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La couverture générale

Débattre avec un radicalisé,  Pas une sinécure !

Je ne sais pas si vous avez fait cette expérience, mais j’ai tenté des débats avec des complotistes antivax, des radicalisés d’extrême droite ou gauche, des racistes  etc. etc. J’avais pour espoir, sinon de les convaincre, du moins d’essayer d’assouplir un peu leurs positions. Ca a été à chaque fois un échec total au point que je me suis demandé si ce n’était pas moi le plus radicalisé. Mais comme tout échec est une bonne leçon,  j’ai pu comprendre pourquoi débattre avec un radicalisé est pratiquement mission impossible.

Pour cela il faut d’abord comprendre le mécanisme central de la radicalisation

La radicalisation

  1. Supposons que quelque chose vous déplaise, vous gêne, vous paralyse, dans votre environnement.
  2. Trouvez un « bouc émissaire » susceptible d’endosser la responsabilité de cet état des choses. On en trouve facilement : les arabes, les Juifs, la gauche, la droite, les migrants, les banques, les LGBT …
  3. Trouvez dans la cible choisie quelques éléments déviants qui pourraient justifier, de prés ou de loin, la nuisance que vous ressentez.
  4. Affublez à l’ensemble de la cible ce comportement déviant et nuisible qui par l’effet de masse devient, alors, carrément un danger … vous êtes près du but
  5. Posez cette règle comportementale en « ukase » et vous avez atteint  le top de la radicalisation.
  6. Cette règle établie et adoptée toutes vos actions contre la cible seront parfaitement justifiées. Mépris, injures, ostracisassions, coups, spoliations , tout est bon puisque, par principe, la cible est un grand danger

La pensée érigée en dogme

Voilà comment tout débat avec un radicalisé tourne court. Essayez de convaincre un antisémite qu’agresser des Juifs ce n’est pas correct. Il ne peut l’admettre puisque dans son esprit il ne fait que combattre une vermine nuisible. Quand à essayer de lui faire comprendre que son analyse de base, son dogme antisémite est erroné, c’est quasi mission impossible. Toute sa pensée est organisée, construite, autour de ce poncif et c’est tout le sens de sa vie que vous voulez remettre en cause. Ce type de dé-radicalisation pourrai prendre des années de travail, encore faut-il que le sujet veuille bien s’y soumettre.

L’évitement

L’autre difficulté vient de ce que j’appelle « la methôde de l’évitement ». lorsque un radicalisé vous tient un des ses propos insensé, si vous contre argumentez avec un propos sensé et indéniable, il ne cherchera pas à démonter votre argumentaire mais attaquera sous un autre angle. Exemple d’un débat, vécu, avec un antivax.

Lui : Il n’y a pas d’épidémie de Covid, c’est un mensonge

Moi : ce serai un complot qui concernerai des centaines de millions de personnes dans le monde (soignants, labo d’analyse, journalistes, pharmaciens, hommes politiques) tous d’accord pour propager ce mensonge

Lui : de toutes façons pas question que je me fasse injecter un vaccin atténué

Moi : Aucun des vaccins sur le marché n’est un virus atténué, on a un vaccin à base de virus de singe modifié ou alors d’ARN  messager

Lui : J’ai été à l’hôpital et je n’ai vu aucun malade du Covid

Moi : Oui, parce que les hôpitaux ont pris la décision d’isoler dans des parties bien séparées les malades du Covid

Lui : … etc. etc. tout y passe, le professeur Raoult et l’hydroxy-chloroquine, la modification de notre génome par l’ARN …

Ceci montre que, même radicalisé, l’individu conserve un sens de la raison qui l’empêche de combattre notre argumentaire. Mais chez lui l’affect prend le pas sur la raison, il vit dans le domaine de la croyance. Tentez de persuader un croyant que dieu n’existe pas !

Le refus d’assumer

Dernier point, et non des moindres. Si vous avez le malheur de dire à un de ces extrémistes qu’il est  radicalisé, attention il va vous sauter à la gorge. Aucun ne s’assume comme tel. Cela fait partie de leur construction mentale … ils ne sont pas radicaux mais simplement justes ! Ils n’existent pas en tant qu’antisémites, raciste ou autres,  mais en termes de défenseurs de la nation contre le danger qui la menace, ils ne sont jamais d’extrême droite mais combattent le laxisme de la gauche, ils ne sont pas racistes mais luttent contre le « grand remplacement »

La conclusion précède le débat

Débattre avec un radicalisé c’est comme vivre un procès Stalinien. On commence par énoncer la sentence, la condamnation et ensuite on ouvre le procès pour la justifier. Un radicalisé pose, comme principe, les Juifs sont comme si, le arabes comme ça, les extrême ainsi, …  mais ouvrons ce débat déjà clos !

Conclusion

Débattre avec un radicalisé s’avère quasi impossible, a moins d’adopter une position encore plus radicale que la sienne. Il n’y a que deux options se soumettre ou dominer. La radicalité a cet effet délétère qu’elle devient contagieuse et nous pousse à nous radicaliser nous-même, au confli.t et au rapport de force.

La vérité … tout fout le camp !

Nous avons vécu une époque où la recherche de la vérité était érigée en dogme … étant bien sur admis qu’elle existait et qu’il suffisait de creuser pour la trouver.

Progressivement s’est développé l’idée que la vérité n’était pas unique et quelle pouvait avoir plusieurs visages. En fait on a pris conscience que les faits pouvaient avoir plusieurs  interprétations selon la culture,  les expérience,  les influences, le vécu de chacun. Il suffit, un matin, de lire les « unes » du Figaro, de l’Humanité,  du Monde (le soir) … pour s’en rendre compte.

Il restait cependant un élément qui faisait consensus, c’était le fait lui-même. C’est  à partir du même fait que chacun en donnait son interprétation personnelle ou corporative.

De nos jours c’est la notion même de faits univoques qui est remise en cause. Ceux-ci ne sont plus le socle commun sur lequel chacun peut réfléchir mais une vérité personnelle que chacun se construit.

  1. Prenons la guerre en Ukraine.
    Pour une partie du monde le fait consiste en une agression impérialiste de la Russie enquête de retrouver la grandeur de l’empire Russe.
    Pour une autre partie du monde cette « opération spéciale » avait pour but de libérer l’Ukraine de son régime nazifié qui opprimait  une partie de la population (les Russophiles)
    Puis est venu la notion d’agression de la Russie par les forces Ukrainiennes et d’une lutte héroïque de l’armée Russe pour défendre la patries en danger
    On voit que ce n’est plus l’interprétation des faits qui diverge, mais bien le fait lui-même qui est différent
  2. Le conflit Israël palestine
    Certains en font une riposte à l’attentat mortifère du 7 octobre par le Hamas et une nécessité pour la sécurité d’Israël
    D’autre en font une réponse à l’expansionnisme  Sioniste et une nécessité pour l’avenir de la Palestine
    Difficile de négocier sur des vérité différentes
  3. Quand le président de la première puissance scientifique, économique et militaire du monde, en présence de son ministre de la santé,  prêche l’hydoxychloroquine pour enrayer le Covid ou le risque pour les femmes enceintes de prendre du Paracétamol, il fabrique une vérité alternative.
  4. Quand par l’IA on représente et fait parler des personnalité pour les faires prêcher pour une cause qui n’est pas la leur on fabrique une fausse réalité toxique.

On pourrait multiplier les exemples à l’infini, mais le point à retenir c’est que devant ces réalités parallèles le citoyen perd tous repères. Le drame n’est pas tant les « fake news » que l’on peut à la rigueur démentir, mais plutôt que la vérité des faits devient totalement  douteuse et qu’il devient impossible de déterminer ce qui est vrai et ce qui est faux. Tout paraît vrai et tout est suspecté d’être faux .

De cela découle la tendance de croire en ce à quoi l’on croit déjà et de rejeter toute vérité alternative C’est la porte grande ouverte au radicalisme, à la division, et aux conflits. Chacun se définissant par rapport à sa propre vérité, tout débat, toute négociation devient impossible

Jadis on croyait à ce que l’on voyait, maintenant on voit ce à quoi l’on croit

PS C’est déjà le fait de tout radicalisme de construire une fausse réalité (les Juifs sont des usuriers, les arabes des fainéants et des violeur, les Ouigour des parasites, les patrons des exploiteurs, les salariés des « tir au flanc », la gauche des laxistes, la droite des accapareurs  etc. etc.) tout un ensemble de stéréotype aussi primaire les uns que les autres, mais qui servent de  filtre à une pensée  qui en devient captive et aveuglée.

Palestine : Le grand remplacement

Israël tente de faire démarrer le conflit avec la Palestine au massacres de7 octobre 2023 en se donnant le « beau rôle » de victime des barbares Palestinien

L’histoire et bien différente, car en fait depuis le début du XXème siècle les populations juives n’ont pas d’autre objectifs de s’arroger le droit à occuper toute la Palestine

Tout démarre d’une revendication religieuse et territoriale. Dans cette  légende biblique  Dieu aurait donné à Moïse La Palestine (qui ne s’appelait pas comme  ça à l’époque) pour y conduire le peuple Hébreux et l’y installer. C’est sur cette base qu’Israël revendique ses droits sur les terres à l’est du Jourdain. C’est donc sur fond de croyance religieuse que se déroule ce conflit

Avant 1917, la Palestine est sous l’autorité de l’Empire ottoman. Les populations chrétiennes et musulmanes qui y vivent se définissent en termes de communautés religieuses et ne manifestent guère de sentiment de type national. Composé d’une majorité de Palestiniens,  de Juifs établis depuis les années 1880 et de juifs nouvellement émigrés,  motivés principalement par le sionisme. Dès le début du XXe siècle, les Arabes de Palestine protestent auprès des autorités ottomanes contre ces nouvelles arrivées massives.

En 1917, les Britanniques conquièrent la Palestine qu’ils administrent officiellement à partir de 1920 dans le cadre d’un mandat de la Société des Nations. Le conflit entre le les émigrés Juifs  et les Arabes de Palestine débute principalement après la Déclaration Balfour de 1917.  De 1920 à 1948, de nombreux Juifs  s’installent en Palestine alors que le Royaume-Uni exerce son mandat sur la Palestine mandataire : la population juive, qui était estimée en 1917 à environ 70 000 personnes, passe à plus de 650 000 au début de 1948, et la population arabe à plus d’un million de personnes. Des conflits éclatent entre Arabes et Juifs dès 1920, mais aussi entre ces populations et les autorités britanniques. En 1921, les Juifs commencent à créer une milice armée, la Haganah, chargée de protéger les installations juives des milices arabes.

L’Organisation sioniste mondiale est créée en 1897 à Bâle, où le mouvement sioniste tient son premier congrès et  élit Theodore Herzl à sa tête. La mission qu’elle se donne est de préparer, pour le peuple juif, un foyer national en Palestine, région historique des anciens royaumes de Juda et d’Israël. Pour cela, l’Organisation sioniste mondiale rachète des terres grâce notamment à l’organisme juif d’achats de terres K.K.L. et au soutien de certaines banques. Sont alors promus l’immigration et le sentiment national afin de renforcer la présence juive dans le territoire.

Les tensions entre communautés juives et arabes s’accroissent à partir de 1920, à la suite de l’augmentation de l’immigration juive. À partir de 1921, cette opposition arabe est incarnée par le Grand Mufti de Jérusalem, Mohammed Amin al-Husseini. Les premières émeutes anti-juives se produisent en mars et avril 1920 à Jérusalem, puis en mai 1921 à Jaffa et contre des établissements agricoles (kibboutz et mochav).

Les Arabes palestiniens constituent le 25 octobre 1936 le Haut Comité arabe, sous la direction du grand mufti de Jérusalem, Amin al-Husseini, pour faire face à l’agence juive. En 1936, c’est la grande révolte arabe en Palestine, qui va durer par intermittence jusqu’en 1939, qui sera écrasée par l’armée et la police britanniques, avec le concours de troupes de police juive (Notrim) que les Britanniques ont mis au point avec les autorités juives

Après mai 1945, la pression s’accentue, pour permettre l’accueil en Palestine mandataire des rescapés juifs des camps de concentration nazis. Le Royaume-Uni s’y oppose. La Haganah lance à son tour des actions armées contre le Royaume-Uni,  elle attaque notamment des casernes, des postes de police, des bases de l’armée britannique et  fait dérailler des trains. L’affaire de l’Exodus 1947, parti de Port de Bouc avec l’accord des autorités françaises, transportant 4 500 réfugiés et qui est contraint de retourner en Europe avec des morts à son bord, bouleverse l’opinion mondiale.

En mai 1946, le Royaume-Uni abandonne sa tentative de trouver une solution, ne voulant pas se heurter frontalement aux deux parties.

Il transfère alors la question de la Palestine à l’Organisation des Nations unies dont les membres, avec le soutien conjoint des États-Unis et de l’Union soviétique et malgré l’opposition de tous les pays arabes, votent le plan de partage de la Palestine, le 29 novembre 1947. . On retrouve là le cynisme des grandes puissances qui décident de céder aux  Juifs un territoire appartenant aux populations Palestiniennes qui y résident.

C’est la résolution 181 de l’ONU, refusée par tous les États arabes. Ce plan de partage divise la Palestine en trois secteurs, l’un arabe (45 %), l’autre juif (55 %) et le troisième, la ville de Jérusalem, sous la tutelle de l’ONU. Les dirigeants arabes palestiniens, favorables à un État unique regroupant Arabes et Juifs, refusent ce plan et annoncent qu’ils s’y opposeront par les armes. Les dirigeants Juifs  approuvent le partage même s’ils sont en désaccord avec la superficie du futur État juif.

Le 14 mai 1948, au musée des Beaux-Arts de Tel Aviv, David Ben Gourion proclame l’indépendance de l’État d’Israël. Dès le 15 mai, après le départ des troupes britanniques, le jeune État juif est immédiatement attaqué par les États arabes voisins.

Deux mois avant la guerre, le 10 mars 1948, les dirigeants du futur État israélien finalisent le « plan Daleth » en vue de garantir l’homogénéité ethnique de l’État israélien et d’agrandir son territoire. Lorsque la guerre éclate, près de 250 000 Palestiniens ont déjà été expulsés par les milices de la Haganah.

