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Les études philosophiques et psychologiques

La dilatation du temps

Elle dérive de la théorie de la relativité et paraît pour chacun de nos un concept … inconcevable ! Pourtant elle est beaucoup plus simple et naturelle qu’il y paraît. L’expansion de l’univers, le fait que les entités célestes s’éloignent les unes des autres avec une vitesse sans cesse croissante détermine cette dilatation du  temps. Elle est illustrée par l’expérience de pensée dit « des jumeaux de Langevin ». Deux jumeaux sont sur le terre. L’un deux part, dans une fusée circulant à une vitesse trés  grande, fait un grand tour dans l’univers. Quand il revient il est plus jeune que son frère jumeaux. Il a circulé dans un temps dilaté par la vitesse, un temps qui se déroule plus lentement. Il a donc moins vieillit.

C’est évidemment assez difficile à admettre dans notre système de pensée dans lequel la mesure du temps est un critère immuable.

Reprenons notre conception du temps et de sa mesure :

On a postulé que la rotation de la terre sur elle-même durait un jour de 24 heures et que la rotation de la terre autour du soleil durait un année (la synchronisation des deux unités étant réalisé par les années bissextiles)

Mais on ne connaît pas la durée des rotations de la terres fixées arbitrairement à 24 heurs et une année. Donc on ne sait pas combien de temps dure une heure ! c’est une totale inconnue. Nous avons implicitement postulé que cette inconnue était invariante et que dans diverses conditions une heure avait toujours la même durée … inconnue.

  1. Cette durée absolue de l’heure peut-elle varier ? pourquoi pas ! surtout si l’on avance la dilatation du temps.
  2. Quelles seraient pour nous les conséquences si cette durée absolue variait : aucune !
    En effet comme toutes nos mesure des durée dans notre vie sont uniquement relatives à la rotation de la terre et non indexées sur la grandeur absolue du temps, l’ordre des choses serait inchangé.

Rien ne s’oppose donc à une dilatation du temps dont nous n’aurions même pas conscience

Le big bang

Cette dilatation du temps a d’autres implication. On peut admettre que si lorsque les corps célestes s’éloignent à grande vitesse le temps se dilate, on peut admettre que lorsque ces corps étaient plus près les uns de autres et circulaient à un vitesse plus faible de temps était plus contracté. Nos hypothèses sur la date du Big Bang (13,5 milliard d’années) sont relatives à notre temps terrestre actuel. Il est paradoxal de mesurer le temps à l’époque du Big Bang à partir de la rotation d’une terre qui apparaitra beaucoup plus tard.

Si on reprend l’hypothèse de la contraction du temps, au moment du big Bang le temps était si contracté que le temps passait à une vitesse gigantesque et  à la limite infinie. Ceci  repousserait la date du Big Bang à l’infini. Voilà qui résoudrait la question de qui avait-il avant le Big Bang !

Dans cette hypothèse l’univers aurait toujours existé et nous pauvres humains ne serions qu’un épi phénomène dérisoire dans son évolution. Voilà qui est plus satisfaisant qu’une création ex-nihilo il y a 13,5 milliard d’années!

Le temps existe-t-il ?

La réponse est, sans ambiguïté NON ! et chacun le sait sans vouloir le voir. Ces quelques lignes pour montrer comment le temps est un création de l’humain. Oubliez vos à priori et laisser vous guider par les mots.

Une première expérience de pensée

  1. Pensez à un événement passé, par exemple l’élection de Donald Trump en 2016. C’est un événement du passé, mais quand vous y repensez c’est bien aujourd’hui, dans le présent.
  2. Pensez à un événement futur, par exemple la prochaine élection Américaine. C’est un événement du futur mais quand vous l’imaginez c’est bien aujourd’hui dans le présent
  3. Pensez à un événement du présent. C’est impossible car dés que vous arrivez à le conceptualiser il a déjà glissé dans le passé

Moralité

Le passé n’existe que dans le présent, le futur n’existe que dans le présent …et le présent n’existe pas. Sale temps pour le concept du temps.

Prenons un autre exemple

Imaginez un écran de cinéma sur lequel on projette un film. Les images s’enchainent, l’une chassant l’autre. Pour comprendre une image on a besoin de comprendre sa filiation aux images précédentes, le pourquoi du comment, l’enchainement logique des situations, leurs liens de causalité. C’est la mémoire qui nous sauve . Nous avons la capacité de mémoriser les situations et de les organiser en termes de relations causales (cause/effet) et de durée relative. C’est cette organisation chronologique de notre mémoire qui, d’images fugitives, fait un récit, une histoire qui prend un sens. Mais cette histoire n’est pas inscrite dans le temps mais dans notre mémoire et nous accompagne dans le moment présent.

La conscience du temps

Nous avons tous appris le temps à nos enfants au fur et à mesure de leur développement cognitif. Vers 2 à 3 ans ils apprennent la notion de demain et hier, basé sur la référence du sommeil (avant ou après le « dodo »). Ensuite ils vont apprendre le passé et le futur sur la base d’événement marquants (le père Noël, les vacances, les rythmes scolaire, les anniversaires …). Ce n’est que vers 7à 8 ans qu’ils vont apprendre à lire l’heure, le calendrier, la planification du temps. Le temps n’est pas inné, il ne se découvre pas, il s’apprend. C’est un système de référence génial, inventé par les humains pur donner une représentation de l’enchainement des événements et leur donner un sens.

Les animaux n’ont pas cette conscience du temps, ils ne vivent que dans le présent, et leurs souvenirs n’ont pas de représentation chronologique.

Conclusion

Ce que nous appelons le temps est en fait la durée, c’est à dire l’écart entre la début et la fin d’un événement. Il est exprimé pour nous par rapport à la durée des rotations terrestres (dont nous ne connaissons pas la durée). Nous l’exprimons en heures, minutes secondes mais c’est en fait un nombre sans unité car quand on divise une durée par une durée on obtient un nombre sans unité ;

10 secondes divisés par 2 secondes fait 5 et non pas 5 secondes

Une grandeur sans unité n’a aucune réalité physique, c’est bien ce qui caractérise le temps. Ce que nous appelons temps est l’organisation de nos pensée passées et prévisionnelles en tenant compte de leur dépendances logiques (et donc de leur chronologie puisque la cause  précède toujours l’effet)

Cette organisation des relations causales entre nos souvenirs ou  nos s connaissances, un peu ce que Bouddha avait appelé Kharma  (suite des relations causales dans les actions humaines) est un mode de représentation de notre histoire personnelle.

Le temps n’est donc pas une réalité, mais une représentation intellectuelle inventé par les humains pour donner un sens à leur histoire. Sans relations entre eux les événements n’ont ni sens ni morale.

Il n’en reste pas moins que si le temps, en soi, n’existe pas il existe en tant que création des humains … et c’est bien pratique pour exister !

Éloge de la différence

La vie peut se représenter comme l’évolution permanente de la matière dans le temps et dans l’espace. Elle est donc symbolisée par le mouvement, c’est à dire la différence entre un état initial et un état final. On conçoit que la notion de différence soit un incontournable de la vie.

Imaginons un monde dans lequel tout état final serai identique à l’état d’origine, un monde sans différences. Ce serai univers figé, c’est à dire mort.

C’est donc la notion de différence qui caractérise le vie !

Le point fondamental est que c’est le ressenti d’une différence qui peut créer l’émotion. Prenons l’exemple contraire : L’eau est un liquide inodore et sans saveur, pourquoi ? Tout simplement parce que notre corps est constitué en grande partie d’eau, que notre bouche est en permanence gorgée de salive (donc d’eau) et que l’apport d’eau supplémentaire ne procure aucune sensation nouvelle (excepté des sensations de chaud ou de froid).

C’est le ressenti d’une  différence qui provoque l’émotion qui peut nous mettre en mouvement (qu’il s’agisse d’une différence olfactive, de situation, ou d’idées). C’est pourquoi nous remarquons ce qui nous choque plus que ce qui nous ressemble (les trains en retard plutôt que ceux à l’heure)

Certain d’entre nous sont tolérants à la différence d’autre beaucoup moins

 Plus la pensée est rigide et moins la différence est acceptée. Plus, au contraire, la pensée est  ouverte et moins la différence est repoussée.

La différence implique une obligation de se positionner (la similitude n’entraine aucune obligation analogue), c’est à dire une analyse comparative de ce que l’on est par rapport à la situation, l’objet, l’être qui nous interpelle. Cette comparaison peut s’accompagner d’anxiété ou de peur. De toutes façons la différence dérange dans la mesure ou elle nous propose quelque chose d’autre que nous même. Elle peut donc déclencher un sentiment de rejet ou d’acceptation. Chez les personnes à pensée rigide le rejet et fréquent, c’est dommage car l’acceptation d’une vision nouvelle, son intégration dans notre conscience, et la remise en cause qu’elle suscite est le seul facteur d’enrichissement qui nous soit offert. Elle nous apporte connaissance, maturité, et une capacité d’appréhender un monde toujours plus complexe. La  différence est notre moyen d’évoluer dans la vie. La formation de notre identité et le fruit de ces « acceptations/refus » de la différence

Même si la différence est parfois difficile à vivre, à accepter, elle est le moteur et le seul moteur de la vie. C’est sur la différence que nous nous construisons et que nous forgeons notre identité. L’identité est ce qui fait de nous un être unique, différent des autres. Nous sommes le fruit de nos différences.

NB  N’oublions jamais que nous ne sommes rien dans l’absolu et que nous nous définissons que par rapport aux autres, à notre environnement. Nous n’existons que par rapport à nos semblables

Les grands invariants des religions

On retrouve dans toutes les grandes religions des caractères invariants, de grands schémas généraux identiques, comme si elles avaient toutes était bâties sur le même moule. Je me limiterais, évidemment, aux religions que j’ai pu connaître : Égyptienne, Gréco-romaine, Chrétienté, Islam, Judaïsme, Bouddhisme et Hindouisme.

