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La couverture générale

La liberté et ses contraintes

Ce sont deux termes intimement liés et très difficiles à définir en  raison de leur nature subjectives.

De nombreuses définitions de la liberté ont été donné par divers philosophes

Épicure

« la capacité de répondre à tous ses désirs »

La notion de choix

« tout choix est une liberté »

Épictète et la liberté de penser

« Tu peux être maitre de mon corps, mais tu n’auras jamais pouvoir sur ma pensée »

Auguste Comte

« La liberté viendra à l’homme par la science »

Kierkegaard et Sartre

« La soumission est une prison, donc l’action est la liberté »

Paul Valéry

« La liberté est une utopie vers laquelle il faut tendre sans jamais l’atteindre »

En fait toute liberté suppose des contraintes.

Par exemple si le choix est une liberté, c’est aussi une contrainte en raison des choix refusés

Épicure lui-même disais que si la liberté était la capacité à satisfaire ses désirs, tout homme pouvait facilement devenir esclave de ses désirs.

Toutes libertés acquises impliquent de nouvelles contraintes. En démocratie vous êtes libre de participer à l’établissement des lois, mais vous êtes alors tenu à les respecter.

La différence entre liberté et contrainte est loin d’être évidente. Prenons un exemple :

Un bon chrétien est tenu d’assister à la messe tous les dimanches, de se confesser, de communier, des faire ses prières, mais ce ne sont pas pour lui des contraintes. Bien au  contraire elles satisfont à ses nécessités, elle comblent ses besoins, et sont en quelque sorte son espace de liberté. Imposez-moi, païen, mécréant et hérétique que je suis, de telles contraintes et je les qualifieraient de liberticides. Pour un bon Musulman, le pèlerinage à La Mecque, le ramadan, les 5 prières quotidiennes ne sont pas des contraintes mais la possibilité de combler ses nécessités, donc la liberté.

Le sentiment de liberté d’un peuple qui sort d’une situation de coercition (révolution ou décolonisation) se traduit souvent par une autre phase d’esclavage

Ce qui peut être contrainte pour les uns peut être liberté pour les autres. De fait, contrainte et liberté ne sont pas des faits mais des sentiments, c’est à dire l’évaluation d’une situation par rapport à son vécu social, culturel, moral, ou religieux. Ce sont donc des valorisation toutes personnelles et non des éléments factuels.

Gardons-nous bien de toutes classification apriori, de toute qualification de liberticide ou libératoire devant les situations que nous vivons. On ne peut, dans l’absolu, définir une situation ou un événement, car sa valeur est fonction du vécu de chacun d’entre nous

Comme toujours, quand on est sur de détenir la vérité, on est absolument sur de se tromper.

Les thérapies comportementales. Mécanisme

Elles entendent corriger des comportements déviants ou pathogènes susceptible de perturber le vécu des individus.  Elles utilisent une sorte de rééducation comportementale pour permettre aux individus de surmonter leurs handicaps.

Naturellement on ne corrige pas un comportement  sans toucher aux causes qui le génèrent.

Faisons un rapide retour sur la genèse de nos comportements.

  1. Nous recevons de « l’extérieur » des messages visuels (rayons lumineux) audio (ondes sonores) ou olfactifs (effluves) qui sont transformés par nos récepteurs en signaux électriques envoyés au  cerveau.
  2. Celui-ci s’active et forme alors ce que l’on appelle des « images mentales ». A ce stade ces images n’ont aucun sens et ne sont qu’une structuration topologiques des connections neuronales.
  3. Ces « images mentales » vont être comparées à des images déjà vécues et interprétés. Cette comparaison va donner un sens, une définition aux messages reçus. Ce sens sera donc, non absolu, mais relatif à notre vécu, à nos expériences précédentes
    Rappelons que toute définition  est le fruit d’une comparaison avec un référent en termes de différences ou d’analogies.
    A ce stade les messages reçus ont pris, dans notre conscience, une signification qui nous est propre et fonction de notre vécu.
  4. De cette comparaison va naitre un « sentiments » issu de la comparaison de ce message interprété avec notre histoire, nos valeurs, nos expériences (sentiments d’adhésion, refus, agression, consolation …).
  5. Ce sentiment va générer le comportement approprié (colère, joie, humiliation, valorisation …)

On voit que dans ce processus deux points sont importants

  1. La capacité de nos organes des sens de percevoir le bon message qui peut être perturbé chez les malvoyants, les malentendants. Ceci  est du  ressort de la médecine
  2. L’autre point fondamental est celui de l’analyse comparative qui va conduire à l’élaboration du sentiment générateur du comportement. C’est à ce niveau que vont agir les thérapies comportementales.
  3. Soit l’analyse de la situation est erronée et conduit à un sentiment erroné devant les messages reçus, et le comportement est inapproprié.
  4. Soit l’analyse est correcte mais s’appuie sur des analyses plus anciennes, elles-même, erronées. C’est en général le cas le plus fréquent. Le sentiment est biaisé et le comportement malsain.

Comment vont agir les thérapies comportementales ? Elles vont soumettre le patient à des expériences progressives, le mettant en situation dans des conditions ou il va pouvoir surmonter ses difficultés. Un apprentissage progressif, des expériences positives dans la situation, vont lui permettre d’acquérir les expériences suffisamment nombreuses et positives qui vont prendre le pas sur ses expériences passées négatives. Il s’agit non d’une thérapie correctives mais d’une thérapie de compensation.

A force d’accumuler des expériences positives vis à vis du comportement déviant, les analyses erronées qui étaient vues comme positives dans les analyses vont prendre, maintenant, une valeur négatives et seront négligées dans les analyses. Le comportement déviant sera relégué au  second plan.

Comme dans l’intelligence artificielle ou la valeur prise en compte dans les algorithmes est une valeur statistique déduite des diverses grandeurs connues.

Dialogue avec des « radicalisés »

Définissons d’abord lque a radicalité n’est pas réservée aux islamistes de Daech. On trouve de la radicalité aux franges de tous les groupes politiques, religieux, idéologiques, sociaux …. La radicalité se traduit par :

  1. Une conscience absolue pour les individus radicalisés de détenir la vérité, donc de tenir les autres dans l’erreur.
  2. Une schématisation des dogmes, une absence de nuance dans les conceptions, nécessaire à une pensée radicale. Si la pensée est trop nuancée la notion de vérité devient plus relative et la certitude n’est plus possible.
  3. Une conscience individuelle rigide, voire psychorigide qui permet d’accepter des vérités simplistes et de ne pas pouvoir les remettre en cause. Des individus à tendance narcissique qui portent leurs convictions au-dessus de celles des autres.
  4. Ce narcissisme, s’il est contrarié, peut virer à la paranoïa (peur de l’autre)
  5. La radicalisation se fait rarement seule, elle est généralement acquise auprès de « mentors » dans un entre-soi qui élimine toute contestation extérieure. Persuadés d’avoir des idées personnelles les radicalisés sont généralement le fruit d’une manipulation qui flatte leur narcissisme.

En bref la radicalité n’est ni une opinion, ni une pensée, elle est plutôt une croyance. Elle fonctionne sur un cercle vicieux :

Cette chose existe puisque j’y crois

Puisque cette chose existe je ne peux qui croire

Puisque j’y crois cette chose existe

…………..

J’ai eu l’occasion de « dialoguer » avec ce type d’individu, Islamiste, noir anti blanc, extrémiste de droite et de gauche, idéologues, écologiste radical, complotistes anti-vax. Le contenu de ces dialogues est de peu de valeur (dialogue de sourds) mais son déroulement stratégique mérite d’être étudié :

  1. La personne vous délivre un message (proposition, information) formaté selon sa croyance
  2. Vous y répondez de façon argumentée de manière à contre dire le message
  3. Vous vous attendez à une contre argumentation, Mais en réponse vous avez une nouvelle attaque sur un terrain différent. Votre argumentation est oubliée, c’est un processus d’évitement
  4. Vous contre argumentez à cette nouvelle proposition, et la encore votre réponse est ignorée pour laisser place à une nouvelle controverse. Bien sûr ces propositions sont de plus en plus farfelues et faciles à réfuter
  5. Jusqu’à ce qu’on arrive à des affirmation si saugrenues qu’il n’est même plus possible d’y répondre logiquement !

De fait, les radicalisés ne sont pas des ignares imbéciles, mais des individus aussi structurés que vous est moi. Le problème est qu’ils perçoivent très bien votre argumentaire, mais que leur croyance, leur foi, leur interdit d’y adhérer, afin de ne pas désorganiser leur conscience narcissiquement structurée. Le principe de l’évitement est une réaction de défense contre une remise en cause trop lourde de leur vision du monde.

Comment briser le cercle vicieux de la radicalisation.

Certainement pas en  attaquant le processus « la chose existe donc j’y crois ! » qui est   parfaitement logique.

Le maillon faible est le processus «  J’y crois, donc la chose existe ! » qui est bien sûr hors logique, donc de la croyance à tout prix.

C’est cette absence de souplesse, de laxisme dans la pensée qui empêche de voir les nuances nécessaires à la tolérance.

Une autre vision du Big Bang

Ce dont je vais parler n’a reçu aucun support scientifique et reste une simple hypothèse de ma part.

Le big bang fixe l’origine de notre univers à 13,5 milliard d’année. C’est une notion dérivée de la théorie de la relativité.

Einstein a démontré que notre univers était en expansion et que les entités célestes s’éloignaient les une des autres avec une vitesse croissant avec leur éloignement. Inversement, si on remonte le temps, ces entités convergent les unes vers les autres pour former il y a 13,5 milliard d’années un amas ponctuel rassemblant toute la matière et l’énergie de l’univers.

Cette vision présente toutefois des anomalies.

  1. Dérivé de la relativité et fondé sur les champs gravitationnels, cette théorie ne peut s’appliquer au moment du big bang, les entité étant si proches que les forces de répulsion électromagnétique s’imposent devant les champs gravitationnels. C’est alors les théories quantiques qui devraient s’appliquer et non la relativité.
  2. Définir l’origine de notre univers est une chose, mais se pose inévitablement la question : «  et avant ! d’ou vient cette matière ramassée en un point ? » question restée sans réponse à ce jour.

