Archives par étiquette : narcissisme

Le narcissisme fondement essentiel de la condition humaine

Le narcissisme est le fondement même de l’être humain, il n’est pas une pathologie mais simplement la nature profonde de l’être humain

Nous appréhendons le monde qui nous entoure en le percevant à travers nos cinq sens (Vue, ouïe, odorera, gout et toucher). Seul sont perçu les éléments de la vie qui frappent nos sens et c’est à travers cette relation centripète avec le monde que nous en avons la vision,  ou plutôt la représentation que nous nous en faisons.

Précisons que ce que l’on appelle communément « le sixième sens » est tout sauf un sens. Il est le résultat d’une analyse des situations passant outre, ou plutôt en deça de systèmes de représentation que nous utilisons le plus couramment. S’est ainsi que se représentent le monde les animaux … dont nous faisons partie.

Faites une petite expérience. Faites un tour sur vous même en regardant, écoutant, sentant ce qui nous entoure. Maintenant posez- vous la question : ou est le centre de ce monde que je viens d’observer ? Il est le point de convergence des perceptions que nous avons enregistrées, c’est  à dire nous-même.

C’est la racine de notre narcissisme. Nous ne percevons des événements, des choses, des autres, qu’à travers la relation que nous avons avec eux et ce que nous en percevons.

On peut dire que l’on vint de définir le narcissisme, cette capacité de se sentir au centre d’un monde ou les choses et les êtres n’existent qu’à travers la relation que nous entretenons avec eux. Ils n’existe que par rapport à nous.

Comment se fait-il que cette tendance ne tourne pas toujours à la paranoïa ? Nous sommes le centre du monde et rien n’a de valeur qui ne corresponde pas à nos désirs … ce qui nous contrarie est inévitablement un obstacle, donc un ennemi.

Comment se fait-il que nous puissions imaginer que les autres ont une vie en dehors de nous ?

C’est grâce à notre capacité d’imagination que nous sommes capable de nous représenter ce que les autres peuvent ressentir. Alors que le narcissisme est inhérent à la nature humaine, la prise en compte des autres est purement éducative. Elle fait partie de la prise de maturité. En effet, la dispartuon de la fusion régressive, devenir autonome, indépendant, implique un apprentissage

Le bébé ou le petit enfant vit en fusion avec son entourage proche. Il ne voit ses parents que à son service. Progressivement avec l’éducation il va découvrir que eux aussi ont des désidératas qui vont parfois à l’encontre de siens. C’est la période des caprices et des colère (la blessure narcissique) Puis il va devoir relationner avec ses frères et sœurs, ses copains d’école, découvrir l’autorité du maitre, faire toutes sortes d’expériences collaboratives. C’est un passage obligatoire pour découvrir qu’il n’est pas seul au monde et e maitre de son  destin. Apprendre à voir les autres comme des éléments extérieurs c’est aussi  se voir comme autonome, différent d’eux. C’est ainsi que l’enfant forge son identité. Celle-ci se forme dans la différence.

Conclusion

Alors que le narcissisme est le fondement de la nature humaine, l’empathie est le fondement des sociétés. C’est le respect, la prise en compte des autres et de leurs particularisme qui permet la vie sociale, le vivre ensemble. Cette dualité est le reflet des devoirs et des droits des citoyens

L’e manque d’une « bonne éducation » au vivre ensemble construit des sociétés … come on voit évoluer la nôtre, ou le narcissisme l’emporte sur l’empathie et les droits sur les devoirs.

Il n’y a jamais d’excès de narcissisme mais un défaut d’empathie qui confine un individu dans une attitude régressive, immature, capricieuse et insensible aux souffrances des autres. Donald Trump en est l’illustration parfaite !

Le narcissisme chez les enfants

Il est bien connu que les enfants vivent « dans leur monde » On pourrai les taxer de « narcissisme » mais ceci mérite certaines explications

Le bébé

A sa naissance le bébé obtient son indépendance organique, mais sur le plan psychologique il est intimement lié à son milieu et ne fait aucune séparation entre lui et son environnement. Il est dans un état purement fusionnel avec le monde. Il n’y a aucun narcissisme chez le bébé car il n’existe pas en tant que tel, il n’est que l’élément d’un tout.

Le petit enfant

IL commence à prendre un peu conscience de lui-même. Il apprend la distance entre lui et les objets qui l’entourent mais demeure très en fusion avec son environnement. De ses proches il ne voit que ce qui concerne la relation avec lui, sans imaginer qu’ils puissent avoir une vie en dehors de lui. Il occupe une place centrale dans son monde et se voit comme le point de convergence de son univers. On ne peut encore parler de narcissisme tant la composante fusionnelle est forte et son identité trop faible.

