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La couverture générale

Y a-t-il des religions ou la religion

J’ai eu l’occasion de montrer comment les religions sont toutes bâties sur le même modèle

  1. La croyance en un être supérieur (un dieu ou des dieux) , omnipotent, éternel,  créateur et gérant de l’univers. La liste en est infinie de dieu à Allah, Yahvé, Rama Vishnou, Shiva, Ra, l’olympe Gréco Romain, les innombrables dieux d’Asie, d’Afrique, D’Amérique latine ou du nord …
  2. Une promesse de vie éternelle ,accordée ou non, par le jugement du dieu tout puissant selon notre comportement sur terre
  3. Une incarnation terrestre de ces divinité permettant aux humains d’accéder à une représentation humaine de l’être transcendant : Jésus, Mahomet, Moïse t Abraham, Pharaon, Zeus et consorts, les totems, les statues, les idoles , les montagnes sacrées, les volcans, les fleuves …
  4. Une relation de soumission à ces dieux, obéissance, prières, offrandes, sacrifices temples … traduite dans des rites quotidien ou funéraires
  5. Une prêtrise représentant dieu sur terre et gérant la religions sous contrôle du dieu (à l’exception de l’islam Sunnite ou l’iman n’est pas sacré)

Les points 1) et 2) Sont de la nature d’une croyance en une transcendance, les points 3) et4)et 5) sont la traduction de cette croyance en une religion.

Les points  de transcendance, les dieux,  fruits de la croyance, n’ayant, en soi aucune représentation peuvent être confondus. Comment distinguer un dieu immatériel d’un autre, comment distinguer dans leur nature divine Le dieu des chrétiens, de Ra, des autres dieu sans formes ni représentations. La distinction entre des croyances  hors de  l’humain nous est inaccessible, car pour nous l’identification se fait par les formes. Il n’y a qu’un seul dieu auquel les religions prêtent diverses incarnations.

Le reste est de nature humaine, c’est la religion,  ou chacun, suivant les lieux, les cultures, les civilisations ont apporté leur touche : liturgie, Vêtements liturgiques, texte sacrés totalement apocryphes et attribués, non directement au dieu, mais à son incarnation terrestre (Jésus, Mahomet, Moïse …)ou encore rites, lieux de réunion …

Tout ceci montre comment les religions ne sont guère différentes les unes des autres, combien elle sont tributaire de leur environnement humain.

Si les croyances, d’ordre métaphysique, ne sont pas discutables car sans fondement rationnel les religions sont par contre des institutions humaines, créées par les humains, pour les humains, pour donner une incarnation humaine à une croyance transcendantale

La croyance n’est pas opposable (d’ailleurs croie ou ne pas croire c’est toujours croire) par contre les religions n’ont rien de divin et peuvent toujours être contestée.

En épousant ce point de vue on éviterai bien des conflits inutiles … mais ne craignez rien il nous en restera toujours assez !

L’éternité, transcendance ou fantasme?

L’éternité à de tout temps fait « le miel » des religions.

« Promettez-leur la vie éternelle et ils marcheront avec vous ! »

Toutes les religions depuis l’antiquité sont fondées sur les mêmes principes récurrents:

  1. Un ou des dieux tout puissants et éternels qui  ont créé et gèrent le monde
  2. Ces dieux ont tous une incarnation terrestre : Jésus, Mahomet, les avatars de Rama, Vishnou et Krishna, Pharaon, Bouddha, les dieux Grec ou romain, le volcan, l’océan, la pluie  …Qui servent de point de concrétisation de la puissance divine. Personne ne peut adorer un dieu évanescent et sans représentation terrestre.
  3. Une soumission totale au dieu, adoration, prières, offrandes, sacrifices
  4. En récompense ou en punition une vie éternelle, au bon vouloir du dieu et fondée sur la notion de bien ou de mal.

Si il vous vient un jour l’idée de fonder une nouvelle religion il vous faudra respecter ces 4 canons. De plus il vous faudra un prophète (influenceur) pour rependre la bonne parole, une ligne graphique pour les vêtement liturgiques, les accessoires du culte et surtout des rites et des chants que les fidèles adorent.

Touts les religions dépendent de ces 4 canons. Notons que les scientifiques, eux-mêmes utilisent la notion d’infini ou de zéro pour se sortir de situations embarrassantes.

Pour en venir à l’éternité, c’est un concept étroitement lié au concept du temps.

  1. Supposons que, comme le voyait Newton le temps existe et s’écoule, indépendamment de toute présence humaine. Une version religieuse transcendantale. Si le temps s’écoule Ii faut bien lui fixer un début et une fin. Mission impossible et le concept d’éternité nous « sauve la mise ». Le temps à commencé dans l’éternité et finira dans l’éternité. Ce qui veut dire jamais, toujours, ou ça dépend ou j’en sais rien !
  2. Supposons comme je le défend que le temps n’existe pas et ce que nous appelons le temps n’est qu’une organisation chronologique de notre mémoire, classifiant en séquence les événements vécus ou appris. Alors le temps est une permanence dans laquelle évolue la matière ou les êtres vivant. Ce n’est plus nous qui vivons dans un temps qui s’écoule mais notre existence qui  se déroule dans un temps fixe (bien sûr un temps fixe n’est pas un temps mais une permanence). Dans notre mémoire nous ne pouvons classifier que les événements qui nous sont connus et la limite du temps se trouve être la limite de nos connaissances historiques. La notion de durée, qui n’a aucun sens dans un temps fixe est remplacée dans notre mémoire par la comparaison de la durée estimée d’un événement à un étalon fixe de durée qui est basé sur la rotation de la terre. Ce que nous appelons couramment une durée, un temps n’est qu’un nombre sans unité, une comparaison, un ratio.
  3. Notons que l’on peut faire une approche identique pour l’espace. Celui-ci, est une

 organisation mémorielle topologique de nos connaissances. L’espace est une simple construction intellectuelle qui comme pour le temps ne peut que se limiter à nos connaissances. Au-delà on tombe dans l’imaginaire, le fantasme ou le spéculatif. Personne ne peut avancer un espace qu’il ne connait pas.

Conclusion

C’est bien entendu la vision du temps, qui s’écoule, comme de nature transcendantale qui nous amène à envisager la notion d’éternité. Il en est de même pour la vision de l’espace comme s’étendant sans limites qui introduit la notion d’infini. Les religion ont évidemment abondés dans le sens de la transcendance car elle se marie parfaitement avec la notion de dieu et d’un environnement magique. Elle remplie également la possibilité de promettre une vie éternelle.

Malheureusement le temps n’est qu’une illusion comme son corolaire l’espace. Dieu et l’éternité font partie de la grande illusion commune à toutes ces croyances : Un dieu omnipotent, une vie éternelle, la soumission au maitre et la récompense ou la punition.

De par notre condition humaine d’être provisoire, de naitre et disparaître, nous nous accrochons à l’idée que rien n’est permanent. Tout doit avoir un début et une fin, seule la nature divine peut se passer de cette contrainte. Il nous est difficile d’envisager un univers permanent qui serai simplement là sans besoin de début ou de fin. Nous ne serions que de petites boursoufflures qui vont et viennent sur cet univers. La notion de temps et d’espace que nous avons profondément intégrée nous masque une vue plus réaliste d’un univers permanent sans temps ni espace.

N.B. En physique quantique, le temps n’existe pas. Dans la théorie de la relativité l’espace-temps est en fait, non une quelconque combinaison de l’espace et du temps, mais un champs de forces gravitationnelles qui induit les trajectoires des corps céleste. Il est de la nature de l’énergie et non du temps ou de l’espace. La science a mieux compris le temps que les religions.

Qu’est-ce que c’est l’énergie

C’est un mot magique que l’on utilise « à toutes les sauces » parce qu’il veut tout et rien dire

L’énergie est une grandeur mesurable exprimée en joules (J) dans le système international d’unités (SI) et qui respecte le principe fondamental de conservation : dans un système fermé, la quantité totale d’énergie reste constante, bien qu’elle puisse se transformer d’une forme à une autre.

Dans les faits l’énergie n’est observable que dans ses effets, et si dans chacun d‘entre eux elle est parfaitement définie ou représenté dans la physiques, elle n’a aucun sens dans sa globalité. En bref on sait parfaitement gérer l’énergie … tout en ne sachant rien d’elle.

Les physiciens emploient le terme d’énergie pour désigner une capacité à modifier un état ou à produire un travail entraînant un mouvement ou générant un rayonnement électromagnétique- de la lumière, par exemple – ou de la chaleur. Le mot vient d’ailleurs du grec et signifie « force en action ».

Ceci confirme que l’énergie se conçoit comme une cause du mouvement et se comprend à travers ses effets qui seront la modification de la matière.

Dans nos représentation l’énergie est gérée par la science de la thermodynamique, basée sur trois grands principe :

  • le premier principe affirme que globalement l’énergie se conserve. L’énergie ne peut ni se créer ni se détruire mais uniquement se transformer d’une forme à une autre (principe de Lavoisier) ou être échangée d’un système à un autre (principe de Carnot). La quantité d’énergie dans l’univers est constante … et intemporelle !
  • le second principe impose des limitations au rendement de la transformation de l’énergie thermique en une autre énergie (mécanique, électrique ou autre). La conversion d’énergie d’une forme à une autre n’est en général pas complète : une partie est dégradée sous forme d’énergie cinétique désordonnée. Le rendement est alors le quotient de l’énergie obtenue sous la forme désirée par celle fournie à l’entrée du convertisseur. Par exemple dans un panneau solaire le rendement ne dépasse guère 15%, la part du rayonnement solaire transformée en électricité est faible le reste est dispersé en chaleur.
  • Le troisième principe  stipule que dans tout système isolé, l’entropie ne peut que croitre, l’entropie étant le degré de désorganisation du système. Tout système isolé doit évoluer vers le chaos. En corolaire, à l’approche du zéro absolu l’entropie d’un système est nulle ou son organisation maximum. Dans la configuration de tous ensembles les configurations organisées sont infiniment moins probables que les configurations en désordre, toute modification a donc une probabilité maximum de tendre à la désorganisation.

On a coutume de dire qu’l y a plusieurs énergies (Thermique, électrique, nucléaire, cinétique, potentielle …) mais de fait il n’existe qu’une seule énergie sous diverses formes inter échangeables. Les échanges peuvent se faire selon les trois principes énoncés plus haut. Ces formes d’énergie représentent les diverses  manifestation de l’énergie  … on pourrait dire ses avatars ! Chaque forme d’énergie à sa propre théorie et représentation., mais dans les échanges comment passe-t-on de la  fission d’un noyau atomique (nucléaire) à une agitation moléculaire (Chaleur) ou au déplacement d’un corps (cinétique). Il n’y a aucune théorie unifiée de l’énergie, même si le Joule en est l’unité de mesure commune.

Mais alors l’énergie c’est quoi ! En fait on n’en sait rien et c’est là le grand mystère de la vie. L’énergie est ce qui permet l’évolution, les transformations  de la matière, donc la vie telle que nous pouvons nous la représenter.