La première guerre israélo-arabe éclate le 14 mai 1948, alors que les troupes britanniques terminent leur départ de l’ancienne Palestine mandataire, et que les armées de certains pays arabes envahissent le territoire. Les Juifs souhaitent protéger des territoires afin d’y établir leur État, et les Arabes veulent instaurer un État palestinien. Plusieurs trêves permettent aux parties de se réarmer. Israël reçoit notamment des armes de la part de l’Union soviétique, par le biais de la Tchécoslovaquie. En 1949, Israël a l’avantage et signe des cessez-le-feu avec les États arabes voisins. La ligne verte est ainsi formée, devenant l’ensemble des nouvelles frontières de fait entre Israël, l’Égypte, la Transjordanie, le Liban et la Syrie. L’État d’Israël s’étend alors sur 78 % de l’ancienne Palestine mandataire, soit 23 % de plus que ce que le plan de partage de 1947 lui accordait. Les 22 % restants sont annexés par la Transjordanie (la Cisjordanie) et l’Égypte (la bande de Gaza). L’ouest de Jérusalem est en Israël, l’est en Transjordanie. Pour les Palestiniens, c’est la « Nakba » (la catastrophe). Ils n’ont pas d’État, et entre 700 000 et 900 000 d’entre eux sont chassés vers les territoires palestiniens restants ou vers les pays voisins (Égypte ou Jordanie). Après la guerre, environ 60 % de la population palestinienne habite des camps de réfugiés.

Se succèdent alors tous les événement mieux connus

1967 La guerre des six jours

1974 La guerre du Kippour

1956 La création de l’OLP

Les échanges terrorisme, répression

Les multiple tentative de paix toutes avortées (1992 Oslo, 2000 Camp David)

La colonisation illégale de la Cisjordanie ou environ 750.000 israéliens occupent illégalement 300 colonies

2007 La Blocus de Gaza (Une sorte de ghetto de Varsovie)

La complaisance d’Israël envers le Hamas pour affaiblir totalement l’autorité Palestinienne

Enfin le 7 octobre 1923 le raid mortifère de Hamas en territoire Palestinien faisant 1200 morts et 200 otages.

Enfin la guerre de répression de Netanyahou qui sous prétexte d’éradiquer le Hamas vise rendre le vie impossible aux Gazaoui pour les forcer à s’exiler … on ne sait où.

Ainsi s’achèvera le grand projet d’Israël de coloniser la bande de Gaza, la cis–Jordanie déjà en partie colonisée n’ayant plus de raison d1exister

Le vote en   2024 de la Knesset refusant catégoriquement toute tentative d’établir un état Palestinien, ce qui implique que les territoires dévolus aux Palestinien reviendrons, de fait, à Israël. Le projet pas totalement avoué, et de reproduire le scénario des guerres indiennes aux USA,  de la conquête des  territoires, ,leur occupation par des colons, l’extermination des indiens et le bouclage des survivants dans des réserves invivables.

Conclusion

Il est clair que depuis plus d’un siècle les population juives travaillent à la conquête totale de la Palestine. Les attentant du 7 octobre on donné prétexte à l’état d’Israël, sous couvert d’éradiquer le Hamas d’arriver à le « solution finale » qui est de chasser les Palestiniens de la bande de Gaza et ensuite de Cisjordanie. Le projet de « Grand remplacement » sera alors achevé

Du chat de Schrödinger à l’existence de dieu

Quand en 19é27 Heisenberg énonce le principe d’incertitude ou plutôt d’indétermination  qui professe que certaines grandeurs physiques fondamentales  ne pourront jamais être mesurées,  il soulève un tollé dans le monde scientifique. Einstein notamment prend la mouche et profère qu’une théorie qui s’appuie sur des grandeurs incertaines ou indéterminées ne peut mener à rien . Pourtant les faits sont les faits, et il a bien fallu se rendre à l’évidence que ce principe était bien une réalité et qu’une théorie ne pouvait ignorer les faits.

Pour illustrer de façon pédagogique ce principe Schrödinger imagina l’expérience de pensée du chat enfermé dans une boite noire contenant un poison. Si le chat absorbe le poison, il est mort, sinon il est vivant. La boite étant étanche impossible de déterminer l’état du chat mort ou vivant. L’animal est donc, pour l’observateur extérieur mort et vivant à la fois. En ouvrant la boite, c’est à dire en faisant un processus de mesure on trouve le chat mort ou vivant donc dans un état déterminé. La mesure biaise l’indétermination. En contradiction avec l’état du chat dans la boite fermée : mort et vivant à la fois. La mesure fausse  la vérité. D’ailleurs si on repère l’expérience, de pensée, rassurez-vous on trouvera parfois le chat mort, parfois vivant … qu’en est)il dans la boite fermée .

Il s’agit évidemment d’une illustration et non d’une démonstration !

Faisons la même expérience avec la même boite mais posons-nous la question : « dieu est-il dans la boite ? » Indétermination, on en sait fichtre rie. Si dieu existe, il est partout, donc dans la boite, s’il n’existe pas il ne peut, évidemment, pas être en elle.

Si j’ouvre la boite je constate qu’elle est vide et même en fouillant tous les recoins je conclu que dieu n’est pas là puisque je n’en trouve aucune trace palpable … donc qu’il n’existe pas.

Un aurte ouvrant la boite sentira la présence de dieu, sera envahi d’une douce chaleur, voire de lumière et affirmera dieu est dans la boite, il existe !

Chaque personne ouvrant la boite aura bien sûr son sentiment personnel

On peut en déduire que, à la fois dieu existe et dieu n’existe pas, même si en ouvrant la boite chacun à son idée bien arrêtée sur son existence. C’est donc l’état des lieus, dieu, à la fois existe et n’existe pas.
Nous autres pauvres humains sommes incapables d’accepter l’incertitude ( seule chose qui nous rapproche d’Einstein). Nos philosophies se sont donc construites sur deux certitudes opposées : « dieu existe pour les philosophies  religieuses ou mystiques, il n’existe pas pour les philosophies matérialistes  et athées ». Le « en même temps » ne fait pas partie de nos capacités de pensée.

Notre laïcité a du mal à vivre devant les dogmatismes religieux ou athées. Elle n’est pas du « en même temps » mais plutôt du « j’ai raison, mais dans ma grande mansuétude j’accepte de te laisser vivre dans ton erreur »

C’est une boutade, mais le « en même temps » de Macron à capoté pour les  mêmes raisons … il n’est pas concevable intellectuellement. Il s’est soldé par : « un coup à droite » qui lui a aliéné l’opinion de gauche, suivit  « un coup à gauche » pour s’aliéner l’opinion de droite .Donc pas du « en même temps » mais plutôt du chacun son tour ». Il est de notoriété  publique que dans une dualité qui ne prend pas parti pour un camps et rejeté par les deux … selon le principe du : « si tu n’es pas avec moi, alors tu es contre moi !

Conclusion

Nous ne sommes pas armés pour l’incertitude. Elle est génératrice d’angoisse. Nous sommes des animaux qui naissons sans repères, donc sur un fond d’angoisse. Progressivement nous allons nous abreuver de certitudes qui nous sécurisent mais qui génèrent tos les conflits de la terre. Sauront nous, un jour, gérer l’indétermination, et  vivre avec ? A quand une philosophie quantique ? Le monde ne serai plus le même.

Peut-on rire de la mort ?

La réponse est oui si on se moque de sa propre mort et non pour celle des autres.

Avant d’aborder le sujet définissons les deux paramètres

Le rire est une posture qui consiste à présenter un événement d’une certaine gravité comme u  événement banal. C’est une dédramatisation. Le comique venant de l’écart entre le réel et sa représentation.

Pour la mort, sa définition est plus complexe car i, s’agit de définir un concept dont on ignore tout, dont on ne connaît que son environnement, ses conséquences.

  1. Selon Épicure la mort est un non concept car tant que l’on n’est pas mort, on est vivant et que quand on est mort on « n’est » plus. La notion même d’être mort est un non-sens
  2. Pour les adeptes de la vie éternelle le problème est plus paradoxal. Puisque l’on « est » après la mort la mort devient un état possible.
    Toutes les religions  proposent ou on proposés la vie éternelle. Les dieux disposent de ce pouvoir. Le « deal » est simple : « vous êtes des sujets fidèles et obéissant et en échange vous aurez droit à une vie éternelle heureuse … sinon vie éternelle pourrie ! »
    Dans mon lointain passé Catholique (hé oui personne n’est parfait) un aumônier m’avait dit : « si tu est sage, quand tu seras mort tu seras assis à la droite de Dieux ». Enfant j’avais gobé cela tout cru. Plus tard, en grandissant je me suis posé la question de savoir ou est la droite d’un dieu qui n’a ni forme ni représentation. De plus il y aura des milliards de personnes qi voudront cette place … quelle bataille en perspective ! Je ne me vois vraiment pas me chicaner avec mère Térésa ou Saint Augustin pour avoir la meilleures place … c’est sans doute le début de mon engagement à gauche !
  3. Que penser d’une promesse de vie éternelle sans détail. Serrât-on jeune ou vieux, avec ou sans corps, que mangera-on, quelles relations avec les autres, les distractions ? retrouverais-je mes proches dans ce bazar, bref quid ? quid ? quid ? Je n’achète pas un produits sans avoir la notice, surtout si son obsolescence programmée est infinie. De plus que la condition primaire pour avoir cette vie éternelle est de commencer par mourir … ça sent l’arnaque !

Vu sous cette angle rire de sa propre mort n’est pas plus idiot que d’en pleurer et au moins cela fait rigoler ce qui est rare de nos jours

Quelques « blagounettes » pas très drôles, juste pour illustrer le propos

  1. Deux amis âgés se rencontrent  et en se disant  adieu: 
    « a la prochaine »
    « à mes obsèques si tu es libre ! »
    « Pour te voir je ferais un effort »
    « mais tu sais je crois que je ne semai pas là, j’ai d’autres obligations prévues »
  2. A l’enterrement d’un ami ont fait tout pour l’honorer. On l’a habillé avec la chemise en satin beige qu’il aimait porter dans les grandes occasion, on joue cette musique qu’il aimait tant, jusqu’au moment de la crémation ou l’on  susurre à l’officiant : « Pas trop cuit, i aimait tant la viande rouge »

Rire de sa propre mort reste, je pense, la meilleur façon de l’exorciser, de la rendre sereine. Malraux faisait dire à l’un de ses personnages dans « la voie royale » : « dans la mort le difficile est d’arrêter d’écrire sa biographie ». Le propre de l’humain est de faire de sa vie un récit fictif écrit dans le temps et dans l’espace … et il est toujours difficile de tracer le mot « FIN »

P.S. Que personne ne pleure sur ma mort, moi je partirai en disant : « c’est chouette de les avoir connus, quelle chance j’ai eu » … et si vous le voulez réjouissez-vous comme moi de nos rencontres

L’infini ou la permanence

On peut décrire la vie comme la modification de la matière sous l’influence de l’énergie, représentée dans le domaine du temps et de l’espace.

Notre vision classique du temps et de l’espace existe depuis Aristote et fut théorisée par Isaac  Newton (Philosophae  naturalis principia mathématica, publié en 1687,)

Celui-ci décrit le temps comme un réceptacle dans lequel évolue la matière, et s’écoulant régulièrement que la matière l’habite ou non. L’espace est également un réceptacle e la matière qui existe que celle-ci l’habite ou non.

La notion du temps qui s’écoule et de l’espace conduit directement à la notion d’absolu, quasi religieuse, de l’infini des temps et de l’espace. Cette vision de notre environnement es celle qui est présente dans notre culture et bien d’autre. Elle est notre vision du monde. Ces notions de tems et d’espace conduisent également à une certaine possibilité de voyager dans le temps qui fait le miel des « futuristes »

Einstein, en 1905 à réunis les grandeurs temps et espace en une seule : l’espace-temps (comme-ci Newton avait réunis en un seul ses deux réceptacles)

Alors que ces notions conduisent au concept  d’infini on peut redéfinir temps et espace dans une notion qui évite l’infini (Religieux) pour conduire à la permanence. J’ai postulé la non existence u temps. En effet ce que nous appelons le passé n’est qu’une construction intellectuelle qui organise notre vécu, nos expériences et nos connaissances dans un récit chronologique et causal. Si nous n’avions pas de mémoire le temps n’existerai pas, c’est elle qui le fabrique et crée cette illusion du temps qui défile (comme d’ailleurs, elle crée le futur sur la base de notre imagination.

Comment, sans cette conception du temps, vivre et imaginer notre univers. On peut remplacer le temps par la permanence. Au lieu d’imaginer la matière qui évolue tributaire d’un temps qui s’écoule, imaginons un matière qui évolue dans un temps immuable, fixe.

Lorsque vous regardez un film projeté sur un écran les images défilent, disparaissent et sont remplacés par de nouvelles. Dans ce film il n’y a de passé que dans notre mémoire. Sans elle seul le moment présent, toujours changeant, nous serai perceptible. Tout s’est déroulé dans un temps immuable. La notion de temps n’est venue que parce que nous avons mémorisé les diverses images et leurs relations causales dans notre mémoire. Le monde peut se voir ainsi : « Une évolution de la matière dans un temps fixe »

Adieu l’infini des temps, les voyages dans le temps ! Passons d’un temps infiniment grand à un temps infiniment petit … on ne se débarrasse pas facilement de ce P…. d’infini ! Mais un temps infiniment petit, c’est l’instant présent, un temps qui n’est pas un.

Nous percevons la matière, nous imaginons le temps et l’espace pour organiser nos souvenirs.

Cette disparition du temps comme paramètre physique nous conduit à la permanence. L’univers est là, était là, nous y passons un moment. Il sera là après nous et son histoire que nous avons  imaginée s’éteindra avec nous. Nous accostons sur une ile qui se présente à nous sur une mer ,elle était là avant nous et elle restera quand nous la quitterons.

La notion de permanence appelle immédiatement les questions :  « et avant, pourquoi, comment, et après ? » C’est simplement qu’il est très difficile de se débarrasser de l’idée du temps Newtonien, d’admettre qu’il n’y a ni avant ni après ,sauf dans le récit codifié que fabrique notre mémoire.

L’univers est permanent (même s’il évolue), et nous sommes éphémères.

Vivons-nous dans un monde quantique ?

Oui, notre vision  du monde est quantique car elle repose sur une incertitude fondamentale : « dieu existe-t-il ? »

Lorsque nous nous posons une question chaque réponse nous apporte une nouvelle question. Prenons l’exemple d’un enfant qui interroge son père

– Dis papa pourquoi : « … Blablabla ?

