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La couverture générale

La dépression et ses mécanismes

Hormis les phénomènes de dépression liés à des causes organiques et qui sont du  ressort médical, domaine dans lequel je n’ai aucune compétences, la dépression est : « le décalage entre les valeurs intégrées d’un individu et les valeurs qui lui sont imposées malgré lui » on peut également l’exprimer d’une autre façon : « La dépression provient d’une perte de ses repères et de la perte de l’estime de soi  par un individu »

Les valeurs sont les critères de nos jugements, donc de nos choix et de nos décisions, ce sont elles qui donnent le sens et la valeur à nos vies

Imaginez un magistrat qui doit juger une affaire et qui s’aperçoit que la moitiés des articles du code pénal ont été supprimés. Le délit qu’il doit juger n’en est plus un et il devrait acquitter celui qu’il considérait auparavant  comme un dangereux malfaiteur.

Imaginez un conducteur respectueux du code de la route qui se retrouve dans un univers ou la priorité, à droite ou à gauche, n’existe plus ainsi que les limitations de vitesses. Déjà quand on circule en pays Anglos saxon avec la conduite à gauche c’est perturbant.

Imaginez un joueur de foot qui se retrouve soudain dans un match ou les joueurs peuvent prendre le ballon à la main !

La dépression à deux causes principales : les chocs affectifs et la perte de l’estime de soi. Les deux sont consécutifs à l’effondrement des valeurs établies.

LES CHOCS AFFECTIFS (Valeurs affectives)

  1. Le deuil

C’est un bouleversement dans la vie, et plus le décédé est proche de vous et plus le choc est important. La mort d’un lointain cousin vous affecte, mais celle d’un conjoint vous « chamboule ». Dans le deuil c’est moins la personne que l’on perd mais l’ensemble des relations que l’on avait avec elle. En effet une personne, pour nous, se définit, existe à travers cette relation et dans ces échange.

Ce que nous perdons en plus de la personne physique ce sont ses micros intention de tous les jours ou chacune de nos actions devait tenir compte de la réalité de l’autre. Tout cela définit les valeurs qui donne sens à notre l’existence à travers l’autre. En perdant l’autre on perd tous les positionnement qui avait donné un sens à notre vie. Celle-ci nous apparaît alors vide de toute signification donc dépourvu de tout intérêt.

  • La rupture amoureuse

C’est encore un petit deuil. En effet perdre l’autre c’est perdre l’ensemble des projections que l’on avait fait sur lui. À la fois les éléments de la relation affective et les projections sur l’avenir que l’on avait pu faire. Tous ces échanges servait de colonne vertébrale à notre vie pour lui donner un sens et une direction. Ici encore c’est moi la personne qui nous manque que l’ensemble des relations que l’on avait pu définir dans la vie quotidienne et pour la vie future.

LA PERTE DE L ESIME DE SOI (Valeurs sociales)

  1. Les revers professionnels.

Au cours de sa vie professionnelle on peut couramment connaître des hauts et des bas. Dans les plus hautes  fonctions hiérarchiques le risque est plutôt lié à des réorganisation d’entreprises sui redistribue les responsabilités selon une nouvelle politique. Pour les plus bas salaires d’est le risque du chômage qui reste le danger majeur. Dans les deux cas, ce déclassement peut engendrer des états dépressionnaires. Ce sont principalement les valeurs liés à l’estimation de sa propre valorisation, de l’estime de soi qui sont bousculées. La position sociale, le sentiment de son utilités donnent un sens au vécu social, le chamboulement de ces critères de positionnement amène une dévalorisation de l’image de soi un sentiment de vacuité, une perte du sens que l’on avait accordé à sa vie. On ne trouve plus sa place dans le groupe social que l’on a tendance à rejeter comme responsable de sa chute (ce qui est le plus souvent vrai). La vie perd de son sens et de son intérêt. C’est la dépression.

  • La retraite.
    Il arrive qu’après une période plutôt euphorique ou le retraité se sent libéré de toutes les contraintes et obligations de la vie professionnelle s’en suive une période de « moins bien » voire de dépression dans laquelle ces contraintes oubliées deviennent un manque. En effet alors qu’on été valorisé ‘en positif ou en négatif) par le jugement des autres on se retrouve dans une situation ou nos actions, nos comportements ne sont plus évaluées et de ce fait perdent toute valeur et donc tout intérêt. Il faut maintenant que le sens de nos actes ne dépendent plus du jugement des autres mais de notre propre évaluation. C’est un repositionnement total.

.3)   Le grand âge
L se caractérise succession de petit deuil que sont la diminution e la vue, de l’oïdie, de la force physique, de la mobilité qui entraine  la dificulté croissante à effectuer des tâches de la vie quotidienne. La personne se sent diminuée et constamment en deçà de ce qu’elle se pense en droit d’espérer. C’est une situation propice, sinon à une réelle dépression, du moins à un état qui peut y faire penser : perte de motivation, sentiment de vulnérabilité, perte d’intérêt dans les choses de la vie, tendance à l’isolement. Contrairement à la dépression qui est le sentiment de la fuite de ses valeurs le grand âge en est réellement la perte. Alors que la dépression s’éloigne en retrouvant de nouvelles valeurs de positionnement, le grand âge applique le renoncement et l’acceptation de la situation

LA DEPRESSION INFANTILE

On peut observer chez certains nourrissons des symptômes dépressionnaire, en général chez des bébé qui ont totalement manqués de l’affection de parents, refusant leur responsabilité parentale, et qui sont généralement confiés aux services sociaux. Je n’ai pas les compétences nécessaires pour parler de ces cas cependant on peut faire l’hypothèse qu’il ne s’agit évidemment pas d’une perte des valeurs, mais de l’incapacité qu’ils ont eu à en construire. En l’absence ce celles-ci le nourrisson ne peut ni prendre conscience de son existence, ni de son positionnement dans la vie. Il a su mal à dépasser le stade purement organique vivant sans but ni raison

CONCLUSION

La dépression psychique consiste dans l’écroulement ou l’affaiblissement des valeurs individuelles construites au ours de l’existence et qui sont les critères de jugement et de l’évaluation des situations. Ce sont elles qui assument le rôle de positionnement de la personne dans la vie. Leur affaiblissement laisse l’individu dans un «  no man land » dans lequel il ne trouve plus de sens de à vie. Il ne peut plus valoriser ni les situation ni lui -même et perd de ce fait tout intérêt à l’existence.

La liberté d’expression ; Un bien ou un mal

C’est le fleuron de nos démocraties … pourtant la liberté d’expression, qui est la capacité pour chacun à exprimer ses opinions, n’a rien à voir avec la démocratie qui est le gouvernement par le peuple. Il y a de nombreux exemples ou le gouvernement par la peuple pouvait bannir l’expression de certaines opinions en désaccord avec sa volonté.

Nous sommes évidemment attachés à la liberté d’opinion pour la simple raison qu’il est impossible de savoir ce qui se passe dans la tête des citoyens ! Le problème n’est donc pas de contrôler les opinions mais de limiter ou  non leurs expressions publiques.

Montrons que le concept de liberté d’expression, si séduisant soit-il, et plus complexe qu’il y paraît.

La liberté d’exprimer ses opinions

Le tout premier débat  sur la pénalisation ou non de l’expression d’une opinion  est la pénalisation ou non des conséquences qu’elles peuvent produire. Prenons un exemple :  Je dis : « La race noire est inférieure à la race blanche » c’est une opinion (pas glorieuse à mon avis !) et une liberté totale d’expression peut me permettre de l’exprimer. Par contre si certains me prennent aux mots et les utilisent pour adopter des comportements racistes on peut estimer que ma responsabilité est engagée dans leurs actes dont je deviens complice. Dans une société qui se veut vivable, soit, comme nous le faisons implicitement, on encadre la liberté d’expression par des limites clairement définies comme : pas de propos racistes, défiant l’ordre publique, anti religieux  etc. etc. attitude souhaitable pour « la paix des ménages », mais qui peut paraitre liberticides à certains, soit on libère totalement la parole tout en rendant les locuteurs responsables des nuisances qu’il peuvent induire. Dans les deux cas la liberté d’expression a des limites. Dans le premier cas elles sont fixées, à priori, par les institutions. Dans le second il s’agit plutôt d’une auto censure, donc individuelle, dans laquelle  chacun prend ses responsabilités dans l’affirmation publique de ses opinions.

La liberté de l’information

La diffusion d’une information dans la sphère publique  peut être soumise à restriction. Ai-je le droit d’affirmer que la tour Eiffel ne mesure que 150 mètres ?

Ai-je le droit d’affirmer que l’Ukraine à agressée la  Russie ? bref ai-je le droit de communiquer au public des informations mensongères ? Si j’en crois les spots publicitaires ,plus que débiles, que j’écoute la réponse devait être : Oui ! On touche là à la divulgation , principalement via les réseaux sociaux, d’informations erronées (les Fake news) ayant pour but de déformer une réalité et de nuire à un tiers.

Ici encore on ne peut se passer de limites toujours difficile à déterminer ?

Comment décider si une information et vrai ou fausse. Même les pires « fake news »   contiennent toujours une part de vérité. c’est fondamental pour qu’elles « fassent mouche ». Ou fixer la limite et qui fixera cette limite ?

Ici encore deux options qui fixent la limite. Soit c’est l’institution … c’est à dire le législatif, le parlement … et demander aux pires menteurs (généralement par omission) que sont nos politiques  de définir le mensonge est délicat et improductif, soit on en laisse la responsabilité au locuteur et on le défini complice des conséquences de ses propos.

Conclusion

La liberté d’expression sans limites est tout  simplement irresponsable dans la vie en société

Fixer des limites ou des contraintes dans la liberté d’expression suppose un choix entre une prise de responsabilité collective ou individuelle. Les pays ultra-libéraux on choisit de laisser le locuteur responsable de ses propos … mais en omettant de lui en faire porter la responsabilité. Quand aux pays dit démocratique (pris dans le sens de respectueux des droits civiques et non de gouvernement par le peuple) ils ont choisis de définir la responsabilité collectivement dans la loi … mais ont du mal à gérer leurs incohérences. On ne peut médire, mais avec quand même une certaine hiérarchisation des Juifs, des femmes, des noirs, mais se moquer des religions est pa,r contre toléré (voir le débat sur les caricatures) tout comme se moquer de diverses croyances ou convictions.

Les incohérences et contradictions de la conscience

J’ai eu l’occasion de montrer comment notre conscience se construit de strates en strates chaque nouvelle expérience prenant son sens par rapport aux expériences précédentes.

Divers accidents peuvent gêner la création d’une conscience parfaitement cohérente

  1. Un mauvaise interprétation  d’une expérience en regard des expériences précédentes. Ceci crée un nœud erronée dans le réseau de conscience et toute nouvelle expérience analysée par rapport à ce lien défectueux conduira à une chaine de prise de conscience, certes cohérente, mais erronée par rapport au reste de la conscience.
  2. Lorsque deux événements apparemment indépendants sont source de deux chaines causales apparemment  indépendantes, la conjonction de ces deux chaines peut créer des incohérences, des paradoxes dans le réseau mental.

Je prendrais en exemple le domaine du « vivre ensemble »  celui de la morale, du droit, de la justice, du  juste,  de la légalité , ou de la légitimité.

Le droit :  C’est la traduction d’un consensus social établissant les droits et devoirs d’un citoyen ; Il est fondé, prioritairement dans le cadre d’un régime politique choisi ou subi sur des consensus acceptés ou subis.

La justice : Elle est chargée de la surveillance de la bonne application du droit et de sanctionner tout manquement dans son usage. Elle dépend évidemment directement du droit mais aussi du régime politique.

La légalité : Elle représente la conformité d’une action aux règles de droit qui la régissent. Elle dépend directement et seulement du droit.

La morale : C’est un autre élément du « »vivre ensemble » fondé, lui, sur des convictions individuelles éthiques ou religieuses. C’est une valeur  personnelle qui ne dépend, en principe, ni du  régime politique ni d’un consensus citoyen.

La légitimité :  C’est l’évaluation de la valeur morale, religieuse  ou éthique d’une action. Elle ne tiens compte d’aucun consensus ni du droit.

L’égalité : C’est une notion  de la justice qui nous vient de nos profondes racines chrétienne. C’est Jésus, fils de dieu pour les chrétiens, dangereux agitateurs politique pour les Pharisiens (juifs de l ‘époque) prophète pour les musulmans, philosophe légendaire pour les athées, qui a introduit cette valeur dans la genèse de nos civilisations. Pour nous, occidentaux, est juste ce qui est égalitaire, notion fondée sur nos valeurs  morales.

On conçoit que lorsqu’un individu doit juger, estimer, évaluer, ou se positionner par rapport à un événement c’est l’ensemble de ces notions qui est mis en jeu. Or, elles n’ont pas toutes la même origine les mêmes fondements ce qui peut conduire à des hiatus de la pensée, des  incohérences ,ou même des contradiction. .Droit, civisme, Justice , légalité s’opposent à Morale, égalité, légitimité,  éthique.  On a un conflit permanent entre valeurs sociétales et personnelles. Entre la société et l’individu qui en est citoyen.

 Prenons quelques exemples :

L’optimisation fiscale : Elle est parfaitement légale  et en conformité avec le droit, consensus démocratique (en  principe). Par contre elle utilise des « artifices »  pour contourner les lois qui lui donnent un caractère malsain vis à vis de la légalité et franchement délétère vis à cis de notre morale égalitaire. Une prise de position est mal aisée car elle nécessite un choix « Cornélien » entre son respect pour les lois et son respect pour les valeurs individuelles.

La désobéissance civile :  Elle consiste, au nom d’une légitimité « autoproclamée » à désobéir aux lois en vigueur. C’est un conflit entre devoir citoyen et droits individuels, et entre décisions  collectives à la majorité et droit légitime des minorités.

Les croyances religieuses : Les lois divines, issues des croyances religieuses s’opposent souvent aux lois des hommes (sauf dans les états religieux). Doit-on se soumettre aux injonctions des législations que l’on  a démocratiquement promulguées ou à celle des églises considérées comme représentants du dieu que l’on a choisi ? Encore un combat entre devoir citoyen et libertés individuelles.