On aborde ici le grand mystère de la vie. En effet, dans toutes nos représentations, l’énergie est le moteur de la vie, ce qui permet à la matière d’évoluer. Elle gouverne tout. Elle crée, dans notre esprit, le temps et l’espace, et anime la matière … rien que ça ! Nous arrivons, non à la limite de nos connaissances, mais à la limite de ce qu’elles pourraient devenir, à la frontière de la transcendance. L’énergie est-elle un projet de l’univers, un déterminisme supérieur une forme de dieu ? Elle est avec la vie ce que nous ne saurons jamais, ce qui nous concerne mais dont ne pouvons que chercher des représentations. Alors projet, déterminisme, dieu … peu nous chaut !

Après tout, quand nous conduisons une voiture ou faisons tourner la machine à café … avons-nous besoin de savoir ce que nous ne saurons pas ?  Dégustons notre café, c’est déjà bien qu’il soit chaud, en transformant l’énergie électrique en énergie thermique !

Et la matière dans tout ça !

J’ai montré comment le temps et l’espace, loin d’être des réalités physiques, sont des constructions mentales qui structurent notre mémoire en termes de chronologie ou de topologique. Les relations logiques entre les images mentales stockées dans notre mémoire définissant cette organisation autour de séquence avant/après ou devant/derrière et des grandeurs relatives que sont la durée et la distance.

Que nous reste-t-il dans notre univers ? Il nous reste la matière et son corolaire l’énergie, et ce n’est pas peu de choses car c’est le seul milieu qui nous concerne.

Contrairement au temps et à l’espace qui sont des construction intellectuelles, une organisation de nos expériences et connaissances, La matière est une perception. Nous  la percevons par nos sens : Vue, Ouïe, odorat gout et toucher. Existe-t-il derrière ces perception une réalité de la matière ? , Nous n’en savons rien et cela n’a aucune importance car notre réalité est, en fait, la perception que nous en avons. La matière existe-t-elle ? dieu existe-t-il ? sont des questions sans réponse … donc inutile de se les poser et restons en à ce qui nous est accessible.

La vie peut se définir comme l’évolution de la matières : ses transformations, ses mouvements, ses états. Bref tout ce qui pourra être codifié en termes de temps ou d’espace. Notre mémoire ne fait que percevoir et stocker les évolutions de la matière, c’est à dire la vie.

Dans l’univers la matière se définie, comme dans toute topologie, de proche en proche et ses  limites sont les limites de nos connaissances. Au-delà rien n’a de sens et tout ne peut être qu’imagination, croyance, ou fiction. Que la matière soit réalité ou simple perception n’a, de fait, aucune importance puisque notre réalité n’est que ce que nous pouvons percevoir et tout le reste n’est qu’imagination…

De quoi se compose cette matière ? Les particules élémentaires en sont les quarks (au nombre de 6) qui s’assemblent pour forment le hadrons (protons, Neutrons …) qui sont les constituants des noyaux atomiques. Ceux-ci associés aux électrons forment les divers atomes qui se combinent en molécules constituants l’essentielles de la matière. Celle-ci est donc discontinue. Copte tenu de la grande distance entre les électrons et le noyau des atomes, ceux-ci sont surtout constitués de vide. Dans ces conditions comment la matière, faites de vide peut-elle être si résistante et que l’on ne puisse enfoncer un doigt en elle, entre les atomes et leurs noyaux. C’est simplement que tout ceci est à une échelle si petite, les vides sont si minuscules et les forces de liaison dans les atomes si intenses que cela donne à l’ensemble une rigidité qui évidemment dépend du milieux (solide, liquide, ou gazeux)

Dans la nature on a plusieurs états de la matière

  1. La matière vivante
    Elle a la propriété de se renouveler et se présente sous trois modes
    Les humains : conscience cognitive, affective, organique
    Les animaux : conscience affective et organique
    Les végétaux ; Conscience organique
  2. La matière inerte
    Elle ne se renouvelle pas (à ce jour) sauf peut-être à  très longue échéance , elle est donc permanente
    Les minéraux
    Les liquides
    Les gaz

Abordons les problèmes de l’équivalence de la matière et de l’énergie. Du temps de Lavoisier (rien ne se perd, rien ne se crée) on pensait la matière comme permanente. Avec les découvertes de Becquerel, Marie curie, on a vu que la matière pouvait se dégrader en libérant de l’énergie. Einstein la confirmé avec sa célèbre formule E = M .C2. Si la matière peut assez facilement donner de l’énergie, la conversion inverse suppose des conditions exceptionnelles.

L’autre principe de la vie est celui de la thermodynamique. L’énergie ni ne se crée, ni ne disparaît. Elle se conserve.

La matière, pour évoluer, a besoin d’énergie, c’est ce qui la modifie. Ce qui fait la vie c’est ce perpétuel échange d’énergie entre deux corps. Tout déséquilibre entraine un échange d’énergie qui va toujours du plus fort potentiel vers le plus faible : Par exemple du plus chaud vers le moins chaud. L’un donne et l’autre reçoit, les deux sont modifiés et de ce fait modifient leur environnement proche. Toute modification de l’environnement entraine ailleurs un nouveau déséquilibre potentiel et la vie se transmet d’échange en échange dans le grand cycle de la vie.

C’est de cette façon que fonctionne notre cerveau. La perception, par nos sens, des situations est l’élément déclencheur du déséquilibre électrique qui met en branle notre conscience ( activité cérébrale des neuro sciences).

Alors que nous pouvons percevoir et conceptualiser la matière, l’énergie ne nous est perceptible que dans ses conséquences. Elles sont innombrables : Élévations de température, déplacements d’objets,  développements cellulaires,  orbites des corps célestes, … et sous diverses formes : Électricité, chaleur, photosynthèse, nucléaire, thermique … On peut bien sûr la modéliser : Faisceau d’électrons, agitation thermique des molécules, radioactivité, laser … Mais son concept même nous échappe. Cela fait partie de l magie du monde que l’on sait utiliser, représenter, mais dont on ignore tout (ce qui est le cas du temps et à l’espace). L’énergie serai une sorte de gouvernance du mouvement de la vie, une forme de déterminisme … s’il en existe un !

Le temps et l’espace évoluent en même temps dans tous mouvements de la vie. L’un ne va pas sans l’autre. Le « troisième larron » c’est l’énergie dont les mouvement de la vie ne peuvent se passer.

On a donc en présence deux couples :Temps et espace qui sont de même nature (création de l’esprit humain) et matière et énergie qui sont les faits physiques observables. Notons que la matière utilise la même unité de référence que l’espace (le mètre) puisque la matière caractérisée par sa masse basée sur la masse de un mètre cube d’eau, donc sur le mètre.

Conclusion

La matière et l’énergie sont les constituants, et les seuls, de notre univers. La vie se propage de proche en proche par échange d’énergie dans un « effet domino » qui anime la matière pour donner la vie. Il n’y a pas de vie sans modification du temps, de l’espace, et de l’ énergie … donc de la matière. Le quatre concepts sont intimement liés dans la vie.

Le temps et l’espace sont le lieu

La matière est l’objet

L’énergie est le sujet … ou peut-être ce que certains appellent Amon, Jupiter, Dieu, Allah, Bouddha, Rama …

Relation entre le temps et l’espace

Ils sont avec l’énergie et le matière les grands paramètres de l’univers qui ont de tout temps excité philosophes et physiciens . Leurs interprétations ont été nombreuses et variées.

Pour Isaac Newton

temps et espace sont deux « containers » dans lesquels évolue la matière. Ils existent « à priori » et sont de ce fait d’essence divine. Par contre, la matière évoluant dans deux environnements différents rien n’est précisé sur leurs relations.

Pour Einstein

temps et espace sont confondu dans une grandeur appelée « espace-temps ». C’est un vocable bien mal choisi car « l’espace-temps » est tout sauf une conjonction de l’espace et du temps. Il s’agit d’un « milieu » représentant les interactions gravitationnelles entre les corps célestes. Il s’agit donc d’un champs de force, donc sans relation avec le temps ou l’espace. C’est la déformation de « l’espace-temps » qui régit les mouvement  relatifs des corps céleste, donc qui induit les variations de l’espace et du temps, mais sans les représenter. D’ailleurs la théorie de la relativité fait appel à la vitesse de la lumière (c) qui comme toue vitesse est la division d’une distance par une durée (temps)

Dans la philosophie relativiste

Philosophie , que je défends, espace et temps n’ont pas de réalités physiques. Ils ne sont qu’une structuration de notre mémoire, chronologique basée sur l’avant/après et la durée pour le temps et sur une topologie basée sur le devant/derrière et la distance pour l’espace. Ces structures sont basées sur les grandeurs relatives que sont nos concept de temps et d’espace relative à des étalons internes (rotations de la terre et mètre  étalon)

Pour expliquer cette relativité, pensons à la musique. C’est la durée des notes qui donne son rythme à la musique. Il est donné par la valeur de notes qui se succèdent (Blanche, Noire, Croche …) Par contre le « tempo » peu varier, c’est à dire que l’on peut jouer la partition plus ou moins vite sans changer le rythme de la musique. Dans la philosophie relativiste le temps serai l’analogue de la durée des notes et le « temps absolu » que nous na connaissons pas serai le tempo.

Conclusion

On voit que temps et espace sont des mots « valises » qui recouvrent toutes sortes d’hypothèses ou de postulats, de croyances ou d’habitudes. Cette multiplicité indique bien combien ces notions sont loin de couvrir une vérité absolue, mais combien  ces concepts sont relatifs qui varient en fonction des périodes ,des régions, des religions ou des opinions publiques.

Ce que je propose est intimement lié à mes hypothèses sur la construction de la conscience et de sa mémoire dans la théorie de la psychologie relativiste.

N.B. Rappelons que la mémoire et l’archivage structuré en termes logique de nos expérience ; alors que la conscience et la confrontation de cette mémoire avec notre perception des situations

La dilatation du temps, simple !

Elle dérive de la théorie de la relativité et paraît pour chacun de nous un concept … inconcevable dans notre culture dans laquelle le temps est un marqueur universel … et j’oserai dire intemporel !  Pourtant elle est beaucoup plus simple et naturelle qu’il y paraît. L’expansion de l’univers, le fait que les entités célestes s’éloignent les unes des autres avec une vitesse sans cesse croissante détermine cette dilatation du  temps. Elle est illustrée par l’expérience de pensée dit « des jumeaux de Langevin ». Deux jumeaux sont sur le terre. L’un d’eux part, dans une fusée circulant à une vitesse trés  grande, fait un grand tour dans l’univers. Quand il revient il est plus jeune que son frère jumeaux. Il a circulé dans un temps dilaté par la vitesse, un temps qui se déroule plus lentement. Il a donc moins vieillit.

C’est évidemment assez difficile à admettre dans notre système de pensée dans lequel la mesure du temps est un critère immuable.