– « parce que … blobloblo !’»

– « oui mais pourquoi … blobloblo ? »

– « parce que … bliblibli ! »

… Si on pousse l’introspection pus loin on arrive enfin toujours à la question fondamentale : « Dieu existe-t-il ? »

C’est bien sur la question basique dont découlent toutes les  autres, mais qi n’a malheureusement aucune réponse.  En effet argumenter sur l’existence d’une entité transcendantale avec des arguments humains n’a aucun sens. Nous vivons donc sur une totale incertitude. Ceci n’est pas sans rappeler l’incertitude théorisée par Heisenberg dans la mécanique quantique et illustrée par la célèbre expérience de pensée de Schrödinger.

Pour ceux qui n’ont pas connaissance de l’expérience du « chat se Schrödinger » un petit rappel :

Dans une boite opaque on enferme un chat avec une coupelle de poison. Si le chat boit le poison il meurt instantanément, sinon il reste vivant. On ne sait pas ce qui se passe dans la boite et le statut du chat « mort ou vivant » est incertain. Si on ouvre la boite on trouve le chat mort ou bien vivant ce qui lui attribue un statut. Le chat change donc de statut à l’ouverture de la boite, il passe de ‘incertain mort’ ou vivant  au statut de « certain mort » ou  « certain vivant ». L’ouverture de la boite modifie l’état du chat d’incertain à certain. Cette incertitude attribuée à un électron est l’un des piliers de la mécanique quantique (avec la nature corpusculaire et ondulatoire de la lumière)

Nous vivons le même dilemme avec la notion de dieu et tout notre système de pensée, de vision du monde, repose sur cette incertitude. Si dieu existe cela entraine une certaine vision de la morale, de la notion de liberté, du déterminisme. Si dieu n’existe pas, ces notions fondamentales sont différentes. En général nous choisissons « d’ouvrir la boite »  et de nous tourner vers une certitude : « dieu existe » ou « dieu n’existe pas »

L’humain a un besoin viscéral de certitudes, de repères, de positionnement !

Pour les religions dieu existe. La morale est dictée par lui de même que les limites de la liberté et de notre déterminisme. L’option dieu n’existe pas est, elle, refusé

Pour les athées, dieu n’existe pas, la morale est une constructino des hommes, la liberté la condition humaine et le déterminsme est nié. L’option dieu existe est, elle, rejetée.

Il s’agit là de véritables mensonges car si les religieux peuvent penser que dieu existe ils n’ont pas  le droit de prétendre qu’il n’existe pas. De même ceux qui pensent que dieu n’existe pas n’ont aucun droit à nier qu’il existe.

Nous voilà donc avec deux conceptions de la vie radicalement différentes, mais dans une totale impossibilité d’en choisir une … que faire ?

Malhonnête pour malhonnête, je m’en sort personnellement par une pirouette intellectuelle … il faut parfois  tricher avec la vie. Après tout, cela n’est jamais qu’un système de représentation des choses dont la réalité nous échappe.

Nous savons gérer le « Dieu oui ou non » mais pas le « Dieu oui et non »

J’ai choisi de faire un choix arbitraire et de décider : « Dieu n’existe pas » et de construire ma vision de monde sur cet oukase. Mais cette option, chez moi, n’est pas un dogme mais une simple hypothèse, et ma vision du monde une théorie plus qu’une description. Peut-être dieu existe-t-il et le cas échéant pourquoi ne pas en tenir compte.

C’est une façon baisée de gérer l’incertitude sans tomber dans la certitude. En effet la certitude est la plaie des société. Cette attitude de penser : « j’ai raison donc tu as tort » est le ressort de la plus part des conflits

Conclusion

Notre vision est relativiste puisque tout question fait appel à une autre notion déjà définie. De relation en relation on arrive toujours « in fine » à cette question sans réponse possible : « dieu existe-t-il ? » donc quantique.  Nous la résolvons au plus mal en choisissant comme réponse « oui » ou « non »

. Cette position « radicaliste » est inévitablement source de conflit,

Ceux qui répondent « oui » se querellent sur qui est le vrai dieu … il est vrai qu’entre Amon  Ra, Zeus, Jésus, Allah, les dieux aztèques, incas, Mayas, Africains, Khmers, Rama, Bouddha et les autres morts ou vivants le choix est vaste

Ceux qui répondent « non » se querellent à propos d’idéologies, des conceptions économiques ou sociologiques, et ce n’est guère plus brillant.

En théorie quantique les savants (dont Einstein lui-même) eurent beaucoup  de mal à accepter le principe d’incertitude. Nous ne sommes guère mieux et nous  refusons le sentiment d’incertitude et baignons dans un océan de questions sans réponse : « dieu existe-t-il? quoi après la mort? Qui suis-je? ou vais-je? » 

. Nous devons, nous aussi faire notre révolution quantique et cesser de nous torturer. Une question sans réponse n’est jamais une bonnne question !

Mémoire et conscience : Organisation structurelle

J’ai déjà eu l’occasion de parler la structure de la conscience. J’aimerais aujourd’hui distinguer la mémoire qui est le stockage des informations dans le cerveau et la conscience qui est l’activation du cerveau par une nouvelle perception et sa confrontation au contenu de la mémoire.

Notre mémoire se remplie par couches successives. Tout perception nouvelle fournit au cerveau une information électrique (via nos organes sensoriels : Vue, Ouïe, Odorat, Gout, toucher). Ce message électrique n’a, à ce moment, aucun sens, aucune signification. C’est par comparaison avec le contenu de notre mémoire que ce message (image mentale) va prendre son sens en établissant des liens logiques de dépendance avec les images mentales déjà explicitées. C’est le moment de la prise de conscience de la perception reçue.

De strate en strate toute nouvelle  perception se charge de sens. Le message enregistré s’inscrit dans la mémoire ainsi que les relations qu’il a développées.

Cette construction continue de notre mémoire est ce qui défini notre identité, toujours en formation, notre positionnement dans la vie.

Comment sont organisées ces relations logiques de dépendance ? Elles peuvent être de natures très variées :

  1. Les relations chronologiques. Les évènements  ont bien sûr des relations de positionnement avant-après et des relations de durée. C’est ce qui développe dans notre mémoire la notion de temps et à travers elle la notion d’histoire. En organisant chronologiquement notre mémoire nous fabriquons le temps, notre temps.
  2. Les relations géographiques. Nos souvenirs se développent aussi dans l’espace avec des relations devant-derrière ou droite-gauche, ou nord-sud …Ce sont les positionnements de nos connaissances dans des relations topologiques qui nous permettent de construire notre environnement à travers nos expériences, nos souvenir, ou nos connaissances. C’est la topologie de notre quartier, des lieux que nous fréquentons, ou de la géographie du monde. C’est notre fabrication de l’espace, de notre espace.
  3. Les relations morales. Nous pouvons analyser les situations perçue en termes de valeurs morales, par exemple en bien ou en mal. Ceci par rapport aux valeurs déjà intégrées, au vécu des situations et de leurs conséquences. Nous forgeons ainsi nos valeurs morales, partie intégrante de notre identité. Nous pouvons conforter ces valeurs ou au contraire les remettre en cause en glissant vers la radicalité ou l’ouverture d’esprit. C’est la chaine morale des relations entre nos vécus
  4. Les valeurs spirituelles. Les situations sont également évaluées à l’aune de nos valeurs spirituelles, nos croyances, nos idéologies. Un chrétien, un musulman, un athée, ne ferons pas forcément la même analyse d’un  événement. Nos images mentales seront également organisées dans des relations de dépendances liées à nos valeurs spirituelles.
  5. Relations diverse. On a vu, plus haut, certains types de relations logiques de dépendance qui construisent à travers le réseau mémoriel des chaines logiques qui relient les éléments de même nature dans la mémoire. Il peut exister de multiples types de relations, basées sur la couleur, l’odeur,  une activité, un milieu, une typologie de situation  …. Ceci constitue un réseau hyper complexe de liens et de chemins logiques qui structurent notre mémoire.

La recherche en mémoire.

Lorsque nous cherchons un élément dans notre mémoire, c’est en suivant ces divers chemins que nous y parvenons. Il est donc de la plus haute importance de trouver l’origine du chemin que nous allons utiliser. Souvent nous ne trouvons pas ce début et nous avons le sentiment de connaitre la réponse tout en étant incapable de la retrouver (« je l’ai sur le bout de la langue »). Il suffit alors souvent d’un élément déclencheur qui nous suggère l’origine du chemin pour que la réponse nous vienne à la conscience.
Une fois sur le ou les bons chemins les relations entre les diverse images mentales nous permettent d’explorer, de proche en proche, nos souvenirs et connaissances pour parvenir à l’information recherchée. Cette recherche est évidemment conditionnée par le mécanisme initial d’intégration des souvenirs dans la mémoire.

Il arrive que ces chemins se rejoignent.

Dans la mesure où ils ont parfois été créés dans des contextes différents ces lignes de réseaux peuvent ne pas être en totale cohérence. Leur confrontation crée un point d’incohérence dans le réseau mémoriel. Un souvenir devient un point de friction dans la mémoire. Notre mémoire est truffée de ces petits paradoxes, mais nous sommes habituées à les gérer et bien souvent nous n’en avons pas conscience. Si, par contre, le paradoxe devient un véritable hiatus on approche de certaines pathologies mentales et une difficulté de positionnement.

Conclusion

Notre mémoire est un réseau de dépendances entre des images mentales sans lequel elles n’auraient aucun sens. C’est l’ensemble de ce réseau et sa cohérence qui sera la base de notre conscience. On imagine combien les images formées dans notre jeunesse sont importantes car elles sont le premier socle sur lequel va se bâtir toute notre conscience. Même si ces expériences anciennes sont enfouies profondément dans notre  mémoire, elles jouent un rôle implicite car elles sont les fondements même de notre identité.

Les relations chronologiques fabriquent « le temps », les relations spatiales fabriquent « l’espace », les relations morales fabriquent « les valeurs » et les relations spirituelles fabriquent « l’éthique ».

La vie en quatre éléments

Je ne parlerai pas, ici, des quatre éléments astrologiques (Eau, Feu …) mais de ceux qui structurent la physique moderne : « Le temps, l’espace, la matière et l’énergie ». De ces éléments, un seul est accessible  à la perception humaine via nos sens : La matière. En effet on peut la voir, l’entendre, la sentir, la gouter, et la toucher, ce qui n’est pas le cas des autres éléments. La matière sera donc le point central de cette analyse.

Considérons, donc, la vie comme l’évolution de la matière sous l’influence de l’énergie, représenté dans une construction intellectuelle que sont le temps et l’espace.

D’autres pourraient utiliser cette définition en remplaçant l’énergie par un dieu à leur convenance.

LA PERCEPTION

Toute perception est essentiellement personnelle. Grace à une culture commune et un système de référence commun, cette représentation est échangeable. Comment fonctionne ce système. Prenons un exemple :

  1. On me montre un carton référencé comme rouge et l’on me dit : « voilà la couleur rouge ».
  2. J’analyse les sensations produites dans mon cerveau à la vue de ce carton et je les associe à la couleur rouge.
  3. Maintenant à chaque fois qu’une couleur me produira une sensation analogue je pourrais dire que c’est du rouge.
  4. Mes concitoyens ont reçu la même éducation à partir de la même référence et ont appris à associer les sensations qu’ils ressentent à la couleur rouge.
  5. Nous pouvons alors communiquer et  reconnaître, tous et toutes, la couleur rouge., Même si, à priori nos sensations peuvent être différentes. Qu’importe nos ressentis personnels puisque nous utilisons un référentiel commun (dans ce cas le carton coloré)

Alors que nous pouvons percevoir et conceptualiser la matière, l’énergie ne nous est perceptible que dans ses conséquences qui sont les évolutions de la matière. Elles sont innombrables : Élévations de température, déplacements d’objets,  développements cellulaires,  orbites des corps célestes, … et sous diverses formes : Électricité, chaleur, photosynthèse, nucléaire, thermique … On peut bien sûr la modéliser : Faisceau d’électrons, agitation thermique des molécules, radioactivité, laser … Mais son concept même nous échappe. Cela fait partie de la magie du monde que l’on sait utiliser, représenter, mais dont on ignore tout (ce qui est le cas du temps et à l’espace). L’énergie serai une sorte de gouvernance du mouvement de la vie, une forme de déterminisme … s’il en existe un !

Ce qui vient d’être dit est évidemment valable pour les formes, le sons, les odeurs, les gouts, et les textures. Tout ce que nous percevons est défini  par référence à des modèles étalons standardisés. Nos perceptions se définissent, de façon non absolue, mais relative, dans un système universel codifié. Sans cet apprentissage nous ne percevrions que des images mentales sans signification cognitive. Elles pourraient, cependant, prendre un sens affectif global en les reliant à des situations, ou des impressions comme c’est le cas des consciences animales.

LA MATIERE

C’est l’élément qui nous est accessible par nos sens.

Les théories de la matière sont nombreuses, chacune s’appliquant à un domaine particulier : « Théorie de la relativité, mécanique quantique, mécanique des fluides, résistance des matériaux, tensioactivité, dilatation des corps … » toutes représentant l’évolution de la matière inerte ou vivante dans le temps et dans l’espace.

La matière, quand nous la percevons est notre seule réalité. Qu’elle puisse -être réelle ou virtuelle importe peu puisque cette perception nous la construisons comme notre réalité propre.

la matière, elle-même, est le fruit d’une perception par nos sens. Nous la percevons par la vue (la lumière réfléchie ou émise), l’ouïe (les vibrations émises), le gout et l’odorat (par les molécules émises) et le toucher (par le contact). Qui a-t-il derrière cette perception ? une réalité objective ou non ! Ne nous posons pas la question car la matière n’est et ne sera jamais que ce que nous en percevons . Cette perception est notre réalité et qu’importe qu’il y en ai une autre puisqu’elle ne nous est pas accessible. Soyons pragmatique et « faisons avec ce que nous avons »

La vie peut se définir comme l’évolution de la matières : ses transformations, ses mouvements, ses états. Bref tout ce qui pourra être codifié en termes de temps ou d’espace. Notre mémoire ne fait que percevoir et stocker les évolutions de la matière, c’est à dire la vie.