Conclusion

L’objet de ce « post » est de montrer comment la construction de notre conscience et de nos valeurs, issues d’expériences diverses, de rencontres fortuites, d’injonctions multiples apparemment sans liens entre elles, peut conduire à des paradoxes de pensée, des prises de positions  impossibles, et donc, par défaut de positionnement à des troubles psychiques. Bouddha prônait que ces paradoxes étaient normaux, inévitables, et dus à  notre  système de représentations imparfait.  Le paradoxe est la simple conséquence de notre système de représentations mentales, le reflet de ses imperfections … faut vivre avec !

P.S. Une représentation n’est qu’une image symbolique d’une réalité , sans doute,  inaccessible. Un mot n’est pas un concept mais son symbole, La théorie de la relativité est une représentation de la mécanique de l’univers mais elle n’est pas la mécanique de l’univers. Votre  photo est une représentation de vous mais elle n’est pas vous !

La prise de maturité du nourrisson à l’adulte.

« Pour faire un homme, mon dieu que c’est long ».

 C’est le long chemin, du cycle  de la vie qui traduit à la fois la prise d’autonomie, la formation de la conscience et la création de l’identité d’un individu.

Quand le nourrisson vient au monde sa conscience, en tout cas sur le plan cognitif et quasiment vierge. Le bébé est  à la fois tout parce qu’il est sans limités et  en fusion absolue avec son environnement et rien puisqu’il n’existe pas en tant que tel.

Le nourrisson.

Le premier pas dans la prise d’autonomie et la prise de conscience de soi, de pouvoir, sinon se définir du moins se ressentir comme un tout. Il faut pour ce bébé rassembler les morceaux de lui même ,disséminés dans le tout dans lequel  il se disperse, pour en faire un ensemble organisé qui sera son corps. C’est une phase importante de coordination ou le bébé ne sera plus fait d’éléments émiettés dans le monde, mais d’un ensemble en fusion avec son univers. Ll  saura relier entre eux sa main, sa jambe, son torse … C’est une phase fondamentale et on peut émettre l’hypothèse que certains autismes pourraient trouver leur origine dans ce déficit de cohérence interne. (d’ou le sens du détail au détriment du sens du tout)

Le bébé.

Un fois se corps rassemblé le bébé se retrouve comme une entité identifiée  en fusion avec un tout. C’et une position narcissique par excellence puisque cela le place au contre d’un monde ou plutôt au centre se son monde. Le bébé est 100% narcissique. Bien sûr il peut identifier ses parents (c’est un petit début de différentiation)

 Mais il les considère comme un simple prolongement de lui-même. IL dépend totalement d’eux mais ils les voit plutôt comme dépendant de lui et répondant à chacune de ses  injonctions. C’est un véritable paradoxe, l’esclave qui se croit le maitre !

Le petit enfant.

A partir de 3 ou 4 ans l’enfant va commencer à développer sérieusement sa conscience cognitive. Jusque là il a vécu sur un mode purement affectif sans capacité d’analyse. Le narcissique va découvrir l’empathie. Pour cela il est nécessaire de donner aux autres une existence, une réalité propre. C’est en découvrant que les autres ne sont pas lui qu’il va découvrir que ,lui non plus, n’est pas eux. Cette prise de distance, cette différentiation va lui permettre de développer son esprit critique, sa capacité d’évaluation, de jugement et surtout définir son positionnement par rapport aux choses, aux événements, aux autres. Il commence à forger son identité. C’est bien sûr une « blessure narcissique » profonde que, grâce aux valeurs morales que lui fournirons ses parents, sa fratrie, ses maitres qu’il transformera sa blessure en empathie. C’est cette « apprentissage des autres » qui permet de mettre en veille son narcissisme et de développer une relation saine et respectueuse des autres. Faute de cet apprentissage l’individu se confinera dans sa position narcissique  immature . Trump, Poutine ne sont pas, positivement des narcissiques, mais des gamins (des sales gamins)  qui n’ont pas conscience de la réalité des autres et se vautrent dans leur narcissisme infantile. Ils souffrent d’un déficit d’empathie.

L’âge de raison .

C’est un vieil axiome qui fixait le début de la raison vers 7 ans et celui de l’âge adulte à 20  ans. Disons qu’il s’agit plutôt du passage de la petite enfance à l’adolescence. Ce n’est pas à proprement parler un stade mais la continuation d’une évolution déjà entamée. C’est l’âge de l’école et surtout des influences extérieures à la famille et aux proches. Au fur et à mesure que l’enfant découvre le monde, il prend conscience de sa différence, de son identité, il prend sa part d’autonomie. Il commence à s’opposer aux autres, non pas comme avant parce qu’ils pouvaient contrarier son égotisme, mais pour leur différence, leur vie en dehors de lui, pour leur autonomie  propre … qui pourtant sont le fondement de sa propre autonomie ! L’enfance est pleine de paradoxes.

L’adolescence.

Encore une période dites charnière … dans la vie et son évolution chaque jours est un jour charnière ou l’on peut dire que rien ne sera plus comme avant. Non, il n’y a pas de stades dans l’évolution et cette notion n’a été avancée que parce que notre pensée ne sait pas décrire le continuum. On ne peut rien définir que relativement à quelque chose d’autre et la continuité, le gradient,  ne le permettent pas.

L’adolescent continue sa prise d’autonomie. Il découvre, par exemple, que ses parents ont une vie en dehors de lui. Enfant il ne les voyait que au travers de la relation qu’il avait avec eux.  Découvrant qu’il a une vie en dehors d’eux il prend conscience qu’ils ont une vie en dehors de lui. Encore une terrible « blessure narcissique » largement compensée par l’appel de la liberté (espérée mais en fait supposée , il le découvrira plus tard),  le vent d’indépendance. L’attirance sexuelle, l’appétence envers les autres le font construire son univers en dehors des attaches (on pourrait dire ses liens) de son enfance. L’adolescent vit en bande pour reconstruire une forme de cocon perdu

C’est une période difficile ou l’ado prend ses responsabilités d’adulte sans avoir totalement rompu sa dépendance familiale. Il a les clés de l’enfance pour ouvrir la porte du monde des adultes …ça coince. C’est la période de la rebellions vis à vis de sa famille qui reste quand même la position de repli régressif en cas de coup dur … c’est dur pour l’ado, mais croyez-moi c’est pas facile pour les parents qui servent de « punchingball» dont on sait que l’on peut taper dessus mais qu’il ne vous feras pas de mal.  Sans l’affection réciproque, sans la confiance réciproque la situation peut virer au clash !

C’est aussi l’époque ou l’on veut refaire le monde, non pas s‘y adapter,, s‘y intégrer, mais le rebâtir à l’image de son univers narcissique infantile. Une forme de tentative de régression. Pour Trump et Poutine c’est la période de la débâcle narcissique, le monde n’est pas celui que l’on attend  ceci amplifie le mal d’empathie, les autres deviennent un obstacle à la toute-puissance  qu’il faut dominer pour l’abattre selon Trump ou le punir selon Poutine … un début de paranoïa pour nos deux hommes-enfants.

L’âge adulte.

Encore une période qui dure …60 ans ou plus ! Progressivement l’individu construit son identité, se différentie des autres et devient plus autonome. L’image de la toute-puissance possible s’efface. On se voit comme on voit les autres avec un certain réalisme, même si on est toujours  plus sévère avec les autres qu’avec soi-même … le narcissisme reste latent !

Progressivement le romantisme fait place au pragmatisme, l’identité se fabrique et se fige. Comme elle se construit sur elle-même , qu’elle se nourrit des nouvelles expériences (qui deviennent de plus en plus rare) passées au filtre des anciennes, elle ne peut que se scléroser. Ce n’est pas en vieillissant que l’on va changer … bien au contraire !

Conclusion.

Au cours de sa vie l’humain construit son identité. Elle est quasiment vierge à la naissance pour s’enrichir des expériences de la vie. Chaque nouvelle situation est analysée et intégrée à la conscience en relation avec les expériences précédentes, avec les acquis. D’abord presque au niveau d’une plante dotée de la conscience organique qui lui permet de respirer, de mettre en route la circulation sanguine, les réflexes alimentaires le nourrisson qui sort d’une relation plus que fusionnelle « in utero » va progressivement prendre conscience de son corps comme une entité globale, puis par ses apprentissages et expériences développer sa différence, son identité. Plus celle-ci se renforce et plus l’enfant prendra  son autonomie., fabriquera son identité.  C’est un chemin long et difficile pour enfin devenir ‘soi-même »

L’IA est-elle un danger pour la création (en Parfumerie) ?

Avec  l’IA générative on peut s’interroger sur l’avenir des métiers de la création. Sont-ils menacés  d’être remplacés par des machines qui pourront fournir des productions bien plus rapidement et surtout à moindre cout ?

Pour éclairer le débat j’ai choisi le métier de   parfumeur créateur (Nez) parce que que je le connais assez bien.

Schématisons le processus de la création d’un parfum. Cette analyse va mettre en évidence les diverses phases du processus de création et surtout  détecter celles qui seraient susceptible d’être remplacées par une IA :

  1. A La demande d’un client qui veut lancer un nouveau parfum un parfumeur est saisi du problème
  2. Il cherche une idée qui pourrait satisfaire aux objectifs de la demande
  3. Il va traduire cette idée en écrivant « une formule », recette,  liste de divers ingrédients avec le pourcentage de chacun
  4. Une assistante va réaliser le mélange parfumé en pesant les ingrédients suivant la formule (recette) proposée par le parfumeur
  5. Le parfumeur va sentir le mélange réalisé, l’évaluer, et sans doute modifier sa formule pour s’approcher au mieux de l’idée qu’il avait
  6.  Par un jeu d’aller et retour, de modifications en modifications, le parfumeur va affiner sa proposition pour arriver enfin à réaliser ce qu’il recherchait
  7. Avant de faire la proposition au lient, un service d’évaluation va choisir parmi les diverses propositions du ou des parfumeurs qui ont travaillé sur le sujet celle ou celles susceptibles de satisfaire le client­­ .
  8. Le produit est alors soumis au client qui va analyser cette proposition, ainsi  que d’autres propositions soumises par des sociétés de parfumerie concurrentes.
  9. Le service marketing du client va enfin choisir le produit final qui fera l’objet du lancement sur le marché
  10. J’ai évidemment « zappé » les études de conformité aux législations, les tests de stabilité dans le temps, les tests d’innocuité, les études de disponibilité des matières premières, les négociations de prix etc. etc.

Voyons maintenant qu’elles phases sont menacées par l’IA et pour cela commençons par voir comment travaille l’IA : Elle s’appuie essentiellement sur une base de données des connaissances, chacune étant pondérée par son « niveau de crédibilité » estimée à partir d’algorithmes de vraisemblance. Elle travaille donc principalement sur une vision historique et éventuellement sur des projections dans le future.

  1. La demande du client. Elle peut être fournie par l’IA sur la base d’une proposition d’idée, d’une étude du marché et de son éventuelle évolution. Cependant le risque financier du lancement d’un nouveau parfum est i grand que seul un responsable humain peut en prendre la responsabilité. Pas question en cas d’échec commercial de dire « c’est la faute à la machine »
  2. La recherche d’une idée par le parfumeur pourrait être confiée à l’IA qui soumettrai, à n’en pas douter, plusieurs  propositions basées sur les grands succès du moment. Flles risquent de ne pas être trop originales. Mais peut-être mieux vaut, aujourd’hui, une idée qui ne déplaise à personne plutôt qu’une idée originale qui toucherai  un public restreint. Naturellement il faudrait définir le langage dans lequel exprimer ces idées … ce qui n’est pas évident.
  3. L’élaboration de la formule. Elle est théoriquement possible par l’IA sur la base de formules existantes et qui ont fait leur preuve,  d’une liste des ingrédients disponibles, de quelques règles, algorithmiques de composition. Mais le gros « Hic » est que on n’a pas de réel langage pour exprimer l’idée d’une odeur et que les formules des grands parfums sont secrètes et ne sont pas disponibles au public donc à l’IA. Ce process ne pourrait s’appliquer qu’au sein d’une entreprise et de son  propre portefeuille de formules.
  4. L’évaluation d »un parfum . L’IA n’étant pas capable de sentir une odeur il lui est impossible d’évaluer un parfum. Seule une  personne humaine, doté d’un sens olfactif, pourrait le faire. Seuls le département de sélection-évaluation de l’entreprise qui soumet la proposition et le département marketing du client ont les capacités pour le faire. Par contre l’IA peut être d’un grand secours pour l’élaboration d’un questionnaire/panel à soumettre à un échantillon de personnes dotée d’un sens olfactif, pour analyser les résultats du sondage.

Conclusion

La création par l’IA, dans le domaine de la parfumerie, se heurte à deux problèmes majeur. D’abord l’absence de langage de communication relatif aux odeurs qui ne permet pas de transmettre un ressenti olfactif à une machine qui, elle, ne sait pas sentir et d’autre part au fait que les données relatives à la création d’un parfum ne sont pas disponibles à l’apprentissage pour la machine.

L’IA ne travaille qu’avec des données formalisés dans un langage qu’elle peut comprendre. Si un jour ce langage existe alors la création en parfumerie pourra s’inquiéter. Qui osera un jour élaborer ce langage qui permettrai de décrire une odeur par un texte accessible à la machine, avec suffisamment de précision

Signalons également que les parfumeurs aiment travailler avec de nouveaux ingrédients évidemment inconnus de l’IA et qu’un parfum doit, pour faire un « buzz » présenter un certain niveau d’innovation. Évidemment, prenez 1500 ingrédients et mélangez-les dans toutes les sens, en toute proportions, vous obtiendrez des résultats différents mais finalement assez proche car vous « tournez en rond » dans un Système germé. Ajouter maintenant un 1501ème ingrédient avec une senteur bien particulière et vous obtiendrez quelque chose de nouveau, mais pas trop car les 1500 autres ingrédient seront le garant d’une certaine continuité.

PS. Pour avoir une idée de ce que l’IA peut apporter à la création prenons l’exemple de la musique. Sur une plateforme comme Deezer, 35 à 40% des titres diffusés sont crées par une IA. Aucun auditeur ne fait de différences. En contre partie on ne peut pas dire que cette « musique au kilomètre » soit d’une originalité folle. Elle n’est ni meilleure, ni pire. Elle n’apporte que des titres en plus sur un marché déjà saturé de médiocrité  … par contre elle peut faire gagner beaucoup d’argent facile.