  1. L’être suprême. Toutes les religions sont caractérisées par une ou plusieurs entités transcendantales régnantes sur l’univers, dotées de super pouvoirs, gestionnaires de la destinée des humains, et bien sûr immortelles (Dieu, Allah, Jehova, Rama Krisna Vishnou, Jupiter, Amon, et dans une certaine mesure Bouddha …)
  2. Incarnation. Toutes les religions proposent une incarnation de cette divinité dans une représentation humaine sur laquelle va se focaliser la dévotion des fidèles. Pour les chrétiens on a Jésus (Fils de dieu fait homme), les Musulmans ont Mahomet (Prophète presque plus honoré que son maitre), Pour les Juifs se sont Abraham, Moise. La trilogie des dieux Hindou possede leurs avatars à formes humaines, Les Bouddhistes ont Bouddha (Homme mais déifié dans la pratique), les gréco-romains avaient pour tous leurs dieux une représentation totalement humaine (même dans leurs comportements) et les Égyptiens avaient Pharaon représentation de dieu sur terre.
  3. Morale. Toutes les religions ont leurs préceptes moraux, dictés par le dieu ,dont le trait commun est la sociabilisation des humains. Ils sont basés sur la notion de bien et de mal (principes de la morale) le respect des plus faible, la solidarité aux plus pauvres, l’égalité devant dieu. Ces principes sont largement inspirés   des règles du « vivre ensemble », du bon sens sociétal, et ne sont jamais très loin de « la déclaration de l’homme et du citoyen ».
  4. Principes. La relation aux dieux est toujours fondée sur le principe de « la soumission / récompense. Obéis à dieu et tu sera récompensé. Bien sûr la soumission se fait de son vivant et la récompense viendra après la mort …en contradiction avec l’adage : ‘Un bon tiens vaut mieux que deux u l’auras ! ». Le marché n’est pas très honnête !
  5. Les textes sacrés. Toutes les religions ont un texte sacré fondateur, mais dans toutes ces religions ce texte est apocryphe. Jésus n’a pas écrit les évangile, pas plus que ses apôtres, ils ont été écrits un siècle plus tard par des auteurs inconnus. Mahomet n’a pas écrit le coran, et les premières traces de ce livre sacré son bien postérieures à la mort du prophète. La première bible fut écrite entre -700 et -2OO, en grec et son origine n’est pas connue. Bouddha n’a jamais rien écrit et le « Dharma » et le fruit d’une tradition orale. On ne connaît  pas les origines du Majabharata ni du Manavadharmasastra textes sacrés des Hindouistes.
    Toutes ses religion se basent sur des textes non confirmées, parie intégrante des croyances
  6. Immortalité. Tous les dieux sont considérés comme immortels et pourtant nombre d’entre eux emplissent le Panthéon des dieux disparus. Disparu les dieux Égyptiens, Grecs, Romains, Celtes, Khmers, Aztèques, Incas, tous ont sombrés « corps et biens » avec la disparition des civilisations qui les ont engendrées. Soyons sur que Dieu, Allah et les autres disparaitrons à leur tour pour être, sans doute remplacés par d’autres entité tout autan vénérées.
  7. L’Iconographie. Les religions, sauf l’Islam, présentent une représentation de l’irreprésentable sous une forme plus ou moins humaine ou animale. La sagesse de l’Islam et de refuser toute représentation d’Allah et de préférer une représentation graphique ou littérale (Allahou Akbar).
  8. Les maisons de dieu. Chaque religion a construit ses églises, mosquées, temples, généralement plutôt luxueux. que ne fait-on pas pour s’accrocher les bonnes grâces !
    Également universels le développement de rites, pratiques, costume liturgiques aussi variés que clinquants, et d’une « prêtrise » formant le bataillon de serviteurs du dieu. Des plumes, de l’or, des pierres précieuse, des broderies, rien n’est trop beau pour les dieux ?
  9. Rôle politique. Investies d’un pouvoir divin les religions (organisée sous la forme de communautés) ont participé au pouvoir politique dans les cités ou civilisations. Certaines ont même joué un rôle capital dans l’organisation des sociétés et de nos jours, encore, des pays sont encore gérées par les lois religieuses.

Conclusion

Il existe une étrange similarité dans l’établissement et la gestion des diverses religions. Les divers dieux auraient-ils la même conception de la relation aux humains, existerait-il des dieux copieurs, ou l’ensemble des dieux recouvreraient-ils une entité unique à plusieurs visages ? On peut également penser que ce sont les hommes qui ont créé les dieux à l’image de leurs besoins universels, dieu comme un substitut à l’angoisse, au besoin de pouvoir, à la crainte de la mort, la peur de l’inconnu. Notons que les athées ont aussi leurs croyances : croire « au non » dieu c’est encore croire. Dans le domaine scientifique on croit à l’infini, au zéro, qui sont des concepts métaphysiques de nature transcendantale. Quoi qu’on fasse on croit toujours a quelque chose !

Pensons toujours que toute croyance est le fait d’un choix arbitraire (comment dire si un dieu est supérieur à un autre ?) plus ou moins induit par le milieu familial, social, sociétal, plus ou moins libre. Mais c’est toujours un arbitraire choisi moins pour ce qu’il est mais plus en raison de notre environnement immédiat.

Personnellement j’ai choisi, arbitrairement, de vivre sans dieu, parce qu’il me paraît inutile à ma vie et que je penses lui être tout aussi sans intérêt. Je peux me passer de dieu, je penses que je ne lui manque pas … en tout cas il ne m’en donne pas l’impression !

Hosanna ET Allahou akbar , Mazel tov et Om mani Padme hum … et bon vents !

Théorie de la relativité pour les nuls

Aucune arrogance dans ce titre juste un clin d’œil à une collection célèbre.

 Il n’est pas facile d’accepter les tenants et les aboutissants d’une telle théorie tellement  ils sont contre-intuitifs.

La relativité induit une remise en cause de nos concepts spatiaux temporels qui ont tous été établis dans un référentiel purement terrestre qui est loin de représenter l’univers

La relativité restreinte (1905)

Une des conséquence de la relativité restreinte es la disparition de l’espace et du temps comme deux grandeurs indépendantes mais comme une grandeur unique appelée espace-temps. Ceci contredit la vision Newtonienne du temps et de l’espace dans la théorie de la gravitation universelle.

Connaissez vous une transformation de la matière (en termes de déplacement, de transformation, de changement d’état) qui n’implique pas une variation de temps  concomitante ? Moi pas !

Toute modification de la matière implique une modification de son espace et en parallèle un modification du temps. J’utilise les termes d’espace et de temps car ce sont les vocables couramment utilisés mais faudrait parler de distance et de durée qui sont les vrais valeurs qui nous sont accessibles.

De la même façon on ne peut concevoir de durée qui ne serait pas liées à une modification de la matière car l’univers ne peut être figé (par exemple la lumière ne peut s’arrêter de circuler)

Cette relation entre espace et temps n’est pas une relation de causalité, la cause précédant l’effet et non réversible. C’est au contraire une relation réciproque ou chacun participe entièrement de l’autre. Il s’agit d’une véritable fusion.

La relativité générale (1915)

Elle nous montre que matière et énergie peuvent être confondue en une seule grandeur qui n’a pas reçu de nom, mais que l’on pourrait nommer matière-énergie.

Ici encore, on ne peut concevoir de mouvement de la matière sans apport ou émission d’énergie

De façons similaire l’énergie ne peut se concevoir sans la matière qui lui donne son sens. Que serait une énergie qui n’aurait pas de matière pour la faire vivre. Énergie et matière sont donc une seule et unique grandeur dont la transformation est régie par la célèbre équation E=M*c2

Conclusion

Nous voici donc en présence de l’espace-temps et de la matière énergie, les deux grandeurs qui régissent l’univers. Quelles peuvent être leur relation ?

Temps et espace sont liés par une relation de réciprocité et sont dépendant l’un de l’autre. On peut écrire :

Temps = espace

Matière et énergie sont également lié par une relation de réciprocité car ils sont dépendant l’une de l’autre. On peut écrire : `

Matière =Énergie

Mais il existe un lien entre la matière et l’espace car c’est la matière qui défini l’espace. Toute modification de la matière implique une modification de l’espace et réciproquement. On peut donc écrire :

Matière = Espace

Soit donc que l’on peut écrire le grand cycle de la vie comme :

Énergie = Matière = Espace =Temps

Énergie /MatièreEspace/Temps
RéelVirtuel
PhysiqueMéta Physique

C’est le descriptif de la vie car tout changement d’un paramètre entraine une modification des autres, et la vie peut être vue, dans un univers relativiste comme la modification ininterrompue de la matière.

La vie est le mouvement de la matière

Peux-t-on voyager dans le temps ?

Le voyage dans le temps est l’un des « Marronniers » de la science-fiction, qu’il s’agisse de voyage dans le futur, dans le passé, ou dans les deux comme dans « l’héroïque fantaisie »

C’est, évidemment une grande interrogation, comme pour tous les sujets qui transcendent la condition humaine et qui mérite de s’y arrêter.

Le voyage vers le futur

La théorie de la relativité restreinte  développée par Einstein montre que, en théorie, cela serait possible. Si l’on étudie le paradoxe des jumeaux de Langevin, on peut le concevoir. Soit deux jumeaux, Pierre et Paul. Pierre part dans une fusée circulant à vive allure (de l’ordre de grandeur de la vitesse de la lumière) alors que Paul reste sur terre. Lorsque Pierre revient sur terre il a moins vieillit que son jumeau Paul. Il se retrouve dans ce qui est le présent pour Paul, mais qui devient son futur pour Pierre

Évidement si cela est théoriquement possible, restent deux écueils majeurs :

  1. Se déplacer à une vitesse voisine de celle se la lumière pour un périple aller-retour de quelques années lumières ne parait pas très réaliste de nos jours.
  2. D’autre part la théorie de la relativité restreinte n’est qu’une théorie, un modèle de l’univers qui comme tout modèle est imparfait et destiné à devenir u jour caduque. Tout peut être remis en cause.

