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La vie (2) Le temps existe-il ?

La notion actuelle du temps nous a été dictée par Isaac Newton. Le temps s’écoule indépendamment de toute présence humaine ou matérielle.

Le temps existe-il ? C’est une question qui peut désarçonner, et pourtant elle mérite d’être posée

Faisons une première expérience de pensée.

  1. exemple : la prochaine coupe du monde de football. C’est un événement du futur mais quand vous l’imaginez c’est bien aujourd’hui dans le présent que vous y pensez.
  2. Pensez à un événement du passé comme par exemple vos dernières vacances. C’est un événement du passé, mais quand vous l’imaginez c’est bien dans votre présent qu’il apparait
  3. Pensez à un événement du présent. C’est impossible car dès que vous arrivez à le conceptualiser il a déjà glissé dans le passé

Moralité

Le passé n’existe que dans le présent, le futur n’existe que dans le présent …et le présent n’existe pas. Sale temps pour le concept du temps.

Prenons un autre exemple

Imaginez un écran de cinéma sur lequel on projette un film. Les images s’enchainent, l’une chassant l’autre. Pour comprendre une image on a besoin de comprendre sa filiation aux images précédentes, le pourquoi du comment, l’enchainement logique des situations, leurs liens de causalité. C’est la mémoire qui nous sauve . Nous avons la capacité de mémoriser les situations et de les organiser en termes de relations causales (cause/effet) et de durée relative (à la durée de la rotation de la terre= 24 h). C’est cette organisation chronologique de notre mémoire qui, d’images fugitives, fait un récit, une histoire qui prend un sens. Mais cette histoire n’est pas inscrite dans le temps mais dans notre mémoire et nous accompagne dans le moment présent.

Le film lui-même est un concept de mémoire. Il garde les images dans un ordre chronologique et en respectant la notion de durée, comme notre mémoire. Quant aux images projetées elles vivent dans leur présent et disparaissent aussitôt après.

La conscience du temps

Personne ne peut percevoir le temps. Nous avons tous appris le temps à nos enfants au fur et à mesure de leur développement cognitif. Vers 2 à 3 ans ils apprennent la notion de demain et hier, basé sur la référence du sommeil (avant ou après le « dodo »). Ensuite ils vont apprendre le passé et le futur sur la base d’événement marquants (le père Noël, les vacances, les rythmes scolaire, les anniversaires …). Ce n’est que vers 7à 8 ans qu’ils vont apprendre à lire l’heure, le calendrier, la planification du temps. Le temps n’est pas inné, il ne se découvre pas, il s’apprend. C’est un système de référence génial, inventé par les humains pur donner une représentation de l’enchainement des événements et leur donner un sens. Pourtant, si nous croyons comprendre le temps nous ne voyons plus son caractère uniquement relatif exprimé non en temps mais en nombre de rotations de la terre.

Les animaux n’ont pas cette conscience du temps, ils ne vivent que dans le présent, et leurs souvenirs n’ont pas de représentation chronologique.

Conclusion

Le temps n’a pas de réalité, il n’existe pas. il consiste, tout simplement, en une organisation de nos souvenirs et connaissances dans notre mémoire. C’est nous qui le créons et qui le faisons vivre !

Ce que nous appelons le temps, que nous mesurons est en fait la durée, c’est à dire l’écart entre la début et la fin d’un événement. Il est exprimé pour nous par rapport à la durée des rotations terrestres (dont nous ne connaissons pas la durée). Nous l’exprimons en heures, minutes secondes mais c’est en fait un nombre sans unité car quand on divise une durée par une durée on obtient un nombre sans unité ;

10 secondes divisés par 2 secondes font 5 et non 5 secondes ! C’est le propre des grandeurs relatives.

L’éternité, transcendance ou fantasme?

L’éternité à de tout temps fait « le miel » des religions.

« Promettez-leur la vie éternelle et ils marcheront avec vous ! »

Toutes les religions depuis l’antiquité sont fondées sur les mêmes principes récurrents:

  1. Un ou des dieux tout puissants et éternels qui  ont créé et gèrent le monde
  2. Ces dieux ont tous une incarnation terrestre : Jésus, Mahomet, les avatars de Rama, Vishnou et Krishna, Pharaon, Bouddha, les dieux Grec ou romain, le volcan, l’océan, la pluie  …Qui servent de point de concrétisation de la puissance divine. Personne ne peut adorer un dieu évanescent et sans représentation terrestre.
  3. Une soumission totale au dieu, adoration, prières, offrandes, sacrifices
  4. En récompense ou en punition une vie éternelle, au bon vouloir du dieu et fondée sur la notion de bien ou de mal.

Si il vous vient un jour l’idée de fonder une nouvelle religion il vous faudra respecter ces 4 canons. De plus il vous faudra un prophète (influenceur) pour rependre la bonne parole, une ligne graphique pour les vêtement liturgiques, les accessoires du culte et surtout des rites et des chants que les fidèles adorent.

Touts les religions dépendent de ces 4 canons. Notons que les scientifiques, eux-mêmes utilisent la notion d’infini ou de zéro pour se sortir de situations embarrassantes.

Pour en venir à l’éternité, c’est un concept étroitement lié au concept du temps.

  1. Supposons que, comme le voyait Newton le temps existe et s’écoule, indépendamment de toute présence humaine. Une version religieuse transcendantale. Si le temps s’écoule Ii faut bien lui fixer un début et une fin. Mission impossible et le concept d’éternité nous « sauve la mise ». Le temps à commencé dans l’éternité et finira dans l’éternité. Ce qui veut dire jamais, toujours, ou ça dépend ou j’en sais rien !
  2. Supposons comme je le défend que le temps n’existe pas et ce que nous appelons le temps n’est qu’une organisation chronologique de notre mémoire, classifiant en séquence les événements vécus ou appris. Alors le temps est une permanence dans laquelle évolue la matière ou les êtres vivant. Ce n’est plus nous qui vivons dans un temps qui s’écoule mais notre existence qui  se déroule dans un temps fixe (bien sûr un temps fixe n’est pas un temps mais une permanence). Dans notre mémoire nous ne pouvons classifier que les événements qui nous sont connus et la limite du temps se trouve être la limite de nos connaissances historiques. La notion de durée, qui n’a aucun sens dans un temps fixe est remplacée dans notre mémoire par la comparaison de la durée estimée d’un événement à un étalon fixe de durée qui est basé sur la rotation de la terre. Ce que nous appelons couramment une durée, un temps n’est qu’un nombre sans unité, une comparaison, un ratio.
  3. Notons que l’on peut faire une approche identique pour l’espace. Celui-ci, est une

 organisation mémorielle topologique de nos connaissances. L’espace est une simple construction intellectuelle qui comme pour le temps ne peut que se limiter à nos connaissances. Au-delà on tombe dans l’imaginaire, le fantasme ou le spéculatif. Personne ne peut avancer un espace qu’il ne connait pas.

Conclusion

C’est bien entendu la vision du temps, qui s’écoule, comme de nature transcendantale qui nous amène à envisager la notion d’éternité. Il en est de même pour la vision de l’espace comme s’étendant sans limites qui introduit la notion d’infini. Les religion ont évidemment abondés dans le sens de la transcendance car elle se marie parfaitement avec la notion de dieu et d’un environnement magique. Elle remplie également la possibilité de promettre une vie éternelle.

Malheureusement le temps n’est qu’une illusion comme son corolaire l’espace. Dieu et l’éternité font partie de la grande illusion commune à toutes ces croyances : Un dieu omnipotent, une vie éternelle, la soumission au maitre et la récompense ou la punition.

De par notre condition humaine d’être provisoire, de naitre et disparaître, nous nous accrochons à l’idée que rien n’est permanent. Tout doit avoir un début et une fin, seule la nature divine peut se passer de cette contrainte. Il nous est difficile d’envisager un univers permanent qui serai simplement là sans besoin de début ou de fin. Nous ne serions que de petites boursoufflures qui vont et viennent sur cet univers. La notion de temps et d’espace que nous avons profondément intégrée nous masque une vue plus réaliste d’un univers permanent sans temps ni espace.

N.B. En physique quantique, le temps n’existe pas. Dans la théorie de la relativité l’espace-temps est en fait, non une quelconque combinaison de l’espace et du temps, mais un champs de forces gravitationnelles qui induit les trajectoires des corps céleste. Il est de la nature de l’énergie et non du temps ou de l’espace. La science a mieux compris le temps que les religions.

Relation entre le temps et l’espace

Ils sont avec l’énergie et le matière les grands paramètres de l’univers qui ont de tout temps excité philosophes et physiciens . Leurs interprétations ont été nombreuses et variées.

Pour Isaac Newton

temps et espace sont deux « containers » dans lesquels évolue la matière. Ils existent « à priori » et sont de ce fait d’essence divine. Par contre, la matière évoluant dans deux environnements différents rien n’est précisé sur leurs relations.

Pour Einstein

temps et espace sont confondu dans une grandeur appelée « espace-temps ». C’est un vocable bien mal choisi car « l’espace-temps » est tout sauf une conjonction de l’espace et du temps. Il s’agit d’un « milieu » représentant les interactions gravitationnelles entre les corps célestes. Il s’agit donc d’un champs de force, donc sans relation avec le temps ou l’espace. C’est la déformation de « l’espace-temps » qui régit les mouvement  relatifs des corps céleste, donc qui induit les variations de l’espace et du temps, mais sans les représenter. D’ailleurs la théorie de la relativité fait appel à la vitesse de la lumière (c) qui comme toue vitesse est la division d’une distance par une durée (temps)

Dans la philosophie relativiste

Philosophie , que je défends, espace et temps n’ont pas de réalités physiques. Ils ne sont qu’une structuration de notre mémoire, chronologique basée sur l’avant/après et la durée pour le temps et sur une topologie basée sur le devant/derrière et la distance pour l’espace. Ces structures sont basées sur les grandeurs relatives que sont nos concept de temps et d’espace relative à des étalons internes (rotations de la terre et mètre  étalon)

Pour expliquer cette relativité, pensons à la musique. C’est la durée des notes qui donne son rythme à la musique. Il est donné par la valeur de notes qui se succèdent (Blanche, Noire, Croche …) Par contre le « tempo » peu varier, c’est à dire que l’on peut jouer la partition plus ou moins vite sans changer le rythme de la musique. Dans la philosophie relativiste le temps serai l’analogue de la durée des notes et le « temps absolu » que nous na connaissons pas serai le tempo.

