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Dieu existe-t-il ?

C’est un vaste débat qui, paradoxalement ne devrai pas exister. Il pose, inévitablement le problème de la transcendance.

La transcendance consiste dans le fait de dépasser les limites de la condition humaine, de se positionner au-delà de toute réalité humaine. Dans cette transcendance on n’a pas le droit intellectuel de projeter les concept élaborés par la pensée humaine .. car alors on quitterai le domaine de la transcendance pour rentrer dans l’univers des humains.

Pour en parler  faisons un petit tour par l’arithmétique. Comme chacun le sait, il s’agit d’une manière de dénombrer les objets.

1 signifie l’unité, l’objet unique

2 signifie le doublet, la paire

3 signifie le triplet

………….

Dans ce système chaque objet à deux propriétés : « Son dénombrement (1, 2, 3 ……) et sa qualification (pomme, citron enfant,  stylo …)

Dans ce système chaque objet doit avoir un nombre et une qualification

La suite des nombres commence à 1 et s’étend jusqu’à l’infini. Un problème a été l’introduction du nombre zéro (dont le symbole est le chiffre O). En effet comment dénombrer zéro objets et surtout  leur donner une qualification alors qu’ils n’existent pas?  Zéro est donc un nombre bien spécial.

Exemple :

On a une pomme et on ajoute un pomme

1 pomme + une pomme = 2 pommes

Supposons, maintenant, que l’on à une pomme et que l’on retire une pomme, l’idée classique est que l’on a zéro pomme.

1 pomme – 1 pomme = zéro pommes

NON ! car si on a  aucun objets comment affirmer qu’il s’agit d’un pomme ? Le zéro est un (pseudo) nombre qui peut signifier un infinité d’objets qui de fait sont absents ! De se fait zéro est une transcendance qui le relie à l’infini
Parlons maintenant e l’infini. Il est une question qui se pose souvent « L’univers est-il fini ou infini ?». Si il est fini, il a des limites et que y a-t-il au-delà de ces limites ? sans-doutes un autre univers, fini ou infini. Évidement l’infini est un grand inconnu, puisque par essence personne, dans quelque domaine que ce soit, ne peut y accéder et ainsi le définir.

Le zéro est l’infini sont deux notions transcendantales représentés par deux symbole le 0 et ∞, que l’on utilise couramment sans en avoir aucune notion précises de ce qu’ils représentent. C’est l’exemple type d’une  « pirouette intellectuelle » que nous utilisons assez fréquemment, un symbole vide de sens qui traduit notre incapacité à le concevoir.

Un autre usage de cette « pirouette » est fournit par les religions ou le concept de dieu est érigé en dogme.

De tous temps les humains ont inventé des dieu en relation avec ce qu’ils ne comprennent pas : « Le dieu du volcan, le dieu de la pluie, du soleil , de la vie, de la mort, de la guerre … » Ses dieu disparaissent au fur et à mesure que les représentations de ces phénomènes trouvent une explication rationnel dans les connaissances.

Examinons les miracles de Lourdes

. Les études scientifique prouvent qu’elles sont vraiment inattendues … miraculeuses ; impossibles à expliquer dans l’état de nos connaissances. De là à en attribuer la responsabilité à dieu il y a un pas que les religions franchissent gaillardement. Elles en attribuent la paternité au dieu local…. Sans imaginer un instant que ce pourrait l’œuvre d’un phénomène que l’on  expliquera plus tard ou pourquoi pas celle d’ Allah ; Rama, Bouddha, ou de tout autre dieu disparu des croyances d’ajours d’Hui.

Dans la transcendance dieu est une présentation hypothétique des lacunes de nos connaissances, une simple hypothèse possibles et pratique comme le zéro ou l’infini.

Passer e l’hypothèse à la croyance est le pas qu’il ne faut pas franchir. Dieu est une hypothèse sur laquelle on peut dérouler le sens de sa vie. Mais comme toute hypothèse elle mérite d’être mise en doute et non érigée en vérité absolue.

En ce sens la question : « dieu existe-t-il ? » et une non question puisqu’elle n’a pas de réponse. Évitons de ,nous la poser !

Y a-t-il vraiment plusieurs religions ?

Il y a des limites à notre condition d’humain. Chacun de nous en est conscient qu’il s’agisse de limites dans le temps, dans l’espace, dans nos capacité d’agir. Comme chaque fois que nous sommes confrontés à des limites la question se pose : « Qu’y à-il au-delà de ces limites ? ». C’est dans cette interrogation que prennent naissance les religions.