Reprenons notre conception du temps et de sa mesure :

On a postulé que la rotation de la terre sur elle-même durait un jour de 24 heures et que la rotation de la terre autour du soleil durait un année (la synchronisation des deux unités étant réalisé par les années bissextiles)

Mais on ne connaît pas la durée des rotations de la terres fixées arbitrairement à 24 heurs et une année. Donc on ne sait pas combien de temps dure une heure ! c’est une totale inconnue. Nous avons implicitement postulé que cette inconnue était invariante et que dans diverses conditions une heure avait toujours la même durée … inconnue.

  1. Cette durée absolue de l’heure peut-elle varier ? : pourquoi pas ! surtout si l’on avance la dilatation du temps.
  2. Quelles seraient pour nous les conséquences si cette durée absolue variait ? : aucune !
    En effet comme toutes nos mesures des durée dans notre vie sont uniquement relatives à la rotation de la terre et non indexées sur la grandeur absolue du temps, l’ordre des choses serait inchangé. Or la rotation de la terre aurait été modifiée parallèlement.

Rien ne s’oppose donc à une dilatation du temps dont nous n’aurions même pas conscience. Dans un temps dilaté tous les mécanismes, biologiques ou mécaniques sont ralentis comme sont ralenties les rotations de la terre. Dans le « paradoxe des jumeaux de Langevin  le jumeaux dans la fusée lancée à très grande vitesse vieillit moins vite, dans son temps dilaté, que celui resté sur la terre

Le big bang

Cette dilatation du temps a d’autres implications. Si on peut admettre que , lorsque les corps célestes s’éloignent à grande vitesse,  le temps se dilate, on peut admettre que lorsque ces corps étaient plus près les uns de autres et circulaient à une vitesse plus faible le temps était plus contracté. Nos hypothèses sur la date du Big Bang (13,5 milliard d’années) sont relatives à notre temps terrestre actuel. Il est paradoxal de mesurer le temps à l’époque du Big Bang à partir de la rotation d’une terre qui apparaitra beaucoup plus tard.

Si on reprend l’hypothèse de la contraction du temps, au moment du big Bang le temps était si contracté que le temps passait à une vitesse gigantesque et  à la limite infinie. Ceci  repousserait la date du Big Bang à l’infini. Voilà qui résoudrait la question de qui avait-il avant le Big Bang !

Dans cette hypothèse l’univers aurait toujours existé et nous pauvres humains ne serions qu’un épi phénomène dérisoire dans son évolution. Voilà qui est plus satisfaisant qu’une création ex-nihilo il y a 13,5 milliard d’années!

Signalons que repousser le temps du big Bang à l’infini ne signifie rien de plus que : «  On en sait rien ! »

L’espace existe-t-il?

On confond souvent la notion d’espace avec l’univers. L’espace est une notion abstraite tout à fait mal définie alors que l’univers est, du moins dans nos cultures, un réalité concrète formé de corps célestes régis par des lois universelles. L’univers est censé occuper l’espace.

On peut trouver une différence entre le temps et l’espace. En effet le temps s’apprend alors que l’espace se découvre.

J’ai montré comment le temps s’apprend aux enfants, alors qu’eux-mêmes sont capable de découvrir l’espace.

Dés son plus jeune âge le nourrisson découvre son corps et commence à faire la relation spatiale entre ses pieds, ses mains, sa bouche …bref il découvre l’unicité de son corps et la coordination de l’ensemble. C’est sa première découverte spatiale.

Dans son berceau il va apprendre à toucher des objets éloignés et progressivement comprendre la distance et la position qui son les deux paramètres de l’espace.

Quand il va se déplacer il va découvrir les obstacles, les itinéraires, autres éléments du vécu  dans l’espace.

Plus tard il apprendra l’évaluation de l’espace et sa mesure. Il a conquis l’espace … du moins le sien sur la terre.

Revenons sur l’apparente différence entre le temps et l’espace. Le premier s’apprend, le second se découvre. Ce n’est qu’un problème de timing car l’être humain pourrait tout aussi bien découvrir le temps si on ne lui avait pas appris au préalable !

Une expérience de pensée

Supposons que vous êtes dans une pièce de votre maison. Vous percevez votre environnement, votre espace : Les murs, le plafond, les meubles et les objets. Vous pouvez imaginer la pièce d’à côté, la cuisine avec ses meubles, son évier, ses ustensiles de cuisine. Vous ne les percevez pas mais votre mémoire les a enregistrés, ils font partie de vos connaissances et peuplent un espace virtuel au-delà de votre perception. Vous pouvez imaginer la rue avec ses magasins, des voitures. Vous ne les percevez pas mais vous savez, par votre mémoire ce qu’ils sont et où ils sont. Ils peuple votre espace virtuel.

On pourrait élargir le champs de cet espace virtuel à l’ensemble de vos connaissances. Vous pouvez imaginer les pays ou vous n’avez jamais été mais dont vous avez appris la présence et les détails par la géographie.

Votre espace est donc composé de l’environnement proche que vous pouvez percevoir et d’un espace virtuel construit à partir de vos connaissance mémorisées. L’espace se précise ! C’est une construction intellectuelle dépendant de la culture et des expériences de chacun d’entre nous. L’espace est donc personnel, même si beaucoup de points sont communs dans une culture commune.

Revenons à votre espace.

Ce que vous percevez ce n’est pas l’espace mais les objets qui le peuplent dans votre espace virtuel, ce qui vous reviens en mémoire ce n’est jamais, l’espace mais les objets qui le peuplent.

L’espace n’existe pas, mais l’univers composées d’objets terrestre ou réels existe bel et bien. Maintenant voyons comment nous percevons ces objets. Par leurs positions relatives les uns par rapport

Alors que le temps structure notre mémoire en terme chronologique, l’espace est un système qui structure notre mémoire en terme topologique

La dilatation du temps

Elle dérive de la théorie de la relativité et paraît pour chacun de nos un concept … inconcevable ! Pourtant elle est beaucoup plus simple et naturelle qu’il y paraît. L’expansion de l’univers, le fait que les entités célestes s’éloignent les unes des autres avec une vitesse sans cesse croissante détermine cette dilatation du  temps. Elle est illustrée par l’expérience de pensée dit « des jumeaux de Langevin ». Deux jumeaux sont sur le terre. L’un deux part, dans une fusée circulant à une vitesse trés  grande, fait un grand tour dans l’univers. Quand il revient il est plus jeune que son frère jumeaux. Il a circulé dans un temps dilaté par la vitesse, un temps qui se déroule plus lentement. Il a donc moins vieillit.

C’est évidemment assez difficile à admettre dans notre système de pensée dans lequel la mesure du temps est un critère immuable.

Reprenons notre conception du temps et de sa mesure :

On a postulé que la rotation de la terre sur elle-même durait un jour de 24 heures et que la rotation de la terre autour du soleil durait un année (la synchronisation des deux unités étant réalisé par les années bissextiles)

Mais on ne connaît pas la durée des rotations de la terres fixées arbitrairement à 24 heurs et une année. Donc on ne sait pas combien de temps dure une heure ! c’est une totale inconnue. Nous avons implicitement postulé que cette inconnue était invariante et que dans diverses conditions une heure avait toujours la même durée … inconnue.

  1. Cette durée absolue de l’heure peut-elle varier ? pourquoi pas ! surtout si l’on avance la dilatation du temps.
  2. Quelles seraient pour nous les conséquences si cette durée absolue variait : aucune !
    En effet comme toutes nos mesure des durée dans notre vie sont uniquement relatives à la rotation de la terre et non indexées sur la grandeur absolue du temps, l’ordre des choses serait inchangé.

Rien ne s’oppose donc à une dilatation du temps dont nous n’aurions même pas conscience

Le big bang

Cette dilatation du temps a d’autres implication. On peut admettre que si lorsque les corps célestes s’éloignent à grande vitesse le temps se dilate, on peut admettre que lorsque ces corps étaient plus près les uns de autres et circulaient à un vitesse plus faible de temps était plus contracté. Nos hypothèses sur la date du Big Bang (13,5 milliard d’années) sont relatives à notre temps terrestre actuel. Il est paradoxal de mesurer le temps à l’époque du Big Bang à partir de la rotation d’une terre qui apparaitra beaucoup plus tard.

Si on reprend l’hypothèse de la contraction du temps, au moment du big Bang le temps était si contracté que le temps passait à une vitesse gigantesque et  à la limite infinie. Ceci  repousserait la date du Big Bang à l’infini. Voilà qui résoudrait la question de qui avait-il avant le Big Bang !

Dans cette hypothèse l’univers aurait toujours existé et nous pauvres humains ne serions qu’un épi phénomène dérisoire dans son évolution. Voilà qui est plus satisfaisant qu’une création ex-nihilo il y a 13,5 milliard d’années!

Le temps existe-t-il ?

La réponse est, sans ambiguïté NON ! et chacun le sait sans vouloir le voir. Ces quelques lignes pour montrer comment le temps est un création de l’humain. Oubliez vos à priori et laisser vous guider par les mots.

Une première expérience de pensée

  1. Pensez à un événement passé, par exemple l’élection de Donald Trump en 2016. C’est un événement du passé, mais quand vous y repensez c’est bien aujourd’hui, dans le présent.
  2. Pensez à un événement futur, par exemple la prochaine élection Américaine. C’est un événement du futur mais quand vous l’imaginez c’est bien aujourd’hui dans le présent
  3. Pensez à un événement du présent. C’est impossible car dés que vous arrivez à le conceptualiser il a déjà glissé dans le passé

Moralité

Le passé n’existe que dans le présent, le futur n’existe que dans le présent …et le présent n’existe pas. Sale temps pour le concept du temps.

Prenons un autre exemple

Imaginez un écran de cinéma sur lequel on projette un film. Les images s’enchainent, l’une chassant l’autre. Pour comprendre une image on a besoin de comprendre sa filiation aux images précédentes, le pourquoi du comment, l’enchainement logique des situations, leurs liens de causalité. C’est la mémoire qui nous sauve . Nous avons la capacité de mémoriser les situations et de les organiser en termes de relations causales (cause/effet) et de durée relative. C’est cette organisation chronologique de notre mémoire qui, d’images fugitives, fait un récit, une histoire qui prend un sens. Mais cette histoire n’est pas inscrite dans le temps mais dans notre mémoire et nous accompagne dans le moment présent.

La conscience du temps

Nous avons tous appris le temps à nos enfants au fur et à mesure de leur développement cognitif. Vers 2 à 3 ans ils apprennent la notion de demain et hier, basé sur la référence du sommeil (avant ou après le « dodo »). Ensuite ils vont apprendre le passé et le futur sur la base d’événement marquants (le père Noël, les vacances, les rythmes scolaire, les anniversaires …). Ce n’est que vers 7à 8 ans qu’ils vont apprendre à lire l’heure, le calendrier, la planification du temps. Le temps n’est pas inné, il ne se découvre pas, il s’apprend. C’est un système de référence génial, inventé par les humains pur donner une représentation de l’enchainement des événements et leur donner un sens.

Les animaux n’ont pas cette conscience du temps, ils ne vivent que dans le présent, et leurs souvenirs n’ont pas de représentation chronologique.