Conclusion

On voit que temps et espace sont des mots « valises » qui recouvrent toutes sortes d’hypothèses ou de postulats, de croyances ou d’habitudes. Cette multiplicité indique bien combien ces notions sont loin de couvrir une vérité absolue, mais combien  ces concepts sont relatifs qui varient en fonction des périodes ,des régions, des religions ou des opinions publiques.

Ce que je propose est intimement lié à mes hypothèses sur la construction de la conscience et de sa mémoire dans la théorie de la psychologie relativiste.

N.B. Rappelons que la mémoire et l’archivage structuré en termes logique de nos expérience ; alors que la conscience et la confrontation de cette mémoire avec notre perception des situations

La dilatation du temps, simple !

Elle dérive de la théorie de la relativité et paraît pour chacun de nous un concept … inconcevable dans notre culture dans laquelle le temps est un marqueur universel … et j’oserai dire intemporel !  Pourtant elle est beaucoup plus simple et naturelle qu’il y paraît. L’expansion de l’univers, le fait que les entités célestes s’éloignent les unes des autres avec une vitesse sans cesse croissante détermine cette dilatation du  temps. Elle est illustrée par l’expérience de pensée dit « des jumeaux de Langevin ». Deux jumeaux sont sur le terre. L’un d’eux part, dans une fusée circulant à une vitesse trés  grande, fait un grand tour dans l’univers. Quand il revient il est plus jeune que son frère jumeaux. Il a circulé dans un temps dilaté par la vitesse, un temps qui se déroule plus lentement. Il a donc moins vieillit.

C’est évidemment assez difficile à admettre dans notre système de pensée dans lequel la mesure du temps est un critère immuable.

Reprenons notre conception du temps et de sa mesure :

On a postulé que la rotation de la terre sur elle-même durait un jour de 24 heures et que la rotation de la terre autour du soleil durait un année (la synchronisation des deux unités étant réalisé par les années bissextiles)

Mais on ne connaît pas la durée des rotations de la terres fixées arbitrairement à 24 heurs et une année. Donc on ne sait pas combien de temps dure une heure ! c’est une totale inconnue. Nous avons implicitement postulé que cette inconnue était invariante et que dans diverses conditions une heure avait toujours la même durée … inconnue.

  1. Cette durée absolue de l’heure peut-elle varier ? : pourquoi pas ! surtout si l’on avance la dilatation du temps.
  2. Quelles seraient pour nous les conséquences si cette durée absolue variait ? : aucune !
    En effet comme toutes nos mesures des durée dans notre vie sont uniquement relatives à la rotation de la terre et non indexées sur la grandeur absolue du temps, l’ordre des choses serait inchangé. Or la rotation de la terre aurait été modifiée parallèlement.

Rien ne s’oppose donc à une dilatation du temps dont nous n’aurions même pas conscience. Dans un temps dilaté tous les mécanismes, biologiques ou mécaniques sont ralentis comme sont ralenties les rotations de la terre. Dans le « paradoxe des jumeaux de Langevin  le jumeaux dans la fusée lancée à très grande vitesse vieillit moins vite, dans son temps dilaté, que celui resté sur la terre

Le big bang

Cette dilatation du temps a d’autres implications. Si on peut admettre que , lorsque les corps célestes s’éloignent à grande vitesse,  le temps se dilate, on peut admettre que lorsque ces corps étaient plus près les uns de autres et circulaient à une vitesse plus faible le temps était plus contracté. Nos hypothèses sur la date du Big Bang (13,5 milliard d’années) sont relatives à notre temps terrestre actuel. Il est paradoxal de mesurer le temps à l’époque du Big Bang à partir de la rotation d’une terre qui apparaitra beaucoup plus tard.

Si on reprend l’hypothèse de la contraction du temps, au moment du big Bang le temps était si contracté que le temps passait à une vitesse gigantesque et  à la limite infinie. Ceci  repousserait la date du Big Bang à l’infini. Voilà qui résoudrait la question de qui avait-il avant le Big Bang !

Dans cette hypothèse l’univers aurait toujours existé et nous pauvres humains ne serions qu’un épi phénomène dérisoire dans son évolution. Voilà qui est plus satisfaisant qu’une création ex-nihilo il y a 13,5 milliard d’années!

Signalons que repousser le temps du big Bang à l’infini ne signifie rien de plus que : «  On en sait rien ! »

La dilatation du temps

Elle dérive de la théorie de la relativité et paraît pour chacun de nos un concept … inconcevable ! Pourtant elle est beaucoup plus simple et naturelle qu’il y paraît. L’expansion de l’univers, le fait que les entités célestes s’éloignent les unes des autres avec une vitesse sans cesse croissante détermine cette dilatation du  temps. Elle est illustrée par l’expérience de pensée dit « des jumeaux de Langevin ». Deux jumeaux sont sur le terre. L’un deux part, dans une fusée circulant à une vitesse trés  grande, fait un grand tour dans l’univers. Quand il revient il est plus jeune que son frère jumeaux. Il a circulé dans un temps dilaté par la vitesse, un temps qui se déroule plus lentement. Il a donc moins vieillit.

C’est évidemment assez difficile à admettre dans notre système de pensée dans lequel la mesure du temps est un critère immuable.

Reprenons notre conception du temps et de sa mesure :

On a postulé que la rotation de la terre sur elle-même durait un jour de 24 heures et que la rotation de la terre autour du soleil durait un année (la synchronisation des deux unités étant réalisé par les années bissextiles)

Mais on ne connaît pas la durée des rotations de la terres fixées arbitrairement à 24 heurs et une année. Donc on ne sait pas combien de temps dure une heure ! c’est une totale inconnue. Nous avons implicitement postulé que cette inconnue était invariante et que dans diverses conditions une heure avait toujours la même durée … inconnue.

  1. Cette durée absolue de l’heure peut-elle varier ? pourquoi pas ! surtout si l’on avance la dilatation du temps.
  2. Quelles seraient pour nous les conséquences si cette durée absolue variait : aucune !
    En effet comme toutes nos mesure des durée dans notre vie sont uniquement relatives à la rotation de la terre et non indexées sur la grandeur absolue du temps, l’ordre des choses serait inchangé.

Rien ne s’oppose donc à une dilatation du temps dont nous n’aurions même pas conscience

Le big bang

Cette dilatation du temps a d’autres implication. On peut admettre que si lorsque les corps célestes s’éloignent à grande vitesse le temps se dilate, on peut admettre que lorsque ces corps étaient plus près les uns de autres et circulaient à un vitesse plus faible de temps était plus contracté. Nos hypothèses sur la date du Big Bang (13,5 milliard d’années) sont relatives à notre temps terrestre actuel. Il est paradoxal de mesurer le temps à l’époque du Big Bang à partir de la rotation d’une terre qui apparaitra beaucoup plus tard.

Si on reprend l’hypothèse de la contraction du temps, au moment du big Bang le temps était si contracté que le temps passait à une vitesse gigantesque et  à la limite infinie. Ceci  repousserait la date du Big Bang à l’infini. Voilà qui résoudrait la question de qui avait-il avant le Big Bang !

Dans cette hypothèse l’univers aurait toujours existé et nous pauvres humains ne serions qu’un épi phénomène dérisoire dans son évolution. Voilà qui est plus satisfaisant qu’une création ex-nihilo il y a 13,5 milliard d’années!

Le temps existe-t-il ?

La réponse est, sans ambiguïté NON ! et chacun le sait sans vouloir le voir. Ces quelques lignes pour montrer comment le temps est un création de l’humain. Oubliez vos à priori et laisser vous guider par les mots.

Une première expérience de pensée

  1. Pensez à un événement passé, par exemple l’élection de Donald Trump en 2016. C’est un événement du passé, mais quand vous y repensez c’est bien aujourd’hui, dans le présent.
  2. Pensez à un événement futur, par exemple la prochaine élection Américaine. C’est un événement du futur mais quand vous l’imaginez c’est bien aujourd’hui dans le présent
  3. Pensez à un événement du présent. C’est impossible car dés que vous arrivez à le conceptualiser il a déjà glissé dans le passé

Moralité

Le passé n’existe que dans le présent, le futur n’existe que dans le présent …et le présent n’existe pas. Sale temps pour le concept du temps.

Prenons un autre exemple

Imaginez un écran de cinéma sur lequel on projette un film. Les images s’enchainent, l’une chassant l’autre. Pour comprendre une image on a besoin de comprendre sa filiation aux images précédentes, le pourquoi du comment, l’enchainement logique des situations, leurs liens de causalité. C’est la mémoire qui nous sauve . Nous avons la capacité de mémoriser les situations et de les organiser en termes de relations causales (cause/effet) et de durée relative. C’est cette organisation chronologique de notre mémoire qui, d’images fugitives, fait un récit, une histoire qui prend un sens. Mais cette histoire n’est pas inscrite dans le temps mais dans notre mémoire et nous accompagne dans le moment présent.

