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La couverture générale

Le Big Bang … pour tous

Le Big Bang (« Grand Boum ») est un modèle cosmologique utilisé par les scientifiques pour décrire l’origine et l’évolution de l’univers. il est également associé à cette époque dense et chaude qu’a connue l’univers il y a 13,8 milliards d’années, sans que cela ne préjuge de l’existence d’un « instant initial » ou d’un commencement à son histoire. La comparaison avec une explosion, souvent employée, est, elle aussi impropre.

Rappelons à ce stade que la théorie du Big Bang, comme toutes théories scientifiques et la représentation d’un phénomène et non pas sa description. L’image du vieillard barbu, allongé sur un nuage pourtant un toge blanche et tenant le globe terrestre dans sa main est une représentation de dieu et non la description d’une entité transcendantale qui échappe totalement à notre entendement. Pour concevoir nous avons besoin de développer des modèles pour représenter, dans notre univers humain, les phénomènes naturels. Le Big Bang est l’une de ces représentations de l’évolution de notre univers Comme tout modèle il est imparfait, temporaire, il remplace des modèles plus anciens aujourd’hui abandonnés (La gravitation Newtonienne) et sera une jour remplacé par un nouveau modèle plus performant.

En 1915 après avoir développé sa théorie de la relativité générale, Einstein montre que l’univers est en expansion. Persuadé que l’univers est statique il modifie ses équations pour représenter un univers statique. C’est évidemment une grosse erreur scientifique que de modifier le résultat de ses calculs pour leurs faire dire ce que l’on aimerai qu’ils disent (mais Einstein en a fait d’autres !)

 Friedmann (1922) puis Lemaitre (1927) font l’hypothèse de l’univers en expansion. C’est Hubble qui  en 1929 en fait la démonstration. Les corps célestes (galaxies, étoiles …) s’éloignent les uns des autres avec une vitesse qui croit avec leurs distances relatives.

L’idée est universellement adoptée. Vient alors un nouveau concept. Si les corps célestes s’éloignent avec le temps ils ont dû, en remontant le temps, être plus proche, et à la limite former à l’origine une seule masse extrêmement dense et chaude. On a pu, compte tenu de l’état de l’univers et du mouvement acceléré  des galaxies, calculer l’âge de notre univers (13,8 milliards d’années … excusez du peu !).

Attention : Il s’agit de l’origine de « notre univers » (celui que nous connaissons) et non pas de l’origine de l’univers. Nous ne savons pas réellement représenter « l’avant Big bang ».

L’idée du Big Bang est maintenant d’imaginer le développement de notre univers à partir de ce point origine. Une masse dense et chaude qui enfle et s’étend tout en  se refroidissant. Je ne développerais pas (car j’en suis incapable !) les multiples processus imaginés pour représenter la formation des atomes simples (Hydrogène, Hélium, Lithium), la condensation gravitationnelle pour former les étoiles, ni la formation des atomes complexes au sein des étoiles. On peut ainsi représenter l’évolution de « notre univers » au cours de 13 milliards dernières années.

Attention : Contrairement à ce qu’évoque son nom le Big Bang n’est pas une explosion violente mais une dilatation progressive de l’univers avec une vitesse qui s’accroit avec le temps et la distance.

Le modèle du Big Bang universellement adopté à sa création pose maintenant un certain nombre de questions qui le remettent partiellement en cause (c’est le lot de toute théorie scientifique !). L’une des objection (il y en a d’autres) est la suivante :

La théorie du Big Bang est issue de la théorie de la relativité générale d’Einstein. Mais celle-ci s’applique à des corps célestes extrêmement éloignés et se déplaçant à grande vitesse. Ce n’est pas le cas au moment du Big Bang ou dans une matière très dense les corps sont proches les uns des autres et à vitesse lente. A ce stade c’est la théorie quantique qui devrai s’appliquer. On utilise la théorie de la relativité hors de son domaine d’application, c’est une hérésie scientifique. On attend donc une théorie qui unifie relativité et quantique (les cordes ?) pour trancher le débat.

Modèle thermodynamique de la conscience

On peut assimiler notre conscience à un système thermodynamique (système de gestion des énergies). Pour cela énonçons les trois grands principes de la thermodynamique

  1. Le premier principe énonce que l’énergie ne peut être créée. Elle peut se transformer mais ne peut apparaître ni disparaître. Ce qui voudrait dire que depuis le supposé big bang l’énergie totale de l’univers n’aurait pas variée
  2.  Le second principe énonce que dans un système isolé l’entropie d’un système ne peut que croitre. Celle-ci représente le niveau de désordre d’un système. Il en résulte que dans toute évolution d’un système isolé celui-ci doit perdre son organisation et évoluer vers le chaos
  3. La température d’aucun système ne peut atteindre le zéro absolu, ce qui représenterait une entropie nulle, donc une énergie interne (enthalpie) du système nulle.

Ce sont ces principes que nous allons appliquer à la construction de la conscience

Considérons, tout d’abord, que la conscience humaine n’est pas un système isolée puisque par nécessité elle échange avec le monde extérieur. Son évolution n’est pas supposée à priori l’entrainer vers le chaos.

Considérons tous messages reçu par notre conscience de l’extérieur comme un apport d’énergie. Toute information véhicule de l’énergie.Ceci est parfaitement justifié puisqu’il s’agit : de lumière, soit un jet de photons (la vue), d’une onde sonore (l’ouïe), d’une impulsion tactile (toucher) ou d’une liaison moléculaire (odorat et gout).

Cet apport d’énergie va, via notre système sensoriel, activer certaines zones du cerveau qui va ainsi accroitre localement son niveau d’énergie. Pour retrouver son état d’équilibre celui-ci va devoir dissiper ce surplus énergétique. Il va le faire de deux manières

  1. En créant des liens  logiques entre cette image mentale et les images déjà intégrées ultérieurement (la création d’un lien dans un réseau nécessite un apport d’énergie)
  2. Soit en la consommant dans des comportements (Parole, écrit, gestuelle, réactions psychosomatiques)
  3. Le cerveau retrouve un équilibre mais avec un niveau d’énergie potentielle accru. Puisque le réseau c’est enrichi. L’environnement lui a fourni cette energie.
  4. Il existe également un sous-système thermodynamique géré par la conscience. C’est le système neuro musculaire qui lui également utilise des apports extérieurs (aliment et oxygène) consommés dans l’action musculaire. La conscience gère ce système via les sensations de faim et de satiété et par la gouvernance des comportements cités plus haut.

C’est cet accès à un niveau énergétique supérieur qui va permettre à la machine humaine de créer et de produire. Ceci montre combien la communication de l’être humain avec son environnement est indispensable à la vie. Sans apport via la communication l’humain ne peut enrichir sa conscience (en élever le niveau d’énergie) et alimenter sa créativité. La communication est le moteur de la vie des humains

Si, au contraire un humain se trouve totalement isolé, sans contact avec l’extérieur, il devient une machine thermodynamique isolée et son entropie ne peut qu’augmenter. Son réseau de conscience se disloque, évolue vers le chaos, et l’humain vers la folie.

Voyons maintenant comment cette machine thermique évolue avec le temps

  1. Dans le premiers âges l’enfant à une relation fusionnelle avec son environnement (parents, proches, éducateurs, télévision …) il est en disposition plus que favorable pour ingérer tous les messages qui lui viennent de l’extérieur. On peut dire qu’il est « gavé » d’énergie. Il va amasser et entasser les connaissances et les expériences. Il enrichit sa conscience et va dépenser ce surplus d’énergie dans une activité intense. Il bouge, il court, et ne reste jamais en place
  2. Passé l’adolescence le jeune adulte prend son autonomie. Il reste avide d’expériences mais devient plus sélectif. Il continue à enrichir sa conscience mais cherche plus à la consolider, et à la structurer. Son surplus d’énergie diminue mais sa capacité cognitive, ses connaissances pallient à ce léger  déficit et contrôle ses comportements. Il l’utilise moins à s’agiter et plus à créer, construire, entreprendre.
  3. Chez le vieillard l’appétit de connaissances et de nouveautés s’atténue. Il n’y a plus de carburant dans le moteur et l’activité s’efface

Dans les psychopathologies, l’énergie acquise par l’information construit des liens erronés, des comportements erratiques. La mauvaise interprétation des messages reçu conduit le cerveau, non pas à dysfonctionner mais à fonctionner en fonction de messages mal compris et d’un réseau de conscience incohérent.

85 ans, il est temps de parler de la mort

C’est une événement de la vie très étrange. On ne le choisit pas, on le subit, on ne sait pas de quoi il s’agit, on se le représente difficilement, il est hors du champ de la raison et laisse le terrain à toutes les spéculations affectives.

C’est pourtant un événement d’une banalité totale (2000 morts par jour rien qu’en France) mais comme toutes les situations  que l’on ne comprends pas il nous angoisse.

Tenter d’en donner une interprétation raisonnée peut aider à le dédramatiser.

C’est quoi la mort, on n’en sait rien et c’est bien là le problème. Chacun s’en donne une représentation

  1.  La vision religieuse : Dans toutes les croyances religieuses, après la mort, la vie éternelle. Notons bien que l’on dit après la mort et non après la vie ! ce qui donne à la faucheuse un rôle charnière capital alors que si l’on passe de la vie à la vie éternelle la mort n’est ni un temps, ni un fait. C’est à mon avis une représentation néfaste qui donne à « la camarde » un rôle qu’elle ne mérite pas. De plus elle promet une vie éternelle, notion transcendantale, irréelle, non définie qui lui donne un coté sans repère et pleine d’angoisse
  2. La vision semi religieuse : Elle concerne les individus non croyants mais enclin à une vision religieuse et transcendantale de la vie. Ils ne croient pas, théoriquement, à la vie éternelle mais pratiquent tous les rites qui s’y rapportent comme enterrer dignement les morts en les traitants comme si ils étaient encore vivants, fleurir les tombes ou les urnes, et aller les visiter
  3. Les véritables athées n’existent pas. Quoi qu’ils puissent affirmer, nul ne peut se départir d’une certaine vision religieuse de la vie. Même les scientifiques purs font appel à des notions transcendantales comme l’infini ou le zéro. Parlons plutôt des agnostiques de tous poils qui sans nier l’existence non affirmée d’une transcendance, ont délibérément choisis une vision de la vie limitée à ce qui nous est accessibles, la vision humaine. Pour eux la vision est naturaliste. Les plantes naissent d’une graine, s’épanouissent, fleurissent, engendre des graines, meurent, et se décompose. Il en est de même pour les animaux, et les humains. La vie est un simple « artefact » de la nature. Sous cet aspect naturaliste la mort est le geste le plus écologique qui soit. Sans elle, plantes, insectes, animaux, humains, se développeraient à l’infini et la planète serai très rapidement invivable. Mourrons pour sauver la planète comme d’autres sont mort pour sauver leur patrie !

C’est cette dernière vision que je développerai. La mort comme un inévitable, un incontournable, une partie intégrante de la vie.

Et pourtant même si la mort est acceptée, nous restons « accro » à la vie. Dans « la voie royale » Malraux faisait dire à Perken, l’aventurier de la jungle : « Ce qui  est difficile dans la mort c’est d’arrêter d’écrire sa biographie ! ». Mourir c’est un peu arrêter de conter son histoire, comme si dans une conversation dans laquelle vous vous exprimez avec passion quelqu’un vous coupe brutalement la parole. Vous vous sentez immédiatement écarté, mis de côté. La vie, c’est une chambre d’hôtel que l’on a réservé pour 80 ans et qu’il faut libérer un jour, ou les vacances qui se terminent !

