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La couverture générale

Modélisation de la conscience. Psychologie relativiste VS intelligence artificielle

Introduction

Nous étudierons en premier les principes de l’intelligence artificielle pour les confronter ensuite à la description du fonctionnement du cerveau de la psychologie relativiste

Définition de l’intelligence artificielle

Comme tout entrant dans le domaine des sciences l’intelligence artificielle (IA) et l’objet de nombreuses définitions. Elles s’articules autour de deux grands axes

  1. Celles qui privilégient l’usage et font de l’IA un instrument au service de l’innovation permettant aux machines de réaliser des actions que l’intelligence humaine (IH) ne pourrait accomplir
  2. Celles qui voient en l’IA un outil de modélisation, de compréhension de l’IH, servant avant tout à comprendre le fonctionnement de notre cerveau.

En fait les deux approches sont nécessaires et se complètent. Comprendre le fonctionnement du cerveau est indispensable pour mettre en œuvre les algorithmes qui vont permettre le déploiement de l’IA.

Principe de l’IA

Le principe fondamental est de pouvoir symboliser les connaissances et les transformation pour passer de l’une à l’autre en un langage manipulable par une machine. L’idée est de réaliser une gigantesque base de données dans laquelle les données ne sont pas des valeurs (numériques ou alphanumérique) mais des connaissances et des opérateurs logiques de transformation.

L’usage de la machine pour gérer cette base est du au fait que les connexions dans un ordinateur sous forme d’impulsions électriques se produisent à une vitesse proche de celle de la lumière (300 000 km/sec) alors que les connexions synaptique ne se propagent qu’à environ 500 km/h. Ceci donne un avantage à la machine. D’autre par le cortex humain contient quelques dix milliards de neurones chacun capable de 10 000 connexions synaptiques. Coté ordinateur des plaquettes de mémoire de un centimètre carré peuvent renfermer des milliards de composants actifs, il faudrait donc 10 000 de ces plaquettes pour égaler un cerveau humain. Ceci donne encore, de nos jours, un avantage au cerveau.

Il y a plusieurs façon de représenter cette base de données des connaissances, la plus actuelle étant le « graphe RDF »

Dans celui-ci les connaissances se déduisent les unes des autres par des opérateurs logiques, chaque connaissance ayant des antécédents et descendants multiples.

Par exemples un livre comme « les misérables » peut dépendre de Victor Hugo, Bibliothèque, Littérature romantique, mais aussi engendrer Jean Valjean, jean Gabin, Paris …

On construit donc avec les connaissances un gigantesque arbre, ou plutôt un réseau multi interdépendant et inter thématique.

Autre exemple « le loup » peut dépendre de canidé qui dépend de mammifère, ou encore de contes et légendes, mais il peut aussi engendrer la peur du loup, l’expression « le loup dans la bergerie » puis l’expression « y a un loup »

La recherche en IA

La méthode la plus simple, basée sur la grande puissance de calcul des ordinateurs et de scanner toutes les branches du réseau jusqu’à trouver une réponse satisfaisante. Tant que les bases de données étaient de taille modeste, thématiques, cela pouvait fonctionner. Avec l’avènement de base de taille beaucoup plus élevées le nombre de chemins possible est devenu un réel obstacle au calculs. On a du faire appel à des méthodes heuristiques pour alléger le travail

L’heuristique ou euristique (du grec ancien εὑρίσκω, heuriskô, « je trouve »1) est « l’art d’inventer, de faire des découvertes2 » en résolvant des problèmes à partir de connaissances incomplètes. Ce type d’analyse permet d’aboutir en un temps limité à des solutions acceptables. Celles-ci peuvent évidemment s’écarter de la solution optimale.

Prenons par exemple le simple jeu du taquin

Il s’agit d’organiser dans un carré de seize case les numéros de 1 à 15 à partir d’un état désordonné

Le mouvement des pièces peut être Haut, Bas, Droite, Gauche vers une case libre.

Au lieu de scanner tous les chemins possibles jusqu’à la solution. On va évaluer chacun des états possible du jeu selon les déplacement en donnant une meilleur note aux états dans lesquels le maximum de carrés sont à leurs places finales

Dans la recherche on élimine les états ayant les plus faibles notes pour ne garder et n’étudier que les mieux notés, considérés comme ceux ayant la meilleure probabilité de mener au résultat.

Cette méthode heuristique limite considérablement les chemins à parcourir

. Bien sûr chaque problème nécessite une méthode heuristique adaptée. Le plus souvent il s’agit, comme dans l’exemple précédent de l’évaluation quantifiée des états intermédiaires

Résumé

Un base de données de connaissances se construit en déduisant chaque nouvel entrant des  connaissances précédentes par des relations logiques de dépendances. La recherche se fait en scannant les divers chemins du réseau, en limitant les recherches par un processus heuristique de sélection pour ne scanner que les chemins les plus favorable à la recherche de la solution

Modélisation de la conscience en psychologie relativiste

Après avoir envisagé le modèle de connaissances en IA voyons comment on peut le construire en psychologie relativiste. Nous avons postulé que notre conscience (mémoire) était constituée par un réseau d’images mentales liées entre elles par un réseau logique de dépendances.

Une image mentale est la résilience d’une perception par nos sens, transformée en signaux électriques par nos capteur électrique transmise au cerveau afin d’activer certaines connections synapsiques. Ce sont ces activations qui constituent une image mentale. A ce stade elle n’a aucun sens et ne devient signifiante que par comparaison à des images similaires mémorisées et explicitées antérieurement. En quelque sorte toute nouvelle perception ne prend de sens que par rapport, relativement, à nos expériences antérieures. On retrouve là le schéma de la base de données de connaissance de l’IA.

En ce qui concerne la recherche dans la conscience le principe est exactement celui de l’IA. On scanne la conscience à partir d’un point de départ et on recherche le chemin qui peut nous amener à la réponse attendue. Ici encore notre cerveau met en place une méthode heuristique pour n’explorer que les chemins les plus propices à l’obtention du résultat. Cette méthode de sélection n’est pas évidente. Elle devrait être fondée sur un principe d’évaluation des chances de succès selon les chemins choisis.  Ce jour je n’ai aucune proposition à faire.

Comparaison de l’IA et de l’IH (intelligence humaine)

On voit combien le schéma de modélisation de la psychologie relativiste est proche de la démarche de l’IA. Quelques différences subsistent

  1. Alors que dans l’IA le point de départ de la recherche n’est pas très important, dans notre cerveau il est fondamental. Il nous arrive souvent à une question que l’on nous pose de répondre : « Je le sais, mais je n’arrive pas à le retrouver ! » ou « je l’ai sur le bout de la langue ! ». C’est que nous n’avons pas trouvé le bon point départ et que notre recherche est partie dans une mauvaise direction. Après quelques secondes, minutes, ou heures, la solution nous reviens tout naturellement. La recherche n’a jamais cessée et nous avons enfin trouvé le bon point de départ.
  2. La vitesse de recherche dans l’IA est infiniment supérieure à celle de l’IH. Pourtant dans notre cerveau la solution apparaît généralement immédiatement alors que dans l’IA elle demande un certain temps de calcul (si court soit-il). Peut être que les méthodes heuristiques mises en place dans notre cerveau sont plus efficaces, plus nombreuses que celles péniblement établies dans l’IA.
  3. Mais la différence principale est la capacité de notre cerveau de gérer l’informel. L’IA ne gère que des données formalisables en symboles ou en valeur. Cela la limite à un domaine purement cognitif. Notre cerveau est capable de gérer le non formulé, les souvenirs émotionnels, les mémorisation des émotions, des ressentis non exprimés voire même des chocs traumatiques anciens. Notre cerveau nous fournit des réponses humaines, mélange d’objectivité et de subjectivité qui tiennent compte de failles de chacun. L’IA reste un technocrate de la pensée en pleine objectivité. Il ne se trompe jamais car si erreur il commet (en dehors des bugs) c’est toujours en pleine conscience. Une erreur programmée !

Langage. Le vocabulaire de la douleur

Un langage, ou du moins son vocabulaire, se forme à partir d’un référent externe accessible universellement, auquel on associe un mot (nom, verbe, adjectif). Il s’agit toujours d’un apprentissage.

Par exemple prenons l’objet chaise. Il a un définition universelle (dans le cadre d’une certaine unité culturelle) qui peut être un objet ayant une certaine taille, 4 pieds, une assise, un dossier, une couleur, et un style destiné à la station assise. Fort de cette définition on peut y associer le mot « chaise » (Naturellement il faut au préalable avoir défini la notion de pied, d’assise, de dossier car le langage se défini par strates superposées). Pour définir les variétés de chaises ont y ajoutera, évidemment, des compléments ou adjectifs (bleue, de cuisine, Louis XV, monopode etc. etc.).

Le référent externe peut être un objet (comme la chaise dans notre exemple) mais aussi un être (humain ou animal) mais aussi une entité abstraite (courage, liberté, éducation …) pour peu qu’il possède une définition claire et consensuelle.

Pour les initiés en science, un mot est un objet. Comme tel il possède des propriétés qui lui sont attachées. Prenons l’objet cube. Il possède un nom (le cube) et des propriétés nécessaires comme la longueur d’un côté, des côtés tous égaux, sa couleur, son matériau, des angles droits. Cet objet est une définition référente représentant l’ensemble des cubes possibles.

Une instance de l’objet, c’est à dire un objet défini serait un cube de 10 cm de côté, de couleur rouge et en bois.

Pour les mots c’est le même principe. L’objet chaise est défini par son nom : le mot chaise, et ses diverses propriétés (une taille, 4 pieds, un assise, un dossier, un style)

On pourra définir une instance de cet objet comme une chaise bleue de 80 cm de haut et de style Louis XV, ou une autre instance comme une chaise verte de 40 cm de haut et en style cuisine.

En France la référence dans la définition des mots est le dictionnaire de l’académie. Il définit tous les « objets mots » utilisable en Français. Charge au langage courant, aux utilisateurs, d’en créer les instances.

Certains mots, comme le vocabulaire des sons, des odeurs des touchers, ne peuvent recevoir de définitions précises ; Le bruit d’une sirène, l’odeur de lavande, ne peuvent se définir littéralement. La seule définition pour l’odeur de lavande est : « l’odeur de la lavande ». C’est alors la plante elle même qui sert de référent externe. Chacun peut sentir une fleur de lavande et apprendre : « ça c’est l’odeur de lavande ». Pour les sons, les odeurs, les touchers le référent externe d’apprentissage sera une expérience sonore, olfactive, tactile, de nature universelle.

En ce qui concerne la douleur le problème est plus complexe (ce qui induit le manque de vocabulaire) car l’expérience de la douleur est personnelle, non échangeable, donc tout sauf universelle.

Ce serai possible en imaginant un apprentissage. Par exemple on piquerait chacun avec une aiguille de 5cm en apprenant ceci est une piqure, puis avec un fer chauffé à 90 ° ceci est une brulure, etc. etc. avec tous les générateurs de douleurs. C’est une école qui recevrait bien peu d’élèves.

La connaissance est toujours un apprentissage, et nous refusons dans le cas de la douleur de faire les expériences qui nous permettraient cet apprentissage.

Nous devons nous contenter d’un vague vocabulaire des douleurs basé sur nos propres sensations. Par exemple si quelqu’un nous dit j’ai ressenti une brulure nous associons à ce vocable notre sensation connue de brulure et nous faisons l’hypothèse qu’un individu de la même espèce devrai ressentir le même chose. Nous associons le vocable de notre interlocuteur à notre propre association brulure/expérience personnelle. L’hypothèse est vraisemblable mais absolument pas certaine. On parle de piqure, de brulure, de douleur aigue, sourde, locale, diffuse, mais sans savoir ce que cela signifie pour l’autre.

La douleur n’a donc pas de langage universel car elle n’a pas de références externes universelles. Les médecins parlent souvent d’une échelle de douleur variant entre 0 et 10 mais ceci n » est qu’une représentation personnelle d’une douleur ressentie. C’est donc une valeur relative mais qui malheureusement  n’a pas de référent externe pour devenir absolue, universelle.

Mécanisme de construction et d’interprétation des rêves

Quand rêves-t-on ?

Nos phases de sommeil sont principalement la phase de sommeil profond et la phase de sommeil paradoxal. Contrairement à ce que l’on a pu penser les rêves se produisent durant ces deux phases, mais de façon plus active dans le sommeil paradoxal.

Pourquoi rêve-t-on ?

Il nous apparaît que notre perception des événements et leur analyse sont quasi immédiate, instantanée. En fait il n’en est rien et le processus d’identification/mémorisation peut prendre un certain temps.

Rappelons cette « blague Suisse » ; Un humoriste fait une blague, et un Suisse en rit. En fait il ne rit pas pour la blague qui vient d’être énoncée, mais pour celle que l’humoriste a lancé trois minutes avant et qu’il vient de comprendre !

Ceci traduit (méchamment) combien le mécanisme de perception/compréhension peut prendre un certain temps, variable selon les individus. Durant ce lapse de temps le cerveau « mouline » pour comprendre (ou pas) et intégrer cette nouvelle expérience.

Dans certaines circonstances l’intégration peut même ne pas se faire. Prenons, par exemple, les survivants de l’attentat du Bataclan. Ils ont subi un choc émotionnel si violent qu’ils en sortent dans un état de sidération totale. Ce choc et si violent, si brutal, si inédit pour eux qu’ils ne trouvent dans leur mémoire rien qui ne puisse s’y rattacher. Cette émotion intense reste au niveau émotionnel sans réussir à s’actualiser, se formaliser dans la sphère cognitive. Ce sont ces émotions enfouies, sans expression de raison, qui vont générer ultérieurement le « syndrome post traumatique ». Chaque fois qu’un événement vécu pourra rappeler le souvenir enfoui, le sentiment de panique ou les cauchemars réapparaitrons. Le temps d’intégration de l’émotion à la mémoire est infiniment long et seule une thérapie appropriée pourra déclencher le mécanisme de formulation qui permettra de « digérer » le vécu traumatique.

