Et moi ! quelle est ma religion ?

J’ai souvent été critique envers les religions en ce qu’elles sont fondées sur des croyances invérifiables et souvent invraisemblable ; Pourtant j’ai souvent dit que ne pas croire c’était encore croire. Je n’aime guère parler de moi, mais on ne peut critiquer sans proposer une alternative. Alors la question se pose : « En quoi crois-je ? »

Ma représentation de la vie est assez simple : « La vie est la perpétuelle modification de la matière sous l’influence de l’énergie, dans le cadre du temps et de l’espace »

  1. Le temps. J’ai déjà montré qu’il s’agissait d’une simple construction de l’esprit, organisant nos souvenirs et nos connaissances dans un rapport chronologique. Le temps lui-même n’existant pas, notre vécu se déroulant dans un temps immobile et immuable. Par contre dans notre organisation de pensée la durée reste un incontournable. C’est la mesure relative entre la durée d’un événement et la durée de la rotation de la terre sur elle-même ou autour du soleil. C’est une grandeur sans unité (puisqu’elle est le rapport d’une durée sur une durée) et qui ne préjuge en rien du temps puisque la durée d’une rotation de la terre est inconnue ou inaccessible.
  2.  L »espace. C’est une organisation topologique de nos souvenir et connaissance qui enrichi l’environnement que nous percevons immédiatement  d’un espace virtuel construit par la pensée. Toutes les distances sont évaluées par rapport à un mètre étalon d’une longueur arbitrairement définie à 1 mètre mais dont nul ne connais la longueur
  3. La matière. C’est une inconnue que nous savons très bien représenter dans les diverses « théories de la matière » (Mécanique quantique, relativité, résistance des matériaux, mécanique des fluides … )  Nous la représentons parfaitement sans en connaître la nature précise.
  4. L’énergie. C’est le moteur de la matière, ce qui permet sa transformation, donc la vie. Ne confondons pas la vie qui est l’évolution de la matière et le vivant qui représente une petite partie de la matière, celle qui est capable de se reproduire, et d’évoluer dans l’horizon du vécu de humains. L’énergie est un mystère, c’est le « Deus ex machina » des scientifiques, ce qui gère la vie et son devenir.

Voyons comment cette description s’articule avec les diverses religions

  1. L’énergie est donc mon dieu mystère, le régisseur de l’univers, analogue au dieux des religions. Comme pour les dieux on ne connaît pas ses intentions, d’ou il vient et où il va ni ce qu’il est. L’énergie reste ce que l’on ne connaitra jamais et qu’il est inutile de chercher à comprendre. … un vrai dieu.
  2. Comme pour les religions ce dieu laïc doit s’actualiser dans une représentation en accord avec la réalité des humains. Les religions ont délégués Jésus, Mahomet, Pharaon … pour moi cette énergie s’incarne dans la notion de Force : « Ce qui fait bouger la matière » La connaissance de l’énergie nous es interdite, la notion de force s’intègre parfaitement à la représentation scientifique de l’univers.
  3. Les religions ont leurs textes sacrés qui indiquent au humains la voie à suivre, le « modus vivendi », et le déterminisme que leur impose le dieu. Moi j’ai les théories scientifiques qui proposent d’illustrer comment va le monde, ou aller, pourquoi et comment
  4.  Vient maintenant l’énorme différence entre ma religion et les religions. Alors que pour les religions le dieu ou les dieux, le médiateur céleste, et les textes sacrés sont une vérité absolue et impliquent une soumission sans réserve, pour moi les modèles de la vie donnés par la sciences ne sont qu’une représentation de l’univers. La religion se base sur une certitude, la vérité scientifique sur le doute. Chacun sait qu’une vérité scientifique n’a qu’une durée de vie qui ne dépasse pas 100 ans alors que la vérité des religions se veut éternelle. Pourtant c’est le point faible de toute, les les religions : « la certitude », ce poison qui vire facilement à la radicalité.
    Autre différence fondamentale tous les dieu offrent un marchandage : La soumission totale contre une promesse de vie éternelle. Rien de cela chez moi, ni obligation, ni récompense

Conclusion

Personne, croyant ou non,  n’échappe à l’incertitude métaphysique. L’humain a ses limites et de ce fait n’est jamais libre. Même quand il se donne des illusions de liberté il reste soumis à sa condition. On comprend facilement la tentation d’y échapper en imaginant un univers magique auquel il pourrait participer.

Les rationalistes n’échappent pas à la règle commune et sa fabriquent leur univers magique. Les notions d’énergie, d’infini, le zéro, les univers multiples, l’avant big bang … sont autant de façons de transgresser les limites de la condition humaine.

La certitude dans les religions implique la soumission dans l’espoir d’un hypothétique paradis éternel auquel personne ne croit vraiment. Le doute donne, en dépit de l’incertitude, un degré de liberté supplémentaire.

Soumission contre vie éternelle ou liberté contre mort définitive, à chacun de faire son choix.

Une réflexion sur « Et moi ! quelle est ma religion ? »

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *