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L’éternité, transcendance ou fantasme?

L’éternité à de tout temps fait « le miel » des religions.

« Promettez-leur la vie éternelle et ils marcheront avec vous ! »

Toutes les religions depuis l’antiquité sont fondées sur les mêmes principes récurrents:

  1. Un ou des dieux tout puissants et éternels qui  ont créé et gèrent le monde
  2. Ces dieux ont tous une incarnation terrestre : Jésus, Mahomet, les avatars de Rama, Vishnou et Krishna, Pharaon, Bouddha, les dieux Grec ou romain, le volcan, l’océan, la pluie  …Qui servent de point de concrétisation de la puissance divine. Personne ne peut adorer un dieu évanescent et sans représentation terrestre.
  3. Une soumission totale au dieu, adoration, prières, offrandes, sacrifices
  4. En récompense ou en punition une vie éternelle, au bon vouloir du dieu et fondée sur la notion de bien ou de mal.

Si il vous vient un jour l’idée de fonder une nouvelle religion il vous faudra respecter ces 4 canons. De plus il vous faudra un prophète (influenceur) pour rependre la bonne parole, une ligne graphique pour les vêtement liturgiques, les accessoires du culte et surtout des rites et des chants que les fidèles adorent.

Touts les religions dépendent de ces 4 canons. Notons que les scientifiques, eux-mêmes utilisent la notion d’infini ou de zéro pour se sortir de situations embarrassantes.

Pour en venir à l’éternité, c’est un concept étroitement lié au concept du temps.

  1. Supposons que, comme le voyait Newton le temps existe et s’écoule, indépendamment de toute présence humaine. Une version religieuse transcendantale. Si le temps s’écoule Ii faut bien lui fixer un début et une fin. Mission impossible et le concept d’éternité nous « sauve la mise ». Le temps à commencé dans l’éternité et finira dans l’éternité. Ce qui veut dire jamais, toujours, ou ça dépend ou j’en sais rien !
  2. Supposons comme je le défend que le temps n’existe pas et ce que nous appelons le temps n’est qu’une organisation chronologique de notre mémoire, classifiant en séquence les événements vécus ou appris. Alors le temps est une permanence dans laquelle évolue la matière ou les êtres vivant. Ce n’est plus nous qui vivons dans un temps qui s’écoule mais notre existence qui  se déroule dans un temps fixe (bien sûr un temps fixe n’est pas un temps mais une permanence). Dans notre mémoire nous ne pouvons classifier que les événements qui nous sont connus et la limite du temps se trouve être la limite de nos connaissances historiques. La notion de durée, qui n’a aucun sens dans un temps fixe est remplacée dans notre mémoire par la comparaison de la durée estimée d’un événement à un étalon fixe de durée qui est basé sur la rotation de la terre. Ce que nous appelons couramment une durée, un temps n’est qu’un nombre sans unité, une comparaison, un ratio.
  3. Notons que l’on peut faire une approche identique pour l’espace. Celui-ci, est une

 organisation mémorielle topologique de nos connaissances. L’espace est une simple construction intellectuelle qui comme pour le temps ne peut que se limiter à nos connaissances. Au-delà on tombe dans l’imaginaire, le fantasme ou le spéculatif. Personne ne peut avancer un espace qu’il ne connait pas.

Conclusion

C’est bien entendu la vision du temps, qui s’écoule, comme de nature transcendantale qui nous amène à envisager la notion d’éternité. Il en est de même pour la vision de l’espace comme s’étendant sans limites qui introduit la notion d’infini. Les religion ont évidemment abondés dans le sens de la transcendance car elle se marie parfaitement avec la notion de dieu et d’un environnement magique. Elle remplie également la possibilité de promettre une vie éternelle.

Malheureusement le temps n’est qu’une illusion comme son corolaire l’espace. Dieu et l’éternité font partie de la grande illusion commune à toutes ces croyances : Un dieu omnipotent, une vie éternelle, la soumission au maitre et la récompense ou la punition.

De par notre condition humaine d’être provisoire, de naitre et disparaître, nous nous accrochons à l’idée que rien n’est permanent. Tout doit avoir un début et une fin, seule la nature divine peut se passer de cette contrainte. Il nous est difficile d’envisager un univers permanent qui serai simplement là sans besoin de début ou de fin. Nous ne serions que de petites boursoufflures qui vont et viennent sur cet univers. La notion de temps et d’espace que nous avons profondément intégrée nous masque une vue plus réaliste d’un univers permanent sans temps ni espace.

N.B. En physique quantique, le temps n’existe pas. Dans la théorie de la relativité l’espace-temps est en fait, non une quelconque combinaison de l’espace et du temps, mais un champs de forces gravitationnelles qui induit les trajectoires des corps céleste. Il est de la nature de l’énergie et non du temps ou de l’espace. La science a mieux compris le temps que les religions.

Relation entre le temps et l’espace

Ils sont avec l’énergie et le matière les grands paramètres de l’univers qui ont de tout temps excité philosophes et physiciens . Leurs interprétations ont été nombreuses et variées.

Pour Isaac Newton

temps et espace sont deux « containers » dans lesquels évolue la matière. Ils existent « à priori » et sont de ce fait d’essence divine. Par contre, la matière évoluant dans deux environnements différents rien n’est précisé sur leurs relations.

Pour Einstein

temps et espace sont confondu dans une grandeur appelée « espace-temps ». C’est un vocable bien mal choisi car « l’espace-temps » est tout sauf une conjonction de l’espace et du temps. Il s’agit d’un « milieu » représentant les interactions gravitationnelles entre les corps célestes. Il s’agit donc d’un champs de force, donc sans relation avec le temps ou l’espace. C’est la déformation de « l’espace-temps » qui régit les mouvement  relatifs des corps céleste, donc qui induit les variations de l’espace et du temps, mais sans les représenter. D’ailleurs la théorie de la relativité fait appel à la vitesse de la lumière (c) qui comme toue vitesse est la division d’une distance par une durée (temps)

Dans la philosophie relativiste

Philosophie , que je défends, espace et temps n’ont pas de réalités physiques. Ils ne sont qu’une structuration de notre mémoire, chronologique basée sur l’avant/après et la durée pour le temps et sur une topologie basée sur le devant/derrière et la distance pour l’espace. Ces structures sont basées sur les grandeurs relatives que sont nos concept de temps et d’espace relative à des étalons internes (rotations de la terre et mètre  étalon)

Pour expliquer cette relativité, pensons à la musique. C’est la durée des notes qui donne son rythme à la musique. Il est donné par la valeur de notes qui se succèdent (Blanche, Noire, Croche …) Par contre le « tempo » peu varier, c’est à dire que l’on peut jouer la partition plus ou moins vite sans changer le rythme de la musique. Dans la philosophie relativiste le temps serai l’analogue de la durée des notes et le « temps absolu » que nous na connaissons pas serai le tempo.

