Narcissisme inné et empathie acquise

Enfin une bonne nouvelle, j’ais découvert que j’étais le centre du monde … ne riez pas cela pourrai vous arriver !

En effet chacun perçoit le monde qui l’entoure à travers ses cinq sens (Vue, Ouïe, Odorat, Gout, Toucher) ce qui lui donne, inévitablement le sentiment d’occuper une position centrale dans son univers. Le monde se déroule autour de lui qui  en constitue le point central.  Mais dans un univers aux frontière indéfinie chaque point peut en être le contre. Chacun d’entre nous est, de ce fait, au centre de l’univers !

Quand nous percevons le monde qui nous entoure nous sommes inévitablement placés au centre de ce que nous voyons, entendons, sentons ou touchons. Cette sensation d’être le centre d’un univers dans lequel les autres ne sont qu’un point plus ou moins proche de nous commence à définir un narcissisme universel. Nos relation primitives sont centripètes, nous percevons ce qui nous relie aux autres mais pas les relations des autres entre eux.

Lorsque le nourrisson vient au monde il nous est difficile de savoir ce qu’il a en tête. On peut supposer qu’il a peu de conscience de son état dans le monde et qu’il pense plus à ses besoins qu’à son état.

Progressivement il va prendre conscience de lui-même, de son corps, de ce qui est lui par rapport à ce qui n’est pas lui. Il peut bouger bras, jambes, mais ne commande pas son berceau.

. Au fur et à mesure qu’il prend conscience de lui par rapport à son environnement il sent le besoin d’être protégé et pour cela va entrer en fusion avec ses parents.

Avec les expériences de la vie il va s’éloigner (légèrement) de sa fusion parentale tout en gardant un relation centripète avec eux. C’est à dire qu’il ne voit en eux que ce qui concerne leur relation avec lui sans leur prêter une vie propre en dehors de lui. C’est une position purement narcissique.

Puis avec le développement de sa conscience cognitive il va apprendre que les autres ont aussi une vie propre, des désirs, des déceptions, des amours (autres que celui dirigé vers lui), des chagrins … bref un vécu analogue au sien. C’est l’apprentissage de l’empathie.

Le développement de cette empathie va contrebalancer son narcissisme naturel pour lui donner un comportement social acceptable. Il pense à lui, mais aussi aux autres ! C’est le dosage entre narcissisme et empathie qui fera de lui un être impossible ou généreux, un monstre ou un »saint homme ». Évidemment bous sommes tous  dans une moyenne qui fait de vous des êtres sociable est fréquentables.

Signalons, (important !) que narcissisme et empathie ne se moyennent pas, ils coexistent. Dans toutes situations nous réagissons avec un fond narcissique tempéré par une conscience empathique. C’est cette dualité qui fait de nous des êtres complexes.

Le narcissisme n’est pas une pathologie mentale, c’est une condition humaine. La véritable maladie c’est l’absence d’empathie. Ce que l’on doit soigner ce n’est pas le narcissisme mais le défaut d’empathie.  IL faudrait donner un nom à cette « désempathie »

Ce n’est pas le narcissisme qui conduit à la paranoïa mais le défaut d’empathie. Toute contrariété est pour nous une blessure narcissique, c’est l’empathie sui nous permet de la tolérer. En l’absence d’empathie la blessure narcissique est vécue comme une agression par l’autre, et peut  conduire à la paranoïa.

Toutes les psychopathologies ne sont pas des maladies organiques mais souvent des maladies du vécu.

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