La mémorisation affective : Les odeurs

Pour parler de la construction de notre mémoire et de notre conscience affective, j’ai choisi à titre d’exemple de la mémorisation des odeurs. C’est un domaine que je connais bien et autant parler de ce que l’on connaît que de ce que  l’on ne connaît pas.

Pour bien comprendre le mécanisme de la mémorisation des odeurs il nous est nécessaire d’abord de rappeler  les mécanisme de l’acquisition mémorielle. 

Lorsque nos sens (seuls contacts avec le monde qui nous entoure) reçoivent un message, visuel, audio, olfactif, gustatif, ou tactile, nos récepteurs vont le transformer en un message électrique transmis à notre cerveau. Celui-ci est alors activé par cet apport d’ énergie. Comme tout système énergétique il va chercher à dissiper cette énergie excédentaire pour recouvrer son équilibre. Pour cela il va commencer par comparer le nouveau messages à des expériences passées et l’évaluer par comparaison avec ces dernières. A ce stade le message n’est qu’un simple signal électrique totalement dépourvu de sens.  C’est cette mise en relation, cette évaluation comparative qui va lui donner un sens et en faire une représentation compréhensible. La nouvelle expérience va alors entrer dans le champs de notre réseau de conscience. Cette intégration d’une nouvelle information dans un réseau consomme une partie de l’énergie du message reçu (pour intégrer une information dans un réseau et y créer des liens il faut toujours fournir de l’énergie, car un lien implique de l’énergie). D’autre par la comparaison de cette nouvelle information avec le système de valeurs inscrit dans notre conscience va générer un sentiment, un positionnement  pour déboucher sur un comportement comme la joie, la peine, le désir, le rejet, la colère , etc. etc. Ce comportement va consommer l’énergie résiduelle du message reçu et remettre notre système mental à l’équilibre.

Détaillons maintenant ce processus à l’aide de quelques exemples :

  1. Définition d’un concept : Lorsque pour la première fois vous voyez un objet de couleur violette. Vous allez l’analyser par exemple comme plus bleu qu’une tomate, mais moins rouge qu’une fraise. C’est l’acquisition de concept de violet, basée , relative aux notions déjà acquises de tomate de fraise, de rouge ou de bleu. Quand vous rencontrerez à nouveau un objet violet vous le comparerez à ce concept de violet acquis, mais élaboré en relation de comparaison avec les concept de tomate, de fraise, de rouge et de bleu. Vous créerai ainsi un  lien  de dépendance entre cet objet, le concept de violet et les concepts de tomate, de fraise, de bleu et de rouge. Si maintenant on vous demande de le décrire vous pourrez en parler comme d’un objet violet ou d’un objet plus bleu qu’une tomate mais moins rouge qu’une fraise. Deux propos totalement similaire puisque découlant de la même série causale. Un objet ne se défini jamais en soi mais toujours par rapport à d’autres.
  2. Définition d’un mot : Si vous cherchez dans un dictionnaire la définition du mot : table, par exemple. Vous trouverez : objet formé d’un plateau et de quatre pieds. Objet sera défini comme une entité matérielle. Pied sera lui défini comme le support d’un objet ou d’un corps humain, plateau comme une surface plane. Chaque objet se décrit, se défini par rapport à d’autres et jamais en absolu.
  3. Définition par relation : Vous voyez pour la première fois un camion et vous allez l’identifier comme une grosse voiture avec quelques différences d’usage, par exemple le transport de marchandises et non de passagers, faisant relation avec les notions de transport, de marchandises et de passagers. Ce sont les relations de l’image mentale du camion avec d’autres concepts qui vont vous proposer un sens, une représentation de ce  camion que vous avez vu. Toute définition d’un nouveau concept se construit sur les concepts déjà acquis. Bien sûr la construction peut se faire dans un autre sens si par exemple vous aveiz découvert le camion avant de découvrir la voiture vous définiriez alors celle-ci comme un petit camion. Les liens de dépendance dans le réseau n’en seront pas modifiés pour autant.
  4. Formalisme d’une définition : Plus un objet, une situation, un événement pourrons crée de liens de dépendance dans le réseau de notre conscience et plus leur définition sera riche, précise, et plus leur représentation mentale sera nette. Un objet formant de nombreux liens avec le réseau de connaissances acquises se situera dans le domaine du cognitif (descriptible, échangeable, bien défini), par contre un objet formant peu de liens de dépendance avec le réseau sera du domaine de l’affectif (indescriptible, difficilement échangeable, mal défini).
    Pour résumer : pour décrire un objet beaucoup de lien font  beaucoup de choses à dire, peu de lien font peu de choses à dire .
    « Un concept ne se défini jamais en soi mais il dépend toujours d’autres concepts déjà connus. La représentation symbolique d’un concept dépend des représentations symboliques des concepts dont il dépend . Plus un concept et lié à de nombreux concepts plus grande sera sa richesse, et plus sa représentation sera élaboré »
  5. Dépendance des définitions : Pour montrer l’influence des acquis pour analyser et définir des sensations nouvelles prenons l’exemple de produits bien connus en parfumerie comme les odeurs du costus, du castoréum ou de la civette. Si vous les sentez, vous aurez un sentiment de répulsion envers une odeur que vous qualifierai de « dessous de bras », transpiration,  excrémentielle par référence à ce que vous avez pu connaître auparavant. .Au contraire un parfumeur qui sent ces mêmes produits trouvera leurs odeurs excellentes, car Ils ferons référence à des parfums célèbre dont elle constituent les notes de fond qui sont l’assise même de ces parfums. A culture différente, évaluation différente et mémorisation différentes.
    On note même que paradoxalement vous pourrez adorer l’odeur des parfums qui  contiennent ces ingrédients tout  en détestant leur odeur propre
  6. Richesse d’une définition : Plus une image mentale pourra créer de liens de dépendance avec l’ensemble des éléments de notre réseau de conscience et plus sa représentation sera précise et échangeable. Son image, sa représentation serront alors du domaine cognitif. Au contraire une image créant peu de liens avec le réseau restera peu représentable et quasiment pas échangeable. Elle restera au niveau de l’affectif. Notons qu’il n’y a pas de frontière entre l’affectif et le cognitif, mais un continuum basé sur le nombre de liens potentiellement échangés avec le réseau de la conscience.
  7. La mémoire olfactive. On à vu plus haut qu’avant de se souvenir il faut mémoriser. Imaginons que l’on vous demande de décrire l’odeur, par exemple, de la lavande. En cherchant dans vos souvenirs pour pourrez la relier à l’image de la plante, les champs en Provence, les anciennes lotions pour bébé, l’armoire ou grand-mère rangeait ses draps. C’est à peu près tout et pas  grand choses qui définisse l’odeur en soi. Peu de liens de dépendance veux dire représentation peu précise et pas grand-chose à en dire et surtout rien sur la description de l’odeur elle-même.
    Si vous posez la même question à un parfumeur il trouvera dans sa mémoire des tas de relations liées au concept de lavande. Les diverses variétés, plus ou moins fines, les hybrides comme le lavandin, des parfums célèbres comme Azzaro pour homes, Pour un homme,  Drakkar noir, Y de saint Laurent, une notion d’ odeur fraîche, herbacée, florale et légèrement camphrée, le célèbre accord Fougère (associée au Géranium, la fève Tonka et la mousse de chêne), ou encore l’odeur de ses constituants (Acétate de linalyle, Linalol, Cinéol … ou encore une classification dans les nôtes « agrestes » … bref un ensemble de référence qui lui permettrons d’en avoir une conscience plus précise, même si elle reste encore peu élaborée. Le parfumeur possède  également un langage, certes sommaire et schématique, mais qui lui permet de décrire les odeurs et d’échanger avec ses collègues. La vision de parfumeur, de par ses plus grandes connaissance dans le domaine se rapprochera plus d’un univers cognitif que la vision que vous pourriez en avoir.
  8. Les relations logiques : Comment s’ organisent ces relations logiques dans le cerveau. Elles peuvent être de simples relations de comparaison : plus que, moins que, similaire, différent, contraire, pondérés par des évaluations statistique informelle comme par exemple : très, moyennement, ou peu différent. Ces relations peuvent être également  conditionnelles. Par exemple : ce feu de signalisation peut être au rouge, mais devenir vert si un tramway demande le passage. Ce type de relations conditionnelles et tout à fait analogue au fameux algorithmes de l’intelligence artificielle qui peuvent servir à la fois pour construire le réseau de conscience et pour y faire des recherches.

Conclusion

La représentation mémorielle des odeurs reste entièrement du domaine affectif, qui ne peut se baser sur des éléments factuels et bien définis. En effet il n’existe pas d’étalon d’odeur qui puisse servir de référence commune, non plus que de langage permettant de les décrire. Elle reste terriblement abstraite, plus du domaine de la sensation que de description. A l’exception des « spécialistes » qui possèdent une sorte de métalangage basé sur des termes qui n’appartiennent qu’à lui comme :

Boisé, agreste, ambré, chypre, fougère,  oriental, animal, aldéhydé …qui ne signifient rien pour le profane., L’odeur en soi n’a qu’une représentation très globale, floue, très imprécise., plus une impression qu’une représentation structurée. Fautes de concepts pouvant servir de référence, donc dans notre conscience de points de relations causales de dépendance la représentation, base de la description, est impossible.

Il en sera de même dans bien des domaines

  1. La perception visuelle :  Ce que nous vouons est interprété par notre cerveau de façon extrêmement précise et codifiée. Nous savons les représenter par des images (photo, dessin, icones …) par le langage écrit ou parlé et sont mémorisés  dans le champ du cognitif. Nous avons le jeu de  symboles pour construire la représentation
  2. La perception auditive : ici encore, qu’il s’agisse du langage ou de la musique, elle est parfaitement représenté dans le domaine cognitif. Le langage parlé ou de la musique est une construction intellectuelle très codifiée avec son vocabulaire (noms, adjectifs, verbes, pronoms…) et sa syntaxe grammaticale. La musique (en tout cas la musique occidentale) s’écrit aussi bien qu’elle s’entend, codifiée en terme de fréquences ondulatoires avec sa référence absolue le LA 435, ses notes, ses règles complexe à l’usage des musiciens professionnels. Ici encore nous avons les symboles pour  représenter la musique. Notons cependant que quand un « vulgum pecus » comme vous et moi apprenons et mémorisons une ritournelle c’est bien en dehors de toute culture  et toute connaissance de ces règles. Nous pénétrons dans l’univers affectif non formalisé, non symbolisé.
  3. La perception olfactive et gustative : Nous ne savons pas représenter ces perceptions sous forme codifiée symbolique, il nous manque les briques pour construire le mur. A  l’exception de certains professionnels (parfumeurs chefs cuisiniers, critiques gastronomiques) qui ont un début de langage ou de jargon nous abordons ces ressentis de façon globale, informelle. Nous n’avons ni images, ni symbole pour les représenter. Nous avons bien une approche scientifique de l’olfaction mais qui porte plus sur la transmission et la perception  des odeurs que sur leur description. En ce qui concerne les odeurs nous manquons des critères qui pourraient être les éléments de sa représentation … on ne peut bâtir un mur sans avoir les  briques ! En ce sens nous sommes bien moins efficace que les animaux qui donnent aux odeurs une interprétation beaucoup plus fine que la nôtre.
  4. La perception tactile : Encore un ressenti que nous ne savons pas formaliser. Nous avons bien une petite approche de langage comme de dire d’un tissus qu’il est soyeux, rugueux, velouté, ou du contact avec un objet lisse, granuleux … Rien de bien précis, de bien structuré. Ici encore nous ne disposons pas des éléments symboliques nécessaires à la fabrication d’une représentation.

Rapidité des réactions affectives et cognitives

Lionel Naccache à montré que la connexion neuronale a une certaine temporalité. La transmission des informations vers et dans le cerveau n’est pas immédiate mais nécessite un certain temps. Ce temps peu varier selon le type d’images mentales que le processus met en œuvre. La réaction dans le domaine de l’affectif est nettement plus rapide que dans le domaine du cognitif.

La vitesse de transmission dans un fil électrique est d’environ  200.000 Km/s, ce qui est très rapide mais pas instantané, il en est de même pour la transmission d’un signal électrique vers et dans  le cerveau

Prenons un exemple : Un individu est agressé. Sa première réaction va être celle de l’animal menacé, une réaction de peur, de  défense, voire de contre-attaque. C’est l’affect qui réagit immédiatement.

Dans un deuxième temps le cognitif se met en action qui juge de la situation, l’évalue par rapport aux normes sociales, aux valeurs personnelles de l’agressé,  au positionnement qu’il a vis à vis de son agresseur, et la réaction cognitive va contrôler la réaction affective et conduire au comportement final.

Un petit exemple personnel. J’ai un premier rejet, à priori, quand j’entend la langue Allemande. Dans un premier temps surgissent à ma mémoire mon éducation durant et après la seconde guerre mondiale, baignée dans un univers « anti boches » de « nuit et brouillard » à « papa Schultz » . Puis dans un second temps, bien sûr, la raison prend le dessus pour me dire qu’une langue n’a rien à voir avec les comportement de ses pratiquants, que le passé est mort … mais le reflex affectif profond, rapide , immédiat est bel et bien  là !

Plus l’individu sera « primaire », proche de ses émotions  et plus l’affect l’emportera sur le cognitif, la réaction sera impulsive et sans nuances. Au contraire chez un individu plus « secondaire », en recul sur ses émotions la réaction cognitive pourra contrôler  l’affect.

L’individu « secondaire » peut avoir tout à fait la même réaction affective que l’individu « primaire » mais, par contre, il dispose de bien plus de capacités de contrôle de sa pulsion primaire.

C’est bien ce que montre le modèle de la psychologie relativiste. En effet les images mentales dans le domaine de l’affectif ont un minimum de relations logiques de dépendance avec le reste du réseau de cconscience. Le signal reçut a peu de chemin à parcourir pour  faire l’analyse complète de la situation et la réaction et rapide et sans nuances. Par contre les images du domaine du cognitif son extrêmement riches en relations avec l’ensemble du  réseau. L’analyse par exploration sera plus longue et la réaction sera  différée et plus complexe. Chez certains la réaction primaire  peut même être carrément bloquée pour être mise en sommeil … et générer la rancune.

