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Croyance et raison dans les religions

Dans toutes les religions la croyance est relayée par une représentation religieuse. L’entité transcendantale, dépourvue de toute représentation humaine, ne peut exister pour nous que si on lui donne forme dans notre univers cognitif.

La foi est du domaine de  l’affect et de l’émotion brute, la religion en est son incarnation accessible à tous dans une représentation cognitive.

La croyance ou l’irrationnel

Prenons l’exemple de la religion que je connais le mieux, la religion catholique :

L’objet adoré (qu’il me pardonne de le nommer objet !) est Dieu. C’est une entité supérieure, omnipotente et gestionnaire de l’univers. Il est du domaine de la transcendance donc, par principe, hors du champ de la connaissance humaine. Il nous promet une vie éternelle en récompense de notre soumission. C’est totalement une croyance.

Mais se pose la question de comment adorer une entité qui pour nous, est sans être, existe sans exister. C’est le rôle des religions que de donner corps à cette croyance. Comment construire alors cette religion ?

Tout d’abord il faut trouver un lien entre ce monde transcendantal et le monde des humains.  Nous avons besoin d’une incarnation humaine de ce dieu inaccessible et intemporel. Toutes les religions vont proposer à leur adepte un être, voire un objet représentant la divinité. Moïse et Abraham sont les représentant de dieu pour les juifs. Jésus, fait homme pour les catholiques, Mahomet pour les Musulmans, Pharaon pour les Égyptiens, l’Olympe pour les Grecs er Romains, les montagnes, les volcans, les fleuves, les totems, pour des religions plus anciennes. Nous sommes encore dans le domaine de la croyance, loin de toutes raisons.

Il nous reste à étudier la transmission des instructions divines aux humains via ce médiateur patenté. C’est le rôle des « textes sacrés » d’être le document de base traduisant les règles divines. On a la bible, les tables de la loi, les évangiles, le coran, le dharma … une foultitude de textes prétendument issus de la divinité  dont on ne connaît pas l’origine mais dont on est certain qu’ils sont apocryphes. On est encore dans le domaine de la croyance pure. Même quand se produit un chiisme, dans la doctrine, qui apparaît, on trouve une nouvelle incarnation de dieu comme Jésus ou Mahomet, le même schéma se met en place avec nouvelle version du dieu, nouvelle incarnation terrestre, et nouveaux « textes sacrés ».

La religion ou la raison

A partir de ce stade la religion va entrer dans le domaine humain, celui de la logique commandée par la raison humaine. On entre dans l’institutionnalisation de la croyance.

  1. Une organisation temporelle,  très Jacobine chez les Catholique ou plus décentralisée chez les Musulmans.
  2. Un lieu de culte, église, mosquée, synagogue, temple, marae  …
  3. Des règles morales, inspirée des textes sacrée initiés ou suggérés par le dieu qui seront le critère d’accès à la vie éternelle.
  4. Des guides spirituels : Prêtrise, Rabbins, Iman, Pasteurs …
  5. Des règles liturgiques, messes, confession, purification, prières … qui seront l’expression symbolique de notre soumission.
  6. Un décorum plus ou moins sophistiqués : Très chez les Orthodoxes et Catholiques, minimaliste chez les protestants et Musulmans.
  7. Un esprit de communauté entre les pratiquants et une injonction au prosélytisme et au financement.

Le schéma d’organisation et les mécanismes de fonctionnement sont communs à toutes les religions actuelles ou passées. Une origine fondée sur une croyance totalement irrationnelle en un être supérieur doté de tous les pouvoirs qui nous manquent à nous pauvres humain, un relai entre le divin et l’humanité, et une organisation traduisant notre reconnaissance éternelle  et notre totale soumission à la divinité.

Ce schéma récurrent autour des myriades de dieux présents ou passés indique largement le côté humain du concept même de religion. Les humain ont besoin d’un dieu et quelque soient les époques, les lieux ou les civilisations  ils s’en trouvent un!

Les pays d’Asie font un peu exception puisque beaucoup d’entre eux’ont pas eu de réelle influence religieuse. Lao Tseu, Confucius et Bouddha  (entre les VIème et Vème siècle AV JC) sont les maitres à pensée de l’Asie ancienne. Le Confucianisme fut la doctrine d’état de la Chine jusqu’au début de XXème siècle. En dépit de leur caractère de sages ou de philosophes, réfutant toute intervention divine dans la vie terrestre, la tradition et le légende ont voulu leur attribuer des vertus quasi magique. A l’exception du Confucianisme resté une pure doctrine, Le Taoïsme de Lao Tseu et le Bouddhisme ont dérivé en véritable religion.