Pour lever cette ambiguïté reprenons la notion de la dilatation du temps (espace-temps)

Quand les corps célestes se déplacent à grande vitesse ils déforment l’espace-temps. On dit que le temps se dilate. Il en résulte que le temps se ralenti (c’est pourquoi dans le paradoxe des jumeaux, celui qui se déplace à grande vitesse vieilli moins vite que son jumeau immobile. Dans ce cas, pour une entité qui se déplace à la vitesse de la lumière le temps est infiniment dilaté et ne s’écoule plus. Il est figé !

En remontant le temps, les entité se déplacent de moins en moins vite (la dilatation dépendant de leur distance à leur origine) et au contraire le temps s’accélère. Ceci explique bien les transformation ultra rapides observée juste après le big bang. Si on  remonte jusqu’au moment du bang original le temps devient hyper contracté et s’écoule de plus en plus rapidement au fur et à mesure que l’on recule dans le temps. La contraction du temps devient infiniment grande. L’écoulement du  temps tend vers l’infini. Ceci replace l’origine de l’univers (le big bang) à l’infini des temps. La question « d’avant le big bang » ne se pose plus. Évidement il s’agit d’une « pirouette », mais qui permet d’éviter les écueils précédemment cité et qui donne une représentation plus satisfaisante de la genèse de notre monde. Mieux vaut le floue de l’infini que la sur détermination d’un point origine du monde.

Les grands invariants des religions

On retrouve dans toutes les grandes religions des caractères invariants, de grands schémas généraux identiques, comme si elles avaient toutes était bâties sur le même moule. Je me limiterais, évidemment, aux religions que j’ai pu connaître : Égyptienne, Gréco-romaine, Chrétienté, Islam, Judaïsme, Bouddhisme et Hindouisme.

  1. L’être suprême. Toutes les religions sont caractérisées par une ou plusieurs entités transcendantales régnantes sur l’univers, dotées de super pouvoirs, gestionnaires de la destinée des humains, et bien sûr immortelles (Dieu, Allah, Jehova, Rama Krisna Vishnou, Jupiter, Amon, et dans une certaine mesure Bouddha …)
  2. Incarnation. Toutes les religions proposent une incarnation de cette divinité dans une représentation humaine sur laquelle va se focaliser la dévotion des fidèles. Pour les chrétiens on a Jésus (Fils de dieu fait homme), les Musulmans ont Mahomet (Prophète presque plus honoré que son maitre), Pour les Juifs se sont Abraham, Moise. La trilogie des dieux Hindou possede leurs avatars à formes humaines, Les Bouddhistes ont Bouddha (Homme mais déifié dans la pratique), les gréco-romains avaient pour tous leurs dieux une représentation totalement humaine (même dans leurs comportements) et les Égyptiens avaient Pharaon représentation de dieu sur terre.
  3. Morale. Toutes les religions ont leurs préceptes moraux, dictés par le dieu ,dont le trait commun est la sociabilisation des humains. Ils sont basés sur la notion de bien et de mal (principes de la morale) le respect des plus faible, la solidarité aux plus pauvres, l’égalité devant dieu. Ces principes sont largement inspirés   des règles du « vivre ensemble », du bon sens sociétal, et ne sont jamais très loin de « la déclaration de l’homme et du citoyen ».
  4. Principes. La relation aux dieux est toujours fondée sur le principe de « la soumission / récompense. Obéis à dieu et tu sera récompensé. Bien sûr la soumission se fait de son vivant et la récompense viendra après la mort …en contradiction avec l’adage : ‘Un bon tiens vaut mieux que deux u l’auras ! ». Le marché n’est pas très honnête !
  5. Les textes sacrés. Toutes les religions ont un texte sacré fondateur, mais dans toutes ces religions ce texte est apocryphe. Jésus n’a pas écrit les évangile, pas plus que ses apôtres, ils ont été écrits un siècle plus tard par des auteurs inconnus. Mahomet n’a pas écrit le coran, et les premières traces de ce livre sacré son bien postérieures à la mort du prophète. La première bible fut écrite entre -700 et -2OO, en grec et son origine n’est pas connue. Bouddha n’a jamais rien écrit et le « Dharma » et le fruit d’une tradition orale. On ne connaît  pas les origines du Majabharata ni du Manavadharmasastra textes sacrés des Hindouistes.
    Toutes ses religion se basent sur des textes non confirmées, parie intégrante des croyances
  6. Immortalité. Tous les dieux sont considérés comme immortels et pourtant nombre d’entre eux emplissent le Panthéon des dieux disparus. Disparu les dieux Égyptiens, Grecs, Romains, Celtes, Khmers, Aztèques, Incas, tous ont sombrés « corps et biens » avec la disparition des civilisations qui les ont engendrées. Soyons sur que Dieu, Allah et les autres disparaitrons à leur tour pour être, sans doute remplacés par d’autres entité tout autan vénérées.
  7. L’Iconographie. Les religions, sauf l’Islam, présentent une représentation de l’irreprésentable sous une forme plus ou moins humaine ou animale. La sagesse de l’Islam et de refuser toute représentation d’Allah et de préférer une représentation graphique ou littérale (Allahou Akbar).
  8. Les maisons de dieu. Chaque religion a construit ses églises, mosquées, temples, généralement plutôt luxueux. que ne fait-on pas pour s’accrocher les bonnes grâces !
    Également universels le développement de rites, pratiques, costume liturgiques aussi variés que clinquants, et d’une « prêtrise » formant le bataillon de serviteurs du dieu. Des plumes, de l’or, des pierres précieuse, des broderies, rien n’est trop beau pour les dieux ?
  9. Rôle politique. Investies d’un pouvoir divin les religions (organisée sous la forme de communautés) ont participé au pouvoir politique dans les cités ou civilisations. Certaines ont même joué un rôle capital dans l’organisation des sociétés et de nos jours, encore, des pays sont encore gérées par les lois religieuses.

Conclusion

Il existe une étrange similarité dans l’établissement et la gestion des diverses religions. Les divers dieux auraient-ils la même conception de la relation aux humains, existerait-il des dieux copieurs, ou l’ensemble des dieux recouvreraient-ils une entité unique à plusieurs visages ? On peut également penser que ce sont les hommes qui ont créé les dieux à l’image de leurs besoins universels, dieu comme un substitut à l’angoisse, au besoin de pouvoir, à la crainte de la mort, la peur de l’inconnu. Notons que les athées ont aussi leurs croyances : croire « au non » dieu c’est encore croire. Dans le domaine scientifique on croit à l’infini, au zéro, qui sont des concepts métaphysiques de nature transcendantale. Quoi qu’on fasse on croit toujours a quelque chose !

Pensons toujours que toute croyance est le fait d’un choix arbitraire (comment dire si un dieu est supérieur à un autre ?) plus ou moins induit par le milieu familial, social, sociétal, plus ou moins libre. Mais c’est toujours un arbitraire choisi moins pour ce qu’il est mais plus en raison de notre environnement immédiat.

Personnellement j’ai choisi, arbitrairement, de vivre sans dieu, parce qu’il me paraît inutile à ma vie et que je penses lui être tout aussi sans intérêt. Je peux me passer de dieu, je penses que je ne lui manque pas … en tout cas il ne m’en donne pas l’impression !

Hosanna ET Allahou akbar , Mazel tov et Om mani Padme hum … et bon vents !

Théorie de la relativité pour les nuls

Aucune arrogance dans ce titre juste un clin d’œil à une collection célèbre.

 Il n’est pas facile d’accepter les tenants et les aboutissants d’une telle théorie tellement  ils sont contre-intuitifs.

La relativité induit une remise en cause de nos concepts spatiaux temporels qui ont tous été établis dans un référentiel purement terrestre qui est loin de représenter l’univers

La relativité restreinte (1905)

Une des conséquence de la relativité restreinte es la disparition de l’espace et du temps comme deux grandeurs indépendantes mais comme une grandeur unique appelée espace-temps. Ceci contredit la vision Newtonienne du temps et de l’espace dans la théorie de la gravitation universelle.

Connaissez vous une transformation de la matière (en termes de déplacement, de transformation, de changement d’état) qui n’implique pas une variation de temps  concomitante ? Moi pas !

Toute modification de la matière implique une modification de son espace et en parallèle un modification du temps. J’utilise les termes d’espace et de temps car ce sont les vocables couramment utilisés mais faudrait parler de distance et de durée qui sont les vrais valeurs qui nous sont accessibles.

De la même façon on ne peut concevoir de durée qui ne serait pas liées à une modification de la matière car l’univers ne peut être figé (par exemple la lumière ne peut s’arrêter de circuler)

Cette relation entre espace et temps n’est pas une relation de causalité, la cause précédant l’effet et non réversible. C’est au contraire une relation réciproque ou chacun participe entièrement de l’autre. Il s’agit d’une véritable fusion.

La relativité générale (1915)

Elle nous montre que matière et énergie peuvent être confondue en une seule grandeur qui n’a pas reçu de nom, mais que l’on pourrait nommer matière-énergie.

Ici encore, on ne peut concevoir de mouvement de la matière sans apport ou émission d’énergie

De façons similaire l’énergie ne peut se concevoir sans la matière qui lui donne son sens. Que serait une énergie qui n’aurait pas de matière pour la faire vivre. Énergie et matière sont donc une seule et unique grandeur dont la transformation est régie par la célèbre équation E=M*c2

Conclusion

Nous voici donc en présence de l’espace-temps et de la matière énergie, les deux grandeurs qui régissent l’univers. Quelles peuvent être leur relation ?

Temps et espace sont liés par une relation de réciprocité et sont dépendant l’un de l’autre. On peut écrire :

Temps = espace

Matière et énergie sont également lié par une relation de réciprocité car ils sont dépendant l’une de l’autre. On peut écrire : `

Matière =Énergie

Mais il existe un lien entre la matière et l’espace car c’est la matière qui défini l’espace. Toute modification de la matière implique une modification de l’espace et réciproquement. On peut donc écrire :

Matière = Espace

Soit donc que l’on peut écrire le grand cycle de la vie comme :

Énergie = Matière = Espace =Temps

Énergie /MatièreEspace/Temps
RéelVirtuel
PhysiqueMéta Physique

C’est le descriptif de la vie car tout changement d’un paramètre entraine une modification des autres, et la vie peut être vue, dans un univers relativiste comme la modification ininterrompue de la matière.

La vie est le mouvement de la matière

Peux-t-on voyager dans le temps ?

Le voyage dans le temps est l’un des « Marronniers » de la science-fiction, qu’il s’agisse de voyage dans le futur, dans le passé, ou dans les deux comme dans « l’héroïque fantaisie »

C’est, évidemment une grande interrogation, comme pour tous les sujets qui transcendent la condition humaine et qui mérite de s’y arrêter.

