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L’éternité, transcendance ou fantasme?

L’éternité à de tout temps fait « le miel » des religions.

« Promettez-leur la vie éternelle et ils marcheront avec vous ! »

Toutes les religions depuis l’antiquité sont fondées sur les mêmes principes récurrents:

  1. Un ou des dieux tout puissants et éternels qui  ont créé et gèrent le monde
  2. Ces dieux ont tous une incarnation terrestre : Jésus, Mahomet, les avatars de Rama, Vishnou et Krishna, Pharaon, Bouddha, les dieux Grec ou romain, le volcan, l’océan, la pluie  …Qui servent de point de concrétisation de la puissance divine. Personne ne peut adorer un dieu évanescent et sans représentation terrestre.
  3. Une soumission totale au dieu, adoration, prières, offrandes, sacrifices
  4. En récompense ou en punition une vie éternelle, au bon vouloir du dieu et fondée sur la notion de bien ou de mal.

Si il vous vient un jour l’idée de fonder une nouvelle religion il vous faudra respecter ces 4 canons. De plus il vous faudra un prophète (influenceur) pour rependre la bonne parole, une ligne graphique pour les vêtement liturgiques, les accessoires du culte et surtout des rites et des chants que les fidèles adorent.

Touts les religions dépendent de ces 4 canons. Notons que les scientifiques, eux-mêmes utilisent la notion d’infini ou de zéro pour se sortir de situations embarrassantes.

Pour en venir à l’éternité, c’est un concept étroitement lié au concept du temps.

  1. Supposons que, comme le voyait Newton le temps existe et s’écoule, indépendamment de toute présence humaine. Une version religieuse transcendantale. Si le temps s’écoule Ii faut bien lui fixer un début et une fin. Mission impossible et le concept d’éternité nous « sauve la mise ». Le temps à commencé dans l’éternité et finira dans l’éternité. Ce qui veut dire jamais, toujours, ou ça dépend ou j’en sais rien !
  2. Supposons comme je le défend que le temps n’existe pas et ce que nous appelons le temps n’est qu’une organisation chronologique de notre mémoire, classifiant en séquence les événements vécus ou appris. Alors le temps est une permanence dans laquelle évolue la matière ou les êtres vivant. Ce n’est plus nous qui vivons dans un temps qui s’écoule mais notre existence qui  se déroule dans un temps fixe (bien sûr un temps fixe n’est pas un temps mais une permanence). Dans notre mémoire nous ne pouvons classifier que les événements qui nous sont connus et la limite du temps se trouve être la limite de nos connaissances historiques. La notion de durée, qui n’a aucun sens dans un temps fixe est remplacée dans notre mémoire par la comparaison de la durée estimée d’un événement à un étalon fixe de durée qui est basé sur la rotation de la terre. Ce que nous appelons couramment une durée, un temps n’est qu’un nombre sans unité, une comparaison, un ratio.
  3. Notons que l’on peut faire une approche identique pour l’espace. Celui-ci, est une

 organisation mémorielle topologique de nos connaissances. L’espace est une simple construction intellectuelle qui comme pour le temps ne peut que se limiter à nos connaissances. Au-delà on tombe dans l’imaginaire, le fantasme ou le spéculatif. Personne ne peut avancer un espace qu’il ne connait pas.

Conclusion

C’est bien entendu la vision du temps, qui s’écoule, comme de nature transcendantale qui nous amène à envisager la notion d’éternité. Il en est de même pour la vision de l’espace comme s’étendant sans limites qui introduit la notion d’infini. Les religion ont évidemment abondés dans le sens de la transcendance car elle se marie parfaitement avec la notion de dieu et d’un environnement magique. Elle remplie également la possibilité de promettre une vie éternelle.

Malheureusement le temps n’est qu’une illusion comme son corolaire l’espace. Dieu et l’éternité font partie de la grande illusion commune à toutes ces croyances : Un dieu omnipotent, une vie éternelle, la soumission au maitre et la récompense ou la punition.

De par notre condition humaine d’être provisoire, de naitre et disparaître, nous nous accrochons à l’idée que rien n’est permanent. Tout doit avoir un début et une fin, seule la nature divine peut se passer de cette contrainte. Il nous est difficile d’envisager un univers permanent qui serai simplement là sans besoin de début ou de fin. Nous ne serions que de petites boursoufflures qui vont et viennent sur cet univers. La notion de temps et d’espace que nous avons profondément intégrée nous masque une vue plus réaliste d’un univers permanent sans temps ni espace.