Le voyage dans le passé

  1. Les équations physiques dépendantes du temps sont réversibles. Si dans une fonction du temps t on change t en -t, l’équation reste vérifiée. Cela impliquerait que, au nom de la physique, toute action dépendante du temps soit réversible et que l’on peut remonter le temps.
    Mais il existe un grand principe en physique c’est « le principe de causalité » qui exprime que toute cause doit précéder son effet. Remonter le temps viendrait à poser l’effet avant sa cause et violerai ce principe.
  2. Parlons du « paradoxe du grand père ». Supposons que je voyage dans le passé, que je rencontre mon grand père et que je le tue avant qu’il ait eu des enfants. Mon père ne serai pas né, et moi no plus. Comment aurais-je pu voyager dans le temps
    Une des réponses à ce paradoxe est, bien sûr que si je ne suis pas né il m’est impossible d’aller tuer mon grand-père. Mais le fait est que je suis bien né puisque je suis là et donc je peux aller tuer mon grand-père, etc. etc.
    C’est  un syllogisme qui se résout en acceptant simplement que le voyage dans le passé est impossible.
  3. Si je pouvais voyager dans le passé et faire une quelconque modification dans celui-ci, je modifierais le passé et donc ses conséquences dans le futur. Je créerais ainsi un nouveau futur différent de celui dont je viens, donc une nouvelle séquence de temps et un futur différent de celui dont je viens. Chaque voyage dans le temps créerais ainsi un nouveau monde, mais alors je n’aurais pas réellement voyagé dans le passé mais plutôt changé d’univers.
  4. Revenir vers son passée supposerait que celui-ci soit persistant, ce qui implique un temps et un espace persistant dont ne serions plus acteur (sauf au présent) mais spectateur puisque depuis notre présent nous pourrions envisage de visualiser un passé permanent.

Conclusion

Ne rêvons pas, le voyage dans le temps n’est pas pour demain. Le temps et l’espace n’existent que comme un « artefact » de l’évolution de l’univers, c’est à dire de la vie. Ce sont les mouvements dans l’univers qui impliquent, pour nous, la notion de temps (durée) et d’espace (distance). Sans « la vie » il n’y aurait ni temps ni espace car la vie est l’évolution de la matière. Or, la vie se déroule hors du temps, ou du moins dans un temps nul que l’on pourrait appeler le présent.

Voyager dans un temps qui n’existe pas … un grand fantasme !

La dilatation du temps et de l’espace

Pour un mouvement supposé linéaire l’équation du mouvement s’écrit :

L = V x D

L étant la distance parcourue

D étant la durée d’analyse

V étant la vitesse

Définissons :

Dt : comme le coefficient de dilatation du temps

Le : comme le coefficient de dilatation de l’espace

Pour Denis, dans le train l’équation s’écrit

L0 x Le0 = V x D x Dt0

Pour serge sur le quai

L1 x Le1 = V x D x Dt1

L1 étant plus grand que L0 nous en avons déduit que Dt1 était plus grand que Dt0 et donc que le temps s’était dilaté.

Mais nous aurions pu également conclure que c’était l’espace qui s’était dilaté et que Le1 était plus grand que Le0

On aurait également pu conclure que les deux possibilités se produisait concurremment, et que sous l’effet de la vitesse horizontale temps et espace étaient dilatés tous les deux, et donc que « l’espace / temps » se dilatait.

Faisons ici une digression sur notre système de mesure du temps et de l’espace. Nous avons choisi comme étalon de référence pour le temps la durée d’une rotation de la terre  sur elle même et pour l’espace une barre métallique unitaire. C’est une erreur d’avoir découplé la mesure du temps et de l’espace.

Si nous avions pris pour étalon de temps une rotation de la terre et pour étalon d’espace la circonférence de la terre, temps et espace auraient été couplé puisqu’à une rotation de la terre correspondait le même étalon de temps et d’espace. La notion « d’espace / temps » aurait été plus intuitive. Rappelons que tout mouvement implique, à la fois, une modification du temps  et d’espace.

Revenons à notre petite expérience. Rappelons au passage qu’il s’agit d’un exemple, d’une illustration, d’une représentation, comme toujours imparfaite et ne cherchons pas à lui faire dire plus qu’il ne dit.

Dans cet illustration, temps et espace sont susceptibles de se dilater (ou contracter) conjointement et l’on peut faire dire à ce modèle que c’est « l’espace / temps » qui se dilate en fonction de la vitesse. Ce phénomène serait donc une déformation de « l’espace / temps »

Qu’en advient-il pour les galaxies qui s’éloignent l’une des autres à très grandes vitesse. Elles déforment « l’espace / temps » en dilatant espace et temps. Donc dans leur déplacements ultra rapides elles engendrent un ralentissement du temps et une dilatation d l’espace. Tout se passe comme-ci elles s’éloignaient les unes des autres sans gagner ni sur le temps ni sur l’espace, donc en  en restant immobiles. L’illusion de la vitesse ne serait qu’une déformation de l’univers !

Dilatation du temps, paradoxe des jumeaux

Comme ne psychothérapie, avant de construire du nouveau il faut souvent détruire l’ancien.  De même, pour pouvoir apprendre il faut parfois apprendre à désapprendre !

Notre concept de temps est particulièrement flou puisqu’il mélange les notions de durées et celle d’histoire.

L’histoire : forme le passé comme une construction mémorielle de nos expériences et de nos connaissances. Il n’y a pas de notion de temps dans la notion de passé mais seulement un classement chronologique de nos souvenir vécus ou appris.

La durée : Ce que nous appelons couramment « le temps » est en fait « la durée » mesurée en termes d’étalon interne qui est la durée de la rotation de la terre sur elle-même, soit un jour (divisé en 24 heurs de 60 minutes chacune, elle même divisé en 60 secondes) ou encore la rotation de la terre autour du soleil représentant une année de 365 jours. Quand nous disons que nous sommes en 2024 nous ne fixons pas une date dans le temps mais une durée de 2024 rotations de la terre autour du soleil à partir d’une année zéro (année de la naissance de Jésus s’il a jamais existé !).

La durée est un notion relative qui compare le durée d’un événement à la durée d’un événement étalon, ce n’est qu’un simple rapport de comparaison sans unité et ne peut donc être une grandeur.

Mais la grande inconnue c’est la durée de notre unité. Quelle est la durée absolue de la rotation de la terre sur elle-même, en quelle unité la définir, est-elle une grandeur universelle ou peut-elle être multiforme ?

Cette question a été répondue en 1905 par Einstein dans sa théorie de la relativité restreinte. Cette variable qu’il appelle temps est élastique : elle dépend de la vitesse de déplacement de l’objet en référence et du champs de gravité qui l’entoure.

C’est pour le moins une notion contre intuitive.

Nous avons l’habitude de considérer que notre temps est universel, qu’une seconde dans mon super marché vaut une seconde dans un avion, ou une seconde sur Mars. C’est cette notion qu’il va falloir chasser de notre esprit, car si elle est valable dans notre micro monde terrien elle n’est qu’une approximation et se trouve totalement fausse dans l’univers. Nul ne sait combien dure une seconde dans l’univers.

Essayons par un exemple simplifié d’en rendre compte :

Supposons deux amis. Serge est sur le quai de la gare et regarde passer un train dans lequel est assis Denis

Denis tient dans sa main une balle en caoutchouc qu’il lâche. Elle rebondi et revient dans sa main. (Figure 1)

La balle fait un trajet de 1m aller et retour dans un temps (durée) de 1 seconde terrestre.

Serge regarde passer le train et voit la balle suivre une tout autre trajectoire, en raison du déplacement du train. (Figure 2)

Manifestement dans le référenciel de Serge (sur le quai) la balle décrit un trajet plus long que dans le référenciel de Denis (dans le train).

Pourtant les événement s simultanés et on donc la même durée apparent (1 seconde) et la balle a dans les deux cas la même vitesse verticale. Comment peut-on dans ces condition avoir des parcours de longueur différente dans les deux référenciels.

C’est du au fait que des les deux cas l’unité seconde est relative, évaluée sur terre en référence à la rotation de la terre, Elle n’a pas la même durée dans l’absolu, dans le référentiel immobile et le référenciel en mouvement.

Pour un objet en mouvement le temps (la durée) se dilate et s’écoule plus lentement, alors que pour l’objet immobile (pardon de comparer Serge et Denis à des objets !) le temps (la durée) semble être plus contracté.

Dans un référenciel en mouvement le temps (la durée) est dilaté et se déroule plus lentement que dans un référenciel moins dilaté. Plus la vitesse d’un objet est grande et plus son temps (sa durée) est ralenti. Pour un objet se déplaçant à la vitesse de la lumière le temps serait figé et ne s’écoulerait plus … un chem : in vers l’immortalité !

Cette assertion est totalement contre-intuitive, mais tout vient de notre mauvaise interprétation de la notion de durée. Nous l’avons définie comme relative dans notre univers terrestre mais nous l’avons cru universelle  pour les autres mondes.

On peut alors approcher le problème des jumeaux tel que l’a proposé Langevin.

Deux jumeaux e 20 ans sont sur terre. L’un des jumeaux reste sur terre, l’autre embarque dans une fusée circulant à une très grande vitesse. La fusée fait un aller et retour sur plusieurs centaines d’années lumières. Au retour le jumeaux resté à terre a, par  exemple 32 ans et le jumeau qui a circulé dans la fusée a, par exemple 29 ans.

La valeur du temps (la durée) n’est pas universelle. Elle dépend de la vitesse de l’objet (et également des forces de gravités qui l’entourent)

Nous avons raisonné comme-ci la terre était le centre du monde alors qu’elle n’en est qu’un microcosme !

L’utopie de l’égalité entre les humains

Faisons d’abord un petit rappel sur la construction de la conscience humaine

Un être humain  construit son identité en se situant, se positionnant par rapport aux individus, aux situations qu’il rencontre. C’est en jugeant, analysant les situations auxquelles il est confronté par rapport à ses acquis culturels, moraux, ses connaissances, qu’il développe sa conscience et construit son identité. C’est ce qui défini chacun d’entre nous comme un être unique identifiable entre tous.

A sa naissance le bébé à peu d’expériences. Quelques sensation intra utérine, des relations à sa mère (odeur, voix, quelques gestes, un vague image). Il na encore pratiquement aucune identité (autre que sa morphologie qui est une identité extérieure C’est en se situant par rapport à son environnement et en confrontant ses valeurs acquise à la nouvelle situation qu’il va définir son positionnement vis à vis de toutes situations et enrichir sa conscience et progresser dans son identité

Au cours de sa vie, à chaque situation nouvelle nouveau positionnement et. enrichissement de la personnalité.