Dans l’univers la matière se définie, comme dans toute topologie, de proche en proche et ses  limites sont les limites de nos connaissances. Au-delà rien n’a de sens et tout ne peut être qu’imagination, croyance, ou fiction. Que la matière soit réalité ou simple perception n’a, de fait, aucune importance puisque notre réalité n’est que ce que nous pouvons percevoir et tout le reste n’est qu’imagination…

De quoi se compose cette représentation de la matière ? Les particules élémentaires en sont les quarks (au nombre de 6) qui s’assemblent pour forment les hadrons (protons, Neutrons …) qui sont les constituants des noyaux atomiques. Ceux-ci associés aux électrons forment les divers atomes qui se combinent en molécules constituants l’essentielles de la matière. Celle-ci est donc discontinue. Compte tenu de la grande distance entre les électrons et le noyau des atomes, ceux-ci sont surtout constitués de vide. Dans ces conditions comment la matière, faites de vide peut-elle être si résistante et que l’on ne puisse enfoncer un doigt en elle, entre les atomes et leurs noyaux. C’est simplement que tout ceci est à une échelle si petite, les vides sont si minuscules et les forces de liaison dans les atomes si intenses que cela donne à l’ensemble une rigidité qui évidemment dépend du milieux (solide, liquide, ou gazeux)

Dans la nature on a plusieurs états de la matière

  1. La matière vivante
    Elle a la propriété de se renouveler et se présente sous trois modes
    Les humains : conscience cognitive, affective, organique
    Les animaux : conscience affective et organique
    Les végétaux ; Conscience organique
  2. La matière inerte
    Elle ne se renouvelle pas (à ce jour) sauf peut-être à  très longue échéance , elle est donc permanente
    Les minéraux
    Les liquides
    Les gaz

Abordons les problèmes de l’équivalence de la matière et de l’énergie. Du temps de Lavoisier (rien ne se perd, rien ne se crée) on pensait la matière comme permanente. Avec les découvertes de Becquerel, Marie curie, on a vu que la matière pouvait se dégrader en libérant de l’énergie. Einstein l’a confirmé avec sa célèbre formule E = M .C2. Si la matière peut assez facilement donner de l’énergie, la conversion inverse suppose des conditions exceptionnelles. La proposition de Lavoisier reste valide si énergie et matière sont de même nature.

L’autre principe de la vie est celui de la thermodynamique. L’énergie ni ne se crée, ni ne disparaît. Elle se conserve.

La matière, pour évoluer, a besoin d’énergie, c’est ce qui la modifie. Ce qui fait la vie c’est ce perpétuel échange d’énergie entre deux corps. Tout déséquilibre entraine un échange d’énergie qui va toujours du plus fort potentiel vers le plus faible : Par exemple du plus chaud vers le moins chaud. L’un donne et l’autre reçoit, les deux sont modifiés et de ce fait modifient leur environnement proche. Toute modification de l’environnement entraine ailleurs un nouveau déséquilibre potentiel et la vie se transmet d’échange en échange dans le grand cycle de la vie. C’est l’effet papillon.

C’est de cette façon que fonctionne notre cerveau. La perception, par nos sens, des situations est l’élément déclencheur du déséquilibre électrique qui met en branle notre conscience ( activité cérébrale des neuro sciences).

Le temps et l’espace évoluent en même temps dans tous mouvements de la vie. L’un ne va pas sans l’autre. Le « troisième larron » c’est l’énergie dont les mouvement de la vie ne peuvent se passer.

On a donc en présence deux couples :Temps et espace qui sont de même nature (création de l’esprit humain) et matière et énergie qui sont les faits physiques observables. Notons que la matière utilise la même unité de référence que l’espace (le mètre) puisque la matière est caractérisée par sa masse basée sur la masse de un mètre cube d’eau, donc sur le mètre.

LE TEMPS

La notion actuelle du temps nous a été dictée par Isaac Newton. Le temps s’écoule indépendamment de toute présence humaine ou matérielle.

Le temps existe-il ? C’est une question qui peut désarçonner, et pourtant elle mérite d’être posée

Faisons une première expérience de pensée.

  1. exemple : la prochaine coupe du monde de football. C’est un événement du futur mais quand vous l’imaginez c’est bien aujourd’hui dans le présent que vous y pensez.
  2. Pensez à un événement du passé comme par exemple vos dernières vacances. C’est un événement du passé, mais quand vous l’imaginez c’est bien dans votre présent qu’il apparait
  3. Pensez à un événement du présent. C’est impossible car dès que vous arrivez à le conceptualiser il a déjà glissé dans le passé

Moralité

Le passé n’existe que dans le présent, le futur n’existe que dans le présent …et le présent n’existe pas. Sale temps pour le concept du temps.

Prenons un autre exemple

Imaginez un écran de cinéma sur lequel on projette un film. Les images s’enchainent, l’une chassant l’autre. Pour comprendre une image on a besoin de comprendre sa filiation aux images précédentes, le pourquoi du comment, l’enchainement logique des situations, leurs liens de causalité. C’est la mémoire qui nous sauve . Nous avons la capacité de mémoriser les situations et de les organiser en termes de relations causales (cause/effet) et de durée relative. C’est cette organisation chronologique de notre mémoire qui, d’images fugitives, fait un récit, une histoire qui prend un sens. Mais cette histoire n’est pas inscrite dans le temps mais dans notre mémoire et nous accompagne dans le moment présent.

Le film lui-même est un concept de mémoire. Il garde les images dans un ordre chronologique et en respectant la notion de durée, comme notre mémoire. Quant aux images projetées elles vivent dans leur présent et disparaissent aussitôt après.

La conscience du temps

Personne ne peut percevoir le temps. Nous avons tous appris le temps à nos enfants au fur et à mesure de leur développement cognitif. Vers 2 à 3 ans ils apprennent la notion de demain et hier, basé sur la référence du sommeil (avant ou après le « dodo »). Ensuite ils vont apprendre le passé et le futur sur la base d’événement marquants (le père Noël, les vacances, les rythmes scolaire, les anniversaires …). Ce n’est que vers 7à 8 ans qu’ils vont apprendre à lire l’heure, le calendrier, la planification du temps. Le temps n’est pas inné, il ne se découvre pas, il s’apprend. C’est un système de référence génial, inventé par les humains pur donner une représentation de l’enchainement des événements et leur donner un sens. Pourtant, si nous croyons comprendre le temps nous ne voyons plus son caractère uniquement relatif exprimé non en temps mais en nombre de rotations de la terre.

Les animaux n’ont pas cette conscience du temps, ils ne vivent que dans le présent, et leurs souvenirs n’ont pas de représentation chronologique.

Conclusion

Le temps n’a pas de réalité, il n’existe pas. il consiste, tout simplement, en une organisation de nos souvenirs et connaissances dans notre mémoire. C’est nous qui le créons et qui le faisons vivre !

Ce que nous appelons le temps, que nous mesurons est en fait la durée, c’est à dire l’écart entre la début et la fin d’un événement. Il est exprimé pour nous par rapport à la durée des rotations terrestres (dont nous ne connaissons pas la durée). Nous l’exprimons en heures, minutes secondes mais c’est en fait un nombre sans unité car quand on divise une durée par une durée on obtient un nombre sans unité ;

10 secondes divisés par 2 secondes font 5 et non 5 secondes ! C’est le propre des grandeurs relatives.

L’ESPACE

C’est encore Isaac Newton qui l’a défini  comme le réceptacle de la matière, que celle-ci soit présente ou non.

Toujours la même question : « L’espace existe-t-il ? » et si non qu’en est-il ?

On confond souvent la notion d’espace avec l’univers ou du moins la matière qui le compose. L’espace est une notion abstraite tout à fait mal définie alors que l’univers, la matière, est, du moins dans nos cultures, une réalité perçue formée de corps célestes régis par des lois universelles. L’univers, la matière, est censé occuper l’espace, mais elle n’est pas l’espace.

On peut trouver une légère différence entre le temps et l’espace. En effet le temps s’apprend alors que l’espace se découvre et s’apprend.

J’ai montré comment le temps s’apprend aux enfants, alors qu’eux-mêmes sont capable de découvrir l’espace ou du moins leur environnement.

Dès son plus jeune âge le nourrisson découvre son corps et commence à faire la relation spatiale entre ses pieds, ses mains, sa bouche …bref il découvre l’unicité de son corps et la coordination de l’ensemble. C’est sa première découverte spatiale.

Dans son berceau il va apprendre à toucher des objets éloignés et progressivement comprendre la distance et la position qui sont les deux paramètres de la perception de l’espace.

Quand il va se déplacer il va découvrir les obstacles, les itinéraires, autres éléments du vécu  dans l’espace.

Plus tard il apprendra l’évaluation de l’espace et sa mesure. Il a conquis l’espace … du moins le sien sur la terre.

Notons que si l’enfant peut, par lui-même  découvrir l’espace qu’il perçoit ce n’est que par l’apprentissage qu’il connaitra l’espace hors sa perception, c’est à dire son environnement domestique, son quartier, la géographie, l’univers et ses étoiles.

Il y a une forte analogie entre le temps et l’espace. On perçoit l’espace immédiat et l moment présent, mais on construit le temps et l’espace.

Une expérience de pensée

Supposons que vous êtes dans le salon de votre maison. Vous percevez votre environnement, votre espace : Les murs, le plafond, les meubles et les objets. Vous pouvez imaginer la pièce d’à côté, la cuisine avec ses meubles, son évier, ses ustensiles de cuisine. Vous ne les percevez pas mais votre mémoire les a enregistrés, ils font partie de vos connaissances et peuplent un espace virtuel au-delà de votre perception. Vous pouvez imaginer la rue avec ses magasins, des voitures. Vous ne les percevez pas mais vous savez, par votre mémoire ce qu’ils sont et où ils sont. Ils peuplent votre espace virtuel. Si vous passez dans la cuisine vous la percevrez, mais maintenant vous imaginerez le salon

On pourrait élargir le champs de cet espace virtuel à l’ensemble de vos connaissances. Vous pouvez imaginer les pays ou vous n’avez jamais été mais dont vous avez appris la présence et les détails par la géographie.

Votre espace est donc composé de l’environnement immédiat que vous pouvez percevoir et d’un espace virtuel construit à partir de vos connaissance mémorisées. L’espace se précise ! C’est une construction intellectuelle dépendant de la culture et des expériences de chacun d’entre nous. L’espace est donc personnel, même si beaucoup de points sont communs dans une culture commune.

Revenons à votre espace.

Ce que vous percevez ce n’est pas l’espace mais les objets qui le peuplent. Dans votre espace virtuel, ce qui vous reviens en mémoire ce n’est jamais l’espace, mais les objets qui l’occupent.

L’espace n’existe pas, mais l’univers, la matière, composés d’objets terrestre ou célestes existe bel et bien. Maintenant voyons comment nous percevons ces objets.

  1. Par leurs positions relatives les uns par rapport aux autres, c’est à dire la distance qui les séparent. Rappelons que la distance est définie par rapport à un mètre étalon  (1) dont nous ne connaissons pas la longueur absolue. Comme la durée la distance est une valeur relative.
  2. Par leur forme, basée sur leur géométrie, donc sur la notion de distance et de position.
  3. Par l’évolution de leur forme et position, liée à la notion de temps (durée) défini  à partir des rotations de la terre donc nous ne connaissons pas la durée

La topologie de notre espace est fondée sur deux valeurs, temps et espace dont nous ne connaissons pas la valeur réelle. Cette position elle-même est de ce fait très relative. Comment savoir ou se trouve réellement une étoile dans un univers dont on ne connais ni le centre ni les contours.

Isaac Newton avait décrit l’espace comme une sorte de réceptacle magique, d’origine divine, dans lequel évoluerai la matière. Cette conception d’origine religieuse ne peut être acceptée par la science moderne.

Conclusion

Il est parfois difficile de montrer qu’une entité quelconque existe, mais il est encore plus difficile de prouver son absence . On peut dire, cependant que l’espace n’a aucun sens pour nous êtres humains. Il est marqué par son contenu la matière et son évolution. Temps et espace sont des créations de l’esprit humain pour modéliser les transformations de la matière (et de l’énergie équivalente)

Notre espace, ou plutôt notre univers est composé d’élément que nous percevons, à l’instant considéré (codifiés en termes de distance et de durée), d’éléments que nous avons perçu et mémorisé (codifiés en termes de distance et de durée), et d’éléments que nous avons appris (codifiés en termes de distance e de durée)

L’espace que nous vivons et bien une représentation mentale de l’univers qui nous entoure et de ce fait n’a pas de signification dans le réel.

L’espace et le temps nous servent à représenter la vie dans l’univers, la chronologie de leur évolution. L’espace (distance) fixe les positions relatives des objets et le temps (la durée) leurs déplacements ou modifications

N.B . Dire que la distance terre mars vaut  62 millions de KM et celle terre lune est de 0,4 millions de KM ne signifie rien en soit mais veut simplement dire que la première distance est 130 fois supérieure à la seconde. Il ne s’agit pas de distances absolues mais de distances relatives au mètre étalon, dont la longueur n’est, elle-même, pas définie.

Alors que le temps est un système d’organisation de notre mémoire en termes de chronologie, l’espace est un système d’organisation de notre mémoire en termes de topologie.

L’ENERGIE

C’est là que l’affaire se corse, l’énergie est le nerf et le mystère de la vie

Alors que nous pouvons percevoir et conceptualiser la matière, l’énergie ne nous est perceptible que dans ses conséquences. Elles sont innombrables : Élévations de température, déplacements d’objets,  développements cellulaires,  orbites des corps célestes, … et sous diverses formes : Électricité, chaleur, photosynthèse, nucléaire, thermique … On peut bien sûr la modéliser : Faisceau d’électrons, agitation thermique des molécules, radioactivité, laser … Mais son concept même nous échappe. Cela fait partie de l magie du monde que l’on sait utiliser, représenter, mais dont on ignore tout (ce qui est le cas du temps et à l’espace). L’énergie serai une sorte de gouvernance du mouvement de la vie, une forme de déterminisme … s’il en existe un !

Conclusion

La matière et l’énergie sont les constituants, et les seuls, de notre univers. La vie se propage de proche en proche par échange d’énergie dans un « effet domino » qui anime la matière pour donner la vie. Il n’y a pas de vie sans modification du temps, de l’espace, et de l’ énergie … donc de la matière. Le quatre concepts sont intimement liés dans la vie.