La conscience du temps

Nous avons tous appris le temps à nos enfants au fur et à mesure de leur développement cognitif. Vers 2 à 3 ans ils apprennent la notion de demain et hier, basé sur la référence du sommeil (avant ou après le « dodo »). Ensuite ils vont apprendre le passé et le futur sur la base d’événement marquants (le père Noël, les vacances, les rythmes scolaire, les anniversaires …). Ce n’est que vers 7à 8 ans qu’ils vont apprendre à lire l’heure, le calendrier, la planification du temps. Le temps n’est pas inné, il ne se découvre pas, il s’apprend. C’est un système de référence génial, inventé par les humains pur donner une représentation de l’enchainement des événements et leur donner un sens.

Les animaux n’ont pas cette conscience du temps, ils ne vivent que dans le présent, et leurs souvenirs n’ont pas de représentation chronologique.

Conclusion

Ce que nous appelons le temps est en fait la durée, c’est à dire l’écart entre la début et la fin d’un événement. Il est exprimé pour nous par rapport à la durée des rotations terrestres (dont nous ne connaissons pas la durée). Nous l’exprimons en heures, minutes secondes mais c’est en fait un nombre sans unité car quand on divise une durée par une durée on obtient un nombre sans unité ;

10 secondes divisés par 2 secondes fait 5 et non pas 5 secondes

Une grandeur sans unité n’a aucune réalité physique, c’est bien ce qui caractérise le temps. Ce que nous appelons temps est l’organisation de nos pensée passées et prévisionnelles en tenant compte de leur dépendances logiques (et donc de leur chronologie puisque la cause  précède toujours l’effet)

Cette organisation des relations causales entre nos souvenirs ou  nos s connaissances, un peu ce que Bouddha avait appelé Kharma  (suite des relations causales dans les actions humaines) est un mode de représentation de notre histoire personnelle.

Le temps n’est donc pas une réalité, mais une représentation intellectuelle inventé par les humains pour donner un sens à leur histoire. Sans relations entre eux les événements n’ont ni sens ni morale.

Il n’en reste pas moins que si le temps, en soi, n’existe pas il existe en tant que création des humains … et c’est bien pratique pour exister !

Peux-t-on voyager dans le temps ?

Le voyage dans le temps est l’un des « Marronniers » de la science-fiction, qu’il s’agisse de voyage dans le futur, dans le passé, ou dans les deux comme dans « l’héroïque fantaisie »

C’est, évidemment une grande interrogation, comme pour tous les sujets qui transcendent la condition humaine et qui mérite de s’y arrêter.

Le voyage vers le futur

La théorie de la relativité restreinte  développée par Einstein montre que, en théorie, cela serait possible. Si l’on étudie le paradoxe des jumeaux de Langevin, on peut le concevoir. Soit deux jumeaux, Pierre et Paul. Pierre part dans une fusée circulant à vive allure (de l’ordre de grandeur de la vitesse de la lumière) alors que Paul reste sur terre. Lorsque Pierre revient sur terre il a moins vieillit que son jumeau Paul. Il se retrouve dans ce qui est le présent pour Paul, mais qui devient son futur pour Pierre

Évidement si cela est théoriquement possible, restent deux écueils majeurs :

  1. Se déplacer à une vitesse voisine de celle se la lumière pour un périple aller-retour de quelques années lumières ne parait pas très réaliste de nos jours.
  2. D’autre part la théorie de la relativité restreinte n’est qu’une théorie, un modèle de l’univers qui comme tout modèle est imparfait et destiné à devenir u jour caduque. Tout peut être remis en cause.

Le voyage dans le passé

  1. Les équations physiques dépendantes du temps sont réversibles. Si dans une fonction du temps t on change t en -t, l’équation reste vérifiée. Cela impliquerait que, au nom de la physique, toute action dépendante du temps soit réversible et que l’on peut remonter le temps.
    Mais il existe un grand principe en physique c’est « le principe de causalité » qui exprime que toute cause doit précéder son effet. Remonter le temps viendrait à poser l’effet avant sa cause et violerai ce principe.
  2. Parlons du « paradoxe du grand père ». Supposons que je voyage dans le passé, que je rencontre mon grand père et que je le tue avant qu’il ait eu des enfants. Mon père ne serai pas né, et moi no plus. Comment aurais-je pu voyager dans le temps
    Une des réponses à ce paradoxe est, bien sûr que si je ne suis pas né il m’est impossible d’aller tuer mon grand-père. Mais le fait est que je suis bien né puisque je suis là et donc je peux aller tuer mon grand-père, etc. etc.
    C’est  un syllogisme qui se résout en acceptant simplement que le voyage dans le passé est impossible.
  3. Si je pouvais voyager dans le passé et faire une quelconque modification dans celui-ci, je modifierais le passé et donc ses conséquences dans le futur. Je créerais ainsi un nouveau futur différent de celui dont je viens, donc une nouvelle séquence de temps et un futur différent de celui dont je viens. Chaque voyage dans le temps créerais ainsi un nouveau monde, mais alors je n’aurais pas réellement voyagé dans le passé mais plutôt changé d’univers.
  4. Revenir vers son passée supposerait que celui-ci soit persistant, ce qui implique un temps et un espace persistant dont ne serions plus acteur (sauf au présent) mais spectateur puisque depuis notre présent nous pourrions envisage de visualiser un passé permanent.

Conclusion

Ne rêvons pas, le voyage dans le temps n’est pas pour demain. Le temps et l’espace n’existent que comme un « artefact » de l’évolution de l’univers, c’est à dire de la vie. Ce sont les mouvements dans l’univers qui impliquent, pour nous, la notion de temps (durée) et d’espace (distance). Sans « la vie » il n’y aurait ni temps ni espace car la vie est l’évolution de la matière. Or, la vie se déroule hors du temps, ou du moins dans un temps nul que l’on pourrait appeler le présent.

Voyager dans un temps qui n’existe pas … un grand fantasme !

Dilatation du temps, paradoxe des jumeaux

Comme ne psychothérapie, avant de construire du nouveau il faut souvent détruire l’ancien.  De même, pour pouvoir apprendre il faut parfois apprendre à désapprendre !

Notre concept de temps est particulièrement flou puisqu’il mélange les notions de durées et celle d’histoire.

L’histoire : forme le passé comme une construction mémorielle de nos expériences et de nos connaissances. Il n’y a pas de notion de temps dans la notion de passé mais seulement un classement chronologique de nos souvenir vécus ou appris.

La durée : Ce que nous appelons couramment « le temps » est en fait « la durée » mesurée en termes d’étalon interne qui est la durée de la rotation de la terre sur elle-même, soit un jour (divisé en 24 heurs de 60 minutes chacune, elle même divisé en 60 secondes) ou encore la rotation de la terre autour du soleil représentant une année de 365 jours. Quand nous disons que nous sommes en 2024 nous ne fixons pas une date dans le temps mais une durée de 2024 rotations de la terre autour du soleil à partir d’une année zéro (année de la naissance de Jésus s’il a jamais existé !).

La durée est un notion relative qui compare le durée d’un événement à la durée d’un événement étalon, ce n’est qu’un simple rapport de comparaison sans unité et ne peut donc être une grandeur.

Mais la grande inconnue c’est la durée de notre unité. Quelle est la durée absolue de la rotation de la terre sur elle-même, en quelle unité la définir, est-elle une grandeur universelle ou peut-elle être multiforme ?

Cette question a été répondue en 1905 par Einstein dans sa théorie de la relativité restreinte. Cette variable qu’il appelle temps est élastique : elle dépend de la vitesse de déplacement de l’objet en référence et du champs de gravité qui l’entoure.

C’est pour le moins une notion contre intuitive.

Nous avons l’habitude de considérer que notre temps est universel, qu’une seconde dans mon super marché vaut une seconde dans un avion, ou une seconde sur Mars. C’est cette notion qu’il va falloir chasser de notre esprit, car si elle est valable dans notre micro monde terrien elle n’est qu’une approximation et se trouve totalement fausse dans l’univers. Nul ne sait combien dure une seconde dans l’univers.

Essayons par un exemple simplifié d’en rendre compte :

Supposons deux amis. Serge est sur le quai de la gare et regarde passer un train dans lequel est assis Denis

Denis tient dans sa main une balle en caoutchouc qu’il lâche. Elle rebondi et revient dans sa main. (Figure 1)

La balle fait un trajet de 1m aller et retour dans un temps (durée) de 1 seconde terrestre.

Serge regarde passer le train et voit la balle suivre une tout autre trajectoire, en raison du déplacement du train. (Figure 2)

Manifestement dans le référenciel de Serge (sur le quai) la balle décrit un trajet plus long que dans le référenciel de Denis (dans le train).

Pourtant les événement s simultanés et on donc la même durée apparent (1 seconde) et la balle a dans les deux cas la même vitesse verticale. Comment peut-on dans ces condition avoir des parcours de longueur différente dans les deux référenciels.

C’est du au fait que des les deux cas l’unité seconde est relative, évaluée sur terre en référence à la rotation de la terre, Elle n’a pas la même durée dans l’absolu, dans le référentiel immobile et le référenciel en mouvement.

Pour un objet en mouvement le temps (la durée) se dilate et s’écoule plus lentement, alors que pour l’objet immobile (pardon de comparer Serge et Denis à des objets !) le temps (la durée) semble être plus contracté.

Dans un référenciel en mouvement le temps (la durée) est dilaté et se déroule plus lentement que dans un référenciel moins dilaté. Plus la vitesse d’un objet est grande et plus son temps (sa durée) est ralenti. Pour un objet se déplaçant à la vitesse de la lumière le temps serait figé et ne s’écoulerait plus … un chem : in vers l’immortalité !

Cette assertion est totalement contre-intuitive, mais tout vient de notre mauvaise interprétation de la notion de durée. Nous l’avons définie comme relative dans notre univers terrestre mais nous l’avons cru universelle  pour les autres mondes.

On peut alors approcher le problème des jumeaux tel que l’a proposé Langevin.