Conclusion

On voit que temps et espace sont des mots « valises » qui recouvrent toutes sortes d’hypothèses ou de postulats, de croyances ou d’habitudes. Cette multiplicité indique bien combien ces notions sont loin de couvrir une vérité absolue, mais combien  ces concepts sont relatifs qui varient en fonction des périodes ,des régions, des religions ou des opinions publiques.

Ce que je propose est intimement lié à mes hypothèses sur la construction de la conscience et de sa mémoire dans la théorie de la psychologie relativiste.

N.B. Rappelons que la mémoire et l’archivage structuré en termes logique de nos expérience ; alors que la conscience et la confrontation de cette mémoire avec notre perception des situations

L’espace existe-t-il?

On confond souvent la notion d’espace avec l’univers. L’espace est une notion abstraite tout à fait mal définie alors que l’univers est, du moins dans nos cultures, un réalité concrète formé de corps célestes régis par des lois universelles. L’univers est censé occuper l’espace.

On peut trouver une différence entre le temps et l’espace. En effet le temps s’apprend alors que l’espace se découvre.

J’ai montré comment le temps s’apprend aux enfants, alors qu’eux-mêmes sont capable de découvrir l’espace.

Dés son plus jeune âge le nourrisson découvre son corps et commence à faire la relation spatiale entre ses pieds, ses mains, sa bouche …bref il découvre l’unicité de son corps et la coordination de l’ensemble. C’est sa première découverte spatiale.

Dans son berceau il va apprendre à toucher des objets éloignés et progressivement comprendre la distance et la position qui son les deux paramètres de l’espace.

Quand il va se déplacer il va découvrir les obstacles, les itinéraires, autres éléments du vécu  dans l’espace.

Plus tard il apprendra l’évaluation de l’espace et sa mesure. Il a conquis l’espace … du moins le sien sur la terre.

Revenons sur l’apparente différence entre le temps et l’espace. Le premier s’apprend, le second se découvre. Ce n’est qu’un problème de timing car l’être humain pourrait tout aussi bien découvrir le temps si on ne lui avait pas appris au préalable !

Une expérience de pensée

Supposons que vous êtes dans une pièce de votre maison. Vous percevez votre environnement, votre espace : Les murs, le plafond, les meubles et les objets. Vous pouvez imaginer la pièce d’à côté, la cuisine avec ses meubles, son évier, ses ustensiles de cuisine. Vous ne les percevez pas mais votre mémoire les a enregistrés, ils font partie de vos connaissances et peuplent un espace virtuel au-delà de votre perception. Vous pouvez imaginer la rue avec ses magasins, des voitures. Vous ne les percevez pas mais vous savez, par votre mémoire ce qu’ils sont et où ils sont. Ils peuple votre espace virtuel.

On pourrait élargir le champs de cet espace virtuel à l’ensemble de vos connaissances. Vous pouvez imaginer les pays ou vous n’avez jamais été mais dont vous avez appris la présence et les détails par la géographie.

Votre espace est donc composé de l’environnement proche que vous pouvez percevoir et d’un espace virtuel construit à partir de vos connaissance mémorisées. L’espace se précise ! C’est une construction intellectuelle dépendant de la culture et des expériences de chacun d’entre nous. L’espace est donc personnel, même si beaucoup de points sont communs dans une culture commune.

Revenons à votre espace.

Ce que vous percevez ce n’est pas l’espace mais les objets qui le peuplent dans votre espace virtuel, ce qui vous reviens en mémoire ce n’est jamais, l’espace mais les objets qui le peuplent.

L’espace n’existe pas, mais l’univers composées d’objets terrestre ou réels existe bel et bien. Maintenant voyons comment nous percevons ces objets. Par leurs positions relatives les uns par rapport

Alors que le temps structure notre mémoire en terme chronologique, l’espace est un système qui structure notre mémoire en terme topologique

Espace et temps, une même variable

L’espace et le temps ont été théorisés par Isaac Newton (1787) comme deux entités « métaphysiques » dans lesquelles  évoluerait la matière. En 1905-1915, Albert Einstein propose de réunir ces deux grandeurs dans une variable unique l’espace-temps. De nos jours nous vivons encore, dans la vie courante, selon la représentation Newtonienne : Le temps s’écoule indéfiniment et l’espace est infini   

Mais il est possible également d’arriver à la conclusion d’Einstein, non par le truchement des équations physiques (ce dont je serai incapable) mais par une simple réflexion philosophique accessible à toute personne de bon sens et prête à se remettre en cause.

La vie

Posons que « la vie » c’est le mouvement, la transformation, l’évolution. Ce qui ne remplis  pas ces critère est inerte et non vivant. Cette vie a deux paramètre fondamentaux, le temps et l’espace.

Le temps et l’espace

Nous n’avons pas de représentation du temps, mais celui-ci peut être représenté par la durée. C’est une grandeur relative puisqu’elle compare une durée quelconque à une durée étalon qui est la durée d’une rotation de la terre autour du soleil fixée arbitrairement comme une année. Mais, évidemment, nous n’avons aucune idée de combien dure cette révolution. Notre notion du temps n’est pas absolue mais relative

Nous n’avons pas également de représentation de l’espace, mais celui-ci peut être représenté par la distance. C’est une grandeur relative puisqu’elle compare une distance quelconque à une distance étalon qui est le mètre : initialement une barre de métal dont la longueur a été fixée à 1 mètre. Évidement nous ne savons pas dans l’absolu combien mesure 1 mètre. Notre notion de l’espace n’est pas absolue mais relative.

La représentation du temps et de l’espace

Comment représentons-nous le temps. Il y a celui que nous appréhendons, c’est à dire l’instant présent. Il a une durée infiniment petite puisque à peine apparaît-il qu’il disparaît. De fait il n’existe jamais. Mais en rassemblant nos souvenirs, nos expériences, nos apprentissage nous pouvons construire une chronologie des événements, en termes d’avant / après, en termes de causes / effets qui nous brosse une fresque du temps dans le passé ou dans le présent. Cette construction, toute intellectuelle, ne contient cependant que les éléments connus de nous et non l’ensemble de ce qui serait envisageable. Le temps n’es donc pas universel mais dépend de l’observateur. A chacun son histoire, à chacun son temps.