Le voyage vers le futur

La théorie de la relativité restreinte  développée par Einstein montre que, en théorie, cela serait possible. Si l’on étudie le paradoxe des jumeaux de Langevin, on peut le concevoir. Soit deux jumeaux, Pierre et Paul. Pierre part dans une fusée circulant à vive allure (de l’ordre de grandeur de la vitesse de la lumière) alors que Paul reste sur terre. Lorsque Pierre revient sur terre il a moins vieillit que son jumeau Paul. Il se retrouve dans ce qui est le présent pour Paul, mais qui devient son futur pour Pierre

Évidement si cela est théoriquement possible, restent deux écueils majeurs :

  1. Se déplacer à une vitesse voisine de celle se la lumière pour un périple aller-retour de quelques années lumières ne parait pas très réaliste de nos jours.
  2. D’autre part la théorie de la relativité restreinte n’est qu’une théorie, un modèle de l’univers qui comme tout modèle est imparfait et destiné à devenir u jour caduque. Tout peut être remis en cause.

Le voyage dans le passé

  1. Les équations physiques dépendantes du temps sont réversibles. Si dans une fonction du temps t on change t en -t, l’équation reste vérifiée. Cela impliquerait que, au nom de la physique, toute action dépendante du temps soit réversible et que l’on peut remonter le temps.
    Mais il existe un grand principe en physique c’est « le principe de causalité » qui exprime que toute cause doit précéder son effet. Remonter le temps viendrait à poser l’effet avant sa cause et violerai ce principe.
  2. Parlons du « paradoxe du grand père ». Supposons que je voyage dans le passé, que je rencontre mon grand père et que je le tue avant qu’il ait eu des enfants. Mon père ne serai pas né, et moi no plus. Comment aurais-je pu voyager dans le temps
    Une des réponses à ce paradoxe est, bien sûr que si je ne suis pas né il m’est impossible d’aller tuer mon grand-père. Mais le fait est que je suis bien né puisque je suis là et donc je peux aller tuer mon grand-père, etc. etc.
    C’est  un syllogisme qui se résout en acceptant simplement que le voyage dans le passé est impossible.
  3. Si je pouvais voyager dans le passé et faire une quelconque modification dans celui-ci, je modifierais le passé et donc ses conséquences dans le futur. Je créerais ainsi un nouveau futur différent de celui dont je viens, donc une nouvelle séquence de temps et un futur différent de celui dont je viens. Chaque voyage dans le temps créerais ainsi un nouveau monde, mais alors je n’aurais pas réellement voyagé dans le passé mais plutôt changé d’univers.
  4. Revenir vers son passée supposerait que celui-ci soit persistant, ce qui implique un temps et un espace persistant dont ne serions plus acteur (sauf au présent) mais spectateur puisque depuis notre présent nous pourrions envisage de visualiser un passé permanent.

Conclusion

Ne rêvons pas, le voyage dans le temps n’est pas pour demain. Le temps et l’espace n’existent que comme un « artefact » de l’évolution de l’univers, c’est à dire de la vie. Ce sont les mouvements dans l’univers qui impliquent, pour nous, la notion de temps (durée) et d’espace (distance). Sans « la vie » il n’y aurait ni temps ni espace car la vie est l’évolution de la matière. Or, la vie se déroule hors du temps, ou du moins dans un temps nul que l’on pourrait appeler le présent.

Voyager dans un temps qui n’existe pas … un grand fantasme !

La dilatation du temps et de l’espace

Pour un mouvement supposé linéaire l’équation du mouvement s’écrit :

L = V x D

L étant la distance parcourue

D étant la durée d’analyse

V étant la vitesse

Définissons :

Dt : comme le coefficient de dilatation du temps

Le : comme le coefficient de dilatation de l’espace

Pour Denis, dans le train l’équation s’écrit

L0 x Le0 = V x D x Dt0

Pour serge sur le quai

L1 x Le1 = V x D x Dt1

L1 étant plus grand que L0 nous en avons déduit que Dt1 était plus grand que Dt0 et donc que le temps s’était dilaté.

Mais nous aurions pu également conclure que c’était l’espace qui s’était dilaté et que Le1 était plus grand que Le0

On aurait également pu conclure que les deux possibilités se produisait concurremment, et que sous l’effet de la vitesse horizontale temps et espace étaient dilatés tous les deux, et donc que « l’espace / temps » se dilatait.

Faisons ici une digression sur notre système de mesure du temps et de l’espace. Nous avons choisi comme étalon de référence pour le temps la durée d’une rotation de la terre  sur elle même et pour l’espace une barre métallique unitaire. C’est une erreur d’avoir découplé la mesure du temps et de l’espace.

Si nous avions pris pour étalon de temps une rotation de la terre et pour étalon d’espace la circonférence de la terre, temps et espace auraient été couplé puisqu’à une rotation de la terre correspondait le même étalon de temps et d’espace. La notion « d’espace / temps » aurait été plus intuitive. Rappelons que tout mouvement implique, à la fois, une modification du temps  et d’espace.

Revenons à notre petite expérience. Rappelons au passage qu’il s’agit d’un exemple, d’une illustration, d’une représentation, comme toujours imparfaite et ne cherchons pas à lui faire dire plus qu’il ne dit.

Dans cet illustration, temps et espace sont susceptibles de se dilater (ou contracter) conjointement et l’on peut faire dire à ce modèle que c’est « l’espace / temps » qui se dilate en fonction de la vitesse. Ce phénomène serait donc une déformation de « l’espace / temps »

Qu’en advient-il pour les galaxies qui s’éloignent l’une des autres à très grandes vitesse. Elles déforment « l’espace / temps » en dilatant espace et temps. Donc dans leur déplacements ultra rapides elles engendrent un ralentissement du temps et une dilatation d l’espace. Tout se passe comme-ci elles s’éloignaient les unes des autres sans gagner ni sur le temps ni sur l’espace, donc en  en restant immobiles. L’illusion de la vitesse ne serait qu’une déformation de l’univers !

Dilatation du temps, paradoxe des jumeaux

Comme ne psychothérapie, avant de construire du nouveau il faut souvent détruire l’ancien.  De même, pour pouvoir apprendre il faut parfois apprendre à désapprendre !

Notre concept de temps est particulièrement flou puisqu’il mélange les notions de durées et celle d’histoire.

L’histoire : forme le passé comme une construction mémorielle de nos expériences et de nos connaissances. Il n’y a pas de notion de temps dans la notion de passé mais seulement un classement chronologique de nos souvenir vécus ou appris.

La durée : Ce que nous appelons couramment « le temps » est en fait « la durée » mesurée en termes d’étalon interne qui est la durée de la rotation de la terre sur elle-même, soit un jour (divisé en 24 heurs de 60 minutes chacune, elle même divisé en 60 secondes) ou encore la rotation de la terre autour du soleil représentant une année de 365 jours. Quand nous disons que nous sommes en 2024 nous ne fixons pas une date dans le temps mais une durée de 2024 rotations de la terre autour du soleil à partir d’une année zéro (année de la naissance de Jésus s’il a jamais existé !).

La durée est un notion relative qui compare le durée d’un événement à la durée d’un événement étalon, ce n’est qu’un simple rapport de comparaison sans unité et ne peut donc être une grandeur.

Mais la grande inconnue c’est la durée de notre unité. Quelle est la durée absolue de la rotation de la terre sur elle-même, en quelle unité la définir, est-elle une grandeur universelle ou peut-elle être multiforme ?

Cette question a été répondue en 1905 par Einstein dans sa théorie de la relativité restreinte. Cette variable qu’il appelle temps est élastique : elle dépend de la vitesse de déplacement de l’objet en référence et du champs de gravité qui l’entoure.

C’est pour le moins une notion contre intuitive.

Nous avons l’habitude de considérer que notre temps est universel, qu’une seconde dans mon super marché vaut une seconde dans un avion, ou une seconde sur Mars. C’est cette notion qu’il va falloir chasser de notre esprit, car si elle est valable dans notre micro monde terrien elle n’est qu’une approximation et se trouve totalement fausse dans l’univers. Nul ne sait combien dure une seconde dans l’univers.

Essayons par un exemple simplifié d’en rendre compte :

Supposons deux amis. Serge est sur le quai de la gare et regarde passer un train dans lequel est assis Denis

Denis tient dans sa main une balle en caoutchouc qu’il lâche. Elle rebondi et revient dans sa main. (Figure 1)

La balle fait un trajet de 1m aller et retour dans un temps (durée) de 1 seconde terrestre.

Serge regarde passer le train et voit la balle suivre une tout autre trajectoire, en raison du déplacement du train. (Figure 2)

Manifestement dans le référenciel de Serge (sur le quai) la balle décrit un trajet plus long que dans le référenciel de Denis (dans le train).

Pourtant les événement s simultanés et on donc la même durée apparent (1 seconde) et la balle a dans les deux cas la même vitesse verticale. Comment peut-on dans ces condition avoir des parcours de longueur différente dans les deux référenciels.

C’est du au fait que des les deux cas l’unité seconde est relative, évaluée sur terre en référence à la rotation de la terre, Elle n’a pas la même durée dans l’absolu, dans le référentiel immobile et le référenciel en mouvement.

Pour un objet en mouvement le temps (la durée) se dilate et s’écoule plus lentement, alors que pour l’objet immobile (pardon de comparer Serge et Denis à des objets !) le temps (la durée) semble être plus contracté.

Dans un référenciel en mouvement le temps (la durée) est dilaté et se déroule plus lentement que dans un référenciel moins dilaté. Plus la vitesse d’un objet est grande et plus son temps (sa durée) est ralenti. Pour un objet se déplaçant à la vitesse de la lumière le temps serait figé et ne s’écoulerait plus … un chem : in vers l’immortalité !

Cette assertion est totalement contre-intuitive, mais tout vient de notre mauvaise interprétation de la notion de durée. Nous l’avons définie comme relative dans notre univers terrestre mais nous l’avons cru universelle  pour les autres mondes.

On peut alors approcher le problème des jumeaux tel que l’a proposé Langevin.

Deux jumeaux e 20 ans sont sur terre. L’un des jumeaux reste sur terre, l’autre embarque dans une fusée circulant à une très grande vitesse. La fusée fait un aller et retour sur plusieurs centaines d’années lumières. Au retour le jumeaux resté à terre a, par  exemple 32 ans et le jumeau qui a circulé dans la fusée a, par exemple 29 ans.