En psychologie relativiste l’essence d’un être, sa définition, vient de sa conscience qu’elle soit cognitive, émotionnelle, ou organique. La disparition de cette conscience signifie la disparition de l’être. La mort joue ce rôle de nous transporter dans un néant difficilement représentable, pour l’accepter, il faut savoir accepter que ce néant, quel qu’il soit, ne nous concerne pas puisque, alors, nous n’existerons plus. Ce n’est évidemment pas facile de renier quelque chose que l’on ne peut même pas imaginer… mais c’est la sagesse que de vivre dans un monde que l’on ne comprend pas totalement.

Les meilleures histoire ont une fin, la notre ne fait pas exception ! Nous étions matière et nous retournons en matière.

P.S. Pour mettre un peu de dérision dans ce propos, parlons de mes obsèques car :

J’en suis désolé pour ceux qui voudraient y participer, mais je serai malheureusement absent, retenu ailleurs  par d’autres projets indépendant de ma volonté.

Comme j’ai toujours aimé la viande rouge, pour mon incinération, de grâce, pas trop cuit et en ce qui concerne mes cendres, je ne suis pas un Phoenix qui renait de ses cendres, alors elles n’ont aucune valeur ne serait-ce que symbolique. Elles sont composées  de tanins, de sels de calcium et de potassium, de carbonates et de phosphates. Rien qui justifie un élan affectif. Plutôt que « d’honorer » les morts qui ne sont plus, portons notre affection sur les vivants.et notre respect sur les vivants, et s’il faut « fleurir », fleurissons les vivants plutôt que les morts.

Et surtout pas de regrets, genre « il va nous manquer, quel peine de l’avoir perdu » … je préfèrerais : « Quelle chance de l’avoir connu »

Mieux gérer son deuil

« ce qui ne me tue pas me rend plus fort (Nietzsche 1888 »

Un deuil, au  sens le plus large, est la rupture brutale d’une relation affective. Il peut s’agir du décès d’un proche, d’une rupture amoureuse, de la perte d’un objet fétiche, de la perte d’une situation favorable. Le deuil n’épargne personne, depuis l’enfant qui perd son doudou, une séparation amoureuse, un licenciement brutal, le décès d’un parent. Le deuil est à la fois douloureux et nécessaire à la maturation d’un individu. C’est par l’apprentissage de la séparation que l’on peut s’autonomiser, prendre son identité propre, devenir un adulte indépendant. Le deuil est un incontournable de la vie. L’humain a un besoin existentiel d’établir des relations avec ses semblables, ces relations sont éphémères, et la séparation inévitable fait partie de la condition humaine. Apprendre à vivre le deuil est salutaire.

Faire du deuil un événement positif serait bien sûr exagéré car le deuil est une blessure à la fois affective et narcissique, mais le gérer comme un inconditionnel de la vie permet de mieux le supporter.

Dans une blessure affective la réaction est inévitablement affective, c’est à dire hors de tout contrôle objectif par la raison. Essayons donc de dédramatiser le drame, ce qui est assurément pas facile !

Prenons donc le cas de la perte d’un être cher (décès ou rupture).

On ressent un grand vide, une perte des repères, une perte du sens de la vie, une forme d’inutilité des choses. Ce qui était rose devient gris. C’est là que commence le travail, redonner des couleurs à la vie. Bien sûr on ne passe pas directement au rose (qui est une coloration de l’utopie) mais sortons du gris pour repeindre notre univers.

Voyons d’abord ce que peut être ce sentiment de vacuité qui nous assaille. On l’attribue à la perte de l’être cher, au manque de sa personne. Première erreur !

Avant de le(la) connaître on a put être heureux, et croyez en la parole d’un vieil homme, on pourra encore être heureux après. Ce n’est donc pas la personne qui nous fait défaut.

Mais alors, que nous manque-t-il ?

Il nous manque toutes les projections affectives que nous avons construit sur lui (elle), cette euphorie utopique que nous avions créée, cette fusion de nous en lui(elle). Le deuil est moins la perte d’un être aimé que la perte d’une partie de soi-même, celle que l’on avait investie dans l’autre.

Prenons un exemple aussi simple et basique que possible : Je vais acheter un paquet de biscuits. Je choisi une certaine marque parce que je sais que lui (elle) la préfère. C’est un geste naturel quand on aime. Après la séparation, dans la même circonstance je vais inconsciemment me poser la même question maintenant vide de sens. J’ai un moment de flottement, de perte de repères avant de faire mon choix. Certain(e)s continuerons, pour faire durer l’illusion, la marque que lui(elle) aimaient, d’autre ne saurons plus que faire n’étant plus tentés par aucune marque, d’autres enfin finirons par se remettre au centre du jeu et achèterons la marque qu’ils préfèrent. La dernière attitude est la bonne !

Le problème se renouvelle pour toutes les micro ou les macro décisions de la vie, ce qui génère un perpétuel sentiment de vide, d’incertitude, de manque. C’est dû au fait que la situation ayant changé les anciens repères ne sont plus adaptés à la situation nouvelle. C’est ce manque de repères, de positionnement dans la vie qui crée la douleur de la séparation, le sentiment d’abandon.

C’est donc vers la perte de ses anciens repères et la création de nouveaux positionnements qu’il faut agir. Bien sûr c’est plus facile à dire qu’à faire, mais c’est la voie du deuil. Faire son deuil c’est justement d’abandonner ses anciens critères d’évaluation des situations pour se créer de nouveaux points d’ancrage dans la vie et la repeindre de nouvelles couleurs.

Il faut au plus vite oublier l’avant pour se projeter dans l’après. C’est difficile car l’avant était heureux et l’après incertains, mais attention vivre l’avant aujourd’hui est impossible, inconfortable, et source de souffrance. Renoncer et difficile mais nécessaire et mieux vaut regarder devant que derrière. Avant était beau, mais vu avec les yeux d’aujourd’hui il est amer. Mieux vaut l’incertitude que l’amertume.

C’est là que l’expérience de ceux qui ont vécus est utile et croyez-moi par expérience, le bonheur est toujours devant soi, et jamais derrière

Un éloge, timide, de la vieillesse

Dans les temps reculés l’humain vivait environ 40 ans. Le temps de devenir adulte, d’assurer sa descendance, de l’élever jusqu’à l’âge ou elle pourrait se reproduire. L’objectif de la vie était de vivre, se reproduire et disparaître comme le font bien des espèces animales et végétales.

Le génie humain et la médecine sont passés par là et l’espérance de vie est passé à environ 80 ans et cela a changé bien des choses. Après 40 ans l’humain c’est fixés d’autres but pour donner un autre sens à sa vie. Ce peut être la réussite sociale, du caritatif, des collections, le jardinage, refaire le monde, se lancer dans la recherche du progrès ou des plaisirs … qu’importe le chemin choisi, ce n’est pas le but qui compte mais bien de faire la route.

C’est une forme de « fuite en avant » pour échapper à sa condition humaine. Mais vient un moment ou ce n’est plus une option, quand la fuite en avant se heurte au déficit d’après ! C’est la vieillesse

Qu’est-ce que c’est que cette foutu vieillesse ?

C’est bien sûr la fin de la vie, âge ou le corps fatigue ‘en dépit des progrès de la médecine, mais c’est aussi :

  1.  Le moment ou après des années d’expérience la conscience à tendance à se rigidifier, ou chaque nouvelle acquisition remet en cause tant de pensées établies, tant de liens structurant le réseau mental, tant d’éléments à remettre en cause que tout individu à tendance à rejeter toute idée nouvelle. On peut rectifier un édifice qui sort de terre, mais on ne remet pas en chantier une cathédrale une fois achevée.
  2. C’est aussi la période ou après avoir couru après tant de lièvres utopiques, après avoir connu tant de déceptions, que les illusions ne font plus rêver. On ne cherche plus à refaire le monde, on le prends tel qu’il est et on s’en accommode pour les années qu’il nous reste à vivre. Les jeunes verrons cela comme de la désillusion, nous ressentons cela comme de la sagesse ! On peut comprendre les enthousiasmes de la jeunesse (puisqu’on les a connus) mais on ne les partages plus.
  3. Dans la vieillesse on peut encore avoir un avenir devant soi, mais seulement quand on se retourne. C’est pourquoi, nous les vieux on radote en racontant indéfiniment nos guerres anciennes. Pour les jeunes l’avenir est bien plus long que le passé, pour les vieux c’est le contraire. Dans un monde ou la fuite en avant est de mise, on comprends que cela change tout.
  4. Ne recherchant plus les nouvelles expériences on n’a moins besoin de contact. Dans le « jeunisme », boulimique de relations et de contacts on voit cela comme un repli sur soi, une sorte d’indifférence aux autres. On peut voir la coupe à moitié pleine et penser qu’il y a une forme de sérénité, de liberté à ne plus dépendre, être esclave du regard de son voisin. La nature est bien faite, elle nous donne une certaine distanciation du monde au moment où l’on va le quitter.

La vieillesse est un période de la vie, qui comme les autres à ses problèmes. Quand on est jeune on travaille pour remédier à ces écueils dans un futur idéal, pour les vieux ce n’est évidemment plus possible, alors on fait avec. J’ai connu avec intérêt le sursis au service militaire, alors pourquoi pas le sursis au service funéraire !

Pour nos jeunes écologistes je rappellerai  que le geste le plus écologique qui soit pour sauver la planète est certainement la mort des plus vieux, sinon : « attention les yeux ! » notre terre deviendrais invivable, alors « place aux jeunes »

Mais comme disais Brassens « J’ai 25 ans, mon vieux Corneille, et je t’emmerde éperdument !

Un drôle de sujet du bac

Un sujet du Bac (philo je crois) était :

« Le langage déforme- t-il la pensée ? »

Un sujet bien bizarre pour les raisons suivantes

  1. La réponse à cette question devrait être : OUI, Non, ça dépends, ou je n’en sais rien ! La  dernière réponse est bien sûr à éviter dans un examen ! La réponse « ça dépends » mérite argumentation, les réponses Oui ou Non n’en nécessitent logiquement pas. Mais la logique n’est pas la logique d’examen et il faut bien faire un développement. La réponse doit évidemment être Oui (logique d’examen oblige)
  2. La question est cependant sans réponse puisque nul ne sait exactement ce qu’est la pensée, entité immatérielle par défaut. Comparer une pensée dont on ignore l’essence même à une pensée codifiée dans un système de cryptage inventé par cette même pensée dont on ignore tout devient une gageure.
  3. Si on suppose que la réponse et OUI (le plus évident et la seule possible à argumenter) on se propose de faire un développement de ce que nous pensons (notre pensée de candidat au Bac) dans un système littéral dont on est en train de montrer comment il donne une fausse idée de ce que l’on devrait dire ! Un paradoxe digne de l’éducation nationale.
  4. Il faudrait tout d’abord expliciter ce qu’est notre pensée, ou du moins quelle représentation nous pouvons en avoir. Malheureusement cette représentation (la conscience que nous en avons) est construite avec le même système de codification que notre langage parlé ou écrit. Cette représentation de la pensée induit, en elle même un biais. Ce n’est pas le langage qui introduit la première erreur mais bien notre système de représentations mentales. Le langage y apporte bien sûr ultérieurement sa part d’imprécision.

Bon, ne faisons pas les « empêcheur de bachoter en rond » et voyons ce que l’on peut répondre en oubliant que nous ne savons pas vraiment ce qu’est la pensée.

