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Y a-t-il vraiment plusieurs religions ?

Il y a des limites à notre condition d’humain. Chacun de nous en est conscient qu’il s’agisse de limites dans le temps, dans l’espace, dans nos capacité d’agir. Comme chaque fois que nous sommes confrontés à des limites la question se pose : « Qu’y à-il au-delà de ces limites ? ». C’est dans cette interrogation que prennent naissance les religions.

La solution est introuvable car nous ne sommes capables d’imaginer, de nous représenter que ce qui est de notre domaine de connaissance, c’est à dire ce qui est dans le périmètre de notre condition humaine. Comment imaginer ce qui peut exister au-delà de l’univers connu. Soit, par exemple, on imagine que l’univers n’a pas de limite et cette notion d’infini n’a aucun sens dans le domaine humain, soit l’univers a une limite et qu’y a-t-il au-delà ?

C’est la porte ouverte à l’imagination

  1. Les scientifiques utilisent à foison la notion de zéro et d’infini, qu’il s’agisse du temps et de l’espace, voire d’autres grandeurs comme la température, voire de la masse, de l’intensité ou autres. C’est couramment admis dans le théories scientifiques mais dépourvu de sens dans le domaine humain.
  2. Dans les religions on est aussi obligé d’imaginer l’imaginable. Une sorte d’entité supérieure, indépendante de toute contingence humaine et par sa positon transcendantale gérant ce qui dépasse la condition humaine. Le concept de dieu est créé
  3. Un fois ce concept créé il faut lui créer des relations avec le monde des humain faute de quoi il ne nous servirai pas à grand-chose. Mais pour lui créer ces relations ont est bien obligé de lui trouver une incarnation humaine qui lui serve de « passeur », quelles relation pourrait avoir une entité transcendantale avec nous pauvre humains
  4. Chaque religion a trouvé son incarnation humaine de son dieu. Les chrétiens ont choisi Jésus, fils de dieu mais fait homme, les musulmans ont Mahomet prophète de Allah, les juifs Moïse et ses tables de la loi, les bouddhiste ont Bouddha et son enseignement sacralisé, et les hindouiste les avatars humain de leur divinités. C’est à travers ces représentations que se fait la communication, sans cela impossible, entre l’entité divine et les humains.
  5. Ce n’est sans doute pas une coïncidence si ces communications se font sur le forme de lois. En gros : « tu feras ça, tu ne feras pas ça »’est un invariant dans les religions que dieu fixe les règles du vivre en société, les limites du bien et du mal.
  6. Coïncidence encore, les règles de vivre ensemble fixées par les divers dieux sont très similaires à celles fixées dans les sociétés organisées non religieuse. On retrouve toujours la notion de partage, associée à la notion de propriété, la notion de protection des plus faibles impliquant une certaine inégalité, la protection de la cellule familiale … enfin les règles du vivre ensemble qui permettent à une société de fonctionner sans trop de conflits
  7. Bien sur la différence est que dans les sociétés religieuse le respect des lois divines est récompensé par une sorte de vie éternelle heureuse alors que dans les société laïques le respect des lois fait appel à un certain sens civique.

Ces similitudes entre les diverses religions ainsi que l’athéisme interroge. Qu’est ce qui justifie un tel fossé culturel entre les divers cultes ?

  1. Prenons l’idée de dieu, ou de l’infini pour les athées. Elles sont impossibles à imaginer, à se représenter pour un humain. L’infini, le néant (zéro), une entité transcendantale, cela ne peut avoir pour nous aucun sens, c’est un concept qui échappe totalement à nos critères humains (puisque par essence en dehors de notre univers). C’est un concept abstrait dont des prêcheurs nous ont inculqué une représentation qui peut nous satisfaire mais qui est un non-sens absolu.
    se pose alors la question de la coexistence de plusieurs dieux. Peut-on utiliser notre système de numération dans un univers transcendantale, cela a-t-il un sens de compter des entités dont on ne sait pas ce qu’elles peuvent être. La transcendance peut-elle se diviser, s’additionne … autant de questions absurdes.
  2. Quand aux religions elles sont toutes fondées sur des récit apocryphes (les textes sacrées) qui auraient été proférés par des humains représentant de dieu sur terre (Jésus, Moïse, Mahomet, Bouddha étant un cas un peu plus original puisqu’il était homme avant de devenir divinisé). Il n’est pas un dogme des religions qui n’ait été inventé par les humains au hasard des nécessités géopolitiques, culturelles, sanitaires, de pouvoir. Si la notion de dieu et de nature transcendantale, métaphysique, les religions sont toutes de nature humaine. Il n’y a rien de divin dans la pratique des religions, uniquement une organisation cultuelle des communautés qui préside plus de rituels humains que divin. S’il existe plusieurs religions c’est que selon les époques, les régions, les circonstances les communautés religieuses ont développés des règles, de dogmes, de rituels différents tout comme les sociétés développent les organisations nécessaires à leur survie. Les diverses religions ne sont en fait que diverses évolutions clturelles
  3. Il existe cependant une différence entre les croyances scientifiques et religieuses. Pour les scientifiques les croyances sont toujours temporaires. Le grand principe des théories scientifiques et qu’elles ne sont valable que dans le temps ou elles sont conçues. Elle sont inexorablement vouée à être remise en cause. Un scientifique se trompe toujours. Aristote a tout faux, Newton est dépassé, la loi de Lavoisier (rien ne se perd rien ne se crée) à été démentie par la découverte de la radioactivité avant que Einstein ne la remette en vigueur en démontrant l’équivalence de la matière et de l’énergie.
    Pour les religions les dogmes sont issus de dieu et par la même intemporels. Ce que dieu a fait, seul dieu peut le défaire
    Le scientifique admet sont erreur, le religieux jamais. En quelque sorte on peut croire, mais évitons de croire dans les pratiques.