L’adolescent

C’est l’être humain en devenir. Il commence à se dissocier nettement de son environnement et à construire son identité. Différentié des autres il peut commencer à se positionner par rapport à eux. C’est à ce moment que la composante narcissique peut se révéler, s’il n’a pas acquis, s’il n’a pas intégré la notion du besoin d’empathie envers les autres dans la vie sociale. Notons que dans la nature la notion d’empathie n’existe pas, seule existe la notion de besoin. L’empathie, concept moral donc sociétal, est une notion apprise par l’environnement et les expériences.

D’autres élément entrent en jeu comme le besoin de se positionner au-dessus des autres (par sentiment d’infériorité), la crainte d’être dépassé par les autres (début  de comportement paranoïde)

Mal positionné l’adolescent flotte entre divers attitudes : Fusion, Identité, instincts primaires, estime de soi, morale sociale, environnement …On comprend la position difficile des adolescent dans notre monde d’adultes.

Le narcissisme en politique

On a vu apparaître ces dernier temps un certain nombre de dirigeants autocratiques et aisément qualifiés de dictateurs. Certains ont été élus « démocratiquement » (Hitler, Trump, Erdogan, Poutine) d’autres ont été portés au pouvoir par un coup d’état ou une révolution supportée par le peuple (Staline, Mao, Castro). Sans aller à ces extrêmes on ne peut nier que la plupart des dirigeants politiques ont un ego fortement dimensionné. Si l’on prend les postulants à l’élection présidentielle en France on voit mal lequel serai dépourvu d’un fort narcissisme.

Il est donc légitime de se poser la question de savoir pourquoi, quel que soit le régime constitutionnel d’un pays son dirigeant est, souvent malheureusement, un Narcisse !

A propos de régime précisons d’abord la confusion générale entre démocratie et république. La démocratie est le gouvernement par le peuple. Elle s’oppose à la royauté de droit plus ou moins divin (Gouvernement par dieu). La république est une forme de démocratie dans laquelle la volonté du peuple s’exprime à travers un ou des représentants élus. La dictature peut être vue comme une forme de démocratie dans laquelle le dictateur prendrait en compte la volonté du peuple, une république peut être totalement anti démocratique lorsque les élus obéissent à la volonté d’un seul homme, comme par exemple dans les républiques socialistes soviétiques dans lesquelles les représentants du peuple(le parti) étaient inféodés à Staline.
pourquoi donc le « bon peuple » se choisit-il des dirigeant à l’ego sur dimensionné ? on peut en donner diverses raisons

  1. Pour avoir la simple prétention de diriger un pays il faut avoir une certaine dose de confiance dans ses capacités à faire l’unanimité et à s’imposer à tous. Les prétendants sont forcément imbus d’eux même.
  2. La bataille est si forte pour arriver à la première marche de la hiérarchie politique que seul ceux capables d’un investissement total peuvent y postuler
  3. Parce que chacun d’entre nous a besoin de se sentir positionné en haut de l’échelle. N’en ayant, généralement, pas la capacité nous projetons la réalisation de nos désir sur l’homme providentiel qui sera, par procuration, notre porte-parole, le représentant de nos désirs narcissiques. C’est pourquoi l’élection de notre favori est toujours fêté comme une victoire personnelle

Nous sommes tous profondément narcissique. Pour vous en rendre compte faites une petite expérience. Mettez-vous debout et regardez tout autour de vous (à 360°). Vous percevez le monde, votre monde dont vous êtes indubitablement le centre !

Vous pouvez imaginer comment un autre observateur, situé dans un autre lieu peut percevoir son monde. Vous pouvez l’imaginer, le construire intellectuellement, mais vous ne pourrai jamais le vivre.

Le petit enfant est narcissique (c’est toujours le cas en situation de fusion). De ses parents ils ne voit que ce qui le concerne, qui le touche. Il ne peut imaginer qu’ils aient une vie en dehors de lui. Ce n’est que petit à petit, avec ses nombreuses expériences extérieures à son milieu qu’il pourra imaginer des relations entre ses parents et d’autres proches (le reste de la famille, les professeurs, les voisins …). Il construira un monde en dehors de lui fait de multiples relations complexes voire contradictoires. C’est alors qu’il n’est plus purement animal mais qu’il devient un humain.

Ce quasi inévitable narcissisme de nos classes dirigeantes à évidemment le danger de ses dérives.