La pensée doit être globale, elle comprend autant des mémorisations cognitives que affectives. Seules celles qui sont formalisées (les cognitives) peuvent se traduire dans un langage qui s’adresse au cognitif. Voilà donc tout une partie de notre pensée amputée, occultée.

Le langage se traduit par des mots qui représente des concepts. Ceux-ci sont, en principe répertoriés dans le dictionnaire de l’académie Française auquel bien peu d’entre nous ont accès. Il nous reste les dictionnaires accessoires (Larousse, Littré, Robert …). Malheureusement ceux-ci sont en compétition et pour éviter les procès en plagiat ils sont bien obligés de fournir des informations légèrement différentes. Ceci ne favorise pas la précision dans la définition des mots. En fait ce n’est pas trop grave car peu d’entre nous sont capable de donner la définitions des mots que nous utilisons. Faites l’expérience et essayer de donner un définition précise et exacte de par exemple des derniers mots que j’ai utilisés : Définition, capable, exemple. Vous verrez que ce n’est pas si simple, et je ne parle pas des définitions de liberté, dieu, temps, justice … Heureusement nous avons l’habitude de « jongler » avec ce type d’imprécision et cela ne gêne pas trop notre communication.

N’oublions pas que le langage est émis par un locuteur et compris par un interlocuteur qui prend sa part dans l’interprétation du langage émis. C’est un miracle humain que en dépit de ce flou permanent nous parvenions à communiquer et nous comprendre. Ce n’est pas un hasard. C’est que quand nous nous exprimons un certain nombre d’éléments font partie du dialogue

  1. Nous avons pris l’habitude de replacer les mots dans leur contexte. Le sens général du discours participe à la valeur et au sens que nous donnons aux mots. Nous  sommes capable de donner  un sens légèrement différent à un même mots dans un contexte différent. Par exemple un mot peut être compris à son sens propre ou à son sens figuré dans des discours différents. Quand on comprends une phrase au « second degré » on lui donne un sens totalement opposé à ce qu’elle exprime au « premier degré ». Ceci est valable pour le langage parlé ou écrit.
  2. Le langage parlé s’accompagne toujours d’un langage gestuel, de mimiques, d’intonation. (La phrase « jacques aime le gâteau » peut se prendre comme une affirmation ou une  interrogation selon l’intonation de la voix en fin de phrase). Ce n’est évidemment pas le cas du langage écrit qui, d’ailleurs, laisse une plus grande place à l’imagination du lecteur.
  3. Nous ajustons également le sens des mots à ce que nous connaissons du locuteur qui les prononce. Nous donnerons au mot « Richesse » un sens laudatif dans la bouche d’un riche capitaliste et péjoratif  dans celle d’un pauvre marxiste.

Comme dirait Cyrano : « Voilà ce qu’à peu près, mon cher vous m’auriez dit si vous aviez un peu de lettre et d’esprit … » … mais quand même c’est un sujet un peu tordu !   

cerveau et ordinateur, analogies et différences

On a constaté de nombreuse analogies entre l’ordinateur et notre cerveau. Ce n’est pas très étonnant car le principe de l’ordinateur est issu du cerveau humain et comme on dit : « Les chiens ne font pas des chats !».

Analogies structurelles

L’ordinateur est constitué (schématiquement) de :

  1. Une RAM, c’est à dire une zone de mémoire dans laquelle se chargent les instructions de programme et ou se déroulent les opérations et calculs nécessaires. Cette zone est une mémorisation temporaire qui ne stocke aucune information. Toute information est détruite lors d’un changement d’application ou l’extinction de l’ordinateur. Sous instruction, les données de la RRAM peuvent être stockées sur le disque dur.
  2. Un disque dur ou tout autre système de stockage dans laquelle sont stockées les résultats intermédiaires ou définitifs des opérations se déroulant dans la RAM. Ce stockage est permanent et les données subsistent à l’extinction de l’ordinateur.
  3. Une ROM zone de mémoire que l’on peut seulement lire et non modifier qui stocke des informations nécessaires au fonctionnement général de l’ordinateur.
  4. Des périphériques d’entrées qui permettent de charger des informations dans l’ordinateur. Clavier pour charger des textes, clé USB pour charger des fichiers ou des applications, scanner pour charger des images, micro pour charger de l’audio.
  5. Des périphériques de sortie pour restituer à l’utilisateur les résultats qu’il attend. Écran pour montrer des textes, des chiffres, ou des images, micro pou restituer des messages vocaux ou musicaux, clé USB pour récupérer des fichiers, imprimante pour restituer le contenu des écrans.

La structure du cerveau présente de fortes analogies

  1. Lionel Naccache a montré que dans notre cerveau devrait exister une zone analogue à une RAM qui serait une zone transitoire dans laquelle se dérouleraient les traitement de l’information nécessaire au travail de la mémoire
  2. Des zones de stockage dans laquelle sont conservé les informations qui constituent notre mémoire de connaissance. Pour apprendre un texte « par cœur »  il ne suffit pas de le lire, c’est à dire de la charger dans notre pseudo RAM (ce qui nous en fait prendre conscience) mais il faut en plus faire un effort de mémorisation pour en garder la trace dans notre pseudo disque dur et être capable de le « ressortir » à l’occasion. Certains souvenir peuvent s’effacer avec le temps !
  3. C’est un point encore obscure, mais il est certain que quelque part dans notre cerveau se trouve un moteur et les règles qui régissent le fonctionnement de notre cervelle.
  4. Les périphériques d’entrée sont nos capteurs sensoriels. L’ouïe pour les textes et les images, le tympan pour la voix et la musique, les papilles olfactivess et gustative pour déceler les odeurs et les gouts, le toucher pour les sensations tactiles. Ces capteurs communiquent leurs informations au cerveau via le système nerveux.
  5. Des périphériques de sorties qui peuvent être la voix, la main pour dessiner ou écrire. Il n’existe pas de périphériques de sortie pour exprimer les odeurs, les gouts, ou les sensations tactiles. Comme l’ordinateur nous ne pouvons restituer des odeurs, des gouts ou des sensations tactiles. Par-contre il existe d‘autre moyens de nous exprimer, des mimiques, des gestes, le langage corporel, des sueurs, des rougeurs, des tremblements et l’ensemble de nos comportements

On voit déjà que la structure du cerveau et d’un ordinateur sont très similaire

Analogies de fonctionnement

Le principe basic du fonctionnement d’un ordinateur est la représentation binaire des opérations à effectuer. Dans les semi-conducteurs qui « peuplent » les microprocesseurs tout fonctionne sur une base binaire : « 1 ou 0 » « activé ou non activé ». Dans notre cerveau il en est de même. Les connections des synapses des neurones fonctionnent également sur le mode « activé non activé »

Les microprocesseur possèdent des combinaisons de semi-conducteur qui permettent de réaliser les opérations logiques nécessités par les programmes informatiques. On peut imaginer que notre cerveau présente une zone dans laquelle des combinaisons de connections synaptiques miment les fonctions d’un microprocesseur, temporairement ou non … on peut l’imaginer mais faudrait-il encore le prouver !

Différences entre cerveau et ordinateur

Elles reposent, de façon générale, sur le fait que, contrairement à nous, l’ordinateur n’a pas de sentiments, Rappelons que le sentiment est la confrontation de notre perception des situations avec notre vécu historique, et principalement notre histoire la plus récente. Il est notre positionnement vis à vis de ces événements qui va donner naissance à nos comportements (colère, joie, tristesse, ou autres). L’ordinateur « by pass » ce stade du sentiment pour passer directement de la perception (l’entrée clavier par exemple) au comportement (affichage écran par exemple). L’ordinateur est un objet, et par cela il objective tout, alors que l’humain peut être sujet ou objet. Toute relation humaine passe par l’étape du sentiment et l’on peut dire qu’en ces termes l’ordinateur n’a pas de relation avec nous (ou du moins à une relation très différente privé  d’émotion et d’affectif).

Posez la même question à un ordinateur à un mois d’intervalle et vous obtiendrez toujours la même réponse. Si vous posez la même question à un humain à un mois d’intervalle et vous obtiendrez généralement des réponses différentes. Entre temps l’humain aura changé d’humeurs, son histoire récente aura changé et son sentiment vis à vis de la question ne sera plus le même, d’où un comportement différent.

Autre élément, posez la même question à deux ordinateurs chargé des mêmes logiciels et vous obtiendrez la même réponse. Posez la même question à deux humain et vous obtiendrez deux réponse différente, chacun d’eux ayant sa propre histoire.

Si deux humain posent le même question à un ordinateur, ils obtiendrons la même réponse. Si deux humains posent la même question. à un humain, ils obtiendrons généralement deux réponses différentes. En effet la réponse tiendra compte du positionnement du locuteur envers chacun de ses interlocuteurs.

L’ordinateur est privé (à ce jour) d’affectif. Vous n’avez jamais vu un ordinateur se mettre en colère, rire, ou pleurer !

Conclusion

L’ordinateur, comme l’intelligence artificielle, bien que d’une puissance infiniment supérieure à l’intelligence humaine, ont un déficit structurel de jugement affectif ou subjectif. Ils sont magiques pour traiter des données objectivables, que ce soit en  termes quantifiables ou en termes d’opérations logiques mais ils ne possèdent (a moins que le programmeur ne les en ai doté de façon arbitraire) aucun libre arbitre. L’humain a cette faculté de gérer le flou, l’incertitude, le non formulé, le subjectif, l’affectif, qui lui permet la communication avec ses semblables. La relation entre humain ne peut être purement rationnelle et heureusement car on tournerai vite vers les vérités absolues et la pensée unique, causes de bien des conflits.

Hiérarchisation des valeurs chez l’enfant

Il nous est toujours difficile de nous mettre à la place des enfants et de comprendre combien leur vision du monde peut être différente de la nôtre. Un enfant ne pense pas comme nous et ses références, ses expériences sont bien plus pauvres que les nôtres. Ceci  implique que ses références, ses positionnements, ne sont pas personnels mais sont empruntés à son entourage le plus proche

La vision spatiale

L’espace des enfants est en rapport de leur petite taille. Nous avons tous fait l’expérience de revoir un coin de notre enfance et de réaliser comment les bâtiments, les espaces sont largement plus petits que dans nos souvenirs. Cependant cet espace, relativement gigantesque pour l’enfant n’est pas un sujet d’angoisse ou d’anxiété car c’est l’espace dans lequel il est né, dans lequel il évolue, et dans lequel évoluent ses parents. Pour lui ce n’est pas disproportionné, c’est sa norme. Quand ont retrouve ces paysages à l’âge adulte et qu’on les trouve rétrécit, c’est une erreur ils ne sont pas plus petits, c’est nous qui sommes plus grands.

La vision affective

On peut parler de vision affective car à ce stade l’enfant vit  en fusion avec son entourage (parents, frères, sœurs). La vision de ses parents et de ses proches se limite à la relation qu’il peut avoir avec eux. Les parents sont seulement ceux qui protègent, qui gratifient ou sanctionnent, qui nourrissent et habillent. Il ne voit en eux que ce qui le concerne directement, sa relation. Il n’imagine pas que ses parents, ses grands parents puissent avoir une vie en dehors de lui. Ce sont des individus dont il voit le côté face mais dont il ne peut penser qu’ils ont aussi un côté pile, une vie personnelle, des intérêt, des passions, un travail ou autre en dehors de lui. C’est le côté « egocentrique » des enfants. On ne peut pas dire égoïste car ce n’est pas qu’il néglige les intérêts des autres mais qu’il ne les voit pas, ne les connaît pas car son univers est limité à sa relation fusionnel.