Maintenant comment représentons-nous l ‘espace. Il y a l’espace immédiat, celui que nous appréhendons autour de nous. Notre environnement qui bien sûr n’est pas tout l’espace. Mais nous pouvons nous faire une représentation topologique de cet espace à partir de nos souvenirs, de nos expériences et de nos apprentissages. Une gigantesque carte en trois dimensions. Cette carte ne renferme que ce qui est connu de nous. C’est une représentation intellectuelle de l’espace qui nous est personnelle. A chacun sa carte, à chacun son espace.

La relation entre le temps et l’espace

Y a-t-il maintenant une relation entre temps et espace ?  

L’espace et le temps évoluent toujours ensemble. Toute modification de l’espace implique une durée. Inversement, dans un espace figé, ou il ne se passe rien le temps et également figé (ce qui est normal puisque l’étalon de durée qui est la rotation de la terre autour du soleil n’existe plus)

Les variations du temps et de l’espace sont concomitantes, elles sont si intimement liées que ce couple n’est en fait qu’une seule et unique variable de la vie

Conclusion

On peut dire que temps et espace ne sont qu’une unique variable. On doit donc oublier la représentation Newtonienne à deux variables pou s’en tenir à la vision d’Einstein de l’espace-temps. C’est un exercice difficile tant notre vision du monde et construite sur la vision du temps qui  s’écoule et  de l’espace réceptacle statique d’un monde en mouvement.

Et si on se « plantait » sur l’univers, le temps et l’espace

Le temps et l’espace sont deux concepts qui ont fait couler beaucoup d’encre. Ce sont deux notions à la limite de la métaphysique et comme telles sont l’objet de bien des controverses, de polémiques et de fantasme.

Sujet d’une controverse entre Aristote et Démocrite (Qui prophétisa l’atome 400 ans AV JC)

 l’espace et le temps reçurent leur définition moderne de Newton (1687) qui décrit l’espace et le temps comme deux réceptacles de la matière, mais pré existants à celle-ci. C’est encore la notion qui fait partie de la culture populaire et que nous utilisons tous les jours (le temps qui s’écoule et l’espace infini).

En 1905 dans sa première théorie de la relativité, Einstein définit espace et temps comme une grandeur unique appelée espace-temps que la matière peut déformer pour induire le mouvement. Les déformations de l’espace-temps peuvent produire un éloignement de deux corps célestes sans que ceux-ci est besoin de bouger. Ce ne sont plus  les corps qui sont mobiles  mais leur référentiel qui varie.

Dans tous les cas, espace et temps sont des grandeurs de nature similaire, qu’ils soient séparés ou réunis. C’est sur ce point que j’ai quelques réserves.

C’est l’observation des enfants qui m’a interpellé.

Dans le développement des petits enfants, outre l’aspect fusionnel avec son environnement proche, le petit enfant fait évidemment ses propres expériences.

  1. Il doit intégrer la cohérence de son corps. Comment sa main est reliée à son corps par son bras, comment sa main peut se positionner par rapport à son pied. C’est un élément de développement généralement occulté mais qui sera un facteur principal dans sa future cohérence et sa capacité de concentration. C’est aussi sa première découverte de l’espace qu’il occupe.
  2. Il va ensuite découvrir la distanciation avec les objets qui l’entourent (hochet, doudou, jouets). Il va apprécier quand sa mère s’approche ou s’éloigne et envisagera l’espace à travers la vue et l’odorat.
  3. A quatre pattes il va appréhender l’espace de sa chambre (si il à la chance d’en avoir une !), chercher à éviter ou aller chercher les objets, à contourner les obstacles. C’est une découverte et une conceptualisation de son espace.
  4. Plus tard il va marcher, ce qui implique de se situer dans l’espace, utiliser les repères spatiaux pour assurer son équilibre. Bref il fait la découverte de l’espace. A noter que les animaux sont généralement plus précoces dans cette exploration/découverte.

En ce qui concerne le temps l’enfant n’en fait pas la découverte mais en fait l’apprentissage. Ceci lui demande une conscience cognitive plus élaborée et ce n’est que plus tard qu’il peut y accéder

  1. Vers 3 à 4 ans il apprend de ses parents les notion d’avant/après, de demain/hier qui seront ses premiers repères dans le temps.
  2. Il faudra attendre l’âge de 6 ou 8 ans pour qu’il finisse à apprendre à lire l’heure.

On voit apparaître une différence notoire entre la notion d’espace qui se découvre (donc pré existante) et le concept du temps qui lui s’apprend comme toutes les connaissances humaines.

L’espace et le temps ne sont donc pas de même nature !

J’ai déjà eu l’occasion de montrer que le temps n’existait pas. Ce que nous appelons le temps n’est qu’une organisation chronologique de nos souvenirs. Un construction intellectuelle. En fait il s’agit plutôt d’une durée, intervalle de temps entre deux événements mesuré à partir d’un étalon de temps basé sur la rotation de la terre. Le temps ne serai que l’image d’une transformation, une image du mouvement.

Qu’est-ce que la rotation de la terre ? c’est une modification de l’espace puisque la terre change de position dans l’espace en tournant autour du soleil. Combien de temps dure une rotation de la terre. Par définition 1 ans, mais en fait mystère. L’étalon de mesure de la durée sera donc basé sur une modification (reproductible) de l’espace. La durée n’est donc qu’un artefact de l’espace. Le temps ne joue aucun rôle, tout se passe dans l’instant présent, et le passé et le futur ne sont que des construction intellectuelles qui organisent nos souvenirs et nos prédictions. Le temps n’existe pas.

Prenons la métaphore d’un tournage de cinéma : Sur le plateau les acteurs jouent la scène. Les instants se succèdent et disparaissent. L’espace de la scène change à tout moment du début à la fin de la séquence. Après il ne reste rien de l’histoire. Par contre le film, souvenir mémoriel de la scène garde la mémoire, image par image, de ce qui s’est déroulé. La scène c’est l’espace, le film c’est le temps. Une mémoire chronologiquement organisée des instants dans l’espace, un simple artefact.

La variation de l’espace ne se mesure pas en absolu. Par contre on peut utiliser la durée qui sert à comparer une modification de l’espace par rapport à une modification étalon de l’espace (la rotation de la terre). C’est une mesure des plus classique avec un point initial, un point final, et une étalon de mesure de même nature que la grandeur à modifier.

Le temps n’existant plus il nous reste une seule grandeur d’essence métaphysique : l’espace. Mais cet espace existe-t-il ?

Il est un néant peuplé de matière. C’est la présence de corps célestes qui fait la réalité de l’espace. Celui-ci ne se défini que et seulement que par la matière qui l’habite. Ce sont les corps célestes et leurs relations mutuelles qui le créent. Hors matière, pas d’espace … pour la bonne raison qu’il n’y aurai pas d’observateur pour le percevoir ! Pourtant nous savons représenter cet espace en imaginant un univers à 3 dimensions dans lequel nous situons nos entités célestes. Ceci donne corps à l’espace comme la chronologie donne corps au temps.