Deux jumeaux e 20 ans sont sur terre. L’un des jumeaux reste sur terre, l’autre embarque dans une fusée circulant à une très grande vitesse. La fusée fait un aller et retour sur plusieurs centaines d’années lumières. Au retour le jumeaux resté à terre a, par  exemple 32 ans et le jumeau qui a circulé dans la fusée a, par exemple 29 ans.

La valeur du temps (la durée) n’est pas universelle. Elle dépend de la vitesse de l’objet (et également des forces de gravités qui l’entourent)

Nous avons raisonné comme-ci la terre était le centre du monde alors qu’elle n’en est qu’un microcosme !

Espace et temps, une même variable

L’espace et le temps ont été théorisés par Isaac Newton (1787) comme deux entités « métaphysiques » dans lesquelles  évoluerait la matière. En 1905-1915, Albert Einstein propose de réunir ces deux grandeurs dans une variable unique l’espace-temps. De nos jours nous vivons encore, dans la vie courante, selon la représentation Newtonienne : Le temps s’écoule indéfiniment et l’espace est infini   

Mais il est possible également d’arriver à la conclusion d’Einstein, non par le truchement des équations physiques (ce dont je serai incapable) mais par une simple réflexion philosophique accessible à toute personne de bon sens et prête à se remettre en cause.

La vie

Posons que « la vie » c’est le mouvement, la transformation, l’évolution. Ce qui ne remplis  pas ces critère est inerte et non vivant. Cette vie a deux paramètre fondamentaux, le temps et l’espace.

Le temps et l’espace

Nous n’avons pas de représentation du temps, mais celui-ci peut être représenté par la durée. C’est une grandeur relative puisqu’elle compare une durée quelconque à une durée étalon qui est la durée d’une rotation de la terre autour du soleil fixée arbitrairement comme une année. Mais, évidemment, nous n’avons aucune idée de combien dure cette révolution. Notre notion du temps n’est pas absolue mais relative

Nous n’avons pas également de représentation de l’espace, mais celui-ci peut être représenté par la distance. C’est une grandeur relative puisqu’elle compare une distance quelconque à une distance étalon qui est le mètre : initialement une barre de métal dont la longueur a été fixée à 1 mètre. Évidement nous ne savons pas dans l’absolu combien mesure 1 mètre. Notre notion de l’espace n’est pas absolue mais relative.

La représentation du temps et de l’espace

Comment représentons-nous le temps. Il y a celui que nous appréhendons, c’est à dire l’instant présent. Il a une durée infiniment petite puisque à peine apparaît-il qu’il disparaît. De fait il n’existe jamais. Mais en rassemblant nos souvenirs, nos expériences, nos apprentissage nous pouvons construire une chronologie des événements, en termes d’avant / après, en termes de causes / effets qui nous brosse une fresque du temps dans le passé ou dans le présent. Cette construction, toute intellectuelle, ne contient cependant que les éléments connus de nous et non l’ensemble de ce qui serait envisageable. Le temps n’es donc pas universel mais dépend de l’observateur. A chacun son histoire, à chacun son temps.

Maintenant comment représentons-nous l ‘espace. Il y a l’espace immédiat, celui que nous appréhendons autour de nous. Notre environnement qui bien sûr n’est pas tout l’espace. Mais nous pouvons nous faire une représentation topologique de cet espace à partir de nos souvenirs, de nos expériences et de nos apprentissages. Une gigantesque carte en trois dimensions. Cette carte ne renferme que ce qui est connu de nous. C’est une représentation intellectuelle de l’espace qui nous est personnelle. A chacun sa carte, à chacun son espace.

La relation entre le temps et l’espace

Y a-t-il maintenant une relation entre temps et espace ?  

L’espace et le temps évoluent toujours ensemble. Toute modification de l’espace implique une durée. Inversement, dans un espace figé, ou il ne se passe rien le temps et également figé (ce qui est normal puisque l’étalon de durée qui est la rotation de la terre autour du soleil n’existe plus)

Les variations du temps et de l’espace sont concomitantes, elles sont si intimement liées que ce couple n’est en fait qu’une seule et unique variable de la vie

Conclusion

On peut dire que temps et espace ne sont qu’une unique variable. On doit donc oublier la représentation Newtonienne à deux variables pou s’en tenir à la vision d’Einstein de l’espace-temps. C’est un exercice difficile tant notre vision du monde et construite sur la vision du temps qui  s’écoule et  de l’espace réceptacle statique d’un monde en mouvement.

Équivalence du temps et de l’espace

Je ne reprendrais pas la discussion sur l’existence du temps car il a été suffisamment montré qu’il n’existe pas. Le temps est une construction intellectuelle qui organise nos souvenirs ou nos projections en termes de relation chronologique avant-après. Il n’existe qu’un présent intemporel, tout le reste n’est que spéculations et représentations. Quelque soient vos efforts d’imagination, pour vous remémorer vos souvenirs, tout cela se passe pour vous dans un présent qui vous reste fixement lié.

Un élément pourrait sembler échapper à ce déni du temps, c’est « la durée » (rien à voir avec les macarons !) Celle-ci serait une mesure du temps selon le principe général des mesure, un point de départ, un point d’arrivée, et une unité de mesure fixe (étalon)

Tout repose sur la représentation temporelle des points de départ et d’arrivé dont au moins l’un d’eux est situé dans un passé périmé ou un futur encore inexistant. On conçoit bien qu’il ne peut s’agir d’une mesure physique puisque au moins l’un des marqueurs n’existe pas. La durée est, elle aussi, une vision intellectuelle dépendante de notre vision mémorielle chronologique des événements.

On pourrait dire que la durée est encore un non existant. Pourtant la durée est bien un marqueur de l’évolution de notre espace.

Comment se mesure la durée :

  1. On fixe un événement initial qui pourrait être un moment dans le temps, mais également un état ou la position d’un objet dans l’espace
  2. On fixe un état final qui pourrait être un moment dans le temps ou également un autre état ou la position d’un objet dans l’espace.
  3. On détermine un étalon de mesure. On cherche un événement récurent qui nous donnera un étalon permanent. On a choisit une rotation de la terre autour du soleil qui nous semble (à notre échelle) un invariant. Il est pris comme étalon de temps (durée unitaire) mais il pourrait tout également être pris comme un étalon de variation de l’espace (puisque la distance parcouru par la terre en une rotation est, elle aussi invariante)

On voit que notre référentiel qui définit la durée pourrait aussi s’appliquer à une grandeur qui serai la variation de l’espace. Temps et espace se mesurent avec le même étalon : La rotation de la terre autour du soleil. Le temps de cette révolution est évidemment inconnu dans l’absolu, alors que la longueur de celle-ci est bien définie. Cependant la mesure de la révolution est exprimée en mètre qui est d’une longueur inconnue. On conçoit alors que les notions de temps  et de durée ne sont absolument pas utiles pour décrire notre univers. On peut facilement les remplacer par les notions d’espace et de modification de cet espace. En effet toute variation de l’espace implique le déplacement d’un ou plusieurs corps dans l’espace

 Pour cela il serai nécessaire de définir une nouvelle grandeur représentant le déplacement d’un corps dans l’espace entre un état initial et un état final, c’est à dire la distance.

On comparera alors un déplacement dans l’espace(une distance) par rapport au déplacement de la terre autour du soleil pris comme étalon (940 021 905 kilomètres) et appelé : « Révolution ».

 La distance entre les corps célestes éloignés ne se mesurerai plus en année lumière (qui rappelons-le est une unité de distance) mais simplement en révolution ou ses multiples.

Il s’agit toujours d’une mesure relative car si on connait la distance en mètres parcouru par la terre dans sa révolution on ne saura jamais combien mesure, dans l’absolu, un mètre.

L’important est de voir que l’on pourrai pour une description de notre univers se passer totalement des notions de temps et de durée. Cependant cela remettrai en cause l’usage de la vitesse de la lumière (qui comme toute vitesse inclus la notion de temps, mais qui pourrait être évaluer en terme de distance relative). On ne change pas de paradigme aussi facilement que ça !

P.S. Nous avons l’habitude d’une représentation de l’univers basée sur deux inconnues : « Le temps et l’espace ». Il est paradoxal que nous soyons si fiers de ce système reposant sur deux entités dont nous ignorons tout et qui, selon toute présomption, nous resterons inaccessibles. C’est la magie de la science de proposer  pour ce qui nous est inconnu (comme la vie, le monde) des systèmes de représentations fondés sur d’autres inconnues.

J’ai proposé ici un système représentatif basé sur une seule inconnue : L’espace en oubliant le temps qui n’en serai qu’un corolaire. On pourrait tout autant établir un système basé sur une seule inconnue : Le temps en oubliant l’espace.

Nous élaborons des représentations de ce qui nous échappe basées sur des concepts inconcevables, et pourtant ça marche. L’esprit humain est vraiment incroyable !

Et si on se « plantait » sur l’univers, le temps et l’espace

Le temps et l’espace sont deux concepts qui ont fait couler beaucoup d’encre. Ce sont deux notions à la limite de la métaphysique et comme telles sont l’objet de bien des controverses, de polémiques et de fantasme.

Sujet d’une controverse entre Aristote et Démocrite (Qui prophétisa l’atome 400 ans AV JC)

 l’espace et le temps reçurent leur définition moderne de Newton (1687) qui décrit l’espace et le temps comme deux réceptacles de la matière, mais pré existants à celle-ci. C’est encore la notion qui fait partie de la culture populaire et que nous utilisons tous les jours (le temps qui s’écoule et l’espace infini).

En 1905 dans sa première théorie de la relativité, Einstein définit espace et temps comme une grandeur unique appelée espace-temps que la matière peut déformer pour induire le mouvement. Les déformations de l’espace-temps peuvent produire un éloignement de deux corps célestes sans que ceux-ci est besoin de bouger. Ce ne sont plus  les corps qui sont mobiles  mais leur référentiel qui varie.