La vision sociologique

Comme pour le reste la vision sociologique de l’enfant et strictement celle hérité de ses parents. Pour lui la norme est ce qu’il connaît à la maison. Supposons une sortie d’école. Le milieu est mélangé (carte scolaire exige !) « Un gosse de riche » « Geoffroy » est attendu par un chauffeur en Rolls. Une autre gamin, René, va vers son père qui l’attend en vélo ! Que pensez-vous que pense René : « Geoffroy a vraiment de la chance ». Non, il voit la situation de Geoffroy comme une exception qui ne  serait pas de son univers. La norme pour lui, c’est le père en vélo !

Dans les institutions qui gardent les « enfants placés par la justice » en raison de l’instabilité du milieu familial on constate que les enfants sont ravis de pouvoir le dimanche rentrer chez eux, alors qu’ils pourraient le redouter. Mais non, la famille c’est pour eux la norme, la vrai vie. Les complications et les embrouilles de la vie familiale sont la seule vie qu’il intègre. Peut-être que ce n’est pas très marrant, mais c’est normal.

L’adolescence

Nous avons jusqu’à présent parlé des enfants, jusqu’à 7-8 ans. Plus tard et notamment à l’adolescence les  choses changent. L’enfant à grandi, il a vécu des expériences en dehors du milieu familial, son esprit critique c’est développé. De plus il a besoin pour prendre son indépendance et former son identité de ce dégager du milieu contraignant de son enfance. Progressivement il va construire ses propres valeurs. Comme dans l’adolescence tout est excessif il peut avoir un certain rejet de sa famille et de ses valeurs. C’est un passage obligé pour que l’adolescent devienne un adulte.

Conclusion

Le monde de l’enfant n’est pas le monde des adultes, et nous agissons souvent avec eux par le même anthropomorphisme que nous utilisons avec les animaux. Ce mettre dans « la peau d’un enfant » est aussi difficile que de se mettre dans celle d’un chat ou d’un chien.

Il y a vraiment deux êtres en nous, l’enfant et l’adulte. L’adolescence est cette période hybride de passage de l’un à l’autre. C’est un moment de mutation assez brutal ou l’enfant change plus rapidement qu’il n’a le temps de revêtir son costume d’adulte. C’est un moment difficile, mais tellement riche en découvertes et en nouvelles expériences qu’on en garde une éternelle nostalgie

Errare humanum est (l’incertitude de la mesure)

Toute mesure contient une marge d’erreur, qu’elle se  rapportent à un élément étalon (comme le mètre ou l’heure) ou un faisceau de données statistiques. L’erreur est un élément inhérent à toute mesure ou toute évaluation.

 Les catégories d’erreurs

  1. L’erreur absolue. C’est l’erreur faites sur une mesure. Elle est représentée par la différence entre la valeur mesurée et la valeur réelle (souvent inconnue). On peut l’exprimée par :
    Erreur sur la grandeur D =△(D) = Valeur mesurée – valeur réelle. L’erreur s’exprime dans la même unité que la grandeur
    Cette erreur absolue présente deux inconvénients majeurs
    a) La valeur réelle n’est en général mal connue
    b) Elle est indépendante de la valeur mesurée. Pourtant une erreur de 1 cm sur une mesure de 10 cm n’a pas la même incidence qu’une même erreur sur une mesure de 1 km.
  2. L’erreur relative : C’est l’erreur faites sur une mesure rapportée à la valeur réelle de la grandeur mesurée. Dans ce cas une bonne approximation de la grandeur mesurée est suffisante. L’erreur s’exprime comme un pourcentage de la valeur réelle ou estimée

Il existe d’autres principe de calcul d’erreur statistique (moyenne, écart quadratique) applicables à la collection d’un grand nombre de données.

Propagation des erreurs

Dans un calcul complexe qui nécessite un certain nombre de mesure séquentielles, l’erreur sur la première mesure peut se reporter sur la deuxièmes, puis sur la troisièmes. Cette cascade d’erreur impacte, évidemment, le résultat final. Les règles de calculs sont :

△(a+b) = △(a-b) = △(a)+ △(b)  

△(a*b)/(a*b) = △(a/b)/(a/b) = △(a)/a + △(b)/b

Erreurs ou incertitudes

Lorsque on connait la valeur réelle de la grandeur que l’on mesure on peut évaluer une différence comme une erreur de mesure. Par exemple un objet qui fait 10 cm de long, si on le mesure à 10,1 cm on peut dire que l’on à fait une erreur absolue de 0,1 cm ou 10% .

Mais général on ne connaît pas la valeur de la grandeur que l’on mesure (sinon pourquoi la mesurer !) et l’on ne peut plus parler d’erreur, mais d’incertitude.

Le terme de « calcul d’erreur » est ici très mal choisi car il ne s’agit pas d’évaluer une erreur (par rapport à une grandeur de référence que l’on ne connaît pas) mais de déterminer un fourchette d’incertitude autour de la valeur mesurée.  On pourra exprimer la grandeur mesurée en termes de

Grandeur mini < grandeur mesuré < grandeur maxi

Les grandeurs maxi et mini sont exprimées en pourcentage de la valeur mesurée. Toutes les grandeurs situées à l’intérieur de la « fourchette » sont aussi probables que la valeur mesurée

Exemple d’un sondage d’opinion

Nous ne sommes plus dans un système de science exacte mais dans un système de sciences humaines

Examinons les diverses causes d’erreurs ou plutôt d’incertitude dans un sondage d’opinion

  1. L’échantillon représentatif (en général environ 1000 personnes) est censé représenter en résumé la population dont on veut recueillir l’opinion. Bien que constitué sur des bases statistiques historisée, il est susceptible d’introduire certains biais si certaines catégories sont sur représentées.
  2. Le questionnaire. La façon dont on rédige les questions peut induire des biais dans les réponses. Par exemple les questions « êtes-vous content de l’action du gouvernement ? » ou « êtes-vous mécontent de l’action du gouvernement ? » ne donneront pas les mêmes résultats, les indécis (qui pensent à la fois oui et non) ayant tendance à répondre par oui à la question.
  3. Les attitudes des sondés. Certaines personnes ont une certaine réserve à exprimer leur opinion réelle, ayant peur de se montrer trop réactionnaire ou trop progressiste. C’est le cas des électeurs du front national qui pendant longtemps étaient sous évalués dans les sondages.
  4. D’autres élément peuvent intervenir comme, le moment ou l’on vous interroge, votre sympathie avec le sondeur, la façon dont chacun interprète les questions

Pour palier à ces biais les institut de sondage effectuent des « redressements » qui sont aussi cause potentielle d’erreur.

Généralement l’incertitude sur les résultat d’un sondage sont de +/- 2%, c’est  à dire qu’un résultat de, par exemple, 44% signifie plutôt entre 42 et 46% comme « fourchette d’incertitude ».

Malheureusement, l’humain a besoin de certitude et nous préférons faire une erreur en nous fixant sur le résultat de 44% plutôt que d’assumer l’incertitude du résultat. Mieux vaut pour nous un résultat certain mais empreint d’incertitude qu’un résultat incertain qui  serait une certitude.

Ceci rappelle la fameuse polémique entre Einstein et Bohr à propos du principe d’incertitude d’Heisenberg, Einstein prétendant  qu’une théorie présentant une incertitude n’était pas acceptable alors que le physicien quantiques affirmaient que l’incertitude faisait partie de la vie et devait être prise en compte dans la théorie. L’avenir a donné tort à Einstein.

Conclusion et morale !

Nous avons beaucoup de mal à vivre dans l’incertitude au point de nous raccrocher « quoi qu’il en coute » à des vérités absolue. Sur le plan individuelle la certitude est une façon e nous dé angoisser, mais sur le plan collectif, sociétale, elle est source de tous les antagonismes et des conflit. Comprendrons-nous un jour que l’incertitude est la seule certitude que nous ayons.

Le principe des dieux et des religions est fondé sur le refus de l’incertitude !

L’espace existe-t-il ?

Pour info, voici la réponse de chatGPT à cette réponse :

Oui, l’espace existe. L’espace peut être défini comme l’étendue tridimensionnelle dans laquelle les objets physiques existent et se déplacent. Il est considéré comme faisant partie de l’univers physique observable. Les scientifiques ont étudié l’espace et ont découvert qu’il peut être courbé par la gravité, qu’il peut être perturbé par la présence de matière et d’énergie, et qu’il peut se dilater au fil du temps. L’espace est également lié au temps, formant ensemble l’espace-temps, qui est une composante fondamentale de la relativité générale d’Albert Einstein. En somme, l’espace est une réalité physique observable et étudiée par la science.

Merci à ce « bot » mais je ne suis pas de cet avis.

Pas de de suspens, philosophiquement l’espace n’existe pas pour la bonne raison qu’il est impossible de la définir. Même si dans diverses théories (Gravitation de Newton, relativité d’Einstein) on trouve des re définitions de l’espace, celles-ci ne sont que des conséquence des théories qui les génèrent, et sont donc implicites, relatives et en aucun cas des définition absolues. Il s’agit donc simplement de définitions relative aux théories qui les suggèrent et n’ont de validité que dans le cadre de leurs univers.

Les représentations de l’espace que nous utilisons sont toujours basées sur la notion de distance, elle même relative à l’étalon de distance que l’on a choisi (historiquement le mètre étalon du pavillon de Breteuil). Nous sommes capables de nous représenter l’espace comme des relations de distance entre les entités qui le peuplent, mais ceci ne représente pas l’espace mais uniquement les corps, la matière  qui l‘habitent.

La représentation de l’espace est analogue à la représentation du temps. Cette dernière est conçue sur des liaisons avant/après évaluées sur la base d’une durée (mesurée relativement à un étalon : durée de la rotation de la terre).

Pour l’espace on le conçoit sur la base de relations devant/derrière évaluées en termes de distance (mesure du mètre étalon)

Espace et temps sont donc représentés de façon tout à fait analogue par un positionnement topographique pour l’espace et chronologique pour le temps.

Ces deux notons font appel, à la fois, à la notion d’infini et de néant. L’espace est un infini peuplé d’objet célestes et de néant (le vide sidéral) et le temps fait également appel à la fonction d’infini et de néant (dans l’incapacité de définir ce que représente l’instant présent avant qu’il ne bascule dans le futur). Lorsque l’on fait appel à l’infini  et au néant on sort du domaine accessible à l’humain, on entre dans la transcendance, dans la métaphysique et dans la croyance.

Il est difficile pour nous de concevoir l’espace car nous faisons allègrement l’amalgame entre lui et la matière qui l’occupe. Si la matière à pour nous une représentation concrète, celle de l’espace nous échappe totalement.

La question de l’espace et du  temps n’a, pour nous pauvres humains, aucune réponse. Alors, se poser une question dont on sait qu’elle n’aura pas de réponse est une cogitation intellectuelle inutile. Contentons nous d’utiliser les représentation du temps et de l’espace dont nous disposons sans leur donner de valeur absolue. On peut se passer de croire en dieu comme on peut se passer de croire dans la nature du temps et de l’espace.

Le voyage à travers le temps

Voyager à travers le temps, retourner dans le passé ou se projeter dans l’avenir est l’un des grands fantasmes qui ont donnée naissance à la science-fiction.