On règle également ainsi la finitude de l’espace qui se termine avec le dernier corps céleste connu. C’est une « petite pirouette » mais après tout, la sagesse n’est-elle pas de se contenter de ce qui nous est accessible ?

Maintenant que j’ai bien démoli le temps et l’espace … Je vais aller prendre du bon temps dans ‘l’espace santé de ma salle de sport !

L’espace existe-t-il ?

Pour info, voici la réponse de chatGPT à cette réponse :

Oui, l’espace existe. L’espace peut être défini comme l’étendue tridimensionnelle dans laquelle les objets physiques existent et se déplacent. Il est considéré comme faisant partie de l’univers physique observable. Les scientifiques ont étudié l’espace et ont découvert qu’il peut être courbé par la gravité, qu’il peut être perturbé par la présence de matière et d’énergie, et qu’il peut se dilater au fil du temps. L’espace est également lié au temps, formant ensemble l’espace-temps, qui est une composante fondamentale de la relativité générale d’Albert Einstein. En somme, l’espace est une réalité physique observable et étudiée par la science.

Merci à ce « bot » mais je ne suis pas de cet avis.

Pas de de suspens, philosophiquement l’espace n’existe pas pour la bonne raison qu’il est impossible de la définir. Même si dans diverses théories (Gravitation de Newton, relativité d’Einstein) on trouve des re définitions de l’espace, celles-ci ne sont que des conséquence des théories qui les génèrent, et sont donc implicites, relatives et en aucun cas des définition absolues. Il s’agit donc simplement de définitions relative aux théories qui les suggèrent et n’ont de validité que dans le cadre de leurs univers.

Les représentations de l’espace que nous utilisons sont toujours basées sur la notion de distance, elle même relative à l’étalon de distance que l’on a choisi (historiquement le mètre étalon du pavillon de Breteuil). Nous sommes capables de nous représenter l’espace comme des relations de distance entre les entités qui le peuplent, mais ceci ne représente pas l’espace mais uniquement les corps, la matière  qui l‘habitent.

La représentation de l’espace est analogue à la représentation du temps. Cette dernière est conçue sur des liaisons avant/après évaluées sur la base d’une durée (mesurée relativement à un étalon : durée de la rotation de la terre).

Pour l’espace on le conçoit sur la base de relations devant/derrière évaluées en termes de distance (mesure du mètre étalon)

Espace et temps sont donc représentés de façon tout à fait analogue par un positionnement topographique pour l’espace et chronologique pour le temps.

Ces deux notons font appel, à la fois, à la notion d’infini et de néant. L’espace est un infini peuplé d’objet célestes et de néant (le vide sidéral) et le temps fait également appel à la fonction d’infini et de néant (dans l’incapacité de définir ce que représente l’instant présent avant qu’il ne bascule dans le futur). Lorsque l’on fait appel à l’infini  et au néant on sort du domaine accessible à l’humain, on entre dans la transcendance, dans la métaphysique et dans la croyance.

Il est difficile pour nous de concevoir l’espace car nous faisons allègrement l’amalgame entre lui et la matière qui l’occupe. Si la matière à pour nous une représentation concrète, celle de l’espace nous échappe totalement.

La question de l’espace et du  temps n’a, pour nous pauvres humains, aucune réponse. Alors, se poser une question dont on sait qu’elle n’aura pas de réponse est une cogitation intellectuelle inutile. Contentons nous d’utiliser les représentation du temps et de l’espace dont nous disposons sans leur donner de valeur absolue. On peut se passer de croire en dieu comme on peut se passer de croire dans la nature du temps et de l’espace.

Le temps, l’espace, l’espace-temps

En 1687 Isaac Newton introduit les lois de la gravitation universelle. Dans ce travail il considère que :

  1. Le temps est un réceptacle (indéfini)dans lequel évolue la matière. Que la matière soit présente on non le temps lui préexiste et s’écoule
  2. L’espace est un réceptacle (indéfini) dans lequel évolue la matière. Que la matière soit présente ou non l’espace lui préexiste.

On voit qu’il s’agit d’une conception quasi religieuse puisque ses contenants indéfinis sont de nature transcendantale et échappent à l’humain qui lui représente la matière. Ceci est bien normal puisque dans ce siècle religieux en Europe Dieu a créé l’univers donc  l’espace et le temps.

Ce qui  est plus curieux c’est qu’au XXI siècle nous pensons tous (sauf certains scientifiques) encore dans le modèle Newtonien. Le temps s’écoule, d’où la notion de passé, de présent, et d’avenir, l’espace est cet univers dont nous ne connaissons pas les limites mais qui nous entoure dont nous somme prisonniers.

On conçoit, de façon simpliste, pourquoi la matière ne pouvant évoluer dans deux espaces différents peut être représenté comme évoluant dans deux espaces confondus en un seul appelé espace-temps. C’est le modèle qu’a présenté Einstein dans ses théories de la relativité (1905 -1915).

Le modèle Newtonien est un système dans lequel le temps s’écoule et l’espace se déroule de façon totalement indépendante de la matière qu’ils contiennent. Ils transcendent la matière de nature religieuse ou métaphysique. C’est une vision de l’univers dans laquelle le temps est mobile, varie à chaque instant, et ou l’espace est fixe, invariant (même si son contenu, lui, peut varier)

Imaginons un instant un univers inverse, dans lequel le temps serai fixe, invariant et l’espace mobile

  1. Le temps. Prenons un exemple simple.
    Pensons à un événement passé, la dernière fête de noël par exemple. Ne nous pouvons y penser que dans le temps présent. Le passé n’est qu’une construction chronologique dans notre mémoire, c’est à dire dans l’instant présent. Le passé n’existe que comme une construction mentale dans notre présent.
    Le passé n’existe pas.
    Pensons maintenant à un événement futur comme nos prochaines vacances. C’est encore une représentation mentale de notre mémoire, c’est à dire dans le présent. Le futur n’existe pas.
    Intéressons nous au présent. C’est un instant qui passe immédiatement dans le passé et qui a une durée infiniment courte, donc nulle. Le présent n’existe pas non plus.
     Conclusion le temps n’existe pas et nous ne saurions l’appréhender. Par contre ce qui est à notre portée est la mesure de la durée. C’est une mesure relative qui nous permet d’évaluer le temps « écoulé » entre deux événements par comparaison à une durée de référence. Prenons l’évaluation en termes de jours. On défini le jour comme la durée de la rotation de la terre sur elle-même et pour chaque intervalle entre deux événements on évalue le nombre de rotation de la terre effectuée et l’on en  déduit la durée en jours. OK mais quelle est la durée absolue de la rotation de la terre sur elle-même ?  Comme toute évaluation humaine elle ne peut être que relative, toute pensée est relative, tout positionnement est relatif, c’est pourquoi nous avons développé la psychologie relativiste.
  2. L’espace. Prenons quelques exemples simples
    Vous êtes en voiture, par affaitement immobile dans l’habitacle et le paysage semble se dérouler devant vous, il semble couler sous la voiture. Ou bien vous étés en randonnée vous marchez vers un but. Si vous vous choisissez comme référence, vous êtes, vous immuable et le paysage change à chaque instant en rapprochant le but de vous. Vous restez sur place et le paysage se modifie à chaque instant vous rapprochant de votre objectif.
    On ne peut, pour l’espace ne mesurer que la distance par référence à un mètre étalon arbitrairement choisi pour représenter un mètre. Les distances se mesurent par rapport à ce mètre. Mais quel est sa longueur dans l’absolu ?