Autre exemple : Quand on fait une « étude de texte », à tête reposée on trouve une certaine richesse à travers les mots qu’on ne soupçonnerai pas si ce texte nous était simplement lu. La perception immédiate est bien plus globale que l’exploration analytique.

Cette dualité dans nos décisions explique également comment nous prenons parfois des décisions impulsives contraires à os intérêts raisonnés. Dans le cas des addictions, par exemple, la raison nous indique de ne pas « consommer » mais nos affects nous poussent à le faire … et l’immédiat l’emporte toujours sur le long terme.

C’est le jeu des populistes que d’actionner les réflexes plutôt que l’analyse dans leurs discours. Ils préfèrent réveiller l’animal qui sommeille en nous plutôt que l’humain qui pense ! Un animal ça se dresse et se conduit plus facilement qu’un humain. Ce que détestent le plus les populistes se sont les intellectuels car ils échappent à leurs  discours,  ceux qui  réfléchissent avant de réagir car l’analyse des discours populistes révèle vite leur vacuité et leur incohérence..

LLe narcissisme est-il une pathologie?

Les exemples de narcissiques sont malheureusement nombreux et nous en  avons trois exemple  particulièrement significatifs

Trump : L’hyper narcissique extraverti. Son narcissisme se nourri de l’admiration et de la reconnaissance des autres  Il a  besoin d’être en permanence réassuré, ce qui  traduit un fond angoissé et mal positionné

Poutine : Le pervers narcissique qui  trouve son bonheur dans la manipulation des autres. Il a besoin de dominer, mais de façon sournoise, sans oser l’affirmer, de le revendiquer. on narcissisme se développe sur un fond d’incertitude et de culpabilité qui le pousse à se justifier en permanence.

Xi Jiping  :  Narcissique c’est certain, mais plus difficile à comprendre car il n’exprime ni ne manifeste jamais aucune émotion. Il semble n’avoir aucun besoin, en tout cas manifesté, de réassurance.

Ceci pour montrer que le narcissisme n’est pas univoque mais dépend beaucoup d’autres facteurs psychologique.

Maintenant, faisons une petite expérience. Placez-vous dans un endroit dégagé et faites lentement un tour sur vous même de façon à balayer votre vision à 360 degrés. Vous avez une vue panoramique sur le monde qui  vous entoure. Posez-vous maintenant la question ; « Quel peut être le centre de ce monde que  je  perçoit ? » la réponse ne peut être que : « évidemment moi ! » Nous sommes toujours le centre de notre environnement.

Les anciens, Ptolémée, Aristote, Platon, voyaient la terre, donc eux ses habitants, comme le centre du monde autour duquel tournaient les planètes et les étoiles. C’était, bien sûr, une vision très narcissique du monde, comme celle exposée dans l ‘expérience précédente. . Lorsque Copernic postulat l’héliocentrisme ce fut reçu comme une véritable « blessure narcissique ». par les savants et les religieux. Il a fallu  attendre les travaux de Galilée et sa représentation mathématique de Kepler pour que l’idée soit admise.

Quand un enfant vient au monde, ce bébé est 100% narcissique. Il ne connaît que ses sensations, à peine est-il conscient de corps comme un tout, qu’il va devoir apprendre à coordonner, à rassembler .

Dans sa relation avec ses parents l’enfant ne voit en eux que les rapports qu’ils ont avec lui. Il ne prête à « papa ;maman » aucune vie extérieur à elle qu’il vit avec eux. Il est le centre de ce monde, mais il ne peut imaginer qu’eux-mêmes puissent être également le centre d’un autre monde. Ce n’est que progressivement, en prenant don autonomie, que l’adolescent va découvrir que les autres aussi, ses parents par exemple, peuvent être autonomes et avoir une existence dans laquelle il n’est pas le centre. C’est la découverte de l’empathie, cette prise en compte des autres comme individus autonome, qui va permettre le « vivre ensemble ». C’est une véritable « blessure narcissique » un des traumatisme e l’adolescence, un révolution Copernicienne ! Mais c’est en découvrant l’indépendance des autres que l’on prend conscience de sa propre indépendance. Cela s’appelle la prise de maturité … ou grandir !

Tout ce long préambule pour affirmer ; « Le narcissisme n’est pas une pathologie, c’est un état naturel, un innée, que l’on retrouve partout dans la nature ou chaque être est le centre de son monde. L’empathie permet, à force de contraintes  de faire Co exister tous ces univers pour faire société et vivre ensemble. La véritable pathologie n’est pas le narcissisme mais le manque d’empathie. C’est très important sur le plan thérapeutique car on n’est plus sur un fait innée ou acquis de façon obscure, mais sur un trouble de l’apprentissage. La thérapie n’est plus du toit la même.

C’est donc cette absence d’empathie que nous qualifions à tort de pathologie narcissique .

 Elle a de plus d’autres conséquences :

  1. Le narcissisme traduit un manque de maturité, donc une psychologie régressive. C’est particulièrement évident chez  Trump.
  2. Le narcissique, quand il est contrarié, se trouve blessé au point qu’il finit par ressentir tout opposition, toute contrariété, comme une agression. Le narcissique développe toujours une composante paranoïaque dans sa personnalité.
  3.  A force de voir toute opposition  à  ses désirs comme une agression, le narcissique sur de son bon droit et certain de sa vérité développe forcément des tendances obsessionnels, de l’entêtement dans ses projets. Il ne peut avoir tort et donc doit continuer dans la voie qu’il s’est tracé.

Conclusion

Cessons e voir la narcissisme comme une cause première pour le voir ; avec ses corolaires immaturité, paranoïa, obsession, comme une conséquence d’un déficit d’empathie.

PS .  pour exemple : Nos politiques pensent qu’en flattant Trump, en lui « cirant les popes » ils obtiendrons en  retour quelques avantages.  Grave erreur ! Certes le narcissique adore être flatter, aduler, mais il n’est pas dans sa nature de « renvoyer l’ascenseur ». Il n’agit que dans son intérêt au  seul service de son ego, les autres n’existant  qu’a  son service il n’y a aucune raison de les récompenser.

L’identité, sa perte ou son enrichissement

C’est un mot magique utilisé « à tour de bras » par nos politiques sous forme d’identité Française, de désir ou de besoin identitaire… ou autre.

Mais avez-vous, une seule fois, entendu l’un de ces bavards définir ce qu’il entendait par identité. Ils se servent de ce vocable comme « mot valise » derrière lequel chacun peut mettre ce qu’il entend ou pense entendre  par identité (Patriotisme, nationalisme, racisme, citoyenneté …)

L’identité, définition

L’identité est ce qui permet d’identifier un individu parmi tous les autres et ce, de façon univoque.

Par exemple l’identité d’un citoyen et matérialisée par sa « carte d’identité » assumant que la probabilité que deux individus aient le même nom, le même prénom, et soient nés dans la même ville le même jour, est infiniment faible voire nulle, surtout  si on y ajoute la nationalité, une photo, des empreintes digitales, et sans doute un jour une analyse ADN.

Pratiquement cette identité est le marqueur d’un individu unique parmi les 7 ou 8  milliards d’habitants de la planète.

L’identité nationale.

Un concept dont sont friands les nationalistes. Ce seraient les caractéristiques physiques, sociales, ou culturelles qui permettrai d’identifier de façon univoque, un Français par exemple, de tous les habitants de la planète. Aucun de ces nationalistes ne s’est risqué à nous dire quelles seraient ces propriétés…  mis à part le béret Basque et la baguette sous le bras ! Le Français est râleur, mais il est loin d’être le seul. Le Français est sensible à  son apparence, à sa mise, mais pas plus que les italiens ou les espagnols. Le Français est un utopiste … mais des milliard d’individus sur la planète le sont aussi. Le Français est pétrit du catholicisme, comme l’Amérique latine … et nombreux d’entre eux sont musulmans, Juifs, Protestant ou athée. Définir les paramètre d’une identité nationale est aussi impossible que de définir les critères d’une race. Les noirs de race sont moins noirs que certain sri Lankais ou Pakistanais. Les Juifs qui ont été longtemps considérés comme une race sont aussi bien blanc que noirs ou Jaunes.

Personne ne se lance à préciser les critères d’une identité nationale car ces critères n’existent pas et ceux qui s’y réfèrent sont , d’ ailleurs, ceux qui prônent également la notion de race … toute aussi impossible à établir.

La genèse de l’identité.

Chacun croit avoir forgé son identité.  C’est une erreur. Je ne me suis pas fait tout seul, ce sont les autres, par ma relation avec eux, qui m’ont fait. Mon « innée » je le tiens de la génétique de mes parents, ma culture je la tiens de mes apprentissages par ma famille, mes professeurs, mes amis, mes relations, mes lectures, mon environnement. Je ne suis que le fruits de mes relations aux autres, de mes positionnements par rapport à eux. Je ne suis que le miroir de ce que j’ai vécu, de ce que j’ai subi, de ce que j’ai fait subir aux autres. Très humblement je ne suis que la créature d’un docteur Frankenstein universel. Si je suis différent des autres ce n’est que parce que mon environnement a été le miens et pas le leur, que mes parents ont été les miens et pas les leurs, que ma vie a été la mienne et pas la leur. Je ne suis que ce que les hasard de la vie ont fait de moi … mais ma vanité personnelle voudrait que j’en soit plutôt satisfait.

L’identité se construit pas à pas, strate par strate. Chacune de mes expériences prend son sens en relation avec ce que j’ai vécu auparavant, ce que je suis à cet instant, et chaque expérience me modifie un peu ou beaucoup.

Si je ne suis que le fruit des autres, je me console en pensant que moi aussi je les façonnes, ils sont ce que je leur donne et qu’ils reçoivent de moi. Nous faisons un tout, comme un vol d’étourneaux ou chacun ne se dirige que sous l’influence de ses voisins.

Alors pas d’orgueil, pas de fierté, pas de vanité, bon ou mauvais nous ne sommes que ce que les autres ont fait de nous, comme il ne sont que ce que nous avons fait d’eux.

Mais alors, quid du « libre arbitre », qui tient le sifflet dans cette partie, peut-être un « deus ex machina » qi joue avec nous, ou peut-être que chacun de nous a son sifflet et dicte et se fait dicter les règles.

La perte de son identité

C’est le concept le plus ridicule qui soit. Perdre son identité serai gommer de façon irréversible tout ce que nous avons vécu, nos expériences, nos passions, nos dégouts … un « reset de notre mémoire » comme on efface le disque dur d’un ordinateur. Cela serait-il possible qu’il nous faudrait des années et des années pour acquérir cette nouvelle identité qui remplacerait l’ancienne.

Non, une identité ne se perd pas, elle se modifie, ne cesse de se modifier jour après jour. Il ne peut en être autrement, c’est la loi de la vie et de l’expérience. Certes un nouvel environnement, de nouvelles expériences, modifient notre identité lui donnent une nouvelle orientation, mais ne se construisent qu’à partir de ce que nous étions avant. On ne perd jamais son identité mais on l’enrichie, l’affine, la précise tous les jours.

Conclusion

Méfions-nous de ces discours ridicules venant de sots qui ne savent même pas de quoi ils parlent … et qui surtout ne voient pas plus loin que le bout de leurs futures élection.

C’est en modifiant notre identité ou plutôt en la construisant que nous passons du bébé à l’enfant de l’enfant à l’adulte, et de l’adulte au vieillard. Maudit soient ceux qui veulent nous empêcher de grandir en figeant notre identité, en nous gardant dans une puérilité propice à leurs desseins.

Modifier notre identité, l’enrichir, acquerir des capacités de réflexion, c’est ce qi peut nous arriver de meilleur. Ne devenons pas ces bébés qui reçoivent la fessée des populistes !

Modifier son identité c’est, sans doute ce qui nous approche le plus de la liberté.

P.S. Ce dont je viens de parler est une version simpliste de la notion d’identité qui, de fait, est bien plus complexe.

La physique moderne postule que ce que nous appelons réalité n’est qu’une simple perception d’une vérité qui nous échappe. Nous ne percevons le monde qu’au travers de nos sens et de l’analyse des messages (visuels, auditifs, olfactifs ou tactiles) reçus de l’extérieur et analysés par notre conscience. Dans la théorie de la relativité on admet, tout à fait implicitement et « à bas bruit », que cette perception constitue « notre réalité » … puisque c’est la seule accessible. Un précepte que Bouddha avait énoncé il y a déjà 2600 ans.

Notre identité est multiple elle se compose :

  1.  De notre perception de nous-même, comment nous nous voyons, nous représentons, qui et ce que nous pensons être. Cette vision de nous-même au travers du filtre de notre conscience, de nos valeurs nous fourni l’image idéale de ce que nous sommes ou plutôt de ce que nous pensons ou souhaitons être.
  2. La perception par les autres. Elle dépend de ce que nous sommes (ou de ce que nous affichons d’être … de nos postures, de ce qu’est l’autre (qui va nous percevoir au travers du filtre de sa conscience, de ses propres valeurs) ,et enfin se définir au travers de la relation que nous entretenons.
  3. Notre identité va être un mixte indéterminé entre ce que nous pensons être et ce que chacun de nos contacts va penser de nous. Nous-même ne serons jamais le même en fonction des interlocuteurs que nous côtoyons. Tout se défini dans chaque relation particulière.

L’identité est une notion complexe qui mérite d’être manipulée avec beaucoup de circonspection et de réserve. Attention aux charlatans qui font de l’identité un « mot valise » destiné à vous faire croire que vous êtes ce qu’ils ont envi que vous soyez !

La présomption d’innocence, un paradoxe

La présomption d’innocence constitue un n paradoxe né, de façon général, de la rencontre de deux séries causales indépendantes. Cournot définissait le hasard, précisément, comme cette rencontre.

Par exemple :

Série 1 : Je me lève, il fait beau, je décide d’une promenade, je vais longer la rue jusqu’au parc.