Conclusion

Ce que nous appelons le temps est en fait la durée, c’est à dire l’écart entre la début et la fin d’un événement. Il est exprimé pour nous par rapport à la durée des rotations terrestres (dont nous ne connaissons pas la durée). Nous l’exprimons en heures, minutes secondes mais c’est en fait un nombre sans unité car quand on divise une durée par une durée on obtient un nombre sans unité ;

10 secondes divisés par 2 secondes fait 5 et non pas 5 secondes

Une grandeur sans unité n’a aucune réalité physique, c’est bien ce qui caractérise le temps. Ce que nous appelons temps est l’organisation de nos pensée passées et prévisionnelles en tenant compte de leur dépendances logiques (et donc de leur chronologie puisque la cause  précède toujours l’effet)

Cette organisation des relations causales entre nos souvenirs ou  nos s connaissances, un peu ce que Bouddha avait appelé Kharma  (suite des relations causales dans les actions humaines) est un mode de représentation de notre histoire personnelle.

Le temps n’est donc pas une réalité, mais une représentation intellectuelle inventé par les humains pour donner un sens à leur histoire. Sans relations entre eux les événements n’ont ni sens ni morale.

Il n’en reste pas moins que si le temps, en soi, n’existe pas il existe en tant que création des humains … et c’est bien pratique pour exister !

Les dieux, les religions, les humains

Le concept de dieu est, vieux comme le monde. Toutes les civilisations, dès qu’elle ont été un peu structurées ont générés leurs dieux. Multiple dans les religions les plus anciennes (Assyriens, Indiens, Égyptiens, Gréco-romains, civilisations Africains, Khmers, Aztèques, Incas … Unique dans celles dérivées du Judaïsme (Chrétiens,  Juifs, musulmans). A chaque civilisation son ou ses dieux, à chaque extinction d’une civilisation disparition de ses dieux car ceux-ci sont intimement liés aux civilisations qui les ont engendrées.

Une civilisation se crée à partir de la notion de protection ; « un pour tous, tous pour un »

Ce besoin de protection, moteur des sociétés, amène à  envisager une entité omnipotente dont on pourrai solliciter la bienveillance en cas de difficulté. Elle pourrai solutionner des problèmes que le humains seraient incapable à résoudre. Le concept de dieu est né !

Les dieux

Des entité transcendantale dotés de « super pouvoir », donc hors de l ‘ entendement humain, capable de réaliser ce que nous sommes incapable de faire. Pour obtenir leur bienveillance on doit les amadouer. On les adore, on est humble devant eux et on les comble de présents. Tout à fait ce que tout humain désire ; être adulé, se sentir supérieur, et recevoir des cadeaux ! on attribue aux dieux les mêmes besoin que nous, ce qui est curieux pour des entités transcendantales qui peuvent avoir tout ce qu’elles peuvent désirer. Les dieux sont les « bras armés » des humains

Les religions

Elles sont l’incarnation de la notion de dieu dans la vie des humains. Aucun parmi nous ne peut se représenter ce que peut être un dieu, et pourtant nous avons tous besoin, pour croire en une réalité. Les religions vont donc jouer se rôle d’une représentation de dieu à forme humaine. Dans toutes les religions, excepté dans l’Islam on trouve des figures iconiques de la divinité qui lui donnent la réalité qui lui fait défaut.

Ces représentations sont innombrables, icônes, statues, fresques, pétroglyphes dont de nombreuses sont passé du statut de symbole à celui d’idole. Les totems, Tikis, statues de la vierge, du christ en croix,  du Bouddha, de Shiva ou de Vishnou … dont adorées et honorées comme si elles étaient le dieu lui-même.

Les dogmes des diverses confessions sont issus de texte sacrés fondateurs dont personne ne connaît l’auteur. La Bible vient d’on ne si qui,  Jésus n’a jamais écrit les évangiles ni Mahomet le Coran. Bouddha n’a jamais rien écrit et les textes fondateurs de l’Hindouismes se perdent dans la nuit de temps. Ils ont été écrits par des hommes mais considérés comme la parole du dieu.

C’est pourtant à partir de ces textes sacrés que sont élaborés les grandes règles des communautés religieuses. On voit d’ailleurs très facilement quelles ont été promulgués par des humains tant elle reflètent nos aspiration. J’ai déjà parlé de la relation au dieu on peut y ajouter la morale des religions très proches du « vivre ensemble » des sociétés humaines

Les dieux, quel qu’ils soient ne se sont jamais manifestés, sauf dans des temps si lointains que ces apparitions n’ont de crédibilité que pour ceux qui veulent y croire. Qui peut prétendre avoir rencontré le dieu : Abraham, Moïse , quelques saintes pétries à l’avance de religiosité, Mahomet il y a 1400 ans. C’est bien peu pour ces entités omnipotentes.

Les humains

Les religions sont de très vieilles  histoires. Judaïsme, Hindouisme, Bouddhisme sont très anciennes. Le christianisme et l’Islam sont plus récentes mais ne sont que des branches dérivées du Judaïsme (même dieu, même origine). De nos jours aucune religion fondée par un nouveau prophète pour un nouveau dieu ne pourrai se développer. La mythologie divine ne marcherai plus elle est remplacée par les idéologies.

Comment après que de nombreuses religions ont fait « BankRupt » certaines religions se sont transmises et continuent d’exister ?

  1. Les civilisations Chrétienne, Musulmanes et Hindouiste n n’ont pas disparues comme ce fut le cas pour les civilisation Romaine, Égyptienne, Aztèque …Elles restent vivantes et à elles seule elles fédèrent 4 ou 5 milliards d’adhérents qui continuent à les supporter.
  2. La transmission familiale est très efficace puisqu’elle agit, au sein des familles, dès la petite enfance. Cet apprentissage dès le plus jeune âge est très « imprégnant » et il est très difficile de s’en dégager à l’âge adulte. Une famille musulmane dans un environnement Musulman produit inévitablement un Musulman et rarement un Chrétien ou un Hindouiste.
  3. Parce que ces religions enseignent une morale très similaire et en phase avec la morale des société laïques et qu’elles adaptent leurs dogmes aux réalités modernes en « «tordant un peu le nez »   aux textes sacrés et aux traditionnalistes rétrogrades
  4. Parce que « ’in fine » les rites et pratiques ont été développés par des humains pour des humains, en témoigne le misogynisme latent de toutes les religions.
  5. On peut, également, dire que les religions modernes donnent de l’humain l’image de lui qu’il souhaite avoir : bon, généreux, humaniste …. Le mal n’est qu’une déviance, un péché, c’est très valorisant et sécurisant

Conclusion

Et dieu dans tout cela ? théoriquement il occupe une place centrale, mais en fait il est marginalisé par tous les rites, dogmes, pratiques qu’ont élaboré les humains en son nom. Il ne devient que la justification suprême des organisations humaines. C’est la typique confusion du but et des moyens :

Le but est d’honorer dieu et le moyen est la pratique … au bout d‘un certain temps la pratique devient le but et dieu le moyen de la justifier. Un bon fidèle est un bon pratiquant, la lettre prime sur l’esprit , la forme sur le fond, et dieu est le grand oublié des religions.

Tout concoure à montrer que les religions sont des constructions humaines qui ont permis de structurer les sociétés. La majorité d’entre-elles se sont construite sur le pouvoir des religieux, la loi du dieu faisant autorité absolue.

La mesure, ou l’illusion de savoir?

Quand nous pensons mesurer, une distance, une durée, un poids, on ne mesure jamais la grandeur, on ne fait que la comparer. Une mesure n’est jamais absolue, mais toujours relative.
Toute mesure implique trois éléments : une origine, une fin, et une unité de mesure universelle, accessible, et invariante

La mesure du temps
Dans les temps anciens la mesure du temps était basée sur le cycle du soleil, l’alternance du jour et la nuit. (cadrans solaires). Notons à ce stade que le temps ne se mesure pas on ne sait mesurer que les durées. Quand on dit : « Il y a deux jours … » on ne marque pas le temps mais la durée de deux rotations de la terre sur elle-même. C’est une comparaison de durées et non une mesure absolue.
Au XIY ème siècle la mesure du « temps » s’est focalisée en référence à la rotation de la terre sur elle-même et l’alternance des jours et des nuits. On a postulé que la rotation de la terre durait 24 heures ce qui a défini la notion d’heure. Toutes le durées seront maintenant définie en référence à l’heure. Mais, bien sûr nous ne connaissons pas la durée absolue d’une rotation de la terre sur elle-même et mesurer une durée n’est que la comparer à une rotation terrestre.
Lorsqu’on a voulut mettre en évidence le cycle des saisons, donc l’année, on a pris en référence la cause de cette saisonnalité qui est la rotation de la terre autour du soleil. On a Postulé que cette rotation durait une année. Ceci sans savoir combien de temps durait dans l’absolue cette rotation.
C’est alors que s’est posée la question de la relation entre ces deux système de référence du « temps ». La rotation de la terre autour du soleil (l’année) représentant 365, 25 … jours, on aurait observé un décalage des saisons dans l’année de 4 jours par an. Pour éviter cela on a créé l’année bissextile de 366 jours tous les 4 ans pour rattraper ce décalage.
Des micros décalages sont introduits périodiquement dans les horloges de référence pour tenir compte du fait que 365, 25 jours pour une année n’est qu’une approximation pour 365,2422…

La mesure de la distance
Encore une mesure relative. Dans les temps anciens on prenait en référence des parties du corps ; la coudée, le pied, l’envergure, ce qui est extrêmement variable d’une région à l’autre.
C’est au XIX ème siècle que l’on a normalisé la mesure des distances. La référence a été fixée à 1/40.000 du quart du méridien terrestre, dont la mesure a été plus qu’acrobatique. Finalement on a choisi le mètre étalon, barre, en métal « invar » pour limiter les effets de la dilatation à la chaleur, fixée par postulat à un mètre. Cette référence à été conservée religieusement au Pavillon de Breteuil.
Toute mesure de distance revient à comparer la distance à mesurer avec ce « mètre étalon » dont bien sûr on n’ignore la longueur réelle.

La mesure de la masse
Disons en préalable que ce que nous appelons poids est en fait la masse. Cette dernière représente la quantité de matière contenu dans un objet alors que le poids est la force d’attraction de cette masse par la gravité terrestre. La masse est invariante en tout lieu alors que le poids dépends notamment de l’altitude de l’objet (par la variation de l’attraction terrestre).
POIDS = MASSE X GRAVITE

L’unité primitive était un grain de blé ou d’orge utilisé pour peser les métaux précieux argent et or . Des unités plus grandes conservées dans des étalons de pierre ont été développées et utilisées à la fois comme unités de masse et comme monnaie. La livre est dérivée de la mina (unité) utilisée par les civilisations antiques.
Au XIX ème siècle dans le cadre de la normalisation des unités de mesure on a pris comme référence des masse la masse d’un cube d’eau de 10 cm de côté pesant par postulat 1 Kilogramme. On relie ainsi l’unité de masse à l’unité de mesure. La mesure de toute masse revient à une comparaison de la masse d’un objet au kilogramme de référence. Il s’agit encore d’une mesure relative à un étalon dont, bien sûr, on ne connaît pas la masse absolue.