Il y a de nombreuses façons d’appréhender temps et espace, mais toujours de façon relative. Tout dépend de la référence que vous choisissez. Si, comme Isaac Newton vous prenez l’univers comme référence (vision divine qui personnifie l’univers) vous vous déplacez dans le temps et dans l’espace. Si vous vous choisissez comme référent ce sont le temps et l’espace qui changent autour de vous.

Mais quoi qu’il en soit vous n’aurez toujours qu’une vision relative de cet univers qui dépendra de la référence choisie ! … longue vie à la philosophie relativiste.

Quelques notions suspectes : temps, espace, liberté, Éternité

Le Temps

J’ai eu déjà l’occasion de montrer que la notion du temps et un concept de l’ordre de la métaphysique. Seule la durée est un concept humain. Sa mesure implique une origine, une fin, et une unité base de temps.

Quand je dis, nous sommes en l’année 2021, je ne fixe pas le temps mais je fixe une origine (l’année Zéro supposée être celle de la naissance du christ), une fin (notre année) et une unité de temps (1 an = une rotation de la terre autour du soleil). On trouve alors 2021 rotations de la terre autour du soleil comme mesure de cette durée. Mais combien de temps dure cette rotation, mise à part la valeur de 1 année fixée par définition, nul ne le sait. La durée est donc une grandeur relative à la base de temps que l’on a fixé et non une grandeur absolue.

La notion de temps n’existe pas dans l’univers humain, et la durée n’est qu’une valeur relative à la définition d’une base de temps !

L’Espace

C’est encore une notion métaphysique. Nous pouvons connaître les objets qui peuplent l’espace mais nous ne pouvons concevoir celui-ci. Nous ne pouvons concevoir que la distance entre deux objets. Ceci nécessite une origine (le premier objet), une fin (le second objet), et une unité de mesure. Historiquement elle avait été définie comme la longueur d’une barre de métal « invar » déposée au pavillon de Breteuil.

La notion d’espace n’existe pas dans l’univers humain, et la distance n’est qu’une valeur relative à la définition d’une base de distance.

La liberté

La liberté n’existe pas à l’état naturel qui ne connaît que la notion de nécessité. Le lion n’est pas libre ou non de manger la gazelle, il en a simplement la nécessité. A l’état naturel l’animal n’est pas affecté par la notion de liberté mais par la satisfaction de ses besoins. La liberté est liée à la présence d’une conscience cognitive et à l’élaboration d’une relation logique entre les entités considérées. Elle fait partie de la vision construite de notre monde.

Dés que l’homme forme un groupe, famille, tribu, clan, société, la contrainte du « vivre ensemble » pose le problème de la liberté. Celle-ci est intimement liée à la structure définie pour le vivre ensemble, elle est dépendante de la limite fixée aux contraintes du vivre ensemble. C’est donc une notion relative.

L’éternité

Encore une notion des plus suspecte.

Les grandes religions monothéistes ne nous proposent, en fait, qu’une demi éternité. En effet, lorsque l’on nous propose la vie éternelle ceci s’entend de la naissance à l’éternité. La véritable vie éternelle s’entend sans fin, mais également sans début. Notre âme réputée éternelle a bien un début lors de notre naissance. Ce concept même d’éternité produit donc ce paradoxe : « Une demi éternité (celle de l’humain ou de son âme) est-elle moitié moins longue qu’une véritable éternité sans début ni fin ? » Comment un processus humain comme la reproduction peut-il générer un concept aussi transcendantal qu’une âme ?

Les religion asiatiques voient la vie éternelle comme une série de réincarnation, donc avec un passé et un futur. Là encore se pose le problème de l’origine, le « client zéro » avant la première réincarnation, et la fin programmée du cycle de réincarnation une fois atteinte l’illumination.

Conclusion

Voilà quatre concepts (temps, espace, liberté, éternité) qui n’ont aucun sens dans l’univers humain. Ils prennent place dans des représentations métaphysiques (transcendantaux) de notre univers. Ils ont leurs équivalents dans l’univers humain :  Temps et durée, Espace et distance, liberté et limites légales, Éternité et durée. Ils ne recouvrent pas des notions humaines, mais métaphysiques, transcendantales. Ils ne sont que des croyances !

On conçoit qu’il soit difficile d’en donner une définition dans notre univers !

L’espace existe-il ?

Dans les apprentissages que fait le petit enfant, la découverte de « l’espace » et l’un des premier et donc l’un des plus fondamentaux. Le tout petit bébé doit avant tout apprendre la relation de coordination entre les diverses parties de son corps, le concevoir non comme un puzzle de pièces indépendantes mais comme un tout (le puzzle réalisé). Cette coordination est absolument nécessaire pour, par exemple, l’équilibre dans la marche bipédiques. On peut penser, mais sans aucune certitude, que certains troubles autistiques pourraient venir d’un apprentissage défectueux à cette période. Ensuite l’enfant va devoir apprendre à se positionner dans l’espace, évaluer les distances, envisager les obstacles, se créer des itinéraires. Il va découvrir la notion générale d’espace. Il va apprendre à créer une géométrie, une topologie de son environnement.

C’est Newton qui en 1697 à donné la première théorisation scientifique de l ‘espace. Celui-ci est, pour Newton, de nature transcendantale, étrangère à l’homme. Que l’espace soit ou non peuplé par l’humanité il existe, il est indépendant de la matière qui, éventuellement, le peuple. Dans la conception religieuse de l’époque Dieu à créer la terre et le ciel, il a donc créé l’espace.

L’espace serait comme une gigantesque boite dans laquelle évolueraient les humains.

Cette notion serait alors de nature divine et échapperait à tout représentation humaine.