Série 2 : Un couvreur répare le toit d’un immeuble, i est appelé en urgence sur un autre chantier, il se presse et fixe mal une tuile qui va finalement tomber.

Le hasard : Je passe devant l’immeuble au moment où la tuile tombe, je la prend sur la tête et je meurs !

Le hasard n’est pas le fait de ma mort mais celui de la rencontre, inopinée, de deux séries causales.

Plus un événement dépends de nombreuse séries  causales, et plus le risque de collision ou de paradoxe est élevé.

Notre justice est construite sur deux axiomes :

  1.  La société a le droit et le devoir de défendre ses citoyens devant la délinquance.
  2. Mieux vaut un criminel en liberté qu’un un innocent en prison.

La présomption d’innocence répond à ces deux impératifs

  1. Supposons que vous soyez suspecté responsable d’un délit. Vous êtes lis en  examen … donc présumé coupable.
  2. On vous alors présumé innocent avant tout jugement. Notez qu’on ne peut jamais être présumé innocent si on n’a pas au préalable été présumé coupable, cela n’aurait aucun sens.
  3. On peut quand même vous mettre en détention provisoire pour éviter tout risque de récidive. On estime alors que vous êtes susceptible de reproduire un acte … que vous êtes présumé n’avoir pas commis.

C’est la rencontre entre le fait se protéger les citoyens et de respecter leur liberté qui crée ces paradoxes.

Notre conscience, notre identité, est construite sur de multiples séries causales (nos expériences vécues ou apprises) qui forment notre réseau de conscience. Issue d’origines multiples et disparates elles est peuplées de ces milliers de paradoxes qui peuvent entrainer des comportements illogiques voire des psychopathologie sous forme de troubles cognitifs plus ou moins graves.

PS. Bouddha voyait dans les paradoxes de pensée une chose normale, non critiquable  car inévitable. Notre pensée construite autour d’un système de représentations disparates et incohérentes ne peut que nous y conduire. D’où son précepte de vivre en se débarrassant de tout système de représentations , forcément  erronées, pour accéder à la vérité.

Le vrai mystère des alignements de Carnac

Chacun connait les fameux alignements de menhirs à Carnac, mais le mystère reste entier quad à leur origine. D nombreux spécialistes se sont penchés sans succès sur le problème. Les ethnologues y voient une manifestation culturelle, les archéologues l’ébauche d’un possible temple, Les radiologues  le prétexte à quelques bonnes émissions en podcast, les pneumologues s’intéressent au mode de roulement qui à permis de les ériger. Mais rien de concluant.

Un homme simple  a émis l’hypothèse selon laquelle : « Ces menhirs sont alignés car ils forment manifestement une ligne droite » et en effet s’ils ne formaient pas cette ligne droite personne n’oserait affirmer qu’ils sont alignés : CQFD !

Mais tout dernièrement un homme, sans doute un des tous derniers descendants des Néanderthaliens du néolithique ( comme le rugbymen Sébastien  Chabal ou Donald Trump) m’a confié l’histoire réelle de ces menhirs.

A l’époque un néanderthalien, sans doute troglodyte et homozygote eut l’idée d’orner son terrain d’un menhir comme c’était la mode à l’époque. Après une période de tâtonnement il choisit un endroit  approprié pour planter son trophée.

Ses voisins fort impressionnés n’eurent de cesse de le féliciter.

« c’est très beau, fin, léger, décoratif »

 Fort de ces encouragement notre primitif  homozygote et troglodyte décida de s’équiper d’un second menhir. Il hésitât longtemps sur l’endroit ou planter ce deuxième trophée et finit par trouver, à l’intuition,  le lieu qui lui parût adéquat.

Et là tout basculât.

Surpris, étonné, interloqué, émerveillé, il s’aperçu que ces deux menhirs qu’il avait pourtant érigés au hasard, formaient une figure géométrique tout à fait identifiable :  ils étaient parfaitement alignées ! La nouvelle se rependit et fit grand bruit dans le Landerneau de Carnac. Les gens se pressaient pour admirer cette merveille, cette révolution dans la philosophie du hasard. Comment des objets placés au hasard pouvaient-ils former un ensemble doté d’un structure et ainsi défier les lois de la thermodynamique , même si celles-ci ne seront formulées que bien plus tard ?

Gonflé d’orgueil par sa nouvelle notoriété notre primitif  homozygote et troglodyte ,décida d’adjoindre un troisième édifice à sa construction. Mais là,  gros problème. S’il plantait son nouveau menhir au hasard il détruisait le parfait alignement de ses deux rochers précédents qui n’avaient plus aucune raison de paraître alignés. Ses nouveaux admirateurs allaient crier à la supercherie 

« Menteur ces deux menhir n’ont jamais été alignés, tu nous a trompé ! »

La seule solution qu’il trouva pour éviter d’être lynché par ses « followers » d’hier fut de planter le troisième menhir dans l’alignement exact des deux autres. Pas de vague !

C’est ainsi que de menhirs en menhirs sont nés les « alignements de Carnac », fruits de la pression du hasard et de l’influence déjà naissante des réseaux sociaux.

PS. Cela montre que l’on peut être  homo (zigote ou pas) et pas si bête

ntelligence humaine et artificielle

La comparaison entre ces deux modes d’appréhension de la connaissance, voire de la conscience, est assez difficile car si l’IA est basée sur un modèle bien défini, fortement codifié dans le domaine du cognitif (donc compréhensible) ce n’est pas le cas de l’intelligence humaine dont peu de modèles sont proposés et qui repose à la fois sur des notions cognitive et sur des notions affectives. Ces dernières sont évidemment difficiles à cerner car non formalisées elles ne peuvent ni se décrire, ni se définir, donc se comprendre. Elles reposent sur la croyance, le magique, l’émotion brute, le ressenti  inconscient. Bref basées sur le non-dit, le non vu, le non sut !

Pour faire une première comparaison partielle, puisqu’elle ne porte que sur le domaine du cognitif, prenons un exemple :

L’apprentissage

Dans le domaine du médical formons une machine en lui montrant 100.000 imageries et les lui définissant comme celles d’un cancer, puis 100.000 autres imageries que nous lui définissons comme non cancéreuses. En « brassant » dans sa mémoire. La machine pourra nous dire si la 200.001 ème imagerie proposée est celle d’un cancer ou non.

Si, d’autre part, vous voyez dans la rue une voiture vous allez immédiatement l’identifier comme telle. C’est simplement, comme pour la machine, que depuis la première « toto » Norev de vos 3 ans vous avez vu des centaines de millier de voitures que l’on vous a appris à identifier d’abord comme des voitures, puis par marque, par modèle, que l’on vous a appris à différencier un camion, d’une ambulance ou d’un halftrack militaire. Un « primitif des primitifs » ne pourra pas identifier une voiture sans les millier d’apprentissages que vous avez fait (rappelons  le « cheval de fer » des peaux rouges d’Amérique qui n’identifiaient le train que par rapport à ce qu’ils connaissaient )

Ceci explique la similitude d’apprentissage et de reconnaissance des intelligences humaines et artificielle dans le domaine cognitif.

Mécanisme de l’apprentissage.

Posons-nous, maintenant, la question des mécanismes d’apprentissage de ces deux intelligences. Elles reposent sur une même base : un perception et un « sachant » qui en fournit la définition. La machine apprends en enregistrant des images commentées par un médecin. Nous enregistrons des images, des sons, des odeurs, explicités par nos parent, professeurs, copains. L’environnement est donc similaire pour les deux intelligences, sans un « sachant » pas de réel apprentissage. On ne découvre pas, on n’imagine pas, on apprend  (*)

Pour bien comprendre les mécanismes d’apprentissage dans les intelligences IA ou naturelle prenons l’exemple de l’apprentissage et de la définition des mots du vocabulaire.

Supposons que vous cherchiez dans un « dico », la définition du mot table. Vous trouverez quelque chose comme :

« meuble formé d’un plateau et de quatre pieds »

Pour comprendre cela il faut que vous connaissiez la définition d’un meuble, d’un plateau , d’un pied, par exemple : 

« Élément d’aménagement intérieur »

« Élément plat en matériaux divers »

« Support pour un élément matériel ou vivant »

Il faut connaître bien des choses pour se représenter une table !

Mais si vous continuez vos recherches sur support par exemple vous pourriez trouver :

« Élément de soutien comme un pied de table ou un pied humain »

Si vous persévérez sur par exemple plat vous pourriez arriver, pour la définition de plat, à :

« Élément plan comme un plateau de table »

Ceci pour montrer que non seulement un mot ne peut se définir qu’à partir d’autres mots (donc toute définition est relative) mais qu’en plus ces définitions peuvent former des boucles qui se referment sur elle-même. Il n’en est rien car le cheminement d’un mot à l’autre ne constitue pas une chaîne linéaire qui  peut boucler , mais un réseau complexe de relations. Chaque élément pouvant avoir des relations nombreuses avec  d’autres éléments du réseau. Par exemple :

La construction de notre conscience se fait de façon analogue

  1. Nous percevons par nos sens un message, visuel, texte, audio, olfactif ou tactile.
  2. Nos récepteurs le transforment en signaux électriques transmis à notre cerveau via le système nerveux.
  3. Ce signal active notre cerveau en lui donnant une configuration de connexions neuronales adéquate. C’est le phénomène de l’émotion. A ce stade le message n’ aucun sens, il s’agit d’une simple topologie neuronale de connections électriques.
  4. Notre cerveau va comparer cette configuration (appelée image mentale)  à des configurations perçues antérieurement, déjà explicités et créer de multiples relations logiques avec elles. Ce peut être des relations de comparaison (similitude, identité, opposition, rejet) de différentiation (plus que, moins que …) . C’est ce positionnement, cette définition relative, qui va donner son sens et ses représentations au nouveau message perçu. L’image mentale c’est maintenant  formalisée en une représentation compréhensible pour notre conscience. Ca y est, nous voyons, entendant, sentons !
  5. Notre mémoire est maintenant riches de multiples images mentales reliées entre elles par un réseau de relations logiques. Chaque image prend son sens par relation aux images voisines  précédemment acquises. C’est pourquoi un apprentissage ne peut être que progressif, strate par strate, couche par couche. Plus une image mentale possède de liens logiques avec l’ensemble du réseau, plus sa représentation est formalisée et plus elle entre dans le domaine du  cognitif, du raisonné du représenté. Par contre les images mentales qui ne peuvent développer que peu de liens logiques avec le réseau (par manque de connaissances) seront très peu formalisées (ce sont les liens logiques qui créent la représentation, le sens de ces images) et resteront du domaine de l’affectif, de l’inconscient ou pour ne pas faire de confusion avec « l’inconscient de Freud » du peu représenté, du mal conscient ou du peu conscient.
  6. Pour l’IA le processus est analogue et chaque nouvelle acquisition prend son sens par rapport aux acquisitions  précédente. Ces  comparaisons, relations, entre acquisitions sont créés par les fameux algorithmes qui jugent à la fois les dépendances causales mais aussi de la crédibilité statistiques de ces liens
    L’IA par son principe de codification ne peut s’intéresser qu’à des relations formalisées (donc transposables en code) et ignore, en tout cas à se jour les relations mal conscientes ou trop peu formelles pour être codifiées
  7. Nous avons décrit les mécanismes d’acquisition d es données à travers des algorithmes pour établir un réseau de connaissances codifiés et stockées en mémoire. (**)Pour rechercher une ou des données dans le réseau les algorithmes de recherches s’appuieront sur ceux qui ont servi à stocker les données initiales. C’est le modèle de  construction du  réseau, les algorithmes d’acquisition, qui servirons de base aux algorithmes de recherche. Dans l’intelligence humaine le processus est identique, c’est à partir de la création des liens logiques entre les images mentales, à partir de nos algorithmes de valeurs, que nous pourrons en scannant, remontant ces liens que nous accèderont  à la ou les réponses cherchées.

Conclusion

On voit que le modèle de stockage et de recherches des données est similaire entre l’IA et l’,intelligence humaine (telle que modélisée dans la psychologie relativiste).

Une différence marquante est que l’IA, à ce jour, ne peut gérer que le formel, le cognitif, le mesurable, alors que l’intelligence humaine gère à la fois la rigueur du cognitif et l’impalpable de l’affectif.  L’IA  ne connaît que la raison alors que notre cerveau jongle aussi bien avec le formel que l’informel. C’est une force et une faiblesse car si nous avons une forte capacité de raison, nos raisonnements sont toujours empreint d’une part invisible d’affectif qui parfois contredit le raisonné. (***)

(*) L’apprentissage « par soi-même » est possible mais il n’ aucun caractère universel et donc non échangeable

(**) Ne confondons pas le stockage des informations qui constitue la mémoire (ROM pour un ordinateur) et l’usage de ces informations qui constitue la conscience (RAM pour un ordinateur).

(***) On retrouve là le fameux débat entre Bohr ,et Einstein sur l’incertitude quantique. Einstein en bon rationnel refusant l’approximation de l’incertitude, alors que Bohr faisait de la mécanique quantique le domaine plus humain du non mesurable associé au mesurable.

Intelligence humaine et artificielle

La comparaison entre ces deux modes d’appréhension de la connaissance, voire de la conscience, est assez difficile car si l’IA est basée sur un modèle bien défini, fortement codifié dans le domaine du cognitif (donc compréhensible) ce n’est pas le cas de l’intelligence humaine dont peu de modèles sont proposés et qui repose à la fois sur des notions cognitive et sur des notions affectives. Ces dernières sont évidemment difficiles à cerner car non formalisées elles ne peuvent ni se décrire, ni se définir, donc se comprendre. Elles reposent sur la croyance, le magique, l’émotion brute, le ressenti  inconscient. Bref basées sur le non-dit, le non vu, le non sut !

Pour faire une première comparaison partielle, puisqu’elle ne porte que sur le domaine du cognitif, prenons un exemple :

L’apprentissage

Dans le domaine du médical formons une machine en lui montrant 100.000 imageries et les lui définissant comme celles d’un cancer, puis 100.000 autres imageries que nous lui définissons comme non cancéreuses. En « brassant » dans sa mémoire. La machine pourra nous dire si la 200.001 imagerie proposée est celle d’un cancer ou non.