La valeur du temps (la durée) n’est pas universelle. Elle dépend de la vitesse de l’objet (et également des forces de gravités qui l’entourent)

Nous avons raisonné comme-ci la terre était le centre du monde alors qu’elle n’en est qu’un microcosme !

L’utopie de l’égalité entre les humains

Faisons d’abord un petit rappel sur la construction de la conscience humaine

Un être humain  construit son identité en se situant, se positionnant par rapport aux individus, aux situations qu’il rencontre. C’est en jugeant, analysant les situations auxquelles il est confronté par rapport à ses acquis culturels, moraux, ses connaissances, qu’il développe sa conscience et construit son identité. C’est ce qui défini chacun d’entre nous comme un être unique identifiable entre tous.

A sa naissance le bébé à peu d’expériences. Quelques sensation intra utérine, des relations à sa mère (odeur, voix, quelques gestes, un vague image). Il na encore pratiquement aucune identité (autre que sa morphologie qui est une identité extérieure C’est en se situant par rapport à son environnement et en confrontant ses valeurs acquise à la nouvelle situation qu’il va définir son positionnement vis à vis de toutes situations et enrichir sa conscience et progresser dans son identité

Au cours de sa vie, à chaque situation nouvelle nouveau positionnement et. enrichissement de la personnalité.

Le point de rupture est l’adolescence ou l’enfant va abandonner  le référencement à travers ses parent  pour passer à ses propres repères et sa propre vision de la vie. C’est une période de flottement, bien connue à l’adolescence, en attente d’une construction de la conscience solide.

On comprend que l’être humain à besoin de se positionner en permanence pour éviter ce sentiment de flottement qui nous submerge en cas de déficit d’identité (et qui confine à une sorte d’angoisse sourde).

Ce besoin de positionnement induit, inévitablement, une hiérarchisation des valeurs, et des êtres humain

Le besoin de sécurité à travers des repères bien établit entraine le besoin de repères, de  positionnement et donc une hiérarchisation. C’est ce que l’on observe dans tous les groupes humains, voire animaux.

Supposons que par un coup de baguette magique tous les êtres humains se retrouvent, un jour, avec le même patrimoine, le même revenu, il ne se passerai pas trois mois avant que ne ce dessinent de nouvelles inégalités. Ainsi va le monde.

L’égalité entre les humains est un concept totalement dépourvu de sens. Si deux êtres sont strictement égaux dans un domaine, ils seront différents dans des milliers d’autres … une hiérarchisation se produira inévitablement.

L’égalité entre les humains ne peut se produire que vis à vis d’un même concept extérieur  … par exemple l’égalité devant la loi, ou devant le climat et encore avec des réserves dues à la capacité d’adaptation de chacun devant la loi ou le climat.

L’égalité des êtres humains entre eux est donc une totale utopie, un objectif plus qu’un but, un « saint graal » que l’on recherche en sachant qu’il n’existe pas !

Faut-il fuir l’utopie, Certainement pas car elle donne un sens à notre vie, c’est un moteur de l’action donc de la vie. Par contre elle ne doit pas être une illusion qui nous masque la réalité.

Courrons après l’’utopie en ayant conscience qu’on ne la rattrapera jamais !

la représentation de la vie

On peut représenter la vie comme les transformations subits par  la matière sous l’influence de l’énergie. Il en existe bien sur une infinité d’autres définitions, mais celle-ci est la mienne, en cohérence avec la théorie de la psychologie relativiste. Cependant cette vision ne serait rien sans une capacité d’en donner une représentation manipulable par notre conscience. Être conscient des choses c’est pouvoir en donner une représentation, une image, sous une forme codifiée et donc décryptable et échangeable.

Notre vision du monde suppose donc une ou des clés de cryptage, paramètres de base de cet univers codifié.

Les humains ont choisit depuis la nuit des temps deux grandeurs fondamentales : le temps et l’espace. En fait, le temps n’existe pas en soi et n’est qu’un corolaire à toute modification de l’espace. L’espace, lui, n’est que la perception que l’on peut avoir de son environnement. Cet espace évolue avec les déplacements, concomitamment avec le temps.

Les grandeurs utilisées pour représenter mon univers ne sont donc pas le temps et l’espace (dont on ne peut avoir conscience) mais la durée et la distance, deux grandeurs relatives qui peuvent servir de base à la représentation de la vie. La durée est, par exemple une rotation de la terre sur elle-même (dont on ignore la valeur absolue) et la distance le mètre étalon (dont on ignore la longueur absolue). Qu’importe cette ignorance si ces grandeurs nous permettent de construire une représentation de notre monde (si relative qu’elle soit !)

Dans ce modèle, la durée représente l’évolution, et la distance sa représentation, les deux ne pouvant être séparés (espace-temps).

Comme pour représenter toute grandeur relative, pour représenter la durée et la distance il nous faut une origine, une fin, et une unité étalon. Nous avons ces unités étalon (rotation terrestre et mètre). Comment peut on définir origine et fin. L’origine peut être le moment présent dans lequel la matière est dans un certain état. Pour avoir un deuxième point il nous faut faire appel à une propriété des humains : La capacité mémorielle ! C’est elle qui va nous fournir le deuxième point. C’est dans notre mémoire passée ou prévisionnelle que nous allons retrouver le souvenir d’un état passé et pouvoir représenter le mouvement, la vie, dans notre conscience.

C’est certainement cette capacité de se représenter sa vie, donc de la manipuler, de se souvenir, donc de prévoir, qui donne à l’humain sa supériorité sur l’animal. L’humain peut gérer sa vie (ou du moins en  avoir l’impression) alors que l’animal la subit et s’y adapte.

Sans capacité mémorielle il n’y aurait pas de conscience de la vie. Nous serions toujours immobiles au moment présent et à l’endroit présent sans que rien ne bouge ou ne change.

Conclusion

La vie est un phénomène curieux dont nous sommes à la fois acteur et spectateur. Acteur parce que c’est de notre vie qu’il s’agit, et spectateur parce que nous n’en vivons que la représentation que nous pouvons en produire. Nous vivons se paradoxe d’être un acteur inconscient, passif, mais un spectateur actif car nous tentons d’en orienter le destin.

En bref, a la question : « c’est quoi la vie ? » la réponse : « serait nul ne le sait, mais on peut en donner une représentation qui nous donne l’impression de pouvoir la gérer ! »

C’est quoi la vie (1) ?

On peut définir la vie comme les transformations subits par  la matière sous l’influence de l’énergie. Il en existe bien sur une infinité d’autres définitions, mais celle-ci est la mienne, en cohérence avec la théorie de la psychologie relativiste. Cependant cette vision ne serait rien sans une capacité d’en donner une représentation manipulable par notre conscience. Être conscient des choses c’est pouvoir en donner une représentation, une image, sous une forme codifiée et donc décryptable et échangeable.

Notre vision du monde suppose donc une ou des clés de cryptage, paramètres de base de cet univers codifié.

Les humains ont choisit depuis la nuit des temps deux grandeurs fondamentales : le temps et l’espace. En fait, le temps n’existe pas en soi et n’est qu’un corolaire à toute modification de l’espace. L’espace, lui, n’est que la perception que l’on peut avoir de son environnement. Cet espace évolue avec les déplacements, concomitamment avec le temps.

Les grandeurs utilisées pour représenter mon univers ne sont donc pas le temps et l’espace (dont on ne peut avoir conscience) mais la durée et la distance, deux grandeurs relatives qui peuvent servir de base à la représentation de la vie. La durée est, par exemple une rotation de la terre sur elle-même (dont on ignore la valeur absolue) et la distance le mètre étalon (dont on ignore la longueur absolue). Qu’importe cette ignorance si ces grandeurs nous permettent de construire une représentation de notre monde (si relative qu’elle soit !)

Dans ce modèle, la durée représente l’évolution, et la distance sa représentation, les deux ne pouvant être séparés (espace-temps).

Comme pour représenter toute grandeur relative, pour représenter la durée et la distance il nous faut une origine, une fin, et une unité étalon. Nous avons ces unités étalon (rotation terrestre et mètre). Comment peut on définir origine et fin. L’origine peut être le moment présent dans lequel la matière est dans un certain état. Pour avoir un deuxième point il nous faut faire appel à une propriété des humains : La capacité mémorielle ! C’est elle qui va nous fournir le deuxième point. C’est dans notre mémoire passée ou prévisionnelle que nous allons retrouver le souvenir d’un état passé et pouvoir représenter le mouvement, la vie, dans notre conscience.

C’est certainement cette capacité de se représenter sa vie, donc de la manipuler, de se souvenir, donc de prévoir, qui donne à l’humain sa supériorité sur l’animal. L’humain peut gérer sa vie (ou du moins en  avoir l’impression) alors que l’animal la subit et s’y adapte.

Sans capacité mémorielle il n’y aurait pas de conscience de la vie. Nous serions toujours immobiles au moment présent et à l’endroit présent sans que rien ne bouge ou ne change.

Conclusion

La vie est un phénomène curieux dont nous sommes à la fois acteur et spectateur. Acteur parce que c’est de notre vie qu’il s’agit, et spectateur parce que nous n’en vivons que la représentation que nous pouvons en produire. Nous vivons se paradoxe d’être un acteur inconscient, passif, mais un spectateur actif car nous tentons d’en orienter le destin.

En bref, a la question : « c’est quoi la vie ? » la réponse : « serait nul ne le sait, mais on peut en donner une représentation qui nous donne l’impression de pouvoir la gérer ! »

L’IA et psychologie relativiste

L’intelligence artificielle et la psychologie relativiste sont fondées sur une représentation similaire de la conscience et du fonctionnement du cerveau, à savoir : des pavés d’information liés entre eux par des relations logiques de dépendance.

  1. Dans l’intelligence artificielle les ilots d’informations prennent leur sens et leur valeur grâce aux relation de comparaison que l’on peut établir entre eux. C’est en scannant ce réseau logique de liens que l’IA permet de dégager un sens universel à la compilation des textes explorés. C’est une analyse statistique des probabilités de pertinence qui permet, dans un foisonnement de propositions de dégager celles qui ont la meilleur probabilité de pertinence
  2. Dans la psychologie relativiste l’information est faite des images mentales mémorisées dont le sens et la valeur sont définies par les relations logiques de comparaison qui les réunissent. C’est en scannant ce réseau logique que notre cerveau peut intégrer ses nouvelles expérience à leur juste place dans le réseau existant ou rechercher une information.