Le problème qui se pose à nous et de savoir si ce « transfert spatio-temporel » reste du domaine de la fiction, du conte de fée, ou si, effectivement, on peut envisager cette possibilité dans un futur proche ou lointain.
La première question à se poser et la nature ou la définition du temps que nous adoptons. C’est cette nature ou vision de temps qui désterminera la vision que nous pourrions avoir dans le domaine du voyage à travers le temps.

Dans le domaine religieux, dieu, super créateur, a créé le temps sans qu’il ne lui soit donnée ni définition ni limite. Le temps et de nature transcendantale et tout est envisageable et possible : voyager dans le temps, l’éternité, le néant, pas de limite à l’imagination dans une croyance. Les saints réapparaissent bien après leur morts, les religieux les honorent et les prient, donc ils sont encore là et voyagent donc dans le temps. Seul frein, mais d’importance, on ne voit pas comment  réaliser ce « trip » pour nous pauvres humains.

Voyager dans le temps suppose la permanence des événements dans le temps, passé ou futur. Retourner dans le passé suppose, pour le voyageur que ce passé existe afin qu’il puisse y trouver sa place. Son arrivée dans ce passé va déterminer une modification de celui-ci, de nouvelles relations et de nouvelles dépendances et donc un nouveau futur. Mais ce futur existe déjà, puisque notre voyageur en vient. Voilà donc maintenant deux futurs différent qui coexistent et deux mondes parallèles qui se développent (l’un avec le voyageur dans le passé et l’autre celui qu’a quitté notre voyageur). Notre pauvre nomade a maintenant un passé (celui avant son voyage) et un futur (celui après son périple) qui ne sont pas « raccord » et qui se situent dans deux univers différents … soit un passé sans futur et un futur sans passé ! Un enfant sans parents d’un coté et un parent sans ses descendants de l’autre !

La confusion vient, bien sûr, de l’amalgame entre le passé d’une part et la représentation que l’on s’en fait de l’autre. Le passé tel que nous nous le représentons est, dans notre conscience, une organisation chronologique et causale des événements que nous avons vécu ou appris au cours de notre vie. Il ne s’agit nullement d’une réalité mais d’une représentation mentale construite au jour le jour et qui accompagne notre être dans son présent. C’est l’histoire avec un grand H ou un petit h.

Il nous est possible de « voyager » dans nos souvenirs en explorant notre mémoire, mais ce n’est pas un voyage dans le temps ce n’est que la remémoration de souvenirs inscrits dans notre conscience. C’est comme lire un livre d’histoire … ce n’est pas un voyage dans le temps !

Dans la psychologie relativiste, dont je suis le modeste porte-parole, le temps n’existe pas, seul existe l’instant présent, la vie. Le problème du voyage dans le temps ne se pose pas.

Donc, ne rêvons pas le voyage à travers le temps n’est pas pour demain à moins qu’une nouvelle théorie du temps et de l’espace ne vienne bousculer le paysage spatio-temporel.

PS. Le paradoxe de jumeaux issu de la théorie de la relativité ne constitue en aucun cas un voyage dans le temps. il est induit par l’hypothèse de la contraction du temps pour un objet voyageant à grande vitesse (proche de la vitesse de la lumière)

Pourquoi « dieu existe-t-il est » une mauvaise question ?

C’est la question fondamentale dans toute philosophie, elle détermine irrévocablement notre vision de la vie, les notions de temps et d’espace, de finitude ou d’infini …

C’est une question ambiguë et paradoxale car la notion même d’existence est du ressort de la vie humaine ou naturelle, du vécu  terrestre, du temporel par rapport au spirituel.

A la question : « dieu existe-t-il ? »,

  1. si on répond : « non ! », cela signifie qu’il n’est pas du domaine temporel mais qu’il peut exister dans le spirituel, le transcendant, métaphysique. Donc exactement le contraire de la réponse : non.
  2. Si on répond : « oui ! » signifie donc que dieu est du domaine temporel, du domaine des humains, donc le contraire de ce que l’on a voulu dire.

Voilà une question qui a une réponse plus que paradoxale. Cela est du au fait que si on peut définir ce que veut dire exister on a ni mot ni concept pour définir ce qui n’existe pas mais qui pourtant est là.

En fait, dieu existe ou dieu n’existe pas sont deux croyances et comme telles ne sont pas questionnables. Il s’agit, non pas d’une réponse à une interrogation mais d’un choix délibéré que nous faisons soit librement, soit sous influence familiale, environnementale, ou culturelle.

Au début de ma vie j’ai choisi : « dieu existe » et j’ai construit ma pensée sur ce choix. Je me suis ensuite aperçu que ce choix n’était pas satisfaisant car il ne correspondait plus à mes expériences, mon vécu, mes positionnements, mon identité. J’ai donc modifier ma croyance et choisi « dieu n’existe pas » ce qui répondais mieux à ma pensée. Il n’est pas dit que de nouvelles expériences ne modifierons pas mon choix (mais il faudrait faire vite car une telle bascule demande un certain temps de reformulation et il ne m’en reste pas trop !)

L’espérance de vie d’un dieu est de 2 à 3000 ans. Amon, Isis, Osiris, on vécut  3 millénaires avant d’être « mangés » par Zeus, Apollon, Athéna, (2000 ans) eux même phagocytés par Jupiter, Apollon, Minerve, eux même remplacés par notre Sainte trinité. Par quoi seront remplacés les dieux moderne ?  (environ 2000 ans) En fait ils ne durent que le temps de la civilisation qui les a engendrés et disparaissent avec elle. Les civilisation indiennes ou asiatiques ont duré plus longtemps et Bouddha, Brama, Vishnou, Krishna durent encore !

Pourquoi toujours la question du « pourquoi ? »

Devant un événement qui nous arrive, deux questions se posent : Pourquoi ? Comment ? La seconde question semble la plus évidente car elle concerne ce que nous subissons. La première est plus complexe. Pourtant la première question qui se pose à nous est ; Pourquoi ? En fait c’est l’analyse de ce pourquoi ? qui va « colorer » celle du comment ?

Dans une enquête policière la première interrogation qui vient à l’enquêteur est le mobile (pourquoi ?) c’est à dire quelle est la justification de l’événement.

Dans les religions devant une catastrophe la grande question est « pourquoi dieu, dans son infinie bonté, nous inflige-t-il cela ? ». Les religieux cherchent désespérément une réponse et chaque partie dépense des trésor d’imagination pour en proposer une, à tout prix.

Les anciens devant un tel phénomène pensaient les dieux en colère et pour les calmer leurs offraient des sacrifices animaux ou humain … comme quoi un « pourquoi erroné » peut entrainer des réponses, pour le moins, inappropriées.

La question du pourquoi est importante car elle motive en général nos comportements via un processus complexe

Une question qui se pose immédiatement est de savoir pourquoi la notion de « pourquoi » est plus importante que la notion de « comment »

Le « pourquoi » nous touche directement. Il traduit la relation que nous avons avec l’autre  et en ce sens il nous met en cause. Le « comment » est le problème de l’autre qui va agir, il ne nous concerne qu’indirectement via les conséquences qu’il peut entrainer pour nous. Nos comportement seront la résultante de l’analyse du « pourquoi » qui va définir notre positionnement vis à vis de l’autre (acceptation, culpabilité, colère) et du « comment » qui va permettre de définir la stratégie que nous allons adopter vis à vis de la stratégie ‘du « comment » de l’autre.

Dans la psychologie relativiste la notion de positionnement et le fondement même « l’essence de l’être ». Le positionnement vis à vis d’un événement est l’analyse critique de cet événement par rapport à nos expériences précédemment vécues. C’est cette analyse qui, à travers la définition d’une relation causale entre l’événement et notre histoire, donne un sens à l’événement. Ce réseau de positionnements constitue notre identité, ce qui fait de nous l’être unique que nous sommes.

Ce besoin absolu de nous situer vis à vis de ce que nous vivons est le fondement de la création de notre identité. C’est à travers ces divers positionnements que nous avons le sentiment d’exister et ainsi de nous sortir de l’angoisse originelle.

La question « pourquoi ? », qui définit la relation causale à l’autre est, de ce fait, la nécessité primaire de tout vécu

PS. Au début de la formation de la conscience, vers l’âge de 4 à5 ans, la grande question des enfants est :et pourquoi ? et pourquoi ?

PPS. On connaît l’expression populaire : «  rechercher le pourquoi du comment » qui exprime bien que c’est le « pourquoi » qui détermine le sens du « comment »

Le temps, l’espace, l’espace-temps

En 1687 Isaac Newton introduit les lois de la gravitation universelle. Dans ce travail il considère que :

  1. Le temps est un réceptacle (indéfini)dans lequel évolue la matière. Que la matière soit présente on non le temps lui préexiste et s’écoule
  2. L’espace est un réceptacle (indéfini) dans lequel évolue la matière. Que la matière soit présente ou non l’espace lui préexiste.

On voit qu’il s’agit d’une conception quasi religieuse puisque ses contenants indéfinis sont de nature transcendantale et échappent à l’humain qui lui représente la matière. Ceci est bien normal puisque dans ce siècle religieux en Europe Dieu a créé l’univers donc  l’espace et le temps.

Ce qui  est plus curieux c’est qu’au XXI siècle nous pensons tous (sauf certains scientifiques) encore dans le modèle Newtonien. Le temps s’écoule, d’où la notion de passé, de présent, et d’avenir, l’espace est cet univers dont nous ne connaissons pas les limites mais qui nous entoure dont nous somme prisonniers.

On conçoit, de façon simpliste, pourquoi la matière ne pouvant évoluer dans deux espaces différents peut être représenté comme évoluant dans deux espaces confondus en un seul appelé espace-temps. C’est le modèle qu’a présenté Einstein dans ses théories de la relativité (1905 -1915).

Le modèle Newtonien est un système dans lequel le temps s’écoule et l’espace se déroule de façon totalement indépendante de la matière qu’ils contiennent. Ils transcendent la matière de nature religieuse ou métaphysique. C’est une vision de l’univers dans laquelle le temps est mobile, varie à chaque instant, et ou l’espace est fixe, invariant (même si son contenu, lui, peut varier)

Imaginons un instant un univers inverse, dans lequel le temps serai fixe, invariant et l’espace mobile

  1. Le temps. Prenons un exemple simple.
    Pensons à un événement passé, la dernière fête de noël par exemple. Ne nous pouvons y penser que dans le temps présent. Le passé n’est qu’une construction chronologique dans notre mémoire, c’est à dire dans l’instant présent. Le passé n’existe que comme une construction mentale dans notre présent.
    Le passé n’existe pas.
    Pensons maintenant à un événement futur comme nos prochaines vacances. C’est encore une représentation mentale de notre mémoire, c’est à dire dans le présent. Le futur n’existe pas.
    Intéressons nous au présent. C’est un instant qui passe immédiatement dans le passé et qui a une durée infiniment courte, donc nulle. Le présent n’existe pas non plus.
     Conclusion le temps n’existe pas et nous ne saurions l’appréhender. Par contre ce qui est à notre portée est la mesure de la durée. C’est une mesure relative qui nous permet d’évaluer le temps « écoulé » entre deux événements par comparaison à une durée de référence. Prenons l’évaluation en termes de jours. On défini le jour comme la durée de la rotation de la terre sur elle-même et pour chaque intervalle entre deux événements on évalue le nombre de rotation de la terre effectuée et l’on en  déduit la durée en jours. OK mais quelle est la durée absolue de la rotation de la terre sur elle-même ?  Comme toute évaluation humaine elle ne peut être que relative, toute pensée est relative, tout positionnement est relatif, c’est pourquoi nous avons développé la psychologie relativiste.
  2. L’espace. Prenons quelques exemples simples
    Vous êtes en voiture, par affaitement immobile dans l’habitacle et le paysage semble se dérouler devant vous, il semble couler sous la voiture. Ou bien vous étés en randonnée vous marchez vers un but. Si vous vous choisissez comme référence, vous êtes, vous immuable et le paysage change à chaque instant en rapprochant le but de vous. Vous restez sur place et le paysage se modifie à chaque instant vous rapprochant de votre objectif.
    On ne peut, pour l’espace ne mesurer que la distance par référence à un mètre étalon arbitrairement choisi pour représenter un mètre. Les distances se mesurent par rapport à ce mètre. Mais quel est sa longueur dans l’absolu ?