Le point de rupture est l’adolescence ou l’enfant va abandonner  le référencement à travers ses parent  pour passer à ses propres repères et sa propre vision de la vie. C’est une période de flottement, bien connue à l’adolescence, en attente d’une construction de la conscience solide.

On comprend que l’être humain à besoin de se positionner en permanence pour éviter ce sentiment de flottement qui nous submerge en cas de déficit d’identité (et qui confine à une sorte d’angoisse sourde).

Ce besoin de positionnement induit, inévitablement, une hiérarchisation des valeurs, et des êtres humain

Le besoin de sécurité à travers des repères bien établit entraine le besoin de repères, de  positionnement et donc une hiérarchisation. C’est ce que l’on observe dans tous les groupes humains, voire animaux.

Supposons que par un coup de baguette magique tous les êtres humains se retrouvent, un jour, avec le même patrimoine, le même revenu, il ne se passerai pas trois mois avant que ne ce dessinent de nouvelles inégalités. Ainsi va le monde.

L’égalité entre les humains est un concept totalement dépourvu de sens. Si deux êtres sont strictement égaux dans un domaine, ils seront différents dans des milliers d’autres … une hiérarchisation se produira inévitablement.

L’égalité entre les humains ne peut se produire que vis à vis d’un même concept extérieur  … par exemple l’égalité devant la loi, ou devant le climat et encore avec des réserves dues à la capacité d’adaptation de chacun devant la loi ou le climat.

L’égalité des êtres humains entre eux est donc une totale utopie, un objectif plus qu’un but, un « saint graal » que l’on recherche en sachant qu’il n’existe pas !

Faut-il fuir l’utopie, Certainement pas car elle donne un sens à notre vie, c’est un moteur de l’action donc de la vie. Par contre elle ne doit pas être une illusion qui nous masque la réalité.

Courrons après l’’utopie en ayant conscience qu’on ne la rattrapera jamais !

la représentation de la vie

On peut représenter la vie comme les transformations subits par  la matière sous l’influence de l’énergie. Il en existe bien sur une infinité d’autres définitions, mais celle-ci est la mienne, en cohérence avec la théorie de la psychologie relativiste. Cependant cette vision ne serait rien sans une capacité d’en donner une représentation manipulable par notre conscience. Être conscient des choses c’est pouvoir en donner une représentation, une image, sous une forme codifiée et donc décryptable et échangeable.

Notre vision du monde suppose donc une ou des clés de cryptage, paramètres de base de cet univers codifié.

Les humains ont choisit depuis la nuit des temps deux grandeurs fondamentales : le temps et l’espace. En fait, le temps n’existe pas en soi et n’est qu’un corolaire à toute modification de l’espace. L’espace, lui, n’est que la perception que l’on peut avoir de son environnement. Cet espace évolue avec les déplacements, concomitamment avec le temps.

Les grandeurs utilisées pour représenter mon univers ne sont donc pas le temps et l’espace (dont on ne peut avoir conscience) mais la durée et la distance, deux grandeurs relatives qui peuvent servir de base à la représentation de la vie. La durée est, par exemple une rotation de la terre sur elle-même (dont on ignore la valeur absolue) et la distance le mètre étalon (dont on ignore la longueur absolue). Qu’importe cette ignorance si ces grandeurs nous permettent de construire une représentation de notre monde (si relative qu’elle soit !)

Dans ce modèle, la durée représente l’évolution, et la distance sa représentation, les deux ne pouvant être séparés (espace-temps).

Comme pour représenter toute grandeur relative, pour représenter la durée et la distance il nous faut une origine, une fin, et une unité étalon. Nous avons ces unités étalon (rotation terrestre et mètre). Comment peut on définir origine et fin. L’origine peut être le moment présent dans lequel la matière est dans un certain état. Pour avoir un deuxième point il nous faut faire appel à une propriété des humains : La capacité mémorielle ! C’est elle qui va nous fournir le deuxième point. C’est dans notre mémoire passée ou prévisionnelle que nous allons retrouver le souvenir d’un état passé et pouvoir représenter le mouvement, la vie, dans notre conscience.

C’est certainement cette capacité de se représenter sa vie, donc de la manipuler, de se souvenir, donc de prévoir, qui donne à l’humain sa supériorité sur l’animal. L’humain peut gérer sa vie (ou du moins en  avoir l’impression) alors que l’animal la subit et s’y adapte.

Sans capacité mémorielle il n’y aurait pas de conscience de la vie. Nous serions toujours immobiles au moment présent et à l’endroit présent sans que rien ne bouge ou ne change.

Conclusion

La vie est un phénomène curieux dont nous sommes à la fois acteur et spectateur. Acteur parce que c’est de notre vie qu’il s’agit, et spectateur parce que nous n’en vivons que la représentation que nous pouvons en produire. Nous vivons se paradoxe d’être un acteur inconscient, passif, mais un spectateur actif car nous tentons d’en orienter le destin.

En bref, a la question : « c’est quoi la vie ? » la réponse : « serait nul ne le sait, mais on peut en donner une représentation qui nous donne l’impression de pouvoir la gérer ! »

C’est quoi la vie (1) ?

On peut définir la vie comme les transformations subits par  la matière sous l’influence de l’énergie. Il en existe bien sur une infinité d’autres définitions, mais celle-ci est la mienne, en cohérence avec la théorie de la psychologie relativiste. Cependant cette vision ne serait rien sans une capacité d’en donner une représentation manipulable par notre conscience. Être conscient des choses c’est pouvoir en donner une représentation, une image, sous une forme codifiée et donc décryptable et échangeable.

Notre vision du monde suppose donc une ou des clés de cryptage, paramètres de base de cet univers codifié.

Les humains ont choisit depuis la nuit des temps deux grandeurs fondamentales : le temps et l’espace. En fait, le temps n’existe pas en soi et n’est qu’un corolaire à toute modification de l’espace. L’espace, lui, n’est que la perception que l’on peut avoir de son environnement. Cet espace évolue avec les déplacements, concomitamment avec le temps.

Les grandeurs utilisées pour représenter mon univers ne sont donc pas le temps et l’espace (dont on ne peut avoir conscience) mais la durée et la distance, deux grandeurs relatives qui peuvent servir de base à la représentation de la vie. La durée est, par exemple une rotation de la terre sur elle-même (dont on ignore la valeur absolue) et la distance le mètre étalon (dont on ignore la longueur absolue). Qu’importe cette ignorance si ces grandeurs nous permettent de construire une représentation de notre monde (si relative qu’elle soit !)

Dans ce modèle, la durée représente l’évolution, et la distance sa représentation, les deux ne pouvant être séparés (espace-temps).

Comme pour représenter toute grandeur relative, pour représenter la durée et la distance il nous faut une origine, une fin, et une unité étalon. Nous avons ces unités étalon (rotation terrestre et mètre). Comment peut on définir origine et fin. L’origine peut être le moment présent dans lequel la matière est dans un certain état. Pour avoir un deuxième point il nous faut faire appel à une propriété des humains : La capacité mémorielle ! C’est elle qui va nous fournir le deuxième point. C’est dans notre mémoire passée ou prévisionnelle que nous allons retrouver le souvenir d’un état passé et pouvoir représenter le mouvement, la vie, dans notre conscience.

C’est certainement cette capacité de se représenter sa vie, donc de la manipuler, de se souvenir, donc de prévoir, qui donne à l’humain sa supériorité sur l’animal. L’humain peut gérer sa vie (ou du moins en  avoir l’impression) alors que l’animal la subit et s’y adapte.

Sans capacité mémorielle il n’y aurait pas de conscience de la vie. Nous serions toujours immobiles au moment présent et à l’endroit présent sans que rien ne bouge ou ne change.

Conclusion

La vie est un phénomène curieux dont nous sommes à la fois acteur et spectateur. Acteur parce que c’est de notre vie qu’il s’agit, et spectateur parce que nous n’en vivons que la représentation que nous pouvons en produire. Nous vivons se paradoxe d’être un acteur inconscient, passif, mais un spectateur actif car nous tentons d’en orienter le destin.

En bref, a la question : « c’est quoi la vie ? » la réponse : « serait nul ne le sait, mais on peut en donner une représentation qui nous donne l’impression de pouvoir la gérer ! »

Espace et temps, une même variable

L’espace et le temps ont été théorisés par Isaac Newton (1787) comme deux entités « métaphysiques » dans lesquelles  évoluerait la matière. En 1905-1915, Albert Einstein propose de réunir ces deux grandeurs dans une variable unique l’espace-temps. De nos jours nous vivons encore, dans la vie courante, selon la représentation Newtonienne : Le temps s’écoule indéfiniment et l’espace est infini   

Mais il est possible également d’arriver à la conclusion d’Einstein, non par le truchement des équations physiques (ce dont je serai incapable) mais par une simple réflexion philosophique accessible à toute personne de bon sens et prête à se remettre en cause.

La vie

Posons que « la vie » c’est le mouvement, la transformation, l’évolution. Ce qui ne remplis  pas ces critère est inerte et non vivant. Cette vie a deux paramètre fondamentaux, le temps et l’espace.

Le temps et l’espace

Nous n’avons pas de représentation du temps, mais celui-ci peut être représenté par la durée. C’est une grandeur relative puisqu’elle compare une durée quelconque à une durée étalon qui est la durée d’une rotation de la terre autour du soleil fixée arbitrairement comme une année. Mais, évidemment, nous n’avons aucune idée de combien dure cette révolution. Notre notion du temps n’est pas absolue mais relative

Nous n’avons pas également de représentation de l’espace, mais celui-ci peut être représenté par la distance. C’est une grandeur relative puisqu’elle compare une distance quelconque à une distance étalon qui est le mètre : initialement une barre de métal dont la longueur a été fixée à 1 mètre. Évidement nous ne savons pas dans l’absolu combien mesure 1 mètre. Notre notion de l’espace n’est pas absolue mais relative.

La représentation du temps et de l’espace

Comment représentons-nous le temps. Il y a celui que nous appréhendons, c’est à dire l’instant présent. Il a une durée infiniment petite puisque à peine apparaît-il qu’il disparaît. De fait il n’existe jamais. Mais en rassemblant nos souvenirs, nos expériences, nos apprentissage nous pouvons construire une chronologie des événements, en termes d’avant / après, en termes de causes / effets qui nous brosse une fresque du temps dans le passé ou dans le présent. Cette construction, toute intellectuelle, ne contient cependant que les éléments connus de nous et non l’ensemble de ce qui serait envisageable. Le temps n’es donc pas universel mais dépend de l’observateur. A chacun son histoire, à chacun son temps.