La solution est introuvable car nous ne sommes capables d’imaginer, de nous représenter que ce qui est de notre domaine de connaissance, c’est à dire ce qui est dans le périmètre de notre condition humaine. Comment imaginer ce qui peut exister au-delà de l’univers connu. Soit, par exemple, on imagine que l’univers n’a pas de limite et cette notion d’infini n’a aucun sens dans le domaine humain, soit l’univers a une limite et qu’y a-t-il au-delà ?

C’est la porte ouverte à l’imagination

  1. Les scientifiques utilisent à foison la notion de zéro et d’infini, qu’il s’agisse du temps et de l’espace, voire d’autres grandeurs comme la température, voire de la masse, de l’intensité ou autres. C’est couramment admis dans le théories scientifiques mais dépourvu de sens dans le domaine humain.
  2. Dans les religions on est aussi obligé d’imaginer l’imaginable. Une sorte d’entité supérieure, indépendante de toute contingence humaine et par sa positon transcendantale gérant ce qui dépasse la condition humaine. Le concept de dieu est créé
  3. Un fois ce concept créé il faut lui créer des relations avec le monde des humain faute de quoi il ne nous servirai pas à grand-chose. Mais pour lui créer ces relations ont est bien obligé de lui trouver une incarnation humaine qui lui serve de « passeur », quelles relation pourrait avoir une entité transcendantale avec nous pauvre humains
  4. Chaque religion a trouvé son incarnation humaine de son dieu. Les chrétiens ont choisi Jésus, fils de dieu mais fait homme, les musulmans ont Mahomet prophète de Allah, les juifs Moïse et ses tables de la loi, les bouddhiste ont Bouddha et son enseignement sacralisé, et les hindouiste les avatars humain de leur divinités. C’est à travers ces représentations que se fait la communication, sans cela impossible, entre l’entité divine et les humains.
  5. Ce n’est sans doute pas une coïncidence si ces communications se font sur le forme de lois. En gros : « tu feras ça, tu ne feras pas ça »’est un invariant dans les religions que dieu fixe les règles du vivre en société, les limites du bien et du mal.
  6. Coïncidence encore, les règles de vivre ensemble fixées par les divers dieux sont très similaires à celles fixées dans les sociétés organisées non religieuse. On retrouve toujours la notion de partage, associée à la notion de propriété, la notion de protection des plus faibles impliquant une certaine inégalité, la protection de la cellule familiale … enfin les règles du vivre ensemble qui permettent à une société de fonctionner sans trop de conflits
  7. Bien sur la différence est que dans les sociétés religieuse le respect des lois divines est récompensé par une sorte de vie éternelle heureuse alors que dans les société laïques le respect des lois fait appel à un certain sens civique.

Ces similitudes entre les diverses religions ainsi que l’athéisme interroge. Qu’est ce qui justifie un tel fossé culturel entre les divers cultes ?

  1. Prenons l’idée de dieu, ou de l’infini pour les athées. Elles sont impossibles à imaginer, à se représenter pour un humain. L’infini, le néant (zéro), une entité transcendantale, cela ne peut avoir pour nous aucun sens, c’est un concept qui échappe totalement à nos critères humains (puisque par essence en dehors de notre univers). C’est un concept abstrait dont des prêcheurs nous ont inculqué une représentation qui peut nous satisfaire mais qui est un non-sens absolu.
    se pose alors la question de la coexistence de plusieurs dieux. Peut-on utiliser notre système de numération dans un univers transcendantale, cela a-t-il un sens de compter des entités dont on ne sait pas ce qu’elles peuvent être. La transcendance peut-elle se diviser, s’additionne … autant de questions absurdes.
  2. Quand aux religions elles sont toutes fondées sur des récit apocryphes (les textes sacrées) qui auraient été proférés par des humains représentant de dieu sur terre (Jésus, Moïse, Mahomet, Bouddha étant un cas un peu plus original puisqu’il était homme avant de devenir divinisé). Il n’est pas un dogme des religions qui n’ait été inventé par les humains au hasard des nécessités géopolitiques, culturelles, sanitaires, de pouvoir. Si la notion de dieu et de nature transcendantale, métaphysique, les religions sont toutes de nature humaine. Il n’y a rien de divin dans la pratique des religions, uniquement une organisation cultuelle des communautés qui préside plus de rituels humains que divin. S’il existe plusieurs religions c’est que selon les époques, les régions, les circonstances les communautés religieuses ont développés des règles, de dogmes, de rituels différents tout comme les sociétés développent les organisations nécessaires à leur survie. Les diverses religions ne sont en fait que diverses évolutions clturelles
  3. Il existe cependant une différence entre les croyances scientifiques et religieuses. Pour les scientifiques les croyances sont toujours temporaires. Le grand principe des théories scientifiques et qu’elles ne sont valable que dans le temps ou elles sont conçues. Elle sont inexorablement vouée à être remise en cause. Un scientifique se trompe toujours. Aristote a tout faux, Newton est dépassé, la loi de Lavoisier (rien ne se perd rien ne se crée) à été démentie par la découverte de la radioactivité avant que Einstein ne la remette en vigueur en démontrant l’équivalence de la matière et de l’énergie.
    Pour les religions les dogmes sont issus de dieu et par la même intemporels. Ce que dieu a fait, seul dieu peut le défaire
    Le scientifique admet sont erreur, le religieux jamais. En quelque sorte on peut croire, mais évitons de croire dans les pratiques.