Il y a de nombreuses façons d’appréhender temps et espace, mais toujours de façon relative. Tout dépend de la référence que vous choisissez. Si, comme Isaac Newton vous prenez l’univers comme référence (vision divine qui personnifie l’univers) vous vous déplacez dans le temps et dans l’espace. Si vous vous choisissez comme référent ce sont le temps et l’espace qui changent autour de vous.

Mais quoi qu’il en soit vous n’aurez toujours qu’une vision relative de cet univers qui dépendra de la référence choisie ! … longue vie à la philosophie relativiste.

Un miracle, miraculeux, ou hasard ?

Un miracle est un fait extraordinaire, dépourvu d’explication scientifique, qui est alors vu comme surnaturel attribué à une puissance divine. Il est accompli soit directement, soit par l’intermédiaire d’un serviteur de cette divinité.

Il s’agit là d’une notion religieuse non reconnue par la science, pour laquelle le concept de phénomène inexplicable (généralement associé aux miracles) n’existe pas. La science ne connaît que des phénomènes inexpliqués, c’est-à-dire non encore élucidés en l’état actuel du savoir.

Les phénomènes naturels

Durant des siècles les phénomènes naturels ont été le fait de la colère des dieux. Sécheresses, inondations, tempêtes, tremblements de terre avaient chacun leur dieu responsable qu’il fallait amadouer par des offrandes, des sacrifices animaux ou humains, des prières, ou des pénitences. Ce n’est qu’après le grand tremblement de terre de Lisbonne en 1755 que, notamment sous l’influence des philosophes des lumières,  la cause divine de ces phénomènes a été mise en doute. La plupart des Lisboètes, après avoir vécu ce traumatisme et malgré leur ferveur catholique, ne parvinrent pas à comprendre comment leur Dieu avait pu condamner des milliers d’innocents à la mort. Si Dieu était bon, pourquoi aurait-il infligé ce châtiment divin à des milliers d’innocents ? Beaucoup de personnes ont donc tourné le dos à l’Église, et ont choisi les sciences et la raison, ce qui favorisa le développement des idées des Lumières. C’est un grand tournant dans l’histoire de la pensée puisque l’humain n’était plus soumis aux contingences divines mais aux lois de la nature. Ce qui jadis relevait du miracle dépendait maintenant de la nature.

Les guérisons miraculeuses.

Ce qui ressort de nos jours officiellement du miracle sont essentiellement les « guérisons miraculeuses » notamment au cours du célèbre pèlerinages à Lourdes. Pour éviter toute critiques, l’église s’efforce de justifier le caractère miraculeux de ces guérisons en diligentant des enquêtes sérieuses par des médecins et des spécialistes indépendant. Si ceux-ci peuvent attester du caractère indéniablement miraculeux de ces guérisons l’église s’arroge le droit de les attribuer à une intervention divine, dieu récompensant la grande piétée du malade. Il s’agit là d’un abus de pouvoir et de crédulité. Pourquoi ne pas attribuer cette guérison à Allah, Vishnou, ou autre dieu, ou encore à un phénomène encore non explicité par la science. Il existe pourtant des guérisons qui tiennent du miracle chez des patients qui n’ont aucun attachement à quelque religion que ce soit !

Les apparitions

Encore un phénomène qui apparaît comme miraculeux. Dans les temps anciens c’étaient les dieux eux-mêmes qui apparaissaient à leurs disciples. Dieu est apparu à Moïse pour lui remettre les tables de la loi (gravée sur une pierre qui devait peser au moins 150 kilos). Il est apparu à Abraham avec le buisson ardent. Ensuite dieu ne s’est plus montré et c’est la vierge Marie qui c’est manifesté. Les apparitions mariales sont nombreuses. Elles sont gérées par :

 Des éléments doctrinaux 

– Les messages recueillis et les paroles du voyant ne doivent en aucun cas apporter une nouveauté théologique et spirituelle puisque la Révélation chrétienne est achevée à la mort du dernier apôtre (Jean).

– Rien ne doit être proposer de nouveau en matière liturgique, ce qui est du ressort exclusif du magistère de l’Église.

– Les paroles de la Vierge ne doivent en rien contrarier, compléter ou diminuer les traditions de l’Église catholique.

– Ces mêmes paroles ne doivent jamais contredire ou tenter de modifier le contenu de la Bible.

– Les évêques sont attentifs à deux choses notamment : les images symboliques servant à décrire la Trinité et la place et le rôle de la Vierge dans l’économie de salut

Des éléments humains 

Le moralité du voyant (propension au mensonge, à l’affabulation, à la dissimulation, degré de sincérité, profession, sociabilité, voisinage, ancrage familial, antécédents judiciaires), ainsi que la spiritualité du voyant (croyant, pratiquant, engagements ecclésiastiques et paroissiaux, membre d’un ordre ou d’une congrégation religieuse, parcours canonique : a-t-il déjà été sujet d’un procès ecclésiastique ?) sont pris en compte. L’évêque prête une attention soutenue aux écrits du voyant, s’ils existent. L’Église s’intéresse également aux antécédents psychiatriques de la personne (hallucinations, internement par le passé).

Quelle est la position de l’Église sur les apparitions actuellement ?

Prudence, prudence et encore prudence ! Pourquoi ? Pour trois raisons au moins : d’abord parce que l’Église veut discerner ces expériences charismatiques comme Jésus lui-même a perçu le « merveilleux » dans l’Évangile et il n’a pas hésité à mettre en garde plusieurs fois ses disciples à l’encontre des « faux prophètes ». Ensuite, une apparition, même reconnue, n’est jamais un objet de foi : vous pouvez être un bon catholique sans jamais croire une minute que la Vierge soit apparue à Lourdes ou à Fatima. Lorsque l’Église authentifie une apparition, elle ne dit pas que les fidèles doivent confesser cela, mais, simplement, de foi humaine, rien ne s’oppose, après vérification, à la foi et à l’enseignement catholique. Les croyants peuvent, s’ils le désirent, légitimement y adhérer. L’apparition reconnue devient ainsi un soutien spirituel mais ne complète en rien la Révélation biblique. Enfin, et contrairement à ce que l’on entend parfois, le pape n’engage jamais l’autorité de l’Église en matière de révélations privées, mais exclusivement en matière doctrinale et éthique.

Toute apparition est donc considérée comme une révélation privée ne pouvant remettre en cause les dogmes de l’Église. En fait elles sont racontées par des personnes isolées, sans témoins, et déjà à l’avance convaincues de la toute-puissance de Dieu.

Et la hasard dans tout cela ?

On peut considérer le hasard (ou du moins c’est comme cela que je le conçoit !) comme résultant de la rencontre de plusieurs séries causale si nombreuses et si complexes que nous ne sommes, en l’état de nos connaissances, incapable de les expliciter et donc de les prévoir. Voilà une définition qui s’applique parfaitement aux événements miraculeux sans avoir besoin de s’adresser au miracles, ni au divin !

Le concept du bien et du mal

C’est une notion dont les philosophes se sont largement emparés. Coluche disait des technocrates : «  C’est des mecs qui quand tu leur poses une question, après qu’ils t’aient répondu tu sais même plus la question que t’as posé ! ». Pour les philosophes c’est un peu la même chose. Alors essayons d’être simple.

Dans la nature originelle cette notion n’existe pas. La lion mange l’antilope, ce n’est ni mal ni bien, c’est une simple nécessitée. Dans la nature seule la nécessitée fait loi. Nécessité de survivre et de se reproduire sans lesquelles l’espèce ne peut exister. Toutes les espèces vivantes sont donc liées à cette loi.

Ceci correspond à la nature définie sans les humains. Voyons l’influence qu’ils peuvent avoir sur les lois naturelles.

Imaginons un homme seul sur une ile déserte, peut-il avoir la notion de bien et de mal. Sans doute cette notion ne pourrait exister car il faut bien un juge extérieur pour juger l’action. Hors l’homme est seul et son jugement personnel n’aurait aucun sens. Il est comme les animaux soumis aux lois de la nécessité. Un homme seul n’est pas soumis aux valeurs morales. Il ne peut être qualifié d’égoïste, d’ambitieux, orgueilleux.

Rajoutons maintenant un autre individu sur cette ile. Les voilà contraint à une coopération. Qui va s’installer à tel endroit, qui à accès à certaines ressources. Il vont devoir négocier quelques règles de « vivre ensemble ». Maintenant celui qui enfreint les règles fait « mal » et celui qui les respectes fait « bien ». La notion du bien et du mal apparaît à partir du moment ou il y a relation entre au moins deux humains.

Quand les humains sont plus nombreux se forment des clans, des tribus, des provinces, des nations qui chacune vont développer leurs règles de « vivre ensemble », donc leur notion du bien et du mal, leurs valeurs et leurs morales.

Ces notions sont définies par un consensus entre les membres concernés de la communauté en fonction des circonstances, de l’environnement, de la période. Selon les groupes sociétaux ces valeurs pourront être différentes, voire antagonistes.

C’est une des différences fondamentales entre les humains et les animaux. Les animaux ne développent pas de morale. En ce qui concerne les animaux domestique (donc dressés) la notion de bien et de mal est remplacée par la notion de récompense et punition qui n’est pas une réflexion morale mais une simple analyse des conséquences d’un comportement. Chez certains animaux on peut observer une amorce de morale, notamment sur ceux qui vivent en groupe. Les males dominant qui ont seul le droit de s’accoupler avec les femelles, des individus qui ont des fonctions bien définies (abeilles, fourmis, lions), ce qui défini une amorce d’organisation sociale, donc de morale. Bien sûr cela est sans commune mesure avec les organisations humaines qui croulent sous les règlementations (code pénal, code civil, code des impôts, code du travail, code de la sécurité sociale, code des assurances, règlements intérieurs, règles du jeu …)

La notion de bien et de mal est donc bien un concept inventé par les humains pour régir la vie en collectivité.

Mais le problème est plus complexe avec les religion qui prônent une morale énoncée par leur dieu et qui peut parfois être contraire à la loi. En principe la loi de dieu qui conditionne le bonheur dans la vie éternelle devrait s’imposer devant la loi des hommes qui ne garanti que la tranquillité pour les quelques années de vie. Dans les régime religieux c’est la loi de dieu qui s’implose (mais une seule religion est tolérée) dans les états laïques c’est la loi des hommes qui s’impose et défini le bien et le mal.