Maintenant comment représentons-nous l ‘espace. Il y a l’espace immédiat, celui que nous appréhendons autour de nous. Notre environnement qui bien sûr n’est pas tout l’espace. Mais nous pouvons nous faire une représentation topologique de cet espace à partir de nos souvenirs, de nos expériences et de nos apprentissages. Une gigantesque carte en trois dimensions. Cette carte ne renferme que ce qui est connu de nous. C’est une représentation intellectuelle de l’espace qui nous est personnelle. A chacun sa carte, à chacun son espace.

La relation entre le temps et l’espace

Y a-t-il maintenant une relation entre temps et espace ?  

L’espace et le temps évoluent toujours ensemble. Toute modification de l’espace implique une durée. Inversement, dans un espace figé, ou il ne se passe rien le temps et également figé (ce qui est normal puisque l’étalon de durée qui est la rotation de la terre autour du soleil n’existe plus)

Les variations du temps et de l’espace sont concomitantes, elles sont si intimement liées que ce couple n’est en fait qu’une seule et unique variable de la vie

Conclusion

On peut dire que temps et espace ne sont qu’une unique variable. On doit donc oublier la représentation Newtonienne à deux variables pou s’en tenir à la vision d’Einstein de l’espace-temps. C’est un exercice difficile tant notre vision du monde et construite sur la vision du temps qui  s’écoule et  de l’espace réceptacle statique d’un monde en mouvement.

J’ai testé chatGPT

Pour me faire une petite idée de ce que peut m’apporter chatGPT, dans le domaine de la connaissance, de la création, ou de la prise de décision.  je me suis livré à quelques petit test en lui posant un certain nombre de question de nature diverses.

Les victoires de Napoléon

Napoléon Bonaparte est l’une des figures les plus emblématiques de l’histoire de la France et de l’Europe, en grande partie en raison de ses nombreuses victoires militaires et de son rôle dans la restructuration politique de l’Europe au début du XIXe siècle. Voici quelques-unes de ses victoires les plus célèbres :

  1. Bataille de Marengo (1800) : Cette bataille a eu lieu en Italie, où les forces françaises dirigées par Napoléon ont vaincu les Autrichiens …

Un exposé très exhaustif des diverses batailles victorieuse de Napoléon

Doit-on interdire l’Abaya à l’école ?

En tant qu’assistant, je n’ai pas d’opinion personnelle. Les politiques concernant l’uniforme scolaire, y compris les vêtements religieux tels que l’Abaya, varient d’un pays à l’autre et d’une école à l’autre. Il est préférable de consulter les règles et réglementations spécifiques de l’école ou du pays concerné pour obtenir des informations précises sur ce sujet.

Voilà une réponse qui « ne mange pas de pain » un constat sans grand intérêt

Un délinquant hors la loi doit-il encore être protégé par la loi qu’il bafoue ?

En général, les lois et les systèmes juridiques visent à protéger les droits de tous les individus, y compris les délinquants présumés ou condamnés. Cela découle de principes fondamentaux de la justice et de l’État de droit. Voici quelques raisons pour lesquelles même les délinquants sont généralement protégés par la loi :

Présomption d’innocence …

 Droits fondamentaux : droit à un avocat, le droit de rester silencieux, le droit à un procès équitable et le droit à une défense équitable …

Prévention de l’abus de pouvoir …

 Réhabilitation …

 Justice équitable …

En résumé chat GPT se contente d’énumérer les droits et recours offert par notre justice à tout justifiable, mais aucune réponse à ma question

Un narcissique peut-il facilement devenir paranoïaque ?

Il est possible pour un narcissique de développer des traits paranoïaques, mais cela dépend de la personne et de la gravité de son narcissisme. La relation entre le narcissisme et la paranoïa peut être complexe et peut varier d’un individu à l’autre. Voici quelques points à considérer :

    Narcissisme et paranoïa sont des traits distincts : Le narcissisme est caractérisé par un sens excessif de l’importance de soi, un besoin constant d’admiration et un manque d’empathie envers les autres. En revanche, la paranoïa implique une méfiance excessive envers les autres, des soupçons injustifiés, et la croyance que les autres complotent contre soi.

En résumé une petite énumération, «  une petite question de cours » sur le narcissisme et la paranoïa

Conclusion

Après un certain nombre d’investigation j’arrive à l’analyse suivante :

  1. chatGPT est véritablement une intelligence en ce sens qu’il est capable (comme si il le lisait) d’interpréter un texte littéral pour lui donner du sens. C’est déjà prodigieux
  2. Il et capable de retranscrire « sa pensée » en un texte en Français (je n’ai pas essayé d’autres langues) d’une qualité remarquable tant sur le plan du vocabulaire que de la syntaxe. C’est un des éléments de l’intelligence.
  3. Il est capable de remarquablement « compiler » les données qui lui sont accessibles pour produire un texte clair et ordonné.
  4. Il ne veut pas prendre de décisions, prendre parti, hiérarchiser les données ni les critiquer.
  5. C’est un magnifique archiviste auquel peu de choses échappe, un merveilleux outil pour les rédacteurs
  6. Il a accès à toutes les données informatisées mais ne peut « fouiller » dans les livres et les papiers.
  7. Il ne peut authentifier la crédibilité des données qu’il traite
  8. ChatGPT est un outil de l’intelligence artificielle, mais il n’est pas toute l’I.A., celle-ci a d’autres possibilités de réflexion qui dépassent ce logiciel, notamment dans le domaine de la validité des données, de leur hiérarchisation, et de la prise de décision qui  en découle.

Abaya … promis aprés j’en parle plus

La polémique sur le port de l’Abaya est le type même des discussions stériles par essence. Les querelles portent « à coup de mots » dont on ne cerne pas la définition. C’est un bon exemple pour en parler.

Avant de « balancer » des mots dans un débat, encore faudrait-il se mettre d’accords sur ce qu’ils veulent dire … et ce n’est que trop rarement le cas. Je ne suis pas trop pour la technocratie et le triomphe de la raison, mais lorsque que l’’on veut polémiquer, argumenter par la raison et pour avoir raison il faut bien mettre son affect en veilleuse et parler précis.

Prenons quelques exemples.

ABAYA : Il s’agit d’un vêtement traditionnel de très vieille origine Bédouine (pense-t-on). Ce vêtement féminin, long, ample est le BA BA du costume primitif. Toutes les civilisations ont commencer par porter ce type de vêtement car c’est le plus intuitif dans la création et la confection d’une protection contre le froid, le chaud … ou le regard. En ce sens il s’agit d’un banal attribut féminin. Mais la polémique s’ouvre. L’extrême droite veut y voir un costume religieux (dans son désir de « casser de l’arabe ») l’extrême gauche veut y voir un costume civile (pour satisfaire son élan wokiste). Dans les fait, dans le strict cas de notre polémique, il s’agit d’un vêtement civil porté à fin d’identification religieuse. Comme il y a des armes par nature et des armes par destination, il y a des vêtement civil par nature et religieux par destination.

La difficulté est que pour parler de « par destination » il faudrait plonger dans le cerveau de celle qui l’affiche ! on n’est donc plus dans la certitude mais dans l’estimation. Certains vont y voir un désir de grand remplacement islamique, d’autres une recherche d’identité d’adolescent en recherche de repères, un réaction à un environnement, pourquoi pas une mode d’adolescents ! Bref on ne peut que spéculer sur les intentions réelles de ces jeunes filles. Conclure à leur place me paraît intellectuellement malhonnête.

VETEMENT RELIGIEUX : Qui sait précisément ce qu’est un vêtement religieux. Pour moi cela reste très flou. On peut considérer que les vêtements liturgiques portés par les prêtres, moines, des diverse religions sont de nature religieuse. Ce genre de « déguisement » est présent dans quasi toutes les religions. De super kitsch chez les orthodoxes à très minimalistes chez les musulmans et les protestants. Il s’agit de sorte d’uniformes religieux puisque réservés aux religieux.

Parlons maintenant de vêtement religieux portés par des laïcs (pris ici non dans le sens commun mais comme désignant les fidèles non ordonnés ou assumés prêtres). Chez les Juifs on retrouve le « Talith » (pour faire très court un écharpe à franges) assurément de nature religieuse et d’autres attributs qui sont plus signe d’appartenance (Chapeau noir, papillotes et Kipa). C’est une communauté ou le religieux et le civil sont encore très imbriqués. Dans les autres religions ces types de vêtement sont rares. L’Abaya n’est, stricto sensu pas un vêtement religieux. Pourtant pour raisons diverses et divergentes il est considéré par l’extrême droite, et, peut-être, par les jeunes filles qui veulent le porter comme  l’affirmation d’une appartenance religieuse. Pour l’extrême gauche il est symbole de liberté et d’émancipation. Pour les féministes c’est le symbole de la femme esclave !  Allez vous faire une idée. Quand on commence, à des fins politiques, de tenter d’objectiver un ressenti subjectif on n’est plus dans le domaine de la raison  

LAICITE : Une notion assez floue puisque l’on est obligé de parler de « laïcité à la Française » différente des laïcités Anglaises, Américaines ou autres. Le consensus dans notre pays est, non la tolérance, mais l’acceptation de la pratique toutes les religions sur le territoire dans la mesure où elles respectent les lois de la république. Liberté chérie, liberté religieuse. Là encore quelques nuances. En France la presse et l’expression sont dites libres. Ce n’est pas tout à fait vrai, elles sont plutôt régulées, certes de façon très libérale, mais pas totalement libre. Interdiction des paroles antisémites, raciste, homophobes, pédophiles, obscènes, ou pouvant troubler l’ordre public. Il en est de même pour les religions, libres mais régulées, de façon sensiblement analogue et pour les même raison que la presse.

La France se veut une république laïc Elle doit se comporter comme telle et en assumer toutes les conséquences !