Si maintenant vous voyez dans la rue une voiture vous allez immédiatement l’identifier comme telle. C’est simplement, comme pour la machine, que depuis la première « toto » Norev de vos 3 ans vous avez vu des centaines de millier de voitures que l’on vous a appris à identifier d’abord comme telles, puis par marque, par modèle, que l’on vous a appris à différencier un camion, d’une ambulance ou d’un halftrack militaire. Un « primitif des primitifs » ne pourra pas identifier une voiture sans les millier d’apprentissages que vous avez fait (rappelons  le « cheval de fer » des peaux rouges d’Amérique qui n’identifiaient le train que par rapport à ce qu’ils connaissaient )

Ceci explique la similitude d’apprentissage et de reconnaissance des intelligences humaines et artificielle dans le domaine cognitif.

Posons-nous, maintenant, la question du mécanisme d’apprentissage de ces deux intelligences. Elles reposent sur une même base : un perception et un « sachant » qui en fournit la définition. La machine apprends en enregistrant des images commentées par un médecin. Nous enregistrons des images, des sons, des odeurs, explicités par nos parent, professeurs, copains. L’environnement est donc similaire pour les deux intelligences, sans un « sachant » pas de réel apprentissage. On ne découvre pas, on n’imagine pas, on apprend  (*)

Mécanisme de l’apprentissage.

Pour bien comprendre les mécanismes d’apprentissage dans les intelligences IA ou naturelle prenons l’exemple de l’apprentissage et de la définition des mots du vocabulaire.

Supposons que vous cherchiez dans un « dico », la définition du mot table. Vous trouverez quelque chose comme :

« meuble formé d’un plateau et de quatre pieds »

Pour comprendre cela il faut que vous connaissiez la définition d’un meuble, d’un plateau , d’un pied par exemple : 

« Élément d’aménagement intérieur »

« Élément plat en matériaux divers »

« Support pour un élément matériel ou vivant »

Il faut connaître bien des choses pour se représenter une table !

Mais si vous continuez vos recherches sur support par exemple vous pourriez trouver :

« Élément de soutien comme un pied de table ou un pied humain »

Si vous persévérez sur par exemple plat vous pourriez arriver à :

« Élément plan comme un plateau de table »

Ceci pour montrer que non seulement un mot ne peut se définir qu’à partir d’autres mots (donc toute définition est relative) mais qu’en plus ces définitions peuvent former des boucles qui se referment sur elle-même. Il n’en est rien car le cheminement d’un mot à l’autre ne constitue pas une chaîne linéaire qui  peut boucler , mais un réseau complexe de relations. Chaque élément pouvant avoir des relations nombreuses avec  d’autres éléments du réseau. Par exemple :

La construction de notre conscience se fait de façon analogue

  1. Nous percevons par nos sens un message, visuel, texte, audio, olfactif ou tactile.
  2. Nos récepteurs le transforment en signaux électriques transmis à notre cerveau via le système nerveux.
  3. Ce signal active notre cerveau en lui donnant une configuration de connexions neuronales adéquate. C’est le phénomène de l’émotion. A ce stade le message n’ aucun sens, il s’agit d’une simple topologie neuronale de connections électriques.
  4. Notre cerveau va comparer cette configuration (appelée image mentale)  à des configurations perçues antérieurement, déjà explicités et créer de multiples relations logiques avec elles. Ce peut être des relations de comparaison (similitude, identité, opposition, rejet). C’est ce positionnement, cette définition relative, qui va donner son sens et ses représentations au message perçu. L’image mentale c’est formalisée en une représentation compréhensible pour notre conscience. Ca y est, nous voyons, entendant, sentons !
  5. Notre mémoire est maintenant riches de multiples images mentales reliées entre elles par un réseau de relations logiques. Chaque image prend son sens par relation aux images précédemment acquises. C’est pourquoi un apprentissage ne peut être que progressif, strate par strate, couche par couche. Plus une image mentale possède de liens logique avec l’ensemble du réseau, plus sa représentation est formalisée et plus elle entre dans le domaine du  cognitif, du raisonné. Par contre les images mentales qui ne peuvent développer que peu de liens logiques avec le réseau seront très peu formalisées (ce sont les liens logiques qui créent la représentation, le sens de ces images) et resteront du domaine de l’affectif, de l’inconscient ou pour ne pas faire de confusion avec « l’inconscient de Freud » du mal conscient ou du peu conscient.
  6. Pour l’IA le processus est analogue et chaque nouvelle acquisition prend son sens par rapport aux acquisitions  précédente. Ces  comparaisons, relations, entre acquisitions sont créés par les fameux algorithmes qui jugent à la fois les dépendances causales mais aussi de la crédibilité statistiques de ces liens
    L’IA par son principe de codification ne peut s’intéresser qu’à des relations formalisées (donc transposables en code) et ignore, en tout cas à se jour les relations mal conscientes ou trop peu formelles pour être codifiées
  7. Nous avons décrit les mécanismes d’acquisition d es données à travers des algorithmes pour établir un réseau de connaissances codifié. Pour rechercher une ou des données dans le réseau les algorithmes de recherches s’appuieront sur ceux qui ont servi à stocker les données initiales. C’est le modèle de  construction du  réseau, les algorithmes d’acquisition, qui servirons de base aux algorithmes de recherche. Dans l’intelligence humaine le processus est identique, c’est à partir de la création des liens logiques entre les images mentales, à partir de nos algorithmes de valeurs, que nous pourrons en scannant, remontant ces liens que nous accèderont  à la ou les réponses cherchées.

Conclusion

On voit que le modèle de stockage et de recherches des données est similaire entre l’IA et l’,intelligence humaine (telle que modélisée dans la psychologie relativiste).

Une différence marquante et que l’IA, à ce jour, ne peut gérer que le formel, le cognitif, le mesurable, alors que l’intelligence humaine gère à la fois la rigueur du cognitif et l’impalpable de l’affectif.  L’IA  ne connaît que la raison alors que notre cerveau jongle aussi bien avec le formel que l’informel. C’est une force et une faiblesse car nos raisonnements sont toujours empreint d’une part invisible d’affectif qui parfois contredit le raisonné. (**)

(*) L’apprentissage « par soi-même » est possible mais il n’ aucun caractère universel et donc non échangeable

(**) On retrouve là le fameux débat entre Bohr ,et Einstein sur l’incertitude quantique. Einstein en bon rationnel refusant l’approximation de l’incertitude, alors que Bohr faisait de la mécanique quantique le domaine plus humain du non mesurable associé au mesurable.

C’est quoi être athée ?

Traditionnellement on dit d’un  athée que c’est un homme … pardon un humain car il y a aussi des femmes, qui n’a pas de religion. C’est tout à fait vrai, mais en même temps cela ne définit en aucun cas l’athéisme car

On fait une confusion permanente entre le sentiment religieux et la religion

  1. Le sentiment religieux. Nous vivons tous, pauvres humains, avec nos limites. On meurt, on est malade, on ne vole pas, on  ne fait pas tout ce que l’on veut … on est limité dans le temps, l’espace, dans notre intégrité. Dans nos représentations humaines une limite est une frontière ou s’arrête une souveraineté. Le principe même de limite et de délimiter, ce qui implique que au-delà de la limite il se trouve un autre domaine qui n’est pas pour nous. Pour les humains la conscience de nos limite nous amène directement à nos questionner sur : « qui  a-t-il au-delà de nos limite ? » Bien sur la question est sans réponse car l’au-delà de l’humain nous est impossible d’accès. D’où la naissance du « sentiment religieux » qui pose la question de la transcendance …pour laquelle la seule réponse se trouve dans la transcendance … donc hors de notre entendement. L’Islam, religions de naissance plus récente à admis que la représentation du dieu, étant impossible, le mieux était de ne pas en donner une qui serait forcément mensongère … la religion a renchérit sur ce sage précepte en décrétant la représentation interdite et sacrilège.
  2. La religion. Les humain ne savent identifier, accepter un concept sans en donner une représentation. C’est la force et la faiblesse de notre conscience cognitive (Bouddha en avait fait l’origine de sa doctrine il y a déjà 2.600 ans). Il a donc bien fallut donner corps à ce dieu dont on ne sait rien et qui ne nous dit rien. C’est de là que naissent les religions. Elles sont une tentative de représentation de l’espace divin, transcendantal, dans un schéma compréhensif  pour les humains. On a donc eut pléthore d’imageries des dieux plus ou moins précises allant des dieux Égyptiens, du panthéon gréco romain, de la déesse à 6 bras, jusqu’au vieillard barbu tenant le globe terrestre assis sur un nuage. Ces représentations devenant de moins en moins crédibles avec l’évolution de la culture la majorité des religions se sont tournées vers des incarnations humaines des divinités. Pharaon, le panthéon grec, Jésus fils de dieu, les avatars de la trilogie hindouiste, le prophète Mahomet sont des incarnations à visage humain de la divinité.
    Puisqu’ainsi dieu devient humain il en prend les caractéristiques, il a des exigences morales (il définit le bien et le mal), il établit ses rapports avec les humains (la soumission avec promesse de récompense). Ce sont bien sûr les religieux qui traduisent dans des rites la pensée supposée  des dieux … dans des rituels et des obligations qui ne négligent pas les intérêts des « serviteurs de dieu ».

On doit donc différencier le sentiment religieux, faisant partie intégrante de la « condition humaine » et la religion qui est une institutionnalisation de ce  sentiment dans des groupes structurés autour  de multiples représentations de ce sentiment.

Conclusion

Si les athées peuvent être considérés comme des individus sans religions ils n’en sont pas moins religieux que les autres. Toute tentative de modélisation de la vie humaine se heurte au problème de nos limites … et génère inévitablement un sentiment religieux.

Personnellement, tout athée et rationaliste  que je sois je ne me sent pas moins religieux que le plus farouche des « calotins » ou de la plus acharnée des « grenouilles de bénitiers » Les religieux n’ont pas l’apanage de la religiosité, ils n’en sont que le dépositaire comme 7 milliards d’êtres humains . Le communiste qui a porté « le parti » au-dessus de toute valeurs humains, la doctrine de Confucius qui place l’état au-dessus du citoyen, la physique moderne qui remplace dieu par l’énergie sont des visions religieuses du monde.  Une différence importante à signaler est que, alors que les religions ou les idéologies  font de leurs dieux patronymique  des quasi réalités et un dogme,  certains athées en font une simple hypothèse critiquable, modifiable. Sur ce plan nous recherchons tous le même dieu, l’universel, celui qui peut être là, ou non, le « deus ex machina » qui gouverne tout, que nous ne trouverons jamais car il ne fait pas partie de notre monde. Il n’y a qu’un seul dieu, présent ou non, mythe ou réalité que les humains veulent décliner en une quasi infinité de religions gérant les intérêts de multiples petites communautés.

Être athée n’est pas n’avoir pas de dieu mais simplement lui donner une représentation différente. Ne confondons pas athées et matérialistes.  

Les origines de l’univers

C’est un sujet de débat qui n’est pas près d’être clos. Pour Newton la question ne se posait pas, puisque l’univers avait été créé par Dieu, et que celui-ci é, de principe, omnipotent, seul décisionnaire,  peut tout, même créer un univers à partir de rien ou le faire disparaître dans le néant.

Bien sûr tout cela ne « tient plus la route » puisque, à l’encontre de la période de Newton ou on ne considérait qu’un seul dieu (celui des chrétiens) aujourd’hui d’autres dieux créateurs sont pris en compte comme  Brama, Allah, ou la genèse biblique des Juifs, qui se télescopent, sans compter les innombrables « immortels » qui ont disparus corps et biens sans laisser d’adresse  … aucun n’ayant plus de légitimité que les autres dans la création du monde.

L’hypothèse retenue de nos jours est le principe du Big Bang qui serait, il y a 13,5 milliards d’années, à l’origine de l’univers. Se pose évidemment la question de savoir : « qu’y avait-il avant le Big Bang ? »

Toutes ces spéculations reposent sur un postulat jamais évoqué mais toujours sous-entendu : « Il y a vraiment une origine à l’univers  ». Dans notre entendement humain tout est éphémère, tout doit avoir un début et une fin. Donc pour nous l’univers ne peut qu’avoir une origine et une fin et c’est à partir de cet axiome que sont élaborées toutes nos propositions, toutes nos théories. Malheureusement, toujours selon notre pensée causale, rien ne peut être « effet » sans avoir de « cause », et toute « cause » provoque un « effet » . De sorte que le début de l’univers doit avoir une cause … donc un avant, et la fin de l’univers doit avoir un « effet » donc un après.

L’idée doit s’imposer que l’origine de l’univers est un concept qui ne peut avoir de sens. Mais alors si l’univers n’a ni origine, ni fin, il devient sinon éternel (ce qui supposerai une idée de temps) mais permanent. L’univers est simplement là, il a toujours été là, et il le restera sans doute toujours. Nous ne sommes que des épiphénomènes de passage qui apparaissons et disparaissons dans un univers qui, lui, est permanent. Cette idée de la permanence du monde peut paraître bousculer bien de nos certitudes. Pourtant combien d’entre-nous vivent avec l’idée qu’il existe ou qu’il a existé, un ou des dieux qui seraient permanent, qui auraient toujours existés et qui existerons toujours. Pourquoi l’univers n’aurait pas le droit à un traitement égal ?

L’univers est une permanence, que nous trouvons quand nous arrivons et que nous quittons quand nous partons. Ceci n’empêche nullement cet univers d’évoluer, de se transformer … en quelque sorte de vivre.

La vie, au sens le plus large, est l’évolution de la matière sous l’influence de l’énergie que nous essayons de représenter dans le modèle intellectuel du temps et de l’espace ou peut-être un jour futur dans un modèle plus topologique ou matriciel.

La matière est la seule permanence du monde, et l’énergie le « deus ex machina » qui l’anime

P .S. J’ai toujours soutenu que le temps et l’espace n’existaient pas en tant que réalités physiques et qu’i n’étaient que l’organisation mémorielle de nos souvenirs et connaissances. Le temps et l’espace impliquent la notion de durée et de distance donc celle de début ou de fin. C’est leur usage dans nos représentations mémorielles qui nous conduisent à rechercher une origine ou une disparition pour l’univers. L’idée de l’origine des choses découle de notre utilisation du temps et de l’espace pour décrire notre histoire et celle du monde. Oublions ces notions, purement fabriquées, et l’univers deviendra permanent.