La structure du modèle de la mémoire sont donc identiques dans l’IA et la psychologie relativiste. Néanmoins il existe également des différences fondamentales qui expliquent pourquoi, aujourd’hui l’IA ne représente pas la conscience de l’humain

  1.  Le formalisme. La mémoire de l’intelligence artificielle est composée d’éléments cognitifs qui vont être des textes, de images modélisées et codifiées aux formats informatiques (.JPG, .png, .tiff …)  des sons modélisés aux formats informatiques (.mp3 …), donc des éléments factuels  codifiés sous forme de 1 et de 0
    Au contraire la mémoire humain peut stocker des éléments non formels et non codifiés comme des odeurs, des impressions des émotions (la moiteur d’un soir d’orage, la fraicheur d’un sous-bois, l’humeur d’une personne, l’ambiance d’une réunions), autant de chose que l’IA ne peut pas conserver (même si elle peut en conserver la description formalisée)
    notons que en ce qui concerne les images, formes et couleurs peuvent être modélisées (table Pantone des couleurs) pour les sons également ils sont modélisable par l‘écriture musicale … et donc proche de lIA
  2. Le raisonnement. Logique  Le raisonnement de l’IA est basé sur ses connaissances cognitives. Tout peut se comprendre et s ‘expliquer (pour peu que l’on ait connaissances des algorithmes qui la gèrent). On peut dire, en quelque sorte, que pour l’IA (comme pour le Don Juan de Molière) : « deux et eux sont quatre ! »
    il en est différemment pour l l’intelligence  humaine. Nous savons gérer « l’à peu près », le « presque mais pas tout à fait », nous jonglons avec l’incertitude. Le sens des mots n’est pas exactement le même pour chacun d’entre nous et pourtant nous nous comprenons, nous avons tous des visions différentes du monde et pourtant nous vivons ensemble, nous ne savons pas toujours exactement pourquoi nous agissons et pourtant nous avançons. La gestion de l’art du flou est la grande force de l’être humain.
    On retrouve, avec l’IA, l’utopie d’Auguste Comte et des positivistes qui pensaient que la science libérerait l’homme de toutes les contraintes, ou encore le debat opposant Niels Bohr partisan du principe d’incertitude dans la théorie quantique et Albert Einstein prétendant qu’une théorie qui repose sur l’incertitude  n’es pas au point. L’histoire a donné raison à l’incertitude.
    L’IA a ce côté technocratique dont on doit se méfier car toute certitude conduit à l’autoritarisme
  3. La capacité de rêve. De par sa vision technocratique du monde l’IA s’interdit de franchir les limites logiques de la raison pure. Elle va donc, contrairement à l’esprit humain, être incapable de produire du rêve ou de l’utopie. Ce sont pourtant les deux grands moteurs de l’action et de la créativité des êtres humains. Comment innover sans être poussé par une bouffée d’utopie, comment inventer si on ne croit pas en ce qu’on pourrait faire.
    Pensons bien que l’intelligence humaine se forme au cours d’une vie. On est d’abord bébé, puis enfant, ado, jeune adulte, adulte, et enfin vieillard. Ce vécu complexe nous forge une identité tout en nuances, en contradiction, autant basée sur l’émotion que sur la raison. Rien à voir avec une IA conçue par des adultes pour des adultes. Pensez-vous qu’une IA puisse discuter, à son niveau, avec un enfant de 6 ans ?
  4. L’intelligence. ChatGPT est une invention prodigieuse dans sa capacité à explorer une énorme base de données et à dialoguer avec les humains dans leurs langages. Mais que l’on ne si trompe pas ChatGPT est une mémoire prodigieuse, mais ce n’est pas une intelligence. En effet, l’intelligence humaine est capable de filtrer les données qu’elle accumule, elle les valorise ou dénigre, elle les sélectionne ou les élimine (chatGPT fait cela mais sur une base statistique et non à partie d’une échelle de valeurs personnelle.). De plus l’intelligence humaine choisi, décide, et prépare une stratégie d’action. Une intelligence doit avoir une identité qu’elle s’est forgé elle-même au hasard de ses expériences.
  5. La pensée universelle. L’IA compile des informations venus de tous bords, de toutes sensibilités, de tous les horizons. Elle en produit une compilation statistique qui a valeur universelle. A divers interlocuteurs qui lui posent la même question elle fournira la même réponse.
    l’esprit humain réagit très différemment sa réponse sera nuancée en fonction de l’interlocuteur. Selon son statut social, son niveau de culture, ses convictions politiques, son âge, l’empathie ou l’antipathie que on lui porte, la réponse pourra varier et pourra même comporter une partie de mensonge !
  6. La morale. Pourra avoir une position, une évaluation des événements (nécessaire pour « matcher » l’intelligence humaine) Il faudra doter l’IA d’une morale. « oui, mais laquelle ? »
    soit l’IA construit elle-même sa propre morale et dans ce cas elle sera dotée d’une « morale statistique » qui sous couvert de plaire à tout le monde sera vilipendée par tous.
    soit on fournit à l’IA une morale « clé en main » et on s’oriente vers la « pensée unique » ou bien on développe différentes IA accédant aux même données mais avec des visions morales distinctes. Une IA de gauche, une IA de droite, une IA catholique, une IA musulmane, une IA sportive, Une IA culturelle …
  7. Les pathologies. Comme toutes consciences l’IA développera ses propres pathologies que l’on pourra appeler bugs. Une intelligence artificielle malade est un danger pour tous si on ne la diagnostique pas. Ces bugs peuvent être de diverses sortes
    — Collecte d’informations erronées dans la base de données (analogie avec la construction de liens erronés dans la conscience àTocs et mal-être)
    — Mauvaise relation entre les données (fragmentation de la conscience)
    — Trop grande rigidité dans l’application des règles (narcissisme et paranoïa)
    Devra-t-on inventer des psychiatres pour intelligence artificielle ?

L’IA  s’avère devoir être un outils formidable dans les domaines technique et statistique (retombées fantastique en médecine), mais ne soyons pas tenté d’être des Prométhéens ou des Sisyphe, voyons dans l’IA un formidable outil de progés, mais pas une nouvelle nature.

Espace et temps, une même variable

L’espace et le temps ont été théorisés par Isaac Newton (1787) comme deux entités « métaphysiques » dans lesquelles  évoluerait la matière. En 1905-1915, Albert Einstein propose de réunir ces deux grandeurs dans une variable unique l’espace-temps. De nos jours nous vivons encore, dans la vie courante, selon la représentation Newtonienne : Le temps s’écoule indéfiniment et l’espace est infini   

Mais il est possible également d’arriver à la conclusion d’Einstein, non par le truchement des équations physiques (ce dont je serai incapable) mais par une simple réflexion philosophique accessible à toute personne de bon sens et prête à se remettre en cause.

La vie

Posons que « la vie » c’est le mouvement, la transformation, l’évolution. Ce qui ne remplis  pas ces critère est inerte et non vivant. Cette vie a deux paramètre fondamentaux, le temps et l’espace.

Le temps et l’espace

Nous n’avons pas de représentation du temps, mais celui-ci peut être représenté par la durée. C’est une grandeur relative puisqu’elle compare une durée quelconque à une durée étalon qui est la durée d’une rotation de la terre autour du soleil fixée arbitrairement comme une année. Mais, évidemment, nous n’avons aucune idée de combien dure cette révolution. Notre notion du temps n’est pas absolue mais relative

Nous n’avons pas également de représentation de l’espace, mais celui-ci peut être représenté par la distance. C’est une grandeur relative puisqu’elle compare une distance quelconque à une distance étalon qui est le mètre : initialement une barre de métal dont la longueur a été fixée à 1 mètre. Évidement nous ne savons pas dans l’absolu combien mesure 1 mètre. Notre notion de l’espace n’est pas absolue mais relative.

La représentation du temps et de l’espace

Comment représentons-nous le temps. Il y a celui que nous appréhendons, c’est à dire l’instant présent. Il a une durée infiniment petite puisque à peine apparaît-il qu’il disparaît. De fait il n’existe jamais. Mais en rassemblant nos souvenirs, nos expériences, nos apprentissage nous pouvons construire une chronologie des événements, en termes d’avant / après, en termes de causes / effets qui nous brosse une fresque du temps dans le passé ou dans le présent. Cette construction, toute intellectuelle, ne contient cependant que les éléments connus de nous et non l’ensemble de ce qui serait envisageable. Le temps n’es donc pas universel mais dépend de l’observateur. A chacun son histoire, à chacun son temps.

Maintenant comment représentons-nous l ‘espace. Il y a l’espace immédiat, celui que nous appréhendons autour de nous. Notre environnement qui bien sûr n’est pas tout l’espace. Mais nous pouvons nous faire une représentation topologique de cet espace à partir de nos souvenirs, de nos expériences et de nos apprentissages. Une gigantesque carte en trois dimensions. Cette carte ne renferme que ce qui est connu de nous. C’est une représentation intellectuelle de l’espace qui nous est personnelle. A chacun sa carte, à chacun son espace.

La relation entre le temps et l’espace

Y a-t-il maintenant une relation entre temps et espace ?  

L’espace et le temps évoluent toujours ensemble. Toute modification de l’espace implique une durée. Inversement, dans un espace figé, ou il ne se passe rien le temps et également figé (ce qui est normal puisque l’étalon de durée qui est la rotation de la terre autour du soleil n’existe plus)

Les variations du temps et de l’espace sont concomitantes, elles sont si intimement liées que ce couple n’est en fait qu’une seule et unique variable de la vie

Conclusion

On peut dire que temps et espace ne sont qu’une unique variable. On doit donc oublier la représentation Newtonienne à deux variables pou s’en tenir à la vision d’Einstein de l’espace-temps. C’est un exercice difficile tant notre vision du monde et construite sur la vision du temps qui  s’écoule et  de l’espace réceptacle statique d’un monde en mouvement.

J’ai testé chatGPT

Pour me faire une petite idée de ce que peut m’apporter chatGPT, dans le domaine de la connaissance, de la création, ou de la prise de décision.  je me suis livré à quelques petit test en lui posant un certain nombre de question de nature diverses.