Les rêves sont-ils autoalimentés

Notre cerveau peut-il, sans stimulation extérieure produire de nouvelles images mentales ? C’est une question fondamentale dans la production des rêve. On peut trouver plusieurs exemples ou notre cerveau n’a plus besoin de percevoir de nouvelles sensations pour produire des images et s’auto-activer :

  1. Les scies musicales. Il nous arrive d’entendre une musique qui va tourner en boucle dans notre mémoire souvent durant de long moments. On appelle cela « une scie ». Dans ce cas nous allons ressasser cette mélodie (en général une simple phrase mélodique) alors que nous ne l’entendons plus venant de l’extérieur. Le cerveau autoproduit cette musique.
  2. Dans la rumination anxieuse le cerveau en l’absence de toute sollicitation externe, peut produire des réflexions, des contre réflexions qui vont tenter de résoudre l’anxiété qui nous étreint. Le cerveau fonctionne tout seul, en roue libre !
  3. Les souvenirs sont un mécanisme de production d’images par le cerveau à partir d’une sollicitation ayant parfois un rapport lointain avec les souvenirs qu’elle fait surgir.
  4. Le syndrome post traumatique est la résurgence de souvenir non intégrés à notre univers cognitif et qui tentent désespérément de se faire intégrer. En effet sous le coup d’une forte émotion (situation de guerre, d’attentat, d’agression) Les images mentales produites par le perception des événements sont trop violentes, trop brutales, trop soudaines et inédites pour pouvoir trouver leur représentation cognitives. Elles restent « in limbo » en attente de pouvoir s’exprimer dans un univers logique. Elles restent « en souffrance » prêtes à ressurgir à la moindre sollicitation et sont le carburant de la production d’images dramatiques et terrorisantes qui sont le symptôme du « syndrome post traumatique ».
  5. Les rêves procèdent du même mécanisme. En l’absence de toute perception externe (puisque nos sens sont en « stand-by ») nous percevons des images, des histoires qi ont un certain aspect de réalité. Dans la mesure ou durant le sommeil les fonctions cognitives sont e-au repos la logique des associations logiques dans nos rêves n’est plus contrôlée par la raison et peut donner des assemblages hétéroclites.

Le mécanisme des rêves

Envisageons d’abord le mécanisme de la perception des émotions en période d’éveil. Nous percevons, à travers l’un ou plusieurs de nos sens un événement. Les capteurs de nos sens (rétine, tympan, papilles) délivrent au cerveau un ensemble de signaux électriques. Ceux-ci y forment une image mentale qui à ce niveau est totalement dépourvue de sens. La confrontation, comparaison, de cette image avec les images mentales précédemment acquises et explicitées dans notre conscience va développer des relations logiques entre ce nouvel entrant et le réseau de conscience. Ce réseau logique de dépendance va donner un sens à cette image par rapport à tous nos acquis historiques. L’interprétation de ce que nous percevons n’est jamais « absolue », mais relative » et dépends de nos expériences passée, de notre vécu personnel

Le travail de recherche dans la mémoire pour trouver les souvenirs analogues à la nouvelle image est un processus qui présente une certaine temporalité. Il s’exerce durant un certain temps et si les premiers résultats peuvent apparaître très rapidement, le processus peu continuer un certain temps après. Comparons cela à un ordinateur qui peut « mouliner » un certain temps en recherchant des données dans une gigantesque base de données. Durant la période d’éveil ce mécanisme est masqué par toutes les sollicitations qui se présentent à nous à tout instant. Durant la période d’endormissement les réactions cognitives sont majoritairement annihilées et l’expression relative aux émotions enfouies ne peut s’actualiser dans nos divers comportement. Elle s’exprime alors par la réapparition d’images mentales que nous appelons rêves. Ces rêves sont généralement considérés comme fugaces, temporaires, ne laissant pas de souvenir, et pourtant ces rêves peuvent s’inscrire dans la mémoire

On se souvient parfois de ses rêves, non au réveil, mais quelques heure après.

Parfois on se demande si on a déjà fait ce rêve ou si on vient de la faire.

Parfois on repense à une situation sans savoir si on l’a réellement vécue ou si on l’a rêvée.

Les rêves, ou en tout cas certains rêves, laissent une trace dans la mémoire alors que nous n’en avons même pas conscience.

Les rêves sont nécessaires à notre existence car ils permettent de formaliser des images mentales résiduelles qui sans ce mécanisme tourneraient en boucle dans notre conscience sans réussir à s’actualiser. Toute pensée non formalisée est génératrice d’incertitude, donc d’angoisse, car elle ne permet pas de se positionner dans notre conscience. C’est un mécanisme assez analogue au « syndrome post traumatique » dans lequel des perceptions émotives n’arrivent pas à se formaliser.

L’interprétation des rêves

Dans la mesure ou l’on admet que la production des rêves est la recherche d’une intégration logique (même si cette logique nous échappe partiellement)

d’éléments émotionnels au réseau logique de la conscience l‘interprétation des rêves est théoriquement possible. Par contre sur le plan pratique elle n’a encore à nos jours que très peu de sens pour diverses raisons :

  1. Le point de départ des rêves est en général un événement récent qui n’a pas réussi à s’actualiser totalement.  Au réveil on se souvient généralement de la fin de ses rêves, mais rarement du début et ce départ de la construction logique nous manque.
  2. Peu de gens peuvent se souvenir de leurs rêves. C’est une démarche difficile et ingrate que de se réveiller en pleine nuit pour noter le contenu de son dernier rêve.
  3. Les rêves sont éminemment personnels et leur interprétation demanderai une forte connaissance de la vie et de la psychologie du rêveur.
  4. Quant à rechercher des corrélations universelles qui permettraient de définir de grandes lois générales (sur la base de statistique ou d’intelligence artificielle) le matériel, les données manquent pour les établir.

Conclusion

On peut dire que la production des rêves présente (toute proportion gardée) une analogie avec un « syndrome post traumatique » en ce sens ils représentent une nécessité pour notre équilibre psychique

En ce qui concerne leurs interprétations elle demeure possible mais nous manquons cruellement de données pour en débuter l’analyse.

Intelligence artificielle et humaine

Avant tout discussion définissons les termes employés qui sont souvent sujet à contre verse.

Intelligence : Ensemble des processus retrouvés dans des systèmes plus ou moins complexes, vivants ou non, qui permettent de comprendre, d’apprendre ou de s’adapter à des situations nouvelles ou encore l’ensemble des fonctions mentales ayant pour objet la connaissance conceptuelle et rationnelle 

Artificiel : Produit par le travail de l’homme, non par la nature, et ressemble à des paysages ou objets naturels 

Dans ces définitions, l’intelligence est une capacité, un processus, Alors qu’artificiel désigne le résultat produit par cette intelligence. Dans ces définitions le mot important est « système » qui implique que l’intelligence se conçoit, non pas dans l’absolu, mais à l’intérieur d’un système, d’un mode de représentation. Voilà qui nous rapproche de la philosophie relativiste dont je suis un chantre … un chantre mou !

Dans ces notion on retrouve la dialectique entre l’innée (généré par la nature) et l’acquis, (produit par l’homme).

Le principe de l’intelligence humaine est de :

comprendre, c’est à dire d’identifier notre perception des objets, de situations en la comparant à des situations antérieurement comprises et apprises (nos expériences et notre vécu) en en proposant une représentation formelle.

Apprendre c’est à dire mémoriser cette nouvelle représentation en se ménageant les outils qui nous permettrons, plus tard, de les retrouver pour les utiliser

C’est un mécanisme que nous pouvons décrire comme suit :

  1. Nous percevons par nos sens un message (faisceau lumineux, onde audio, message gustatif, olfactif, tactile)
  2. Ce message est transformé en signaux électriques transmis au cerveau, qui y crée une image mentale
  3. Cette image est comparée aux images mentales précédemment formalisée.
  4. Cette comparaison détermine des relations logiques de dépendance entre ce nouveau message et les anciens déjà formalisés. C’est ce qui donne un sens à notre perception
  5. L’ensemble est alors mémorisé et enrichi notre conscience

Le point important à noter ici est qu’il est mémorisé tant au niveau cognitif (formalisé) qu’au niveau émotionnel (informel). Si tout se passe bien le niveau émotionnel et le niveau cognitif sont en parfaite cohérence et pourront, l’un comme l’autre, identifier des futurs messages.

L’intelligence humaine possède donc un coté cognitif (généralement prépondérant) et un coté émotionnel (sous-jacent)

L’intelligence artificielle présente de nombreuses analogie, mais aussi des différences fondamentales :

Comme pour notre intelligence son homologue artificiel agit par apprentissage et mémorisation. C’est une intelligence qui s’enrichi au fur et à mesure qu’elle intègre de nouvelles information. Elle aussi crée des liens entre anciens et nouvelles informations.

Par contre alors que les liens logiques développés par notre intelligence sont librement créés par notre cerveau ceux de l’intelligence artificielle sont générés par des algorithmes pré établit par le développeur et donc influencé par l’équipe de développement et rigidifiée dans ses choix.

L’autre différence fondamentale est que, alors que l’intelligence humaine perçoit, interprète et mémorise le non-dit, le non formulé (attitude corporelle, gestuelle, mimique, intonation de voix, silences) la machine n’intègre (en tout cas à ce jour) que les messages cognitifs

Dernière différence (mais non négligeable) l’intelligence humaine peut faire des erreurs ponctuelles d’interprétation de messages, alors que la machine ne peut se tromper ponctuellement. Si il y a erreur elle vient des algorithmes et sera alors systèmatique et non aléatoire. Il est plus facile de corriger une erreur systèmatique dans un algorithme que de tenir compte d’une erreur plus ou moins aléatoire.

L’intelligence artificielle est infiniment plus puissante et plus rapide que l’intelligence humaine. Elle peut être multitâches alors que le cerveau humain peut difficilement traiter plus de deux tâches en parallèle.

Par contre, alors que l’intelligence humaine s’enrichi en recevant des messages informels (émotionnels) qu’elle transforme en message cognitif, l’intelligence artificielle intègre uniquement des messages cognitifs. L’humain réagit à la fois sur un mode cognitif et émotionnel, contrairement à la machine qui ne gère que le cognitif. De ce fait la créativité de la machine sera d’approfondir les connaissances à l’intérieur d’un système alors que l’humain peut inventer de nouveaux système de nouveaux univers. C’est par exemple ce qu’a fait Newton en imaginant la théorie de la gravitation universelle, puis Einstein en imaginant la théorie de la relativité. La machine creuse et découvre, l’humain imagine ! A l’heure actuelle, la machine est encore un technocrate qui avance à marche forcée sur le chemin qu’on lui a tracé, dans l’univers qui est le sien, l’humain à la faculté de se tromper, de dévier, de changer de route pour partir vers des horizons nouveaux. C’est souvent dans l’erreur que se font les découvertes les plus marquantes.  

Julien, ranges ta chambre ! … oui, demain !

Voilà l’un des « gros dilemmes » entre nous et nos ados. Il touche tout particulièrement les mamans qui tentent désespérément de passer l’aspirateur entre les chaussettes qui trainent, les blousons, les magazines et les cendriers. Il est clair que la vison de l’ordre varie avec les générations.

C’est tout naturel puisque la structure de la conscience est largement différente entre un ado et un adulte. Pour un ado qui sort de sa période de fusion totale, basée sur le contact émotionnel sans avoir encore acquis la structure cognitive structurée socialement des adultes (ou du moins de la plus part d’entre eux) la structure mentale est encore un peu « en vrac » et n’a pas encore intégré l’ordre social établi.

Pour ranger un objet plusieurs conditions sont nécessaires

  1.  Avoir clairement défini une taxonomie des objets pour assigner à chacun d’entre eux une catégorie
  2. Pour chaque catégorie fixer une position géographique dans la chambre
  3. Avoir le besoin d’assigner à chaque objet sa place.
  4.  Faire l’effort de différer sa passion suivante pour prendre le temps de ranger

Autant de notion qui sont étrangères à nos ados. Dans notre pensée structurée le désordre nous met mal à l’aise. Il traduit un sentiment que les objets échappent à notre contrôle (remarquons que les gens « en contrôle » sont les plus maniaques du rangement). Pour l’ado, le désordre correspond bien à sa structure mentale en vrac et qui est sans doute plus sécurisante que l’ordre. N’oublions jamais que sortant d’une période de fusion l’ado vit encore dans un immédiat assez court, les logiques à termes ne sont pas son truc, hors sans notion de logique pas de notion de rangement. Pour quoi ranger, quand on aura besoin de l’objet on l’aura directement sous la main. Rappelons que le petit enfant n’a pas cette notion de rangement. Il vit dans l’instant et l’objet qu’il vient de quitter ne l’intéresse plus, il n’existe plus.

Bien sûr cette notion de rangement peut s’apprendre par l’éducation, comme une contrainte nécessaire. Certain enfants sont en contrôle, par contrainte familiale ils peuvent devenir des enfants modèles avec des chambres bien ordonnées. D’autres peuvent trouver le désordre trop angoissant et se sécuriser en évitant tout chaos, il peuvent même devenir des « pathologiques du rangement », des maniaques de l’ordre. Cela peut être le fait de certains autistes qui ne supportent pas qu’un objet ne soit pas à la place assignée.