Le problème c’est toujours posé aux hommes de décrire l’espace pour pouvoir le quantitativer et l’utiliser. Ce problème est donc la mesure de l’espace.

Toute mesure est à la fois différentielle et référentielle, c’est à dire qu’elle implique une origine, une fin, et une unité de mesure. Origine et fin sont deux points identifiés de l’espace, et l’unité de mesure est le mètre ou des multiples du mètre.

Originellement on a utilisé une barre de métal à faible coéfficient de dilatation, dit mètre étalon, pour représenter le mètre. La distance entre deux points de l’espace est donc le nombre de fois que l’on peut y inclure ce mètre (ou ses multiples). La mesure de l’espace se réduit donc à une mesure d’une autre grandeur qui est la distance.

On peut savoir combien de mètres représentent une distance, mais on n’a aucune notion de combien mesure, dans l’absolu, un mètre.

Nous pouvons donc accéder à une représentation topologique de notre environnement en évaluant la position spatiale des objets les uns par rapport aux autres. Chaque objet est positionné par rapport à ses voisins immédiats ou éloignés. C’est une représentation sur dimensionnée puisque un objet A est positionné par rapport à ses voisins B et C, eux même positionnés par rapport à une objet D. Mais A est également positionné par rapport à D. A possède donc 2 positionnements qui doivent être en cohérence.

L’important dans cette vision pratique c’est que l’univers, l’espace, à pour limites le dernier objet connu, le plus éloigné dans chaque direction. L’univers reste limité aux objets identifiés et s’éloigne donc de la représentation Newtonienne ou l’espace est infini et de nature divine.

Autre différence fondamentale, dans la représentation de Newton l’espace est indépendant des humains qui le peuplent. Dans la représentation pratique l’univers n’existe que par la présence d’un observateur. C’est lui qui crée la topologie de son univers qui devient non un absolu mais une représentation mentale personnelle.

Dans l’espace de Newton les hommes ont besoin de Dieu pour évoluer, dans l’espace, dans la représentation pratique c’est l’espace et dieu, qui ont besoin des hommes pour exister.

Les deux représentations ne sont cependant pas incompatibles puisque au-delà de l’univers des objets identifiés reste une interrogation sur la « finitude » de l’espace qui peut être comblée par une représentation plus métaphysique comme celle de Newton

NB : Dans la représentation de Newton espace et temps sont des contenants de l’homme et de la matière. Ceci implique que les hommes évoluent dans deux contenants différents ce qui est paradoxal. Si on suppose que ces deux contenants n’en font qu’un, on pourrait facilement l’appeler « espace-temps ».

On peut dire qu’à l’échelle humaine l’espace n’existe pas et que seul nous est accessible la notion de distance et la géométrie du monde que nous nous fabriquons.

La notion d’espace chez l’animal et les humains

La notion de positionnement dans l’espace est l’une des première acquise par les animaux « dit » supérieurs et les humains. Elle permet de se situer dans un environnement, proche, lointain, voire virtuel dans le cas des humains. Elle est indispensable à la notion de mouvement, c’est pourquoi on la retrouve chez tous les êtres capables d’émotions, donc de réactions.

En préalable à la notion d’espace on doit retrouver chez tous ces êtres une notion importante que nous appellerons « fonction de coordination ». Elle assure le lien de coordination entre les divers éléments de notre corps. Par exemple d’évaluer la position relative d’une main (ou d’une patte) non seulement par rapport à l’environnement mais également par rapport à l’ensemble des éléments de notre corps (pieds, corps, tête, …). Il s’agit d’un positionnement interne, une référence de chaque partie de nous-même par rapport à notre entité globale. Les sportifs, les danseurs, savent bien combien pour chaque geste cette notion de coordination est fondamentale.  Comment apprécier la position d’un pied et d’une mains dans un espace sans établir une relation entre la position de cette main et de ce pied. Le petit être naissant doit tout d’abord  apprendre à se situer, se ressentir comme un tout avant de se situer dans l’espace. Il faut « être » avant de « paraître » dans l’espace.

On peut penser, et c’est la une hypothèse absolument gratuite et sans garantie, que l’origine de certains autismes pourrait se trouver dans cette difficulté chez certains individus de se voir, de se sentir, comme un tout, et non comme un ensemble de détails éparpillés.

Un nourrissons peut rapidement bouger sa main ou ses pieds sans réelle coordination, mais pour mouvoir son corps comme dans la station debout cette notion est indispensable. Il n’y a pas d’équilibre sans coordination musculaire.

Chez les animaux cette indispensable coordination vient très rapidement (particulièrement vite chez certains mammifères (Vaches, Chevaux, Antilopes, Zèbres, …) et les animaux peuvent généralement se mouvoir sous deux à dix jours. Ils peuvent alors acquérir le positionnement dans l’espace, le sens d’un trajet, l’évitement des obstacles, l’orientation. Non seulement le sens de l’espace est plus précoces chez les animaux, mais il est infiniment plus développé et leur permet des performances qui ne laissent pas de nous étonner.

Comment un chat perdu loin de « chez lui » peut-il revenir à bon port ?

Comment les oiseaux migrateurs trouvent-ils et retrouvent-ils leur chemin ?

Comment des poissons, des tortues, retrouvent-elles la plage ou la baie ou ils sont nés pour venir se reproduire ?

Autant de questions  qui ne trouvent pas leur réponse en utilisant les critères de positionnement dans l’espace utilisés par les humain. Il est vrai que nos points de repères « spatio-temporels » sont beaucoup basés sur des éléments cognitifs , acquis par l’éducation, (cartes routières, géolocalisations, signalétique, points de repères, …) ce dont sont dépourvus les animaux. Il est certain que nous n’avons pas exploré toutes les facettes de l’univers émotionnel, englués que nous sommes dans un univers rationnel cognitif. Pour comprendre les choses nous avons besoin de les formaliser dans des représentations codifiées. Mais l’émotionnel profond échappe, par essence, à toute formalisation et de ce fait nous reste étranger.

Les animaux ont sans doute un ressenti des événements infiniment plus étoffé que nous, mais par contre nous savons de façon infiniment plus efficace gérer les quelques émotions qui nous frappent. La capacité de passer de l’émotionnel au cognitif confère aux humains la possibilité de raisonner, de définir des liens de dépendance logiques, d’acquérir la notion du temps, de l’histoire et du futur. Le bilan reste en notre faveur !