N.B. En physique quantique, le temps n’existe pas. Dans la théorie de la relativité l’espace-temps est en fait, non une quelconque combinaison de l’espace et du temps, mais un champs de forces gravitationnelles qui induit les trajectoires des corps céleste. Il est de la nature de l’énergie et non du temps ou de l’espace. La science a mieux compris le temps que les religions.

Quelques notions suspectes : temps, espace, liberté, Éternité

Le Temps

J’ai eu déjà l’occasion de montrer que la notion du temps et un concept de l’ordre de la métaphysique. Seule la durée est un concept humain. Sa mesure implique une origine, une fin, et une unité base de temps.

Quand je dis, nous sommes en l’année 2021, je ne fixe pas le temps mais je fixe une origine (l’année Zéro supposée être celle de la naissance du christ), une fin (notre année) et une unité de temps (1 an = une rotation de la terre autour du soleil). On trouve alors 2021 rotations de la terre autour du soleil comme mesure de cette durée. Mais combien de temps dure cette rotation, mise à part la valeur de 1 année fixée par définition, nul ne le sait. La durée est donc une grandeur relative à la base de temps que l’on a fixé et non une grandeur absolue.

La notion de temps n’existe pas dans l’univers humain, et la durée n’est qu’une valeur relative à la définition d’une base de temps !

L’Espace

C’est encore une notion métaphysique. Nous pouvons connaître les objets qui peuplent l’espace mais nous ne pouvons concevoir celui-ci. Nous ne pouvons concevoir que la distance entre deux objets. Ceci nécessite une origine (le premier objet), une fin (le second objet), et une unité de mesure. Historiquement elle avait été définie comme la longueur d’une barre de métal « invar » déposée au pavillon de Breteuil.

La notion d’espace n’existe pas dans l’univers humain, et la distance n’est qu’une valeur relative à la définition d’une base de distance.

La liberté

La liberté n’existe pas à l’état naturel qui ne connaît que la notion de nécessité. Le lion n’est pas libre ou non de manger la gazelle, il en a simplement la nécessité. A l’état naturel l’animal n’est pas affecté par la notion de liberté mais par la satisfaction de ses besoins. La liberté est liée à la présence d’une conscience cognitive et à l’élaboration d’une relation logique entre les entités considérées. Elle fait partie de la vision construite de notre monde.

Dés que l’homme forme un groupe, famille, tribu, clan, société, la contrainte du « vivre ensemble » pose le problème de la liberté. Celle-ci est intimement liée à la structure définie pour le vivre ensemble, elle est dépendante de la limite fixée aux contraintes du vivre ensemble. C’est donc une notion relative.

L’éternité

Encore une notion des plus suspecte.

Les grandes religions monothéistes ne nous proposent, en fait, qu’une demi éternité. En effet, lorsque l’on nous propose la vie éternelle ceci s’entend de la naissance à l’éternité. La véritable vie éternelle s’entend sans fin, mais également sans début. Notre âme réputée éternelle a bien un début lors de notre naissance. Ce concept même d’éternité produit donc ce paradoxe : « Une demi éternité (celle de l’humain ou de son âme) est-elle moitié moins longue qu’une véritable éternité sans début ni fin ? » Comment un processus humain comme la reproduction peut-il générer un concept aussi transcendantal qu’une âme ?

Les religion asiatiques voient la vie éternelle comme une série de réincarnation, donc avec un passé et un futur. Là encore se pose le problème de l’origine, le « client zéro » avant la première réincarnation, et la fin programmée du cycle de réincarnation une fois atteinte l’illumination.

Conclusion

Voilà quatre concepts (temps, espace, liberté, éternité) qui n’ont aucun sens dans l’univers humain. Ils prennent place dans des représentations métaphysiques (transcendantaux) de notre univers. Ils ont leurs équivalents dans l’univers humain :  Temps et durée, Espace et distance, liberté et limites légales, Éternité et durée. Ils ne recouvrent pas des notions humaines, mais métaphysiques, transcendantales. Ils ne sont que des croyances !

On conçoit qu’il soit difficile d’en donner une définition dans notre univers !