Conclusion
On ne mesure pas le temps qui est impalpable, mais les durées. On compare chaque espace de temps (durée) à la durée de la rotation de la terre sur elle-même, fixée par postulat à un jour. Toute mesure est obtenue par comparaison d’une grandeur à un étalon de cette grandeur
On pourrait avoir la même approche pour les sept unités du système SI : Kilo, Seconde, Mètre, Ampère, Kelvin, Candela et mole. Ce sont les unités de référence pour toutes les mesures de grandeurs physique. Toutes sont de grandeur inconnue et ont été fixés par postulat. Quand vous achetez 2 mètres de tissus ou que vous perdez 1O minutes, n’oubliez jamais que vous faites référence au mètre étalon » ou à la rotation de la terre.
La mesure compare mais ne mesure pas. On ne sait jamais combien ça dure, combien ça mesure ou combien ça pèse … IL en est de même pour les monnaies. Toutes s’évaluent par rapport au Dollar et n’ont de valeur que relative à lui.
Invariant dans la conscience humaine est de trouver une représentation à l’inconnue. C’est le principe des religions de symboliser ce qui nous échappe dans une représentation divine. Mesure et religions procèdent du même mécanisme.

L’important dans la connaissance c’est de savoir que l’on ne sait pas

L’IA fait parler l’ordinateur

Chacun connaît l’ordinateur qui joue de la musique ou restitue une conférence ou un discours. C’est le principe du fichier « Audio ». Mais l’ordinateur qui lit un texte qu’il ne connaît pas, à haute voix, c’est plus complexe.

Revenons un peut en arrière.
1) Dans une langue le langage parlé précède toujours le langage écrit. Les humains ont commencé à s’exprimer par des borborismes avant de les structurer en langage parlé, avant de les transcrire sur la pierre ou le papier… ou sue un &cran.
2) Le langage parlé est constitué de « phonèmes », les sons élémentaires qui combinés entre eux peuvent reproduire le son de tous les mots de la langue. Le Français d’aujourd’hui est constitué de 37 phonèmes (16 voyelles, 20 consonnes, 1 silence) pour exprimer les syllabes, les mots, les phrases. Pour transcrire ces phonèmes sur le papier on a associé à chaque phonème un « graphème », petite image graphique symbolisant le phonème. Ce que nous appelons une lettre n’est qu’une image symbolisant un son. C’est un jeu de briques Lego.
3) L’ordinateur dans sa mémoire ne connaît que deux entités 0 et 1. Il raisonne donc en langage binaire. On a défini une codification qui permet à la machine de comprendre les symbole des graphèmes. A chaque caractère symbolisant un graphème on associe un numéro (code ASCII)
Par exemple 2 est n° 50, A est numéro 65, a est numéro 97 etc. etc. Pour que l’ordinateur puisse comprendre cette numérotation elle doit être transcrite en numération binaire à l’aide de O ou 1.
2, ascii 50 devient 11 00 10
A ,ascii 65 devient 1 00 00 01
a, ascii 97 devient 1 10 00 01
etc. etc.
L’ASCII est évidemment plus facile à retenir pour l’humain que le binaire
4) Lorsque vous tapez un 2 sur le clavier de l’ordinateur, celui-ci ne reçoit pas 2 (qu’il ne pourrai comprendre) mais 11 00 10 qui est beaucoup plus clair pour lui
Inversement lorsque l’ordinateur doit écrire 11 00 10 sur l’écran il affichera un symbole 2 afin qu’un humain puisse comprendre.
Revenons maintenant à notre problème. Fournissons à notre machine un texte (fichier PDF par exemple pour les initiés) nous pensons fournir une suite de lettre alors que dans les faits nous fournissons une suite de nombre binaire représentant les lettres (totalement incompréhensible pour nous, mais que l’ordinateur comprend parfaitement)
Si à chacun e ces nombres binaires on associe le graphème on correspondant obtiendra un texte parfaitement lisible pour nous.
Si à chacun de ces nombres binaires on associe le phonème associé au graphème on reproduira le son de la voix qui lit le texte fourni initialement.

Procédé
1) On connaît les équivalences entre les lettres (graphèmes) compréhensible par l’humain et les nombres binaires compréhensibles par la machine.
2) On connaît l’équivalence entre les graphèmes et les phonèmes
3) On fait enregistrer par une voix humaine les 37 phonèmes de la langue Française
4) IL peut s’agir d’une voix masculine ou féminine, sans accent ou avec un accent Marseillais, Bourguignon, Alsacien, Sénégalais ou Vietnamien, avec un débit lent ou rapide, etc. etc. En choisissant la bon ensemble de phonèmes on pourra faire lire notre texte par un homme, un femme, un Marseillais …
5) On fournit à la machine un texte littéral qu’il comprend en termes binaires
6) Soit il associe chaque nombre binaire au graphème correspondant et il reproduit le texte à l’écran
7) Soit il associe chaque nombre binaire au phonème correspondant et jouera ces phonèmes sur un haut-parleur, ce qui donnera l’illusion qu’il lit le texte. Banco, c’est gagné !
Conclusion
Cette approche (hyper simplifiée) permet à un ordinateur de simuler un locuteur qui lit le texte. A ce stade on obtient le genre de parler saccadé, mono corde qu’on attribuait jadis aux robots de science-fiction. Cela s’appelle la « Synthèse vocale ».L’ordinateur récite mais ne comprend rien à ce qu’il dit. C’est à ce stade que l’IA va jouer son rôle. Elle va simuler la compréhension du texte, y apporter les intonations voulues, un peu de vie et de chaleur, restituer le « climat » du texte. Il interprétera les ponctuations (point final, virgule, point d’exclamation ou d’interrogation) pour créer des silences ou moduler le ton de la voix, il comprendra si on est dans une phase de colère, de douceur, de persuasion … pour modifier l’intonation du phonème.. Bref on aura vraiment l’impression d’un humain qui lit un texte

Empathie, innée ou acquise ?

Capacité de s’identifier à autrui dans ce qu’il ressent, pour pouvoir tenir compte de lui.

L’empathie se manifeste-t-elle dans la nature ?

Dans la flore et la faune l’empathie n’est pas une vertu cardinale ! Elle est totalement absente de la flore et dans la faune elle se manifeste très peu, et encore dans les animaux supérieur, les plus proche de nous. Dans la nature les seules vertus cardinales sont le besoin et la nécessité.

La lionne n’a aucune réticence à s’accoupler avec le mâle qui vient de tuer ses petits, le lion n’a aucune réticence à s’accoupler avec la lionne dont il vient d’éliminer la progéniture. En effet l’animal, s’il éprouve des émotions  a beaucoup de mal à les formaliser, les concrétiser  en des sentiments explicites. Il connait la peur, comme un réflexe mais ne la vit qu’à l’instant du  danger, sans anticiper la situation. Ne pouvant formaliser ses émotions, il est dans l’incapacité de les comparer, de les évaluer, de les organiser. Il ne peut quantifier ses sentiments qui  restent à l’état de perceptions ressenties mais non comprises. Bref l’animal est dépourvue d’analyse cognitive, de raison logique donc de morale. On a là une première approche de ce que l’empathie n’est pas naturelle.

L’humain et l’empathie

L’être humain est certes un animal, mais il est doué d’une capacité unique dans la nature : il est doté de la « raison logique ». Cela change tout !

L’être humain a la capacité de représenter ses émotions dans des sentiments formalisés et codifiés selon un code que lui seul peu comprendre. Il peut donc organiser ses sentiments dans un récit structuré en termes de relations de cause à effet. Il a créé le langage, inventé le temps, ou plutôt la chronologie (donc le passé et le futur) ce qui lui permet, contrairement à l’animal d’anticiper l’avenir. Il a valorisé ses sentiments, ses comportements, et créé la morale et les religions, et par-dessus tous, les sociétés organisées en termes de « vivre ensemble ». De là la naissance de l’empathie.

L’apprentissage de l’empathie

Les premiers hommes avaient peu d’empathie. Elle était réservée aux proches, puis successivement au clan, à la tribu, la cité et enfin à la société. Au fur et à mesure que l’homme se civilisait (on peut parfois en  douter !) l’empathie est devenue une valeur cardinale. Il ne peut y  avoir société et « vivre ensemble » sans un minimum de valorisation de l’cette valeur cardinale.

L’enfant née sans notion d’empathie. Ce n’est que par un apprentissage donnée  les parents, les enseignants, les expérience de la vie.

C’est en rencontrant plus fort que soit on comprend que l’empathie est une contrainte sécurisante et nécessaire.

Le narcissisme chez les enfants

Il est bien connu que les enfants vivent « dans leur monde » On pourrai les taxer de « narcissisme » mais ceci mérite certaines explications

Le bébé

A sa naissance le bébé obtient son indépendance organique, mais sur le plan psychologique il est intimement lié à son milieu et ne fait aucune séparation entre lui et son environnement. Il est dans un état purement fusionnel avec le monde. Il n’y a aucun narcissisme chez le bébé car il n’existe pas en tant que tel, il n’est que l’élément d’un tout.

Le petit enfant

IL commence à prendre un peu conscience de lui-même. Il apprend la distance entre lui et les objets qui l’entourent mais demeure très en fusion avec son environnement. De ses proches il ne voit que ce qui concerne la relation avec lui, sans imaginer qu’ils puissent avoir une vie en dehors de lui. Il occupe une place centrale dans son monde et se voit comme le point de convergence de son univers. On ne peut encore parler de narcissisme tant la composante fusionnelle est forte et son identité trop faible.

L’adolescent

C’est l’être humain en devenir. Il commence à se dissocier nettement de son environnement et à construire son identité. Différentié des autres il peut commencer à se positionner par rapport à eux. C’est à ce moment que la composante narcissique peut se révéler, s’il n’a pas acquis, s’il n’a pas intégré la notion du besoin d’empathie envers les autres dans la vie sociale. Notons que dans la nature la notion d’empathie n’existe pas, seule existe la notion de besoin. L’empathie, concept moral donc sociétal, est une notion apprise par l’environnement et les expériences.

D’autres élément entrent en jeu comme le besoin de se positionner au-dessus des autres (par sentiment d’infériorité), la crainte d’être dépassé par les autres (début  de comportement paranoïde)

Mal positionné l’adolescent flotte entre divers attitudes : Fusion, Identité, instincts primaires, estime de soi, morale sociale, environnement …On comprend la position difficile des adolescent dans notre monde d’adultes.

Éloge de la différence

La vie peut se représenter comme l’évolution permanente de la matière dans le temps et dans l’espace. Elle est donc symbolisée par le mouvement, c’est à dire la différence entre un état initial et un état final. On conçoit que la notion de différence soit un incontournable de la vie.