Les religions sont donc un appel au surnaturel, au magique, à ce qui pourrait transcender l’humain … bien que toutes les religions laissent l’humain bien à sa place ne lui promettant une nature transcendantale que quand il sera mort. Une soumission de tous les instant en contre partie d’une vie éternelle hypothétique. Dans le business on appelle cela un marché de dupe. Croire en un dieu, pourquoi pas, je serais bien peine d’affirmer le contraire, mais me soumettre à un dieu qui , de plus, ne me l’a jamais demandé …pourquoi ?

Et ces dieu, qui en a parlé … toujours des hommes qui disent avoir eu contact avec lui, toujours sans témoins valables. Une croyance, une  légende qui n’a de crédibilité que par la confiance aveugle que l’on fait à celui qui la transmet dans les familles de générations en générations sans possibilité d’argumentation critique. On adopte très jeune les croyances de ses parents.

Croire à quelqu’un qui marche sur l’eau, multiplie les pains, ouvre la mer rouge ou parle avec l’ange Gabriel n’a pas plus de sens que de croire au père Noël qui distribue les cadeaux dans le monde en une nuit ou aux revenants ou aux extraterrestres. La croyance est hors de toute pensée rationnelle, de toute réalité logique, c’est sa grande force car rien ne peut la contredire.

La religion de son côté est issue de la pensée humaine. Prise comme une déclinaison d’une croyance elle prend un tour assez logique et ainsi s’ouvre à la critique. On peut critiquer les rites, les usages … mais toute critique se heurte à l’argument imparable : Dieu l’a voulu ainsi !

La religion s’avère une forme de radicalisation douce dans laquelle le dogme est un absolu incontournable, comme dans toute idéologie. Dans les temps anciens la radicalisation était absolue : Croisades, Guerre de religions, Inquisition,  massacre des Cathares De nos jours la morale civique des religions l’emporte sur le dogme absolu … exception faites de quelques orthodoxes  ultras qu’ils soient catholiques, Juif, ou Musulmans.

Conclusion

Les religions sont construites sur des croyances irrationnelles propagées par un homme se prétendant prophète ou de nature divine. Cette croyance universelle se décline en diverses religions adaptée à la civilisation dans laquelle elle se développe. Plus la civilisation est ancienne et plus le côté magique est présent dans l’incarnation humaine du culte. Le caractère systèmatique de la structure toutes les religions indiquent que :

  1. Il n’existe qu’une seule entité divine qui a inspiré l’ensemble des religions
  2. Les religions naissent d’un besoin universel des humains qui les conduit à trouver une solution identique à leurs angoisses

La première amène à croire en un monde supra humain en relation étroite avec les humains qui, en quelque sorte, nous « surdétermine » et nous laisse entièrement dépendant d’un au-delà.

La seconde nous laisse patauger dans notre « condition humaine » à la recherche d’un absolu qui nous échappe.

Soit on est en recherche perpétuelle d’une transcendance, soit on se persuade qu’on l’a déjà  trouvé … chacun cherche son chat !

PS Les idéologies fonctionnent sur le même principe que les religions

  1. Un être suprême immatériel, comme par exemple le parti communiste en URSS qui nous promet, non la vie éternelle, mais des lendemains qui chantent
  2. Un médiateur terrestre comme Staline, Mao, Hitler
  3.  Un texte sacré : Petit livre rouge, Mein Kampf
  4. Une structure de parti et une organisation de gestion
  5. Des manifestation publiques de la puissance de l’organisation

Y a-t-il des religions ou la religion

J’ai eu l’occasion de montrer comment les religions sont toutes bâties sur le même modèle

  1. La croyance en un être supérieur (un dieu ou des dieux) , omnipotent, éternel,  créateur et gérant de l’univers. La liste en est infinie de dieu à Allah, Yahvé, Rama Vishnou, Shiva, Ra, l’olympe Gréco Romain, les innombrables dieux d’Asie, d’Afrique, D’Amérique latine ou du nord …
  2. Une promesse de vie éternelle ,accordée ou non, par le jugement du dieu tout puissant selon notre comportement sur terre
  3. Une incarnation terrestre de ces divinité permettant aux humains d’accéder à une représentation humaine de l’être transcendant : Jésus, Mahomet, Moïse t Abraham, Pharaon, Zeus et consorts, les totems, les statues, les idoles , les montagnes sacrées, les volcans, les fleuves …
  4. Une relation de soumission à ces dieux, obéissance, prières, offrandes, sacrifices temples … traduite dans des rites quotidien ou funéraires
  5. Une prêtrise représentant dieu sur terre et gérant la religions sous contrôle du dieu (à l’exception de l’islam Sunnite ou l’iman n’est pas sacré)

Les points 1) et 2) Sont de la nature d’une croyance en une transcendance, les points 3) et4)et 5) sont la traduction de cette croyance en une religion.

Les points  de transcendance, les dieux,  fruits de la croyance, n’ayant, en soi aucune représentation peuvent être confondus. Comment distinguer un dieu immatériel d’un autre, comment distinguer dans leur nature divine Le dieu des chrétiens, de Ra, des autres dieu sans formes ni représentations. La distinction entre des croyances  hors de  l’humain nous est inaccessible, car pour nous l’identification se fait par les formes. Il n’y a qu’un seul dieu auquel les religions prêtent diverses incarnations.