Le temps et l’espace sont le lieu

La matière est l’objet

L’énergie en est le sujet … ou peut-être ce que certains appellent Amon, Jupiter, Dieu, Allah, Bouddha, Rama …

CONCLISION

Une représentation de la vie peut être construite à partir de 4 éléments qui font couple deux par deux

  1. La matière et l’énergie, dont Einstein a proposé l’équivalence. La matière étant ce que l’on peut percevoir par nos 5 sens et l’énergie dont on ne peut observer que les effets à travers l’évolution de la matière.
  2. Le temps et l’espace qui sont nos outils de représentation de l’évolution de la matière

L’ensemble donnant une représentation de notre vie sous forme de durée ‘et de chronologie ou de distance et de topologie. Dans ce modèle, temps et espace sont des conventions intellectuelles (le temps en soi n’existe pas,, comme l’espace, ils sont une simple « permanence », un point fixe. Ils ne sont que le moment présent et l’la matière que l’on perçoit à ce moment présent), la matière est ce que nous percevons par nos sens, et l’énergie est le grand « deus ex machina » qui orchestre le tout. Elle peut être considérée comme une entité transcendantale, un moteur, un dieu, un déterminisme universel … bref autant de choses qui font l’objet d’une croyance plus ou moins aveugle.

Revoilà l’euthanasie !

La mort à la vie dure. On reparle de la loi sur la fin de vie ! C’est bien sûr un euphémisme puisque la fin de vie c’est évidemment la mort, appelons un chat un chat et parlons donc de cette loi sur la mort.

Le gros problème est que le mot, le concept de mort est loin d’être unanime ? Tout le monde est ;bien sûr ,d’accord sur le fait que la mort est la fin de la vie … mais après, c’est là que ça se gâte.

Il y a deux types de mort et donc de concept de fin de vie

  1.  Les rationalistes : Ils voient la mort comme une réelle fin de vie. Comme une fleur qui fane, comme un animal qui meurt, l’humain disparaît au bout de son cycle de vie. A la mort la matière vivante devient matière organique, puis sous l’action naturelle devient matière minérale. Dans la genèse Dieu dit à Adam : « Tu es poussière et tu retourneras en poussière » … mais il ne dit rien sur la notion d’âme.
    La vie est donc un simple passage dans l’univers, avec un début et une fin. L’être vivant se défini par sa conscience, cognitive, affective ou organique. Si une de ces formes de conscience se perd, la vie n’est plus.
    La maladie d’Alzheimer est un bon exemple de cette évolution avec perte progressives des capacité cognitives, puis affectives et enfin organiques.
    Pour les purs  rationaliste, pas e mystique dans la mort, la vieillesse est un perpétuel renoncement aux « choses de la vie », la mort étant le dernier abandon. L’euthanasie et l’affaire de chacun.
  2. Les religieux : Ils croient à une vie après la mort sous la forme d’une entité appelée âme ou autre selon les croyances, qui « vivrait » éternellement soit sous forme éthérée, soit en se réincarnant dans une autre enveloppe charnelle. La vie ne serait qu’une sorte de période probatoire avant la passage vers une éternité conditionnée à son vécu terrestre.
    Comme toute entité métaphysique el »âme ne peut être définie dans un modèle humain et reste une inconnue, ce qui pour l’éternité, génère une certaine angoisse.
    pour les religieux la vie et la mort s’inscrivent dans le grand récit de leur croyance et notamment dans les injonctions divines. En général, dieu à crée la vie et lui seul a le droit de l’ôter. D’ou la réticence à l’euthanasie. La mort est l’affaire de dieu.

Le problème de l’euthanasie, ainsi posé est donc celui de l’inclusion des injonctions religieuses dans les réalités terrestres, ou inversement.

On retrouve le problème bien connu de la confrontations entre nécessités religieuses et les réalités des sociétés humaines. Dans les pays ou la religion est d’état ou largement majoritaire (pays Arabe, Pologne …) c’est la société qui se plie aux nécessités religieuse, dans des pays à majorité laïque c’est le contraire.

Le conflit est ouvert

Côté religieux pas de débat, si dieu a dit … y a qu’à ! fermez le bans … la décision n’est pas l’affaire des humains qui doivent se soumettre aux volontés divine. Donc pas d’euthanasie ! plaidons le droit à la vie

Pour les rationaliste on s’appuie non sur une morale divine, mais sur une morale sociétale avec l’interdiction de tuer l’autre versus la liberté individuelles. C’est un débat entre les humains et les arguments sont légion :

  1. Quand son animal est mourant (chien, chat, vache, cheval …) on ne supporte pas e le voir souffrir sans espoir de guérison, et on le pique pour abréger sa vie de souffrance même s’il n’en a pas fait la demande. On devrai avoir la même compassion pour nos proches agonisants dans la douleur physique et morale. Mon grand père vaut bien votre chat !
  2. Nous sommes tous (ou presque !) contre la torture. C’est quoi la torture : »c’est faire souffrir un humain, en évitant de le tuer, pour faire durer la souffrance le plus longtemps possible dans le but d’en obtenir quelque chose. Le refus de l’euthanasie ressemble un peu à la torture, sauf qu’il est à but « non lucratif » mais dans l’espoir d’obtenir une « bonne note » de son dieu.
  3. Une certaine analogie devrait s’établir avec le refus ou la demande de la péridurale dans les accouchement. Elle est optionnelle et chacun y trouve sa voie.

La solution est évidemment dans la tolérance. La « déclaration des droits de l’homme » dit que la liberté des uns s’arrête quand elle empiète sur la liberté des autres. Cela ne doit gêner personne si quelqu’un demande l’euthanasie ou au contraire la refuse. A chacun ses croyances, aux religieux la mort dans la souffrance s’il pensent y gagner leur ciel,  aux rationalistes le droit de mourir « en douceur » sans hypothéquer leur droit à un ciel auquel ils ne croient pas.

Le fait même qu’il y ai débat montre le niveau d’intolérance de notre société et de radicalisme dans les opinions !

PS Ne négligeons pas, bien sûr, le contrôle sociétal afin que l’euthanasie ne devienne pas un outils d’élimination des gêneurs

La négociation sur l’Ukraine

Une façon de comprendre ce qui pourrait se passer est de chercher quels pourraient être les intérêt de chacune des parties impliquées dans ce processus. Les parties sont en premier lieu l’Ukraine et la Russie, puis les USA de Trump, e enfin en corolaire l’Europe et la Chine.

L’Ukraine

Il semble que la perte des territoires conquis par les Russes soit plus ou moins actée. C’est horrible mais les humains sont horribles. Zelenski voudrait ne pas acter cette perte officiellement et se garder la possibilité d’y revenir un jour. C’est un peu une utopie car ces régions seront peuplées de Russe « bon teint » et deviendrons difficilement  intégrables à moins d’une chute du régime analogue à la chute de l’URSS. L’Ukraine est prête à faire tout accord qui lui garderai sa souveraineté à terme.

La Russie

Vladimir Poutine a besoin d’une victoire, même un peu illusoire. Après la mort de 250.000 soldats Russes et des centaines de milliers d’estropiés à vie le retour aux frontières de 2014 serai la fin du régime et de Poutine. Ceci motive  majoritairement les action de la Russie. L’accord avec les USA n’a que peut d’intérêts car les possibilité d’exportations de la Russie sont essentiellement le gaz et le pétrole ou les céréales, marché ou il sont en concurrence avec les USA. Certes le pouvoir d’achat très faible des Russes pourrait concurrencer certaines productions Américaine mais mettrais la Russie en concurrence avec son tuteur le Chine. D’ailleurs la Chine autorise les Nord-Coréens à soutenir matériellement et par des hommes la Russie, ce qui  rend peu probable un rapprochement entre Russie et USA

Les USA

Comme il se doit ils se trouvent ,à court terme, les gros bénéficiaires de l’affaire. Ils ont « la main » sur l’Ukraine à laquelle ils livrent les armes qui assurent sa défense et lorgnent avec intérêt sur les gisements de terres rares qu’ils se font fort d’exploiter. Le deal est armes contre terres rares.

Vis à vis de la Russie ils sont prêts à donner à Poutine le victoire qu’il recherche contre un accord commercial qui serait tout à l’avantage des USA. Quant à décrocher la Russie de la Chine, les USA en rêvent mais c’est peu probable.

L’Europe

Comme il se doit c’est le« maillon faible » de la chaine. Incapable de s’imposer elle est considérée comme négligeable par la Russie et les USA. C’est une erreur car elle a dans son jeu des cartes qu’elle n’ose pas abattre. Poutine craint par-dessus tout une réaction Européenne qui porterai la guerre sur son territoire et non plus comme aujourd‘hui sur le territoire Ukrainien. Une des erreurs de l’Europe est de vouloir  se doter d’une armée défensive, ce qui implique que en cas de conflit la guerre se déroulerai sur le territoire de l’Europe. Mieux vaut porter la guerre chez l’agresseur que de l’assumer chez soi.

L’Europe peut sortir grandie ou humiliée selon qu’elle osera ou pas prendre une position ferme vis à vis de Poutine. Chercher à amadouer Trump est une erreur, il faut se faire craindre des Russes et on en a les moyens, et même si on ne les a pas tout à fait rien n’empêche de « faire comme-ci ». L’Europe doit s’imposer en garant de l’intégrité de l’Ukraine sans souci de déplaire à la Russie.

La chine

C’est évidemment la nation qui a le plus à gagner a éloigner les USA de l’Europe. Elle soutiens la Russie  ce qui contrarie les plan de rapprochement des s Américains, elle voit l’Europe se détacher des USA et devenir un marché potentiel. Elle voit également les USA s’isoler sur la scène internationale ce qui  crée un environnement plus propice à ses  plans.

Conclusion

Si ces hypothèse sont vérifiées, c’est la Chine qui « tire les marrons du feu », et ce, en ne faisant rien que de regarder les autres s’entre déchirer.

Poutine pourrait se glorifier de son expansion géographique, qui pourtant n’agrandirai la Russie que de 1% de son territoire et en plus d’une terre dévastée qui aurai couté la vie à toute une jeunesse. Victoire à la Pyrrhus !

Les USA, ou plutôt l’administration Trump, pourraient se targuer d’une victoire diplomatique et d’un accès à des gisements dont nul ne connaît la richesse . Encore une victoire illusoire !

L’Ukraine sauverai sa peau et sa démocratie ,seulement si l’Europe veut bien montrer ses muscles

L’Europe joue son avenir dans « ce monde de brutes » pour devenir une grande puissance dont il faut tenir compte, ou quantité négligeable vouée à un déclin annoncé.

Narcissisme inné et empathie acquise

Enfin une bonne nouvelle, j’ais découvert que j’étais le centre du monde … ne riez pas cela pourrai vous arriver !

En effet chacun perçoit le monde qui l’entoure à travers ses cinq sens (Vue, Ouïe, Odorat, Gout, Toucher) ce qui lui donne, inévitablement le sentiment d’occuper une position centrale dans son univers. Le monde se déroule autour de lui qui  en constitue le point central.  Mais dans un univers aux frontière indéfinie chaque point peut en être le contre. Chacun d’entre nous est, de ce fait, au centre de l’univers !

Quand nous percevons le monde qui nous entoure nous sommes inévitablement placés au centre de ce que nous voyons, entendons, sentons ou touchons. Cette sensation d’être le centre d’un univers dans lequel les autres ne sont qu’un point plus ou moins proche de nous commence à définir un narcissisme universel. Nos relation primitives sont centripètes, nous percevons ce qui nous relie aux autres mais pas les relations des autres entre eux.

Lorsque le nourrisson vient au monde il nous est difficile de savoir ce qu’il a en tête. On peut supposer qu’il a peu de conscience de son état dans le monde et qu’il pense plus à ses besoins qu’à son état.

Progressivement il va prendre conscience de lui-même, de son corps, de ce qui est lui par rapport à ce qui n’est pas lui. Il peut bouger bras, jambes, mais ne commande pas son berceau.

. Au fur et à mesure qu’il prend conscience de lui par rapport à son environnement il sent le besoin d’être protégé et pour cela va entrer en fusion avec ses parents.

Avec les expériences de la vie il va s’éloigner (légèrement) de sa fusion parentale tout en gardant un relation centripète avec eux. C’est à dire qu’il ne voit en eux que ce qui concerne leur relation avec lui sans leur prêter une vie propre en dehors de lui. C’est une position purement narcissique.

Puis avec le développement de sa conscience cognitive il va apprendre que les autres ont aussi une vie propre, des désirs, des déceptions, des amours (autres que celui dirigé vers lui), des chagrins … bref un vécu analogue au sien. C’est l’apprentissage de l’empathie.

Le développement de cette empathie va contrebalancer son narcissisme naturel pour lui donner un comportement social acceptable. Il pense à lui, mais aussi aux autres ! C’est le dosage entre narcissisme et empathie qui fera de lui un être impossible ou généreux, un monstre ou un »saint homme ». Évidemment bous sommes tous  dans une moyenne qui fait de vous des êtres sociable est fréquentables.

Signalons, (important !) que narcissisme et empathie ne se moyennent pas, ils coexistent. Dans toutes situations nous réagissons avec un fond narcissique tempéré par une conscience empathique. C’est cette dualité qui fait de nous des êtres complexes.

Le narcissisme n’est pas une pathologie mentale, c’est une condition humaine. La véritable maladie c’est l’absence d’empathie. Ce que l’on doit soigner ce n’est pas le narcissisme mais le défaut d’empathie.  IL faudrait donner un nom à cette « désempathie »

Ce n’est pas le narcissisme qui conduit à la paranoïa mais le défaut d’empathie. Toute contrariété est pour nous une blessure narcissique, c’est l’empathie sui nous permet de la tolérer. En l’absence d’empathie la blessure narcissique est vécue comme une agression par l’autre, et peut  conduire à la paranoïa.

Toutes les psychopathologies ne sont pas des maladies organiques mais souvent des maladies du vécu.

Le relativisme dans la vie courante

J’utilise le terme de relativisme car celui de relativité est trop empreint de la théorie d’Einstein.