Normalement, c’est une période à passer, le temps de structurer sa conscience et de l’adapter aux réalités sociales :

  1. Les maniaques du rangement resterons des maniaques du rangement. Le besoin de contrôle est trop impérieux pour eux
  2. Normalement, avec la sociabilisation, la structuration logique de la conscience la notion de rangement s’impose. On comprend que c’est plus simple pour retrouver les choses et que dans le « bilans de l’effort » le rangement est positif.
  3. Certains auront du mal à structurer logiquement leur pensée et continuerons à vivre dans la pagaille dans leur tête comme dans leur habitat.
  4. D’autres encore auront une structuration, un sens de la logique suffisamment développé, pour vivre une relation organisée à un environnement « bordélique »

Conclusion

On retrouve là le dilemme éternel entre le besoin de sécurisation et le besoin d’autonomie qui nous suit tout au long de notre vie. Le rangement c’est la sécurisation, « chaque chose à sa juste place », c’est une manière de contrôler les événements, d’éviter les changements et les débordements. Le désordre c’est une sorte de liberté, on évite tous les cadres, tout ce qui fait barrière, on laisse court à la créativité et à l’aléa. C’est évidemment une situation anxiogène car pleine d’imprévu.

C’est l’éternel débat entre Descartes et Épicure, entre technocrates et artistes, entre centres de recherche et production, évolution ou contrôle. Chacun le gère selon sa structure mentale. Évidemment le problème reste toujours celui de la cohabitation entre individu de nature différente. C’est là qu’intervient la tolérance !

De toutes façons : « Ti range ou ti range pas, ti crève quand même ! »

La différence, nécessité pour exister

Avant d’aborder le sujet précisons quelques notions autour du mot « identité ». C’est un mot qui veut dire tout et son contraire

  1. L’identité renferme les diverses caractéristiques qui font de chacun d’entre nous un être unique et donc identifiable entre tous.
  2. L’identité représente également la similitude entre deux êtres ou deux objets qui les rend impossible à distinguer l’un de l’autre.

On voit donc que ce terme recouvre deux notions totalement antagonistes. Méfions-nous donc des discours creux qui nous parlent d’identité, d’identitaire, d’identité nationale ou autre. Ce sont des mots dangereux qui font raisonner en chacun d’entre nous ce que nous voulons bien entendre.

Nous prendrons donc dans ce qui va suivre :

« Identité » pour ce qui défini un être dans son unicité`

« Similitude » pour ce qui signifie des objets similaires.

Voyons comment évolue un individu au cours du déroulement de sa vie :

  1. A sa naissance le nourrisson n’a que très peu de capacités cognitive. Il perçoit, ressent, mais ‘analyse pas. Il est incapable de codifier ses ressentis, de les formaliser. C’est pourquoi de cette époque il n’aura aucun souvenir conscient.  Son vécu est purement émotionnel, il se vit en fusion avec son entourage et principalement ses parents. Il ne se différencie pas de son environnement, il en fait partie comme son environnement fait partie de lui. Il n’a pas de relation avec l’extérieur puisqu’il est lui-même cet extérieur.
  2. Progressivement il va apprendre à se dégager de cette fusion et va commencer à envisager une relation à l’autre. La relation implique une distanciation, une différence. Dans la petite enfance il va apprendre à percevoir, évaluer cette différence. Plus il construit de relations diverses et crée de liens logiques entre-elles plus il ressent la distance entre lui et les autres. Il s’autonomise ! Il relationne dans d’autres contexte que celui de la famille :  nounou, maitres et maitresses, copains copines, modèles sportif, idoles de dessins animés ou de musique. Les relations sont trop nombreuse pour qu’il puisse fusionner avec tous et toutes. Petit à petit il construit son identité. Il se détache (un peu) de la famille pour trouver d’autres centres d’intérêts. Néanmoins il est toujours en recherche de situations fusionnelles.
  3. L’adolescence est le moment charnière ou il commence à abandonner les références de sa petite enfance, se dégager de ce cocon pour plonger dans un autre univers protecteur, celui de la bande de copains copines, les associations diverses, les équipes, les idéologies. Il se désengage de son enfance mais essaye de recréer un monde protecteur dans lequel il reste entouré et en sécurité. C’est un moment difficile pour lui car il abandonne un milieu cosy et protecteur pour se lancer dans une autonomie dont il n’a pas vraiment les clés. C’est un moment difficile pour ses parents qui voient se déchirer une relation de fusion pour devoir s’adapter à une nouvelle relation d’adulte à adulte avec lui. L’adolescence est un moment où tout se réinvente.
  4. Progressivement, avec l’âge adulte l’individu prend de l’autonomie, son identité s’affirme, la composante fusionnelle de ses comportements diminue. En même temps la conscience se rigidifie et les capacité d’adaptation que donnent le fusion disparaîssent.

Conclusion

L’analyse de cette évolution nous montre l’évolution de la dualité entre la fusion (similitude) et l’autonomie (différence).  Toute sa vie l’individu est partagé entre une attitude fusionnelle régressive mais sécurisante et une attitude d’indépendance progressive mais anxiogène. L’évolution, les expériences le poussent inexorablement à prendre son autonomie. Les multiples expérience qu’il vit, les positionnements qu’il adopte, lui apportent un enrichissement de sa conscience et forgent son identité. Plus il s’affirme dans son identité et plus il se ressent différent des autres. La fusion, la similitude, entrainent une attitude de repli, un sentiment de « ne pas être », dilué dans les autres. Au contraire la prise d’autonomie, la différence, cultivent le sentiment d’exister, de vivre, de se définir dans son identité. La différence est une nécessité existentielle. C’est l’émotion qui nous déstabilise, et qui active notre cerveau. Pas de stimulation cérébrale sans émotion, pas de d’émotion sans perception, pas de perception sans différence ou mouvement

L’expérience née de la différence et devient le moteur de la formation de notre identité.

On ne peut pas se définir par rapport à un clone, être « la même chose » n’est pas une définition, n’est pas une identité, c’est une absorption, une fusion. On se défini au contraire dans une différence, c’est en se sentant différent des autres, par rapport à eux que l’on devient soi-même.

Il faut être l’autre d’un autre pour exister en tant que soi ! (désolé c’est un peu tordu, mais à la réflexion c’est pas faux)  

La différence enrichi, la similitude sclérose et appauvri. Devenir soi-même impose de franchir l’écueil anxiogène de la différence et c’est la grande difficulté de vivre

Pour faire un homme, mon dieu que c’est long !

Tolérance : le jugement sur ses semblables

On nous à souvent répété que la tolérance commençait en évitant de juger les gens. Dans cette proposition il y a confusion entre jugement et sentence !

Quand un tribunal juge une personne, tout commence par une évaluation psychologique des parties en litige.

Suit une évaluation du délit, de ses circonstances, et de son contexte.

En fonction de cette évaluation des faits le juge prononce un condamnation (définition des responsabilités) et une sentence (Punition infligée).

L’évaluation des faits est une analyse objective, impartiale, à charge et à décharge, hors de toue contexte juridique. Les faits sont les faits ! Alors que la partie condamnation et sentence est l’interprétation des faits établis en regard d’une morale collective définie dans la loi.

Le jugement et le positionnement

En psychologie relativiste le positionnement est la « colonne vertébrale » d’un individu. Toute relation avec un être, un lieu, une situation est une comparaison, une mise en rapport, un positionnement. C’est cette évaluation des ressemblances et différences qui éclaire le sens de notre vie et notre conscience d’exister. C’est une notion fondamentale. Jamais nous n’évaluons une situation dans l’absolu, mais toujours en comparaison avec ce que nous connaissons, ce que nous ressentons, ce que nous sommes. Il n’y a pas d’être qui ne soit mu par ce besoin de se positionner, par cette nécessité de se sentir exister. Ce type de jugement est une nécessité existentielle.

Le jugement et la condamnation

L’évaluation de ce jugement en regard d’une morale personnelle, civique ou législative et une autre « paire de manche ». En effet cette référence externe induit inévitablement une hiérarchisation sur une échelle basée sur une notion de bien et de mal, de légal ou illégal.

C’est le rôle dévolu à la justice, et à elle seule, de faire ce choix, et cela fait partie des règles du vivre ensemble. Elle s’appuie sur une morale sociale consensuelle reflétée dans la loi.

Dans le cas des « particuliers » cette évaluation entraine le risque d’être confronté à la notion de tolérance ou d’intolérance avec ses limites difficiles à fixer.

La tolérance est l’acceptation du jugement de positionnement sans faire appel à la notion de jugement condamnation. S’il est donc souhaitable (et nécessaire) d’évaluer les gens et les situations pour définir note positionnement par rapport à elles, mais aussi d’éviter toute hiérarchisation dans un système de valeurs externes et donc forcément arbitraires.

Évidemment la limite entre la tolérance et l’intolérance est un curseur très personnel. Il doit être fixé entre le laxisme et la rigueur, aussi près du laxisme que supportable.

Ajoutons que le grand ennemi de la tolérance est « la certitude ». Le sentiment d’avoir raison, contre vents et marées, est une porte béante ouverte sur la psychorigidité, les « pères la vertu », les idéologies totalitaires, l’intolérance religieuses, le terrorisme, et autres dictatures.

C’est la limite de nos certitudes qui fixe nos limites de tolérance

Les dieux sont-ils vraiment immortels ?

Un peu d’histoire

Pour toutes les grandes religions, qu’il s’agisse de la Chrétienté, de l’Islam, du Judaïsme, de l’Hindouisme ou du Bouddhisme, leurs dieux ont toujours existés et existerons toujours. C’est une croyance. Personnellement je ne crois pas en dieu, mais ne pas croire est toujours croire, c’est toujours une croyance !

Pourtant il est historiquement bien connu que tous les dieux ont eu un début et une fin et qu’ils ont généralement vécus le temps de la civilisation qui les a engendrés.

Les dieux Égyptiens (Amon, Isis, Osiris, Horus, Mat, Anubis …) ont vécu le temps de l’empire Égyptien soit de 3150 AVJC à 300 AVJC.

Assur, le dieu Assyrien (-200 AVJC : 612) a disparu après le chute du royaume Assyrien

Les dieux Grecs ont survécu à la disparition de la Grèce antique, romanisés par l’empire Romain. Jupiter remplace Zeus, … Ces dieux romains ont disparus à l’avènement du Christianisme. Un dieu chasse l’autre !

Les dieux Incas (Apu, Apocatequil, Axomama …) les dieux Aztèques (Huitzlopochtli, Quetzalcóatl …) ont disparus avec les conquêtes Espagnoles du 15 ème et 16 ème siècles.

Les innombrables dieux des tribus indiennes d’Amérique du nord ont tous disparus avec la conquête de l’ouest américain par les colons.

Il est bien sûr impossible de citer tous les dieux qui sont morts de leur belle mort, emportés avec la civilisation qui les a honorés

Pourtant certains dieux subsistent encore de nos jours.

Les plus anciens sont sans doute les divinités Hindouiste (Rama, Vishnou, Krishna) et le dieu des Juifs (Yahvé). On en connais mal l’origine tant elle est lointaine.

Bouddha est né en 600 AVJC

Jésus fils de dieu est apparu en l’an zéro (par référence)

Allah est apparus vers l’an 600.

Voilà des dieux qui ont une naissance assez récente, auxquels, bien sûr, on attribue un passé et un futur éternel, divinité oblige.

Conclusion

Tout ces dieux défunts ont été, de leur temps, sujet d’une adoration aussi intense, sinon plus, que les actuels dieux encore en activité. Nos ancêtres les honoraient autant, sinon plus, que nos dieux actuels le sont, puisque pour certain on allait jusqu’à des sacrifices humains pour leur plaire et obtenir leurs bonnes grâces. Pourtant ils ont sombré corps et bien avec leurs fidèles. Pour une croyance, il faut des croyants et quand ceux-ci s’éteignent la croyance s’éteint avec eux. Pas de croyants, plus de dieux ! L’objet de la croyance s’efface quand il n’y a plus de croyants.

 On est donc en droit de s’interroger sur l’avenir de nos actuels dieux. Ils semblent indéboulonnables, comme paraissaient éternels le panthéons des dieux disparus. Quel est leur espérance de vie ? Survivrons-t-ils au déclin de nos civilisations ? j’en doute !

Pourtant je leur souhaite une longue vie comme je souhaite une longue vie à notre civilisation ! Pourtant elle disparaitra un jour emportant avec elle Jésus, Allah, Yahvé, Bouddha et Rama. Ils ne seront plus, alors, que de merveilleuses légendes que l’on contera aux enfants pour les endormir.

Mémorisation des images, sons, et odeurs

La mémorisation des sensations requière plusieurs éléments.

La perception Par nos récepteurs organiques (vue, Ouïe,…)

L’identification, à partir de référents stables, accessibles et eux même identifiés et mémorisés permettant à chacun de les apprendre de façon univoque

Une clé d’accès pour les retrouver dans notre mémoire

Les images

Pensons bien que ce que nous voyons ne sont ni les objets, ni les personnes, ni les paysages, mais simplement la lumière qu’ils reflètent, qu’ils nous renvoient. En l’absence de lumière les objets disparaissent ou du moins ne sont plus accessibles à notre vue (ils restent perceptibles par le toucher, l’odorat, le gout, ou l’ouïe).

Un rayon lumineux n’ayant pas, en soi, de sens défini, ce n’est qu’un « paquet de photons » qui atteint nos yeux. C’est notre cerveau qui par analyse comparative avec nos apprentissages va lui donner un sens. Qui dit apprentissage dit, évidemment, mémorisation. C’est ce mécanisme d’analyse et de stockage que nous allons étudier.

