Le présent « post » n’a pas la prétention de décrire la construction de la conscience, mais d’en donner une représentation aussi commode que possible pour en donner un modèle. Cette représentation, est proche du système de l’IA en ce sens qu’elle décrit le cerveau et sa conscience en termes de zones logiques, alors que le neurosciences les décrivent en termes géographiques. Les deux approches ne sont pas opposées mais complémentaires.
L’apprentissage cognitif
Il se fait pas à pas, strates par strates chaque nouvel élément prenant son sens par rapport aux éléments précédemment acquis
Reprenons le processus en détail
La perception. Nous abordons la perception de notre environnement par nos 5 sens (vue, ouïe, papilles gustatives, olfactives, tactiles). Ces récepteurs transforment les messages reçus en signaux électriques envoyés au cerveau. Sous cet apport d’énergie le cerveau s’active en modifiant certaines connexions neuronales. Le cerveau activé se trouve dans un état d’excitation qui perturbe son équilibre.
Résorber cette excès d’énergie peut se faire de différentes façons.
L’émotion :Vous recevez un message visuel, sonore, olfactif, gustatif ou tactile. Vos récepteurs (rétine, tympan, papilles) vont le transforme en un signal électrique transmis au cerveau via les nerfs. Recevant ce message électrique (un apport d’énergie) le cerveau va s’activer, modifier ses connexions neuronale et se trouver en déséquilibre électrique. Il vat agir en sorte de retrouver son équilibre en dissipant cette énergie excédentaire. Plusieurs processus se mettent en action pour atteindre ce but
L’intégration. Les nouvelles connexions acquissent vont être comparées à des émotions déjà perçues , analysées et formalisées. Ces comparaisons vont créer des liens de connexions logiques avec ces émotions déjà étudiée, par exemple : plus grand, plus petit, similaire, différent, de même couleur…etc. etc.
Ce sont ces liens logiques qui vont commencer à donner un sens à notre message et à en faire ce que l’on peut appeler une « image mentale ». On ne perçoit plus de simple signaux électriques mais véritables images, son, odeur, gout, ou toucher. Notre perception est maintenant représentée sous forme d’images compréhensible
La formation de ces liens, l’intégration à une structure consomme une partie importante de l’énergie du message reçu.
Les valeurs et les sentiments. Ce n’est pas la seule comparaison entreprise par notre cerveau. L’image mentale maintenant formalisée va être comparée au système de valeurs apprise au cours de notre vécu. Ceci va permettre de positionner l’objet ou la situation relativement à ces valeurs pour en donner une signification morale. Ceci va créer de nouveaux liens logiques entre le nouveau vécu et le réseau de notre conscience . Va se développer via ce positionnement un sentiment vis à vis de l’objet ou de la situation. Par exemple de répulsion ou d’empathie, de joie ou de tristesse, d peur, d’envie, de désir … etc. etc.
Les comportements. Ces sentiments vont induire des comportements qui vont être la façon, pour nous de réagir et pour notre cerveau, d’évacuer l’énergie excédentaire fournie par le message et retrouver son équilibre. Ces comportements, expression de nos sentiments peuvent être tés variés et multiples. Ce peut être de simple attitudes corporelles (recul, attirance, mimiques … ou plus élaborés come des manifestations de joie, de colère, d’ agression, de tristesse, de désir … etc. etc. notre cerveau a maintenant évacuer l’énergie reçue et retrouve son équilibre. Ce sont ces comportements que les psychologues nomment, à tort, les émotions.
La conscience ou l’identité. C’est l’ensemble de ces divers positionnements vis à vis de objets ou des situations qui va construire notre conscience et définir notre identité propre. Celle-ci se développe tous les jours, se conforte ou évolue au hasard de nos expériences.
On comprend comment la notion de « perte de son identité » est sans objet. On ne peut l’envisager sans une remise à blanc de notre cerveau … difficilement envisageable.
La communication. Comment avec chacun une identité propre nous arrivons ç communique entre-nous. Prenons un exemple simple
A un enfant de trois ans nous montrons un carton rouge en lui disant : « ceci est rouge » Il va maintenant associer l’émotion ressentie à la couleur rouge et si on lui montre un objet rouge il dira « ceci est rouge » Montrons le même carton à un autre enfant, il apprendra le concept de rouge et devant un objet rouge il dira : « ceci est rouge ». Même si les deux enfant ont des ressentis différents du carton il seront d’accord sur la notion de rouge. L’apprentissage à travers un référentiel commun permet à des sensibilités différentes de communiquer. C’est le principe même du langage de communiquer par l’intermédiaire des mots pour se comprendre. Tout notre apprentissage, en quelque domaine que ce soit est basé sur un référentiel commun, qu’il s’agisse de mots, d’images. De sons. Il est plus difficile de communique dans le domaine des odeurs et du toucher car les référentiels sont assez rares et diffus.
Voyons un autre exemple :
Si vous cherchez la définition d’un mot dans un dictionnaire, prenons le mot « table ». Vous allez trouver : « plateau avec quatre pieds » Il vous faut maintenant savoir ce qu’est un pied ». « C’est un support pour un objet ou le corps humain » et ce qu’est un plateau « Sur face plane ». De fil en aiguille chaque mot est défini par référence à d’autres mots. Aucun ne peut être défini dans l’absolu. C’est exactement le processus de construction de la conscience ou chaque concept est défini à partir de concepts déjà acquis ou à acquérir.
Conclusion
Contrairement aux plante dont le cerveau est purement organique, c’est à dire qu’il ne gouverne que les fonctions basiques qui permettent la survie de l’espèce (comme la photosynthèse, la fabrication de la chlorophylle … aux animaux qui en plus des fonctions organique( respiration, digestion, circulation sanguine…) mais qui possèdent des fonctions affectives capable de mémoriser les situations avec un minimum de liens logiques insuffisante pour donner une image mentale très formalisées, L’humain possède de créer de multiple liens logiques fournissant des images mentales extrêmement formelles. Cela lui permet d’accéder au langage, à l’interprétation formelle des images, la synergie des idées …en un mot à la créativité.