PS : Nous ne pouvons comprendre les animaux car eux vivent sur un mode émotionnel alors que nous ne pouvons appréhender qu’une vision cognitive de ce que nous vivons. Toute interprétation du vécu animal ne peu être qu’anthropomorphique, dans la mesure ou ne le reconstituons qu’à partir  de notre monde, le monde des humains.de concept et d’images

Psychologie des espaces immersifs

Un espace immersif est un lieu dans lequel un spectateur va entrer dans un univers qui n’est pas le sien et dans lequel il va être amené à vivre une expérience, qu’il n’aurait pas pu vivre dans son univers propre.

Il s’agit généralement – mais on peut envisager d’autres dispositifs – d’un lieu clos, pseudo-sphérique, dans lequel vont être projetés des images censées recréer un univers nouveau.

Cette notion d’espace immersif implique donc deux paramètres :

  1. La création d’un univers nouveau, un espace immersif.
  2. Le vécu d’une expérience narrative dans ce nouvel environnement.
  • L’espace immersif. Il est généralement créé par la projection sur cette surface pseudo-sphériques, enveloppant totalement le spectateur, d’images (mais ce pourrait être des stimuli sonores, voire olfactifs ou autres). Celles-ci sont projetées de façon suffisamment mobiles, hachées, pour que le spectateur ne puisse en analyser le narratifs mais uniquement les percevoir comme une atmosphère, une impression, un climat. Toute analyse cognitive, à ce niveau, plongerait  le spectateur dans un position de réflexion qui nuirait  à la création d’un univers qui lui soit totalement étranger. La création, à ce niveau, d’une relation cognitive entre l’univers du spectateur et celui que l’on veut lui suggérer ramènerait le spectateur à son univers propre et l’empêcherait de s’immerger totalement dans un univers qui doit lui être étranger.

L’immersion doit mettre en jeu l’émotionnel et non la raison.

  • Psychologie de l’immersion. A notre naissance, nourrisson, nous faisons notre première expérience immersive. Nous nous trouvons dans un univers inconnu, sans repères, sans capacité de le représenter pour le vivre. Nous vivons uniquement sur le mode de la sensation, de l’émotion, et de la fusion avec notre environnement (notamment nos parents). Ce n’est que très progressivement, par des expériences cognitives que nous allons apprendre à nous situer dans ce monde, à prendre des repères, apprendre les notions d’espace, de gout alimentaires, le bien être, le mal être, puis les valeurs du bien et du mal, la notion du temps, et tout ce qui nous amènera à prendre notre place dans cet univers, à devenir nous-même, à prendre notre identité. Tout individu sans repères n’existe pas (ou du moins n’a pas la conscience qu’il existe.) C’est la formalisation, l’expression, de la relation à notre entourage que nous appelons la conscience d’exister. Tout individu en absence, en déficit, en perte de repères a le besoin absolu de s’en créer. C’est par ce processus que nous passons de la petite enfance à l’âge adulte, d’un être indéfini à notre identité d’adulte. L’absence de repère génère un sentiment d’angoisse que nous comblons par le besoin impérieux de relations pour nous resituer dans notre environnement.

La création de l’espace immersif décrit plus haut doit replacer le spectateur dans cet état primitif. Il est envahit par un univers dont il n’a pas les clé, dans lequel son positionnement vacille, et dans lequel il a besoin de se resituer. Il est alors demandeur d’expériences narratives pour « se raccrocher aux branches » et il faut  maintenant lui en proposer.

  • Les expériences narratives.  Nous avons créé, dans notre espace immersif, une demande pour le spectateur de comprendre, de se situer, dans l’univers dans lequel il est plongé. Il va donc être parfaitement réceptif à l’expérience que l’on va lui proposer. Si on plonge un individu dans un espace immersif sans lui proposer un récit qui lui permettra de se positionner il n’aura qu’une envie c’est de s’échapper d’un univers qui pour lui ne sera qu’un petit cauchemar.
  • Prenons un exemple simple pour décrire la situation. Vous êtes devant un paysage de plaine, des champs qui s’étendent à perte de vue, vous ressentez un sentiment de plénitude que vous cherchez à immortaliser dans une photo. Et là, déception, la photo ne transmet aucune émotion, le paysage est plat, sans intérêt. Quand vous avez apprécié le paysage il s’était créé une relation entre vous et le panorama, vous aviez vécu une relation entre vous et lui dans un univers qui vous était commun. La photo est un autre univers dont vous ne faites pas partie (vous n’êtes qu’un observateur extérieur) Et la relation entre vous et le paysage n’existe plus (même si la relation entre la photo et vous existe). Faites maintenant la même photo, mais en prenant en premier plan un arbre, des fleurs, un personnage. Cette photo n’est plus l’univers atone de la photo précédente, elle prend du relief, prend « du  sens ». Il existe maintenant un relation entre le premier plan et le fond et la photo prend vie. La vie nait de la relation entre les choses, elle nait de la relation entre deux entités clairement identifiées (donc différentes l’une de l’autre). Dans la première photo tous les éléments du paysage avaient même valeur et ils ne créaient aucune relation entre eux. L’apparition d’un premier plan identifié a crée une relation entre lui et le fond ,et la vie surgit. Naturellement l’espace narratif ne doit pas se substituer à l’espace immersif mais s’y superposer (afin de garder les deux plans présent en permanence)
  • Conclusion : C’est ce que nous devons proposer à notre spectateur, une relation entre un fond  (l’espace immersif) et une premier plan (l’expérience narrative). Il nous faut donc créer une sorte de triangulation :
  • Le spectateur est en relation émotionnelle avec l’espace immersif et en relation cognitive avec l’expérience narrative. Pour ne pas le déstabiliser il est important qu’immersif et narratif soient en cohérence pour éviter que le spectateur soit en « grand écart » entre les deux. Le créateur devra soigner cette cohérence. Plus elle sera soignée et plus le spectateur recevra le message dans une position confortable.
  • Sans le narratif l’immersif n’a aucun sens, mais sans l’immersif le narratif n’a aucune couleur !

En ce qui concerne le « déroulé » de la séance, il faut laisser baigner le spectateur dans l’univers immersif un petit moment, afin qu’il pénètre dans le nouvel univers qu’on lui propose. Dès que le besoin de se référencer lui apparaît il faut alors lui proposer le récit qu’il attend. A la fin de l’histoire il est bon de laisser le spectateur un instant dans l’univers immersif pour qu’il « décroche » doucement de l’expérience et revienne tranquillement à sa vie.

On n’est pas si loin du déroulé d’une séance d’hypnose !

La notion d’espace

Dans la vision Newtonienne du monde, issue de la théorie de la gravitation, l’espace est une grandeur « en soi », indépendante du temps, qui existe que cet espace soit peuplé ou non par la matière. C’est un « invariant », un « contenant » dans lequel vont s’inscrire les événements mettant en jeu matière, force, et temps. L’espace est donc une réalité incontournable, universelle et commune pour chacun d’entre nous. Elle est bien sûr issue de la vision chrétienne de l’univers. C’est la notion d’espace que nous utilisons dans la vie courant, et que nous transmettons à nos descendants via l’éducation.