Les dieux sont-ils vraiment immortels ?

Un peu d’histoire

Pour toutes les grandes religions, qu’il s’agisse de la Chrétienté, de l’Islam, du Judaïsme, de l’Hindouisme ou du Bouddhisme, leurs dieux ont toujours existés et existerons toujours. C’est une croyance. Personnellement je ne crois pas en dieu, mais ne pas croire est toujours croire, c’est toujours une croyance !

Pourtant il est historiquement bien connu que tous les dieux ont eu un début et une fin et qu’ils ont généralement vécus le temps de la civilisation qui les a engendrés.

Les dieux Égyptiens (Amon, Isis, Osiris, Horus, Mat, Anubis …) ont vécu le temps de l’empire Égyptien soit de 3150 AVJC à 300 AVJC.

Assur, le dieu Assyrien (-200 AVJC : 612) a disparu après le chute du royaume Assyrien

Les dieux Grecs ont survécu à la disparition de la Grèce antique, romanisés par l’empire Romain. Jupiter remplace Zeus, … Ces dieux romains ont disparus à l’avènement du Christianisme. Un dieu chasse l’autre !

Les dieux Incas (Apu, Apocatequil, Axomama …) les dieux Aztèques (Huitzlopochtli, Quetzalcóatl …) ont disparus avec les conquêtes Espagnoles du 15 ème et 16 ème siècles.

Les innombrables dieux des tribus indiennes d’Amérique du nord ont tous disparus avec la conquête de l’ouest américain par les colons.

Il est bien sûr impossible de citer tous les dieux qui sont morts de leur belle mort, emportés avec la civilisation qui les a honorés

Pourtant certains dieux subsistent encore de nos jours.

Les plus anciens sont sans doute les divinités Hindouiste (Rama, Vishnou, Krishna) et le dieu des Juifs (Yahvé). On en connais mal l’origine tant elle est lointaine.

Bouddha est né en 600 AVJC

Jésus fils de dieu est apparu en l’an zéro (par référence)

Allah est apparus vers l’an 600.

Voilà des dieux qui ont une naissance assez récente, auxquels, bien sûr, on attribue un passé et un futur éternel, divinité oblige.

Conclusion

Tout ces dieux défunts ont été, de leur temps, sujet d’une adoration aussi intense, sinon plus, que les actuels dieux encore en activité. Nos ancêtres les honoraient autant, sinon plus, que nos dieux actuels le sont, puisque pour certain on allait jusqu’à des sacrifices humains pour leur plaire et obtenir leurs bonnes grâces. Pourtant ils ont sombré corps et bien avec leurs fidèles. Pour une croyance, il faut des croyants et quand ceux-ci s’éteignent la croyance s’éteint avec eux. Pas de croyants, plus de dieux ! L’objet de la croyance s’efface quand il n’y a plus de croyants.

 On est donc en droit de s’interroger sur l’avenir de nos actuels dieux. Ils semblent indéboulonnables, comme paraissaient éternels le panthéons des dieux disparus. Quel est leur espérance de vie ? Survivrons-t-ils au déclin de nos civilisations ? j’en doute !

Pourtant je leur souhaite une longue vie comme je souhaite une longue vie à notre civilisation ! Pourtant elle disparaitra un jour emportant avec elle Jésus, Allah, Yahvé, Bouddha et Rama. Ils ne seront plus, alors, que de merveilleuses légendes que l’on contera aux enfants pour les endormir.

Le pourquoi et le comment des religions

L est intéressant de comparer les diverses grandes religions pour montrer combien elles ont de points communs et de similitudes.