  1. Dérive autocratique. Se croire le meilleurs, le centre du monde entraine forcément un comportement pour le moins directif, voir autocratique. Les autres étant, par principe inférieurs (Puisque l’on est supérieur) leurs décisions son forcément moins bonne que celles du leader qui doivent logiquement s’imposer.
  2. Un narcissisme contrarié vire inévitablement à la paranoïa. Rappelons-nous les délires de Hitler, Staline, Poutine, voyant tout les contestataires comme des ennemis, de traitres, de véritables dangers.

C’est à nous, le peuple, de mieux choisir nos dirigeants, d’éliminer tout ces prétendants délétères, ces Machiavels, ces porteurs de malheur.

PS. La narcissisme que je décris ici peut paraître en décalage avec celui des psychologue (primauté de l’image de soi), mais à y réfléchir cette vision centripète du monde, cette vision à travers soi-même, c’est bien le même narcissisme.   

La certitude, mère de tous les abus

Nous avons vu dans un article précédent comment l’incertitude était source d’angoisse pour l’être humain et combien il recherchait la certitude pour se sécuriser.

Cependant, l’excès de certitude à également des cotés pervers.

La certitude est l’assurance pleine et entière de l’exactitude de quelque chose.

Comment se forgent les certitudes ?

Elles sont le fait d’une conscience rigide. C’est à dire que les relations causales entre les images mentales qui peuplent la mémoire sont sans nuances. La causalité est brute et sans possibilité de négocier. La vision du monde est manichéenne, en blanc ou noir. Non seulement les opinions sont tranchées, mais toutes nouvelles situations vue à travers ce filtre sont vécues sur le même mode. La conscience se construit, ainsi, sur ce schéma simplement binaire.

Cette rigidité de la conscience ne peut accepter la nuance sans se mettre en porte à faux, sans se mettre en danger, sans être déstabilisé. Sur une situation, un discours, une idée, qui pourrait remettre en question sa vision schématique du monde, cette individu préfèreras la nier que de ce remettre en cause. Il se réfugie donc dans ses certitudes pour mieux se protéger dans une position narcissique et paranoïaque.

Les certitudes sont-elles d’origine innée ou acquise ?

Elles sont acquises et forgées par l’environnement. Existe-t-il des terrains privilégiés à cette rigidité ? c’est vraisemblable mais pas établit. Par contre il est certain que l’éducation, le milieu est le vecteur de cette vue simplificatrice. Un argument pour privilégier la rigidité acquise est que de nombreux individus ont une grande rigidité dans certains domaines (la religion par exemple) tout en gardant une certaine ouverture d’esprit dans d’autres domaines. Ceci indique que cette rigidité de pensée est plus due à une interaction avec l’environnement qu’a une prédisposition structurelle.

La religion et les certitudes

Il est avéré que la croyance religieuse est essentiellement apprise. Le besoin de religion, de certitudes existe en chacun d’entre nous (par besoin de sécurisation, de références simples et intangibles) mais c’est dans un milieu Catholique que l’on devient Catholique, dans un milieu Musulman que l’on devient Musulman … etc. etc.

Mais la religion détermine des certitudes, « le dogme ». Si on croit en dieu, on est bien obligé de croire en ses règles et ses commandements. A la question : « les religions sont-elles compatibles avec la république ? » on doit, en premier lieu répondre par la négative. Suivre les lois de dieu assure son éternité, alors que les lois de la républiques ne vous protège que le temps d’une vie.

Pourtant de nombreuses religions arrivent à coexister avec des lois républicaines. C’est parce que les lois de dieu (qui dans mes croyances ont été définies par des hommes) sont très proches des règles du « vivre ensemble » définies dans les divers modèles de sociétés. Aider les plus faibles, ne pas nuire aux autres, ne pas accaparer leurs biens, … tout ceci est commun aux lois divines et aux lois des hommes. Sauf sectarisme effréné les religions peuvent se vivre en république. Naturellement si des religieux s’attachent non aux dogmes fondamentaux sensés venir de dieu, mais à des rites développés par l’usage dans les églises (chants religieux, communion, confession, voile, ne pas manger de porc, messes, shabbat, kippa) alors l’accord avec la république peut être en défaut. Venant de gens très religieux qui prennent ces rites pour des dogmes incontournables, l’opposition peut être très violente.  