Le reste est de nature humaine, c’est la religion,  ou chacun, suivant les lieux, les cultures, les civilisations ont apporté leur touche : liturgie, Vêtements liturgiques, texte sacrés totalement apocryphes et attribués, non directement au dieu, mais à son incarnation terrestre (Jésus, Mahomet, Moïse …)ou encore rites, lieux de réunion …

Tout ceci montre comment les religions ne sont guère différentes les unes des autres, combien elle sont tributaire de leur environnement humain.

Si les croyances, d’ordre métaphysique, ne sont pas discutables car sans fondement rationnel les religions sont par contre des institutions humaines, créées par les humains, pour les humains, pour donner une incarnation humaine à une croyance transcendantale

La croyance n’est pas opposable (d’ailleurs croie ou ne pas croire c’est toujours croire) par contre les religions n’ont rien de divin et peuvent toujours être contestée.

En épousant ce point de vue on éviterai bien des conflits inutiles … mais ne craignez rien il nous en restera toujours assez !

Les grands invariants des religions

On retrouve dans toutes les grandes religions des caractères invariants, de grands schémas généraux identiques, comme si elles avaient toutes était bâties sur le même moule. Je me limiterais, évidemment, aux religions que j’ai pu connaître : Égyptienne, Gréco-romaine, Chrétienté, Islam, Judaïsme, Bouddhisme et Hindouisme.

  1. L’être suprême. Toutes les religions sont caractérisées par une ou plusieurs entités transcendantales régnantes sur l’univers, dotées de super pouvoirs, gestionnaires de la destinée des humains, et bien sûr immortelles (Dieu, Allah, Jehova, Rama Krisna Vishnou, Jupiter, Amon, et dans une certaine mesure Bouddha …)
  2. Incarnation. Toutes les religions proposent une incarnation de cette divinité dans une représentation humaine sur laquelle va se focaliser la dévotion des fidèles. Pour les chrétiens on a Jésus (Fils de dieu fait homme), les Musulmans ont Mahomet (Prophète presque plus honoré que son maitre), Pour les Juifs se sont Abraham, Moise. La trilogie des dieux Hindou possede leurs avatars à formes humaines, Les Bouddhistes ont Bouddha (Homme mais déifié dans la pratique), les gréco-romains avaient pour tous leurs dieux une représentation totalement humaine (même dans leurs comportements) et les Égyptiens avaient Pharaon représentation de dieu sur terre.
  3. Morale. Toutes les religions ont leurs préceptes moraux, dictés par le dieu ,dont le trait commun est la sociabilisation des humains. Ils sont basés sur la notion de bien et de mal (principes de la morale) le respect des plus faible, la solidarité aux plus pauvres, l’égalité devant dieu. Ces principes sont largement inspirés   des règles du « vivre ensemble », du bon sens sociétal, et ne sont jamais très loin de « la déclaration de l’homme et du citoyen ».
  4. Principes. La relation aux dieux est toujours fondée sur le principe de « la soumission / récompense. Obéis à dieu et tu sera récompensé. Bien sûr la soumission se fait de son vivant et la récompense viendra après la mort …en contradiction avec l’adage : ‘Un bon tiens vaut mieux que deux u l’auras ! ». Le marché n’est pas très honnête !
  5. Les textes sacrés. Toutes les religions ont un texte sacré fondateur, mais dans toutes ces religions ce texte est apocryphe. Jésus n’a pas écrit les évangile, pas plus que ses apôtres, ils ont été écrits un siècle plus tard par des auteurs inconnus. Mahomet n’a pas écrit le coran, et les premières traces de ce livre sacré son bien postérieures à la mort du prophète. La première bible fut écrite entre -700 et -2OO, en grec et son origine n’est pas connue. Bouddha n’a jamais rien écrit et le « Dharma » et le fruit d’une tradition orale. On ne connaît  pas les origines du Majabharata ni du Manavadharmasastra textes sacrés des Hindouistes.
    Toutes ses religion se basent sur des textes non confirmées, parie intégrante des croyances
  6. Immortalité. Tous les dieux sont considérés comme immortels et pourtant nombre d’entre eux emplissent le Panthéon des dieux disparus. Disparu les dieux Égyptiens, Grecs, Romains, Celtes, Khmers, Aztèques, Incas, tous ont sombrés « corps et biens » avec la disparition des civilisations qui les ont engendrées. Soyons sur que Dieu, Allah et les autres disparaitrons à leur tour pour être, sans doute remplacés par d’autres entité tout autan vénérées.
  7. L’Iconographie. Les religions, sauf l’Islam, présentent une représentation de l’irreprésentable sous une forme plus ou moins humaine ou animale. La sagesse de l’Islam et de refuser toute représentation d’Allah et de préférer une représentation graphique ou littérale (Allahou Akbar).
  8. Les maisons de dieu. Chaque religion a construit ses églises, mosquées, temples, généralement plutôt luxueux. que ne fait-on pas pour s’accrocher les bonnes grâces !
    Également universels le développement de rites, pratiques, costume liturgiques aussi variés que clinquants, et d’une « prêtrise » formant le bataillon de serviteurs du dieu. Des plumes, de l’or, des pierres précieuse, des broderies, rien n’est trop beau pour les dieux ?
  9. Rôle politique. Investies d’un pouvoir divin les religions (organisée sous la forme de communautés) ont participé au pouvoir politique dans les cités ou civilisations. Certaines ont même joué un rôle capital dans l’organisation des sociétés et de nos jours, encore, des pays sont encore gérées par les lois religieuses.