Dans tous les cas, espace et temps sont des grandeurs de nature similaire, qu’ils soient séparés ou réunis. C’est sur ce point que j’ai quelques réserves.

C’est l’observation des enfants qui m’a interpellé.

Dans le développement des petits enfants, outre l’aspect fusionnel avec son environnement proche, le petit enfant fait évidemment ses propres expériences.

  1. Il doit intégrer la cohérence de son corps. Comment sa main est reliée à son corps par son bras, comment sa main peut se positionner par rapport à son pied. C’est un élément de développement généralement occulté mais qui sera un facteur principal dans sa future cohérence et sa capacité de concentration. C’est aussi sa première découverte de l’espace qu’il occupe.
  2. Il va ensuite découvrir la distanciation avec les objets qui l’entourent (hochet, doudou, jouets). Il va apprécier quand sa mère s’approche ou s’éloigne et envisagera l’espace à travers la vue et l’odorat.
  3. A quatre pattes il va appréhender l’espace de sa chambre (si il à la chance d’en avoir une !), chercher à éviter ou aller chercher les objets, à contourner les obstacles. C’est une découverte et une conceptualisation de son espace.
  4. Plus tard il va marcher, ce qui implique de se situer dans l’espace, utiliser les repères spatiaux pour assurer son équilibre. Bref il fait la découverte de l’espace. A noter que les animaux sont généralement plus précoces dans cette exploration/découverte.

En ce qui concerne le temps l’enfant n’en fait pas la découverte mais en fait l’apprentissage. Ceci lui demande une conscience cognitive plus élaborée et ce n’est que plus tard qu’il peut y accéder

  1. Vers 3 à 4 ans il apprend de ses parents les notion d’avant/après, de demain/hier qui seront ses premiers repères dans le temps.
  2. Il faudra attendre l’âge de 6 ou 8 ans pour qu’il finisse à apprendre à lire l’heure.

On voit apparaître une différence notoire entre la notion d’espace qui se découvre (donc pré existante) et le concept du temps qui lui s’apprend comme toutes les connaissances humaines.

L’espace et le temps ne sont donc pas de même nature !

J’ai déjà eu l’occasion de montrer que le temps n’existait pas. Ce que nous appelons le temps n’est qu’une organisation chronologique de nos souvenirs. Un construction intellectuelle. En fait il s’agit plutôt d’une durée, intervalle de temps entre deux événements mesuré à partir d’un étalon de temps basé sur la rotation de la terre. Le temps ne serai que l’image d’une transformation, une image du mouvement.

Qu’est-ce que la rotation de la terre ? c’est une modification de l’espace puisque la terre change de position dans l’espace en tournant autour du soleil. Combien de temps dure une rotation de la terre. Par définition 1 ans, mais en fait mystère. L’étalon de mesure de la durée sera donc basé sur une modification (reproductible) de l’espace. La durée n’est donc qu’un artefact de l’espace. Le temps ne joue aucun rôle, tout se passe dans l’instant présent, et le passé et le futur ne sont que des construction intellectuelles qui organisent nos souvenirs et nos prédictions. Le temps n’existe pas.

Prenons la métaphore d’un tournage de cinéma : Sur le plateau les acteurs jouent la scène. Les instants se succèdent et disparaissent. L’espace de la scène change à tout moment du début à la fin de la séquence. Après il ne reste rien de l’histoire. Par contre le film, souvenir mémoriel de la scène garde la mémoire, image par image, de ce qui s’est déroulé. La scène c’est l’espace, le film c’est le temps. Une mémoire chronologiquement organisée des instants dans l’espace, un simple artefact.

La variation de l’espace ne se mesure pas en absolu. Par contre on peut utiliser la durée qui sert à comparer une modification de l’espace par rapport à une modification étalon de l’espace (la rotation de la terre). C’est une mesure des plus classique avec un point initial, un point final, et une étalon de mesure de même nature que la grandeur à modifier.

Le temps n’existant plus il nous reste une seule grandeur d’essence métaphysique : l’espace. Mais cet espace existe-t-il ?

Il est un néant peuplé de matière. C’est la présence de corps célestes qui fait la réalité de l’espace. Celui-ci ne se défini que et seulement que par la matière qui l’habite. Ce sont les corps célestes et leurs relations mutuelles qui le créent. Hors matière, pas d’espace … pour la bonne raison qu’il n’y aurai pas d’observateur pour le percevoir ! Pourtant nous savons représenter cet espace en imaginant un univers à 3 dimensions dans lequel nous situons nos entités célestes. Ceci donne corps à l’espace comme la chronologie donne corps au temps.

On règle également ainsi la finitude de l’espace qui se termine avec le dernier corps céleste connu. C’est une « petite pirouette » mais après tout, la sagesse n’est-elle pas de se contenter de ce qui nous est accessible ?

Maintenant que j’ai bien démoli le temps et l’espace … Je vais aller prendre du bon temps dans ‘l’espace santé de ma salle de sport !

L’espace existe-t-il ?

Pour info, voici la réponse de chatGPT à cette réponse :

Oui, l’espace existe. L’espace peut être défini comme l’étendue tridimensionnelle dans laquelle les objets physiques existent et se déplacent. Il est considéré comme faisant partie de l’univers physique observable. Les scientifiques ont étudié l’espace et ont découvert qu’il peut être courbé par la gravité, qu’il peut être perturbé par la présence de matière et d’énergie, et qu’il peut se dilater au fil du temps. L’espace est également lié au temps, formant ensemble l’espace-temps, qui est une composante fondamentale de la relativité générale d’Albert Einstein. En somme, l’espace est une réalité physique observable et étudiée par la science.

Merci à ce « bot » mais je ne suis pas de cet avis.

Pas de de suspens, philosophiquement l’espace n’existe pas pour la bonne raison qu’il est impossible de la définir. Même si dans diverses théories (Gravitation de Newton, relativité d’Einstein) on trouve des re définitions de l’espace, celles-ci ne sont que des conséquence des théories qui les génèrent, et sont donc implicites, relatives et en aucun cas des définition absolues. Il s’agit donc simplement de définitions relative aux théories qui les suggèrent et n’ont de validité que dans le cadre de leurs univers.

Les représentations de l’espace que nous utilisons sont toujours basées sur la notion de distance, elle même relative à l’étalon de distance que l’on a choisi (historiquement le mètre étalon du pavillon de Breteuil). Nous sommes capables de nous représenter l’espace comme des relations de distance entre les entités qui le peuplent, mais ceci ne représente pas l’espace mais uniquement les corps, la matière  qui l‘habitent.

La représentation de l’espace est analogue à la représentation du temps. Cette dernière est conçue sur des liaisons avant/après évaluées sur la base d’une durée (mesurée relativement à un étalon : durée de la rotation de la terre).

Pour l’espace on le conçoit sur la base de relations devant/derrière évaluées en termes de distance (mesure du mètre étalon)

Espace et temps sont donc représentés de façon tout à fait analogue par un positionnement topographique pour l’espace et chronologique pour le temps.

Ces deux notons font appel, à la fois, à la notion d’infini et de néant. L’espace est un infini peuplé d’objet célestes et de néant (le vide sidéral) et le temps fait également appel à la fonction d’infini et de néant (dans l’incapacité de définir ce que représente l’instant présent avant qu’il ne bascule dans le futur). Lorsque l’on fait appel à l’infini  et au néant on sort du domaine accessible à l’humain, on entre dans la transcendance, dans la métaphysique et dans la croyance.

Il est difficile pour nous de concevoir l’espace car nous faisons allègrement l’amalgame entre lui et la matière qui l’occupe. Si la matière à pour nous une représentation concrète, celle de l’espace nous échappe totalement.

La question de l’espace et du  temps n’a, pour nous pauvres humains, aucune réponse. Alors, se poser une question dont on sait qu’elle n’aura pas de réponse est une cogitation intellectuelle inutile. Contentons nous d’utiliser les représentation du temps et de l’espace dont nous disposons sans leur donner de valeur absolue. On peut se passer de croire en dieu comme on peut se passer de croire dans la nature du temps et de l’espace.

Le voyage à travers le temps

Voyager à travers le temps, retourner dans le passé ou se projeter dans l’avenir est l’un des grands fantasmes qui ont donnée naissance à la science-fiction.

Le problème qui se pose à nous et de savoir si ce « transfert spatio-temporel » reste du domaine de la fiction, du conte de fée, ou si, effectivement, on peut envisager cette possibilité dans un futur proche ou lointain.
La première question à se poser et la nature ou la définition du temps que nous adoptons. C’est cette nature ou vision de temps qui désterminera la vision que nous pourrions avoir dans le domaine du voyage à travers le temps.

Dans le domaine religieux, dieu, super créateur, a créé le temps sans qu’il ne lui soit donnée ni définition ni limite. Le temps et de nature transcendantale et tout est envisageable et possible : voyager dans le temps, l’éternité, le néant, pas de limite à l’imagination dans une croyance. Les saints réapparaissent bien après leur morts, les religieux les honorent et les prient, donc ils sont encore là et voyagent donc dans le temps. Seul frein, mais d’importance, on ne voit pas comment  réaliser ce « trip » pour nous pauvres humains.

Voyager dans le temps suppose la permanence des événements dans le temps, passé ou futur. Retourner dans le passé suppose, pour le voyageur que ce passé existe afin qu’il puisse y trouver sa place. Son arrivée dans ce passé va déterminer une modification de celui-ci, de nouvelles relations et de nouvelles dépendances et donc un nouveau futur. Mais ce futur existe déjà, puisque notre voyageur en vient. Voilà donc maintenant deux futurs différent qui coexistent et deux mondes parallèles qui se développent (l’un avec le voyageur dans le passé et l’autre celui qu’a quitté notre voyageur). Notre pauvre nomade a maintenant un passé (celui avant son voyage) et un futur (celui après son périple) qui ne sont pas « raccord » et qui se situent dans deux univers différents … soit un passé sans futur et un futur sans passé ! Un enfant sans parents d’un coté et un parent sans ses descendants de l’autre !

