Archives par étiquette : voyage

Peux-t-on voyager dans le temps ?

Le voyage dans le temps est l’un des « Marronniers » de la science-fiction, qu’il s’agisse de voyage dans le futur, dans le passé, ou dans les deux comme dans « l’héroïque fantaisie »

C’est, évidemment une grande interrogation, comme pour tous les sujets qui transcendent la condition humaine et qui mérite de s’y arrêter.

Le voyage vers le futur

La théorie de la relativité restreinte  développée par Einstein montre que, en théorie, cela serait possible. Si l’on étudie le paradoxe des jumeaux de Langevin, on peut le concevoir. Soit deux jumeaux, Pierre et Paul. Pierre part dans une fusée circulant à vive allure (de l’ordre de grandeur de la vitesse de la lumière) alors que Paul reste sur terre. Lorsque Pierre revient sur terre il a moins vieillit que son jumeau Paul. Il se retrouve dans ce qui est le présent pour Paul, mais qui devient son futur pour Pierre

Évidement si cela est théoriquement possible, restent deux écueils majeurs :

  1. Se déplacer à une vitesse voisine de celle se la lumière pour un périple aller-retour de quelques années lumières ne parait pas très réaliste de nos jours.
  2. D’autre part la théorie de la relativité restreinte n’est qu’une théorie, un modèle de l’univers qui comme tout modèle est imparfait et destiné à devenir u jour caduque. Tout peut être remis en cause.

Le voyage dans le passé

  1. Les équations physiques dépendantes du temps sont réversibles. Si dans une fonction du temps t on change t en -t, l’équation reste vérifiée. Cela impliquerait que, au nom de la physique, toute action dépendante du temps soit réversible et que l’on peut remonter le temps.
    Mais il existe un grand principe en physique c’est « le principe de causalité » qui exprime que toute cause doit précéder son effet. Remonter le temps viendrait à poser l’effet avant sa cause et violerai ce principe.
  2. Parlons du « paradoxe du grand père ». Supposons que je voyage dans le passé, que je rencontre mon grand père et que je le tue avant qu’il ait eu des enfants. Mon père ne serai pas né, et moi no plus. Comment aurais-je pu voyager dans le temps
    Une des réponses à ce paradoxe est, bien sûr que si je ne suis pas né il m’est impossible d’aller tuer mon grand-père. Mais le fait est que je suis bien né puisque je suis là et donc je peux aller tuer mon grand-père, etc. etc.
    C’est  un syllogisme qui se résout en acceptant simplement que le voyage dans le passé est impossible.
  3. Si je pouvais voyager dans le passé et faire une quelconque modification dans celui-ci, je modifierais le passé et donc ses conséquences dans le futur. Je créerais ainsi un nouveau futur différent de celui dont je viens, donc une nouvelle séquence de temps et un futur différent de celui dont je viens. Chaque voyage dans le temps créerais ainsi un nouveau monde, mais alors je n’aurais pas réellement voyagé dans le passé mais plutôt changé d’univers.
  4. Revenir vers son passée supposerait que celui-ci soit persistant, ce qui implique un temps et un espace persistant dont ne serions plus acteur (sauf au présent) mais spectateur puisque depuis notre présent nous pourrions envisage de visualiser un passé permanent.

Conclusion

Ne rêvons pas, le voyage dans le temps n’est pas pour demain. Le temps et l’espace n’existent que comme un « artefact » de l’évolution de l’univers, c’est à dire de la vie. Ce sont les mouvements dans l’univers qui impliquent, pour nous, la notion de temps (durée) et d’espace (distance). Sans « la vie » il n’y aurait ni temps ni espace car la vie est l’évolution de la matière. Or, la vie se déroule hors du temps, ou du moins dans un temps nul que l’on pourrait appeler le présent.

Voyager dans un temps qui n’existe pas … un grand fantasme !

Le voyage à travers le temps

Voyager à travers le temps, retourner dans le passé ou se projeter dans l’avenir est l’un des grands fantasmes qui ont donnée naissance à la science-fiction.

Le problème qui se pose à nous et de savoir si ce « transfert spatio-temporel » reste du domaine de la fiction, du conte de fée, ou si, effectivement, on peut envisager cette possibilité dans un futur proche ou lointain.
La première question à se poser et la nature ou la définition du temps que nous adoptons. C’est cette nature ou vision de temps qui désterminera la vision que nous pourrions avoir dans le domaine du voyage à travers le temps.

Dans le domaine religieux, dieu, super créateur, a créé le temps sans qu’il ne lui soit donnée ni définition ni limite. Le temps et de nature transcendantale et tout est envisageable et possible : voyager dans le temps, l’éternité, le néant, pas de limite à l’imagination dans une croyance. Les saints réapparaissent bien après leur morts, les religieux les honorent et les prient, donc ils sont encore là et voyagent donc dans le temps. Seul frein, mais d’importance, on ne voit pas comment  réaliser ce « trip » pour nous pauvres humains.

Voyager dans le temps suppose la permanence des événements dans le temps, passé ou futur. Retourner dans le passé suppose, pour le voyageur que ce passé existe afin qu’il puisse y trouver sa place. Son arrivée dans ce passé va déterminer une modification de celui-ci, de nouvelles relations et de nouvelles dépendances et donc un nouveau futur. Mais ce futur existe déjà, puisque notre voyageur en vient. Voilà donc maintenant deux futurs différent qui coexistent et deux mondes parallèles qui se développent (l’un avec le voyageur dans le passé et l’autre celui qu’a quitté notre voyageur). Notre pauvre nomade a maintenant un passé (celui avant son voyage) et un futur (celui après son périple) qui ne sont pas « raccord » et qui se situent dans deux univers différents … soit un passé sans futur et un futur sans passé ! Un enfant sans parents d’un coté et un parent sans ses descendants de l’autre !

La confusion vient, bien sûr, de l’amalgame entre le passé d’une part et la représentation que l’on s’en fait de l’autre. Le passé tel que nous nous le représentons est, dans notre conscience, une organisation chronologique et causale des événements que nous avons vécu ou appris au cours de notre vie. Il ne s’agit nullement d’une réalité mais d’une représentation mentale construite au jour le jour et qui accompagne notre être dans son présent. C’est l’histoire avec un grand H ou un petit h.

Il nous est possible de « voyager » dans nos souvenirs en explorant notre mémoire, mais ce n’est pas un voyage dans le temps ce n’est que la remémoration de souvenirs inscrits dans notre conscience. C’est comme lire un livre d’histoire … ce n’est pas un voyage dans le temps !

Dans la psychologie relativiste, dont je suis le modeste porte-parole, le temps n’existe pas, seul existe l’instant présent, la vie. Le problème du voyage dans le temps ne se pose pas.

Donc, ne rêvons pas le voyage à travers le temps n’est pas pour demain à moins qu’une nouvelle théorie du temps et de l’espace ne vienne bousculer le paysage spatio-temporel.

PS. Le paradoxe de jumeaux issu de la théorie de la relativité ne constitue en aucun cas un voyage dans le temps. il est induit par l’hypothèse de la contraction du temps pour un objet voyageant à grande vitesse (proche de la vitesse de la lumière)