Conclusion

Il existe une étrange similarité dans l’établissement et la gestion des diverses religions. Les divers dieux auraient-ils la même conception de la relation aux humains, existerait-il des dieux copieurs, ou l’ensemble des dieux recouvreraient-ils une entité unique à plusieurs visages ? On peut également penser que ce sont les hommes qui ont créé les dieux à l’image de leurs besoins universels, dieu comme un substitut à l’angoisse, au besoin de pouvoir, à la crainte de la mort, la peur de l’inconnu. Notons que les athées ont aussi leurs croyances : croire « au non » dieu c’est encore croire. Dans le domaine scientifique on croit à l’infini, au zéro, qui sont des concepts métaphysiques de nature transcendantale. Quoi qu’on fasse on croit toujours a quelque chose !

Pensons toujours que toute croyance est le fait d’un choix arbitraire (comment dire si un dieu est supérieur à un autre ?) plus ou moins induit par le milieu familial, social, sociétal, plus ou moins libre. Mais c’est toujours un arbitraire choisi moins pour ce qu’il est mais plus en raison de notre environnement immédiat.

Personnellement j’ai choisi, arbitrairement, de vivre sans dieu, parce qu’il me paraît inutile à ma vie et que je penses lui être tout aussi sans intérêt. Je peux me passer de dieu, je penses que je ne lui manque pas … en tout cas il ne m’en donne pas l’impression !

Hosanna ET Allahou akbar , Mazel tov et Om mani Padme hum … et bon vents !

Y a-t-il vraiment plusieurs religions ?

Il y a des limites à notre condition d’humain. Chacun de nous en est conscient qu’il s’agisse de limites dans le temps, dans l’espace, dans nos capacité d’agir. Comme chaque fois que nous sommes confrontés à des limites la question se pose : « Qu’y à-il au-delà de ces limites ? ». C’est dans cette interrogation que prennent naissance les religions.

La solution est introuvable car nous ne sommes capables d’imaginer, de nous représenter que ce qui est de notre domaine de connaissance, c’est à dire ce qui est dans le périmètre de notre condition humaine. Comment imaginer ce qui peut exister au-delà de l’univers connu. Soit, par exemple, on imagine que l’univers n’a pas de limite et cette notion d’infini n’a aucun sens dans le domaine humain, soit l’univers a une limite et qu’y a-t-il au-delà ?

C’est la porte ouverte à l’imagination

  1. Les scientifiques utilisent à foison la notion de zéro et d’infini, qu’il s’agisse du temps et de l’espace, voire d’autres grandeurs comme la température, voire de la masse, de l’intensité ou autres. C’est couramment admis dans le théories scientifiques mais dépourvu de sens dans le domaine humain.
  2. Dans les religions on est aussi obligé d’imaginer l’imaginable. Une sorte d’entité supérieure, indépendante de toute contingence humaine et par sa positon transcendantale gérant ce qui dépasse la condition humaine. Le concept de dieu est créé
  3. Un fois ce concept créé il faut lui créer des relations avec le monde des humain faute de quoi il ne nous servirai pas à grand-chose. Mais pour lui créer ces relations ont est bien obligé de lui trouver une incarnation humaine qui lui serve de « passeur », quelles relation pourrait avoir une entité transcendantale avec nous pauvre humains
  4. Chaque religion a trouvé son incarnation humaine de son dieu. Les chrétiens ont choisi Jésus, fils de dieu mais fait homme, les musulmans ont Mahomet prophète de Allah, les juifs Moïse et ses tables de la loi, les bouddhiste ont Bouddha et son enseignement sacralisé, et les hindouiste les avatars humain de leur divinités. C’est à travers ces représentations que se fait la communication, sans cela impossible, entre l’entité divine et les humains.
  5. Ce n’est sans doute pas une coïncidence si ces communications se font sur le forme de lois. En gros : « tu feras ça, tu ne feras pas ça »’est un invariant dans les religions que dieu fixe les règles du vivre en société, les limites du bien et du mal.
  6. Coïncidence encore, les règles de vivre ensemble fixées par les divers dieux sont très similaires à celles fixées dans les sociétés organisées non religieuse. On retrouve toujours la notion de partage, associée à la notion de propriété, la notion de protection des plus faibles impliquant une certaine inégalité, la protection de la cellule familiale … enfin les règles du vivre ensemble qui permettent à une société de fonctionner sans trop de conflits
  7. Bien sur la différence est que dans les sociétés religieuse le respect des lois divines est récompensé par une sorte de vie éternelle heureuse alors que dans les société laïques le respect des lois fait appel à un certain sens civique.