Les points de convergences des religions

  1. Elles se réfèrent toutes à un être suprême, entité transcendantale qui règne sur le monde. Il n’est pas encore démontré que, si l’on trouvait quelques exoplanètes peuplées d’être vivant analogues à nous, ces dieux règneraient sur eux comme ils règnent sur nous.
    L’Islam a Allah, les Juifs Yahvé, les Bouddhistes Bouddha, les Chrétiens un seul dieux en trois personnes (Le père, le fils, et le saint esprit), les hindouiste la trilogie :  Brahma, Shiva, Vishnou.
    Toutes ces divinité ont créées le monde, le dominent, et le gèrent.
  2. Toutes ces religions ont un représentant humain sur terre. En effet, comme il n’est pas possible de formaliser dans une représentation humaine une entité transcendantale elles ont toutes leur représentation humaine. Les Chrétiens ont Jésus fait homme, les Musulman ont le prophète (Mahomet pour les Sunnites et Ali pour les Shiites) vénéré en lieu et place d’Allah, les Bouddhistes ont Bouddha homme divinisé, les Hindouistes ont de nombreux avatars à formes humaines de leurs dieux, et les Juifs toute une panoplie de Saint hommes fondateurs ou régnants sur le peuple Juif (Abraham, Isaac, Jacob, Josué, Moïse …) dont la destinée dépasse celle d’un humain
  3. Toutes supposent une dévotion complète à l’être supérieur. Il n’est pas de religion ou l’homme est l’égal de dieu. Au contraire il et est toujours le serviteur (de la même racine que servile !). Dieu décide de son destin et lui impose même des « challenges » pour en décider.
  4. Toutes sont bâties à partir d’un ou des textes sacrés. Chaque religion a sont texte fondateur apocryphe (non scientifiquement reconnu authentique). Les Chrétiens ont les évangiles qui n’ont pas été écrit ni par Jésus, ni par ses apôtres (sans doute illettrés), les musulman ont le Coran qui n’a pas été écrit par Mahomet, Il n’y a aucun écrit de Bouddha, la bible est un récit non attribué, le Véda hindouiste aurait été donné directement par Brahma
  5. Toutes ont une loi morale définissant le bon comportement. Les évangiles, le coran, les récit de Bouddha, la thora et les préceptes Védiques en sont les vecteurs.
  6. Toutes ont établit des règles, des rites, des liturgies généralement sans rapport avec les textes sacrés. comportement moraux, alimentaire, vestimentaire
  7. Toutes proposent une vie après la mort conditionnée par un bon comportement et définissent le bien et le mal
  8. Toutes ne reconnaissent qu’une vérité, la leur. C’est sans doute là que se trouve le point faible des religions. En effet chacune d’entre-elles repose sur un dogme établi par l’entité suprême. Comment remettre en cause ce dogme sans remettre en cause son auteur

On peut dire que par-delà des différences de formes toutes les religions sont identiques. Il n’y a de fait qu’une seule religion, un seul dieu, une seule morale sous des formes différente. On distingue le concept de dieu, entité transcendantale, et la religion qui donne une enveloppe humaine à ce concept. La notion de dieu nous dépasse, la religion est le fruit des humains, la mise en scène de la partition joué par dieu.

 Pourquoi les religions ?

On peut se demander pourquoi dans toutes les civilisations et dans toutes les époques le concept de dieu et de la religion sont apparus. Ils sont si largement partagés que l’on peut les considérer comme une nécessité de la condition humaine. Il n’est pas de civilisation, si primaire soit-elle, qui n’ait secrété un dieu.

Pourquoi cette nécessité ?

La psychologie relativiste nous fournit une réponse qi peut se résumer en un seul mot : L’angoisse.

L’être humain a un besoin impérieux de repères pour se définir et se sentir exister. C’est en établissant une relation à son environnement qu’il forge son identité. Celle-ci n’est jamais absolue, mais relative à ce qui l’entoure, à son vécu.  Pour se définir il utilise des repères par rapport auxquels il se situe. En l’absence de ces jalons l’humain ne se sent pas exister, indéfini il est flottant. Cette incertitude de lui-même est génératrice d’angoisse.

Pour se situer (prendre ses repères) par rapport à une situation vécue il a la nécessité de la comprendre car il lui est impossible de se positionner par rapport elle sans en avoir une vision claire. On se situe par rapport à un point fixe bien défini lui-même.

Il est des situations ou des phénomènes que l’on n’arrive pas à expliquer, ils sont générateurs d’incertitudes, donc d’angoisse. Dans les temps anciens les volcans, le tonnerre, le soleil, la pluie étaient des phénomènes inexpliqués et de ce fait considérés comme magiques. Pour leur trouver une explication apparemment logiques les humains ont inventé des dieux responsables. Les dieux expliquent tout ! On dit c’est dieux qui la voulu, inch Allah ! … et il n’est plus nécessaire de rechercher une explication dans le domaine humain. De nos jours ces phénomènes naturels ont reçu une explication et ont perdu leur côté magique, les dieux ne sont plus nécessaires pour les expliquer. Il reste cependant bien des grands mystères comme la vie, la mort, la création de l’univers, la vie après la mort et, là encore, les humains ont créés des dieux pour les prendre en compte. Le champ de la religion diminue avec l’avancée des sciences, mais la religiosité restera car il restera toujours des incertitudes.