Depuis la théorie de la relativité restreinte d’Einstein, l’espace disparaît, de même que la notion de temps, pour être remplacé par la notion d’espace-temps. Cette nouvelle grandeur va définir sa géométrie non plus comme un absolu, mais comme l’ensemble des relations entre les objets, les entités existantes. A la notion de position absolue dans l’espace va se substituer la notion de relation entre les entités présentes. Un objet est à droite, à gauche, devant, derrière son voisin. Un objet est plus grand, plus petit que son voisin. L’espace devient un faisceau de relations entre les objets qui va définir notre univers en termes de position relative plutôt qu’en terme de position absolue. Cette définition de l’espace présente l’avantage de ne plus nécessiter de fixer l’univers dans des limites prédéfinies (pour accéder à des positions absolues pour les objets il faut bien fixer un référentiel) mais de se limiter à établir des relations entre les objets connus, identifiés, sans nécessité d’établir une définition de l’univers incluant son existence en dehors du champ de nos connaissance. Par exemple : « l’univers en extension n’est plus cette notion absolue, métaphysique d’un univers infini qui continuerai de croître mais par la simple notion d’objets qui s’éloignent les uns des autres ». Si un nouvel objet est découvert, ou imaginé, il prendra naturellement sa place dans le réseau relationnel. Comme disait Bouddha à ses disciples : « Je ne vous apprend pas tout, car vous ne devez savoir que ce qui vous est nécessaire ! »

La notion d’espace perd son caractère universel pour devenir une notion personnelle relative à chacun des opérateurs. Chacun peut voir, définir les relations entre les objets par sa propre subjectivité, en fonction de son propre vécu et de ses expériences. Ceci pourrait décrire nos sociétés comme un grand capharnaüm anarchique ingérable pour nos petites cervelles ! rassurons-nous, nos vécus sont si semblables que nos visions de l’univers sont quasi identiques dans une culture commune. De plus la majorité de nos connaissances sont apprises dans des ouvrages qui font références (scientifiques, philosophiques, historiques, etc. etc.) donc parfaitement collectives. Il existe cependant des civilisations, encore pas absorbées par notre culture globalisée, qui conservent des visions de l’univers qui leur sont propres (animistes, réincarnation, créationnistes). Cette harmonisation des visions du monde peut être vue comme une harmonisation positive, mais elle entraîne inévitablement la perte d’une certaine richesse culturelle. De nombreuses civilisations, de nombreuses pensées se sont éteintes absorbées par la culture dominante. On se lamente à l’infini quand la moindre espèce de fourmis est menacée de disparition, mais on trouve normal que notre culture occidentale lamine les autres cultures de la planète. La richesse culturelle vaut, pourtant, autant que la diversité biologique !

La genèse des positionnements chez l’enfant

Dans le cadre de la psychologie « relativiste » nous avons montré comment la notion de positionnement était la colonne vertébrale de la psyché de l’être humain. C’est elle qui introduit la notion de relativité dans notre modèle.

Voyons comme se développe ce positionnement dans l’évolution d’un individu.

Le bébé est, plus ou moins, vierge de tout positionnement. Il ne fait aucune différence entre lui et son environnement, il est en fusion totale avec ce qui l’entoure. Il va commencer à prendre partiellement conscience d’une distance entre lui et ce qui l’entoure. Il saisit ou laisse tomber un objet (l’enfant sur sa chaise de bébé laisse tomber son nounours, on le ramasse, le lui rend. Il le laisse de nouveau tomber, le jeu peut durer un certain temps (on s’en lasse généralement avant lui !).  L’enfant fait l’expérience de la séparation, de la distinction sujet/objet. Il commence dans le même temps l’apprentissage de la notion de distance, pour saisir quelque chose, ouvrir la bouche à l’approche de la cuillère, etc. etc.

Quand il commence à se déplacer à quatre pattes il affine sa notion de la distance. Il prend conscience du volume de son corps, du volume des objets qui l’entourent. Il affine son positionnement dans l’espace. Quand il commence à marcher son besoin d’équilibre l’amène à évaluer clairement la position de son corps par rapport à des repères environnants. Le positionnement dans l’espace est le premier acquis indispensable.

Notons que chez les animaux (supérieurs) cette notion est acquise très tôt (bien avant le bébé) et qu’elle est infiniment plus précise et riche que chez l’être humain.

Cet apprentissage se fait sans appel à la conscience cognitive, il est purement du domaine émotionnel. L’espace n’est pas mesuré, il est estimé, évalué ! C’est bien plus tard que les notions de mesure, d’unité de mesure, seront apprises.

Le deuxième apprentissage fondamental est celui de la notion de temps. Elle ne peut être apprise seule, comme peut l’être la notion d’espace. Elle ne s’apprend qu’au niveau de la conscience cognitive par le biais de la relation à l’autre. L’espace se découvre, le temps s’apprend !  L’enfant apprendra tout d’abord la notion de hier (le passé) puis de demain (le futur). C’est un apprentissage long et difficile fait de multiples réflexions, de multiples échanges avec ses proches. Il demande un certain développement de la conscience cognitive pour pouvoir être intégré. L’enfant ne pourra l’acquérir que vers 3 ou 4 ans. Le modèle deviendra de plus en plus perfectionné avec les notions d’avant-hier, d’après demain, rythmés autour des périodes de sommeil nocturne. Plus tard viendrons les notions d’heures, de durées qui finirons par constituer son positionnement dans le temps. Signalons que l’enfant apprend la notion de « temps Newtonien » puisque c’est celle que ses parents pratiquent.

L’animal, qui ne peut se doter d’une conscience cognitive sérieuse ne pourra pas acquérir la notion de positionnement dans le temps. Il continuera à vivre dans l’immédiat. Même si on lui reconnait une certaine capacité de mémoire, celle-ci ne se développera pas sur un modèle chronologique, mais toujours dans l’immédiat, sans distinction entre ce que nous pourrions appeler présent, passé ou futur. C’est bien sur cette capacité à développer une conscience cognitive qui fait la force de l’homme par rapport à l’animal.

Cet apprentissage nous montre la différence entre les deux notions d’espace et de temps qui dépendent de deux strates différente de notre conscience. L’espace et du domaine animal (conscience émotionnelle) et le temps du domaine humain (conscience cognitive) . Quand un être humain est en panique, débordé par des sentiments qui le submergent, il perd toute notion du temps et vit sur ses acquis « animal »