Ces similitudes entre les diverses religions ainsi que l’athéisme interroge. Qu’est ce qui justifie un tel fossé culturel entre les divers cultes ?

  1. Prenons l’idée de dieu, ou de l’infini pour les athées. Elles sont impossibles à imaginer, à se représenter pour un humain. L’infini, le néant (zéro), une entité transcendantale, cela ne peut avoir pour nous aucun sens, c’est un concept qui échappe totalement à nos critères humains (puisque par essence en dehors de notre univers). C’est un concept abstrait dont des prêcheurs nous ont inculqué une représentation qui peut nous satisfaire mais qui est un non-sens absolu.
    se pose alors la question de la coexistence de plusieurs dieux. Peut-on utiliser notre système de numération dans un univers transcendantale, cela a-t-il un sens de compter des entités dont on ne sait pas ce qu’elles peuvent être. La transcendance peut-elle se diviser, s’additionne … autant de questions absurdes.
  2. Quand aux religions elles sont toutes fondées sur des récit apocryphes (les textes sacrées) qui auraient été proférés par des humains représentant de dieu sur terre (Jésus, Moïse, Mahomet, Bouddha étant un cas un peu plus original puisqu’il était homme avant de devenir divinisé). Il n’est pas un dogme des religions qui n’ait été inventé par les humains au hasard des nécessités géopolitiques, culturelles, sanitaires, de pouvoir. Si la notion de dieu et de nature transcendantale, métaphysique, les religions sont toutes de nature humaine. Il n’y a rien de divin dans la pratique des religions, uniquement une organisation cultuelle des communautés qui préside plus de rituels humains que divin. S’il existe plusieurs religions c’est que selon les époques, les régions, les circonstances les communautés religieuses ont développés des règles, de dogmes, de rituels différents tout comme les sociétés développent les organisations nécessaires à leur survie. Les diverses religions ne sont en fait que diverses évolutions clturelles
  3. Il existe cependant une différence entre les croyances scientifiques et religieuses. Pour les scientifiques les croyances sont toujours temporaires. Le grand principe des théories scientifiques et qu’elles ne sont valable que dans le temps ou elles sont conçues. Elle sont inexorablement vouée à être remise en cause. Un scientifique se trompe toujours. Aristote a tout faux, Newton est dépassé, la loi de Lavoisier (rien ne se perd rien ne se crée) à été démentie par la découverte de la radioactivité avant que Einstein ne la remette en vigueur en démontrant l’équivalence de la matière et de l’énergie.
    Pour les religions les dogmes sont issus de dieu et par la même intemporels. Ce que dieu a fait, seul dieu peut le défaire
    Le scientifique admet sont erreur, le religieux jamais. En quelque sorte on peut croire, mais évitons de croire dans les pratiques.

Le pourquoi et le comment des religions

L est intéressant de comparer les diverses grandes religions pour montrer combien elles ont de points communs et de similitudes.