Faut-il avoir peur de la mort ?

Aussi étonnant qu’il y paraisse personne n’a réellement peur de la mort, mais nous avons tous peur de l’idée que nous nous en faisons. La mort est un mystère, dont personne n’a jamais fait le récit … et comme tout  mystère celui-ci fait l’objet de représentations toutes plus angoissantes les unes que les autres.

C’est quoi être mort ?

Une des questions les plus saugrenues qui soient. Le concept d’être implique la notion d’existence alors que la mort suggère son contraire. De ce paradoxe  est née la grande mythologie de la vie après la mort, du « mort vivant » que nous entretenons tous, et qui génère cette angoisse qui nous habite tous.

Sautons  donc « à pieds joints » par-dessus ces fantasmes et abordons le problème de façon factuelle.

Quand avons-nous fréquenté, côtoyé la mort ?

 C’est bien sûr à l’occasion d’un deuil, le décès d’un proche, ou d’un familier. Également à la lecture de faits divers, attentats, accidents, guerres … et nous en  avons souffert dans notre chair ou dans notre esprit. Mais, alors, nous étions vivants, nous vivions la mort d’un autres, et ce n’est pas tant la mort en soi qui nous a fait souffrir mais la perte d’un attachement qui constitue une partie de nous-même. Le deuil n’est pas tant la mort de l’autre mais sa perte et la perte de cette partie de nous-même mise en commun avec lui. Le deuil n’est pas la mort de l’autre, mais notre petite mort !

On peut dire que la mort de l’autre on ne la vit pas, on vit notre propre amputation.

C’est quoi la mort ?

La réponse est simple, on n’en sait rien et on n’en saura jamais rien, puisque par principe c’est une situation irreversible. On peut dire qu’être mort c’est se retrouver dans l’état ou on était avant notre naissance … et personnellement je n’en ai pas de trop mauvais souvenirs. Notre problème n’est donc pas d’être mort, mais plutôt de ne plus être vivant. Malraux faisait dire à un de ses personnages (Persen : la voie royale ) : « le difficile dans la mort c’est d’arrêter d’écrire sa biographie ». Nous vivons dans une perpétuelle « fuite en avant » pensant plus à ce que nous ferons demain qu’à ce qui nous arrive aujourd’hui. C’est demain qui nous motive, qui nous tient en haleine. Ce qui nous arrive aujourd’hui n’est plus évitable, donc on y fait face, mais on n’en a plus l’anxiété, on ne lutte plus pour ’éviter. Arrêter de penser à demain, ce qui est le fait du passage de la vie à la mort, est une angoisse … c’est comme  renoncer à se défendre !

C’est quoi cette mort ?

C’est le passage d’exister à ne pas exister. Il est très difficile pour nous d’imaginer le fait de ne pas exister. Comment nous représenter, nous être vivant, avec une conscience de nous-même, ce que serai notre non existence. Nous ne sommes pas armés intellectuellement pour cela. Descartes disait « je pense, donc je suis » alors comment penser que je ne suis pas … puisque dès que je pense, automatiquement je suis !

Philosophiquement la notion de néant n’est pas définie. On peut imaginer le vide comme l’absence de matière … mais qui implique un contenant. Donc le néant nous pose un problème insurmontable. C’est un des grands débat de la physique théorique. Comment imaginer le néant alors que nous sommes là … et le néant ne peut exister si nous sommes là pour le voir

C’est comment la mort ?

la seule façon de résoudre le dilemme mort/vivant c’est de faire appel à « la vie éternelle » après la mort.  Argument massue utilisé par toutes les religions depuis les temps les plus reculés. C’est super car ça plait à tout le monde, c’est totalement invérifiable et comme c’est magique pas besoin d’en donner de description précise. Enfin une proposition qui fait l’unanimité ! On ne sait pas ce que c’est, mais on sait que ça doit être super puisque c’est notre rêve et ça nous suffit. A noter que même les pires athées croient à la vie éternelle. Les hordes de personnes qui « visitent leurs morts », envahissent les cimetières les bras chargés de chrysanthèmes , qi viennent parler à leur défunts, qui leurs font dire des messes, qui fêtent leur anniversaires … inconsciemment sans doute, agissent comme-ci les absents étaient encore vivants parmi nous. Ils assimilent le souvenir, qui est une simple construction mémorielle, avec une réalité plus que souhaités. Au fond ils croient ou voudraient se forcer à croire qu’il y a une vie après la mort. Le néant de la mort ne les atteint pas.

C’est pour qui la mort ?

 C’est pour les vivants, car eux seuls peuvent penser à la mort. Si vous voulez penser à la mort, faites-le maintenant que vous êtes encore vivants après ce sera trop tard. Dans la mort ce sont les vivants qui souffrent … les morts, eux, sont paisible

N’avoir pas peur de la mort

C’est  simplement l’accepter comme la chose la plus naturelle qui soit. Tous les jours, rien qu’en France 1700 personnes décèdent ( 50.000 par mois, 600.000 par ans) qui sont remplacés par 1700 bébés. C’est le renouvellement naturel des populations. Sans la mort des plus vieux il n’y aurai pas e place pour les plus jeunes … la nature est ainsi faites. Place aux jeunes chantait Brassens.

Oublions vite toute ces notions de vie après la mort, de vie éternelle, de devoir envers nos défunts, qui nous génèrent des angoisses métaphysiques trop difficiles à supporter pour notre petite conscience humaine. Évitons de plonger dans ce qui nous dépasse pour mieux voir ce que nous vivons. Ce n’est pas de croire à une lubie qui la rendra réelle. Nous sommes mortels, c’est comme cela. Réjouissons-nous d’avoir connu cet expérience extraordinaire qu’est la vie, réjouissons-nous de nos souvenirs, de tout ce que nous avons eut et ne pleurons pas sur ce que nous n’aurons pas. C’est évidemment plus facile à  dire qu’à vivre. Il paraît compliqué de se débarrasser de ses fantasmes pour se contenter du réel, et pourtant ces utopies sont infiniment plus dures à vivre qu’on ne le croit !

La culpabilité

Ce qu’il reste sans doute de notre vieille tradition chrétienne. Vous avez sans doute remarqué comment dans les oraisons funèbre le défunt est paré de toutes les vertus, les qualités. IL y a là une part évidente de posture, mais derrière tout cela un arrière fond bin réel. C’est quand on perd une chose, ou une personne qu’on s’aperçoit combien elle nos était précieuse. La disparition au Louvres des bijoux de l’impératrice, dont chacun ignorait l’existence,  nous paraît maintenant une perte insupportable. On apprécie les choses quand elles nous manquent … toujours trop tard. Ceux qui ont perdu leur parents savent bien combien ils regrettent de ne pas les avoir plus choyés, de ne pas leur avoir montré plus d’affection du temps de leur vivant … trop tard. Nous avons tous vécu, ou nous vivrons tous ce relent de culpabilité. Pour les mourant c’est un poids supplémentaire. Comprendre que l’on va mourir n’est, malgré mes beaux discours, jamais très facile, mais savoir qu’en lus on va faire porter le poids de notre mort à nos proches n’arrange rien. Pour un peu on renoncerait à mourir pour ne pas les culpabiliser … il y a un peu de cela chez ccertains qui refusent l’euthanasie. Nous sommes vraiment des drôles d’animaux ! La nature nous a donné ce don de rendre compliquées les choses les plus simples ( et j’ai peur être pas mal doué en ce domaine)

Conclusion

Le problème de la mort est donc le problème des vivants. Dans les débats sur l’euthanasie les mourants soulèvent peu de polémiques. Eux se confrontent à  la réalité. Il y a ceux qui demandent l’euthanasie et qui se moquent bien de ce qu’en pensent les autres, et ceux qui la refusent et qui ne voient pas l’intérêt de la refuser aux autres. Le problème vient toujours des vivants, des biens portants, ceux qui ne sont pas au pied du mur, qui peuvent se permettre de vive  dans leur imaginaire … ils seront moins farauds quand leur tour viendra.

Nous sommes une drôle de civilisation ou les hommes décident pour le droit à l’avortement des femmes, ou les biens portants décident à la place des mourants, ou les retraités décident de l’âge de la retraite pour les jeunes, ou les religieux veulent décider pour les athées … et réciproquement!  Nous avons une curieuse vision de la démocratie.

P.S. Il n’en reste pas moins qu’il est très rare de mourir en pleine santé et malheureusement la maladie nous guette sur nos derniers jours. C’est une période pénible qui s’ajoute à la difficulté de passer de vie à trépas. C’est un danger réel que nous sommes tous assujettis à assumer. Mourir est déjà une épreuve et souffrir pour cela n’est pas une sinécure … le créateur à bien mal fait son boulot. Heureusement que nos médecins sont là pour y pallier.

Comprendre simplement la relativité restreinte grâce au concept de perception

Pour comprendre la théorie de la relativité restreinte il est nécessaire d’accepter le postulat suivant :

« Un événement n’a de réalité que s’il est perçu par au moins un observateur » 

D’autre part, comme toute théorie, la relativité restreinte découle de deux visions : La non simultanéité des événements et l’élasticité du temps avec la vitesse. Deux notions « abracadabrantesques » pourtant assez simples à concevoir

La non simultanéité des événements

Prenons un exemple : un événement majeur se produit actuellement dans l’univers à quelques milliers d’années-lumière de la terre. Nous en prendrons peut-être conscience dans mille ans, nous lui donnerons un nom, une position dans le temps et dans l’espace, une explication dans le système de représentation en vigueur à cette époque. En attendant nous en ignorons tout, nous ne savons rien de son pourquoi du comment, il n’a aucune existence pour nous !

Développons :

Un événement se produit dans l’espace. Un observateur A situé à 2.000 années-lumière de l’événement l’ignore complètement puisqu’il ne le perçoit pas. Un observateur B situé à 4.000 années-lumière n’en a pas plus connaissance. Dans 2.000 ans l’observateur A (ou du moins ses descendants) le détecte, l’identifie, lui donne un nom, le théorise, bref lui donne existence. Fort de cette découverte A veut prévenir B, situé à 1.000 années lumières de lui.

« Super j’ai découvert un nouvel événement, donnes-moi ton opinion »

1.000 années plus tard B reçoit les informations de A. Il cherche à observer l’ événement mais ne voit rien, car il est trop éloigné de l’événement. Il envoie un massage à A :

«  Désolé mais je ne vois rien, vérifie tes observations »

1.000 années plus tard A reçoit le message négatif se B, juste au moment ou au contraire B perçoit l’événement qui a mis 4.000 ans à lui parvenir.

On voit bien combien la survenue d’un événement n’a de sens que si un observateur le perçoit, et n’a de sens que pour cet observateur. C’est la perception qui crée l’événement, qui lui donne vie et cette perception est différente selon l’observateur et sa position. La simultanéité des événement n’a aucun sens en coi. Chacun a sa propre histoire, son propre récit de l’univers.  C’est l’idée d’Einstein que dans un vaste univers chaque observateur à son temps propre qui n’est jamais celui des autres. De là la notion d’espace-temps dans lequel chaque observateur a sa propre histoire. L’événement ne fait pas partie du grand récit de l’univers mais du propre récit de chaque observateur qui le détecte. L’événement en soi n’a que peu d’importance tant que personne n’en a connaissance.

La dilatation du temps

Encore un concept qui bouscule. Le temps n’est pas universel (comme l’avait postulé Newton) mais dépend de de chaque observateur et de sa vitesse de déplacement.

Rapportons-nous à notre définition de temps telle que nous la pratiquons quotidiennement
La rotation de la terre sur elle-même représente – par définition – 24 heures ou 86.400 secondes. Quel que soit la mesure,   astronomique ou horloge atomique (basée sur la fréquence d’une émission exprimée en cycles/seconde) cette définition de la seconde reste universelle.

Imaginons (dans ces descriptions de l’univers il est plus facile de faire des « expériences de pensée » que de les réaliser physiquement) un individu dans un vaisseau spatial lancé à grande vitesse dans l’espace. Pour l’évaluation de son temps (de ses durées) il se référencie à la rotation de la terre qu’il observe. A un instant donné, que nous appellerons instant  T0, l’Europe est face à lui. Au bout d’un certain temps il revoit de nouveau l’Europe face à lui. Appelons ce moment l’instant T1. Il en conclu qu’il s’est écoulé 86.400 secondes depuis T0. C’est totalement vrai et faux.

En fait si au temps T0 l’information sur la position de la terre a mis un certain temps à lui parvenir, au temps T1 l’information a mis plus longtemps à lui arriver car il ‘est notablement éloigné de la source d’information terrestre. Si sur terre l’acrat T1-T0 vaut bien une journée (86.400 secondes), pour l’observateur en mouvement T1 – T0 est  supérieur à la journée d’environ le temps mis par l’information pour parcourir la distance dont s’est éloigné notre observateur durant cette durée. Le temps c’est  apparemment dilaté pour le sujet en mouvement.

En fait, le temps ne s’est pas dilaté car, comme je l’ai largement expliqué le temps n’a pas d’existence physique, mais  c’est la perception de la durée qui est différente sur terre et pour l’objet en mouvement. La référence terrestre ne peut être appliquée à un objet qui s’en éloigne.

Dans le fameux « paradoxe des jumeaux » de Langevin on en déduit que le jumeau qui voyage dans un temps dilaté vieillit moins vite que celui qui reste sur la terre … je reste sceptique. Ce n’est pas parce que l’on change d’étalon de mesure d’une grandeur que celle-ci ne reste pas égale à elle-même. Acheter une montre qui avance systématiquement  ne vous fera pas vieillir moins vite … dommage !

Conclusion

On voit comment la relativité restreinte remplace la vérité absolue d’un événement par sa vérité relative. C’est la perception des choses qui devient leur réalité. C’est du simple bon sens. Nous, pauvres humain appréhendons le monde par nos sens et uniquement par nos sens. Tout le reste n’est que chimères, constructions intellectuelles. Comme Saint thomas, apôtre du Christ,  qui disait « je crois ce que je vois » , Einstein nous dit « je crois ce que je perçoit , le reste ne sont que fariboles».