J’ai montré comment notre conscience (pensée) se développe par strates successives chaque nouvelle expérience prenant son sens par confrontation à nos expériences précédente. Toute notion, concept, ne prend son sens que par comparaison (analogie et différences) avec des notions précédemment acquises. Prenons quelques exemples :

  1. Le temps. Toute mesure du temps est une mesure de durée. On compare la durée à estimer d’un événement à la durée de la rotation de la terre sue elle-même. C’est une mesure relative à un étalon dont on ne connait pas la durée dans l’absolu
  2. L’espace. Toute mesure de l’espace est une mesure de distance. On compare une distance à évaluer à la longueur d’un mètre étalon dont on ne connaît pas la longueur … si ce n’est qu’elle équivaut à environ 1/40.000 ème de la circonférence de la terre dont on ignore la longueur.
  3. Les concepts.  Prenons le concept simple de : vache. Les enfants apprennent à reconnaître une vache quand on leur montre une image. Il s’agit la d’une simple reconnaissance et non d’une compréhension, mais cette reconnaissance est indispensable pour l’identification. Le définition d’une vache serai : mammifère herbivore, ruminant fournissant le lait. Pour que cette définition ai un sens il est nécessaire que les concepts de mammifère, herbivore, ruminant ou lait soient intégrés et compris. Mais pour comprendre herbivore, par exemple, encore faut-il connaître le concept d’herbe … donc de plante etc. etc.
  4. Les mots. Lorsque dans notre vocabulaire nous voulons définir un mot (comme dans les dictionnaires) on ne le fait jamais dans l’absolu mais toujours en relation avec d’autres mots … exactement comme dans notre pensée les concepts s’explicitent avec d’autres concepts. Le mot vache se défini par rapport aux mots mammifère, herbivore, ruminant …
  5. Les évaluations. Toute évaluation (qui n’est qu’une mesure approximative) se fait avec relativisme. Quand on dit qu’un humain est grand cela ne signifie rien en soit mais veut dire que relativement à une norme, une moyenne, cet humain dépasse la norme.
    Quand on dit qu’une étoile est à 50 années lumières c’est une double comparaison par rapport à la position de la terre dans l’espace et à la vitesse de la lumière. Pourtant personne ne connait la position de la terre dans l’univers et bien sûr la vitesse de la lumière qui est le ratio d’une distance sur une durée deux notions relatives.
  6. Le positionnement. Vis à vis de tout événement, situation, opinion, objet, animal ou humain nous sommes amenés à nous positionner, c’est à dire à nous situer et donc définir notre position. La  somme de ces prises de positions successives défini notre identité. Nous somme la résultante de nos relation avec notre environnement. Nous sommes donc des individus identifiés de façon relative.
  7. Les jugements. Tout jugement, qu’il soit du domaine de la justice, de la morale, du bon gout, du vivre ensemble est relatif à une norme : La loi, la morale sociale, les conventions. Tout jugement se fait au nom de critères et de ce fait est relatif.
  8. La vie. Une chose résiste au relativisme : la vie. En effet toute entité se défini par rapport à une entité de même nature mais différente. Rien ne peut s’auto définir. Si je pose la question : « c’est quoi un cheval ? » et que vous me répondez : « c’est un cheval » je en suis guère avancé. La vie est l’enveloppe du vécu de l’univers, et elle a donc un statut particulier de transcendance. Elle ne peut être rapprochée que d’une entité transcendante qui par définition ne peut être de nature terrestre. Nous n’avons donc aucun point de référence pour définir la vie. Dans le domaine des humain, la vie ne peut être définie, donc représentée, donc comprise. Il nous faut donc trouver un artifice pour la décrire.
    La solution est d’inventer la croyance en un au-delà, une transcendance. Les dieux sont l’entité idéale pour expliquer la vie. Les dieux ont crée le monde, les humains , les animaux, les plantes et les minéraux. Ils gèrent le monde et récompensent les humains qui leurs sont dévoués. Ils expliquent parfaitement la vie.
    Quant à ceux qui craignent les dieux ils se fabriquent des idéologies dogmatiques qui servent d’absolus de référence. Le grand mythe du « Parti » pour les communistes en est un parfait exemple … la grandeur du parti avant les humains.
    Pour les scientifiques et certaines écoles Asiatiques c’est l’énergie qui fait office de référence, elle explique tout sans que l’on puisse envisager ce qu’elle est.

Conclusion

L’humain n’a pas accès à l’absolu, il ne connaît que le relatif et vit, de ce fait, dans un monde fermé incapable de se définir. Pour se sortir de ce « mauvais pas » il ne peut que s’inventer une référence transcendantale pour se situer dans l’absolu.

Les humains ont besoin de dieu

Certaines choses interpellent car elles se perpétuent depuis des millénaires. Par exemple : Alors que hommes et femmes sont complémentaires dans la nature pourquoi sont-ils en conflit permanent pour trouver leur Juste place ? pourquoi les Hébreux, depuis leur apparition en Mésopotamie sont-ils toujours rejetés dans les société ou ils s’implantent, décriés et persécutés ? ou enfin pourquoi depuis toujours les sociétés ont eu besoin de se créer un dieu, éternel omnipotent et administrateur de l’univers ?

C’est sur cette dernière question que nous allons nous pencher.

En effet depuis la première apparition es sociétés connue les humains ont inventé des milliers de dieu divers. D’abord fondée sur le polythéisme chez les anciens les croyances ont viré progressivement au monothéisme. De ces milliers de dieu, la majorité d’entre eux, pourtant déclarés éternels, ont disparus corps et biens avec les société squi les ont créés. Seuls subsistent encore le Dieux des Juifs, Chrétiens et Musulmans, Le Bouddha, et La trilogie des dieux hindous. Ces dieux sont voués, comme leurs prédécesseurs à disparaitre et leur importance commence déj à diminuer.

Il existe même des pseudo dieux « hors religions » comme les principes du Tao, la doctrine Confucéenne ou le Dharma  Bouddhique pour l’Asie,  voire le culte du « parti » pour les anciens communistes. Quant aux scientifiques ils utilisent la notion magique d’énergie. Nul n’ a jamais résisté au besoin de dieu ou plutôt au besoin de se situer dans l’absolu

Dans l’univers humain rien n’est absolu et tout est relatif. Le temps et l’espace sont des notions relatives à la durée de la rotation de la terre sur elle-même dont nul ne connais pas la durée  ou le mètre étalon dont on ne connaît pas la longueur. Nous nous définissons dans nos comportements issus de notre positionnement par rapport aux autres, aux objets, aux situations, ou à notre environnement. Dans notre langage chaque mot se défini par rapport aux autres dans ce que l’on appelle « La définition » qui est le moyen d’expliciter un mot en utilisant d’autres mots. Le principe de toute mesure est de comparer une grandeur à mesurer à un étalon de grandeur. Aucune mesure n’est absolue. 5 jours par exemple n’est pas une mesure réelle de durée mais signifie le temps de 5 rotations de la terre … dont on ignore totalement la durée.

Dans cet univers parfaitement organisé une chose échappe à tout entendement c’est la vie. C’est quoi la vie ?

Nous avons appris à situer les choses, les êtres, les situations dans la vie dans notre univers relativiste mais ceci ne résous pas le problème de la vie. Dans notre pensée relativiste il nous faudrait définir la vie par référence à une entité extérieure à elle-même, et c’est ce point de comparaison qui nous manque. Il nous est impossible de considérer une entité extérieure à la vie, car pour nous il n’en existe pas … donc impossible pour nous de définir le vie.

C’est là qu’interviens le magique. Le plus simple et le plus commode est d’inventer les dieux sur le modèle de nos fantasmes et désirs profonds. Les dieux sont ce que nous rêvons d’être et que nous ne sommes pas : Éternels, omnipotent, et maitre de notre univers. Ils nous serviront de point idéal de comparaison pour définir la vie. Elle est l’affaire des dieux. Ce sont eux qui l’on crées, qui la gèrent, qui en disposent à leur guise, qui la gardent ou la suppriment. La vie devient simple : dieu l’à voulut, inch Allah, be’ezrat hashem, dieu explique tout l’inexplicable, il explique la vie. Bien entendu  ce n’est qu’une illusion car dieu n’est qu’une hypothèse qui ne se justifie que dans le système fermé d’une religion particulière.

Conclusion

Pour conclure, afin de se définir dans leur univers et de donner un sens à la notion de vie les humains ont l’obligation de s’inventer une référence extérieure à la vie. Ils sont donc tenus à s’inventer une transcendance quelque en soit la nature. Les religions sont les plus aptes à satisfaire les aspirations des plus simples. Les religions ont prit naissance dans les temps anciens et jusqu’au moyen âge. Avec les progrès techniques on n’a plus vu apparaître de nouveaux dieux qui sont remplacés par des idées abstraites comme les idéologie ou la notion scientifique d’énergie.

Les croyances ne sont pas un mal en soi, bien au contraire puisqu’elles donne une réalité à la vie. Ce qui devient délétère c’est quand ces croyances tournent en vérité , quand de relatives elles deviennent des absolus. Quand un hypothèse fait office de vérité on est en marche vers la radicalité.

Si les hommes ont besoin de dieu … dieu a aussi besoin des hommes pour exister !

Je crois que j’ai trouvé mon dieu

Le concept de Dieu est assez flou, ce qui est bien naturel puisque par essence il n’est pas humain et hors de toutes les représentations que l’on pourrait en faire. Il serai en quelque sorte la concrétisation virtuelle d’une virtualité concrète … ce qui veut dire : « on voit pas trop ce que c’est ! »

Le concept de Dieu pourrai représenter tout ce qui est en dehors des capacité humaines, c’est à dire ; « L’infini, l’éternel, et le pouvoir absolu sur les êtres et sur les choses » ce qui n’est pas loin de représenter le « super héros » de Marvel. Chacun de nous rêve d’être Superman, Spider man,  Wonder woman ou Cat woman., mais ne pouvant pas satisfaire ses envie on s’en invente par procuration.

Le concept de Dieu peut se résumer comme la dialectique entre le relatif et l’absolu. Dieu étant l’absolu et l’humain le relatif

Le relatif et l’absolu

Dans notre représentation du monde tout est relatif. Les ancien voyaient la terre comme le centre de l’univers. Les travaux de Copernic et Galilée ont montré que, bien au contraire, la terre n’était qu’un infime point parmi d’autres dans l’univers. S’est posée alors la question du centre de l’univers … ou se trouve-t-il ?

Si on considère l’univers comme infini il ne peut avoir de centre ou du moins chaque point peut être considéré comme un centre. Donc la question est sans objets

Si on considère un univers fini il est susceptible d’avoir un centre ou une forme de barycentre … mais encore faudrait-il connaître ses frontières pour en déterminer le centre, et bien sûr des frontières à l’univers impliquerai un au-delà … donc de nouvelles frontières.

Pour nous humain toute description de l‘univers passe par le relatif. On peut le décrire en termes d’espace et de temps ou plutôt en termes de distances et de durée. Or ce sont des grandeurs éminemment relatives.

La durée n’est pas une grandeur mais un ratio. C’est la comparaison d’une durée à mesurer avec la durée de la rotation de la terre sur elle  -. Quand on parle de 2 jours on parle d’une durée égale à la durée de 2 rotations de la terre sur elle-même. Mais dans l’absolu nul ne connaît la durée d’une rotation de la terre sur elle-même. La durée est donc bien une grandeur relative.

La distance n’est également pas une grandeur mais un ratio. Ce n’est que la comparaison d’une certaine distance, longueur, à la longueur d’un mètre étalon fixée par définition à1 mètre. Quand on parle de 10 mètres on parle simplement de 10 fois la longueur du mètre étalon. Bien sûr, dans l’absolu, on ne connaît pas la longueur du mètre étalon. La distance est donc bien une grandeur relative.

L’absolu n’appartient pas au genre humain et pour nous tout n’est que relatif. Quand on situe une étoile à 10 année lumière on ne définit pas sa position dans l’espace mais sa relation spatiale à la terre. Si on dit de moi : « c’est un orgueilleux », ceci ne me définit pas en tant que tel mais par rapport à mon interlocuteur. Imaginez que je sois seul sur une ile , sans personne d’autre, déserte, pourrais-je être orgueilleux ? ‘est une question sans réponse car elle demande un positionnement sans référence. Toute définition se fait par rapport à une référence. Si on dit ce motard va vite, cela ne signifie rien en soi, mais prend son sens par rapport à une vitesse raisonnable prise ne référence.

J’ai montre dans la psychologie relativiste comment notre conscience se construit en comparant toute nouvelle informations aux informations déjà acquises. Ce sont ces liens de comparaison entre entrant et acquis qui vont donner un sens à la nouvelle information, le sens d’un nouveau message est relatif au contenu de la conscience acquise.

Il n’existe pas de définition absolue. Ouvrez un dictionnaire et vous verrez que toute définition d’un mot (d’un concept) se fait à partir d’autres mots connus, d’autres concept intégrés.

L’homme vit dans un système clos ou tout est relatif. L’absolu est du domaine du divin. Notre conscience cognitive est construite autour de messages reliés entre eux par des liens de comparaison logique. C’est pourquoi notre pensée cognitive ne peut être que logique, donc relative. L’absolu n’est pas humain c’est pourquoi notre appel au divin se dote toujours d’une représentation inscrite dans la logique.

Le divin dans la science

De formation et de pensée scientifique je devrai être à l’abri de tout recours au divin. Athéisme, et matérialisme ne laisse aucune place à Dieu … et pourtant !

  1. La science fait appel à la notion de Zéro (qui symbolise le néant) et de l’infini. Deux concepts qui n’ont rien d’humain. Le néant comme l’infini nous sont totalement étranger et inaccessibles. Comment imaginer le néant quand on est soit même là. Quant à l’infini comment ce le représenter alors qu’il est inaccessible ?
  2. Une autre donnée inexpliquée en science est l’énergie. Elle est l’indispensable de la vie, un incontournable. Si on définit la vie comme l’évolution de la matière sous l’influence de l’énergie dans une représentation en termes de temps et d’espace, la matière nous est accessible, le temps et l’espace sont une représentation intellectuelle des mouvements de la matières, cette dernière nous est concrètement accessible, mais l’énergie reste une inconnue. Nous faisons appel à l’énergie pour représenter la vie comme d’autres font appel à un dieu pour la même raison. De l’énergie nous connaissons ses formes (Force, électricité, cinétique, thermique …) mais sans pouvoir nous faire la moindre idée de ce qu’elle est.

Conclusion

On a beau dire et faire nul ne peut se passer d’un Dieu pour passer outre les limites de la condition humaine. Je l’ai dit, dans le domaine de la vie humaine tout concept est défini par rapport aux autres notions acquises. Mais pour définir la vie il n’existe aucun point de référence extérieur à elle. Définir la vie implique de s’inventer cette référence externe pour situer la vie par rapport à elle. Dieu, l’énergie, une puissance extra-terrestre ou autre ne sont que des repères, des références inventées pour nous positionner.