Imaginons un monde dans lequel tout état final serai identique à l’état d’origine, un monde sans différences. Ce serai univers figé, c’est à dire mort.

C’est donc la notion de différence qui caractérise le vie !

Le point fondamental est que c’est le ressenti d’une différence qui peut créer l’émotion. Prenons l’exemple contraire : L’eau est un liquide inodore et sans saveur, pourquoi ? Tout simplement parce que notre corps est constitué en grande partie d’eau, que notre bouche est en permanence gorgée de salive (donc d’eau) et que l’apport d’eau supplémentaire ne procure aucune sensation nouvelle (excepté des sensations de chaud ou de froid).

C’est le ressenti d’une  différence qui provoque l’émotion qui peut nous mettre en mouvement (qu’il s’agisse d’une différence olfactive, de situation, ou d’idées). C’est pourquoi nous remarquons ce qui nous choque plus que ce qui nous ressemble (les trains en retard plutôt que ceux à l’heure)

Certain d’entre nous sont tolérants à la différence d’autre beaucoup moins

 Plus la pensée est rigide et moins la différence est acceptée. Plus, au contraire, la pensée est  ouverte et moins la différence est repoussée.

La différence implique une obligation de se positionner (la similitude n’entraine aucune obligation analogue), c’est à dire une analyse comparative de ce que l’on est par rapport à la situation, l’objet, l’être qui nous interpelle. Cette comparaison peut s’accompagner d’anxiété ou de peur. De toutes façons la différence dérange dans la mesure ou elle nous propose quelque chose d’autre que nous même. Elle peut donc déclencher un sentiment de rejet ou d’acceptation. Chez les personnes à pensée rigide le rejet et fréquent, c’est dommage car l’acceptation d’une vision nouvelle, son intégration dans notre conscience, et la remise en cause qu’elle suscite est le seul facteur d’enrichissement qui nous soit offert. Elle nous apporte connaissance, maturité, et une capacité d’appréhender un monde toujours plus complexe. La  différence est notre moyen d’évoluer dans la vie. La formation de notre identité et le fruit de ces « acceptations/refus » de la différence

Même si la différence est parfois difficile à vivre, à accepter, elle est le moteur et le seul moteur de la vie. C’est sur la différence que nous nous construisons et que nous forgeons notre identité. L’identité est ce qui fait de nous un être unique, différent des autres. Nous sommes le fruit de nos différences.

NB  N’oublions jamais que nous ne sommes rien dans l’absolu et que nous nous définissons que par rapport aux autres, à notre environnement. Nous n’existons que par rapport à nos semblables

L’histoire et le vécu

Quand j’étais jeune, les anciens me parlaient du temps « d’avant la guerre ». Il s’agissait de la guerre de 14-18, c’est à dire des années1900-1910. J’écoutais leur récit, mais tout en sachant qu’il était authentique je le recevais comme un récit, plutôt une histoire. Si intellectuellement je le rattachais à l’histoire de mon pays, donc à la mienne, Je ne pouvais en avoir aucune approche affective autre qu’au travers de l’affection que je pouvais porter à mes interlocuteurs.

Aujourd’hui quand je parle à des plus jeunes de « l’avant-guerre », il s’agit de la guerre de 39, je vis ses souvenirs dans « mes tripes » puisque je les ai vécus et je conçois que mes interlocuteurs n’en n’ont pas la même approche. Ils doivent le vivre comme une histoire authentifiée par la confiance qu’il m’accordent, comme si un historien leur parlais de la commune, de la guerre de 70, ou de Charlemagne.

La mémorisation des récits n’est pas la même selon que l’on les a vécus ou non.

Lorsque l’on entend une histoire les sons audio perçus par nos oreilles transmettent des  signaux électriques qui forment des images mentales dans notre cerveau. Ces images sont confrontées à nos souvenirs pour prendre un sens cognitif et être mémorisés. Cette prise de sens se fait par la création de lien logiques entre les nouvelles images perçues et les images antérieurement acquises et analysées :

  1. Dans le cas d’un récit historique la liaison, les relations, ne peuvent se faire qu’avec des souvenirs, des connaissances. Ce nouveau récit sera donc intégré dans la mémoire comme une extension de nos connaissances historiques. Les souvenir affectifs ne sont pas en jeu, exception faites, peut-être, de la relation avec notre interlocuteur. Nous le vivons en tant que spectateur.
  2. Lorsque ce récit a été vécu, il est intégré en tant que connaissance, mais également lié à d’autres éléments subjectifs ou émotionnels (climat, saison, situation, état émotionnel …). C’est un souvenir dans lequel nous sommes impliqué personnellement. Nous le vivons et le revivons en tant qu’acteur. Il sera relié à tout notre environnement affectif de l’époque et donc parfaitement intégré à notre univers autant affectif que cognitif. Le rappeler feras re surgir les émotions de l’époque et donc avec notre totale implication.

L’expression d’un récit par celui qui l’a vécu et bien différente de la perception de ce même récit par quelqu’un qui ne l’a pas vécu. C’est la tout le problème de la transmission. Autant la transmission des connaissances et possible, autant la transmission des émotions est difficile !

Quand un aïeul nous raconte son passé militaire, quand on nous inonde des photos de vacances, quand un raseur nous abreuve de ses passions, comprenons que ce qi a peu de valeur pour nous est un univers enchanté pour lui !

La conscience animale

Nous prêtons tous aux animaux un état anthropomorphique qui ne reflète pas leur nature réelle. C’est un penchant très humain. Que ce soit avec nos animaux de compagnies avec lesquels nous entretenons des dialogues insensés : « Oh ! il est gentil le petit toutou à sa maman … » ou avec les animaux sauvage pour lesquels dans les documentaires animalier on se croit obligé de leur donner un prénom et de leur prêter des sentiments humain (amour, colère, tristesse …).

L’anthropomorphisme n’est pas une tare mais le reflet de notre incapacité à imaginer autre chose que ce que nous connaissons. Nous analysons les situations, les formalisons ou les représentons en fonction de ce que nous avons acquis au cours de nos expériences. Cette incapacité n’est pas limitée à la vision des animaux, mais également à celle de nos semblables que nous voyons à travers le filtre de ce que nous sommes. Une sorte « d’Ego morphisme.»

Pour aborder la conscience animale, dans l’incapacité ou nous sommes de la percevoir, essayons d’en percer le mystère au travers du modèle de représentation de la conscience que nous propose la psychologie relativiste.

Comment se forme la conscience chez les êtres vivants

Disons qu’elle se construit par strates successives, chaque acquisition servant de support aux acquisitions ultérieures. On ne peut acquérir la notion de montagne sans avoir la connaissance d’une plaine, ou réciproquement. Chaque nouvel acquis se bâtit à partir de connaissances déjà intégrées.

Lorsque nous percevons une situation ou un objet, à travers nos sens, nos récepteurs (visuel, auditifs,  gustatif, olfactifs, ou tactiles) envoient des signaux électriques à notre cerveau. Celui-ci est alors activé et réagit en organisant des connexions neuronales qui forment une image mentale. A ce stade cette image mentale n’a aucun sens et n’est qu’une configuration neuronale, une typologie du cerveau. En comparent cette image à des images déjà acquises, en termes d’analogies, de différences, de valeur, de déni, la nouvelle image établie des liens logiques de dépendance qui vont lui donner un sens relatif aux connaissances déjà acquise. L’image est alors intégrée à notre réseau de conscience, notre réseau mémoriel.

Plus une image forme de liens avec le contenu de la mémoire et plus elle est formalisée dans une représentation définie, précise, descriptible, échangeable, c’est à dire du domaine du cognitif. Par exemple le concept de voiture peut être relié aux concepts de transport, mécanique, vitesse, routes, pneus, moteur, famille …etc. etc. des éléments qui vont permettre de donner une représentation, de décrire ce concept dans le domaine du cognitif

A l’encontre le concept d’odeur de lavande sera peu formalisé, relié simplement au nom lavande, à l’image de la plante, mais rien qui puisse décrire l’odeur, en donner une représentation échangeable. Le concept reste dans le domaine de l’émotion, du  ressenti, de l’indescriptible.

L’humain peu jouer sur ces deux tableaux. Il est capable de formuler des concepts, mais aussi de vivre par des conceptions purement émotionnelles.

L’animal, par contre, n’a pas cette capacité de formalisation (ou du moins extrêmement réduite), il vit uniquement de ses ressentis, de ses perceptions, de ses émotions. Il réagit à l’instinct, sans analyse.

L’animal a des émotions mais pas de sentiments. En effet le sentiment se développe quand l’image mentale formée par la perception d’une situation se confronte aux images mentales dans le domaine des valeurs. L’image acquière alors une valeur morale qui détermine le sentiment de colère, de  joie, d’approbation, de déni etc. etc. se sentiment va engendrer des comportement adaptés.

L’animal n’ayant pas cette capacité de formulation ne peut  développer de sentiments. Par contre il pourra vivre de ses émotions et pourra pressentir le danger, la récompense, le besoin de protection …tout cela sans faire appel à la notion

d’analyse ou de prévision

L’animal n’a pas la notion du temps que nous même êtres humains n’apprenons que vers l’âge de 6 ou 8 ans. Il n’organise pas son vécu dans un récit chronologique et donc ne vit ni de passé, ni de future. Il ne connaît que le présent pour sa vie ou sa mémoire (comme un enfant jusqu’à 4 ou 5 ans). Dans les documentaires animaliers on voit bien le lion s’approcher des antilopes qui continuent à brouter tranquillement. Ce n’est qu’au moment où le lion s’élance qu’elles envisagent le danger et détalent. Elles n’envisagent pas le futur, mais réagissent au présent.

Les humains ont inventés le temps, comme une organisation chronologique et causale de nos souvenirs et prévisions. C’est un apprentissage qui nécessite une certaine capacité e formalisation que n’ont ni les petits enfants, ni les animaux.

Ne prêtons pas aux animaux des sentiments qui leurs sont etrangés.

Il nous est très difficile de concevoir le vécu animal, même s’il est une composante importante de nos comportements. Par principe nous prenons conscience des choses quand nous réussissons à les formaliser, à leur procurer une représentation. Ce vécu émotionnel est par définition irreprésentable, donc inconscient et inaccessible  notre entendement.

Pour les animaux, nous ne pouvons que répondre à leur comportements sans leurs ajouter une vision sentimentale. C’est le respect que nous leurs devons. Ne cherchons pas à leurs imposer notre mode de vie de citadin embourgeoisé, nos réactions et nos sentiments, ils ne sont pas, dans la nature, conçus pour cela.

Structure et formalisme des images mentales

Rappelons qu’un image mentale se forme dans notre cerveau lorsqu’un message capté par nos sens (Ouïe, Odorat, Vue, Toucher ou Gout) envoie, via le système nerveux, un message électrique au cerveau. Celui-ci s’active (ou du moins certaines de ses zones) et se produit une configuration des connexions neuronales que l’on appelle « image mentale »

A ce stade cette « image » n’a aucun sens pour nous, elle est simplement une topologie des connexions de nos neurones.