Les points de convergences des religions

  1. Elles se réfèrent toutes à un être suprême, entité transcendantale qui règne sur le monde. Il n’est pas encore démontré que, si l’on trouvait quelques exoplanètes peuplées d’être vivant analogues à nous, ces dieux règneraient sur eux comme ils règnent sur nous.
    L’Islam a Allah, les Juifs Yahvé, les Bouddhistes Bouddha, les Chrétiens un seul dieux en trois personnes (Le père, le fils, et le saint esprit), les hindouiste la trilogie :  Brahma, Shiva, Vishnou.
    Toutes ces divinité ont créées le monde, le dominent, et le gèrent.
  2. Toutes ces religions ont un représentant humain sur terre. En effet, comme il n’est pas possible de formaliser dans une représentation humaine une entité transcendantale elles ont toutes leur représentation humaine. Les Chrétiens ont Jésus fait homme, les Musulman ont le prophète (Mahomet pour les Sunnites et Ali pour les Shiites) vénéré en lieu et place d’Allah, les Bouddhistes ont Bouddha homme divinisé, les Hindouistes ont de nombreux avatars à formes humaines de leurs dieux, et les Juifs toute une panoplie de Saint hommes fondateurs ou régnants sur le peuple Juif (Abraham, Isaac, Jacob, Josué, Moïse …) dont la destinée dépasse celle d’un humain
  3. Toutes supposent une dévotion complète à l’être supérieur. Il n’est pas de religion ou l’homme est l’égal de dieu. Au contraire il et est toujours le serviteur (de la même racine que servile !). Dieu décide de son destin et lui impose même des « challenges » pour en décider.
  4. Toutes sont bâties à partir d’un ou des textes sacrés. Chaque religion a sont texte fondateur apocryphe (non scientifiquement reconnu authentique). Les Chrétiens ont les évangiles qui n’ont pas été écrit ni par Jésus, ni par ses apôtres (sans doute illettrés), les musulman ont le Coran qui n’a pas été écrit par Mahomet, Il n’y a aucun écrit de Bouddha, la bible est un récit non attribué, le Véda hindouiste aurait été donné directement par Brahma
  5. Toutes ont une loi morale définissant le bon comportement. Les évangiles, le coran, les récit de Bouddha, la thora et les préceptes Védiques en sont les vecteurs.
  6. Toutes ont établit des règles, des rites, des liturgies généralement sans rapport avec les textes sacrés. comportement moraux, alimentaire, vestimentaire
  7. Toutes proposent une vie après la mort conditionnée par un bon comportement et définissent le bien et le mal
  8. Toutes ne reconnaissent qu’une vérité, la leur. C’est sans doute là que se trouve le point faible des religions. En effet chacune d’entre-elles repose sur un dogme établi par l’entité suprême. Comment remettre en cause ce dogme sans remettre en cause son auteur

On peut dire que par-delà des différences de formes toutes les religions sont identiques. Il n’y a de fait qu’une seule religion, un seul dieu, une seule morale sous des formes différente. On distingue le concept de dieu, entité transcendantale, et la religion qui donne une enveloppe humaine à ce concept. La notion de dieu nous dépasse, la religion est le fruit des humains, la mise en scène de la partition joué par dieu.

 Pourquoi les religions ?

On peut se demander pourquoi dans toutes les civilisations et dans toutes les époques le concept de dieu et de la religion sont apparus. Ils sont si largement partagés que l’on peut les considérer comme une nécessité de la condition humaine. Il n’est pas de civilisation, si primaire soit-elle, qui n’ait secrété un dieu.

Pourquoi cette nécessité ?

La psychologie relativiste nous fournit une réponse qi peut se résumer en un seul mot : L’angoisse.

L’être humain a un besoin impérieux de repères pour se définir et se sentir exister. C’est en établissant une relation à son environnement qu’il forge son identité. Celle-ci n’est jamais absolue, mais relative à ce qui l’entoure, à son vécu.  Pour se définir il utilise des repères par rapport auxquels il se situe. En l’absence de ces jalons l’humain ne se sent pas exister, indéfini il est flottant. Cette incertitude de lui-même est génératrice d’angoisse.

Pour se situer (prendre ses repères) par rapport à une situation vécue il a la nécessité de la comprendre car il lui est impossible de se positionner par rapport elle sans en avoir une vision claire. On se situe par rapport à un point fixe bien défini lui-même.

Il est des situations ou des phénomènes que l’on n’arrive pas à expliquer, ils sont générateurs d’incertitudes, donc d’angoisse. Dans les temps anciens les volcans, le tonnerre, le soleil, la pluie étaient des phénomènes inexpliqués et de ce fait considérés comme magiques. Pour leur trouver une explication apparemment logiques les humains ont inventé des dieux responsables. Les dieux expliquent tout ! On dit c’est dieux qui la voulu, inch Allah ! … et il n’est plus nécessaire de rechercher une explication dans le domaine humain. De nos jours ces phénomènes naturels ont reçu une explication et ont perdu leur côté magique, les dieux ne sont plus nécessaires pour les expliquer. Il reste cependant bien des grands mystères comme la vie, la mort, la création de l’univers, la vie après la mort et, là encore, les humains ont créés des dieux pour les prendre en compte. Le champ de la religion diminue avec l’avancée des sciences, mais la religiosité restera car il restera toujours des incertitudes.

. Dans toutes les religions dieu explique la vie la mort, la genèse, l’au-delà. C’est une façon de résoudre l’incertitude et d’apaiser notre angoisse. Dieu explique tout, mais rien n’explique dieu.

Une fois inventés les dieux, les humains ont besoin de leur donner une représentation humaine afin de pouvoir se les représenter et communiquer sur eux. C’est la naissance des religions (qu’il faut bien différencier de la notion de dieu). On crée alors les textes sacrés (que personne n’a jamais vu dans leur version originale), les dogmes, les rites, les hiérarchies, les prêtres. Les dieu sont de nature transcendantales, les religions de nature humaine

Bon et mauvais des religions

Comment les gens vivent-ils cette nécessité de croire, et quel en est l’incidence sur nos vies quotidiennes ?