La confusion vient, bien sûr, de l’amalgame entre le passé d’une part et la représentation que l’on s’en fait de l’autre. Le passé tel que nous nous le représentons est, dans notre conscience, une organisation chronologique et causale des événements que nous avons vécu ou appris au cours de notre vie. Il ne s’agit nullement d’une réalité mais d’une représentation mentale construite au jour le jour et qui accompagne notre être dans son présent. C’est l’histoire avec un grand H ou un petit h.

Il nous est possible de « voyager » dans nos souvenirs en explorant notre mémoire, mais ce n’est pas un voyage dans le temps ce n’est que la remémoration de souvenirs inscrits dans notre conscience. C’est comme lire un livre d’histoire … ce n’est pas un voyage dans le temps !

Dans la psychologie relativiste, dont je suis le modeste porte-parole, le temps n’existe pas, seul existe l’instant présent, la vie. Le problème du voyage dans le temps ne se pose pas.

Donc, ne rêvons pas le voyage à travers le temps n’est pas pour demain à moins qu’une nouvelle théorie du temps et de l’espace ne vienne bousculer le paysage spatio-temporel.

PS. Le paradoxe de jumeaux issu de la théorie de la relativité ne constitue en aucun cas un voyage dans le temps. il est induit par l’hypothèse de la contraction du temps pour un objet voyageant à grande vitesse (proche de la vitesse de la lumière)

Le temps, l’espace, l’espace-temps

En 1687 Isaac Newton introduit les lois de la gravitation universelle. Dans ce travail il considère que :

  1. Le temps est un réceptacle (indéfini)dans lequel évolue la matière. Que la matière soit présente on non le temps lui préexiste et s’écoule
  2. L’espace est un réceptacle (indéfini) dans lequel évolue la matière. Que la matière soit présente ou non l’espace lui préexiste.

On voit qu’il s’agit d’une conception quasi religieuse puisque ses contenants indéfinis sont de nature transcendantale et échappent à l’humain qui lui représente la matière. Ceci est bien normal puisque dans ce siècle religieux en Europe Dieu a créé l’univers donc  l’espace et le temps.

Ce qui  est plus curieux c’est qu’au XXI siècle nous pensons tous (sauf certains scientifiques) encore dans le modèle Newtonien. Le temps s’écoule, d’où la notion de passé, de présent, et d’avenir, l’espace est cet univers dont nous ne connaissons pas les limites mais qui nous entoure dont nous somme prisonniers.

On conçoit, de façon simpliste, pourquoi la matière ne pouvant évoluer dans deux espaces différents peut être représenté comme évoluant dans deux espaces confondus en un seul appelé espace-temps. C’est le modèle qu’a présenté Einstein dans ses théories de la relativité (1905 -1915).

Le modèle Newtonien est un système dans lequel le temps s’écoule et l’espace se déroule de façon totalement indépendante de la matière qu’ils contiennent. Ils transcendent la matière de nature religieuse ou métaphysique. C’est une vision de l’univers dans laquelle le temps est mobile, varie à chaque instant, et ou l’espace est fixe, invariant (même si son contenu, lui, peut varier)

Imaginons un instant un univers inverse, dans lequel le temps serai fixe, invariant et l’espace mobile

  1. Le temps. Prenons un exemple simple.
    Pensons à un événement passé, la dernière fête de noël par exemple. Ne nous pouvons y penser que dans le temps présent. Le passé n’est qu’une construction chronologique dans notre mémoire, c’est à dire dans l’instant présent. Le passé n’existe que comme une construction mentale dans notre présent.
    Le passé n’existe pas.
    Pensons maintenant à un événement futur comme nos prochaines vacances. C’est encore une représentation mentale de notre mémoire, c’est à dire dans le présent. Le futur n’existe pas.
    Intéressons nous au présent. C’est un instant qui passe immédiatement dans le passé et qui a une durée infiniment courte, donc nulle. Le présent n’existe pas non plus.
     Conclusion le temps n’existe pas et nous ne saurions l’appréhender. Par contre ce qui est à notre portée est la mesure de la durée. C’est une mesure relative qui nous permet d’évaluer le temps « écoulé » entre deux événements par comparaison à une durée de référence. Prenons l’évaluation en termes de jours. On défini le jour comme la durée de la rotation de la terre sur elle-même et pour chaque intervalle entre deux événements on évalue le nombre de rotation de la terre effectuée et l’on en  déduit la durée en jours. OK mais quelle est la durée absolue de la rotation de la terre sur elle-même ?  Comme toute évaluation humaine elle ne peut être que relative, toute pensée est relative, tout positionnement est relatif, c’est pourquoi nous avons développé la psychologie relativiste.
  2. L’espace. Prenons quelques exemples simples
    Vous êtes en voiture, par affaitement immobile dans l’habitacle et le paysage semble se dérouler devant vous, il semble couler sous la voiture. Ou bien vous étés en randonnée vous marchez vers un but. Si vous vous choisissez comme référence, vous êtes, vous immuable et le paysage change à chaque instant en rapprochant le but de vous. Vous restez sur place et le paysage se modifie à chaque instant vous rapprochant de votre objectif.
    On ne peut, pour l’espace ne mesurer que la distance par référence à un mètre étalon arbitrairement choisi pour représenter un mètre. Les distances se mesurent par rapport à ce mètre. Mais quel est sa longueur dans l’absolu ?

Il y a de nombreuses façons d’appréhender temps et espace, mais toujours de façon relative. Tout dépend de la référence que vous choisissez. Si, comme Isaac Newton vous prenez l’univers comme référence (vision divine qui personnifie l’univers) vous vous déplacez dans le temps et dans l’espace. Si vous vous choisissez comme référent ce sont le temps et l’espace qui changent autour de vous.

Mais quoi qu’il en soit vous n’aurez toujours qu’une vision relative de cet univers qui dépendra de la référence choisie ! … longue vie à la philosophie relativiste.

Le temps existe-t-il ?

La notion de temps telle que nous la connaissons est relativement récente.

Elle  a été théorisée par Newton en 1687 dans ses « principia mathématica ». Pour lui le temps est universel et éternel. Il existe (tout comme l’espace) en dehors de l’homme de la matière et de l’énergie. Qu’il soit peuplé ou non le temps (comme l’espace) existe et s’écoule. Présenté comme tel le temps est une transcendance à l’homme, de nature quasi  religieuse. Ceci  correspond à la vision chrétienne du dieu  ayant créé l’univers, donc le temps et l’espace. Ces deux grandeurs de nature divine échappent à tout contrôle par l’humain.

C’est toujours ce concept de temps que nous utilisons, sans en avoir pleine conscience, tous les jours dans notre vie quotidienne.

Temps et durée

En fait quand nous utilisons la notion du temps nous utilisons, sans nous en rendre compte, la notion de durée.

Si je dis : « Nous sommes en 2020 », il ne s’agit nullement d’une position dans le temps,  cela signifie qu’il s’est écoulé 2020 années depuis notre « origine du temps » placée en l’an zéro, année supposée de la naissance de Jésus Christ. Comme celle-ci, origine des temps, et plutôt incertaines on comprend que mon affirmation que nous sommes en 2020 est loin d’être fiable.

Dans beaucoup de systèmes informatique la date (ou le temps) correspond au nombre de secondes écoulées depuis le 1 janvier 1970. Ce temps est universel puisqu’il ne dépend pas de la géographie du lieu. Ici encore il s’agit de durée.

Lorsque l’on dit : « combien de temps faut-il pour aller de Paris à Marseille », il s’agit bien de durée et non de temps.

La mesure du temps

Le temps ne se mesure pas et seule la mesure de la durée nous est accessible. C’est une mesure que l’on peut qualifier de différentielle et référentielle. Elle suppose un début, une fin (différentielle) et une unité de mesure (référencielle), ce qui est le cas général pour les mesures.

Début et fin sont des paramètres qui sont véritablement liés au temps mais qui ne nous sont pas directement accessibles, sauf sous forme de durée chacun d’eux étant évalué par rapport à la même origine (an zéro). C’est, en fait, la différence entre ces deux durées qui représente la durée que nous cherchons à évaluer.

L’unité de mesure, dans ce cas appelée base de temps sert à quantitativer cette durée et la rendre intelligible.

Ce schéma est celui de toutes les mesures classiques. Pour mesurer une distance, on a (à l’origine mais ce n’est plus d’actualité) pris une barre de métal de très faible coefficient de dilatation et décidé que cela représentait le mètre (dit mètre étalon). Il suffisait alors d’évaluer combien de fois ce mètre pouvait être contenu dans la distance à évaluer pour obtenir cette distance en mètre.

On sait donc mesurer cette distance en mètres, mais on ne sait toujours pas dans l’absolu, combien mesure 1 mètre !