Tant que l’appel au divin pour définir sa vie ne deviens pas un dogme la démarche est saine. Lorsque le divin deviens réalité absolue ou marche vers le radicalisme.

A la recherche de Dieu

Introduction

Je suis né dans un milieu catholique de gauche et j’ai  donc été chrétien dans mon enfance … personne n’est parfait !

A l’adolescence j’ai questionné mes proches sur la façon dont ils avaient rencontré Dieu. Pour tous la réponse a été : 

‘Par mes parents, mes proches, les prêtres ».

J’ai alors questionné :

« Et eux savez vous comment ils ont rencontré Dieu »

La réponse évidente fut :

3par leurs parent, leurs proches, les prêtres »

Je n’ai pas bien sur posé la question de savoir comment ces derniers avaient rencontrés Dieu car je la connaissait d’avance : « par leurs parents, leurs proches, les prêtres »

Cela m’a rappelé un travail que j’avais fait sur la propagation des rumeurs. Quelqu’un informe un ami, qui lui fait confiance, d’un bruit qu’il a entendu. Cet ami, en confiance répète ce bruit à un ami qui lui fait confiance , qui le répète un ami, qui le répète à un ami et ainsi de suite. Ainsi se diffuse une rumeur dont personne ne connait la crédibilité mais qui prend sa valeur dans une chaine de confiance.

Religions et rumeurs sont basées sur le même processus de diffusion.

Il y a pourtant une différence entre ces deux chaines d’information ou de désinformation qui est leur temporalité.

La rumeur à une temporalité courte et assez rapidement elle est infirmée ou confirmée. Elle s’étouffe ou devient vérité.

La religion a une temporalité longue puisque ce qu’elle nous promet se réalisera  « pour chacun de nous, dans l’autre temps », après notre mort. Elle ne sera jamais ni démentie ni confirmée puisque ceux qui pourraient nous en informer seront mort. La religion est une rumeur qui court sans jamais s’arrêter. Elle peut se perpétuer à travers les âges tant que les humains y trouveront leur compte.  Ceci  explique pourquoi un récit biblique né, pense-t-on, vers sept ou huit cents ans avant Jésus, se perpétue encore de nos jours à travers le Judaïsme, la chrétienté ou l’islam. La magie de la confiance !

Dieu à travers les âges

Je me suis ensuite penché sur les manifestations de Dieu à travers les âges, car elles auraient apporté une certaine crédibilité à sa légende.

Quelles sont donc les manifestation de Dieu selon la religion. J’ai trouvé quelques manifestations de Dieu dans la littérature et je les au trouvé aussi drôles que niaises :

Le saint, grâce à ses rapports privilégiés avec Dieu, est le premier bénéficiaire des manifestations divines : visions, apparitions, voix, signes divins (apparitions d’animaux, stigmatisations). Il s’agit alors pour Dieu d’expliciter ce qu’il attend du saint et de le conforter dans sa vocation.

Asha présente les huit manifestations de Dieu qui sont la paix, la sagesse, la puissance, l’amour, le calme, le son, la lumière et la joie

Quelles sont les 7 manifestations du Saint-Esprit ? : la sagesse, l’intelligence, la force, la science e conseil, la piété, et la crainte.

Dans la mesure ou je ne pense pas être un saint j’ai éliminé la première  réponse et par contre je me suis toit à fait reconnu dans les deux autres, je pense que vous ferez de même. Sois nous avons tous rencontré Dieu, pourquoi pas, soit tout ceci n’est que fable

Les apparitions divines

Je me suis alors penché sur les apparitions de Dieu dans l’histoire. Les plus fréquentes sont signalées dans le récit biblique : « Abraham qui doit tuer son fils, Moïse qui reçoit les tables de la loi et descend la pierre du mont Sinaï , Jacob, Samuel » rien de bien récent. Ensuite Jésus durant une trentaine d’années, le saint esprit pour la pentecôte, puis plus grand chose. C’est au tour de la vierge mère de Dieu de faire de très nombreuses apparitions, la plus part du temps en privé et souvent envers des personnes déjà convaincues.

Il est en tout cas évident que ces manifestations divine réelles ou fantasmées se raréfient au fur et à mesure que les sociétés se développent et sont soumises à la pensée scientifique. Le moyen âge étant « l’âge d’or » du mysticisme. Elles se produisent toujours en milieu favorable, sous influence d’une religion. Dieu n’est jamais apparu en Afrique, Asie, ou Amérique latine avant que la religion chrétienne ne s’implante sur ces continents. Les manifestation divines se produisent toujours dans les régions  ou la religion les attend ?

L’influence de Dieu

Quelle est maintenant l’influence concrète de Dieu sur notre vie quotidienne, Dieu nous aide-t-il ? joue-t-il un rôle sur le cours de l’histoire ?

Comme va le monde je préfère penser qu’aucun Dieu ne tire les ficelles de notre vie. S’il devait être à l’origine des guerres, des inégalités, des incendies, des séismes, des maladies, son rôle serai bien vilain voire délétère. Mieux vaut croire qu’il n’a aucune influence sur terre et que seuls les hommes sont responsables de leurs malheurs … il est d’ailleurs plus facile de modifier les comportement humain que ceux d’un Dieu !Quand au milliard de milliard de prière adressées par les fidèles à Dieu, combien sont exaucée? De mon expérience personnelle : Zéro !

Conclusion

Donc si  Dieu ne peut ou ne veut rien faire pour nous, sauf une vague promesse d’une hypothétique vie éternelle (dont nous ne savons rien) à quoi bon lui prêter allégeance, autan s’en passer en attendant qu’il se manifeste. Bien sur il faut renoncer à une cette éternelle qui nous tient tant à cœur ou risquer un éternité de souffrance … franchement le risque est minime !

La conscience animale

Nous prêtons tous aux animaux un état anthropomorphique qui ne reflète pas leur nature réelle. C’est un penchant très humain. Que ce soit avec nos animaux de compagnies avec lesquels nous entretenons des dialogues insensés : « Oh ! il est gentil le petit toutou à sa maman … » ou avec les animaux sauvage pour lesquels dans les documentaires animalier on se croit obligé de leur donner un prénom et de leur prêter des sentiments humain (amour, colère, tristesse …).

L’anthropomorphisme

L’anthropomorphisme n’est pas une tare mais le reflet de notre incapacité à imaginer autre chose que ce que nous connaissons, que ce que nous sommes Nous analysons les situations, les formalisons ou les représentons uniquement en fonction de ce que nous avons acquis au cours de nos expériences. Cette incapacité n’est pas limitée à la vision des animaux, mais également à celle de nos semblables que nous voyons à travers le filtre de ce que nous sommes. Une sorte « d’Ego morphisme.»

Pour aborder la conscience animale, dans l’incapacité ou nous sommes de la percevoir, essayons d’en percer le mystère au travers du modèle de représentation de la conscience que nous propose la psychologie relativiste.

Comment se forme la conscience chez les êtres vivants

La conscience

Disons qu’elle se construit par strates successives, chaque acquisition prenant sens en se  servant du support des acquisitions antérieures. On ne peut acquérir la notion de montagne sans avoir la connaissance d’une plaine, ou réciproquement. Chaque nouvel acquis se bâtit à partir de connaissances déjà intégrées. Toute définition ne se fait jamais dans l’absolue, mais en relation avec des définitions précédentes.

Lorsque nous percevons une situation ou un objet, à travers nos sens, nos récepteurs (visuel, auditifs,  gustatif, olfactifs, ou tactiles) envoient des signaux électriques à notre cerveau. Celui-ci est alors activé et réagit en organisant des connexions neuronales qui forment une image mentale. A ce stade cette image mentale n’a aucun sens et n’est qu’une configuration neuronale, une typologie du cerveau. En comparent cette image à des images déjà acquises, en termes d’analogies, de différences, de valeur, de déni, la nouvelle image établie des liens logiques de dépendance avec les images acquises précédemment qui vont lui donner un sens relatif aux connaissances déjà acquise. L’image est alors intégrée à notre réseau de conscience, notre réseau mémoriel.

Plus une image forme de liens avec le contenu de la mémoire et plus elle est formalisée dans une représentation définie, précise, descriptible, échangeable, c’est à dire du domaine du cognitif. Par exemple le concept de voiture peut être relié aux concepts de transport, mécanique, vitesse, routes, pneus, moteur, famille …etc. etc. des éléments qui vont permettre de donner une représentation, de décrire ce nouveau concept dans le domaine du cognitif

A l’encontre le concept d’odeur de lavande sera peu formalisé, relié simplement au nom lavande, à l’image de la plante, mais rien qui puisse décrire l’odeur, en donner une représentation échangeable. Le concept reste dans le domaine de l’émotion, du  ressenti, de l’indescriptible. La lavande pourra être un concept parfaitement défini, mais son odeur restera dans le domaine du ressenti non formulé.

La conscience animale

L’humain peut jouer sur ces deux tableaux. Il est capable de formuler des concepts bien définis, mais aussi de vivre par des représentations purement émotionnelles.

L’animal, par contre, n’a pas cette capacité de formalisation (ou du moins extrêmement réduite), il vit uniquement de ses ressentis, de ses perceptions, de ses émotions. Il réagit à l’instinct, sans analyse.

L’animal a des émotions mais pas de sentiments. En effet le sentiment se développe quand l’image mentale formée par la perception d’une situation se confronte aux images mentales dans le domaine des valeurs. L’image acquière alors une valeur morale qui détermine le sentiment de colère, de  joie, d’approbation, de déni etc. etc. se sentiment va engendrer des comportement adaptés.

L’animal n’ayant pas cette capacité de formulation ne peut  développer de sentiments. Par contre il pourra vivre de ses émotions et pourra pressentir le danger, la récompense, le besoin de protection …tout cela sans faire appel à la notion

d’analyse ou de prévision

L’animal n’a pas la notion du temps que nous même êtres humains n’apprenons que vers l’âge de 6 ou 8 ans. Il n’a pas la faculté d’organise son vécu dans un récit chronologique et donc ne vit ni de passé, ni de futur. Il ne connaît que le présent pour sa vie ou sa mémoire (comme un enfant jusqu’à 4 ou 5 ans). Dans les documentaires animaliers on voit bien le lion s’approcher des antilopes qui continuent à brouter tranquillement. Ce n’est qu’au moment où le lion s’élance qu’elles envisagent le danger et détalent. Elles n’envisagent pas le futur, pas l’anticipation,  mais réagissent au présent.

Les humains ont inventés le temps, comme une organisation chronologique et causale de nos souvenirs et prévisions. C’est un apprentissage qui nécessite une certaine capacité de formalisation que n’ont ni les petits enfants, ni les animaux.

Ne prêtons pas aux animaux des sentiments qui leurs sont etranger.

Conclusion

Il nous est très difficile de concevoir le vécu animal, même s’il est une composante importante de nos comportements. Par principe nous prenons conscience des choses quand nous réussissons à les formaliser, à leur procurer une représentation. Le vécu émotionnel est par définition irreprésentable, donc inconscient et inaccessible  notre entendement.

Pour les animaux, nous ne pouvons que répondre à leurs comportements sans leurs ajouter une vision sentimentale. C’est le respect que nous leurs devons. Ne cherchons pas à leurs imposer notre mode de vie de citadin embourgeoisé, nos réactions et nos sentiments, ils ne sont pas, dans la nature, conçus pour cela.

Non, la mort ne devrai pas être triste

Il y a dans la nature deux absolues nécessités qui sont la reproduction et la mort. En effet sans reproduction pas d’espèce  possibles et sans la mort pas de vie possible (La planète  serai submergée de milliard de milliard de fourmis, d’insectes, de mammifères, d’oiseaux , de poissons ou d’humains  rendant la vie impossible)

Pourtant , paradoxalement, il existe en parallèle  dans nos société deux faits majeurs : « Le tabou sexuel et le tabou de la mort ». Le déni de l’indispensable.

Parlons aujourd’hui de la mort en évitant tous les euphémismes du genre: « Il est disparu, il nous a quitté,  il n’est plus parmi nous … » autant de périphrases pour ne pas prononcer le mot de mort !

Pour envisager ce qu’est la mort on doit se poser la question de ce qu’est l vie (puisque la mort n’est que la fin de la vie). La vie, je l’ai déjà postulé est l’évolution de la matière sous l’impact de l’énergie, représenté dans le modèle intellectuel du temps et de l’espace. Dans la mort la matière cesse de se transformer car l’énergie fait défaut … c’est la « panne sèche » et le moteur s’arrête de tourner. Ainsi vue la mort n’a rien de surnaturel ni de métaphysique. Simplement la matière qui s’arrête de d’évoluer, donc de vivre, qui devient matière organique , puis minérale. Rien de magique mais beaucoup d’inconnues.

Notre vie est une constante fuite en avant. Nous désirons ce que nous n’avons pas et négligeons notre acquis. Nous sommes tournés vers demain sans capitaliser sur hier. Devant la mort nous persévérons dans cette fuite en avant alors qu’il n’y aura pas d’après. Pour cela nous nous inventons des vies éternelles dont nous avons bien conscience qu’elle n’existerons pas. C’est bien le dilemme de la mort, le refus de voir sa réalité en fantasmant un au-delà auquel nous ne croyons même pas et que nous sommes incapable de formaliser. Ors vivre dans l’espoir d’un avenir que nous sommes incapable de nous représenter est le générateur d’angoisse par excellence. Nous sommes incapables de nous positionner dans un cadre indéfini et incertain …  C‘est le mécanisme même de l’angoisse !

Pour la jeunesse il est normal d’attendre du futur la solution de ses problèmes, pour une personne âgée attendre quoi que ce soit du futur ne peut qu’être frustrant. Rien d’étonnant à ce que les anciens se retournent vers leur passé, c’est  là qu’est leur richesse. Quand on se retourne vers son histoire on se rend compte combien la vie a été une aventure fantastique, combien on a vécu des moments passionnant, des expériences inoubliables … si on n’a pas d’avenir on a un passé, ce qui n’est pas le cas des plus jeunes.

Quand on est jeune on est fasciné par ce que l’on a pas c’est à dire le futur, avec le grand âge, oublions ce futur pur nous réjouir du passé.