Lorsqu’un rayon lumineux traverse le cristallin et vient frapper le rétine (pour y former une image … qui soit dit en passant n’a rien d’une image mais une simple activation de diverses cellules de la rétine), il est transformé en signal électrique envoyé au cerveau via le nerf optique. Diverses zones géographique ou logiques du cerveau peuvent alors être mises en activation.

Il se forme alors ce que l’on appelle « image mentale » qui n’a rien d’une représentation graphique ou picturale mais correspond à une activité neuronale plus ou moins distribuée dans le cerveau. Tout ceci n’a encore aucun sens.

Cette « image mentale » va alors être comparée à nos souvenirs mémorisés et interprétés dans notre mémoire pour créer des liens de relation logique entre le nouveau message et ceux déjà mémorisés. Par un processus type ‘trial and errors » on va fouiller nos souvenir pour trouver analogies et différences entre le nouvel « entrant » et les souvenirs.

Prenons un exemple : Je regarde une machine à café. A ce stade je vois un objet mais je ne sais pas ce qu’il est. Je retrouve de fortes analogie entre cette nouvelle image mentale et des anciennes que j’ai apprise : plusieurs machines Nespresso, une machine Philips, une vielle cafetière. Je trouve une analogie avec les machines électriques et une vague ressemblance avec la cafetière. J’en déduis que ce que je perçois est une machine à café électrique. Je note cependant certaines différences avec les modèles que je connais : formes différentes, couleur différentes, etc. etc. Ce sera donc une machine à café électrique mais d’un modèle que je ne connais pas encore. Je peux éventuellement chercher à l’identifier en repérant la marque, voir qu’il s’agit d’une Samsung. Je la mémorise donc comme telle. Elle est donc définie en relation, par rapport à mes apprentissages antérieurs. Cette image sera donc également identifiée par le vocabulaire attaché à mes souvenir comme une machine à café électrique de marque Samsung, ce qui me permettra d’en parler, de la décrire, de communiquer avec mes semblables.

Cette image à donc pris un sens, sa vérité, pas en soi, mais par relation avec mes apprentissages antérieurs. Elle est identifiée, stockée, et formalisée.

Naturellement les relations entre ces images ne se réduisent pas à des critères simplissimes, comme décrit plus haut, mais sont innombrables et touchent de nombreux éléments de ma mémoire

En conclusion la mémorisation de toute image (vue comme une image mentale) implique une capacité de codification, de formalisation données par les apprentissage successifs acquis depuis la toute petite enfance. Cette capacité s’enrichi au fur et à mesure des expériences comme un véritable « langage de représentation ». Pour une image graphique par exemple on apprend à dessiner, à représenter ce que l’on voit. A partir de un an on peut faire quelques traits, puis de vagues bonhommes et maisons. Progressivement le langage de la représentation se développe, se sophistique, et même, pour ceux qui s’orientent véritablement dans l’étude de l’art devenir extrêmement sophistiqué et efficace. On ne dessine pas un cheval sans avoir appris à le faire. Quand on apprend aux enfants, on leur montre des images (la poule, la table, la bouteille …) que l’on associe au langage parlé et écrit pour les plus grands. La mémorisation de l’image, du son, et du visuel écrit sont acquise concurremment. C’était la base du principe d’apprentissage de la lecture par la méthode globale, abandonnée parce qu’elle faisait peu de place à la sacré sainte orthographe.  

Les sons

Il existe trois grandes sortes de son : le langage parlé, la musique, et le bruit

En ce qui concerne le langage parlé nous avons vu que pour les tout petits il était enseigné de façon globale, image, vocabulaire et graphisme écrit pouvant à la fois servir de référence ou de clé d’accès à la mémoire. Plus tard l’approche devient plus analytique, rationnelle cognitive avec l’introduction de la grammaire, de l’orthographe, de l’étymologie et de la sémantique.

 En ce qui concerne la musique, la référence cognitive est bien sûr l’étude de la gamme et des intervalles entre les notes. Nous avons là des références relatives puisque l’on peut, par exemple, chanter une mélodie en partant de n’importe quelle note pour peu que l’on respecte les intervalles entre les notes. Pour ceux qui possèdent l’oreille absolue, ils sont capables de partir sur un sol s’il faut partir sur un sol. Cela est nécessaire pour jouer dans un ensemble c’est pourquoi le chef d’orchestre donne la note de référence (La 435 hertz) pour que chacun s’accorde sur cette référence.

Il est curieux que nous soyons capables de mémoriser une mélodie même si nous sommes incapables de la formaliser en terme ‘écriture musicale. Il n’y a pas que le cognitif qui peut se mémoriser, le ressentit, l’émotionnel peut aussi se graver dans notre mémoire. Par contre il nous faut un point d’accès pour nous en souvenir. Il s’agit souvent d’une image à appeler pour faire surgir la mélodie. Par exemple pour me souvenir du thème musical du Docteur Jivago (Lara) il me faut voir apparaître une image floue et très imprécise d’une forme d’affiche avec Omar Sharif.

En ce qui concerne les bruits le mécanisme est identique. Il faut avoir appris le bruit et défini une clé d’accès (nom, image, contexte) pour le mémoriser et l’identifier. Faute de quoi nous entendons le bruits mais il ne nous évoque pas grand-chose sauf quelques analogies avec des bruits déjà connus

Les odeurs et gouts

Il faut distinguer les gouts qui sont au nombre de cinq (salé, sucré, amer, acide, umami) des odeurs qui sont, elles, innombrables.

Les gouts sont assez faciles à mémoriser puisqu’ils sont à la fois peut nombreux et possèdent des référents faciles à identifier (sel, sucre, paracétamol, vinaigre, Glutamate de sodium). Nous les mémorisons très jeunes (avec un rejet pour les amers) et distinguons même leurs mélanges (pamplemousse sucré-amer), leurs caractéristiques.

Il est intéressant de noter que le gout Umami, développé au Japon est assez mal reconnu en occident. N’ayant pas été identifié et reconnu très jeune nous ne savons pas le percevoir en tant que tel mais nous le rapprochons du gout du Glutamate de sodium, des protéines grillées ou non, sans être vraiment capable de l’assimiler aux quatre autres vecteurs du gout. Si le gout est universel, sa perception dépend des cultures et il n’est pas impossible que d‘autres civilisations découvrent un jour des gouts qui leurs sont propres et que nous ignorons totalement.

En ce qui concerne les odeurs la mémorisation est plus difficile car elles sont en nombre quasiment illimitées. De plus aucune référence n’est universelle car chaque matière à son odeur propre.

Nous mémorisons assez bien les odeurs qui nous sont familière (pain chaud, poulet rôti, menthe, citron, fraise, herbe coupée, etc. etc.) auxquelles nous pouvons associer des représentation imagées (joignant à la fois la perception, l’identification, et la clé d’accès).

Pour les odeurs moins courante, c’est une affaire de spécialiste. Dans certains milieux les gens sont habitués à reconnaître certaines odeurs familières. Un fumeur saura reconnaître entre toutes l’odeur de sa cigarette favorite, un œnologue reconnaitra l’odeur des différents crus et cépages.

Les parfumeurs (les nez) et les aromaticiens (les créateurs des arômes artificiels) peuvent reconnaître l’odeur d’environ 1500 substances qui constituent leur palette de création. Mais ne n’y trompons pas ce n’est pas un don magique mais le fruit d’un long et fastidieux apprentissage, des heures à sentir les odeurs, à les mémoriser, à créer les clés d’accès pour les rappeler à la mémoire. Non seulement un parfumeur pourra, par exemple, reconnaître l’odeur de la rose mais il pourra différencier une rose d’origine bulgare, indienne, marocaine ou de grasse. Là encore c’est le fruit d’un apprentissage.

Conclusion

Toute mémorisation est le fruit d’un apprentissage, rien ne nous est acquis en ce domaine. Cet apprentissage doit être « accroché » par un lien logique à un élément (généralement une image) déjà intégré à notre mémoire. Toute mémorisation comprends deux phases.

  1. Une phase de perception ou l’on s’imprègne du message reçu, on le ressent
  2. Une phase d’intégration ou on le relie par lien logique à nos expériences passées
  3. Un de ces lien va « pointer » vers une (ou plusieurs) clé d’accès qui est l’un de éléments déjà acquis antérieurement

Apprendre par exemple un texte consiste à le lire pour l’introduire dans la mémoire, puis à le réciter pour le fixer et le mémoriser. Pour un texte, en général, c’est la fin d’une séquence, d’une phrase qui fait clé et appelle le début de la phrase suivante.

Contrairement à ce que l’on pourrait croire la mémorisation ne concerne pas uniquement les éléments cognitifs, formalisés, mais également des éléments purement émotionnels comme les mélodies ou les odeurs

Les mécanismes secrets de la mémoire

Les mécanismes de la conscience sont si rapides, si habituels, qu’ils nous apparaissent naturels et ne demandant aucune investigation.

Connaissance et reconnaissance et recherche sont trois processus mentaux légèrement différent. La connaissance est l’apprentissage de nouveaux concepts et leur insertion dans le réseau de la conscience, alors que la reconnaissance est l’identification de ces concepts par rapport aux connaissances déjà acquises. La recherche consiste à fouiller dans sa conscience en réponse à une question qui nous est posée.

Notons que la frontière entre ces trois notions est ténue et que toute reconnaissance contient sa part de nouvelle connaissance (les situations analysées n’étant jamais strictement identiques) et forcément de recherche

La connaissance ou l’apprentissage.

C’est l’événement fondamental de la construction de la conscience. Nous allons voir comment l’apprentissage (au sens le plus large c’est à dire l’ensemble de nos nouvelles expériences vécues) va constituer l’élément fondateur de la formation de notre identité.

Lorsque nous recevons un message, un information captée par l’un ou plusieurs de nos sens (ouïe, audition, gout, odorat, toucher) il est transformé par ces récepteurs en un signal électrique transmis au cerveau. A ce moment ce signal n’a aucun sens, il ne s’agit simple flux d’électrons circulants via notre système nerveux. Comment celui-ci va-t-il à partir de ce signal nous donner une image, un son, un gout, une odeur ou une sensation tactile ?

C’est un mécanisme relativement analogue à par exemple une télévision. Les signaux optiques ou audio captés par une caméra sont transformés en signaux électrique transmis par fil ou par ondes hertziennes à notre récepteur de télévision. Celui-ci joue le rôle de cerveau (une forme primitive d’intelligence artificielle) qui va traduire et nous proposer une image et un son que nous pouvons comprendre.

La grande différence entre la télévision et notre système mental est que la télévision ne mémorise rien, ou enregistre sans interprétation sur un disque dur alors que notre cerveau décrypte, mémorise, et crée des relations entre le nouveau message et les messages précédemment enregistrés. Le cerveau crée un réseau de connaissances, une gigantesque base de données de nos expériences vécues, alors que la télévision ne fait qu’enregistrer chaque connaissance sans aucune relations entre elles. La conscience est un réseau d’images mentales (données par les signaux électriques) reliées entre-elles par des liens logique de dépendance.

C’est bien sûr ce réseau base de données qui nous interpelle. Lorsqu’un message arrive à notre cerveau qui le compare aux messages reçus précédemment et sélectionne ceux qui peuvent présenter une certaine analogie avec le nouvel entrant. Il va créer des relations logiques avec eux du type :

même couleur, Rien à voir, plus grand que, même situation, plus effrayant, contraire de, inacceptable, vrai, faux, …etc. etc.

Le message sera alors mémorisé ainsi que ses relations logiques avec les autres élément de la mémoire constituant le réseau de la conscience et en même temps notre identité.

En effet chaque nouveau message est mémorisé par rapport à l’ensemble de notre vécu historisé et représente notre positionnement identitaire dans la vie. Cette interprétation personnelle des événement est ce qui nous caractérise, qui constitue notre « ADN mental », ce que nous sommes, bref notre identité.

De ce fait, ayant tous des expériences différentes (légèrement) nous sommes tous différents et notre identité est bien ce qui nous identifie en termes d’être unique.

Dans le tout jeune âge les souvenir sont de l’ordre du ressenti, de la sensation, puis au fur et à mesure de la prise de maturité ils deviennent plus formels, plus définis, plus exprimables avec des mots et des concepts. C’est à partir de quatre ans que se forment premiers souvenirs conscients et échangeables avec les autres.

Notons qu’ils existe ; même à l’âge adulte des souvenir non exprimables comme celui des odeurs, des gouts, non pas pour des raisons de maturité mais parce qu’il nous manquent les identifiants de base pour les formaliser.

Pour les couleurs on peut apprendre aux enfants le rouge, le jaune, le vert à partir de référents externes universels, puis ont leur apprend les mélanges (bleu + jaune=vert, rouge + bleu=violet, bleu + rouge=marron). Plus grand ils peuvent apprendre les nuances de rouge (carmin, vermillon, cerise, framboise) de bleu (ciel, marine, roi, lavande) et toutes les nuances possibles vert Véronèse, jaune citron, j’aune d’or, etc. etc. Pour chacune de ces nuances ont à un référent à montrer et le vocabulaire à proposer.

Pour les gouts, les odeurs, les touchers nous n’avons pas ces référents externes universellement identifiés, ni le vocabulaire associé, ni surtout la volonté d’apprendre. Seuls ce qui en ont vraiment besoin (parfumeurs, aromaticiens) ont développé un vague langage mi commun, mi personnel, mais qui reste primitif par rapport à celui qui permet l’évocation de la palette des couleurs. Pour les gouts et les odeurs nos souvenirs sont très fondés sur des ressentis, des émotions même si certains se raccroche à des images vécues (lavande, citron, cuir, poulet rôti, pizza, hôpital (éther) dentiste (girofle) )

La reconnaissance ou l’identification

C’est un autre élément du fonctionnement de la mémoire qui est de retrouver dans sa mémoire un élément déjà mémorisé et de l’identifier par rapport aux éléments perçus. C’est un mécanisme assez proche du rappel dans la mémoire d’un souvenir anciennement connu.