  1. Les avantages. Étant d’essence humaine les religions éditent des dogmes et des rituels en parfait accord avec les conditions du « vivre ensemble » de nos sociétés. La morale sous-jacente aux religions : la protection des plus faibles, la solidarité, l’égalité des droits, le respect de la famille sont parfaitement compatibles avec « la déclaration des droits de l’homme et du citoyen ». Les morales religieuses et la morale athée sont plutôt compatibles et permettent l’intégration des religions dans les sociétés. Ce sont les intégristes religieux, qui considèrent les dogmes comme d’essence divine et non humaine qui empêchent l’intégration des religions dans les sociétés. Il est amusant de voir comment l’intégrisme s’oppose à l’intégration !
    Signalons que ce sont les religions qui ont initié les savoirs et les sciences ainsi que les hôpitaux, les hospices et orphelinat. Pas si mal !
  2. Les inconvénients. Le gros point négatif des religions est que le côté transcendantal des dieux ne permet pas la discussion. Dieu est un absolu dont il est impossible de conteste l’existence ou la non existence. On y croit ou on y croit pas sans discussion possible. Le vice caché des religions ne se trouve pas dans la croyance en dieu, ce qui ne gênerait personne mais dans les dogmes et le rituels, inventés par les hommes, mais que les croyants considèrent comme d’essence divine. Il en résulte des règles de vie non négociable. Tu ne dois pas manger de porc, tu dois te déchausser pour entrer dans les lieux religieux, le mariage est sacré, la vie est un dont inaliénable de dieu, tu dois prier, les femmes sont impies durant leurs règles …autant de préceptes créés par les humains auxquels on donne une origine divine.
    Il en résulte des règles de vie incompatibles avec les principes républicains et incompatibles entre les religions. Tant que les religieux considèreront ces règles comme d’essence divine et donc non négociables la cohabitation sera difficile.

Les religions, grandeur et mystification.

Le problème de la transcendance et un point fondamental de la philosophie et principalement de la métaphysique. Chacun le résous à sa manière. Certains  y croient farouchement, d’autres la nient avec obstination, d’autres se réfugient dans le doute agnostique, et enfin, les moins nombreux ne s’en préoccupent guère. Pour ces derniers, dont je suis, la transcendance étant par  essence de nature non humaine ne peut s’envisager dans l’univers des hommes (fait de représentations construite à partir de nos références terrestres)

Pourtant toutes les religions, les rites tribaux, se sont toujours construits autour de représentations anthropomorphiques de leurs dieux, tant sur leurs aspects physiques, que sur leurs réactions émotionnelles, leurs comportements, et leurs morales. Les dieux Assyriens, Égyptiens, Aztèques, avaient leur représentation sous forme humaines, des désirs et des aspirations qui nous seraient proches. Le panthéon gréco-romain est un formidable mélange entre des pouvoirs divins et des comportements parfaitement humains. L’Hindouisme et sa trilogie (Brahma, Vishnou, Shiva) respecte ces principes de bases. De plus toutes ses doctrines s’inscrivent dans des récits parfaitement en phase avec nos vécus d’homme. Ces récits vont tous de la genèse à l’éternité, en passant par la vie quotidienne.

Nos religions « dites modernes » n’échappent pas à la règle. Si le judaïsme et les religions dérivées font un peu bande à part en ce qui concerne la représentation de dieu, ils sont parfaitement anthropomorphiques en ce qui concerne les morales et le récit ( Bible, Évangiles, Coran)

Chacune d’elle consiste, en général, en un simple manuel de « vivre ensemble » que n’importe lequel d’entre nous aurais pu écrire. Rien de magique, rien de bien différent d’une loi républicaine. Les petites différences entre les lois édictées par chaque dieu tiennent généralement aux différents contextes sociétaux dans lesquelles elles s’appliquent.

Il est intéressant de constater que chaque religion considère avec un certain mépris condescendant les bases sacrées, les rites, et les pratiques de autres religions. Quand on pense détenir « la vérité » les simagrées des autres semblent ridicules et totalement hors de propos. Quand on est dégagé de l’emprise de toutes religion on trouve tous ces costumes, ces pratiques , ces dogmes canoniques tous aussi désuet les uns que les autres.

Devant de telles incohérences, on peut se demander comment des croyants peuvent croire en des choses aussi peu crédibles

Aux états unis la religion est presque institutionnelle, et pourtant ce pays a applaudi quand la bombe atomique a détruit Hiroshima et Nagasaki. Il a supporté la guerre en Corée , le massacre des populations civiles au Vietnam, les guerres en Afghanistan et en Irak, le lobby des armes.  C’est également le pays chantre du libéralisme ou les plus fort écrasent les plus faibles, ou on a la haine du communisme qui pourtant (dans son esprit) prône l’égalité et la solidarité. C’est le pays de la loi du plus fort ! tout ceci est bien loin de sa foi chrétienne.