La radicalité

C’est encore une autre façon de voir les certitudes. La raideur des opinions peut se produire dans bien des domaines, elle forme le lit, notamment, des idéologies. La pensée communiste, finalement assez proche des morales religieuse, a causé des ravages quand des idéologues radicaux s’en sont emparés. En URSS, en Chine, à cuba, le parti communiste, la dévotion radicale au « parti » à supplantée le respect des humains. Évidement l’idéologie Nazi est l’archétype de la radicalisation aveugle et incontrôlée. Daech et les groupes terroriste Musulmans ont commis nombre d’atrocités au nom d’une lecture littérale du Coran. Bien sur les leaders de ces mouvement ne sont pas toujours des psychorigides, mais plutôt des narcissiques qui utilisent l’arme de la radicalité pour manipuler les foules et assouvir leurs besoins de domination

Conclusion

La certitude est le travers qui justifie toutes les actions, même les plus horribles. Sans le doute tout est possible, tout est permis. Le sentiment d’avoir raison, de détenir la vérité permet d’agir, en dehors de toute culpabilité, puisque on agit dans le sens de la vérité, de la raison, et, peut-on le croire pour le bien de tous. En ce sens les religions, les idéologies peuvent pousser à l’excès.

Cette attitude psychorigide qui découle du sentiment de certitude pousse au développement d’un comportement narcissique qui contrarié peut aboutir à une forme de paranoïa.

Narcissisme et paranoïa dans la vie courante

Il s’agit de psychopathologies que l’on a tendance à dissocier tant leur symptômes sont différents (Nous avons la déplorable habitude de classifier les psychopathologies par leurs symptômes et non par leurs causes)

Très schématiquement le narcissisme nait de la sur évaluation de l’image de soi alors que la paranoïa se définit par le sentiment d’être perpétuellement agressé par son environnement. Bien que les deux symptômologies soient très différentes il s’agit bien d’une seule famille pathologiques. Il n’est pas de narcissiques sans composantes paranoïaques comme il n’existe pas de paranoïaques sans composantes narcissiques.

La cause commune de ces deux pathologies est la construction trop rigide de la conscience. Les images mentales de notre conscience (nos ressentis, nos impressions, nos émotions primaires) sont reliées entre elles par des liens logiques sans nuances, sans aucune capacité de négociation. La vérité est absolue, intangible, et bien sûr en  contre point toute autre idée, toute autre vision est négative, perverse, dangereuse.

L’image de soi est inévitablement sur valorisée puisqu’elle s’appuie sur une vérité non négociable. J’ai forcément raison et les autres forcément tort … donc je suis le meilleur. C’est la base du narcissisme.

En corolaire toute contradiction est prise comme une totale remise en cause d’un équilibre structuré dans sa rigidité, une véritable agression. La position de défense devient la négation de toute contradiction, la rigidification dans sa position de confort. C’est le fondement de la paranoïa … et en un certain sens de la radicalisation.

Dans la vie courante on distingue, en autres

  1. Les complotistes. Par essence même on peut les mettre dans la catégories des paranoïdes. Ils sont en réaction contre toute forme d’organisation ou de connaissance qui n’abonde pas dans leurs sens. Ils sont narcissiques par leur propension à tout savoir mieux que tous le monde, avoir raison contre tous. Leur narcissisme blessé les amènent à voir des ennemis partout, des complots contre eux, à se poser en victime, dans un attitude paranoïde.
  2. Les anti vaccins. C’est bien sûr une forme de complotistes. Ils s’appuient sur des certitudes rigides pour dénigrer les vaccins. Malheureusement ces certitudes sont un tissus d’ânerie diffusées par des ignorants et « gobées » comme tel par d’autres ignorants. Ils sont persuadés qu’un gigantesque complot se trame contre eux orchestré par les laboratoires pharmaceutiques, par les états, par l’Europe. Ils cochent toutes les cases, rigidité de pensée, narcissisme, et paranoïa.
  3. Les extrémistes de droite et de gauche. Les ex « frontistes » et les « France insoumises ». Eux aussi sont pétris des  certitudes qui flottent dans leur petit milieu. Ils se confortent les uns les autres en vivant en vase clos. Ils sont accrochés à leurs certitudes idéologiques et ne fréquentes que des individus qui pensent comme eux et ont une vision rétrécie su monde.
  4. La radicalité. C’est l’exemple type du narcissisme paranoïa. Elle a deux ressort selon que l’on est leader ou suiveur.
    En ce qui concerne les leaders, ce sont des personnalités à conscience hyper rigide, imbu d’eux même et narcissiques. Ils sont sur d’eux ce qui leur confère une certaine autorité et leur rôle de leader. En butte aux difficultés ils virent facilement à la victimisation et la paranoïa ce qui justifie leurs actes extrême puisqu’ils ne se sentent pas agresseurs mais agressés et en défense (presque légitime)
    En ce qui concerne les suiveurs ce sont tout au contraire des personnalité faibles, en recherche d’identité, mal dans leur peau. Ils vont trouver chez les leaders une identité de substitution qui va leur permettre de se sentir exister. Ils vont s’y accrocher comme un noyé s’accroche à une branche. Ils sont prêt à tout pour conserver ce semblant d’identité. Ils seront donc les bon petits soldats que l’on pourra envoyer au « casse-pipe » et qui irons jusqu’à la mort pour se sentir vivre. Ce sont rarement les leaders qui se sacrifient pour la cause, c’est le rôle dédié aux suiveurs.
  5. Pour terminer citons quelques exemples, malheureusement célèbre de Narcissiques paranoïa comme Adolf Hitler, Josef Staline, Donald Trump, et la plupart des petits ou grands dictateurs de l’histoire. En ce qui concerne les royautés le problème est un peu différents car les rois ne se sont pas portés au pouvoir par leur volonté narcissique mais à leur corps défendant par simple filiation, presque « à l’insu de leur plein gré ! »