. Dans toutes les religions dieu explique la vie la mort, la genèse, l’au-delà. C’est une façon de résoudre l’incertitude et d’apaiser notre angoisse. Dieu explique tout, mais rien n’explique dieu.

Une fois inventés les dieux, les humains ont besoin de leur donner une représentation humaine afin de pouvoir se les représenter et communiquer sur eux. C’est la naissance des religions (qu’il faut bien différencier de la notion de dieu). On crée alors les textes sacrés (que personne n’a jamais vu dans leur version originale), les dogmes, les rites, les hiérarchies, les prêtres. Les dieu sont de nature transcendantales, les religions de nature humaine

Bon et mauvais des religions

Comment les gens vivent-ils cette nécessité de croire, et quel en est l’incidence sur nos vies quotidiennes ?

  1. Les avantages. Étant d’essence humaine les religions éditent des dogmes et des rituels en parfait accord avec les conditions du « vivre ensemble » de nos sociétés. La morale sous-jacente aux religions : la protection des plus faibles, la solidarité, l’égalité des droits, le respect de la famille sont parfaitement compatibles avec « la déclaration des droits de l’homme et du citoyen ». Les morales religieuses et la morale athée sont plutôt compatibles et permettent l’intégration des religions dans les sociétés. Ce sont les intégristes religieux, qui considèrent les dogmes comme d’essence divine et non humaine qui empêchent l’intégration des religions dans les sociétés. Il est amusant de voir comment l’intégrisme s’oppose à l’intégration !
    Signalons que ce sont les religions qui ont initié les savoirs et les sciences ainsi que les hôpitaux, les hospices et orphelinat. Pas si mal !
  2. Les inconvénients. Le gros point négatif des religions est que le côté transcendantal des dieux ne permet pas la discussion. Dieu est un absolu dont il est impossible de conteste l’existence ou la non existence. On y croit ou on y croit pas sans discussion possible. Le vice caché des religions ne se trouve pas dans la croyance en dieu, ce qui ne gênerait personne mais dans les dogmes et le rituels, inventés par les hommes, mais que les croyants considèrent comme d’essence divine. Il en résulte des règles de vie non négociable. Tu ne dois pas manger de porc, tu dois te déchausser pour entrer dans les lieux religieux, le mariage est sacré, la vie est un dont inaliénable de dieu, tu dois prier, les femmes sont impies durant leurs règles …autant de préceptes créés par les humains auxquels on donne une origine divine.
    Il en résulte des règles de vie incompatibles avec les principes républicains et incompatibles entre les religions. Tant que les religieux considèreront ces règles comme d’essence divine et donc non négociables la cohabitation sera difficile.

Le temps existe-t-il ?

La notion de temps telle que nous la connaissons est relativement récente.

Elle  a été théorisée par Newton en 1687 dans ses « principia mathématica ». Pour lui le temps est universel et éternel. Il existe (tout comme l’espace) en dehors de l’homme de la matière et de l’énergie. Qu’il soit peuplé ou non le temps (comme l’espace) existe et s’écoule. Présenté comme tel le temps est une transcendance à l’homme, de nature quasi  religieuse. Ceci  correspond à la vision chrétienne du dieu  ayant créé l’univers, donc le temps et l’espace. Ces deux grandeurs de nature divine échappent à tout contrôle par l’humain.

C’est toujours ce concept de temps que nous utilisons, sans en avoir pleine conscience, tous les jours dans notre vie quotidienne.

Temps et durée

En fait quand nous utilisons la notion du temps nous utilisons, sans nous en rendre compte, la notion de durée.

Si je dis : « Nous sommes en 2020 », il ne s’agit nullement d’une position dans le temps,  cela signifie qu’il s’est écoulé 2020 années depuis notre « origine du temps » placée en l’an zéro, année supposée de la naissance de Jésus Christ. Comme celle-ci, origine des temps, et plutôt incertaines on comprend que mon affirmation que nous sommes en 2020 est loin d’être fiable.

Dans beaucoup de systèmes informatique la date (ou le temps) correspond au nombre de secondes écoulées depuis le 1 janvier 1970. Ce temps est universel puisqu’il ne dépend pas de la géographie du lieu. Ici encore il s’agit de durée.

Lorsque l’on dit : « combien de temps faut-il pour aller de Paris à Marseille », il s’agit bien de durée et non de temps.

La mesure du temps

Le temps ne se mesure pas et seule la mesure de la durée nous est accessible. C’est une mesure que l’on peut qualifier de différentielle et référentielle. Elle suppose un début, une fin (différentielle) et une unité de mesure (référencielle), ce qui est le cas général pour les mesures.

