J’utilise le terme de relativisme car celui de relativité est trop empreint de la théorie d’Einstein.
J’ai montré comment notre conscience (pensée) se développe par strates successives chaque nouvelle expérience prenant son sens par confrontation à nos expériences précédente. Toute notion, concept, ne prend son sens que par comparaison (analogie et différences) avec des notions précédemment acquises. Prenons quelques exemples :
- Le temps. Toute mesure du temps est une mesure de durée. On compare la durée à estimer d’un événement à la durée de la rotation de la terre sue elle-même. C’est une mesure relative à un étalon dont on ne connait pas la durée dans l’absolu
- L’espace. Toute mesure de l’espace est une mesure de distance. On compare une distance à évaluer à la longueur d’un mètre étalon dont on ne connaît pas la longueur … si ce n’est qu’elle équivaut à environ 1/40.000 ème de la circonférence de la terre dont on ignore la longueur.
- Les concepts. Prenons le concept simple de : vache. Les enfants apprennent à reconnaître une vache quand on leur montre une image. Il s’agit la d’une simple reconnaissance et non d’une compréhension, mais cette reconnaissance est indispensable pour l’identification. Le définition d’une vache serai : mammifère herbivore, ruminant fournissant le lait. Pour que cette définition ai un sens il est nécessaire que les concepts de mammifère, herbivore, ruminant ou lait soient intégrés et compris. Mais pour comprendre herbivore, par exemple, encore faut-il connaître le concept d’herbe … donc de plante etc. etc.
- Les mots. Lorsque dans notre vocabulaire nous voulons définir un mot (comme dans les dictionnaires) on ne le fait jamais dans l’absolu mais toujours en relation avec d’autres mots … exactement comme dans notre pensée les concepts s’explicitent avec d’autres concepts. Le mot vache se défini par rapport aux mots mammifère, herbivore, ruminant …
- Les évaluations. Toute évaluation (qui n’est qu’une mesure approximative) se fait avec relativisme. Quand on dit qu’un humain est grand cela ne signifie rien en soit mais veut dire que relativement à une norme, une moyenne, cet humain dépasse la norme.
Quand on dit qu’une étoile est à 50 années lumières c’est une double comparaison par rapport à la position de la terre dans l’espace et à la vitesse de la lumière. Pourtant personne ne connait la position de la terre dans l’univers et bien sûr la vitesse de la lumière qui est le ratio d’une distance sur une durée deux notions relatives. - Le positionnement. Vis à vis de tout événement, situation, opinion, objet, animal ou humain nous sommes amenés à nous positionner, c’est à dire à nous situer et donc définir notre position. La somme de ces prises de positions successives défini notre identité. Nous somme la résultante de nos relation avec notre environnement. Nous sommes donc des individus identifiés de façon relative.
- Les jugements. Tout jugement, qu’il soit du domaine de la justice, de la morale, du bon gout, du vivre ensemble est relatif à une norme : La loi, la morale sociale, les conventions. Tout jugement se fait au nom de critères et de ce fait est relatif.
- La vie. Une chose résiste au relativisme : la vie. En effet toute entité se défini par rapport à une entité de même nature mais différente. Rien ne peut s’auto définir. Si je pose la question : « c’est quoi un cheval ? » et que vous me répondez : « c’est un cheval » je en suis guère avancé. La vie est l’enveloppe du vécu de l’univers, et elle a donc un statut particulier de transcendance. Elle ne peut être rapprochée que d’une entité transcendante qui par définition ne peut être de nature terrestre. Nous n’avons donc aucun point de référence pour définir la vie. Dans le domaine des humain, la vie ne peut être définie, donc représentée, donc comprise. Il nous faut donc trouver un artifice pour la décrire.
La solution est d’inventer la croyance en un au-delà, une transcendance. Les dieux sont l’entité idéale pour expliquer la vie. Les dieux ont crée le monde, les humains , les animaux, les plantes et les minéraux. Ils gèrent le monde et récompensent les humains qui leurs sont dévoués. Ils expliquent parfaitement la vie.
Quant à ceux qui craignent les dieux ils se fabriquent des idéologies dogmatiques qui servent d’absolus de référence. Le grand mythe du « Parti » pour les communistes en est un parfait exemple … la grandeur du parti avant les humains.
Pour les scientifiques et certaines écoles Asiatiques c’est l’énergie qui fait office de référence, elle explique tout sans que l’on puisse envisager ce qu’elle est.
Conclusion
L’humain n’a pas accès à l’absolu, il ne connaît que le relatif et vit, de ce fait, dans un monde fermé incapable de se définir. Pour se sortir de ce « mauvais pas » il ne peut que s’inventer une référence transcendantale pour se situer dans l’absolu.
