On peut décrire la vie comme la modification de la matière sous l’influence de l’énergie, représentée dans le domaine du temps et de l’espace.
Notre vision classique du temps et de l’espace existe depuis Aristote et fut théorisée par Isaac Newton (Philosophae naturalis principia mathématica, publié en 1687,)
Celui-ci décrit le temps comme un réceptacle dans lequel évolue la matière, et s’écoulant régulièrement que la matière l’habite ou non. L’espace est également un réceptacle e la matière qui existe que celle-ci l’habite ou non.
La notion du temps qui s’écoule et de l’espace conduit directement à la notion d’absolu, quasi religieuse, de l’infini des temps et de l’espace. Cette vision de notre environnement es celle qui est présente dans notre culture et bien d’autre. Elle est notre vision du monde. Ces notions de tems et d’espace conduisent également à une certaine possibilité de voyager dans le temps qui fait le miel des « futuristes »
Einstein, en 1905 à réunis les grandeurs temps et espace en une seule : l’espace-temps (comme-ci Newton avait réunis en un seul ses deux réceptacles)
Alors que ces notions conduisent au concept d’infini on peut redéfinir temps et espace dans une notion qui évite l’infini (Religieux) pour conduire à la permanence. J’ai postulé la non existence u temps. En effet ce que nous appelons le passé n’est qu’une construction intellectuelle qui organise notre vécu, nos expériences et nos connaissances dans un récit chronologique et causal. Si nous n’avions pas de mémoire le temps n’existerai pas, c’est elle qui le fabrique et crée cette illusion du temps qui défile (comme d’ailleurs, elle crée le futur sur la base de notre imagination.
Comment, sans cette conception du temps, vivre et imaginer notre univers. On peut remplacer le temps par la permanence. Au lieu d’imaginer la matière qui évolue tributaire d’un temps qui s’écoule, imaginons un matière qui évolue dans un temps immuable, fixe.
Lorsque vous regardez un film projeté sur un écran les images défilent, disparaissent et sont remplacés par de nouvelles. Dans ce film il n’y a de passé que dans notre mémoire. Sans elle seul le moment présent, toujours changeant, nous serai perceptible. Tout s’est déroulé dans un temps immuable. La notion de temps n’est venue que parce que nous avons mémorisé les diverses images et leurs relations causales dans notre mémoire. Le monde peut se voir ainsi : « Une évolution de la matière dans un temps fixe »
Adieu l’infini des temps, les voyages dans le temps ! Passons d’un temps infiniment grand à un temps infiniment petit … on ne se débarrasse pas facilement de ce P…. d’infini ! Mais un temps infiniment petit, c’est l’instant présent, un temps qui n’est pas un.
Nous percevons la matière, nous imaginons le temps et l’espace pour organiser nos souvenirs.
Cette disparition du temps comme paramètre physique nous conduit à la permanence. L’univers est là, était là, nous y passons un moment. Il sera là après nous et son histoire que nous avons imaginée s’éteindra avec nous. Nous accostons sur une ile qui se présente à nous sur une mer ,elle était là avant nous et elle restera quand nous la quitterons.
La notion de permanence appelle immédiatement les questions : « et avant, pourquoi, comment, et après ? » C’est simplement qu’il est très difficile de se débarrasser de l’idée du temps Newtonien, d’admettre qu’il n’y a ni avant ni après ,sauf dans le récit codifié que fabrique notre mémoire.
L’univers est permanent (même s’il évolue), et nous sommes éphémères.