Le message reçu par le cerveau (image mentale) et confronté au réseau de la mémoire pour rechercher les images mentales susceptible de créer les liens « identique à » ou « similaire à ». Ceci permet d’identifier dans la mémoire le ou les souvenirs déjà identifiés correspondant au nouveau message et ainsi de le définir.

Notons que le lien « strictement identique à » est très peu probable dans la mesure ou  deux expériences ne sont jamais similaires. La vie ne se répète pas ! Toute reconnaissance s’accompagne toujours d’un mécanisme de connaissance (apprentissage) et d’enrichissement de la conscience. Le même objet, par exemple, n’est jamais vu de façon identique, soit que le contexte, la lumière, la position, voire notre humeur soient différentes.

Le rappel de souvenir ou la réponse à une question

Nous sommes souvent confrontés à la situation dans laquelle une question nous est posée, soit par un interlocuteur, soit par un événement qui nous interpelle. Prenons un exemple :

On nus pose la question : « Quelle est la date de la bataille de Marignan ? »

Nous répondons immédiatement : « 1515 »

Voilà qui paraît évident ! C’est en fait un ensemble de processus complexe qui comporte

  1. Identification du message. C’est le processus habituel du décryptage d’un message (verbal, audio, voire odorant, gustatif ou tactile.) commun à tous les processus décrit
  2. Identification de ce message comme une question soit par sa syntaxe, son intonation, ou l’interrogation qu’elle nous pose personnellement.
  3. Recherche dans notre réseau de conscience des liens de similitude qui pourraient répondre à la question. Pour cela il nous faut trouver le ou les bons points d’entrée dans le réseau qui cheminant au travers les liens logiques nous amèneraient à la réponse recherchée. Il arrive que nous ayons la sensation de connaitre la réponse tout en étant incapable de la retrouver. C’est qu’il nous manque le point d’entrée, la clé, pour accéder au labyrinthe de la mémoire. Imaginez que vous recherchiez chez vous votre téléphone. Vous ne savez plus ou vous l’avez posé, impossible de la retrouver. A partir d’un autre téléphone vous l’appelez et la sonnerie vous donne un indice de là où il se trouve. Il sonne dans le salon ! entrons on l’entend sonner sur la commode, voilà on le trouve. Reviennent alors à la mémoire les éléments qui nous auraient permis de le retrouver. On est entré dans le salon, on nous a appelé dans une autre pièce, nous avons machinalement posé le téléphone sur la commode (un endroit où on ne le pose jamais). Si nous nous étions souvenu d’avoir été appelés cela aurai suffit à créer le point d’entré dans nos souvenir. La sonnerie du téléphone à constitué un autre accès (un indice) pour développer une chaine logique qui nous a amené à l’objet

Conclusion

Tous ces mécanisme mentaux qui nous paraissent si évidents sont le fruit de toute une organisation structurelle de notre conscience. La mémoire consciente (celle formalisable dans les codifications sociales) comme la mémoire inconsciente (celle que l’on ne peut formaliser et qui reste du niveau du ressenti) sont un réseau complexe, une gigantesque base de données dans laquelle nous fouillons en permanence pour ajouter, rechercher, nuancer, les souvenirs de notre vécu. Plus les souvenirs sont récents, plus ils occupent une position extérieur dans le réseau de la conscience et plus nous y accédons facilement. Plus ils sont profonds et anciens et moins nous les retrouvons (car le chemin d’accès est plus long). Ceci est à nuancer avec l’impact qu’a eut sur nous ce vécu.

Inversement dans la destruction par l’Alzheimer ce sont les souvenir les plus superficiels qui s’effacent en premier les souvenirs anciens étant plus résilients

Mieux comprendre nos adolescents

Il y a deux virages importants dans notre vécu, la naissance et l’adolescence. Ce sont les deux périodes ou notre système de référence, celui qui nous définit, est totalement chamboulé.

Dans le ventre de sa mère, « in utéro », le bébé développe des relations sensorielles avec l’environnement maternel. Elles sont surtout basées sur nos sens les plus archaïques : Le toucher, l’ouïe, et sans doute les goûts et odeurs. Brutalement, à la naissance, ces repères sont perdus et le bébé doit reforger des nouveaux repères dans de nouvelles relations. La présence de la mère reste fondamentale à ce premier stade. Le père est encore, presque, un inconnu qui va devoir commencer à jouer pleinement son rôle. Le bébé tout en restant en relation fusionnelle (sur le mode de la sensation, de l’émotion) va commencer à initier son appréciation cognitive de l’univers

Le passage à l’adulte

A l’adolescence encore un virage fondateur ou l’ado va passer d’une relation de fusion au monde (émotionnel) à une relation empathique (cognitive). C’est une évolution difficile et anxiogène. L’enfant vivait dans son monde, englobé dans sa bulle de relations affectives à son environnement. Il était le centre de son univers dans un narcissisme infantile. Sa vision du monde ne tenait compte que de sa relation personnelle à son environnement. Il découvre, petit à petit, que ses parents, ses frères et sœurs, ses éducateurs … ont une vie et des relation en dehors de lui. Il n’est plus le centre du monde mais il n’en est qu’un point parmi d’autres, un élément d’un réseau. Toutes ses références constituées autour de sa relation aux autres ne sont plus suffisantes pour le situer dans l’univers qu’il découvre. Il doit maintenant tenir compte des autres et de leurs relations propres. Souvent ses amis relationnent au même objet que lui, mais avec des points de vue différents. Ceci complique la relation qu’il a avec eux. Il passe d’un univers mono centré autour de lui à un univers multi centré. Relationner avec un réseau d’amis et plus compliqué que relationner avec un cercle ! Cela demande infiniment plus de doigté, de souplesse, de tolérance, de largeur de vue donc un positionnement moins rigide mais donc moins stable.

Alors qu’à la naissance le changement est brutal, immédiat (mais sur une conscience peu riche et donc plus facilement adaptable) l’adolescence s’étend sur plusieurs années. C’est une évolution progressive mais que subit une conscience déjà riche et structurée. A la naissance le bébé a peu de choses à oublier et à reconstruire, à l’adolescence c’est tout un univers qui s’étiole et qu’il faut rebâtir.

Pour l’ado c’est un véritable deuil. Il doit abandonner toutes ses références infantiles pour se lancer dans un univers d’adulte dont il est loin d’avoir toutes les clés. Quitter le cocon sécurisant de la famille pour ouvrir la porte d’un nouveau monde sans références est anxiogène et loin d’être facile. Les adolescent sont forcément flottants, instables, influençables. Ils se cherchent désespérément, se raccrochent à des identités de substitution, vivent en plein paradoxe qui les rend difficile à comprendre.

Ils sentent le besoin impérieux de quitter l’univers de la cellule familiale et d’exister par eux même. Pour cela ils ont besoins d’utiliser la seule référence à leur disposition et notamment les parents. C’est un modèle qu’ils rejettent par nécessité de s’en libérer mais qui est en même temps le modèle d’adulte qu’ils connaissent le mieux et vers lequel ils tendent. Ils ont encore du mal à se sortir de leur vision fusionnelle et à distinguer la double vision de leurs « parents éducateurs » qui l’ont épaulé et dirigé durant l’enfance et celle de leurs « parents adultes » qui va leur servir de modèle pour l’avenir. Ils doivent passer doucement de la vision de ces parents comme l’éducateur qui les empêchent de grandir à celle de l’adulte qui va les aider dans le futur. C’est une période de « rébellion » inévitable mais nécessaire.

Quel devrait être le rôle des parents en la circonstance ?

A situation ambiguë, réponse ambiguë ! L’adolescent a besoin de ce conflit, de cette « rébellion » pour sortir de son enfance. Les parents sont, en la matière, un excellent « punchingball ». L’ado peut facilement s’opposer car il sait que ses parents l’aiment et ne lui veulent pas de mal, ils sont le sparring-partner idéal. Le rôle des parents est difficile car il faut recevoir les coups, les rendre mais sans faire mal, il faut perdre le combat (c’est la loi de la nature et la nécessité d’émancipation) mais quand même offrir une résistance acharnée pour que la victoire ne paraisse pas trop facile. L’ado ne doit pas gagner par K.O. au premier round, mais « aux points » après un beau combat sportif mais « fairplay » qui laisse les deux parties fières de leurs prestations.

Le point délicat et celui de la liberté que l’on accorde à l’adolescent. Elle doit être progressive et suivre les capacités d’autonomie de l’ado. Pour lui elle est toujours trop restreinte, pour les parents toujours trop large. De là le conflit pour acquérir l’indépendance. Voyons cela comme une « décolonisation » programmé qui va toujours trop lentement pour le « colonisé » et trop vite pour le « colonisateur »

La sexualité

Mais ce n’est pas le seul problème de l’adolescence car c’est également le temps de la découverte de la puberté, de la sexualité … et ce n’est pas rien. L’attraction entre filles et garçons et encore un terrain d’incertitudes et de sourde angoisse (nous l’avons tous vécu !). Voilà un domaine ou les ados n’ont de référence ni apprises par l’expérience ni enseignées par l’éducation, c’est difficile à gérer.

L’instinct sexuel est sans doute la pulsion la plus forte de notre espèce car c’est elle qui conduit à la reproduction et donc à la pérennité de « l’homo sapiens sapiens ». Pourtant rien ne prépare nos ados à l’aborder, et au lieu de l’aborder ils l’affrontent ce qui n’est pas la meilleur façon de la vivre et source de conflit. La faute en revient bien sûr à notre pudibonderie qui en fait un tabou. Les parents sont censés préparer les enfants à la vie et en la matière ils manquent totalement à leur devoir.

C’est difficile pour un ado de sentir en lui monter un instinct animal dont il n’a pas les clés pour le sociabiliser. On s’étonne qu’ils soient attirés par la pornographie, mais quoi de plus normal. Si on veut apprendre l’informatique, on prend des cours, on lit des livres, on pioche sur internet, si on veut apprendre la cuisine c’est idem. Si on veut apprendre la sexualité on n’a pas de mentors, pas de professeurs, pas de bibliothèque, alors on cherche là ou l’information est disponible : « la pornographie sur internet ». On pousse tout le temps nos ados à apprendre, à enrichir leurs connaissances pour devenir des citoyen cultivés et responsable de leur vie. C’est ce qu’ils font de façon anarchique avec la pornographie : « apprendre pour gérer ».

C’est une totale hypocrisie de s’affoler de cet attrait de nos enfants pour la pornographie alors que nous en sommes les premiers responsables pour avoir manqués à nos obligations de parents ou d’éducateurs

Le besoin d’absolu

Les adolescent sortent de la période de fusion dans laquelle tout est possible, puisque l’on est le centre du monde. Il découvrent l’univers cognitif, celui de la réflexion, de l’esprit critique, mais il est à peine ébauché, embryonnaire et simpliste. La combinaison de ces deux univers confère à l’adolescent un besoin d’absolu. Il s’agit d’un radicalisme conjoncturel qui doit se distinguer du radicalisme structurel qui ne disparaitra pas avec ma maturation. L’adolescent s’enflamme pour des causes, plus par romantisme, par vision simplificatrice que par rigidité de pensée. Plus sa conscience cognitive s’enrichira, plus l’adolescent prendra de l’esprit critique, le sens de la nuance, le doute. Il deviendra adulte. C’est une période que les parents doivent vivre avec attention pour éviter que ce qui est un penchant de jeunesse ne devienne un engagement à terme. Un adolescent en perte et en recherche de repères est facilement influençable (alors qu’il le nie et se croit tout à fait maitre de ses opinions) c’est une proie idéale pour le gourous de toutes sortes, les fournisseurs de références simplistes, et les idéologues radicaux. Charge aux parents de veiller au grain, discuter, argumenter sans contre dire, canaliser sans diriger. Discuter même si on n’a l’impression de « parler avec une brouette ». Pour parodier Talleyrand « discutez, discutez, il en restera toujours quelque chose ! ». La pire chose est de baisser les bras

La drogue

Cette période de flottement est une période de vulnérabilité à toutes les addictions : Drogue, Cigarette, Alcool. L’absence de repères solides amène à rechercher dans des « shoots » immédiats un point d’ancrage dans la réalité. Toute sensation forte donne, un instant, le sentiment d’exister qui manque aux individus en perte de repères. L’état flottant des adolescent les pousse inévitablement (mais plus ou moins) vers la recherche de ces moments forts. Les points de repère qu’on put fournir l’environnement familiale (même s’ils ont été mal vécus) seront le barrage aux tentations de l’addiction

Conclusion

On voit comme l’adolescence est une période difficile à vivre pour nos enfants. Rappelons que sur le plan social c’est aussi le passage de l’enseignement secondaire à l ‘enseignement supérieur ou au monde du travail, le Bac étant une forme de rite initiatique à cette transition. C’est pour beaucoup la première fois ou l’enfant est confronté à une épreuve pour laquelle il ne peut compter sur personne que sur lui-même. Parents, argents, protections sont inopérantes.

Mieux les comprendre ce sera mieux les aider.

Comme disais Hugues Auffray « Pour faire un homme, mon dieu que c’est long »

Le deuil

0n considère, en général, que le deuil consiste en la perte d’un être cher (parent, frère ou sœur, proche) ceci constitue évidemment l’un des paroxysme du deuil mais l’on peut voir que le mécanisme sous-jacent au deuil est beaucoup plus général.