ECOLE LAIQUE : L’école, issue et gérée par la république ne peut être que laïques. L’école républicaine est par nature même, laïque. En France il n’y a, de fait, que l’école et les écoles confessionnelles, non gérées mais régulées par la République. Pourtant notre école est moins laïque que la république dont elle est issue. Les signes qui pourraient rappeler une appartenance religieuse sont acceptés dans la cité mais interdite à l’école. Vous pouvez porter Kipa, Croix, Croissant, dans la rue, au cinéma, au stade, dans une foule … mais pas à l’école. Professeurs et élèves, bien que représentant de l’élite intellectuels de la nation, sont-ils des sous citoyens avec moins de liberté que les autres ?

L’ENSEIGNEMENT LAIC : Le contenu  de notre enseignement est assez largement ouvert à tout. On n’exclu pas un théorème par qu’il a été émis par Einstein ou Averroès. L’enseignement de la littérature étant essentiellement axé sur les classiques Français, donc d’obédience catholique. Il ne s’agit en aucun cas d’atteinte à la laïcité mais d’un simple état de fait. Notre littérature ne s’est vraiment dégagée de la culture catholique qu’à partir du XVI ème avec Voltaire, Montesquieu, Rousseau, D’Alembert, Zola, Balzac, Hugo … jusqu’à Sartre et Camus. Un point faible reste la philosophie qui ne peut s’envisager sans la notion basique de religions. Il y a là un gros efforts à faire. la métaphysique reste le fondement de toute philosophie, et de toutes religions. Apprendre à connaître les croyances des autres serait un grand pas pour les accepter.

CONCLUSION : Cette polémique sur l’Abaya certes stérile et surtout mal emmanchée doit nous servir de réflexion. On voit bien comment ces notions sont floues et les discours sans assises. Comment voulez vous vous mettre d’accord alors que vous ne parlez pas la même langue. Nos politiques sont les rois pour parler pour ne rien dire dans des dialogues de sourd sans rime ni raison. Ne nous laissons pas berner par ces diarrhées verbales, ces débats du café du commerce. Parler de religions sans les connaitre et surtout sans les respecter pour ce qu’elles sont n’est pas digne. Avant de « dégoiser » sur les éventuelles dérives de telle ou telle religion apprenons à les évaluer.

Équivalence du temps et de l’espace

Je ne reprendrais pas la discussion sur l’existence du temps car il a été suffisamment montré qu’il n’existe pas. Le temps est une construction intellectuelle qui organise nos souvenirs ou nos projections en termes de relation chronologique avant-après. Il n’existe qu’un présent intemporel, tout le reste n’est que spéculations et représentations. Quelque soient vos efforts d’imagination, pour vous remémorer vos souvenirs, tout cela se passe pour vous dans un présent qui vous reste fixement lié.

Un élément pourrait sembler échapper à ce déni du temps, c’est « la durée » (rien à voir avec les macarons !) Celle-ci serait une mesure du temps selon le principe général des mesure, un point de départ, un point d’arrivée, et une unité de mesure fixe (étalon)

Tout repose sur la représentation temporelle des points de départ et d’arrivé dont au moins l’un d’eux est situé dans un passé périmé ou un futur encore inexistant. On conçoit bien qu’il ne peut s’agir d’une mesure physique puisque au moins l’un des marqueurs n’existe pas. La durée est, elle aussi, une vision intellectuelle dépendante de notre vision mémorielle chronologique des événements.

On pourrait dire que la durée est encore un non existant. Pourtant la durée est bien un marqueur de l’évolution de notre espace.

Comment se mesure la durée :

  1. On fixe un événement initial qui pourrait être un moment dans le temps, mais également un état ou la position d’un objet dans l’espace
  2. On fixe un état final qui pourrait être un moment dans le temps ou également un autre état ou la position d’un objet dans l’espace.
  3. On détermine un étalon de mesure. On cherche un événement récurent qui nous donnera un étalon permanent. On a choisit une rotation de la terre autour du soleil qui nous semble (à notre échelle) un invariant. Il est pris comme étalon de temps (durée unitaire) mais il pourrait tout également être pris comme un étalon de variation de l’espace (puisque la distance parcouru par la terre en une rotation est, elle aussi invariante)

On voit que notre référentiel qui définit la durée pourrait aussi s’appliquer à une grandeur qui serai la variation de l’espace. Temps et espace se mesurent avec le même étalon : La rotation de la terre autour du soleil. Le temps de cette révolution est évidemment inconnu dans l’absolu, alors que la longueur de celle-ci est bien définie. Cependant la mesure de la révolution est exprimée en mètre qui est d’une longueur inconnue. On conçoit alors que les notions de temps  et de durée ne sont absolument pas utiles pour décrire notre univers. On peut facilement les remplacer par les notions d’espace et de modification de cet espace. En effet toute variation de l’espace implique le déplacement d’un ou plusieurs corps dans l’espace

 Pour cela il serai nécessaire de définir une nouvelle grandeur représentant le déplacement d’un corps dans l’espace entre un état initial et un état final, c’est à dire la distance.

On comparera alors un déplacement dans l’espace(une distance) par rapport au déplacement de la terre autour du soleil pris comme étalon (940 021 905 kilomètres) et appelé : « Révolution ».

 La distance entre les corps célestes éloignés ne se mesurerai plus en année lumière (qui rappelons-le est une unité de distance) mais simplement en révolution ou ses multiples.

Il s’agit toujours d’une mesure relative car si on connait la distance en mètres parcouru par la terre dans sa révolution on ne saura jamais combien mesure, dans l’absolu, un mètre.

L’important est de voir que l’on pourrai pour une description de notre univers se passer totalement des notions de temps et de durée. Cependant cela remettrai en cause l’usage de la vitesse de la lumière (qui comme toute vitesse inclus la notion de temps, mais qui pourrait être évaluer en terme de distance relative). On ne change pas de paradigme aussi facilement que ça !

P.S. Nous avons l’habitude d’une représentation de l’univers basée sur deux inconnues : « Le temps et l’espace ». Il est paradoxal que nous soyons si fiers de ce système reposant sur deux entités dont nous ignorons tout et qui, selon toute présomption, nous resterons inaccessibles. C’est la magie de la science de proposer  pour ce qui nous est inconnu (comme la vie, le monde) des systèmes de représentations fondés sur d’autres inconnues.

J’ai proposé ici un système représentatif basé sur une seule inconnue : L’espace en oubliant le temps qui n’en serai qu’un corolaire. On pourrait tout autant établir un système basé sur une seule inconnue : Le temps en oubliant l’espace.

Nous élaborons des représentations de ce qui nous échappe basées sur des concepts inconcevables, et pourtant ça marche. L’esprit humain est vraiment incroyable !

Et si on se « plantait » sur l’univers, le temps et l’espace

Le temps et l’espace sont deux concepts qui ont fait couler beaucoup d’encre. Ce sont deux notions à la limite de la métaphysique et comme telles sont l’objet de bien des controverses, de polémiques et de fantasme.

Sujet d’une controverse entre Aristote et Démocrite (Qui prophétisa l’atome 400 ans AV JC)

 l’espace et le temps reçurent leur définition moderne de Newton (1687) qui décrit l’espace et le temps comme deux réceptacles de la matière, mais pré existants à celle-ci. C’est encore la notion qui fait partie de la culture populaire et que nous utilisons tous les jours (le temps qui s’écoule et l’espace infini).

En 1905 dans sa première théorie de la relativité, Einstein définit espace et temps comme une grandeur unique appelée espace-temps que la matière peut déformer pour induire le mouvement. Les déformations de l’espace-temps peuvent produire un éloignement de deux corps célestes sans que ceux-ci est besoin de bouger. Ce ne sont plus  les corps qui sont mobiles  mais leur référentiel qui varie.

Dans tous les cas, espace et temps sont des grandeurs de nature similaire, qu’ils soient séparés ou réunis. C’est sur ce point que j’ai quelques réserves.

C’est l’observation des enfants qui m’a interpellé.

Dans le développement des petits enfants, outre l’aspect fusionnel avec son environnement proche, le petit enfant fait évidemment ses propres expériences.

  1. Il doit intégrer la cohérence de son corps. Comment sa main est reliée à son corps par son bras, comment sa main peut se positionner par rapport à son pied. C’est un élément de développement généralement occulté mais qui sera un facteur principal dans sa future cohérence et sa capacité de concentration. C’est aussi sa première découverte de l’espace qu’il occupe.
  2. Il va ensuite découvrir la distanciation avec les objets qui l’entourent (hochet, doudou, jouets). Il va apprécier quand sa mère s’approche ou s’éloigne et envisagera l’espace à travers la vue et l’odorat.
  3. A quatre pattes il va appréhender l’espace de sa chambre (si il à la chance d’en avoir une !), chercher à éviter ou aller chercher les objets, à contourner les obstacles. C’est une découverte et une conceptualisation de son espace.
  4. Plus tard il va marcher, ce qui implique de se situer dans l’espace, utiliser les repères spatiaux pour assurer son équilibre. Bref il fait la découverte de l’espace. A noter que les animaux sont généralement plus précoces dans cette exploration/découverte.

En ce qui concerne le temps l’enfant n’en fait pas la découverte mais en fait l’apprentissage. Ceci lui demande une conscience cognitive plus élaborée et ce n’est que plus tard qu’il peut y accéder

  1. Vers 3 à 4 ans il apprend de ses parents les notion d’avant/après, de demain/hier qui seront ses premiers repères dans le temps.
  2. Il faudra attendre l’âge de 6 ou 8 ans pour qu’il finisse à apprendre à lire l’heure.

On voit apparaître une différence notoire entre la notion d’espace qui se découvre (donc pré existante) et le concept du temps qui lui s’apprend comme toutes les connaissances humaines.

L’espace et le temps ne sont donc pas de même nature !

J’ai déjà eu l’occasion de montrer que le temps n’existait pas. Ce que nous appelons le temps n’est qu’une organisation chronologique de nos souvenirs. Un construction intellectuelle. En fait il s’agit plutôt d’une durée, intervalle de temps entre deux événements mesuré à partir d’un étalon de temps basé sur la rotation de la terre. Le temps ne serai que l’image d’une transformation, une image du mouvement.