Devant tant  d’éloignement d’une vérité crédible on peut se poser la question : « les croyants croient-ils vraiment en dieu ? »

 

Crédibilité des textes sacrées

Toutes les religions fonctionnent sur le même principe. Elles se réfèrent à un texte sacré qui contiendrait la parole du dieu concerné. Pour les juifs et les protestants il s’agit de la bible, pour les catholiques des évangiles et pour les musulmans du coran, pour les indouistes les 4 véda. Aucun de ces documents n ont été écrit par celui qui les a professés. La bible a été rapportée oralement avant d’être écrite, les évangiles n’ont, ni été écrit par Jésus, ni par ses apôtres, le Coran n’a pas été écrit par Mahomet, mais sont le fruit d’une transmission orale dont la crédibilité n’est pas prouvée. Rien ne prouve qu’il reflètent la pensée de celui qui  en est à l’origine. Si on peut admettre qu’ il respectent dans l’esprit l’idée originale, il  est certain qu’ en faire une lecture littérale est une pure escroquerie intellectuelle. Les intégristes qui prétendent suivre à la lettre les préceptes des textes sacrées ne sont que des ânes ou des imposteurs. N’en déplaise aux croyants, ces textes dit sacrées sont à prendre avec beaucoup de recul et de prudence. La parole de dieu pourrait bien n’être que la parole des hommes !

Les guerres de religions

Les principales religions du monde occidental (Judaïsme, Protestantisme, Catholicisme, Islam) sont censées adorer le même dieu et pourtant elles ont développées des pratiques et des rites différents. Depuis des siècles, au nom de la parole de dieu, elles se sont aimablement  massacrées. Les Juifs ont crucifiés Jésus, Les catholiques ont massacrées les protestant et les musulmans, les Juifs ont été massacrées par tout le monde et prennent maintenant leur revanche sur les Arabes, de nos jours certains musulmans veulent exterminer les chrétiens, les Sunnites sont en guerre avec les Chiites, en Afrique Chrétiens et Musulmans sont en guerre ouverte. Chacun obéissant à une injonction divine. Dieu semble donner des ordres et directives plutôt contradictoires ! A-t-il perdu la boule, joue t’il à semer la zizanie, ou plus simplement les hommes justifient-il leurs désirs de conquête en prenant prétexte d’un dieu auquel aucun ne croit.

L’approche de la mort

Toutes les religions proposent à leur fidèles une vie future, éternelle, et pleine de félicité. De quoi inspirer des idées de  mort à bien des croyants. Pourtant tous s’accrochent à la vie, aucun ne souhaite tenter l’aventure de la vie éternellement heureuse. A croire qu’ il ne croient pas trop à cette fable. Seul quelques kamikaze djihadistes sont prêt à faire le voyage, mais il est vrai qu’ il ne sont guère futés et facilement influençables.

Il faut se rendre à l’évidence, les croyants ne croient plus en dieu

La religiosité a disparu devant la civilisation moderne. Le mythe de la création du monde n’a pas résisté au « big bang ». Les croyants croient encore à l’institution, à l’église, mais pas en dieu. Ils  respectent les rites et les usages mais pas la pratique divine sauf, par exemple mère Theresa, ou l’abbé Pierre. Il est significatif que lorsqu’un individu respecte les préceptes de son Église, on en fait, immédiatement, un être exceptionnel, un saint homme. Le croyant « lambda » serait dispensé de se conduire selon les commandements de dieu … étrange, non ?

La religiosité  existe encore dans les pays en voie de développement Afrique, Amérique latine, moyen orient, pays qui  vivent encore selon leurs traditions, avec des populations peu intégrées au monde moderne, mais elle disparaitra avec la culture et l’éducation. Comme disais Brassens :

« Faudrait vraiment avoir la foi de mon charbonnier qui est heureux comme un pape et con comme un panier »

Les croyants aimeraient bien croire mais, en faites, ils ne croient plus et refusent de s’en rendre compte. Toujours en citant Brassens :

« Faites semblant de croire et bientôt vous croirez »

Croire en un dieu n’est pas en soi une tare, au contraire cela laisse présager d’un certain désir de grandeur. Ce qui élève l’homme ne peut pas lui nuire. Mais de là à en faire toute une mise en scène ,(je devrais dire une mise en Cène pour Jésus ) il y a un  fossé. Même si les religions vivent encore, dieu est mort.

Ne blâmons pas les religions, elles ont eu leurs heures de nécessité. Elles ont structurées nos sociétés, lancé le principe de l’aide aux plus défavorisés, assuré la santé publique, les hôpitaux, les asiles, elles ont été le berceau de la culture et de sa transmission … et en ce sens elles ont sciée la branche sur laquelle elles étaient assises. Ici-bas, tout est éphémère, même l’éternité. Mais, croyants, rassurez vous, toutes les religions finissent, un jour, par disparaitre … mais l’homme en invente toujours de nouvelles.