Pour encore compliquer les choses s’ajoute pour chacun une morale personnelle fruit de son éducation, de ses expériences, de ses fréquentations. Celle ci n’a officiellement aucune priorité sur a loi des hommes ou sur le loi de dieu mais elle, ne manque pas d’influer sur nos positionnements, nos jugements, et nos comportements. Elle nous met souvent en contradiction avec les lois en vigueurs. On pourrait citer mille exemples ou la légalité nous paraît totalement immorale (l’évasion fiscale, l’accaparement des richesses par un petit nombre, les agissement des régimes dictatoriaux, les délits impunis …)

En conclusion, le concept de bien et de mal recouvre une notion très relative qui dépend énormément de la structure des société, de leur culture, de leurs environnement, des religions dominantes. Ce qui est le mal pour les uns peut être le bien pour les autres. Les terroristes de Daech font le bien en éliminant les mécréants pervertis, bien sûr pour nous ils sont le mal absolu. C’est une distinction fondamentale entre animaux et humains. Les premier ont des émotions dont ils peuvent évaluer les conséquences bénéfiques ou délétères, les humains ont des sentiments, c’est à dire la confrontation entre leurs émotions et leur culture, entre leur présent et leur passé, entre leur ressenti et sa sociabilité.

Alors comment définir le bien et le mal. Ce n’est pas possible car le bien et le mal n’existent pas, ce n’est ni un fait, ni une réalité mais un simple construction intellectuelle ; individuelle, dépendante pour chacun de ses croyances, de celles de sa communauté, de son environnement, des circonstances, et surtout de ses intérêts personnels. Tout au plus peut-on en faire un concept général aux infinies définitions.

Cet article est-il bien ou mal ? pour moi il est plutôt bien, pour vous il sera peut-être mal, et pourtant il sera le même. Un jugement sur un fait, ne change pas le fait. Il définit simplement la position de chacun par rapport à lui.

Le bien et le mal ne sont pas un fait de la nature. C’est une notion dont les animaux sont dépourvus et dont, d’ailleurs, ils n’ont pas besoin pour vivre. Bien au contraire cela nuirait à leur capacité de survie. Seuls les humains dotés d’une capacité cognitive développée ont été capable d’inventer ce concept qui pour eux vital. C’est une notion éminemment volatile.

Élever des animaux pour s’en nourrir était le must (Labourage et pâturage sont les deux mamelles de la France : Sully 1638) aujourd’hui manger des animaux devient presque un crime

Y a-t-il vraiment plusieurs religions ?

Il y a des limites à notre condition d’humain. Chacun de nous en est conscient qu’il s’agisse de limites dans le temps, dans l’espace, dans nos capacité d’agir. Comme chaque fois que nous sommes confrontés à des limites la question se pose : « Qu’y à-il au-delà de ces limites ? ». C’est dans cette interrogation que prennent naissance les religions.

La solution est introuvable car nous ne sommes capables d’imaginer, de nous représenter que ce qui est de notre domaine de connaissance, c’est à dire ce qui est dans le périmètre de notre condition humaine. Comment imaginer ce qui peut exister au-delà de l’univers connu. Soit, par exemple, on imagine que l’univers n’a pas de limite et cette notion d’infini n’a aucun sens dans le domaine humain, soit l’univers a une limite et qu’y a-t-il au-delà ?

C’est la porte ouverte à l’imagination

  1. Les scientifiques utilisent à foison la notion de zéro et d’infini, qu’il s’agisse du temps et de l’espace, voire d’autres grandeurs comme la température, voire de la masse, de l’intensité ou autres. C’est couramment admis dans le théories scientifiques mais dépourvu de sens dans le domaine humain.
  2. Dans les religions on est aussi obligé d’imaginer l’imaginable. Une sorte d’entité supérieure, indépendante de toute contingence humaine et par sa positon transcendantale gérant ce qui dépasse la condition humaine. Le concept de dieu est créé
  3. Un fois ce concept créé il faut lui créer des relations avec le monde des humain faute de quoi il ne nous servirai pas à grand-chose. Mais pour lui créer ces relations ont est bien obligé de lui trouver une incarnation humaine qui lui serve de « passeur », quelles relation pourrait avoir une entité transcendantale avec nous pauvre humains
  4. Chaque religion a trouvé son incarnation humaine de son dieu. Les chrétiens ont choisi Jésus, fils de dieu mais fait homme, les musulmans ont Mahomet prophète de Allah, les juifs Moïse et ses tables de la loi, les bouddhiste ont Bouddha et son enseignement sacralisé, et les hindouiste les avatars humain de leur divinités. C’est à travers ces représentations que se fait la communication, sans cela impossible, entre l’entité divine et les humains.
  5. Ce n’est sans doute pas une coïncidence si ces communications se font sur le forme de lois. En gros : « tu feras ça, tu ne feras pas ça »’est un invariant dans les religions que dieu fixe les règles du vivre en société, les limites du bien et du mal.
  6. Coïncidence encore, les règles de vivre ensemble fixées par les divers dieux sont très similaires à celles fixées dans les sociétés organisées non religieuse. On retrouve toujours la notion de partage, associée à la notion de propriété, la notion de protection des plus faibles impliquant une certaine inégalité, la protection de la cellule familiale … enfin les règles du vivre ensemble qui permettent à une société de fonctionner sans trop de conflits
  7. Bien sur la différence est que dans les sociétés religieuse le respect des lois divines est récompensé par une sorte de vie éternelle heureuse alors que dans les société laïques le respect des lois fait appel à un certain sens civique.

Ces similitudes entre les diverses religions ainsi que l’athéisme interroge. Qu’est ce qui justifie un tel fossé culturel entre les divers cultes ?

  1. Prenons l’idée de dieu, ou de l’infini pour les athées. Elles sont impossibles à imaginer, à se représenter pour un humain. L’infini, le néant (zéro), une entité transcendantale, cela ne peut avoir pour nous aucun sens, c’est un concept qui échappe totalement à nos critères humains (puisque par essence en dehors de notre univers). C’est un concept abstrait dont des prêcheurs nous ont inculqué une représentation qui peut nous satisfaire mais qui est un non-sens absolu.
    se pose alors la question de la coexistence de plusieurs dieux. Peut-on utiliser notre système de numération dans un univers transcendantale, cela a-t-il un sens de compter des entités dont on ne sait pas ce qu’elles peuvent être. La transcendance peut-elle se diviser, s’additionne … autant de questions absurdes.
  2. Quand aux religions elles sont toutes fondées sur des récit apocryphes (les textes sacrées) qui auraient été proférés par des humains représentant de dieu sur terre (Jésus, Moïse, Mahomet, Bouddha étant un cas un peu plus original puisqu’il était homme avant de devenir divinisé). Il n’est pas un dogme des religions qui n’ait été inventé par les humains au hasard des nécessités géopolitiques, culturelles, sanitaires, de pouvoir. Si la notion de dieu et de nature transcendantale, métaphysique, les religions sont toutes de nature humaine. Il n’y a rien de divin dans la pratique des religions, uniquement une organisation cultuelle des communautés qui préside plus de rituels humains que divin. S’il existe plusieurs religions c’est que selon les époques, les régions, les circonstances les communautés religieuses ont développés des règles, de dogmes, de rituels différents tout comme les sociétés développent les organisations nécessaires à leur survie. Les diverses religions ne sont en fait que diverses évolutions clturelles
  3. Il existe cependant une différence entre les croyances scientifiques et religieuses. Pour les scientifiques les croyances sont toujours temporaires. Le grand principe des théories scientifiques et qu’elles ne sont valable que dans le temps ou elles sont conçues. Elle sont inexorablement vouée à être remise en cause. Un scientifique se trompe toujours. Aristote a tout faux, Newton est dépassé, la loi de Lavoisier (rien ne se perd rien ne se crée) à été démentie par la découverte de la radioactivité avant que Einstein ne la remette en vigueur en démontrant l’équivalence de la matière et de l’énergie.
    Pour les religions les dogmes sont issus de dieu et par la même intemporels. Ce que dieu a fait, seul dieu peut le défaire
    Le scientifique admet sont erreur, le religieux jamais. En quelque sorte on peut croire, mais évitons de croire dans les pratiques.

Vérité et certitudes

Voilà deux mots qui, sans être des synonymes, ont une certaines analogie. Ils sont pourtant de nature fort différente. Alors que le vérité et une notion du domaine de la métaphysique, la certitudes reste du domaine de la connaissance humaine et de la formation de la conscience

La vérité

Comme la liberté, l’égalité, et toutes les grandes utopies qui animent nos comportements, elle est non factuelle mais due à la perception que les humains peuvent en avoir.

Prenons un événement quelconque vécus par un certain nombre d’individus. Chacun vivra et raconteras son vécu de cet événement en fonction de son expérience personnelle, de sa confrontation avec ses expériences et sa culture. Un exemple simple et la lecture de la presse quotidienne. Soit un événement qui se serai produit quelque part en France ou dans le monde. Lisez le Figaro, le nouvel obs.’, l’humanité, la Parisien, le monde, l’action Française …autant de journaux, autant de vision différente du même événement Ou est la vérité !

Tout jugement humain sur un événement (jugement ne voulant pas dire condamnation) est un positionnement par rapport à cet événement en relation, par comparaison, avec des expériences précédemment vécues. Il est, par nature, imprégné de subjectivité, donc différent selon chaque individu. Il n’est pas, dans le domaine humain de jugement qui échappe à cette règle. Les religions ont géré le problème en imaginant un être transcendantal, non soumis à l’expérience humaine et qui peut de ce fait posséder la vérité. Dieu voit tout, dieu sait tout. Dieu connaît la vérité, non seulement car il sait tout, mais il connaît la vérité car c’est lui qui la crée selon sa propre volonté. Il ne peut donc l’ignorer.

Le problème est qu’il n’existe pas un seul dieu, mais une multitude. Réunissons les principaux dieux faisant autorité actuellement et posons leurs la question de par exemple la guerre en Ukraine.

  1. Le dieu des chrétiens y verra une lutte entre le bien et le mal, une forme d’œuvre de Satan avec une pointe  de perfidie de voir les orthodoxes soutenir l’œuvre de Satan
  2. Allah y verra les derniers soubresauts d’une civilisation chrétienne en plein déchirement prête à faire place à un Islam triomphant.
  3. Yahvé se dira que tant que les intérêts de son peuple choisit (les Juifs) ne sont pas remis en cause ce conflit n’a que peu d’intérêt.
  4. Bouddha prendra les choses avec compassion, méditant sur son nombril et prêchant la tolérance pour mieux sauver son âme et préserver sa déité.
  5. Quand à Brahma je l’imagine faisant des reproches à Shiva : « pourquoi détruis-tu tout ce que j’ai créé ? » et Shiva de lui répondre : » peut-être parce que tu l’as mal fait » … une vrai querelle des dieux de l’Olympe

Évidement tout ceci est un jeu mais qui montre clairement que :

  1. On ne peut savoir ce qui se passe dans la tête d’un dieu (à condition qu’il en est une) mais simplement ce que nous humain pourrions ressentir si nous étions à leur place … ce qui n’est pas possible. Prêter des sentiments humains à un dieu est simplement en nier la déité. La religion est la négation même de la notion de dieu.
  2. Que si dieu il y a, il ne peut y en avoir qu’un seul. Si il y a dieu il y a vérité unique ce qui est impossible avec plusieurs dieux. Les religions devraient comprendre que : « Une religion ça va, trois religions bonjours les dégâts ! »

La certitude

Voilà une notion lié à celle de vérité mais qui se situe sur un autre plan. La certitude est non seulement le sentiment de détenir la vérité, mais également de nier la vérité des autres.

