Il existe deux incontournables de la nature qui sont de notre part l’objet de tabou ou de refus. Ce sont la sexualité et la différence.
La sexualité, moteur de la reproduction est l’une des conditions « sine qua none » de la survie de toute espèce. Elle fait pourtant, dans nos civilisation, l’objet d’un tabou absolu.
La différence est le moteur de la vie car elle est le moteur du mouvement, de l’évolution, de toute transformation. Le courant électrique circule par une différence de potentiel, un corps flotte grâce à une différence de densité, les échanges commerciaux sont le fait d’une différence d’intérêt pour un objet, un objet se déplace par différence d’énergie potentielle, nous nous situons, nous positionnons par rapport (donc par différence) aux diverses expériences de la vie … ce qui construit notre identité. Un monde sans différence serait un monde mort, immobile, sans vie. Pourtant la différence fait peur et nous, tout comme la sexualité, la craignons autant qu’elle nous est indispensable.
La différence « motive » mais fait peur, la similitude nous « passive » mais nous sécurise. La différence fait de nous un être de plus en plus adulte et autonome alors que la similitude, au contraire, est régressive et nous confine dans notre statut de dépendance enfantine.
Il est bien connu que nous sommes infiniment plus réceptifs à ce qui nous heurte, nous dérange qu’à ce qui nous arrange et nous sécurise. Nous percevons bien plus chez notre conjoint ce qui nous choque (ses défauts) que ce qui nous gratifie (ses qualités). Le « bon » paraît normal alors que le « mauvais » nous alerte, nous bouscule. En ce sens la différence nous fait bouger et la similitude nous endors. On retrouve le paradoxe de toute vie humaine : grandir en prenant des risques, ou végéter en restant à l’abri !
L’acceptabilité de la différence est directement liée à notre capacité d’adaptation et notre aptitude à la tolérance
- Chez un individu à conscience « laxe », de nature pusillanime, manquant de repères, les possibilités d’adaptations sont si « ouverte » la tolérance est si forte qu’il a tendance à épouser, accepter tout ce qu’on lui propose. Il s’adapte si bien qu’il en perd une partie de son identité
- Au contraire chez un individu à conscience « rigide », psychorigide, la capacité d’adaptation est très faible et la tolérance quasi nulle. Il repoussera catégoriquement toute idée différente de ce qu’il conçoit. Il est réfractaire à tout changement car incapable de se remettre en cause. En général narcissique il pourra virer à la paranoïa s’il se sent blessé.
- En général les individus ont une certaine capacité d’adaptation. Selon qu’elle est plus ou moins grande il aura plus ou moins de capacité à accepter la différence et sera donc plus ou moins tolérant.
Conclusion
La différence est le moteur de la vie ; Qu’il s’agisse de la différence des sexes qui assure la reproduction, ou toute différence d’autre nature. Nous définissons les éléments de la vie de façon relative, les uns par rapport aux autre et jamais dans un absolu. Cette comparaison par contraste constitue la formation même de notre identité, sans elle tout les être seraient semblable et la vie impossible.
Forger cette identité c’est devenir adulte et passer d’un état de dépendance fusionnelle à une autonomie. Il est difficile de renoncer à la sécurité de la dépendance pour aller vers l’autonomie et le risque.
Pour faire un homme mon dieu que c’est long .. et difficile