La plus part de ces « fléaux de l’histoire » sont venus au pouvoir avec l’assentiment du peuple, souvent presque « démocratiquement », en tous cas avec l’adulation des foules. On peut s’interroger sur le choix des peuples, est-il préférable à la loterie de la filiation royale ?

Le narcissisme pour les nuls !

Bien sûr ce titre n’est qu’un clin d’œil à une collection maintenant célèbre. Loin de moi l’idée  que je m’adresse à des nuls, moi le « sachant » ! Ce serait une démarche totalement narcissique. Mon propos est de proposer mon point de vue, sans vouloir convaincre. S’expliquer aux autres c’est leur permettre de vous comprendre et donc de mieux vous accepter.

Parler du narcissisme sera l’occasion de rappeler (ce que je prêche à qui veux l’entendre … et ils ne sont pas nombreux) que la classification des psychopathologies par leurs symptômes est une erreur et qu’une classification par leurs causes serai bien plus fructueuse.

Le narcissisme

Le sujet narcissique développe une image idéale de lui-même qu’il survalorise et s’efforce d’imposer aux autres. Si vous en cherchez un parfait exemple, pensez à Donald Trump. En contre-point, si le sujet privilégie son image idéalisée c’est évidemment parce qu’i n’aime pas ce qu’il est véritablement.

La « sous-estime de soi »

Le sujet à tendance à se dévaloriser, se sentir toujours en infériorité en se comparant aux autres et à ce qu’il penses devoir être. Le sujet n’aime pas ce qu’il est en comparaison à une image idéalisée de ce qu’il pourrait ou devrait être

On voit que ces deux pathologies sont exactement les mêmes : Mauvaise image de soi en comparaison d’une image idéalisée de ce que l’on pourrait ou devrait être.

Comment les mêmes causes peuvent produire des effets si différents, voire antagonistes comme les comportements narcissiques ou pusillanimes ?

Le vieil adage : « Les mêmes causes produisent les mêmes effets » n’est valide que si ces causes agissent sur le même objet. Dans notre cas il n’en est rien. Les causes détectées agissent sur des individus différents, donc sur des terrains différents.

En psychologie il existe deux terrains fondamentalement différents : La conscience rigide ou la conscience souple (1 voir rappel plus bas … pour ceux qui n’ont pas tout suivit)

Le sujet à conscience rigide (Paranoïde) est réfractaire à toutes critiques et les rejettent systématiquement. Il peut à loisir développer l’image idéalisé de lui-même, la porter en avant. C’est une façon de s’affirmer et de nier toutes remise en cause. C’est le narcissique type.

Le sujet à conscience souple (hysteroïde) va intégrer toutes les critiques et remises en cause de ce qu’il est. Il va dévaloriser ce qu’il est vraiment tout en rêvant de ce qu’il pourrait être. C’est le type même de la « sous-estime de soi »

On voit que narcissisme et sous-estime de soi sont une seule et unique pathologie qui s’appliquant sur des terrains différents (antagonistes) conduit à des comportements différents (antagonistes)

  • Un individu à la conscience rigide possède une conscience cognitive fabriquée à partir de certitudes plus ou moins simplistes. Cette rigidité lui interdit toute acquisition d’idées nouvelles. Toute pensée non en accord total avec ce qu’il est le déstabilise, est vécue comme une agression, et est immédiatement rejetée. C’est un sujet à tendance « paranoïde »

Au contraire un individu à la conscience laxe ou souple à une structure de conscience mal déterminée. Il est hyper réceptif aux idées des autres et peut les intégrer facilement. C’est un sujet à tendance « hysteroïde »