Les victoires de Napoléon

Napoléon Bonaparte est l’une des figures les plus emblématiques de l’histoire de la France et de l’Europe, en grande partie en raison de ses nombreuses victoires militaires et de son rôle dans la restructuration politique de l’Europe au début du XIXe siècle. Voici quelques-unes de ses victoires les plus célèbres :

  1. Bataille de Marengo (1800) : Cette bataille a eu lieu en Italie, où les forces françaises dirigées par Napoléon ont vaincu les Autrichiens …

Un exposé très exhaustif des diverses batailles victorieuse de Napoléon

Doit-on interdire l’Abaya à l’école ?

En tant qu’assistant, je n’ai pas d’opinion personnelle. Les politiques concernant l’uniforme scolaire, y compris les vêtements religieux tels que l’Abaya, varient d’un pays à l’autre et d’une école à l’autre. Il est préférable de consulter les règles et réglementations spécifiques de l’école ou du pays concerné pour obtenir des informations précises sur ce sujet.

Voilà une réponse qui « ne mange pas de pain » un constat sans grand intérêt

Un délinquant hors la loi doit-il encore être protégé par la loi qu’il bafoue ?

En général, les lois et les systèmes juridiques visent à protéger les droits de tous les individus, y compris les délinquants présumés ou condamnés. Cela découle de principes fondamentaux de la justice et de l’État de droit. Voici quelques raisons pour lesquelles même les délinquants sont généralement protégés par la loi :

Présomption d’innocence …

 Droits fondamentaux : droit à un avocat, le droit de rester silencieux, le droit à un procès équitable et le droit à une défense équitable …

Prévention de l’abus de pouvoir …

 Réhabilitation …

 Justice équitable …

En résumé chat GPT se contente d’énumérer les droits et recours offert par notre justice à tout justifiable, mais aucune réponse à ma question

Un narcissique peut-il facilement devenir paranoïaque ?

Il est possible pour un narcissique de développer des traits paranoïaques, mais cela dépend de la personne et de la gravité de son narcissisme. La relation entre le narcissisme et la paranoïa peut être complexe et peut varier d’un individu à l’autre. Voici quelques points à considérer :

    Narcissisme et paranoïa sont des traits distincts : Le narcissisme est caractérisé par un sens excessif de l’importance de soi, un besoin constant d’admiration et un manque d’empathie envers les autres. En revanche, la paranoïa implique une méfiance excessive envers les autres, des soupçons injustifiés, et la croyance que les autres complotent contre soi.

En résumé une petite énumération, «  une petite question de cours » sur le narcissisme et la paranoïa

Conclusion

Après un certain nombre d’investigation j’arrive à l’analyse suivante :

  1. chatGPT est véritablement une intelligence en ce sens qu’il est capable (comme si il le lisait) d’interpréter un texte littéral pour lui donner du sens. C’est déjà prodigieux
  2. Il et capable de retranscrire « sa pensée » en un texte en Français (je n’ai pas essayé d’autres langues) d’une qualité remarquable tant sur le plan du vocabulaire que de la syntaxe. C’est un des éléments de l’intelligence.
  3. Il est capable de remarquablement « compiler » les données qui lui sont accessibles pour produire un texte clair et ordonné.
  4. Il ne veut pas prendre de décisions, prendre parti, hiérarchiser les données ni les critiquer.
  5. C’est un magnifique archiviste auquel peu de choses échappe, un merveilleux outil pour les rédacteurs
  6. Il a accès à toutes les données informatisées mais ne peut « fouiller » dans les livres et les papiers.
  7. Il ne peut authentifier la crédibilité des données qu’il traite
  8. ChatGPT est un outil de l’intelligence artificielle, mais il n’est pas toute l’I.A., celle-ci a d’autres possibilités de réflexion qui dépassent ce logiciel, notamment dans le domaine de la validité des données, de leur hiérarchisation, et de la prise de décision qui  en découle.

Abaya … promis aprés j’en parle plus

La polémique sur le port de l’Abaya est le type même des discussions stériles par essence. Les querelles portent « à coup de mots » dont on ne cerne pas la définition. C’est un bon exemple pour en parler.

Avant de « balancer » des mots dans un débat, encore faudrait-il se mettre d’accords sur ce qu’ils veulent dire … et ce n’est que trop rarement le cas. Je ne suis pas trop pour la technocratie et le triomphe de la raison, mais lorsque que l’’on veut polémiquer, argumenter par la raison et pour avoir raison il faut bien mettre son affect en veilleuse et parler précis.

Prenons quelques exemples.

ABAYA : Il s’agit d’un vêtement traditionnel de très vieille origine Bédouine (pense-t-on). Ce vêtement féminin, long, ample est le BA BA du costume primitif. Toutes les civilisations ont commencer par porter ce type de vêtement car c’est le plus intuitif dans la création et la confection d’une protection contre le froid, le chaud … ou le regard. En ce sens il s’agit d’un banal attribut féminin. Mais la polémique s’ouvre. L’extrême droite veut y voir un costume religieux (dans son désir de « casser de l’arabe ») l’extrême gauche veut y voir un costume civile (pour satisfaire son élan wokiste). Dans les fait, dans le strict cas de notre polémique, il s’agit d’un vêtement civil porté à fin d’identification religieuse. Comme il y a des armes par nature et des armes par destination, il y a des vêtement civil par nature et religieux par destination.

La difficulté est que pour parler de « par destination » il faudrait plonger dans le cerveau de celle qui l’affiche ! on n’est donc plus dans la certitude mais dans l’estimation. Certains vont y voir un désir de grand remplacement islamique, d’autres une recherche d’identité d’adolescent en recherche de repères, un réaction à un environnement, pourquoi pas une mode d’adolescents ! Bref on ne peut que spéculer sur les intentions réelles de ces jeunes filles. Conclure à leur place me paraît intellectuellement malhonnête.

VETEMENT RELIGIEUX : Qui sait précisément ce qu’est un vêtement religieux. Pour moi cela reste très flou. On peut considérer que les vêtements liturgiques portés par les prêtres, moines, des diverse religions sont de nature religieuse. Ce genre de « déguisement » est présent dans quasi toutes les religions. De super kitsch chez les orthodoxes à très minimalistes chez les musulmans et les protestants. Il s’agit de sorte d’uniformes religieux puisque réservés aux religieux.

Parlons maintenant de vêtement religieux portés par des laïcs (pris ici non dans le sens commun mais comme désignant les fidèles non ordonnés ou assumés prêtres). Chez les Juifs on retrouve le « Talith » (pour faire très court un écharpe à franges) assurément de nature religieuse et d’autres attributs qui sont plus signe d’appartenance (Chapeau noir, papillotes et Kipa). C’est une communauté ou le religieux et le civil sont encore très imbriqués. Dans les autres religions ces types de vêtement sont rares. L’Abaya n’est, stricto sensu pas un vêtement religieux. Pourtant pour raisons diverses et divergentes il est considéré par l’extrême droite, et, peut-être, par les jeunes filles qui veulent le porter comme  l’affirmation d’une appartenance religieuse. Pour l’extrême gauche il est symbole de liberté et d’émancipation. Pour les féministes c’est le symbole de la femme esclave !  Allez vous faire une idée. Quand on commence, à des fins politiques, de tenter d’objectiver un ressenti subjectif on n’est plus dans le domaine de la raison  

LAICITE : Une notion assez floue puisque l’on est obligé de parler de « laïcité à la Française » différente des laïcités Anglaises, Américaines ou autres. Le consensus dans notre pays est, non la tolérance, mais l’acceptation de la pratique toutes les religions sur le territoire dans la mesure où elles respectent les lois de la république. Liberté chérie, liberté religieuse. Là encore quelques nuances. En France la presse et l’expression sont dites libres. Ce n’est pas tout à fait vrai, elles sont plutôt régulées, certes de façon très libérale, mais pas totalement libre. Interdiction des paroles antisémites, raciste, homophobes, pédophiles, obscènes, ou pouvant troubler l’ordre public. Il en est de même pour les religions, libres mais régulées, de façon sensiblement analogue et pour les même raison que la presse.

La France se veut une république laïc Elle doit se comporter comme telle et en assumer toutes les conséquences !

ECOLE LAIQUE : L’école, issue et gérée par la république ne peut être que laïques. L’école républicaine est par nature même, laïque. En France il n’y a, de fait, que l’école et les écoles confessionnelles, non gérées mais régulées par la République. Pourtant notre école est moins laïque que la république dont elle est issue. Les signes qui pourraient rappeler une appartenance religieuse sont acceptés dans la cité mais interdite à l’école. Vous pouvez porter Kipa, Croix, Croissant, dans la rue, au cinéma, au stade, dans une foule … mais pas à l’école. Professeurs et élèves, bien que représentant de l’élite intellectuels de la nation, sont-ils des sous citoyens avec moins de liberté que les autres ?

L’ENSEIGNEMENT LAIC : Le contenu  de notre enseignement est assez largement ouvert à tout. On n’exclu pas un théorème par qu’il a été émis par Einstein ou Averroès. L’enseignement de la littérature étant essentiellement axé sur les classiques Français, donc d’obédience catholique. Il ne s’agit en aucun cas d’atteinte à la laïcité mais d’un simple état de fait. Notre littérature ne s’est vraiment dégagée de la culture catholique qu’à partir du XVI ème avec Voltaire, Montesquieu, Rousseau, D’Alembert, Zola, Balzac, Hugo … jusqu’à Sartre et Camus. Un point faible reste la philosophie qui ne peut s’envisager sans la notion basique de religions. Il y a là un gros efforts à faire. la métaphysique reste le fondement de toute philosophie, et de toutes religions. Apprendre à connaître les croyances des autres serait un grand pas pour les accepter.

CONCLUSION : Cette polémique sur l’Abaya certes stérile et surtout mal emmanchée doit nous servir de réflexion. On voit bien comment ces notions sont floues et les discours sans assises. Comment voulez vous vous mettre d’accord alors que vous ne parlez pas la même langue. Nos politiques sont les rois pour parler pour ne rien dire dans des dialogues de sourd sans rime ni raison. Ne nous laissons pas berner par ces diarrhées verbales, ces débats du café du commerce. Parler de religions sans les connaitre et surtout sans les respecter pour ce qu’elles sont n’est pas digne. Avant de « dégoiser » sur les éventuelles dérives de telle ou telle religion apprenons à les évaluer.

Maudite certitude, maudite vérité

C’et un besoin inhérent à l’être humain que celui de se positionner et donc de se trouver des repères. Le temps est un positionnement chronologique, les distance, les angles un positionnement dans l’espace, la hiérarchie nous situe dans un groupe, le jugement nous positionnent par rapport à un interlocuteur, la morale par rapport aux faits sociétaux. Dans notre monde tout est relation de positionnement. C’est également visible chez les animaux qui vivent en meutes, en troupeau, en colonies, ou en familles.