Début et fin sont des paramètres qui sont véritablement liés au temps mais qui ne nous sont pas directement accessibles, sauf sous forme de durée chacun d’eux étant évalué par rapport à la même origine (an zéro). C’est, en fait, la différence entre ces deux durées qui représente la durée que nous cherchons à évaluer.

L’unité de mesure, dans ce cas appelée base de temps sert à quantitativer cette durée et la rendre intelligible.

Ce schéma est celui de toutes les mesures classiques. Pour mesurer une distance, on a (à l’origine mais ce n’est plus d’actualité) pris une barre de métal de très faible coefficient de dilatation et décidé que cela représentait le mètre (dit mètre étalon). Il suffisait alors d’évaluer combien de fois ce mètre pouvait être contenu dans la distance à évaluer pour obtenir cette distance en mètre.

On sait donc mesurer cette distance en mètres, mais on ne sait toujours pas dans l’absolu, combien mesure 1 mètre !

Pour le temps on a utilisé diverses unités (bases de temps)

  1. La plus connue est le jour, divisé en 24 heures, qui représente la durée d’une rotation de la terre sur elle-même. Elle est théoriquement invariante à notre petite échelle, mais en fait elle varie très doucement dans le temps
  2. On à utilisé pour définir l’année la rotation de la terre autour du soleil (elle aussi supposée en première approximation constante).
  3. Nous utilisons donc deux bases de temps différentes et sans cohérences entre elles. En fait l’année représente 356,2422 rotations de la terre sur elle-même. Pour rétablir la cohérence on ajoute tous les quatre ans à l’année le 29 février pour retrouver une certaines cohérence, du moins à l’échelle des réalités quotidiennes. D’autres correction plus fines sont menées périodiquement pour tenir compte du fait que 0,2422 n’est pas 0,25 soit un quart pile de jours.
  4. On a depuis défini bien d’autres bases de temps beaucoup plus précises fondées sur des vibrations atomiques, mais cela ne modifie pas le principe général de mesure : début, fin, unité.
  5. Mais avec tout cela on ne sait toujours pas, dans l’absolu, combien de temps met la terre à tourner sur elle-même, combien de temps met la terre pour tourner autour du soleil, combien mesure un mètre, ou combien pèse un kilo

Passé, Présent, Avenir

Ces trois concepts sont étroitement liés à la notion de temps. Pour mieux les comprendre livrons nous à une petite expérience :

Pensons successivement à un évènement de notre passé, à une événement présent, et à un événement anticipé dans notre futur.

C’est fait ?  Alors continuons

C’est trois événement, nous y avons pensé, nous les avons vécus ou revécus uniquement dans le temps présent. Il nous est impossible de revivre le passé autrement que dans notre présent, de même que nous ne pouvons imaginer notre futur que dans le temps présent.

Dans cette vision, passé, présent, avenir, se confondent dans une forme d’universalité du temps. Ils ne sont plus qu’une chronologie des évènements, avant – après, ou cause – effet. Le déroulement des événement dans le temps est la simple construction d’un réseau de relations logiques, un faisceau relationnel entre les évènements. Le temps devient d’essence humaine puisqu’il se construit à partir de la perception des évènements, du vécu de chacun. Il perd son caractère universel pour devenir personnel comme toutes les perceptions.
En mécanique quantique, Maxwell a montré que l’évolution d’une entité ne dépendait que de son état présent en remettant en cause la notion physique de passé et de futur.

On est donc face à deux conception très différentes :

  1. Le temps dit « Newtonien » de nature transcendantale, rapidement transformé en religion. Il est universel … et si j’osais je dirai intemporel et éternel. Ceci représente exactement la nature divine. Dans cette notion le temps se fiche pas mal des hommes, ce sont les hommes qui ont besoin du temps.
  2. La notion que j’ai décrite plus haut dans laquelle le temps n’a plus son côté magique et transcendantal. Il est issue, et fabriqué par les humains. C’est le temps qui a besoin des hommes pour exister

Conclusion

Selon ce qui est exposé au-dessus la question : « Le temps existe-t-il ? » peut en fait se ramener à : « Dieu existe-t-il ? » c’est à dire à une question qui n’a aucune réponse. Je doit dire, qu’il me semble, que dès qu’une notion commence à flirter avec la métaphysique elle débouche inévitablement sur la question de l’existence de dieu.

–Temps populaire

 Tel que décrit par Newton. C’est le temps des religieux, de ce qui croient en un Dieu créateur de l’univers, même s’il sont persuadés de ne pas croire. Il nous est pratique dans la vie quotidienne car conforme à la philosophie populaire, il s’accommode de toutes nos convictions et ne heurte personne. Cependant ils est en désaccord avec la pensée moderne et crée un fossé entre les « sachants » et « le peuple »   Il est pratique mais obsolète. Dans cette définition le temps est dit contigent car il dépend d’une force extérieure.

