loi vise les communautés religieuse en leur imposant certaines contraintes, mais elle néglige complètement les communauté laïques. Pourquoi un catholique, un juif, un musulman, n’auraient pas le droit d’afficher leur appartenance à leurs communautés alors qu’un franc maçon, un membre d’un parti politique, d’un syndicat, d’une association en auraient le droit. Faudrait-il, un jour, interdire les signe ostentatoire d’appartenance au Paris-Saint-Germain ? Tout ceci n’a aucun sens et chacun a le droit , et peut-être même le devoir, d’afficher ce qui fait son identité profonde.
  3. Par contre cela masque évidemment son véritable sens qui est l’exorcisation de la peur devant l’islamisme radical. Mais pénaliser et stigmatiser des citoyens ordinaires ne peut que les braquer et les précipiter dans les bras de ceux que l’on veut combattre. La méthode des recruteurs islamistes est avant tout d’isoler leur « proie » , de les couper de leur environnement et de développer chez eux un sentiment « paranoïaque » vis à vis d’une société qui les exclue, les brime,  les persécute. Stigmatiser le port du voile c’est ostraciser une partie de la population musulmane, donner raison aux recruteurs, et faciliter leur activité néfaste.
  4. Ne pas lutter contre cet accessoire vestimentaire ne veut pas dire ne pas combattre la dérive radicale de l’Islam. Les groupes terroristes, les intégristes qui incitent à la haine doivent être éradiqués car toute société est en droit de se défendre contre ceux qui veulent sa perte. Mais ne nous trompons pas de cible.

Ne soyons pas le taureau furieux qui fonce sur la cape agité par le toréro en négligeant de foncer sur celui qui va le mettre à mort.