Le pourquoi et le comment des religions

L est intéressant de comparer les diverses grandes religions pour montrer combien elles ont de points communs et de similitudes.

Les points de convergences des religions

  1. Elles se réfèrent toutes à un être suprême, entité transcendantale qui règne sur le monde. Il n’est pas encore démontré que, si l’on trouvait quelques exoplanètes peuplées d’être vivant analogues à nous, ces dieux règneraient sur eux comme ils règnent sur nous.
    L’Islam a Allah, les Juifs Yahvé, les Bouddhistes Bouddha, les Chrétiens un seul dieux en trois personnes (Le père, le fils, et le saint esprit), les hindouiste la trilogie :  Brahma, Shiva, Vishnou.
    Toutes ces divinité ont créées le monde, le dominent, et le gèrent.
  2. Toutes ces religions ont un représentant humain sur terre. En effet, comme il n’est pas possible de formaliser dans une représentation humaine une entité transcendantale elles ont toutes leur représentation humaine. Les Chrétiens ont Jésus fait homme, les Musulman ont le prophète (Mahomet pour les Sunnites et Ali pour les Shiites) vénéré en lieu et place d’Allah, les Bouddhistes ont Bouddha homme divinisé, les Hindouistes ont de nombreux avatars à formes humaines de leurs dieux, et les Juifs toute une panoplie de Saint hommes fondateurs ou régnants sur le peuple Juif (Abraham, Isaac, Jacob, Josué, Moïse …) dont la destinée dépasse celle d’un humain
  3. Toutes supposent une dévotion complète à l’être supérieur. Il n’est pas de religion ou l’homme est l’égal de dieu. Au contraire il et est toujours le serviteur (de la même racine que servile !). Dieu décide de son destin et lui impose même des « challenges » pour en décider.
  4. Toutes sont bâties à partir d’un ou des textes sacrés. Chaque religion a sont texte fondateur apocryphe (non scientifiquement reconnu authentique). Les Chrétiens ont les évangiles qui n’ont pas été écrit ni par Jésus, ni par ses apôtres (sans doute illettrés), les musulman ont le Coran qui n’a pas été écrit par Mahomet, Il n’y a aucun écrit de Bouddha, la bible est un récit non attribué, le Véda hindouiste aurait été donné directement par Brahma
  5. Toutes ont une loi morale définissant le bon comportement. Les évangiles, le coran, les récit de Bouddha, la thora et les préceptes Védiques en sont les vecteurs.
  6. Toutes ont établit des règles, des rites, des liturgies généralement sans rapport avec les textes sacrés. comportement moraux, alimentaire, vestimentaire
  7. Toutes proposent une vie après la mort conditionnée par un bon comportement et définissent le bien et le mal
  8. Toutes ne reconnaissent qu’une vérité, la leur. C’est sans doute là que se trouve le point faible des religions. En effet chacune d’entre-elles repose sur un dogme établi par l’entité suprême. Comment remettre en cause ce dogme sans remettre en cause son auteur

On peut dire que par-delà des différences de formes toutes les religions sont identiques. Il n’y a de fait qu’une seule religion, un seul dieu, une seule morale sous des formes différente. On distingue le concept de dieu, entité transcendantale, et la religion qui donne une enveloppe humaine à ce concept. La notion de dieu nous dépasse, la religion est le fruit des humains, la mise en scène de la partition joué par dieu.

 Pourquoi les religions ?