Pour le temps on a utilisé diverses unités (bases de temps)

  1. La plus connue est le jour, divisé en 24 heures, qui représente la durée d’une rotation de la terre sur elle-même. Elle est théoriquement invariante à notre petite échelle, mais en fait elle varie très doucement dans le temps
  2. On à utilisé pour définir l’année la rotation de la terre autour du soleil (elle aussi supposée en première approximation constante).
  3. Nous utilisons donc deux bases de temps différentes et sans cohérences entre elles. En fait l’année représente 356,2422 rotations de la terre sur elle-même. Pour rétablir la cohérence on ajoute tous les quatre ans à l’année le 29 février pour retrouver une certaines cohérence, du moins à l’échelle des réalités quotidiennes. D’autres correction plus fines sont menées périodiquement pour tenir compte du fait que 0,2422 n’est pas 0,25 soit un quart pile de jours.
  4. On a depuis défini bien d’autres bases de temps beaucoup plus précises fondées sur des vibrations atomiques, mais cela ne modifie pas le principe général de mesure : début, fin, unité.
  5. Mais avec tout cela on ne sait toujours pas, dans l’absolu, combien de temps met la terre à tourner sur elle-même, combien de temps met la terre pour tourner autour du soleil, combien mesure un mètre, ou combien pèse un kilo

Passé, Présent, Avenir

Ces trois concepts sont étroitement liés à la notion de temps. Pour mieux les comprendre livrons nous à une petite expérience :

Pensons successivement à un évènement de notre passé, à une événement présent, et à un événement anticipé dans notre futur.

C’est fait ?  Alors continuons

C’est trois événement, nous y avons pensé, nous les avons vécus ou revécus uniquement dans le temps présent. Il nous est impossible de revivre le passé autrement que dans notre présent, de même que nous ne pouvons imaginer notre futur que dans le temps présent.

Dans cette vision, passé, présent, avenir, se confondent dans une forme d’universalité du temps. Ils ne sont plus qu’une chronologie des évènements, avant – après, ou cause – effet. Le déroulement des événement dans le temps est la simple construction d’un réseau de relations logiques, un faisceau relationnel entre les évènements. Le temps devient d’essence humaine puisqu’il se construit à partir de la perception des évènements, du vécu de chacun. Il perd son caractère universel pour devenir personnel comme toutes les perceptions.
En mécanique quantique, Maxwell a montré que l’évolution d’une entité ne dépendait que de son état présent en remettant en cause la notion physique de passé et de futur.

On est donc face à deux conception très différentes :

  1. Le temps dit « Newtonien » de nature transcendantale, rapidement transformé en religion. Il est universel … et si j’osais je dirai intemporel et éternel. Ceci représente exactement la nature divine. Dans cette notion le temps se fiche pas mal des hommes, ce sont les hommes qui ont besoin du temps.
  2. La notion que j’ai décrite plus haut dans laquelle le temps n’a plus son côté magique et transcendantal. Il est issue, et fabriqué par les humains. C’est le temps qui a besoin des hommes pour exister

Conclusion

Selon ce qui est exposé au-dessus la question : « Le temps existe-t-il ? » peut en fait se ramener à : « Dieu existe-t-il ? » c’est à dire à une question qui n’a aucune réponse. Je doit dire, qu’il me semble, que dès qu’une notion commence à flirter avec la métaphysique elle débouche inévitablement sur la question de l’existence de dieu.

–Temps populaire

 Tel que décrit par Newton. C’est le temps des religieux, de ce qui croient en un Dieu créateur de l’univers, même s’il sont persuadés de ne pas croire. Il nous est pratique dans la vie quotidienne car conforme à la philosophie populaire, il s’accommode de toutes nos convictions et ne heurte personne. Cependant ils est en désaccord avec la pensée moderne et crée un fossé entre les « sachants » et « le peuple »   Il est pratique mais obsolète. Dans cette définition le temps est dit contigent car il dépend d’une force extérieure.

—Le temps de la psychologie relativiste

C’est le plus proche de celui des physiciens. Il tend à se passer de dieu, sans se passer toute fois d’une certaine pensée transcendantale dont il aurait sans doute besoin pour aller plus loin dans son analyse. Le temps est un arrangement chronologique des évènements dans notre conscience, c’est cette chronologie qui secrète la durée, grandeur que nous pouvons évaluer mais pas mesurer dans l’absolu. Ce qui explique que dans cette conception l’absolu est rejeté. Dans cette définition le temps est immanent, c’est à dire auto généré.

–Le temps des physiciens 

 incompréhensible pour les « humanoïdes ». Il résulte de la théorisation de la matière et peut varier en fonction des théories. Le temps de la relativité peut ne pas être celui des quantiques. La notion évolue en fonction des progrès de la physique.

PS : Pour répondre à la question posée, le temps existe-il ?, citons :

Fernand Raynaud : « ça dépend, si y a du vent ! »

Ou

Laspales : « Y en a qui ont essayé, ils ont eu des problèmes ! » ou encore : « C’est vous qui voyez ! »

Chacun croit à sa version. Dieu existe, le temps est transcendantal, Dieu n’existe pas, le temps est du domaine de l’humain. Dans tous les cas le temps n’existe pas car s’il est transcendant il est du domaine de la croyance et non de la réalité humaine et s’il est une construction de l’esprit humain il n’a pas d’existence propre car il n’existe que sous formes d’images mentale dans notre conscience … ce qui n’est pas très différent d’une croyance !

La notion de temps chez l’animal et chez l’humain

Avec la notion d’espace, la notion de temps est une grandeur qui joue un rôle primordiale dans la représentation de la vie quotidienne.

Contrairement à la notion d’espace que tout être vivant capable d’émotions et susceptible  d’acquérir par sa propre expérience, la notion de temps est le fruit d’un apprentissage. On n’apprend pas aux enfants à apprécier l’espace, ils le découvrent, par contre on leur apprend le temps. Avant/après, hier/demain, matin/soir, puis les jours, les heures, lire l’heure, les dates, …

On pense apprendre le temps aux enfants, mais en fait on leur apprend la chronologie et les relations de dépendances causales.

La cause précède l’effet, donc elle se place avant. L’effet suis la cause donc il se place après. Le temps n’est que l’enchainement chronologique des événements qui  se positionnent les uns à la suite des autres dans des relations de dépendances.

En ce sens le temps n’est pas une grandeur que l’on peut appréhender , mesure. Quand on dit « nous sommes en 2020 » ceci ne marque pas un temps mais une durée, la mesure de l’écart qui nous sépare d’une origine qui est la naissance (supposée) de Jésus Christ . Ce que nous appelons « temps » est toujours une durée entre un point origine et un point destination. Cette durée se mesure toujours à partir d’un étalon référant comme la rotation de la terre autour du soleil pour les année ou la rotation de la terre sur elle même pour les jours. Cet appel à deux références distinctes pour mesurer les années et les jours induit que le « temps » des années n’est pas le même que le « temps » des jours. On est alors obliger d’introduire un correctif tous les quatre ans (29 février) pour presque rétablir, la cohérence de ces deux temps.

Le temps ne peut s’appréhender et la durée se mesure par rapport à un étalon référent dont la mesure absolue ne nous est pas connue. La terre tourne sur elle-même en un jour n’est pas une mesure, mais une définition. Nous ne savons pas définir dans l’absolue le temps que met la terre pour faire une révolution autour de son axe, sauf à la mesurer par rapport à un autre étalon arbitraire dont on ne connaitrait pas la durée.

Le temps n’existe pas, et la durée est une valeur référentielles qui nécessite un étalon de référence.

Notons au passage que l’on pourrait faire le même raisonnement ave l’espace qui n’est pas une grandeur. Seule la distance est mesurable mais toujours en référence à un étalon arbitraire (mètre, année lumière, coudée … )

Dans la mesure ou le « temps » est un système de référence logique dans lequel c’est la relation de causalité entre les événements qui établit une chronologie il est du ressort de la « conscience cognitive » telle que définit dans la psychologie relativiste.

La grande différence entre la perception du temps (et de l’espace) par l’animal et l’homme est que pour le premier elle est instinctuelle, globale, émotionnelle, alors que pour le second elle est réfléchie, analytique, cognitive.

L’animal vit à travers ses émotions, et l’homme à travers ses émotions sublimées dans sa raison.

Il n’est pas toujours facile pour nous humain de nous « représenter » le temps. C’est ce que nous avons vu précédemment car nous sommes encore imprégné de la vison de Newton dans laquelle le temps est un réceptacle universel dans lequel se déroule notre vie. C’est une vision religieuse, transcendantale, du temps car celui-ci existe, alors, en dehors de l’homme. Le temps n’a pas besoin de l’homme pour exister, il lui pré existe.

Avec la disparition progressive du sentiment religieux dans la pensée les philosophes modernes ont modifiés leur vision du temps qui, dans l’ensemble, se rapproche de ce que nous avons développé plu haut.

En ce qui concerne la notion de temps chez l’animal il nous est extrêmement difficile de nous la représenter car par sa nature émotionnelle elle échappe à toute représentation structurée et codifiée.

Pour un animal le temps existe mais sans le passé et sans le futur. L’animal se vit au présent. Ses souvenirs, ses éventuelles et rares anticipations ne sont pas, comme pour nous organisés dans une chronologie ou des relations causales, mais comme un ensemble universel ou tout existe en même temps. C’est sans doute la vision du monde que doit avoir un nourrisson avant le développement de sa conscience cognitive, un monde ou souvenirs, vécu présent, se mélangent sans être hiérarchisés dans un temps. Ceci n’empêche ni l’apprentissage (puisque les souvenirs existent),  ni une certaine , mais très faible, capacité de projection causale dans ce que nous appellerions futur, mais l’animal vit ses souvenirs au présent sans organisation temporelle. Pour lui tous les jours sont aujourd’hui. C’est une expérience que nous pouvons faire :

Si on pense à un événement passé, qui nous est arrivé, en fouillant dans notre mémoire, on revit ce souvenir au moment ou il nous revient en mémoire, c’est à dire dans le présent … exactement comme un animal ou un nourrisson. C’est par une « gymnastique » de mémoire, par des référentiels temporels que nous classons les événements dans une chronologie. L’homme est un animal qui structure ses souvenirs, organise sa pensée en définissants des relations logiques de causalité entre eux.

PS : A noter que chez l’animal la notion de temps comme la notion d’espace ne sont pris en charge par aucun système de représentation formalisé. Les deux se confondent dans une approche globale régie par l’émotion et l’intuition.

