Capacité de s’identifier à autrui dans ce qu’il ressent, pour pouvoir tenir compte de lui.
L’empathie se manifeste-t-elle dans la nature ?
Dans la flore et la faune l’empathie n’est pas une vertu cardinale ! Elle est totalement absente de la flore et dans la faune elle se manifeste très peu, et encore dans les animaux supérieur, les plus proche de nous. Dans la nature les seules vertus cardinales sont le besoin et la nécessité.
La lionne n’a aucune réticence à s’accoupler avec le mâle qui vient de tuer ses petits, le lion n’a aucune réticence à s’accoupler avec la lionne dont il vient d’éliminer la progéniture. En effet l’animal, s’il éprouve des émotions a beaucoup de mal à les formaliser, les concrétiser en des sentiments explicites. Il connait la peur, comme un réflexe mais ne la vit qu’à l’instant du danger, sans anticiper la situation. Ne pouvant formaliser ses émotions, il est dans l’incapacité de les comparer, de les évaluer, de les organiser. Il ne peut quantifier ses sentiments qui restent à l’état de perceptions ressenties mais non comprises. Bref l’animal est dépourvue d’analyse cognitive, de raison logique donc de morale. On a là une première approche de ce que l’empathie n’est pas naturelle.
L’humain et l’empathie
L’être humain est certes un animal, mais il est doué d’une capacité unique dans la nature : il est doté de la « raison logique ». Cela change tout !
L’être humain a la capacité de représenter ses émotions dans des sentiments formalisés et codifiés selon un code que lui seul peu comprendre. Il peut donc organiser ses sentiments dans un récit structuré en termes de relations de cause à effet. Il a créé le langage, inventé le temps, ou plutôt la chronologie (donc le passé et le futur) ce qui lui permet, contrairement à l’animal d’anticiper l’avenir. Il a valorisé ses sentiments, ses comportements, et créé la morale et les religions, et par-dessus tous, les sociétés organisées en termes de « vivre ensemble ». De là la naissance de l’empathie.
L’apprentissage de l’empathie
Les premiers hommes avaient peu d’empathie. Elle était réservée aux proches, puis successivement au clan, à la tribu, la cité et enfin à la société. Au fur et à mesure que l’homme se civilisait (on peut parfois en douter !) l’empathie est devenue une valeur cardinale. Il ne peut y avoir société et « vivre ensemble » sans un minimum de valorisation de l’cette valeur cardinale.
L’enfant née sans notion d’empathie. Ce n’est que par un apprentissage donnée les parents, les enseignants, les expérience de la vie.
C’est en rencontrant plus fort que soit on comprend que l’empathie est une contrainte sécurisante et nécessaire.