On peut se demander pourquoi dans toutes les civilisations et dans toutes les époques le concept de dieu et de la religion sont apparus. Ils sont si largement partagés que l’on peut les considérer comme une nécessité de la condition humaine. Il n’est pas de civilisation, si primaire soit-elle, qui n’ait secrété un dieu.

Pourquoi cette nécessité ?

La psychologie relativiste nous fournit une réponse qi peut se résumer en un seul mot : L’angoisse.

L’être humain a un besoin impérieux de repères pour se définir et se sentir exister. C’est en établissant une relation à son environnement qu’il forge son identité. Celle-ci n’est jamais absolue, mais relative à ce qui l’entoure, à son vécu.  Pour se définir il utilise des repères par rapport auxquels il se situe. En l’absence de ces jalons l’humain ne se sent pas exister, indéfini il est flottant. Cette incertitude de lui-même est génératrice d’angoisse.

Pour se situer (prendre ses repères) par rapport à une situation vécue il a la nécessité de la comprendre car il lui est impossible de se positionner par rapport elle sans en avoir une vision claire. On se situe par rapport à un point fixe bien défini lui-même.

Il est des situations ou des phénomènes que l’on n’arrive pas à expliquer, ils sont générateurs d’incertitudes, donc d’angoisse. Dans les temps anciens les volcans, le tonnerre, le soleil, la pluie étaient des phénomènes inexpliqués et de ce fait considérés comme magiques. Pour leur trouver une explication apparemment logiques les humains ont inventé des dieux responsables. Les dieux expliquent tout ! On dit c’est dieux qui la voulu, inch Allah ! … et il n’est plus nécessaire de rechercher une explication dans le domaine humain. De nos jours ces phénomènes naturels ont reçu une explication et ont perdu leur côté magique, les dieux ne sont plus nécessaires pour les expliquer. Il reste cependant bien des grands mystères comme la vie, la mort, la création de l’univers, la vie après la mort et, là encore, les humains ont créés des dieux pour les prendre en compte. Le champ de la religion diminue avec l’avancée des sciences, mais la religiosité restera car il restera toujours des incertitudes.

. Dans toutes les religions dieu explique la vie la mort, la genèse, l’au-delà. C’est une façon de résoudre l’incertitude et d’apaiser notre angoisse. Dieu explique tout, mais rien n’explique dieu.

Une fois inventés les dieux, les humains ont besoin de leur donner une représentation humaine afin de pouvoir se les représenter et communiquer sur eux. C’est la naissance des religions (qu’il faut bien différencier de la notion de dieu). On crée alors les textes sacrés (que personne n’a jamais vu dans leur version originale), les dogmes, les rites, les hiérarchies, les prêtres. Les dieu sont de nature transcendantales, les religions de nature humaine

Bon et mauvais des religions

Comment les gens vivent-ils cette nécessité de croire, et quel en est l’incidence sur nos vies quotidiennes ?

  1. Les avantages. Étant d’essence humaine les religions éditent des dogmes et des rituels en parfait accord avec les conditions du « vivre ensemble » de nos sociétés. La morale sous-jacente aux religions : la protection des plus faibles, la solidarité, l’égalité des droits, le respect de la famille sont parfaitement compatibles avec « la déclaration des droits de l’homme et du citoyen ». Les morales religieuses et la morale athée sont plutôt compatibles et permettent l’intégration des religions dans les sociétés. Ce sont les intégristes religieux, qui considèrent les dogmes comme d’essence divine et non humaine qui empêchent l’intégration des religions dans les sociétés. Il est amusant de voir comment l’intégrisme s’oppose à l’intégration !
    Signalons que ce sont les religions qui ont initié les savoirs et les sciences ainsi que les hôpitaux, les hospices et orphelinat. Pas si mal !
  2. Les inconvénients. Le gros point négatif des religions est que le côté transcendantal des dieux ne permet pas la discussion. Dieu est un absolu dont il est impossible de conteste l’existence ou la non existence. On y croit ou on y croit pas sans discussion possible. Le vice caché des religions ne se trouve pas dans la croyance en dieu, ce qui ne gênerait personne mais dans les dogmes et le rituels, inventés par les hommes, mais que les croyants considèrent comme d’essence divine. Il en résulte des règles de vie non négociable. Tu ne dois pas manger de porc, tu dois te déchausser pour entrer dans les lieux religieux, le mariage est sacré, la vie est un dont inaliénable de dieu, tu dois prier, les femmes sont impies durant leurs règles …autant de préceptes créés par les humains auxquels on donne une origine divine.
    Il en résulte des règles de vie incompatibles avec les principes républicains et incompatibles entre les religions. Tant que les religieux considèreront ces règles comme d’essence divine et donc non négociables la cohabitation sera difficile.