Qu’est-ce que la rotation de la terre ? c’est une modification de l’espace puisque la terre change de position dans l’espace en tournant autour du soleil. Combien de temps dure une rotation de la terre. Par définition 1 ans, mais en fait mystère. L’étalon de mesure de la durée sera donc basé sur une modification (reproductible) de l’espace. La durée n’est donc qu’un artefact de l’espace. Le temps ne joue aucun rôle, tout se passe dans l’instant présent, et le passé et le futur ne sont que des construction intellectuelles qui organisent nos souvenirs et nos prédictions. Le temps n’existe pas.

Prenons la métaphore d’un tournage de cinéma : Sur le plateau les acteurs jouent la scène. Les instants se succèdent et disparaissent. L’espace de la scène change à tout moment du début à la fin de la séquence. Après il ne reste rien de l’histoire. Par contre le film, souvenir mémoriel de la scène garde la mémoire, image par image, de ce qui s’est déroulé. La scène c’est l’espace, le film c’est le temps. Une mémoire chronologiquement organisée des instants dans l’espace, un simple artefact.

La variation de l’espace ne se mesure pas en absolu. Par contre on peut utiliser la durée qui sert à comparer une modification de l’espace par rapport à une modification étalon de l’espace (la rotation de la terre). C’est une mesure des plus classique avec un point initial, un point final, et une étalon de mesure de même nature que la grandeur à modifier.

Le temps n’existant plus il nous reste une seule grandeur d’essence métaphysique : l’espace. Mais cet espace existe-t-il ?

Il est un néant peuplé de matière. C’est la présence de corps célestes qui fait la réalité de l’espace. Celui-ci ne se défini que et seulement que par la matière qui l’habite. Ce sont les corps célestes et leurs relations mutuelles qui le créent. Hors matière, pas d’espace … pour la bonne raison qu’il n’y aurai pas d’observateur pour le percevoir ! Pourtant nous savons représenter cet espace en imaginant un univers à 3 dimensions dans lequel nous situons nos entités célestes. Ceci donne corps à l’espace comme la chronologie donne corps au temps.

On règle également ainsi la finitude de l’espace qui se termine avec le dernier corps céleste connu. C’est une « petite pirouette » mais après tout, la sagesse n’est-elle pas de se contenter de ce qui nous est accessible ?

Maintenant que j’ai bien démoli le temps et l’espace … Je vais aller prendre du bon temps dans ‘l’espace santé de ma salle de sport !

Modèle thermodynamique de la conscience

On peut assimiler notre conscience à un système thermodynamique (système de gestion des énergies). Pour cela énonçons les trois grands principes de la thermodynamique

  1. Le premier principe énonce que l’énergie ne peut être créée. Elle peut se transformer mais ne peut apparaître ni disparaître. Ce qui voudrait dire que depuis le supposé big bang l’énergie totale de l’univers n’aurait pas variée
  2.  Le second principe énonce que dans un système isolé l’entropie d’un système ne peut que croitre. Celle-ci représente le niveau de désordre d’un système. Il en résulte que dans toute évolution d’un système isolé celui-ci doit perdre son organisation et évoluer vers le chaos
  3. La température d’aucun système ne peut atteindre le zéro absolu, ce qui représenterait une entropie nulle, donc une énergie interne (enthalpie) du système nulle.

Ce sont ces principes que nous allons appliquer à la construction de la conscience

Considérons, tout d’abord, que la conscience humaine n’est pas un système isolée puisque par nécessité elle échange avec le monde extérieur. Son évolution n’est pas supposée à priori l’entrainer vers le chaos.

Considérons tous messages reçu par notre conscience de l’extérieur comme un apport d’énergie. Toute information véhicule de l’énergie.Ceci est parfaitement justifié puisqu’il s’agit : de lumière, soit un jet de photons (la vue), d’une onde sonore (l’ouïe), d’une impulsion tactile (toucher) ou d’une liaison moléculaire (odorat et gout).

Cet apport d’énergie va, via notre système sensoriel, activer certaines zones du cerveau qui va ainsi accroitre localement son niveau d’énergie. Pour retrouver son état d’équilibre celui-ci va devoir dissiper ce surplus énergétique. Il va le faire de deux manières

  1. En créant des liens  logiques entre cette image mentale et les images déjà intégrées ultérieurement (la création d’un lien dans un réseau nécessite un apport d’énergie)
  2. Soit en la consommant dans des comportements (Parole, écrit, gestuelle, réactions psychosomatiques)
  3. Le cerveau retrouve un équilibre mais avec un niveau d’énergie potentielle accru. Puisque le réseau c’est enrichi. L’environnement lui a fourni cette energie.
  4. Il existe également un sous-système thermodynamique géré par la conscience. C’est le système neuro musculaire qui lui également utilise des apports extérieurs (aliment et oxygène) consommés dans l’action musculaire. La conscience gère ce système via les sensations de faim et de satiété et par la gouvernance des comportements cités plus haut.

C’est cet accès à un niveau énergétique supérieur qui va permettre à la machine humaine de créer et de produire. Ceci montre combien la communication de l’être humain avec son environnement est indispensable à la vie. Sans apport via la communication l’humain ne peut enrichir sa conscience (en élever le niveau d’énergie) et alimenter sa créativité. La communication est le moteur de la vie des humains

Si, au contraire un humain se trouve totalement isolé, sans contact avec l’extérieur, il devient une machine thermodynamique isolée et son entropie ne peut qu’augmenter. Son réseau de conscience se disloque, évolue vers le chaos, et l’humain vers la folie.

Voyons maintenant comment cette machine thermique évolue avec le temps

  1. Dans le premiers âges l’enfant à une relation fusionnelle avec son environnement (parents, proches, éducateurs, télévision …) il est en disposition plus que favorable pour ingérer tous les messages qui lui viennent de l’extérieur. On peut dire qu’il est « gavé » d’énergie. Il va amasser et entasser les connaissances et les expériences. Il enrichit sa conscience et va dépenser ce surplus d’énergie dans une activité intense. Il bouge, il court, et ne reste jamais en place
  2. Passé l’adolescence le jeune adulte prend son autonomie. Il reste avide d’expériences mais devient plus sélectif. Il continue à enrichir sa conscience mais cherche plus à la consolider, et à la structurer. Son surplus d’énergie diminue mais sa capacité cognitive, ses connaissances pallient à ce léger  déficit et contrôle ses comportements. Il l’utilise moins à s’agiter et plus à créer, construire, entreprendre.
  3. Chez le vieillard l’appétit de connaissances et de nouveautés s’atténue. Il n’y a plus de carburant dans le moteur et l’activité s’efface

Dans les psychopathologies, l’énergie acquise par l’information construit des liens erronés, des comportements erratiques. La mauvaise interprétation des messages reçu conduit le cerveau, non pas à dysfonctionner mais à fonctionner en fonction de messages mal compris et d’un réseau de conscience incohérent.

85 ans, il est temps de parler de la mort

C’est une événement de la vie très étrange. On ne le choisit pas, on le subit, on ne sait pas de quoi il s’agit, on se le représente difficilement, il est hors du champ de la raison et laisse le terrain à toutes les spéculations affectives.

C’est pourtant un événement d’une banalité totale (2000 morts par jour rien qu’en France) mais comme toutes les situations  que l’on ne comprends pas il nous angoisse.

Tenter d’en donner une interprétation raisonnée peut aider à le dédramatiser.

C’est quoi la mort, on n’en sait rien et c’est bien là le problème. Chacun s’en donne une représentation

  1.  La vision religieuse : Dans toutes les croyances religieuses, après la mort, la vie éternelle. Notons bien que l’on dit après la mort et non après la vie ! ce qui donne à la faucheuse un rôle charnière capital alors que si l’on passe de la vie à la vie éternelle la mort n’est ni un temps, ni un fait. C’est à mon avis une représentation néfaste qui donne à « la camarde » un rôle qu’elle ne mérite pas. De plus elle promet une vie éternelle, notion transcendantale, irréelle, non définie qui lui donne un coté sans repère et pleine d’angoisse
  2. La vision semi religieuse : Elle concerne les individus non croyants mais enclin à une vision religieuse et transcendantale de la vie. Ils ne croient pas, théoriquement, à la vie éternelle mais pratiquent tous les rites qui s’y rapportent comme enterrer dignement les morts en les traitants comme si ils étaient encore vivants, fleurir les tombes ou les urnes, et aller les visiter
  3. Les véritables athées n’existent pas. Quoi qu’ils puissent affirmer, nul ne peut se départir d’une certaine vision religieuse de la vie. Même les scientifiques purs font appel à des notions transcendantales comme l’infini ou le zéro. Parlons plutôt des agnostiques de tous poils qui sans nier l’existence non affirmée d’une transcendance, ont délibérément choisis une vision de la vie limitée à ce qui nous est accessibles, la vision humaine. Pour eux la vision est naturaliste. Les plantes naissent d’une graine, s’épanouissent, fleurissent, engendre des graines, meurent, et se décompose. Il en est de même pour les animaux, et les humains. La vie est un simple « artefact » de la nature. Sous cet aspect naturaliste la mort est le geste le plus écologique qui soit. Sans elle, plantes, insectes, animaux, humains, se développeraient à l’infini et la planète serai très rapidement invivable. Mourrons pour sauver la planète comme d’autres sont mort pour sauver leur patrie !

C’est cette dernière vision que je développerai. La mort comme un inévitable, un incontournable, une partie intégrante de la vie.

Et pourtant même si la mort est acceptée, nous restons « accro » à la vie. Dans « la voie royale » Malraux faisait dire à Perken, l’aventurier de la jungle : « Ce qui  est difficile dans la mort c’est d’arrêter d’écrire sa biographie ! ». Mourir c’est un peu arrêter de conter son histoire, comme si dans une conversation dans laquelle vous vous exprimez avec passion quelqu’un vous coupe brutalement la parole. Vous vous sentez immédiatement écarté, mis de côté. La vie, c’est une chambre d’hôtel que l’on a réservé pour 80 ans et qu’il faut libérer un jour, ou les vacances qui se terminent !