Ce positionnement sert à nous définir par rapport aux autres et à construire notre identité. Celle-ci représente ce qui nous est propre et nous identifie parmi nos semblables.

Une difficulté de positionnement est un trouble à l’identité, une difficulté à nous situer dans notre environnement. Cette perte de repères est génératrice d’angoisse qui peut tourner à l’anxiété ou à la dépression.

Plus nos repères sont stables et plus notre identité est forte, et meilleur nos sentiment de sécurité. Sur le plan personnel c’est un apport à notre équilibre car ces repères rigides, fixes, nous donne un fort sentiment de certitude, des convictions fortes, et une confiance absolue en nos opinions.

Ce qui est un plus sur le plan personnel peut devenir un obstacle dans la vie sociale ou nous sommes obligés d’entretenir des relations avec les autres.

En effet la profonde confiance en ses convictions se traduit par un sentiment d’assurance, de certitude et c’est la ou le bât blesse ! Nous flattons notre narcissisme pour mieux exister. La certitude des uns ne fait pas forcement le bonheur des autres.

L’archétype des certitudes ce sont évidemment les religions. Chaque civilisation a eu ses dieux et la religion qui  en découle. Ces civilisations ont vécues un certain temps, puis ont disparues entrainant dans leur déclin la mort de leurs dieux considérés immortels. C’est le destin de ces immortels que de périr un jour !

La religion est la certitude absolue. Si dieu l’a dit alors il faut si tenir. Le problème est que le dieux ne disent pas la même chose et que leurs injonctions sont souvent contradictoires et bien souvent prosélyte : « Allez convertir les non croyants ! » Ceci a généré des innombrables massacres au nom de la certitude. Catholiques contre musulmans (croisades), Catholiques contre protestants ‘(Guerres de religions), Juifs contre musulmans (Palestine), Chrétiens contre Juifs (antisémitisme), Chintoïstes contre musulmans (Ouïgours), Sunnites contre le chiites … etc. etc. la liste est sans fin.

Pourtant le cimetière de ces immortels est bien garni :

Amon Ra, Isis, Osiris (Égypte)

Bêl, Mardu. Autant de représentations de la matière qui n’ont strictement rien à voir les unes avec les autres (Mésopotamie)

Ana, Dagda (Celtes)

Jupiter, Minerve, Vulcain (gréco Romains)

Odin, Thor (Vikings)

Hanb KU, Kukulkan (Mayas)

Grnd Manitou (mohicans)

Mahéo (Cheyennes)

Et des milliers d’autres qui ont sombré corps et biens avec les civilisations qui les ont inventées. Pourtant à leurs époques ces dieux étaient adorés, vénérés, honorés avec la même ferveur et la même certitudes que nos dieux actuels. Alors pourquoi tant de ferveur et de haine pour des idoles qui ne passeront pas le temps. Généralement les dieux vivent entre quelques siècles et quelques millénaires, Ont peut donc s’interroger sur l’espérance de vie de nous dieux actuels qui ont entre 1500 ans (Allah), 2000 ans (Jésus), 2500 ans (Bouddha) ,4000 ans (Yahvé), et plus (Brahma, Shiva, Vishnou), ils sont tous condamnés à terme … profondément humain !

L’autre certitude archétypale sont les idéologies. Elles sont aussi dangereuses qu’éphémères. Les plus récentes comme le Nazisme, le Communisme, le Capitalisme, n’ont servie qu’à la prise de pouvoir d’une oligarchie délétère, une forme de colonialisme interne et à des massacres colossaux.

Dans le domaine scientifique les certitudes ont fait leur ravages.

Les savants et philosophes atomiste Grecs, qui avaient postulés la vision atomiste de la matière, ont été évincés par Aristote certains de ses théories sur la matière. L’Atome n’a réapparu qu’au XIX ème siècle  grâce aux travaux de Dalton. Que de temps perdu par la certitude d’une poignée d’hommes !

Le meilleur exemple est la controverse entre N. Bohr et A. Einstein à propos du principe d’incertitude de la mécanique quantique. L’électron pouvant exister dans plusieurs états d’énergie, de vitesse, et de position, toute mesure qui le fixerai dans un état précis serai fausse car elle négligerai les autres. Einstein, homme de certitude, mais très loin d’être sot, ne pouvait admettre cette incertitude dans une théorie scientifique. L’histoire a donné raison à Bohr.

Dans la vie courant la certitude peut s’appeler préjugé partagés par un groupe restreint d’individus. Ils sont infiniment nombreux : «  Le Français est râleur, le Britannique égoïste, l’allemand dominateur, l’Africain indolent mais bon danseur, l’Arabe voleur … l’hydoxychloroquine guéri le Covid, le monde est dirigé par une secte de pédophiles, l’avortement est un crime, les homosexuels sont des pédophiles, les statines sont sans effet sur le cholestér,ol prendre de la DHEA c’est magique, l’uniforme à l’école efface les classes sociales, avec le Brexit la grande Bretagne retrouvera sa grandeur, En piscine le Burkini est non hygiénique alors que les apprentis plongeurs en combinaison néoprène et ceinture de plomb le sont, les vaccins peuvent tuer, le téléphone portable est responsable des cancers, le petit déjeuner est le repas le plus important, etc. etc. …  on pourrait en citer des milliers d’importance plus ou moins grande mais qui sont des micro certitudes que chacun de nous porte en lui. On comprend facilement comment ces micro attitudes empoisonnent nos relations aux autres. Difficile de débattre avec une personne qui est sure de son fait, sure d’avoir raison et qui  en conséquence est absolument sure que vous avez tort. C’est pourtant une expérience quasi quotidienne pour chacun d’entre nous. Évidement cela ressort dans toutes nos discussions institutionnelles ou autres et notre assemblée nationale ne fonctionne plus si l’un des partis n’a pas une majorité absolue. La certitude ne permet pas le compromis.

Il y a un fort amalgame entre positionnement et certitude. Le premier est l’évaluation d’une situation et de ses conséquences par rapport à notre système de valeurs. Il peut se transforme en conviction afin de nous sentir sécurisé. Pourquoi pas ! La ou le danger nous guette c’est lorsque d’un positionnement personnel nous voulons faire une valeur universelle applicable à tout un chacun, ce qui n’est pas possible pour nos congénères.

Bien des malentendus seraient évités si chacun comprenais que la vérité n’est pas l’apanage des « happy few » et quelle peut avoir de nombreux visages. Si, par esemple, l’on prend le domaine scientifique la représentation de la matière peut avoir plusieurs facettes. La relativité, la théorie quantique, la résistance des matériaux, la dynamique des fluide, la tensio – activité, la thermodynamique des fluides, les modèles climatiques. Autant de représentations de la matières qui n’ont rien à voir les unes avec les autres et qui pourtant sont toutes d’un grand intérêt. Qu’elle est la vérité sur la matière : « Les deux mon général ».

Nous n’appréhendons pas la vérité, nous nous la représentons. Chacun la voie avec ses propres yeux, au nom de ses propres valeurs et de ses propres intérêts. Elle est multiple et propre à chacun.

Il est vrai que vivre hors de ses certitudes est chose difficile. Il faut apprendre à le faire. Dans l’incertitude ont peut argumenter avec les autres mais jamais vouloir avoir raison.

Quand on est sur d’avoir raison, on peut être sûr que l’on se trompe

PS Nous sommes tous des petits Einstein (sur ce plan uniquement) qui refusons d’admettre l’incertitude.

Équivalence du temps et de l’espace

Je ne reprendrais pas la discussion sur l’existence du temps car il a été suffisamment montré qu’il n’existe pas. Le temps est une construction intellectuelle qui organise nos souvenirs ou nos projections en termes de relation chronologique avant-après. Il n’existe qu’un présent intemporel, tout le reste n’est que spéculations et représentations. Quelque soient vos efforts d’imagination, pour vous remémorer vos souvenirs, tout cela se passe pour vous dans un présent qui vous reste fixement lié.

Un élément pourrait sembler échapper à ce déni du temps, c’est « la durée » (rien à voir avec les macarons !) Celle-ci serait une mesure du temps selon le principe général des mesure, un point de départ, un point d’arrivée, et une unité de mesure fixe (étalon)

Tout repose sur la représentation temporelle des points de départ et d’arrivé dont au moins l’un d’eux est situé dans un passé périmé ou un futur encore inexistant. On conçoit bien qu’il ne peut s’agir d’une mesure physique puisque au moins l’un des marqueurs n’existe pas. La durée est, elle aussi, une vision intellectuelle dépendante de notre vision mémorielle chronologique des événements.

On pourrait dire que la durée est encore un non existant. Pourtant la durée est bien un marqueur de l’évolution de notre espace.

Comment se mesure la durée :

  1. On fixe un événement initial qui pourrait être un moment dans le temps, mais également un état ou la position d’un objet dans l’espace
  2. On fixe un état final qui pourrait être un moment dans le temps ou également un autre état ou la position d’un objet dans l’espace.
  3. On détermine un étalon de mesure. On cherche un événement récurent qui nous donnera un étalon permanent. On a choisit une rotation de la terre autour du soleil qui nous semble (à notre échelle) un invariant. Il est pris comme étalon de temps (durée unitaire) mais il pourrait tout également être pris comme un étalon de variation de l’espace (puisque la distance parcouru par la terre en une rotation est, elle aussi invariante)

On voit que notre référentiel qui définit la durée pourrait aussi s’appliquer à une grandeur qui serai la variation de l’espace. Temps et espace se mesurent avec le même étalon : La rotation de la terre autour du soleil. Le temps de cette révolution est évidemment inconnu dans l’absolu, alors que la longueur de celle-ci est bien définie. Cependant la mesure de la révolution est exprimée en mètre qui est d’une longueur inconnue. On conçoit alors que les notions de temps  et de durée ne sont absolument pas utiles pour décrire notre univers. On peut facilement les remplacer par les notions d’espace et de modification de cet espace. En effet toute variation de l’espace implique le déplacement d’un ou plusieurs corps dans l’espace

 Pour cela il serai nécessaire de définir une nouvelle grandeur représentant le déplacement d’un corps dans l’espace entre un état initial et un état final, c’est à dire la distance.