C’est en  comparaison avec des images déjà explicité qu’elle va prendre du sens. Ce sont les relations logiques entre cette image nouvellement créée et les anciennes images explicitées, antérieurement qui  vont définir cette image et lui donner une signification dans notre mémoire.

Prenons un exemple caricatural :

On observe une voiture et on en reçoit une « image mentale » Celle-ci se compare à des images de véhicules déjà apprises et pourra être identifiée comme une voiture (donc relation identitaire avec le concept de voiture). On pourra peut-être en identifier la marque et le modèle (ce qui crée deux nouvelles relations), sa couleur pourra être identifiée comme rouge par rapport à notre connaissance des couleurs (relation au rouge) etc. etc.

Ces relations pourront être : identique à, différent de, assez proche de, etc. etc. et nous permettrons de donner sens à cette image qui sera alors intégrée à notre réseau de conscience. Cette image sera alors formalisée, représentable, descriptible, et deviendra un élément de notre conscience.

C’est le nombre de relations logiques de dépendance qui va caractériser le niveau de conscience qu’atteindra cette images mentale

  1. Si le nombre de ces relations est quasi nul , l’image sera au niveau de la conscience organique, celle qui caractérise tous les êtres (Plantes, Animaux, Humains) qui existe dès notre naissance et gère les mécanismes indispensables à la vie : Mécanismes biologiques, photosynthèse, croissance, respiration, digestion, circulation sanguine . Il s’agit de mécanismes totalement inconscients
  2. Si le nombre de relation est faible, l’image mentale est peu formalisée, impossible à décrire ou à transmettre. C’est un ressenti global qui ne supporte aucune analyse logique. C’est l’apanage des animaux et des humains. C’est ainsi que ses êtres vivants perçoivent les odeurs, la musiques (sauf pour les spécialistes) les ambiances, les situations. Pour les animaux c’est le stade ultime du développement. Pour les humains c’est l’univers des petits enfants, c’est le domaine de la conscience des émotions.
  3. Si le nombre de relations est élevé, l’image mentale est parfaitement (ou presque) formalisée. Elle est riche en identifiants, en références. Elle peut facilement être décrite par des mots (noms, adjectifs, verbes), donc échangée dans le système codifié du langage. C’est le domaine de la conscience cognitive. Celle-ci est l’apanage des humains, le domaine de la raison et de la logique.

Bien évidemment il n’y a pas trois niveaux séparés de conscience mais un continuum qui va des images mentales peu formalisées vers les images mentales parfaitement formelles. C’est l’intrication des images dans le réseau de la conscience qui leur donne un sens plus ou moins élaboré. C’est par l’apprentissage, les connaissances, les expériences que l’humain acquière sa conscience cognitive qui le différencie de l’animal.  On né animal et on devient

La mémorisation des odeurs

C’est un problème plus complexe qu’il n’y paraît. Comment peut-on mémoriser un contenu si difficile à définir ?

La mémorisation

Pour comprendre ce mécanisme, revenons au mécanisme général de la mémorisation. Comment se fabrique-t-on un souvenir ?

C’est par nos sens (ouïe, vue, odorat …) que nous percevons les message de l’extérieur. Ce sont des messages visuels, auditifs, olfactifs … qui parviennent à nos récepteurs sensoriels (rétine, tympans, récepteurs olfactifs …). Ces messages sont transformés par ces récepteur en signaux électriques transmis à notre cerveau par notre système nerveux. Ces signaux activent certaines zones du cerveau pour définir une configuration particulière des connexions neuronales. Cette configuration particulière est appelée ‘image mentale ». A ce stade cette image n’a absolument aucune signification, elle n’est qu’une simple topologie du cerveau.

L’activation du  cerveau va mettre en jeu la comparaison de cette « image mentale » avec des images mentales ultérieures ayant déjà pris un sens. Ceci  va créer des liens de dépendance entre la nouvelle images et le réseau mémoriel qui va lui donner une signification.

Rappelons à ce stade que : « toute définition d’un concept, d’un objet, d’une situation, ne ce fait jamais dans l’absolu mais par référence à des concepts déjà définis ».

C’est donc en tant que relations logiques: « plus grand que, plus gros que, plus rouge que, moins contraignant que, identique à, sans rapport avec … » que va se définir la nouvelle image reçue et prendre un sens propre. Elle est alors intégrée à notre réseau mémoriel et fait partie de nos connaissance, de nos souvenirs, de notre mémoire. Nous pourrons y accéder si nécessaire (par un mécanisme complexe que je n’expliciterais pas ici). Notre réseau de conscience est donc un ensemble d’images mentales reliées entre elles par un réseau de relations logiques de dépendance qui leurs donnent du sens.
Mais, afin que cette interprétation des signaux électriques puisse avoir valeur de communication entre deux êtres humains, il faut qu’elle s’appuie sur un code, un langage universel. Ce code universel est pour nous la langues. Deux individus parlant la même langue peuvent communiquer car ils ont appris le même vocabulaire, la même grammaire, les mêmes concepts. Cet apprentissage est progressif et se cultive dans le temps.

Pour mieux comprendre ce réseau de connaissance prenons un exemple simple et assez caricatural.

On comprend facilement le concept de « chaise » car on sait que c’est un objet composé d’une assise, d’un dossier, et de quatre pieds. Encore faut-il savoir ce qu’est un pied : au sens propre une extrémité humaine et au  sens figuré un support. Ceci ne peut être compris que si on a acquis la notion de support. Chaque définition d’un concept s’appuie sur la définition d’un autre concept, c’est ce que l’on appelle  un réseau de dépendance.

Maintenant que nous avons une idée de la structure d’une mémoire (ou d’une conscience si on ajoute aux concepts matériels des concepts moraux) voyons ce qu’il en est de la mémorisation des odeurs.

Nous avons dit que pour la définition des concepts matériels il fallait un vocabulaire et une grammaire. Le Français couramment parlé comprend environ 35.000 mots et certains dictionnaires jusqu’à 80.000. C’est par la richesse du vocabulaire et la myriade de relations de dépendance entre eux que les mots font la richesse et la précision d’une langue et la sophistication de ses définitions.

Qu’en est-il des odeurs ?

Le vocabulaire des odeurs est particulièrement pauvre. Généralement on désigne une odeur par le nom du constituant qui la produit, mais avec un nombre de relation de dépendance très faible. Par exemple l’odeur de la lavande sera décrite comme : « odeur de lavande » avec une dépendance à l’image de la fleur, un couleur dites « Bleu lavande » et pour certain des souvenirs personnels, Sans plus. Ce n’est pas vraiment une description de cette odeur, tout au plus une identification.

Si on compare à la description d’une chaise par exemple : Dossier, assise, pieds, matériaux constitutifs, tissus, formica, style cuisine, salon, louis XV … tout un ensemble d’éléments qui viennent expliciter la description pour en donner une véritable image communicable. Rien de tel pour les odeurs. Chez les spécialistes parfumeurs (les nez) on peu ajouter  quelques éléments descriptifs comme les familles olfactives (agreste, floral, boisé, agrumes, aldéhydes, marine …) ou certains accords classiques (chypre, œillet, fougère …) mais le langage reste très limité. La majorité des gens, même s’il sont capable d’identifier certaines odeurs familières sont bien incapable de les décrire. Dire d’un « Ricard » : ça sent l’anis est une forme d’identification, mais pour en décrire l’odeur à quelqu’un qui ne la connaît pas c’est un peu juste.

Donc deux questions se posent :

  1. Comment, devant ce vide lexical mémorise-t-n une odeur ?
  2.  Comment développer un langage qui puisse rendre compte des odeurs dans leur complexité ?

Mémorisation des odeurs

L’archivage des images mentales dans notre conscience est subséquent à la création de ses relations avec le réseau mémoriel. Plus ces relations sont nombreuses et plus l’image stockée est précise, formulée, possible à décrire et donc échangeable avec les autres, ce qui lui donne un caractère plutôt universel.

Pour les odeurs c’est tout le contraire ,car elles sont archivées avec un minimum de relations causales et de ce fait difficiles à décrire. Elles sont éminemment personnelles et non communicables

L’individu à une conscience floue de l’odeur, il la ressent plus qu’il ne la connais. Il en a la perception, le souvenir, la sensation, l’impression. Il peu l’identifier mais ne peut en parler ou la décrire.

Contrairement aux images mentales bien formulées qui sont du domaine du cognitif, les images mentales des odeurs sont du domaine de l’émotion. Les premières sont du domaine  de l’être humain alors que les secondes sont du domaine animal. Contrairement à l’humain, l’animal n’a pas de conscience cognitive, il ne formalise pas ses émotions, il n’en fait pas un récit. Il ressent et réagit sans analyse rationnelle. Ressentir les odeurs c’est faire appel au reste d’animalité qui est en nous, mais c’est aussi percevoir comment les animaux prennent conscience du monde : un impression plutôt qu’une image, alors que les humains sont capables d’en donner une représentation analytique et structurée par un langage ou l’image. Si un animal ne parle pas (ou avec un langage très limité) ce n’est pas en raison du manque d’organe adapté mais  parce qu’il ne sait pas formuler sa pensée.

Ce qui se conçoit bien s’énonce clairement et les mots pour le dire vous viennent aisément (Nicolas Boileau).

N.B. Ne me faites pas dire que les parfumeurs sont des animaux ! Ils ont simplement redéveloppés un sens olfactifs que nous avions laissé en sommeil.

Langage des odeurs

Certaines professions du monde des odeurs  ont besoin d’un langage descriptif (Cuisiniers, Parfumeurs, aromaticiens, œnologues) et ont développé un début de langage. Il est structuré autour de l’association de l’odeur avec le nom de la substance qui la génère. Par exemple odeur de lavande, de paprika, de cuir, iodée …

Tout langage se construit autour d’un vocabulaire associé à un objet référant accessible à tous afin qu’il prenne un caractère universel (dans la langue considérée). On a un référant rouge par exemple, ou encore table, maison …. Chaque mot doit être supporté par un référant existant. Les mots abstrait (liberté, autocratie, amour) se référent à une définition universelle formée par un ensemble de mots ( le dictionnaire) eux même référencés.

En parfumerie par exemple le vocabulaire est assez restreint, peut-être  2 ou 3000 mots (alors que le Français courant en comporte environ 35.000 mots, et certains dictionnaires 80.000). De plus les référents de ces mots sont en général ignorés du public et ne sont connu que des spécialistes. Parlez à un « non parfumeur » d’une odeur d’Hédione,  de salicylate de benzyl, de Benjoin ou de Galbanum et cela n’éveillera rien en lui. On peut dire qu’en parfumerie on a, plutôt qu’un langage, un un« jargon professionnel » réservé à des initiés !