Contrairement à la notion de vérité qui est du domaine de la métaphysique la certitude est le résultat d’une construction de la conscience à structure rigide. Dans ce type de conscience les relations logiques entre les diverses images mentales sont sans nuance

  1. Dans une conscience rigide, si B dépend de A, on est en présence d’une proposition sans nuance. B résulte de A …point final
  2. Dans une conscience plus souple si B dépend de A c’est avec une certaine marge d’incertitude. Sans doute B est le résultat de A mais peut être y at il d’autres influences, peut être Que le A n’est pas exactement celui que l’on attendait.
  3. La conscience rigide se construit sur des certitudes absolue et la conscience souple sur des probabilités maximales. La conscience rigide n’admet pas le doute, elle n’a aucune capacité d’adaptation aux idée de l’autre. On parle d’individu psycho rigide, voire à tendances narcissiques pouvant dans la contrariété virer à la paranoïa. La conscience souple a de meilleur capacité d’adaptation, de négociation, de se remettre en cause. C’est un esprit ouvert au changement.

Conclusion

La vérité absolue est une utopie que l’on peut assimiler à une croyance religieuse. La recherche de la vérité est une quête généreuse, malheureusement stérile en raison de la subjectivité de chacun dans la perception d’un événement. Comme toute course après une utopie elle procure autant d’espoirs que de déceptions. C’est la façon dont nous, pauvre humains, avons choisi de vivre. Nous courons après la vérité, la liberté, l’égalité, la solidarité, en espérant atteindre nos ambitions et sommes chaque fois déçus du résultat. Mais cette recherche est un facteur de mouvement donc de vie

La certitude, au contraire n’admet pas l’utopie, puisqu’elle n’admet que ce en quoi elle croit déjà. Elle prend sa vérité pour seule et unique et combattra violemment les idées des autres. Elle est facteur de conflit et d’intolérance. La certitude est la pire plaie de la vie en société.

Freud et moi, pas toujours d’accord

J’ai toujours prôné que dans l’histoire de la psychologie il y avait deux génies, Bouddha et Freud. Le premier car il a inventé la conscience (ou du moins sa structure) et le second car il a inventé l’inconscient.

Je ne parlerai pas ici de la pratique thérapeutique mais de la théorie et des principes de la psychologie

En accord avec Sigmund Freud.

Toute théorie scientifique se base sur des hypothèses et un modèle. Freud a eut le grand mérite de s’intéresser aux deux. Il a fait l’hypothèse de l’inconscient et donné un premier modèle de la conscience sous forme de trois fonctions, zones logiques.

  1. Le ça : la zone de l’inconscient ou naissent les pulsions qui ont pour devenir de s’actualiser dans nos comportements
  2. Le moi : Zone de la conscience cognitive qui gouverne nos comportements raisonnés
  3. Le sur moi : La zone qui autorise ou non l’actualisation de nos pulsions dans un comportement cognitif et raisonné. L’autorisation est donnée au nom d’une morale acquise ou de réactions sécuritaires de préservation. Ce refoulement des pulsions inadaptées et la seconde hypothèse de Freud. C’est cela qui génère, pour Freud, les diverses pathologies mentales

Tout ceci peut, avec de sévères adaptation se trouver en accord avec la théorie de la psychologie relativiste

En désaccord sur le modèle

Le modèle proposé (ça, moi, surmoi) est trop pauvre et mérite d’être enrichi. Dans la psychologie relativiste il existe trois niveau de conscience

  1.  La conscience organique, celle qui gouverne les métabolisme des plantes, des animaux, et des humains (photosynthèse, respiration, digestion, circulation sanguine …) elle est de nature totalement inconsciente
  2. La conscience émotionnelle, celle qui reçoit nos perceptions, nos émotions encore non actualisées dans un univers cognitif. Elle n’est pas consciente du point de vue cognitif (car non représenté dans un univers cognitif) mais reste présente en nous et participe en sous-terrain à nos sentiments, nos comportements (c’est le propre des animaux et des humains).
  3. La conscience cognitive. Elle constituée de la représentation de nos perceptions et de nos émotion sous formes d’images mentales reliées entre-elles par des liens logique de dépendance (comparaison, dénégation, analogie, proportionnalité, choix,) comme pourrait être les opérateurs Booléens ET, OU, NI, SI … ALORS … Chaque image se déduisant des images précédemment acquise par des relations de dépendance qui lui donnent un sens relatif. La conscience devient alors un vaste réseau d’images mentales reliées par des liens de dépendance  
  4. Dans la conscience cognitive on peut ajouter la notion de rigidité ou de laxisme des relations de dépendance. Soit elle ont un caractère totalement affirmatif et sans nuance et la conscience et dites rigide, soit elle ont un caractère plus nuancée, avec un certain niveau de tolérance ou de doutes et la conscience et dites lâche !

Pour faire un rapprochement avec le modèle Freudien, le ça serait la conscience émotionnelle, le moi la conscience cognitive, et le surmoi la rigidité de la conscience.

En désaccord sur le surmoi

La barrière du sur moi (un peu trop moraliste chez Freud) qui interdit à certaines pulsions de s’exprimer et qui les maintient dans un état de refoulement pathologique et remplacée par des erreurs dans la construction du réseau. Si entre deux images mentales se produit une erreur dans la création des relations de dépendances à l’ensemble du réseau on introduit un point d’incohérence dans la conscience. Toute image ultérieure qui viendra se comparer à ce point, même avec des relations cohérentes, sera en décalage avec le reste du réseau On développe alors une branche en discordance avec le réseau généra (on parle de cancer de la pensée !). Cette incohérence est à l’origine de certaines pathologies mentales (mal être, angoisse, maniaco-dépression, schizophrénies, voire certains autismes)

La forte rigidité de la conscience conduit au narcissisme et à la paranoïa, alors que sa trop grande laxité amène à une nature angoissée, (pusillanime, influençable, hysteroïde).

La neutralité du thérapeute

Encore un point de friction avec le maitre. Freud prône la neutralité du thérapeute, le divan, voire une relation dos à dos entre patient et thérapeute. Pour moi, dans la psychologie relativiste il ne peut exister de relation neutre entre deux être. Celle-ci induit un positionnement réciproque donc une interférence. Un relation neutre serait une non relation.

Par contre, il est certain, que le thérapeute ne doit pas être un maitre à penser, un gourou. Il doit simplement épauler le patient dans sa recherche, sa prise de conscience de sa problématique, sans engagement mais pas sans relation, car c’est en elles que se trouve la compréhension.

Freud étudie un individu isolé (bien que face à son environnement) qu’il considère face à lui-même dans ses pathologies. Or un homme isolé n’aurait aucune pathologie, il ne serait jamais orgueilleux, ambitieux, narcissique ou autiste. C’est dans la relation que chacun se vit, c’est pourquoi la psychologie relativiste étudie l’humain dans sa relation aux êtres et au choses.

Conclusion

Le gigantesque travail de Freud à ouvert la voie à la psychologie en général. Mais cette science est restée très expérimentale, basée sur l’examen clinique. Freud avait proposé une première modélisation de la conscience. La psychologie relativiste en propose un approfondissement et une nouvelle orientation, même si l’hypothèse principale reste la notion d’inconscient de Freud. En toute science la base du progrès et la modélisation du phénomène (théorie de la lumière, relativité générale, théorie quantique …).

La notion d’images mentale est, elle, inspirée de Bouddha et de sa notion de Karma, ensemble de représentation liées par des liens de dépendances.

Comme quoi c’est dans le vieux pots que l’on fait les meilleures soupes !

Bouddha et moi, pas toujours d’accord

J’ai toujours prôné que dans l’histoire de la psychologie il y avait deux génies, Bouddha et Freud. Le premier car il a inventé la conscience (ou du moins sa structure) et le second car il a inventé l’inconscient.

Je vais ici parler de Bouddha, personnage historique, mais qui n’a jamais rien écrit, et dont la mémoire s’est transmise par la tradition orale puis écrite. Son image est le fruit d’interprétation de cette tradition. A chacun son interprétation et c’est la mienne dont je parle ici, celle de Bouddha le philosophe, loin du personnage déifié et adoré dans la religion Bouddhiste.

Nos points d’accord

La présentation du Karma, une sorte de conscience, serai selon Bouddha comme un ensemble de représentations mentales reliées entre elle par des relations de causalité ou de dépendance. Ces représentations étant fausses par nature (une représentation n’est jamais la vérité qu’elle essaye d’incarner) elles induisent l’humain en erreur dans son interprétation de la vie, dans ses jugements, dans sa vision du monde. Bouddha préconise d’occulter ces représentation et de trouver dans la méditation son être réel au-delà de ces images entachées d’erreurs.

C’est exactement le schéma proposé pour la conscience dans la psychologie relativiste : Un ensemble d’images mentales liées entre elles par des relations logiques de dépendance, de comparaison, de relation critiques. Si les images mentales ne sont pas trompeuses leurs interprétations en relation critique avec le « déjà vécu » peuvent être erronées et conduire à des schismes dans la conscience et ouvrir la porte aux pathologies mentales.

Pour Bouddha, comme pour moi, le temps n’existe pas et ne se manifeste qu’au travers des relations de dépendance « avant-après » soit une chronologie des événement. Cette organisation chronologique sous forme de relations de dépendances remplace la notion de temps, mais n’exclut pas la notion de durée qui est une propriété intégrante de la relation entre événements.

Nos points de désaccord

Si géniale qu’ai put être la vision de Bouddha, il n’est pas interdit de la remettre en cause, et c’est ma première divergence avec « le maitre ».

Dans la philosophie des disciple de Bouddha, le maitre, le respect du maitre, le retour à la tradition, la prédominance des textes sacrés sont un quasi dogme. Le maitre est le maitre et sa parole fait loi.

On retrouve, là, à la fois la notion de soumission et de conservatisme en profond désaccord avec la culture scientifique dont je suis issu.

Pour moi, si le respect du maitre, du mentor, du professeur va de soi, la soumission au maitre est la négation même du progrès scientifique. Dans la relation maitre-élève, ou enseignant-enseigné le devoir de l’élève n’est pas d’imiter le maitre mais de le dépasser. En ce sens l’expression Freudienne de « tuer le père » n’as pas de sens. Dépasser le maitre c’est, au contraire, le faire vivre, suivre la voie qu’il a ouverte, c’est faire vivre ses idées, perpétuer ses travaux. C’est le plus grand hommage que l’on puisse faire à un humain de science que de s’appuyer sur son travail pour faire plus et mieux. Einstein n’a pas tué Newton, il a fait progresser la science de la matière. Sans Newton il n’y aurait sans doute pas eu d’Einstein.

Ceci explique pourquoi je me permets quelques désaccords avec Bouddha !

L’autre point porte sur l’aspect sociétal de la doctrine de Bouddha. Il prône, en effet, pour accéder au bonheur le retour sur soi-même dans la méditation, l’abandon des biens matériels, une sorte de vie d’ermite (même si elle peut se pratiquer en groupe dans des monastères)

Tout cela est parfait à l’échelon individuel, mais qu’en serait-il d’une société convertie à ce type de vie. Je vois mal 7 milliards de personnes méditant assises sous un figuier comptant sur les autres pour leur fournir la nourriture … alors que les autres comptent sur eux pour les alimenter. Quid de l’affection, de l’amour, de la famille, de la responsabilité, de la solidarité … bref de la vie en société.

Je ne penses pas la nature humaine adaptée à ce genre de vie. Nous avons trop besoin de positionnement, donc de progrès.

Conclusion

Si je suis en parfait accord avec Bouddha en ce qui concerne la structure de la conscience, son fonctionnement, et ses faiblesses, par contre le mode de vie qu’il préconise pour atteindre le bonheur me paraît une utopie. Les utopies quel qu’elles soient  (communisme, anarchie, capitalisme, voire les religions) sont toujours des pièges.