Avant d’aborder ce problème il nous faut définir le mécanisme de la fusion.

Une relation fusionnelle est la mise en commun de deux univers en étroite dépendance. Elle peut se produire sur un mode émotionnel ou cognitif, la mode émotionnel étant de loin prépondérant.

Lors de notre naissance nous avons déjà forgé « in utéro » un certain nombre de références avec l’environnement maternel. A la naissance nous perdons totalement ces points de repère pour nous trouver dans un monde ou nous n’en n’avons plus. (nous verrons plus tard pourquoi il s’agit de notre premier deuil.

Le bébé va, au contact de sa mère (dans le cas le plus courant) développer une relation charnelle basée sur le contact, l’odeur, le son, c’est à dire nos sens les plus archaïques et émotionnels. Cette présence est absolument nécessaire au bébé pour prendre ses repères, se sécuriser. Cette relation est totalement fusionnelle car le nourrisson n’a pas d’autres références que celle que lui offre sa mère. Alors qu’avant la naissance il était physiologiquement entièrement dépendant de sa mère il en devient en quelque sorte dépendant émotionnellement. Il ne se sent exister qu’à travers cette relation de fusion.

Progressivement le bébé au hasard de ses expériences  développera d’autres relations avec son environnement proche (parents, jouets, berceau …) mais toujours sur le mode fusionnel et par échange de sensations.

A partir de 1 an l’enfant commence à développer son univers cognitif et commencer les apprentissages, dont le langage, la motricité debout, la déglutition des solides …

En grandissant, bien que ses relations restent très affectives sa conscience cognitive (formulation des émotions dans un formalisme sociabilisé) se développe.

A l’adolescence la dépendance à l’influence familiale commence à peser. En effet les expériences extérieures de plus en plus nombreuses font diverger la conscience  de l’ado de l’identité familiale. L’adolescent commence à forger l’embryon de son identité. C’est un moment difficile de flottement car l’abandon des références familiales pour plonger dans un monde adulte dans lequel les repères ne sont pas encore clairement définis et anxiogène. Ici encore c’est une forme de deuil. Tout abandon d’une situation bien référencée est un deuil.

En superposition d’autres pertes peuvent arriver, comme la disparition des grands parents, frères ou sœur, parents, proches, les ruptures amoureuses, constituent également autant de deuils qui impactent les individus.

Avec l’âge adulte la conscience cognitive prend le pas sur la conscience émotionnelle sans pourtant que celle-ci perde de son influence en « sous-marin » (puisque notre conscience cognitive se construit inévitablement à partir du vécu de nos émotions.

Dans le deuil, c’est l’émotion qui domine. C’est la part de fusion que nous avions avec l’être, l’objet, ou la situation qui nous fait défaut. Cette part est la partie de nous même que nous avons projeté sur l’entité que nous perdons qui nous manque. Cette entité qui nous quitte emmène avec elle une part de nous même ce qui pour nous est toujours un déchirement. Toutes les références, les repères que nous avions avec l’objet qui nous quitte créent un vide dans notre monde. Nous avons perdu une partie de notre identité (et la crise d’identité est génératrice d’angoisse) Faire son deuil c’est combler ce vide en re créant de nouvelles relations (références), de nouvelles projections sur de nouvelles personnes, objets, ou situation.

Il est fondamental de comprendre :

  1. Dans une perte comme un deuil de qui nous fait défaut de n’est pas l’objet perdu (qui est toujours remplaçable et très souvent remplacé) mais la perte de ce que nous avions projeté sur lui, une perte d’une partie de notre identité, une perte d’une partie de nous-même.
  2. Faire son deuil c’est combler ce manque le plus rapidement possible. Pour cela il faut au plus vite nous repositionner dans la situation nouvelle, aller de l’avant sans regarder derrière soi. Toute plaie doit cicatriser au plus vite.
    Il n’y a jamais de trahison envers un proche décédé car dans la mort il n’existe plus et on ne peut pas trahir qui n’existe plus. Se reconstruire n’est pas oublier mais simplement continuer à vivre
    La nostalgie, les commémorations, les visites au cimetière, sont autant de façons de perpétuer la douleur (comme si on empêchait une plaie de cicatriser pour faire durer le mal). Faire son deuil c’est accepter la situation nouvelle et y faire face. Le souvenir est normal mais le culte du souvenir est destructeur (ou du moins empêche de se reconstruire). Admettons qu’un être qui nous a quitté n’existe plus et que nous avons le droit et même le devoir envers nous-même de vivre sans lui, que dans une rupture amoureuse celui ou celle qui nous a quitté est sortie de notre vie (le monde de manque pas de nouveaux célibataires à conquérir !), qu’un objet perdu se remplace

La difficulté dans un deuil n’est pas de se reconstruire mais de renoncer !   

Psychologie, psychiatrie, la poule et l’œuf

Il existe, en la matière, plusieurs modèles :

  1. La psychiatrie qui relie les émotions éprouvées par un sujet à la production de certaines hormones. La thérapie consiste à réguler la production de ces hormones pour réguler les émotions
  2. Les diverses écoles de psychologie qui relient les perceptions éprouvées par le sujet aux émotions qu’elles produisent et aux comportements qu’elles induisent. Leurs thérapies consistent à contrôler l’analyse des perceptions pour réguler les émotions.

Les neuroscience tentent de relier ces deux modèles en recherchant le lien entre perception, émotion, et production hormonale.

Si l’on s’en tient aux deux premiers modèles on se trouve devant une double ambiguïté.

  1. Dans la psychiatrie est-ce la production d’hormones qui génère les émotions ou au contraire les émotions qui génèrent la production d’hormones.
  2. En psychologie on peut se poser la question de savoir si c’est l’analyse de l’émotion qui donne sens à la perception ou si, au contraire, c’est l’analyse de la perception qui crée l’émotion.

On se trouve devant le problème de la poule et l’œuf, et comme dans ce dernier on le résout facilement. Quelques en soit l’origine, maintenant, la poule et l’œuf coexistent et on se régale des deux. Dans notre cas on résout le dilemme en se disant que émotion et production d’hormones coexistent de même que perception et émotions.

Le problème qui se pose et d’organiser en séquence, dans un modèle, la chaine : « Perception, émotion, analyse, production de la pensée, sécrétion hormonale ». Il est possible que l’on puisse y parvenir en élargissant le modèle proposé par les neurosciences.

PS : cela pose le principe de l’adhésion à un modèle. Dans ce qui précède nous avons présenté plusieurs modèles de la psyché. Ils sont des formes de représentation de notre mécanisme de pensée, mais aucun ne constitue une description de la pensée. Ce point est particulièrement mis en évidence dans les modèles de représentation de la matière. Historiquement on note diverses représentation :

  1. Démocrite (360-430 AVJC) et les atomistes représentent la matière faite de corpuscules appelés atomes flottant dans le vide.
  2. Platon et Aristote réfutent cette théorie et préfère des corps flottant dans un éther et animé par une force divine. Au moyen âge, Galilée, Pierre Gassendi, Sébastien Basson, Robert Boyle et Newton reconnaissent une nature corpusculaire de la matière
  3. Newton publie à l’occasion de son travail sur la gravitation universelle une théorie unifiée de la matière.
  4. Au XVIIIème siècle John Dalton remet en évidence la nature corpusculaire de la matière et réhabilite la notion d’Atome
  5.  En 1905 et 1915 A. Einstein publie une théorie de la matière appliquée aux corps massifs, éloignés, et doté d’une grande vitesse. La matière est animée par des forces gravitationnelles
  6. A la même époque Bohr et de nombreux savant établissent la mécanique quantiques adaptés au corps microscopiques animé par des forces électromagnétiques.
  7. D’autres théories décrivent la nature à l’échelle humaine comme la mécanique des fluides, la résistances des matériaux, la résistivité, les théories de la tensioactivité …

On voit donc qu’il existe de nombreuses représentations de la matière dont une seule, aucune ou toutes, pourraient en être une description fidèle.

La réalité, la vérité ne nous sont accessibles qu’à travers les représentations que nous pouvons en faire !

La représentation d’un phénomène en est une image, mais elle n’est pas le phénomène. Une image est une représentation d’une réalité, mais elle n’est pas la réalité. Une photo peut vous représenter mais elle ne sera jamais vous.

Il en est de même des représentation du cerveau. La psychologie, la psychiatrie, les neurosciences sont des représentations du fonctionnement du cerveau mais ne sont pas sa vérité. La psychologie relativiste en propose une quatrième qui n’est pas plus réelle que les trois autres. Chacune à son domaine, son époque, ses conséquences thérapeutiques. Psychologie et psychiatrie sont plus orientées vers la thérapie, neurosciences et psychologie relativiste plus orientés vers la recherche théorique.

On est proche de ce qu’énonçait Bouddha dans son principe des représentations mentales du monde Karmique (Je parle de Bouddha le philosophe et non du personnage divinisé et déifié de la religion Bouddhiste). La philosophie nous présente une représentation du monde, donc discutable (comme le problème de la poule et l’œuf) la religion nous propose la réalité du monde donc un dogme non discutable.

La philosophie c’est le doute, la religion la certitude.

C’est quoi le sens de la vie ?

Le positionnement est la colonne vertébrale dans la psychologie relativiste.

La vie, la nature n’ont, à priori, aucun déterminisme, pas de finalité autre que « d’être et se reproduire ». La vie n’a pas en soi de sens ! C’est à nous de lui en donner un. C’est même une nécessité car c’est en référence à ce sens donné que nous pourrons développer notre identité.

Pour certains d’entre nous, les religieux, la vie a, à priori, un sens qui nous est dicté par la foi en un dieu. Celui-ci nous donne, par ses injonctions, un but (sens) à notre vie qui est en général celui de le servir pour accéder à une vie éternelle paradisiaque. Mais la notion de Dieu est une notion transcendantale qui dépasse la condition humaine et ne peux être intégrée en tant que telle. Ceci est d’autant plus vrai que jamais, de mémoire d’être humain, dieu n’a donné d ‘injonctions… en tout cas pas à moi ! Ce sont les religions qui ont établi les dogmes et les rites qui gouvernent la vie des fidèles à partir de textes sacrés systématiquement apocryphes. Ce « sens de la vie » est donc toujours choisi et non originel. La vie n’a de déterminisme que celui que l’on lui donne.

On est donc ramené au choix originel, celui de l’existence ou la non existence d’une entité transcendantale. Je parle bien d’un choix car une croyance, dont la démonstration dans l’univers humain est impossible et bien le résultat d’un choix délibéré ou plus ou moins sugéré.

Personnellement j’ai fait le choix arbitraire de la non existence de dieu (dieu, Allah, Yahvé, Bouddha, …) car c’est le choix qui donne l’entière responsabilité de ses actes à l’être humain. Je ne suis pas partisan de l’attitude qui consiste à dire « dieu l’a voulu ». En effet qui peut croire que dieu a voulu Hiroshima, l’invasion de l’Ukraine, et toutes les horreurs que le humains ont pu perpétrer durant de siècles sans penser que ce dieu serait une sacré canaille ! Non les humains sont bien responsables de leurs travers.

Ce fait étant posé (Attention, je ne nie pas l’existence de dieu, mais je m’en passe !) voyons comment on peut donner un sens à sa vie. C’est au hasard de nos expériences, de notre éducation, de nos lectures, des informations que nous recevons que se forge notre conscience, notre identité. Se développe alors une vision du monde, des valeurs morales qui sont le reflet de notre maturation et qui vont construire l’ossature de notre personnalité, la colonne vertébrale de notre pensée.

Pour les personnes religieuses c’et autour de l’entité divine et de ses préceptes que va s’organiser le sens de la vie. Ce sera le point de référence ultime par rapport auquel se fera le jugement sur les événements vécus. Chaque situation sera évaluée, plus ou moins au regard des dogmes et pratiques préconisés par la religion. Évidement la pensée divine n’est pas la seule influence qui gouverne notre identité. Des expériences diverses peuvent également jouer dans notre construction mentales, qui peuvent modifier ou parfois contredire l’influence de la religion. Il existe par exemple plusieurs catégories de « bon chrétiens » comme les catholiques de gauche, bourgeois libéraux, catholiques extrémistes dispersés autour d’un même axe religieux.

Pour les « non croyants » le sens de la vie va se développer autour de valeurs morales comme la famille, le travail, la réussite sociales, les idéologies, les passions diverses (collections, sport, cinéma …) voire des croyances fumeuses (antivax, complotistes) qui seront le point de références pour nos jugements sur les situations et donnerons une certaine cohérence à notre pensée et donc à nos comportements. Ici encore les influences et les expériences sont multiples et notre pensée n’est pas manichéenne. Étant le reflet d’expériences variées elle présente de nombreuses facettes.

Ce sont ces myriades de déviances autour de l’axe central donné au sens de notre vie qui font de nous des êtres humains avec toutes leurs contradictions, leurs complexités, leurs richesses, mais aussi des êtres difficiles à comprendre et dont les relations aux autres sont souvent laborieuses et conflictuelles. Comment comprendre un prêtre catholique qui viole des petits enfants, ou un oligarque communiste qui s’enrichi outrageusement ?

Donner un sens à sa vie (qui n’en a pas à priori) est une nécessité vitale pour un être humain. Nous avons tous besoin de références pour vivre car nous définir est un besoin majeur, nous positionner de façon aussi cohérente que possible vis à vis des situations, des objets, des valeurs est la condition « sine qua non » pour nous ancrer dans la vie. Un personnage sans références établies est un être flou, incernable, mais aussi incertain, pusillanime et angoissé. Ses relations aux autres sont très difficiles car lui étant mal positionné il est difficile de se situer par rapport à lui et les relations sont ambigües.