Quand à la mort, elle est surtout dure avant, parce que après c’est plus cool … on n’existe plus, donc on n’a plus de problème. Par contre à l’approche de la fin, tout dépend de l’idée qu’on s’en fait de la mort et de l’idée que l’on se fait de la vie. Elle est, pour nous, une perpétuelle fuite en avant que l’on voudrai continuer dans la mort … et la ça ne fonctionne pas ! C’est pour cela que l’on a inventé la vie éternelle, remède miracle par excellence.

Malheureusement ce concept reste des plus vagues et nos religieux ne nous ont pas apportés de précisions concrètes. C’est très gênant car s’engager pour l’éternité sans savoir où l’on va, c’est très angoissant … l’éternité c’est très long !. Comment sera-t-on, avec ou sans corps matériel, avec ou sans conscience, quels rapport entre nous, vat-on vieillir, comment ne pas s’ennuyer durant une éternité … des milliards de questions sans réponse. Les religions nous vendent un produit sans mode d’emploi. Personnellement je n’achètes pas.

Je préfère penser que la vie s’arrête un jour, au bout d’un certain temps comme une « obsolescence  programmée », et qu’après il n’y a rien … que le néant. Pas d’angoisse de la mort.  

Épicure disait « la mort n’existe pas car tant que je suis vivant je ne suis pas mort et lorsque je ne serai plus vivant je ne serai plus donc je ne pourrai être mort »

Ce qui signifie que si la mort est bien la fin de la vie … elle n’est le commencement de rien.

Alors pas de tristesse, juste le plaisir d’avoir vécu un aventure passionnante … qu’on ne connaît qu’une fois dans sa vie.

… et s’il m’arrive de mourir un jour, j’aimerais, si on en parle, qu’on ne dise pas : « c’est triste de l’avoir perdu » mais plutôt : « c’est chouette de l’avoir connu »

Et moi ! quelle est ma religion ?

J’ai souvent été critique envers les religions en ce qu’elles sont fondées sur des croyances invérifiables et souvent invraisemblable ; Pourtant j’ai souvent dit que ne pas croire c’était encore croire. Je n’aime guère parler de moi, mais on ne peut critiquer sans proposer une alternative. Alors la question se pose : « En quoi crois-je ? »

Ma représentation de la vie est assez simple : « La vie est la perpétuelle modification de la matière sous l’influence de l’énergie, dans le cadre du temps et de l’espace »

  1. Le temps. J’ai déjà montré qu’il s’agissait d’une simple construction de l’esprit, organisant nos souvenirs et nos connaissances dans un rapport chronologique. Le temps lui-même n’existant pas, notre vécu se déroulant dans un temps immobile et immuable. Par contre dans notre organisation de pensée la durée reste un incontournable. C’est la mesure relative entre la durée d’un événement et la durée de la rotation de la terre sur elle-même ou autour du soleil. C’est une grandeur sans unité (puisqu’elle est le rapport d’une durée sur une durée) et qui ne préjuge en rien du temps puisque la durée d’une rotation de la terre est inconnue ou inaccessible.
  2.  L »espace. C’est une organisation topologique de nos souvenir et connaissance qui enrichi l’environnement que nous percevons immédiatement  d’un espace virtuel construit par la pensée. Toutes les distances sont évaluées par rapport à un mètre étalon d’une longueur arbitrairement définie à 1 mètre mais dont nul ne connais la longueur
  3. La matière. C’est une inconnue que nous savons très bien représenter dans les diverses « théories de la matière » (Mécanique quantique, relativité, résistance des matériaux, mécanique des fluides … )  Nous la représentons parfaitement sans en connaître la nature précise.
  4. L’énergie. C’est le moteur de la matière, ce qui permet sa transformation, donc la vie. Ne confondons pas la vie qui est l’évolution de la matière et le vivant qui représente une petite partie de la matière, celle qui est capable de se reproduire, et d’évoluer dans l’horizon du vécu de humains. L’énergie est un mystère, c’est le « Deus ex machina » des scientifiques, ce qui gère la vie et son devenir.

Voyons comment cette description s’articule avec les diverses religions

  1. L’énergie est donc mon dieu mystère, le régisseur de l’univers, analogue au dieux des religions. Comme pour les dieux on ne connaît pas ses intentions, d’ou il vient et où il va ni ce qu’il est. L’énergie reste ce que l’on ne connaitra jamais et qu’il est inutile de chercher à comprendre. … un vrai dieu.
  2. Comme pour les religions ce dieu laïc doit s’actualiser dans une représentation en accord avec la réalité des humains. Les religions ont délégués Jésus, Mahomet, Pharaon … pour moi cette énergie s’incarne dans la notion de Force : « Ce qui fait bouger la matière » La connaissance de l’énergie nous es interdite, la notion de force s’intègre parfaitement à la représentation scientifique de l’univers.
  3. Les religions ont leurs textes sacrés qui indiquent au humains la voie à suivre, le « modus vivendi », et le déterminisme que leur impose le dieu. Moi j’ai les théories scientifiques qui proposent d’illustrer comment va le monde, ou aller, pourquoi et comment
  4.  Vient maintenant l’énorme différence entre ma religion et les religions. Alors que pour les religions le dieu ou les dieux, le médiateur céleste, et les textes sacrés sont une vérité absolue et impliquent une soumission sans réserve, pour moi les modèles de la vie donnés par la sciences ne sont qu’une représentation de l’univers. La religion se base sur une certitude, la vérité scientifique sur le doute. Chacun sait qu’une vérité scientifique n’a qu’une durée de vie qui ne dépasse pas 100 ans alors que la vérité des religions se veut éternelle. Pourtant c’est le point faible de toute, les les religions : « la certitude », ce poison qui vire facilement à la radicalité.
    Autre différence fondamentale tous les dieu offrent un marchandage : La soumission totale contre une promesse de vie éternelle. Rien de cela chez moi, ni obligation, ni récompense

Conclusion

Personne, croyant ou non,  n’échappe à l’incertitude métaphysique. L’humain a ses limites et de ce fait n’est jamais libre. Même quand il se donne des illusions de liberté il reste soumis à sa condition. On comprend facilement la tentation d’y échapper en imaginant un univers magique auquel il pourrait participer.

Les rationalistes n’échappent pas à la règle commune et sa fabriquent leur univers magique. Les notions d’énergie, d’infini, le zéro, les univers multiples, l’avant big bang … sont autant de façons de transgresser les limites de la condition humaine.

La certitude dans les religions implique la soumission dans l’espoir d’un hypothétique paradis éternel auquel personne ne croit vraiment. Le doute donne, en dépit de l’incertitude, un degré de liberté supplémentaire.

Soumission contre vie éternelle ou liberté contre mort définitive, à chacun de faire son choix.

Croyance et raison dans les religions

Dans toutes les religions la croyance est relayée par une représentation religieuse. L’entité transcendantale, dépourvue de toute représentation humaine, ne peut exister pour nous que si on lui donne forme dans notre univers cognitif.

La foi est du domaine de  l’affect et de l’émotion brute, la religion en est son incarnation accessible à tous dans une représentation cognitive.

La croyance ou l’irrationnel

Prenons l’exemple de la religion que je connais le mieux, la religion catholique :

L’objet adoré (qu’il me pardonne de le nommer objet !) est Dieu. C’est une entité supérieure, omnipotente et gestionnaire de l’univers. Il est du domaine de la transcendance donc, par principe, hors du champ de la connaissance humaine. Il nous promet une vie éternelle en récompense de notre soumission. C’est totalement une croyance.

Mais se pose la question de comment adorer une entité qui pour nous, est sans être, existe sans exister. C’est le rôle des religions que de donner corps à cette croyance. Comment construire alors cette religion ?

Tout d’abord il faut trouver un lien entre ce monde transcendantal et le monde des humains.  Nous avons besoin d’une incarnation humaine de ce dieu inaccessible et intemporel. Toutes les religions vont proposer à leur adepte un être, voire un objet représentant la divinité. Moïse et Abraham sont les représentant de dieu pour les juifs. Jésus, fait homme pour les catholiques, Mahomet pour les Musulmans, Pharaon pour les Égyptiens, l’Olympe pour les Grecs er Romains, les montagnes, les volcans, les fleuves, les totems, pour des religions plus anciennes. Nous sommes encore dans le domaine de la croyance, loin de toutes raisons.

Il nous reste à étudier la transmission des instructions divines aux humains via ce médiateur patenté. C’est le rôle des « textes sacrés » d’être le document de base traduisant les règles divines. On a la bible, les tables de la loi, les évangiles, le coran, le dharma … une foultitude de textes prétendument issus de la divinité  dont on ne connaît pas l’origine mais dont on est certain qu’ils sont apocryphes. On est encore dans le domaine de la croyance pure. Même quand se produit un chiisme, dans la doctrine, qui apparaît, on trouve une nouvelle incarnation de dieu comme Jésus ou Mahomet, le même schéma se met en place avec nouvelle version du dieu, nouvelle incarnation terrestre, et nouveaux « textes sacrés ».

La religion ou la raison

A partir de ce stade la religion va entrer dans le domaine humain, celui de la logique commandée par la raison humaine. On entre dans l’institutionnalisation de la croyance.

  1. Une organisation temporelle,  très Jacobine chez les Catholique ou plus décentralisée chez les Musulmans.
  2. Un lieu de culte, église, mosquée, synagogue, temple, marae  …
  3. Des règles morales, inspirée des textes sacrée initiés ou suggérés par le dieu qui seront le critère d’accès à la vie éternelle.
  4. Des guides spirituels : Prêtrise, Rabbins, Iman, Pasteurs …
  5. Des règles liturgiques, messes, confession, purification, prières … qui seront l’expression symbolique de notre soumission.
  6. Un décorum plus ou moins sophistiqués : Très chez les Orthodoxes et Catholiques, minimaliste chez les protestants et Musulmans.
  7. Un esprit de communauté entre les pratiquants et une injonction au prosélytisme et au financement.

Le schéma d’organisation et les mécanismes de fonctionnement sont communs à toutes les religions actuelles ou passées. Une origine fondée sur une croyance totalement irrationnelle en un être supérieur doté de tous les pouvoirs qui nous manquent à nous pauvres humain, un relai entre le divin et l’humanité, et une organisation traduisant notre reconnaissance éternelle  et notre totale soumission à la divinité.

Ce schéma récurrent autour des myriades de dieux présents ou passés indique largement le côté humain du concept même de religion. Les humain ont besoin d’un dieu et quelque soient les époques, les lieux ou les civilisations  ils s’en trouvent un!

Les pays d’Asie font un peu exception puisque beaucoup d’entre eux’ont pas eu de réelle influence religieuse. Lao Tseu, Confucius et Bouddha  (entre les VIème et Vème siècle AV JC) sont les maitres à pensée de l’Asie ancienne. Le Confucianisme fut la doctrine d’état de la Chine jusqu’au début de XXème siècle. En dépit de leur caractère de sages ou de philosophes, réfutant toute intervention divine dans la vie terrestre, la tradition et le légende ont voulu leur attribuer des vertus quasi magique. A l’exception du Confucianisme resté une pure doctrine, Le Taoïsme de Lao Tseu et le Bouddhisme ont dérivé en véritable religion.

Les religions sont donc un appel au surnaturel, au magique, à ce qui pourrait transcender l’humain … bien que toutes les religions laissent l’humain bien à sa place ne lui promettant une nature transcendantale que quand il sera mort. Une soumission de tous les instant en contre partie d’une vie éternelle hypothétique. Dans le business on appelle cela un marché de dupe. Croire en un dieu, pourquoi pas, je serais bien peine d’affirmer le contraire, mais me soumettre à un dieu qui , de plus, ne me l’a jamais demandé …pourquoi ?

Et ces dieu, qui en a parlé … toujours des hommes qui disent avoir eu contact avec lui, toujours sans témoins valables. Une croyance, une  légende qui n’a de crédibilité que par la confiance aveugle que l’on fait à celui qui la transmet dans les familles de générations en générations sans possibilité d’argumentation critique. On adopte très jeune les croyances de ses parents.

Croire à quelqu’un qui marche sur l’eau, multiplie les pains, ouvre la mer rouge ou parle avec l’ange Gabriel n’a pas plus de sens que de croire au père Noël qui distribue les cadeaux dans le monde en une nuit ou aux revenants ou aux extraterrestres. La croyance est hors de toute pensée rationnelle, de toute réalité logique, c’est sa grande force car rien ne peut la contredire.

La religion de son côté est issue de la pensée humaine. Prise comme une déclinaison d’une croyance elle prend un tour assez logique et ainsi s’ouvre à la critique. On peut critiquer les rites, les usages … mais toute critique se heurte à l’argument imparable : Dieu l’a voulu ainsi !

La religion s’avère une forme de radicalisation douce dans laquelle le dogme est un absolu incontournable, comme dans toute idéologie. Dans les temps anciens la radicalisation était absolue : Croisades, Guerre de religions, Inquisition,  massacre des Cathares De nos jours la morale civique des religions l’emporte sur le dogme absolu … exception faites de quelques orthodoxes  ultras qu’ils soient catholiques, Juif, ou Musulmans.

Conclusion

Les religions sont construites sur des croyances irrationnelles propagées par un homme se prétendant prophète ou de nature divine. Cette croyance universelle se décline en diverses religions adaptée à la civilisation dans laquelle elle se développe. Plus la civilisation est ancienne et plus le côté magique est présent dans l’incarnation humaine du culte. Le caractère systèmatique de la structure toutes les religions indiquent que :

  1. Il n’existe qu’une seule entité divine qui a inspiré l’ensemble des religions
  2. Les religions naissent d’un besoin universel des humains qui les conduit à trouver une solution identique à leurs angoisses

La première amène à croire en un monde supra humain en relation étroite avec les humains qui, en quelque sorte, nous « surdétermine » et nous laisse entièrement dépendant d’un au-delà.

La seconde nous laisse patauger dans notre « condition humaine » à la recherche d’un absolu qui nous échappe.

Soit on est en recherche perpétuelle d’une transcendance, soit on se persuade qu’on l’a déjà  trouvé … chacun cherche son chat !

PS Les idéologies fonctionnent sur le même principe que les religions

  1. Un être suprême immatériel, comme par exemple le parti communiste en URSS qui nous promet, non la vie éternelle, mais des lendemains qui chantent
  2. Un médiateur terrestre comme Staline, Mao, Hitler
  3.  Un texte sacré : Petit livre rouge, Mein Kampf
  4. Une structure de parti et une organisation de gestion
  5. Des manifestation publiques de la puissance de l’organisation