Ceci pose bien des problème

  1. L’hypothèse du big bangs. Si quand les corps s’éloignent les uns des autres, le temps se dilate, la seconde devient de plus en plus longue, ce doit être l’inverse quand ils se rapprochent. La seconde doit devenir infiniment plus petite. Les 13,5 milliards d’année qui datent le big bang , en référence terrestre, sont pas homogène avec la distance et la vitesse des corps célestes. Infiniment longues avec le temps, mais infiniment petite à son origine. Ceci veut tout simplement dire que l’origine du big bang  serait à l’infini (puisque les secondes à ce moment seraient infiniment petites). Fini le problème de qui avait-il avant le big bang … bonjour le problème de c’est quoi l’infini d’un temps qui n’existe pas.
  2. Autre remarque. C’est quoi des corps célestes qui se déplacent dans un temps et un espace qui se dilate. Si vous courez après un voleur, mais que l’espace se dilate au fur et à mesure que vous le rattrapez, Le rejoindrai vous un jour ? Peut-on imaginer des corps célestes qui s’éloignent les uns des autres (univers en expansion) alors qu’ils restent totalement immobile. Seul l’espace et le temps qui les positionnes se dilatant ?
  3. Je m’était souvent posé la question de savoir pourquoi la vitesse de la lumière intervenait-elle si souvent dans les équations de la relativité. C’est qu’en astrophysique le seul vecteur de l’information, donc de la perception, es la lumière (les ondes gravitationnelles étant, actuellement, trop difficiles à déceler). C’est la lumière qui crée la perception et les décalages de perception entre chaque observateur. C’est le « grand maitre des horloges », sans lumière pas d’astrophysique.

L’utopie, le mal Français

L’utopie est un terme inventé par Thomas More en 1516. Il signifie :  Idéal,  vue politique ou sociale qui ne tient pas compte de la réalité.

On dit le Français râleur, en fait c’est un utopiste déçu par la réalité et qui exprime cette déception en râlant. Bien sûr nous ne sommes pas les seuls à croire en des mirages, mais en France cette tendance est la plus forte. Dans notre pays, issu de la culture chrétienne, la vision utopique à tendance à prendre le pas sur le réalisme. En Asie, en Chine par exemple, la culture Confucéenne à généré une pensée beaucoup plus pragmatique.

Religions

Elles sont l’archétype de la pensée utopique. Toutes sont construites sur le même schéma : Un être suprême, transcendantal, totalement indéfini, paré de tous les pouvoirs et les qualités que les humains rêveraient de posséder, et qui promet « une vie éternelle de bonheur » sous réserve de respecter certaines obligations. Cette vie éternelle est évidemment une utopie dont personne ne connaît la nature, la teneur, les conditions d’existence, mais dont chacun fantasme sa vision personnelle. Nul ne sait si tout cela est sérieux mais on y croit car on a envie ou besoin  d’y croire. Cette utopie est particulièrement résiliente car elle promet le bonheur après la mort ce qui est à ce jour invérifiable donc non réfutable.

NB soulignons que ceci traduit que dans l’imaginaire des humains le bonheur n’est pas acquis mais s’obtient par des sacrifices.

L’idéologie

L’idéologie est une forme de religion dans laquelle l’être transcendantal est remplacé par une institutions plus ou moins formelle qui promet bien être et bonheur, mais cette fois-ci dans la vie terrestre. C’est la faiblesse des idéologies, par rapport aux religions, c’est que leur promesses peuvent être vérifiées et démontés. Les idéologies ont une durée de vie limitée  au délai de prise de conscience de leur vanité (on peut parler des  idéologies Nazi, ou communiste qui n’ont pas survécus à leurs conséquences)

Egalite

Encore un mot magique pour les Français, surtout pour les plus démunis. Chacun rêve d’être l’égal des autres, et surtout de ceux plus nantis que lui. On peut dire que le principe d’égalité a été apporté par Jésus Christ et véhiculé par la chrétienté. Pourtant, ou que l’on se tourne dans l’histoire on a jamais connu de société vraiment égalitaire. La France chrétienne a toujours affichée une forte inégalité qui subsiste encore de nos jours. Toutes les sociétés ont été structurées avec une classe dominante, généralement adossée au religieux, et une classe dominée. La grande opération communiste pour établir l’égalité entre les humains a virée au fiasco avec l’apparition d’une oligarchie dominante adossée au parti communiste.

L’égalité est une utopie car les humains ne la souhaitent pas. La seule façon pour eux de se définir, de prendre leur identité, est de se positionner par rapport aux autres. On comprend la tentation légitime de se sentir différent, et par là de se surcoter, de se définir comme supérieur ou parfois inférieur, mais jamais identique.

Liberté

Encore une des valeurs cardinales de la pensée Française. Nous rêvons tous de liberté, mais si on nous pose la question : « C’est quoi la liberté ? » on ne sait quoi répondre. Quelques bafouillage dans le genre : « C’est faire ce que l’on veut ! » une vague réponse pseudo Épicurienne, rien de construit

Pourtant la liberté a mille facettes.

Épicure : « Fait ce dont tu as envie … mais ne devient pas esclave de tes envies »

Épictète : « Tu peux avoir mon corps mais tu n’auras jamais mon esprit »

Les révolutionnaire de 1789 : « La liberté des uns s’arrête quand elle empiète sur la liberté des autres »

Auguste Comte : « La liberté viendra avec la révolution technologique »

Kierkegaard et Sartre : « L’esclavage est dans la soumission, donc la liberté est dans l’action »

Enfin Paul Valéry : « La liberté est une utopie mal définie, vers laquelle il faut tendre sans jamais l’atteindre »

La liberté n’existe pas car l’humain est soumis à « la condition humaine » Il est soumis à la mort, la maladie, à la détresse, le deuil, autant de malheur qu’il ne souhaite pas mais qu’il doit subir malgré lui. Quel  qu’elle soit la liberté est toujours soumise à des conditions restrictives et à des compromis.

Fraternité

Le dernier fleuron sur nos monuments publics. Elle n’est pas une valeur à acquérir au contraire de la solidarité. La fraternité, dans notre imaginaire est automatique dans une fratrie ou des proches. C’est une vision idyllique car en fait de nombreuses fratries se déchirent et se haïssent. Parlons donc de la solidarité. C’est une valeur importante dans l’imaginaire Français . Pourtant elle est assez utopique car elle se manifeste surtout quand on en a le moins besoin. En période de « vaches  grasses » la solidarité est à l’honneur. Par contre en période de « vaches maigres » la solidarité tourne vite au chacun pour soi. On a vu à Gaza les gens se déchirer pour un morceau de pain.

Divers

D’autres manifestations de cet attrait pour les utopies se retrouvent dans l’intérêt port é aux « super héros »,, pour l’idolâtrie des « stars » et autres puissants. On compte plus les films, les séries télévisées, des publicités mettant en scène des personnages aux super pouvoirs, aux capacités plus qu’humaine, aux héros incorruptibles, invincibles et indestructibles. Ce qui pourrait passer pour un enfant de dix ans en pleine identification, pose problème quand des millions d’adultes en font le miel de leur loisirs

Conclusion

La France est un pays ou l’immatériel l’emporte trop souvent sur le réalisme. Le clivage gauche-droite de notre opinion publique se double d’un autre clivage entre les utopistes et les pragmatiques.

On distingue une gauche idéaliste férue de valeurs comme l’égalité, la liberté ou la solidarité, représentée par une classe moyenne bien éduquée, un peu agée et une gauche réaliste qui parle de pouvoir d’achat, de justice sociale, représentée par les classes populaires.

A droite on a une « droite des valeurs » construite autour du conservatisme, des valeurs familiales et religieuses, représentée par la bourgeoise traditionnelle. Une « droite du business » attachée à l’efficacité, à la reconnaissance du mérite, au résultat plus qu’à la manière, représentée par la haute bourgeoisie et les « jeunes loups ».

Le Français a tendance à privilégier les valeurs morales, spirituelles au dépend des réalisations pratiques. Cela est surtout marqué chez les anciens, les jeunes mettant plus en avant le bien être immédiat et la réussite personnelle.

Le gap entre mécanique quantique et relativité

Il existe deux grandes théories pour représenter la matière : la mécanique quantique qui décrit l’infiniment petit et la théorie de la relativité qui décrit l’infiniment grand. D’autres théorie, plus spécifiques, décrivent la matière à l’échelle humaine :  La résistance des matériaux, la mécanique des fluides,  la dilatation thermique, la tension superficielle …

Depuis de nombreuse année les chercheurs ont tenté de réunir  en une seule théorie le quantique et la relativité sans, à ce jour, y parvenir. Le problème est très ardu car ces deux modèles se sont développés de façon totalement séparés.

Il existe deux façons de représenter la matière, la première dans sa nature propre, dans sa structure, et la seconde dans son évolution.

La théorie de la relativité décrit la matière dans un système mettent en jeu la gravité et représentée dans un système de valeurs qui sont le temps et l’espace (réuni dans l’espace/temps par Einstein) . Elle décrit dont la matière dans sa dynamique d’évolution allant du bigbang à l’infini du temps et de l’espace.

La mécanique quantique, au contraire décrit la matière dans sa structure propre et sans souci de son évolution. Ses équations n’incluent pas la variable «t » c’est à dire le temps. Elle nous montre la matière dans ce qu’elle est  sans souci de ce qu’elle était ou de ce qu’elle sera. Elle est d’autre part basée sur les force électromagnétiques et n’introduit pas la gravitation.

On voit donc que ces deux théories ne décrivent pas exactement la même chose, en utilisant un jeu de paramètres totalement différents. On comprend bien comment la fusion de ces deux outils pose de nombreux problèmes.

Il y a un point ou les deux théories se confrontent, c’est l’hypothèse de Bigbang. Par intrapolation de l’extension de l’univers décrit dans la relativité on arrive, en remontant le temps, à un moment (il y a 13,5 milliards d’années) ou l’ensemble de la matière (énergie) était rassemblée en un point infiniment petit … c’est à dire dans un état ou la théorie de la relativité ne s’applique plus et ou la mécanique quantique devrait s’appliquer et ou les forces de gravité sont inopérantes alors que les forces électromagnétiques fondamentales.

L’hypothèse du Bigbang ne peut être validée tant que la jonction entre le quantique et le relativisme n’est pas faite. D’autre part cette théorie pose de nombreux problèmes comme : « qui avait-il avant 13,5 milliards d’année ?» ou encore « Cette hypothèse est construite sur un temps relatif exprimé en années – c’est à dire un nombre de rotation de la terre autour du soleil – dont nul ne connaît la durée en termes de temps absolu.

13,5 milliards d’années ne sont pas un temps mais un simple ratio sans unité et qui n’a aucun sens en termes de durée. Cette hypothèse implique un temps absolu linéaire ce qui est contraire à la dilatation du temps décrit dans la relativité.

On voit comment le chemin est encore long dans la description universelle de la matière ! La vieille polémique entre Bohr et Einstein est loin d’être éteinte.

Éloge de la différence. La tolérance

Il existe deux incontournables de la nature qui sont de notre part l’objet de tabou ou de refus. Ce sont la sexualité et la différence.

La sexualité, moteur de la reproduction est l’une des conditions « sine qua none » de la survie de toute espèce. Elle fait pourtant, dans nos civilisation,  l’objet d’un tabou absolu.

La différence est le moteur de la vie car elle est le moteur du mouvement, de l’évolution, de toute transformation. Le courant électrique circule par une différence de potentiel, un corps flotte grâce à une différence de densité, les échanges commerciaux sont le fait d’une différence d’intérêt pour un objet, un objet se déplace par différence d’énergie potentielle,  nous nous situons, nous positionnons par rapport (donc par différence) aux diverses expériences de la vie … ce qui construit notre identité. Un monde sans différence serait un monde mort, immobile, sans vie. Pourtant la différence fait peur et nous, tout comme la sexualité,  la craignons autant qu’elle nous est indispensable.

La différence « motive » mais fait peur, la similitude nous « passive » mais nous sécurise. La différence fait de nous un être de plus en plus adulte et autonome alors que la similitude, au contraire, est régressive et nous confine dans notre statut de dépendance enfantine.

Il est bien connu que nous sommes infiniment plus réceptifs  à ce qui nous heurte, nous dérange qu’à ce qui nous arrange et nous sécurise. Nous percevons bien plus chez  notre conjoint ce qui nous choque (ses défauts) que ce qui nous gratifie (ses qualités). Le « bon » paraît normal alors que le « mauvais » nous alerte, nous bouscule. En ce sens la différence nous fait bouger et la similitude nous endors. On retrouve le paradoxe de toute vie humaine : grandir en prenant des risques, ou végéter en restant à l’abri !

L’acceptabilité de la différence est directement liée à notre capacité d’adaptation et notre aptitude à la tolérance

  1. Chez un individu à conscience « laxe », de nature pusillanime, manquant de repères, les possibilités d’adaptations sont si « ouverte » la tolérance est si forte qu’il a tendance à épouser, accepter tout ce qu’on lui propose. Il s’adapte si bien qu’il en perd une partie de son  identité
  2.  Au contraire chez un individu à conscience « rigide », psychorigide, la capacité d’adaptation est très faible et la tolérance quasi nulle. Il repoussera catégoriquement toute idée différente de ce qu’il conçoit. Il est réfractaire à tout changement car incapable de se remettre en cause. En général narcissique il pourra virer à la paranoïa s’il se sent blessé.
  3. En général les individus ont une certaine capacité d’adaptation. Selon qu’elle est plus ou moins grande il aura plus ou moins de capacité à accepter la différence et sera donc plus ou moins tolérant.

Conclusion

La différence est le moteur de la vie ; Qu’il s’agisse de la différence des sexes qui assure la reproduction, ou toute différence d’autre nature. Nous définissons les éléments de la vie de façon relative, les uns par rapport aux autre et jamais dans un absolu. Cette comparaison par contraste constitue la formation même de notre identité, sans elle tout les être seraient semblable et la vie impossible.

Forger cette identité c’est devenir adulte et passer d’un état de dépendance fusionnelle à une autonomie.  Il est difficile de renoncer à la sécurité de la dépendance pour aller vers l’autonomie et le risque.

Pour faire un homme mon dieu que c’est long .. et difficile