Les écueils de « donner un sens à sa vie » sont principalement de deux sortes

  1. Le sens de la vie manichéen. La vision du monde de ces individus est trop centrée sur un seul axe. C’est cas des extrémistes (Djihadistes, idéologues, narcissiques) qui deviennent des obsessionnels de leurs doctrines. Leur pensée est rigide, sans nuances, ils sont incapables d’accepter la différence et toute contradiction est vécue comme une agression personnelle. De narcissique ils passent facilement à la paranoïa.
  2. Le sens de la vie mal établi. La vision du monde de ces personnes est sans cohérence et elles ont du mal à se situer dans les situations qui les impliquent. Toujours en recherche de repères ils sont flottants et indécis. Ce sont des proies faciles pour les individus de la catégorie précédente qui leurs offrent « façon Gourous » les références qui leurs manquent.

On voit combien la notion de « sens donné à la vie » a une importance fondamentale dans nos comportement. Il influence notre positionnement quotidien vis à vis des événements de notre vie. Il est le squelette (plus ou moins rigide) de notre identité.

La vie est, en soi, dépourvue de sens et c’est à chacun d’entre nous de lui en définir un !

Le narcissisme en politique

On a vu apparaître ces dernier temps un certain nombre de dirigeants autocratiques et aisément qualifiés de dictateurs. Certains ont été élus « démocratiquement » (Hitler, Trump, Erdogan, Poutine) d’autres ont été portés au pouvoir par un coup d’état ou une révolution supportée par le peuple (Staline, Mao, Castro). Sans aller à ces extrêmes on ne peut nier que la plupart des dirigeants politiques ont un ego fortement dimensionné. Si l’on prend les postulants à l’élection présidentielle en France on voit mal lequel serai dépourvu d’un fort narcissisme.

Il est donc légitime de se poser la question de savoir pourquoi, quel que soit le régime constitutionnel d’un pays son dirigeant est, souvent malheureusement, un Narcisse !

A propos de régime précisons d’abord la confusion générale entre démocratie et république. La démocratie est le gouvernement par le peuple. Elle s’oppose à la royauté de droit plus ou moins divin (Gouvernement par dieu). La république est une forme de démocratie dans laquelle la volonté du peuple s’exprime à travers un ou des représentants élus. La dictature peut être vue comme une forme de démocratie dans laquelle le dictateur prendrait en compte la volonté du peuple, une république peut être totalement anti démocratique lorsque les élus obéissent à la volonté d’un seul homme, comme par exemple dans les républiques socialistes soviétiques dans lesquelles les représentants du peuple(le parti) étaient inféodés à Staline.
pourquoi donc le « bon peuple » se choisit-il des dirigeant à l’ego sur dimensionné ? on peut en donner diverses raisons

  1. Pour avoir la simple prétention de diriger un pays il faut avoir une certaine dose de confiance dans ses capacités à faire l’unanimité et à s’imposer à tous. Les prétendants sont forcément imbus d’eux même.
  2. La bataille est si forte pour arriver à la première marche de la hiérarchie politique que seul ceux capables d’un investissement total peuvent y postuler
  3. Parce que chacun d’entre nous a besoin de se sentir positionné en haut de l’échelle. N’en ayant, généralement, pas la capacité nous projetons la réalisation de nos désir sur l’homme providentiel qui sera, par procuration, notre porte-parole, le représentant de nos désirs narcissiques. C’est pourquoi l’élection de notre favori est toujours fêté comme une victoire personnelle

Nous sommes tous profondément narcissique. Pour vous en rendre compte faites une petite expérience. Mettez-vous debout et regardez tout autour de vous (à 360°). Vous percevez le monde, votre monde dont vous êtes indubitablement le centre !

Vous pouvez imaginer comment un autre observateur, situé dans un autre lieu peut percevoir son monde. Vous pouvez l’imaginer, le construire intellectuellement, mais vous ne pourrai jamais le vivre.

Le petit enfant est narcissique (c’est toujours le cas en situation de fusion). De ses parents ils ne voit que ce qui le concerne, qui le touche. Il ne peut imaginer qu’ils aient une vie en dehors de lui. Ce n’est que petit à petit, avec ses nombreuses expériences extérieures à son milieu qu’il pourra imaginer des relations entre ses parents et d’autres proches (le reste de la famille, les professeurs, les voisins …). Il construira un monde en dehors de lui fait de multiples relations complexes voire contradictoires. C’est alors qu’il n’est plus purement animal mais qu’il devient un humain.

Ce quasi inévitable narcissisme de nos classes dirigeantes à évidemment le danger de ses dérives.

  1. Dérive autocratique. Se croire le meilleurs, le centre du monde entraine forcément un comportement pour le moins directif, voir autocratique. Les autres étant, par principe inférieurs (Puisque l’on est supérieur) leurs décisions son forcément moins bonne que celles du leader qui doivent logiquement s’imposer.
  2. Un narcissisme contrarié vire inévitablement à la paranoïa. Rappelons-nous les délires de Hitler, Staline, Poutine, voyant tout les contestataires comme des ennemis, de traitres, de véritables dangers.

C’est à nous, le peuple, de mieux choisir nos dirigeants, d’éliminer tout ces prétendants délétères, ces Machiavels, ces porteurs de malheur.

PS. La narcissisme que je décris ici peut paraître en décalage avec celui des psychologue (primauté de l’image de soi), mais à y réfléchir cette vision centripète du monde, cette vision à travers soi-même, c’est bien le même narcissisme.   

La mesure : objective, subjective, relative ?

Il y a deux type de mesures, la mesure objective à partir d’un appareil de mesure, la mesure subjective dites « au pif ». Ces deux types ne sont pas des mesures absolues mais relatives.

  1. La mesure objective. Elle nécessite un point origine, un point final, et une unité de mesure appréhendable par un appareil.
    Elles ont été nombreuses depuis l’antiquité, reposant généralement dans les temps anciens sur de éléments corporels : Le pied, le pouce, la coudée, la brassée, l’empan pour les éléments de longueur, la bolée, la pinte, le demi pour la bière, le gallon pour les mesures de volume, l’aune pour les tissus. Mais ces unités n’étaient pas satisfaisantes car leur étalon étaient variables selon les individus, les régions et les pays.
    Après plusieurs tentatives évaluées par la commission Borda (Borda, Condorcet, Laplace et Monge,), des tentatives pour évaluer le quart d’un méridien terrestre, en 1799 fut créé le « mètre étalon » barre de platine invar déposé au pavillon de Breteuil, représentant, par définition, le mètre universel disponible pour tous les pays du monde. Il a été depuis remplacé par un unité représentant 1650763,73 fois la longueur d’onde de la radiation orange du Krypton (pas plus simple mais plus précis)
    On a également défini des étalons pour mesurer le poids, la durée, et le courant électriques définies dans la système MKSA (Mètre, Kilo, Seconde, Ampère)
  2. La mesure subjective. Elle s’appuie sur le souvenir de nos expériences acquises. On peut évaluer les distances, le temps, le poids … il est plus risqué d’évaluer l’ampérage ! Pour évaluer une distance, par exemple, on définit un point origine, un point final et on évalue leur écart en fonction de nos expériences. La mesure est peu précise mais très pratique et parfois même plus efficace que la masure objective. Imaginons que conduisant une voiture vous devez passer dans un couloir très étroit vous estimez la situation avec des « ça passe » ou des « ça passe pas » et cela marche assez bien.
    Évidemment les voiture moderne commencent à être équipés de radars qui objectivent le mesure et la rendent plus précis. A longueur de journée nous faisons des évaluations subjectives de notre espace, du temps, des vitesses, des poids, des tailles …et même de l’humidité ou de la sécheresse, de la chaleur ou du froid.
  3. Conclusion. Il faut noter que seuls les grandeurs quantifiables peuvent faire l’objet de mesure objectives. Pour cela elles doivent pouvoir être décrite par une théorie dans un modèle mathématiques, ce qui est le cas pour beaucoup de grandeurs représentées dans la physique.
    Pour les autres, seule l’évaluation subjective est possible. Savoir si une personne est plus gentille qu’une autre, si un gâteau est meilleur qu’un autre, si une chanson est meilleure qu’une autre, est du domaine de la pure subjectivité. Celle-ci s’appuie, généralement, sur des expériences culturelles personnelles mais communes et des critères de jugement largement partagés qui permettent une hiérarchisation valable au moins dans un groupe homogène.
  4. Point important. Toutes les évaluations, qu’elles soient objectives ou subjectives, ne sont jamais absolues, mais relatives à l’unité de référence considérée. On peut dire « cette table mesure 2 mètres », mais personne ne peut répondre aux questions « combien mesure un mètre ? », « combien pèse un kilo ? » ou « combien dure une seconde ? ». Même un dieu ne pourrait y répondre.
    Nous vivons dans un univers dont la description est relative et logique ou rien n’est absolu. C’est pourquoi j’ai adopté les philosophies relativiste  

Le mécanisme des achats compulsifs

L’achat compulsif est une pathologie qui touche environ 1% de la population mondiale. C’est un acte d’achat qui échappe à tout contrôle de la raison, poussé par une pulsion irrésistible, et qui, généralement, échoue sans son but de donner satisfaction.

Il est précédé de la notion de création du besoin sous forme souvent addictive. Nous décrirons dans ce qui va suivre le mécanisme mental qui se nourrit de ce besoin.

Supposons la naissance d’un besoin pour un article donné (cela peut être n’importe quoi, y compris un concept abstrait).

Chez la plus part d’entre nous ce besoin passe au filtre de la raison : « en ai-je vraiment besoin », « quel satisfaction cela va m’apporter », « entre-t-il dans mon budget ». Soit une analyse critique de la situation qui va déterminer ou non mon acte d’achat.

Chez un individu atteint de « le fièvre acheteuse » le besoin nait, en général, sur un terrain déjà addictif dont avec une très forte pulsion.

Prenons l’exemple d’un achat sur internet. On commence à chercher (merci Google, Amazon, Ali baba !) les diverses propositions pour cet article. Celui-ci a tel avantage, mais aussi des points faible, celui-là comble les points faibles mais perd l’avantage du précédent, cet autre paraît très bien mais il est trop cher.  A force de chercher on finit par se focaliser sur la recherche de « l’élu de notre cœur » au point d’en oublier notre but initial qui était la satisfaction d’un besoin. On entre dans la confusion du but et du moyen. Notre but initial qui était la satisfaction d’un besoin devient maintenant celui de la recherche de l’objet idéal. Le moyen qui en était la recherche devient maintenant le but. La satisfaction du besoin n’est plus que le prétexte à la recherche.

L’analyse critique ne porte plus sur : « cet objet va-t-il satisfaire mon besoin » mais sur ai-je bien trouvé le bon article ! L’analyse étant conclue je n’ai plus qu’à passer au clic final qui va conclure mon achat.

On ne sait plus du tout si on a fait un bon achat et dans la majorité des cas l’objet va nous décevoir ou apparaître inutile.

On pourrait trouver d’autres exemples de confusion du but et du moyen dans les achats sur « téléachat », les démarchages à domicile qui nous font confondre la satisfaction de notre besoin avec le choix de l’article idéal. C’est tout l’art de la vente de mettre en avant les qualité (prétendues) de l’objet sans poser le problème de la satisfaction éventuelle de notre besoin !

Dans l’achat compulsif il y a au départ un terrain addictif. Celui-ci crée un besoin exacerbé qui fait perdre tout recul sur la situation au sujet. Cette pression enclenche le mécanisme de la recherche du « mieux disant » qui à l’analyse critique du besoin substitue l’analyse critique de l’objet.

Il s’agit bien d’une addiction puisque l’achat ne résout pas le problème et que, comme, dans toute addiction il demande à être réitéré.

La confusion du but et du moyen recouvre une confusion sujet -objet

La relation ambivalente Sujet – Objet

0n peut dire que le sujet de cet article à fait l’objet de nombreuses publications

Dans notre langue et sa grammaire la notion clairement définie :
Le sujet fait l’action ou pense, le verbe défini l’action entreprise, l’objet (complément d’objet) subi l’action ou est pensé.
Par exemple « Je casse du bois », Je (moi) est le sujet de l’action, celle-ci est de casser, et l’objet qui subit l’action est le bois.
Dans la réalité ce n’est pas toujours aussi simple et un certain niveau de confusion existe entre sujet et objet. Donnons quelques exemples :
On dit par exemple « Monsieur Dupont est sujet à la dépression ». On devrait dire « Monsieur Dupont est l’objet d’une dépression » puisque Monsieur Dupont subi la dépression. Mais cette maladie psychique n’est pas causée directement par un agent extérieur mais par la perception que Monsieur Dupont en a. Il en est donc responsable. On est dans un cas ambiguë ou Monsieur Dupont est à la fois sujet et objet en ce sens qu’il crée et subi sa maladie.
On peut également dire : « Le sujet de la discussion est la mise en place d’un protocole » dans cette phrase l’action est la mise en place d’un protocole, l’élément actif est la discussion et, l’élément passif le sujet de la discussion. Le sujet se trouve être l’élément passif ! Peut-être devrait-on dire : « L’objet de la discussion est la mise en place d’un protocole » car ceci rétablirait chacun dans son rôle. L’objet devient l’élément passif.
Autre sujet de confusion.
Si je dis phrase 1 : « ce raisonnement est sujet à discussion » le raisonnement, qui est l’objet passif des discussions et qualifié de sujet dans la phrase, alors qu’il devrait être objet..
Si je dis phrase 2 : « Ce raisonnement est l’objet de discussions » le rôle de chacun est rectifié, mais la phrase change de sens. Dans la première phrase on affirme que des discussions sur le raisonnement sont possibles, dans la second on affirme que des discussions sur le raisonnement sont en cours.
Encore un point de divergence. On parle « des sujets du Roi », hors on sait bien que ces sujets étaient, en fait, les objets du Roi exploitables et corvéables à merci.
On peut également dire « les sujets du BAC sont l’objet de toutes les convoitises ». Ceci semble dire que les sujets sont, en fait, des objets, mais si on lit avec attention
1) Les « sujets du BAC » ne sont pas un élément actif, mais passif … ils devraient donc être des objets.
2) Quant aux « objets de convoitises » que sont les sujets du Bac, ils sont bien des éléments passifs à positionner non pas vis à vis du BAC, mais vis à vis des convoitises et doivent bien être considérés comme des objets.