On comparera alors un déplacement dans l’espace(une distance) par rapport au déplacement de la terre autour du soleil pris comme étalon (940 021 905 kilomètres) et appelé : « Révolution ».

 La distance entre les corps célestes éloignés ne se mesurerai plus en année lumière (qui rappelons-le est une unité de distance) mais simplement en révolution ou ses multiples.

Il s’agit toujours d’une mesure relative car si on connait la distance en mètres parcouru par la terre dans sa révolution on ne saura jamais combien mesure, dans l’absolu, un mètre.

L’important est de voir que l’on pourrai pour une description de notre univers se passer totalement des notions de temps et de durée. Cependant cela remettrai en cause l’usage de la vitesse de la lumière (qui comme toute vitesse inclus la notion de temps, mais qui pourrait être évaluer en terme de distance relative). On ne change pas de paradigme aussi facilement que ça !

P.S. Nous avons l’habitude d’une représentation de l’univers basée sur deux inconnues : « Le temps et l’espace ». Il est paradoxal que nous soyons si fiers de ce système reposant sur deux entités dont nous ignorons tout et qui, selon toute présomption, nous resterons inaccessibles. C’est la magie de la science de proposer  pour ce qui nous est inconnu (comme la vie, le monde) des systèmes de représentations fondés sur d’autres inconnues.

J’ai proposé ici un système représentatif basé sur une seule inconnue : L’espace en oubliant le temps qui n’en serai qu’un corolaire. On pourrait tout autant établir un système basé sur une seule inconnue : Le temps en oubliant l’espace.

Nous élaborons des représentations de ce qui nous échappe basées sur des concepts inconcevables, et pourtant ça marche. L’esprit humain est vraiment incroyable !

Science -fiction de l’univers

Ce qui va suivre est de la pure science-fiction, un jeu d’imagination

Les théories scientifiques ne donnent pas toutes les réponses que nous attendons. Qu’y avait-il avant le big bang ? ou encore Que deviennent les trous noirs ? On ne peut pas le dire, mais rien ne nous empêche de jouer à l’imaginer. De la folie née parfois la raison.

Imaginons un trou noir qui « dévore » tout ce qui passe à sa portée. Il devient de plus en plus  massif, de plus en plus chaud, et son périmètre d’action s’accroit. Ceci lui permet d’attirer de plus en plus de corps céleste, et donc de se massifier de plus en plus. C’est un phénomène de « boule de neige » dans lequel le trou noir pourrait grossir à l’infini, avalant à l’infini les composants de l’univers. Les trous noir peuvent de plus fusionner, le plus gros avalant le plus petit.

Mais se massifier à l’infini n’est guère possible et vient un moment ou la densité du trou noir est si forte, les composants si proches que les forces électromagnétiques de répulsion finissent par l’emporter sur les forces gravitationnelles d’attraction. Alors le trou noir se dilate et se produit le phénomène attendu du Big Bang. L’univers qui s’était contracté se dilate selon les lois de la relativité. Nous avions donc avant le Big Bang un univers en contraction qui venait lui-même d’un univers en dilatation. Il n’y a plus alors « d’avant le Big Bang » mais un phénomène cyclique de dilatation-contraction de l’univers sans début ni fin. Mais qui a commencé : « La poule ou l’œuf » 

Nous avons supposé dans ce qui précède qu’un seul trou noir avait avalé tout l’univers avant de se dilater. Mais le plus vraisemblable et que plusieurs trous noirs peuvent coexister à des stades différents de contraction et que certains peuvent arriver à leur phase de dilatation quand d’autres sont encore en contraction. On voit donc apparaître la possibilité de plusieurs Big Bang au sein de l’univers. Il n’est donc plus question d’un Big Bang qui aurait créé l’univers mais de myriades de Big Bang générant des myriades d’univers. Toutes les entités de l’univers n’ayant alors pas le même âge relativement à leur origine.

Arrive alors la notion d’univers parallèles dans lesquels les corps célestes n’auraient pas le même âge par rapport à leur origine ou à l’origine des constituants des autres univers. La porte serait ouverte aux voyages dans le temps que notre vision du Big Bang unique ne permet pas.

Également possible le jeu de la rencontre d’entités célestes venant d’univers différents. Les martiens et autres sélénites deviendraient ringards, et place aux rencontre inter galactiques.

Ajoutons que des trous noirs en formation pourraient absorber des éléments d’un autre univers en dilatation complexifiant ainsi les fusions des univers en recyclant les élément de l’un dans les processus des autres.

Tout ceci n’est qu’un jeu, mais c’est toujours amusant de rêver, même en ayant conscience qu’il s’agit d’un rêve.

Et si on se « plantait » sur l’univers, le temps et l’espace

Le temps et l’espace sont deux concepts qui ont fait couler beaucoup d’encre. Ce sont deux notions à la limite de la métaphysique et comme telles sont l’objet de bien des controverses, de polémiques et de fantasme.

Sujet d’une controverse entre Aristote et Démocrite (Qui prophétisa l’atome 400 ans AV JC)

 l’espace et le temps reçurent leur définition moderne de Newton (1687) qui décrit l’espace et le temps comme deux réceptacles de la matière, mais pré existants à celle-ci. C’est encore la notion qui fait partie de la culture populaire et que nous utilisons tous les jours (le temps qui s’écoule et l’espace infini).

En 1905 dans sa première théorie de la relativité, Einstein définit espace et temps comme une grandeur unique appelée espace-temps que la matière peut déformer pour induire le mouvement. Les déformations de l’espace-temps peuvent produire un éloignement de deux corps célestes sans que ceux-ci est besoin de bouger. Ce ne sont plus  les corps qui sont mobiles  mais leur référentiel qui varie.

Dans tous les cas, espace et temps sont des grandeurs de nature similaire, qu’ils soient séparés ou réunis. C’est sur ce point que j’ai quelques réserves.

C’est l’observation des enfants qui m’a interpellé.

Dans le développement des petits enfants, outre l’aspect fusionnel avec son environnement proche, le petit enfant fait évidemment ses propres expériences.

  1. Il doit intégrer la cohérence de son corps. Comment sa main est reliée à son corps par son bras, comment sa main peut se positionner par rapport à son pied. C’est un élément de développement généralement occulté mais qui sera un facteur principal dans sa future cohérence et sa capacité de concentration. C’est aussi sa première découverte de l’espace qu’il occupe.
  2. Il va ensuite découvrir la distanciation avec les objets qui l’entourent (hochet, doudou, jouets). Il va apprécier quand sa mère s’approche ou s’éloigne et envisagera l’espace à travers la vue et l’odorat.
  3. A quatre pattes il va appréhender l’espace de sa chambre (si il à la chance d’en avoir une !), chercher à éviter ou aller chercher les objets, à contourner les obstacles. C’est une découverte et une conceptualisation de son espace.
  4. Plus tard il va marcher, ce qui implique de se situer dans l’espace, utiliser les repères spatiaux pour assurer son équilibre. Bref il fait la découverte de l’espace. A noter que les animaux sont généralement plus précoces dans cette exploration/découverte.

En ce qui concerne le temps l’enfant n’en fait pas la découverte mais en fait l’apprentissage. Ceci lui demande une conscience cognitive plus élaborée et ce n’est que plus tard qu’il peut y accéder

  1. Vers 3 à 4 ans il apprend de ses parents les notion d’avant/après, de demain/hier qui seront ses premiers repères dans le temps.
  2. Il faudra attendre l’âge de 6 ou 8 ans pour qu’il finisse à apprendre à lire l’heure.

On voit apparaître une différence notoire entre la notion d’espace qui se découvre (donc pré existante) et le concept du temps qui lui s’apprend comme toutes les connaissances humaines.

L’espace et le temps ne sont donc pas de même nature !

J’ai déjà eu l’occasion de montrer que le temps n’existait pas. Ce que nous appelons le temps n’est qu’une organisation chronologique de nos souvenirs. Un construction intellectuelle. En fait il s’agit plutôt d’une durée, intervalle de temps entre deux événements mesuré à partir d’un étalon de temps basé sur la rotation de la terre. Le temps ne serai que l’image d’une transformation, une image du mouvement.

Qu’est-ce que la rotation de la terre ? c’est une modification de l’espace puisque la terre change de position dans l’espace en tournant autour du soleil. Combien de temps dure une rotation de la terre. Par définition 1 ans, mais en fait mystère. L’étalon de mesure de la durée sera donc basé sur une modification (reproductible) de l’espace. La durée n’est donc qu’un artefact de l’espace. Le temps ne joue aucun rôle, tout se passe dans l’instant présent, et le passé et le futur ne sont que des construction intellectuelles qui organisent nos souvenirs et nos prédictions. Le temps n’existe pas.

Prenons la métaphore d’un tournage de cinéma : Sur le plateau les acteurs jouent la scène. Les instants se succèdent et disparaissent. L’espace de la scène change à tout moment du début à la fin de la séquence. Après il ne reste rien de l’histoire. Par contre le film, souvenir mémoriel de la scène garde la mémoire, image par image, de ce qui s’est déroulé. La scène c’est l’espace, le film c’est le temps. Une mémoire chronologiquement organisée des instants dans l’espace, un simple artefact.

La variation de l’espace ne se mesure pas en absolu. Par contre on peut utiliser la durée qui sert à comparer une modification de l’espace par rapport à une modification étalon de l’espace (la rotation de la terre). C’est une mesure des plus classique avec un point initial, un point final, et une étalon de mesure de même nature que la grandeur à modifier.

Le temps n’existant plus il nous reste une seule grandeur d’essence métaphysique : l’espace. Mais cet espace existe-t-il ?

Il est un néant peuplé de matière. C’est la présence de corps célestes qui fait la réalité de l’espace. Celui-ci ne se défini que et seulement que par la matière qui l’habite. Ce sont les corps célestes et leurs relations mutuelles qui le créent. Hors matière, pas d’espace … pour la bonne raison qu’il n’y aurai pas d’observateur pour le percevoir ! Pourtant nous savons représenter cet espace en imaginant un univers à 3 dimensions dans lequel nous situons nos entités célestes. Ceci donne corps à l’espace comme la chronologie donne corps au temps.

On règle également ainsi la finitude de l’espace qui se termine avec le dernier corps céleste connu. C’est une « petite pirouette » mais après tout, la sagesse n’est-elle pas de se contenter de ce qui nous est accessible ?

Maintenant que j’ai bien démoli le temps et l’espace … Je vais aller prendre du bon temps dans ‘l’espace santé de ma salle de sport !