—Le temps de la psychologie relativiste

C’est le plus proche de celui des physiciens. Il tend à se passer de dieu, sans se passer toute fois d’une certaine pensée transcendantale dont il aurait sans doute besoin pour aller plus loin dans son analyse. Le temps est un arrangement chronologique des évènements dans notre conscience, c’est cette chronologie qui secrète la durée, grandeur que nous pouvons évaluer mais pas mesurer dans l’absolu. Ce qui explique que dans cette conception l’absolu est rejeté. Dans cette définition le temps est immanent, c’est à dire auto généré.

–Le temps des physiciens 

 incompréhensible pour les « humanoïdes ». Il résulte de la théorisation de la matière et peut varier en fonction des théories. Le temps de la relativité peut ne pas être celui des quantiques. La notion évolue en fonction des progrès de la physique.

PS : Pour répondre à la question posée, le temps existe-il ?, citons :

Fernand Raynaud : « ça dépend, si y a du vent ! »

Ou

Laspales : « Y en a qui ont essayé, ils ont eu des problèmes ! » ou encore : « C’est vous qui voyez ! »

Chacun croit à sa version. Dieu existe, le temps est transcendantal, Dieu n’existe pas, le temps est du domaine de l’humain. Dans tous les cas le temps n’existe pas car s’il est transcendant il est du domaine de la croyance et non de la réalité humaine et s’il est une construction de l’esprit humain il n’a pas d’existence propre car il n’existe que sous formes d’images mentale dans notre conscience … ce qui n’est pas très différent d’une croyance !

A-t-on vraiment besoin de Dieu

Dans cet article je vais, sans doute, énumérer un certain nombre de lieux communs qui en soi ne présentent absolument aucun intérêt. Par contre la juxtaposition de ces banalités peut offrir une vision intéressante.

Cette question est d’importance car elle découle, en partie, de la question Dieu existe-t-il ? En effet la question de l’existence de Dieu n’est un problème fondamental que si Dieu présente un certain degré d’utilité. Chacun se moque bien, évidemment de l’existence ou la non existence d’une entité qui serait inutile.

La réponse à cette question dépendra, de toute évidence, de la croyance que l’on peut avoir en toute transcendance.

On peut définir trois grands courants :

Ceux qui croient en un Dieu (quel qu’il soit), les croyants
Ceux qui ne croient pas en un Dieu, les athées
Ceux qui n’en savent rien, les agnostiques

Pour les croyants, Dieu est la racine même de leur existence. C’est le créateur, le gestionnaire de la vie, le législateur, le gérant de notre mort (Rama, Vishnu, Shiva pour les hindous). C’est lui qui décide, qui donne, qui juge, récompense, pardonne, ou puni. Il gère nos destinées dans la vie terrestre et l’au-delà. Ainsi présenté, on peut dire qu’il est de toute utilité, voire indispensable. Sans Dieu nous n’existerions pas. Lui, par contre, existerait, mais personne ne serait là pour le savoir … et en ce sens il n’aurait aucune utilité, sauf sans doute pour lui.

Faisons donc l’hypothèse que Dieu existe et examinons tous les aspects de ses fonctions utilitaires, et surtout comment elles se manifestent à notre niveau. Les manifestations de Dieu en tant que gérant de la vie terrestre sont des plus rares. De façon générale personne ne l’a jamais vu, jamais entendu. Dieu ne se manifeste jamais directement mais à travers des hommes, des prophètes, des saints hommes dont seul l’engouement qu’ils suscitent les différencient des « faux-prophètes » (un peu comme pour les stars du show-biz dont les succès font souvent office de talent !). Il n’existe aucune manifestation de Dieu qui ne soit relayée dans une manifestation humaine. Un point important à signaler est que les manifestations de Dieu se font (à l’exception de l’apparition de Jésus à Paul, mais dont la vérité historique peut être contestée) toujours au travers de personnages déjà croyants convaincus … comme disais Brassens : « Faites semblant de croire et bientôt vous croirez ! » On peut les considérer plus comme une affirmation d’une croyance déjà existante qu’une manifestation divine. Il en est de même pour toutes les religions vivantes ou mortes. Il paraît tout à fait naturel qu’une manifestation d’une transcendance ne puisse s’exprimer hors du champ de la perception humaine, hors de notre champ de conscience, par contre qu’un Dieu ne s’adresse qu’uniquement à ses partisans en leur disant va convaincre les autres pose problème ! pourquoi ne cherche-t-il pas à les contacter directement !