Conclusion
L’humain est un animal étrange qui se gère à la fois comme sujet et objet. Il est sujet quand il agit, poussé par ses pulsions, en réaction à ses affects. Il est objet quand il se juge, évalue ses actions, ses performances, quand il devient spectateur de lui-même. Notre conscience émotionnelle nous entraine à réagir alors que notre conscience cognitive contrôle nos élans. On retrouve ce concept dans les adjectifs « « Objectif », contrôlé par la raison et « Subjectif » animé par la pulsion.
On retrouve dans la confusion sujet/objet la confusion que j’ai déjà décrit entre le but et le moyen. Le moyen, l’outil, peut être considéré comme un objet, alors que le but, vers lequel tend l’action peut être assimilé au sujet. Quand un parti politique se crée c’est en général pour atteindre un but (l’égalité entre les hommes, le libéralisme, le nationalisme). Mais pour atteindre ce but des moyens doivent être mis en place, notamment le prise du pouvoir. La compétition pour le pouvoir est si forte que le parti doit mobiliser toutes ses forces vives pour y parvenir. Au bout de quelques temps la prise du pouvoir devient le but ultime et l’objectif initial devient un simple prétexte (le moyen) d’y parvenir. Le moyen initial est devenu le but et le but initial le moyen.
En psychologie relativiste à la naissance on est objet (fusionnel et émotionnel) et par le processus de maturation on devient soi-même c’est à dire sujet autonome C’est la relation à l’extérieur qui établit la maturation. C’est une relation sujet-objet
Le débat sur l’avortement porte notamment sur la question : « à partir de quel moment l’embryon cesse-t-il d’être un objet pour devenir un sujet ? »
On peut se demander si l’opposition entre objet et sujet ne devrait pas s’effacer au profit du mélange. Une nuit, le philosophe taoïste Zhuangzi rêva qu’il était un papillon volant de fleur en fleur. Au réveil, il se demanda : suis-je un homme qui a rêvé qu’il était un papillon ou un papillon en train de rêver qu’il est un homme ? A moins qu’il ne soit l’un et l’autre
La relation sujet-objet se retrouve dans la notion de positionnement. La façon dont le sujet pense l’objet défini l’objet en lui-même pour le sujet, ce qui induit le positionnement du sujet vis à vis de l’objet
Notre relation au couple sujet-objet dépasse les définitions lexicales du dictionnaire de l’académie. Elle est obscurcie par notre psychologie qui nous fait à la fois sujet et objet et nous délivre une vison ambivalente du monde.

Le pourquoi et le comment des religions

L est intéressant de comparer les diverses grandes religions pour montrer combien elles ont de points communs et de similitudes.

Les points de convergences des religions

  1. Elles se réfèrent toutes à un être suprême, entité transcendantale qui règne sur le monde. Il n’est pas encore démontré que, si l’on trouvait quelques exoplanètes peuplées d’être vivant analogues à nous, ces dieux règneraient sur eux comme ils règnent sur nous.
    L’Islam a Allah, les Juifs Yahvé, les Bouddhistes Bouddha, les Chrétiens un seul dieux en trois personnes (Le père, le fils, et le saint esprit), les hindouiste la trilogie :  Brahma, Shiva, Vishnou.
    Toutes ces divinité ont créées le monde, le dominent, et le gèrent.
  2. Toutes ces religions ont un représentant humain sur terre. En effet, comme il n’est pas possible de formaliser dans une représentation humaine une entité transcendantale elles ont toutes leur représentation humaine. Les Chrétiens ont Jésus fait homme, les Musulman ont le prophète (Mahomet pour les Sunnites et Ali pour les Shiites) vénéré en lieu et place d’Allah, les Bouddhistes ont Bouddha homme divinisé, les Hindouistes ont de nombreux avatars à formes humaines de leurs dieux, et les Juifs toute une panoplie de Saint hommes fondateurs ou régnants sur le peuple Juif (Abraham, Isaac, Jacob, Josué, Moïse …) dont la destinée dépasse celle d’un humain
  3. Toutes supposent une dévotion complète à l’être supérieur. Il n’est pas de religion ou l’homme est l’égal de dieu. Au contraire il et est toujours le serviteur (de la même racine que servile !). Dieu décide de son destin et lui impose même des « challenges » pour en décider.
  4. Toutes sont bâties à partir d’un ou des textes sacrés. Chaque religion a sont texte fondateur apocryphe (non scientifiquement reconnu authentique). Les Chrétiens ont les évangiles qui n’ont pas été écrit ni par Jésus, ni par ses apôtres (sans doute illettrés), les musulman ont le Coran qui n’a pas été écrit par Mahomet, Il n’y a aucun écrit de Bouddha, la bible est un récit non attribué, le Véda hindouiste aurait été donné directement par Brahma
  5. Toutes ont une loi morale définissant le bon comportement. Les évangiles, le coran, les récit de Bouddha, la thora et les préceptes Védiques en sont les vecteurs.
  6. Toutes ont établit des règles, des rites, des liturgies généralement sans rapport avec les textes sacrés. comportement moraux, alimentaire, vestimentaire
  7. Toutes proposent une vie après la mort conditionnée par un bon comportement et définissent le bien et le mal
  8. Toutes ne reconnaissent qu’une vérité, la leur. C’est sans doute là que se trouve le point faible des religions. En effet chacune d’entre-elles repose sur un dogme établi par l’entité suprême. Comment remettre en cause ce dogme sans remettre en cause son auteur

On peut dire que par-delà des différences de formes toutes les religions sont identiques. Il n’y a de fait qu’une seule religion, un seul dieu, une seule morale sous des formes différente. On distingue le concept de dieu, entité transcendantale, et la religion qui donne une enveloppe humaine à ce concept. La notion de dieu nous dépasse, la religion est le fruit des humains, la mise en scène de la partition joué par dieu.

 Pourquoi les religions ?

On peut se demander pourquoi dans toutes les civilisations et dans toutes les époques le concept de dieu et de la religion sont apparus. Ils sont si largement partagés que l’on peut les considérer comme une nécessité de la condition humaine. Il n’est pas de civilisation, si primaire soit-elle, qui n’ait secrété un dieu.

Pourquoi cette nécessité ?

La psychologie relativiste nous fournit une réponse qi peut se résumer en un seul mot : L’angoisse.

L’être humain a un besoin impérieux de repères pour se définir et se sentir exister. C’est en établissant une relation à son environnement qu’il forge son identité. Celle-ci n’est jamais absolue, mais relative à ce qui l’entoure, à son vécu.  Pour se définir il utilise des repères par rapport auxquels il se situe. En l’absence de ces jalons l’humain ne se sent pas exister, indéfini il est flottant. Cette incertitude de lui-même est génératrice d’angoisse.

Pour se situer (prendre ses repères) par rapport à une situation vécue il a la nécessité de la comprendre car il lui est impossible de se positionner par rapport elle sans en avoir une vision claire. On se situe par rapport à un point fixe bien défini lui-même.

Il est des situations ou des phénomènes que l’on n’arrive pas à expliquer, ils sont générateurs d’incertitudes, donc d’angoisse. Dans les temps anciens les volcans, le tonnerre, le soleil, la pluie étaient des phénomènes inexpliqués et de ce fait considérés comme magiques. Pour leur trouver une explication apparemment logiques les humains ont inventé des dieux responsables. Les dieux expliquent tout ! On dit c’est dieux qui la voulu, inch Allah ! … et il n’est plus nécessaire de rechercher une explication dans le domaine humain. De nos jours ces phénomènes naturels ont reçu une explication et ont perdu leur côté magique, les dieux ne sont plus nécessaires pour les expliquer. Il reste cependant bien des grands mystères comme la vie, la mort, la création de l’univers, la vie après la mort et, là encore, les humains ont créés des dieux pour les prendre en compte. Le champ de la religion diminue avec l’avancée des sciences, mais la religiosité restera car il restera toujours des incertitudes.

. Dans toutes les religions dieu explique la vie la mort, la genèse, l’au-delà. C’est une façon de résoudre l’incertitude et d’apaiser notre angoisse. Dieu explique tout, mais rien n’explique dieu.

Une fois inventés les dieux, les humains ont besoin de leur donner une représentation humaine afin de pouvoir se les représenter et communiquer sur eux. C’est la naissance des religions (qu’il faut bien différencier de la notion de dieu). On crée alors les textes sacrés (que personne n’a jamais vu dans leur version originale), les dogmes, les rites, les hiérarchies, les prêtres. Les dieu sont de nature transcendantales, les religions de nature humaine

Bon et mauvais des religions

Comment les gens vivent-ils cette nécessité de croire, et quel en est l’incidence sur nos vies quotidiennes ?

  1. Les avantages. Étant d’essence humaine les religions éditent des dogmes et des rituels en parfait accord avec les conditions du « vivre ensemble » de nos sociétés. La morale sous-jacente aux religions : la protection des plus faibles, la solidarité, l’égalité des droits, le respect de la famille sont parfaitement compatibles avec « la déclaration des droits de l’homme et du citoyen ». Les morales religieuses et la morale athée sont plutôt compatibles et permettent l’intégration des religions dans les sociétés. Ce sont les intégristes religieux, qui considèrent les dogmes comme d’essence divine et non humaine qui empêchent l’intégration des religions dans les sociétés. Il est amusant de voir comment l’intégrisme s’oppose à l’intégration !
    Signalons que ce sont les religions qui ont initié les savoirs et les sciences ainsi que les hôpitaux, les hospices et orphelinat. Pas si mal !
  2. Les inconvénients. Le gros point négatif des religions est que le côté transcendantal des dieux ne permet pas la discussion. Dieu est un absolu dont il est impossible de conteste l’existence ou la non existence. On y croit ou on y croit pas sans discussion possible. Le vice caché des religions ne se trouve pas dans la croyance en dieu, ce qui ne gênerait personne mais dans les dogmes et le rituels, inventés par les hommes, mais que les croyants considèrent comme d’essence divine. Il en résulte des règles de vie non négociable. Tu ne dois pas manger de porc, tu dois te déchausser pour entrer dans les lieux religieux, le mariage est sacré, la vie est un dont inaliénable de dieu, tu dois prier, les femmes sont impies durant leurs règles …autant de préceptes créés par les humains auxquels on donne une origine divine.
    Il en résulte des règles de vie incompatibles avec les principes républicains et incompatibles entre les religions. Tant que les religieux considèreront ces règles comme d’essence divine et donc non négociables la cohabitation sera difficile.

Perception et images subliminales

Les spécialistes des neurosciences ont montré que, si rapides soient-ils, les processus mentaux avaient une certaine temporalité. La transmission des information au, et dans le cerveau prend un certain temps. Bien sûr celui ci se mesure en fraction de seconde ou de millisecondes, mais cette transmission n’est pas instantanée. Ceci pose le problème des « images subliminales » : Combien de temps doit durer une perception pour effectivement impressionner notre cerveau ?

Livrons-nous à une petite expérience. Supposons que l’on vous montre durant un certain temps l’image d’un visage ou un objet connu. Combien de temps doit durer cette exposition pour que vous puissiez le reconnaître. ?

Il n’est pas question ici de mesurer objectivement cette durée (ce qui supposerait un appareillage hautement technique) mais contentons-nous d’une vision qualitative. Comme le dirait le regretté Fernand Raynaud pour reconnaître un visage, l’exposition doit durer « un certain temps ! ». Voilà qui paraît une plaisanterie, mais il est certain (par expérience) qu’une exposition trop courte ne nous permet pas l’identification de la personne ou de l’objet, alors qu’une exposition un peu plus longue nous le permet. Ceci montre que ce processus d’identification n’est pas instantané mais nécessite une certaine durée de perception.

Mais le processus de reconnaissance est un processus cognitif qui met en jeu notre conscience cognitive. Il est basé sur une recherche dans notre mémoire d’analogies avec des expériences vécues précédemment (il est certain que pour reconnaitre un visage, un objet, et l’identifier il faut l’avoir précédemment connu et identifié)

Qu’en est-il de la perception d’une image subliminale faisant appel à l’émotion ? la perception émotionnelle est-elle instantanée ou procède-t-elle d’une certaine temporalité ?

Il est impossible de répondre à cette question puisque la perception émotionnelle (la sensation) reste du domaine inconscient tant qu’elle n’est pas formalisée en un message cognitif. On ne peut que supposer que fondée sur les mêmes mécanismes biologiques (connections neuronales) la sensation obéi aux mêmes lois que la perception cognitive et possède, donc, une temporalité.

Tout ceci remet, un peu, en question l’hypothèse que des images subliminales pourraient influencer nos comportements. Il faudrait qu’elles durent un certain temps en étant moins subliminales que prévu. En effet soit-on les reconnaît et l’on ne peut plus les qualifier de subliminales, soit-on ne les identifie pas et il est difficile de dire quelle est leur influence.