Pourrais-t-on passer à un langage plus élaboré dans le domaine des odeurs. Comme on l’a dit un langage est un système de codification passant du phénomène naturel à un système codifié intelligible par une conscience rationnelle.  Par exemple :

  1. Pour définir les concepts par les textes on a inventé les lettres, les mots et leurs définitions (avec 26  lettres et quelques symboles on peut générer l’ensemble des écrits littéraires, politiques, scientifique …connus à ce jour)
  2. Pour la musique on a inventé les notes et leur référants en termes de fréquence audible ( La : 435 hertz)
  3. Pour les couleurs c’est la fréquence de la lumière visible qui fait repaire
  4. Pour le temps on a créé l’heure basée sur le rotation de la terre
  5. Pour l’espace on a inventé le mètre étalon

Pour les odeurs notre schéma de process (rencontre d’une molécule avec les papilles olfactives) basé sur un récepteur unique rencontrant des sollicitations spécifiques à chaque constituant ,on est obligé de se référer au constituant lui-même comme étalon. C’est le fondement de notre système actuel ou le référant  est le constituant émetteur du message.

L’idée de récepteurs olfactifs différent fait son chemin. Il y aurait environ 350 récepteurs différenciés répondant à divers types de molécules. Ceci pourrait déboucher sur un classification des odeurs par familles, basée sur les types de récepteurs olfactifs impliqués. Nous aurions alors trouvé le référant manquant dans le langage des odeurs.

Mais nous n’en sommes pas encore là et nous devons nous contenter du système actuel ou les référants sont les odeurs (indescriptible) des composants odorants.

Le système a fait ses preuves puisque les industries de odeurs se portent plutôt bien. Par  contre il a un peu l’allure d’une jungle dans laquelle tout pousse à gogo mais dans une indiscipline totale ;

  1. Les référants sont imprécis. En effet qui sait ce que chacun de nous ressent en humant une odeur ? L’odeur de la menthe par exemple est-elle la même pour chacun d’entre nous ? Quand nous parlons de menthe parlons nous tous de la même chose ? Notre système référant nous permet à coup sûr d’identifier la menthe mais le ressenti en est-il le même ou différent ?
  2. Notes de tête, de cœur, de fond. La grande innovation de « Jean Carles ». C’est un vocable qui ne se réfère pas à des composés, mais à un mélange. Si, en parfumerie, on peut considérer le Limonène comme une note de tête ou la Galaxolide comme une note de fond, cette appellation ne peut pas strictement s’appliquer à nos référants huiles essentielles qi comporte elle-même des notes de tête, de cœur, et de fond.
  3. Les familles olfactives. Elles sont encore empreintes de l’ancienne parfumerie au produits naturels. Citrus, Floral, Ambrée, Boisée, Aromatiques, Agreste … Dans la parfumerie d’aujourd’hui, et peut-être de demain, les produits de synthèse, qui sont les seuls vecteurs d’innovation, prendrons une part de plus en plus importante et rendrons caduc les anciennes classifications.

Conclusion

Il serait intéressant de rationaliser les langages utilisés dans la description des odeurs, c’est à dire de définir les noms et les adjectifs qui sont la base de tout langage, ainsi qu’une classification taxonomiques permettant de les organiser.

Par exemple en parfumerie :

Familles : Citrus, Florale, Aromatique ….

Sous Familles Florale à Rose, Jasmin, Tubéreuse …

Adjectifs : Épicé, Grasse, Bulgare …

Et de définir des référants pour chaque mot

Ceci paraît à priori un exercice de style inutile puisque le parfumerie se porte bien avec le jargon utilisé. Pourtant à l’heure de l’intelligence artificiel cette rationalisation deviendra indispensable

L’intelligence artificielle

Voyons en premier le processus d’apprentissage de l’IA. Supposons que l’on veuille apprendre à une machine à reconnaître une image de chat. Elle est capable d’analyser les images.

  1. On lui fait « digérer » 1000 images de chat
  2. On lui présente une image de chat et on teste sa capacité à reconnaître un chat
  3. Si elle échoue on insiste sur de nouveaux apprentissage
  4. Si elle réussi on passe à un apprentissage plus profond
  5. On lui présente alors des images de chat Angora pour lui apprendre cette race particulière
  6. On recommence le process avec toutes les races de chats, puis avec toutes les couleurs de chat ….

Pour les odeurs l’apprentissage ne porte pas sur des images, mais sur des mots puisque c’est en ces termes que c’est faites la codification des odeurs (la machine ne sait pas, à ce jour, analyser les odeurs mais elle peut analyser des descriptions littérales. .

  1. On apprend à l’IA le nom de l’odeur et sa description sous forme de mots
  2. On vérifie qu’ielle a bien appris sa leçon en l’interrogeant à partir des vocables de sa description
  3. On fait ainsi pour toutes les odeurs que l’on veut inculquer à la machine en vérifiant à chaque fois que le leçon est bien apprise.
  4. On teste sa connaissance en lui posant des question croisée impliquant des vocables des diverses définitions …etc. etc.

On comprend maintenant l’absolue nécessité de mettre de l’ordre dans les « jargons des odeurs » pour prendre le virage de l’IA. Sans codification précise des odeurs (classifiée dans un vocabulaire) l’IA ne sera pas une option.
En effet il y a une chose que l’IA gère très mal aujourd’hui : C’est « l’ a peu près » ou du moins elle le gère par pertinence statistique, ce qui n’est pas la même chose. Devant deux propositions légèrement différents l’IA fait une sorte de moyenne pondérée qu’e prend pour la vrai valeur.

Pour deux parfumeurs, par exemple, même s’ils ont un ressenti un petit peu différent d’une odeur ,ils peuvent en parler malgré cette petite marge d’incertitude. C’est le gros avantage du cerveau humain, il est habitué à gérer l’incertitude.

Ce « petit pavé » n’est ni une injonction, ni une Bible (La Bible c’est pas trop mon truc !) c’est une proposition. Soyez pour, soyez contre, l’important c’est de prendre position, de se forger une idée, c’est ainsi qu’on se fabrique une identité !

Les trois piliers de la pensée Chinoise

Les civilisations restent fortement marquées, souvent à leur insu, par la pensée qui leur a donnée naissance. Par exemple l’Occident reste très imprégné de la culture Judéo-Chrétienne et le monde Arabe par la double influence de ses racines Judéo-Chrétiennes et de la pensée Islamique.

En ce qui concerne la Chine la vision du monde est fondamentalement différente de la nôtre. En Chine, il n’y a pas vraiment de religion (même si certaines pensée se sont colorée d’un vernis religieux). Cette absence d’absolu, que l’on trouve dans les religions, explique le pragmatisme des gens de l’empire du milieu. Pas d’absolu, donc pas de vérité, donc tout est possible.

La pensée des Chinois est organisée autour de trois doctrines : Le Confucianisme, le Taoïsme, et le Bouddhisme. Ces trois pensée cohabitent assez facilement car elles concernent des univers différents.

Le Confucianisme s ‘intéresse à la société et aux relations entre les individus et l’état

Le Taoïsme à l’individu dans son vécu quotidien.

Le Bouddhisme à la vie spirituelle.

Ces doctrines ne sont donc que rarement en compétition.

Le Confucianisme

Confucius, de son nom Chinois Kong Zi, est né en 551 ans AV JC il est contemporain de Lao Tseu (père du Taoïsme) avec qui il eut de nombreux entretiens, et de Bouddha (circa 563 AV JC)

IL définit les valeurs du « vivre ensemble » servant à harmoniser les rapports humains. Pour cela il entendait restaurer le « mandat du ciel » qui accordait à l’empereur le pouvoir absolu. L’homme est au centre de ses préoccupations et il refuse de s’intéresser aux esprits ou à la mort. Il met l’accent sur l’éducation pour tous et la « méritocratie »

IL définit la notion de « Jun Zi » assez proche de « l’honnête homme » de Montaigne plein de bienveillance, de moralité, et de rectitude. Pour lui la soumission au Prince et au père est la base de la cohésion sociale.

Le confucianisme fut la « religion d’état » jusqu’à la révolution de 1911

C’est une pensée généreuse mais qui peut vite virer, par son conservatisme et sa soumission, à l’autocratie.

La Taoïsme

Exprimé par Lao Tseu il est basé sur un principe universel, le Tao, qui gère l’harmonie de la nature et son équilibre selon le principe du Yin et du Yang. Le Tao Te King, livre de bas de l’enseignement du Tao, n’est en aucun cas un ‘texte sacré’. C’est un livre de poésies présentant la manière simple de suivre le Tao et de vivre en paix avec soi-même, les autres et dans un monde en évolution.

Le Tao est une tentative pour rappeler aux gens qu’ils sont connectés aux autres et à la terre, et que tout le monde pourrait vivre ensemble en paix si chacun était seulement conscient de comment ses pensées et ses actions affectent lui-même, les autres et la terre.

Bien que le Taoïsme et le Tao Te King n’étaient pas à l’origine associés au symbole du Yin-yang, ils en sont tous deux venus à l’être parce que la philosophie du Taoïsme incarne le principe et la pensée Yin-yang. La vie est censée être vécue en équilibre, comme l’exprime le symbole du Yin et du Yang. Le Yin-yang est un symbole d’opposés en équilibre – sombre/clair, passif/agressif, femelle/mâle – c’est à dire tout sauf le bien et le mal, et la vie et la mort, car la nature ne reconnaît rien comme bien ou mal, et ne reconnaît pas de différence entre vie et non-vie. Tout est en harmonie dans la nature, et le Taoïsme essaie d’encourager les gens à accepter et à vivre ce genre d’harmonie.

La meilleure façon pour une personne de vivre est, selon le Taoïsme, de se soumettre à tout ce que la vie apporte, et d’être souple.

On voit que le Tao par l’affirmation d’un principe universel qui gouverne l’état du monde, par sa confusion du monde des vivants et celui des morts prend un caractère de religiosité malgré ses origines laïques.

Le Bouddhisme

Il n’est pas d’origine Chinois mais importé plus tardivement des indes. IL consiste en un chemin spirituel visant à se dégager des contingences humaine pour rechercher l’harmonie en soi-même. Dans le Bouddhisme c’est le chemin vers la sagesse qui compte, les efforts pour atteindre la sagesse suprême du Bouddha. La bienveillance envers les autres est utilisée pour se dégager de ses désirs personnels, renoncer à ses passions en se concentrant sur les autres. Cela reste une doctrine très ego centrée.

Conclusion

De ces trois piliers le Confucianisme est le plus présent dans la pensée Chinoise. Contrairement à la pensée Occidentale très empreinte de religion, donc d’une utopie transcendantale, la vision Chinoise est centrée sur l’humain, pragmatique et laïque. C’est une opposition majeure entre nos deux cultures.

Le Chinois croit en l’humain et, par le confucianisme il accepte la hiérarchie dominante pour peu qu’elle soit réellement au service des citoyens. C’est ce que l’on traduit souvent comme le contrat entre les Chinois et la classe dominante : « Vous avez le pouvoir pour et si vous améliorez nos conditions de vie »

Le monde occidental adorateurs des valeurs utopiques (liberté, égalité, fraternité pour le France) est dérouté quand il compare nos valeurs, objectifs inatteignables mais vers lequel il faut tendre,au pragmatisme Chinois. Nous privilégions le chemin alors que eux s’attachent au but.