Rappelons d’abord deux notions de première importance :
La mémoire : c’est la zone ou le cerveau stocke l’information selon les processus décrits dans mon post précédent. On peut la comparer dans un ordinateur à la ROM (read only mémory)
La conscience : C’est l’état du cerveau activé par un message issu de nos sens. Elle gouverne les émotions, les images mentales, leur intégration dans la mémoire par la création de liens logiques de causalité avec le reste du réseau de mémoire, ainsi que les sentiments et les comportements. On pourrait la comparer dans un ordinateur à la RAM (radom acces memory)
Chez les humains et les animaux du moins les animaux supérieurs (Grands singes, chiens, chat … ) la mémoire semble de même nature, à cette différence prés c’est que chez les humains la mémoire riche de connaissance a la capacité de créer beaucoup plus de liens logiques avec un réseau de mémoire infiniment plus riche. De ce fait l’humain possède des représentations des situations infiniment plus précise, plus formalisées que l’animal.
En quelques mots : « L’humain voit, entend, sent et touche l’animal ressent ».
Alors que l’humain a des situations des images mentales, précises, élaborées, codifiées et échangeables, l’animal à des souvenir qui sont plus des impressions. Pour autant cela ne signifie pas qu’il ne mémorise pas son vécu comme l’être humain, mais qu’il développe dans sa mémorisation infiniment moins de lien logiques entre ses images que l’humain… Il crée beaucoup moins de liens de causalités, et encore moins de liens chronologiques que l’humain. C’est pourquoi ses comportement sont plus gouvernés par ses besoins immédiats, ses nécessités, que par la raison. Il est difficile de décrire le ressentit d’un animal car nous ne savons décrire que les éléments formalisés, comme nous les vivons. Chez l’animal ils sont trop flous et diffus. Néanmoins ils sont parfaitement suffisant pur qu’il puisse vivre sa vie animale.
Ne faisons pas l’erreur de prêter aux animaux des sentiments et d’analyser leur comportements comme-ci ils étaient des nôtres.
P.S. Nous aussi avons sur certains sujets une approche animale, soit que nous manquions de connaissances sur le sujet (donc de références causales) soit que le sujet soit mal codifié dans ses détails comme les odeurs, les sentiments ou même des concepts abstrait comme, par exemple, la liberté ou l’opportunité de choisi sur un sujet que nous connaissons mal. Dans ce cas notre jgement et très affectif, presque animal.
Prenons deux exemples simples :
- Demander à quelque de vous décrire certaines odeurs ; Il vous dira ça sent la lavande, l’essence, la friture, le citron …Ceci n’est pas une description mais un simple identification. Il sera impossible, pour lui, de donner plus de détails car il est incapable de créer des liens logiques avec des informations qu’il n’a pas et qui souvent n’existent pas faute de référence. C’est la perception qu’a l’animal.
- Demander lui de vous décrire une table. Il sera évidemment capable de l’identifier, mais il pourra vos dire : « de cuisine, de salle à manger, de style Louis XV, ronde ou carrée, Etc. Etc. Il sera capable de la décrire finement en créant des liens logiques avec l’ensemble de ses connaissances sur le sujet. C’est la perception des humain.
Conclusion
L’animal à une perception instinctive, globale, primaire, alors que l’être humain à également une perception instinctive, mais gouvernée (pas toujours malheureusement) par la secondarité de la raison.
Attention à tout anthropomorphisme dans nos rapports à l’animal.
Dans la nature quand un lion dévore une antilope il n’a ni sentiments, ni regrets. Il obéis simplement à sa nécessité. Un animal n’a pas de morale pour valoriser ses émotion et en faire des sentiments.