Pour faire face à cette incapacité de l’homme à se représenter la transcendance toutes les religions ont présentées une vision anthropomorphique de leurs Dieux (Dieux de l’Égypte, Dieux Romains, Dieux de l’Olympe, Indiens, Jésus Christ). Mention particulière à l’Islam qui devant cette incapacité a déclarée « tabou » toutes représentations de Dieu, ce qui évacue le problème de l’incapacité à le représenter.

Pour en revenir au problème majeur de l’utilité d’un Dieu abordons le problème de la prière. Depuis 600 ans pour les musulmans, 2000 ans pour les chrétiens, et encore plus pour les juifs, les hommes adressent à Dieu d’innombrables prières, le sollicitant, pour eux, leurs proches, leur santé, leurs conditions matérielles, etc. etc. Si l’on faisait le rapport prières exaucées/prières adressées on serait atterré de voir combien Dieu se moque complétement de nous et de nos requêtes, au point même que lorsqu’une de nos demande paraît exaucée on crie au miracle et à la béatification ! Il est totalement inefficace et inutile.

Quant à la gestion des affaires du monde c’est encore pis ! si l’on prend simplement les événements récents : Tsunami, Tremblements de Terre, inondations, guerre en Syrie, Afghanistan, attentats terroristes, famines, sécheresses, misère, on ne voit aucune intervention de Dieu pour nous aider. Bien sûr dira-t-on beaucoup de ces malheurs sont le fait des hommes et de leur égoïsme et ils récoltent ce qu’ils ont semé. D’accord, n’empêche que Dieu ne nous est d’aucune aide.

Pour les purs athées, matérialistes, positivistes, l’existence de Dieu est niée, et par la même son utilité. Dieu n’existe pas et on s’en passe très bien ! Pourtant pour ces individus à culture, en général, très scientifique la notion sinon de Dieu, mais du moins de religiosité n’est pas absente. Dans les modèles scientifique les notions d’infini et de zéro sont absolument cruciales, la notion de propriétés physiques multiples et coexistantes (mésomérie, incertitude Quantique) est courantes dans la physique moderne. Ces notions, insensées dans nos représentations anthropomorphes, se sont imposées dans la pensée scientifique. Elles sont de même nature que les concepts religieux et servent à masquer (à compenser) l’incapacité de la pensée humaine à représenter ce qui la dépasse. Il n’existe pas de pensée scientifique sans appel au transcendantal, même si celui-ci s’affuble hypocritement d’un masque rationnel. En ce sens on peut dire que Dieu a une utilité, non pas dans la vie pratique, dans le quotidien, mais plutôt dans la conception d’une pensée, dans le développement de modèles de la vie, dans la conceptualisation du monde. Mais disons que dans ce principe c’est plus nous qui faisons appel à Dieu, plus nous qui l’utilisons, que lui qui nous propose quelque chose d’utile. On peut dire, alors, que ce n’est pas Dieu qui a créé les hommes pour le servir, mais les hommes qui ont créés Dieu pour s’en servir.

Pour les agnostiques, dont je fais partie, l’approche paraît plus simple. Dieu existe si on a besoin de s’en servir, il n’existe plus lorsqu’il nous gêne. On nage toujours en plein paradoxe, en pleine contradiction. Ce n’est plus le problème de l’utilité de Dieu qui se pose mais celui du besoin que nous avons de lui. Le vécu dans ce monde incertain n’est pas si facile. On refuse les références stables que les croyants ou les athées se sont forgées, le Dieu adoré ou honni par rapport auquel on existe. On refuse les absolus. On ne se positionne plus dans un univers cerné et défini « a priori » (univers Newtonien) mais par rapport aux entités qui peuplent notre univers (univers relativiste). Peu importe les éventuelles limites de l’univers si l’on ne se situe plus par rapport à lui mais par rapport à nos voisins connus et identifiés. La position agnostique, pour être confortable, implique une remise en cause de nos notions d’espace, de temps (et accessoirement de la matière et de l’énergie) Dans cet univers relativiste Dieu ne trouve pas réellement sa place. Mais évidemment il s’agit d’une pirouette intellectuelle qui limite l’univers à ce que nous connaissons … donc qui élimine « a priori » la notion de Dieu.

Il est bien curieux de constater comment tous ces Dieux son totalement inutiles et inefficients dans notre vécu et comment ils sont indispensables dans la représentation de ce vécu. Dieu apparaît dans tous système de représentation de la vie, dans toutes les doctrines philosophiques et religieuses (y compris celles qui le nient avec force) pour, ensuite, n’avoir aucune participation à l’ordre du monde. Dieu existe dans la théorie mais pas dans la pratique !