Le temps, ça n’existe plus !

Le temps est certainement la notion philosophique la plus importante dans nos représentations de la vie. Le temps selon Newton est certainement la vision du temps la plus répandue, celle qui est la plus utilisée dans nos civilisations.

LE TEMPS SELON NEWTON

Pour Newton, le temps est une grandeur indépendante de toutes les autres (espace, matière, force). Le temps s’écoule indépendamment de savoir si l’espace auquel il s’applique est vide de matière ou de force. L’espace, d’ailleurs, existe en dehors du temps. Temps et espace sont les contenants dans lesquels existent matière et force, considérés comme du contenu. Retenons, pour nous, que le temps est représenté par une grandeur qui décrit l’écoulement du temps. Quoiqu’il puisse se passer le temps s’écoule de façon inexorable. Cette conception du temps et celle que nous utilisons tous pour décrire la vie. Elle implique un présent, un passé (le temps écoulé) et un avenir (le temps à venir). En ce sens le temps nous offre une représentation de la vie sous forme d’une histoire, d’un récit.

LE TEMPS SELON EINSTEIN

Cette représentation du temps a été remise en cause par Albert Einstein dans sa théorie de la relativité restreinte. A la notion d’espace et de temps (containers de l’univers) il substitue la notion « d’espace–temps » nouvelle grandeur qui mérite explication. Dans ce concept, le temps et l’espace disparaissent et son remplacés par une notion de champs d’interaction générale entre les particules (macros particule dans la relativité, corps célestes) qui composent l’univers. Le temps et l’espace sont remplacés par la notion de position de la particule, ou d’un observateur sur cette particule, dans cet espace-temps. Chaque particule n’est plus décrite par sa position dans l’espace et dans le temps (comme en gravité Newtonienne) mais par les interactions quelle subit ou qu’elle exerce vis à vis de l’ensemble des corps célestes, par sa position dans le champ gravitationnel que constitue l’espace-temps. Cette théorie s’applique aux corps célestes, et ne peut se concevoir à l’échelle humaine ou microscopique. Néanmoins on conçoit quelle remet fondamentalement en cause la notion classique du temps.

LE TEMPS CHRONOLOGIQUE

Envisageons la conception Newtonienne du temps impliquant un passé, un présent, et un avenir.

Si nous cherchons à nous remémorer un événement passé, un souvenir d’enfance par exemple, quoique nous puissions faire nous devons nous résoudre à nous en souvenir dans le temps présent. Le passé ne peut se conceptualiser que dans le présent.

Si nous cherchons à évoquer un événement futur, un projet que l’on peut avoir, là encore cette évocation ne pourra se faire que dans le temps présent. Le futur ne peut s’évoquer que dans le présent. L’être humain n’existe que dans son présent.

Mais le présent, quel est-il ? Sitôt venu il est déjà dans le passé. Le temps de l’envisager le voilà déjà disparu et englobé dans le passé.

La vision Newtonienne du temps nous amène à envisager le passé et le futur dans un présent qui n’existe pas ! Notre notion du temps, qui nous est pourtant si familière, ne tiens pas la route. On ne peut distinguer le passé, le futur, et le présent comme trois états différents du temps.

Un autre argument qui milite contre ce que nous pouvons appeler « notre vision du temps » est la mesure du temps. On ne sait pas mesurer le temps ! ce que l’on mesure ce sont des durées, des laps de temps. Lorsque l’on dit : « nous sommes le 15 mars 2017 » on ne fixe pas le temps mais une durée écoulée entre une origine (la naissance supposée de Jésus Christ) et le moment où l’on parle. Chaque mesure du temps s’avère toujours être une mesure de durée

De ce constat, de se besoins d’une origine pour fixer le temps découle une autre approche de la notion de temps sous forme de chronologie. Les événements ne se fixent plus sur un temps qui s’écoule mais sous forme d’une chronologie : « avant/après ». Les événements sont positionnés les uns par rapport aux autres par leur ordre d’apparition. Que le temps s’écoule ou pas l’ordonnancement des événements dans le temps reste fixe, la chronologie est respectée. Chaque événement est le passé pour son successeur, chaque événement est le futur pour son prédécesseur. Le présent est constitué par la position que l’on veut bien adopter dans cette chronologie. Il reste fixé que le temps s’écoule ou non.

LE TEMPS EN PSYCHOLOGIE RELATIVISTE

Une autre façon de classifier les événements, sans utiliser la notion de temps, et la hiérarchisation de ceux-ci sous forme de relation de dépendance du type « cause/effet ». On considère alors (et on tombe de ce fait dans une représentation déterministe) que chaque événement est la conséquence d’autres événements. Par exemple : « j’ai reçu 10 euros, j’ai envie de bonbons », ces deux événement vont causer un nouvel événement, « je vais acheter des bonbons ». Deux événements vont être la cause d’un troisième. Inversement ce dernier sera l’effet des deux autres.

Les relations cause/effet entre l’ensemble des événements vont constituer un gigantesque réseau relationnel permettant de classifier ceux-ci en respectant chronologie et dépendance logique. Il s’agit d’une forme de matrice assez analogue à l’espace-temps proposé par Einstein dans sa théorie de la relativité restreinte. Le présent, le temps propre d’un observateur est constitué par la position qui rend compte, dans ce réseau, de ses interactions avec les événements (de son positionnement par rapport aux événements). Comme en relativité restreinte chaque observateur a son temps propre puisque chaque observateur a son propre réseau de relation (partie du réseau général) avec les événements qu’il a connus. Evidemment la notion de temps propre ainsi définie est très éloignée de la notion de temps définie par Newton (Elle n’est plus « temporelle » mais « relationnelle).

CONCLUSON

La notion de temps, telle que nous la vivons, que nous la pratiquons, a largement perdue de sa crédibilité. Elle mériterait d’être largement remise en cause, pourtant elle demeure solide tant l’ensemble de nos pensées, de nos constructions mentales sont organisées autour d’elle. L’abandonner supposerait une remise en cause totale de nos pensées, un travail analogue, en un certain sens, à une psychothérapie. Cette totale réécriture de nos psychés n’est pas pour demain !

La genèse des positionnements chez l’enfant

Dans le cadre de la psychologie « relativiste » nous avons montré comment la notion de positionnement était la colonne vertébrale de la psyché de l’être humain. C’est elle qui introduit la notion de relativité dans notre modèle.

Voyons comme se développe ce positionnement dans l’évolution d’un individu.

Le bébé est, plus ou moins, vierge de tout positionnement. Il ne fait aucune différence entre lui et son environnement, il est en fusion totale avec ce qui l’entoure. Il va commencer à prendre partiellement conscience d’une distance entre lui et ce qui l’entoure. Il saisit ou laisse tomber un objet (l’enfant sur sa chaise de bébé laisse tomber son nounours, on le ramasse, le lui rend. Il le laisse de nouveau tomber, le jeu peut durer un certain temps (on s’en lasse généralement avant lui !).  L’enfant fait l’expérience de la séparation, de la distinction sujet/objet. Il commence dans le même temps l’apprentissage de la notion de distance, pour saisir quelque chose, ouvrir la bouche à l’approche de la cuillère, etc. etc.

Quand il commence à se déplacer à quatre pattes il affine sa notion de la distance. Il prend conscience du volume de son corps, du volume des objets qui l’entourent. Il affine son positionnement dans l’espace. Quand il commence à marcher son besoin d’équilibre l’amène à évaluer clairement la position de son corps par rapport à des repères environnants. Le positionnement dans l’espace est le premier acquis indispensable.

Notons que chez les animaux (supérieurs) cette notion est acquise très tôt (bien avant le bébé) et qu’elle est infiniment plus précise et riche que chez l’être humain.

Cet apprentissage se fait sans appel à la conscience cognitive, il est purement du domaine émotionnel. L’espace n’est pas mesuré, il est estimé, évalué ! C’est bien plus tard que les notions de mesure, d’unité de mesure, seront apprises.

Le deuxième apprentissage fondamental est celui de la notion de temps. Elle ne peut être apprise seule, comme peut l’être la notion d’espace. Elle ne s’apprend qu’au niveau de la conscience cognitive par le biais de la relation à l’autre. L’espace se découvre, le temps s’apprend !  L’enfant apprendra tout d’abord la notion de hier (le passé) puis de demain (le futur). C’est un apprentissage long et difficile fait de multiples réflexions, de multiples échanges avec ses proches. Il demande un certain développement de la conscience cognitive pour pouvoir être intégré. L’enfant ne pourra l’acquérir que vers 3 ou 4 ans. Le modèle deviendra de plus en plus perfectionné avec les notions d’avant-hier, d’après demain, rythmés autour des périodes de sommeil nocturne. Plus tard viendrons les notions d’heures, de durées qui finirons par constituer son positionnement dans le temps. Signalons que l’enfant apprend la notion de « temps Newtonien » puisque c’est celle que ses parents pratiquent.

L’animal, qui ne peut se doter d’une conscience cognitive sérieuse ne pourra pas acquérir la notion de positionnement dans le temps. Il continuera à vivre dans l’immédiat. Même si on lui reconnait une certaine capacité de mémoire, celle-ci ne se développera pas sur un modèle chronologique, mais toujours dans l’immédiat, sans distinction entre ce que nous pourrions appeler présent, passé ou futur. C’est bien sur cette capacité à développer une conscience cognitive qui fait la force de l’homme par rapport à l’animal.

Cet apprentissage nous montre la différence entre les deux notions d’espace et de temps qui dépendent de deux strates différente de notre conscience. L’espace et du domaine animal (conscience émotionnelle) et le temps du domaine humain (conscience cognitive) . Quand un être humain est en panique, débordé par des sentiments qui le submergent, il perd toute notion du temps et vit sur ses acquis « animal »