En psychologie relativiste l’essence d’un être, sa définition, vient de sa conscience qu’elle soit cognitive, émotionnelle, ou organique. La disparition de cette conscience signifie la disparition de l’être. La mort joue ce rôle de nous transporter dans un néant difficilement représentable, pour l’accepter, il faut savoir accepter que ce néant, quel qu’il soit, ne nous concerne pas puisque, alors, nous n’existerons plus. Ce n’est évidemment pas facile de renier quelque chose que l’on ne peut même pas imaginer… mais c’est la sagesse que de vivre dans un monde que l’on ne comprend pas totalement.

Les meilleures histoire ont une fin, la notre ne fait pas exception ! Nous étions matière et nous retournons en matière.

P.S. Pour mettre un peu de dérision dans ce propos, parlons de mes obsèques car :

J’en suis désolé pour ceux qui voudraient y participer, mais je serai malheureusement absent, retenu ailleurs  par d’autres projets indépendant de ma volonté.

Comme j’ai toujours aimé la viande rouge, pour mon incinération, de grâce, pas trop cuit et en ce qui concerne mes cendres, je ne suis pas un Phoenix qui renait de ses cendres, alors elles n’ont aucune valeur ne serait-ce que symbolique. Elles sont composées  de tanins, de sels de calcium et de potassium, de carbonates et de phosphates. Rien qui justifie un élan affectif. Plutôt que « d’honorer » les morts qui ne sont plus, portons notre affection sur les vivants.et notre respect sur les vivants, et s’il faut « fleurir », fleurissons les vivants plutôt que les morts.

Et surtout pas de regrets, genre « il va nous manquer, quel peine de l’avoir perdu » … je préfèrerais : « Quelle chance de l’avoir connu »

Un drôle de sujet du bac

Un sujet du Bac (philo je crois) était :

« Le langage déforme- t-il la pensée ? »

Un sujet bien bizarre pour les raisons suivantes

  1. La réponse à cette question devrait être : OUI, Non, ça dépends, ou je n’en sais rien ! La  dernière réponse est bien sûr à éviter dans un examen ! La réponse « ça dépends » mérite argumentation, les réponses Oui ou Non n’en nécessitent logiquement pas. Mais la logique n’est pas la logique d’examen et il faut bien faire un développement. La réponse doit évidemment être Oui (logique d’examen oblige)
  2. La question est cependant sans réponse puisque nul ne sait exactement ce qu’est la pensée, entité immatérielle par défaut. Comparer une pensée dont on ignore l’essence même à une pensée codifiée dans un système de cryptage inventé par cette même pensée dont on ignore tout devient une gageure.
  3. Si on suppose que la réponse et OUI (le plus évident et la seule possible à argumenter) on se propose de faire un développement de ce que nous pensons (notre pensée de candidat au Bac) dans un système littéral dont on est en train de montrer comment il donne une fausse idée de ce que l’on devrait dire ! Un paradoxe digne de l’éducation nationale.
  4. Il faudrait tout d’abord expliciter ce qu’est notre pensée, ou du moins quelle représentation nous pouvons en avoir. Malheureusement cette représentation (la conscience que nous en avons) est construite avec le même système de codification que notre langage parlé ou écrit. Cette représentation de la pensée induit, en elle même un biais. Ce n’est pas le langage qui introduit la première erreur mais bien notre système de représentations mentales. Le langage y apporte bien sûr ultérieurement sa part d’imprécision.

Bon, ne faisons pas les « empêcheur de bachoter en rond » et voyons ce que l’on peut répondre en oubliant que nous ne savons pas vraiment ce qu’est la pensée.

La pensée doit être globale, elle comprend autant des mémorisations cognitives que affectives. Seules celles qui sont formalisées (les cognitives) peuvent se traduire dans un langage qui s’adresse au cognitif. Voilà donc tout une partie de notre pensée amputée, occultée.

Le langage se traduit par des mots qui représente des concepts. Ceux-ci sont, en principe répertoriés dans le dictionnaire de l’académie Française auquel bien peu d’entre nous ont accès. Il nous reste les dictionnaires accessoires (Larousse, Littré, Robert …). Malheureusement ceux-ci sont en compétition et pour éviter les procès en plagiat ils sont bien obligés de fournir des informations légèrement différentes. Ceci ne favorise pas la précision dans la définition des mots. En fait ce n’est pas trop grave car peu d’entre nous sont capable de donner la définitions des mots que nous utilisons. Faites l’expérience et essayer de donner un définition précise et exacte de par exemple des derniers mots que j’ai utilisés : Définition, capable, exemple. Vous verrez que ce n’est pas si simple, et je ne parle pas des définitions de liberté, dieu, temps, justice … Heureusement nous avons l’habitude de « jongler » avec ce type d’imprécision et cela ne gêne pas trop notre communication.

N’oublions pas que le langage est émis par un locuteur et compris par un interlocuteur qui prend sa part dans l’interprétation du langage émis. C’est un miracle humain que en dépit de ce flou permanent nous parvenions à communiquer et nous comprendre. Ce n’est pas un hasard. C’est que quand nous nous exprimons un certain nombre d’éléments font partie du dialogue

  1. Nous avons pris l’habitude de replacer les mots dans leur contexte. Le sens général du discours participe à la valeur et au sens que nous donnons aux mots. Nous  sommes capable de donner  un sens légèrement différent à un même mots dans un contexte différent. Par exemple un mot peut être compris à son sens propre ou à son sens figuré dans des discours différents. Quand on comprends une phrase au « second degré » on lui donne un sens totalement opposé à ce qu’elle exprime au « premier degré ». Ceci est valable pour le langage parlé ou écrit.
  2. Le langage parlé s’accompagne toujours d’un langage gestuel, de mimiques, d’intonation. (La phrase « jacques aime le gâteau » peut se prendre comme une affirmation ou une  interrogation selon l’intonation de la voix en fin de phrase). Ce n’est évidemment pas le cas du langage écrit qui, d’ailleurs, laisse une plus grande place à l’imagination du lecteur.
  3. Nous ajustons également le sens des mots à ce que nous connaissons du locuteur qui les prononce. Nous donnerons au mot « Richesse » un sens laudatif dans la bouche d’un riche capitaliste et péjoratif  dans celle d’un pauvre marxiste.

Comme dirait Cyrano : « Voilà ce qu’à peu près, mon cher vous m’auriez dit si vous aviez un peu de lettre et d’esprit … » … mais quand même c’est un sujet un peu tordu !   

Errare humanum est (l’incertitude de la mesure)

Toute mesure contient une marge d’erreur, qu’elle se  rapportent à un élément étalon (comme le mètre ou l’heure) ou un faisceau de données statistiques. L’erreur est un élément inhérent à toute mesure ou toute évaluation.

 Les catégories d’erreurs

  1. L’erreur absolue. C’est l’erreur faites sur une mesure. Elle est représentée par la différence entre la valeur mesurée et la valeur réelle (souvent inconnue). On peut l’exprimée par :
    Erreur sur la grandeur D =△(D) = Valeur mesurée – valeur réelle. L’erreur s’exprime dans la même unité que la grandeur
    Cette erreur absolue présente deux inconvénients majeurs
    a) La valeur réelle n’est en général mal connue
    b) Elle est indépendante de la valeur mesurée. Pourtant une erreur de 1 cm sur une mesure de 10 cm n’a pas la même incidence qu’une même erreur sur une mesure de 1 km.
  2. L’erreur relative : C’est l’erreur faites sur une mesure rapportée à la valeur réelle de la grandeur mesurée. Dans ce cas une bonne approximation de la grandeur mesurée est suffisante. L’erreur s’exprime comme un pourcentage de la valeur réelle ou estimée

Il existe d’autres principe de calcul d’erreur statistique (moyenne, écart quadratique) applicables à la collection d’un grand nombre de données.

Propagation des erreurs

Dans un calcul complexe qui nécessite un certain nombre de mesure séquentielles, l’erreur sur la première mesure peut se reporter sur la deuxièmes, puis sur la troisièmes. Cette cascade d’erreur impacte, évidemment, le résultat final. Les règles de calculs sont :

△(a+b) = △(a-b) = △(a)+ △(b)  

△(a*b)/(a*b) = △(a/b)/(a/b) = △(a)/a + △(b)/b

Erreurs ou incertitudes

Lorsque on connait la valeur réelle de la grandeur que l’on mesure on peut évaluer une différence comme une erreur de mesure. Par exemple un objet qui fait 10 cm de long, si on le mesure à 10,1 cm on peut dire que l’on à fait une erreur absolue de 0,1 cm ou 10% .

Mais général on ne connaît pas la valeur de la grandeur que l’on mesure (sinon pourquoi la mesurer !) et l’on ne peut plus parler d’erreur, mais d’incertitude.

Le terme de « calcul d’erreur » est ici très mal choisi car il ne s’agit pas d’évaluer une erreur (par rapport à une grandeur de référence que l’on ne connaît pas) mais de déterminer un fourchette d’incertitude autour de la valeur mesurée.  On pourra exprimer la grandeur mesurée en termes de

Grandeur mini < grandeur mesuré < grandeur maxi

Les grandeurs maxi et mini sont exprimées en pourcentage de la valeur mesurée. Toutes les grandeurs situées à l’intérieur de la « fourchette » sont aussi probables que la valeur mesurée

Exemple d’un sondage d’opinion

Nous ne sommes plus dans un système de science exacte mais dans un système de sciences humaines

Examinons les diverses causes d’erreurs ou plutôt d’incertitude dans un sondage d’opinion

  1. L’échantillon représentatif (en général environ 1000 personnes) est censé représenter en résumé la population dont on veut recueillir l’opinion. Bien que constitué sur des bases statistiques historisée, il est susceptible d’introduire certains biais si certaines catégories sont sur représentées.
  2. Le questionnaire. La façon dont on rédige les questions peut induire des biais dans les réponses. Par exemple les questions « êtes-vous content de l’action du gouvernement ? » ou « êtes-vous mécontent de l’action du gouvernement ? » ne donneront pas les mêmes résultats, les indécis (qui pensent à la fois oui et non) ayant tendance à répondre par oui à la question.
  3. Les attitudes des sondés. Certaines personnes ont une certaine réserve à exprimer leur opinion réelle, ayant peur de se montrer trop réactionnaire ou trop progressiste. C’est le cas des électeurs du front national qui pendant longtemps étaient sous évalués dans les sondages.
  4. D’autres élément peuvent intervenir comme, le moment ou l’on vous interroge, votre sympathie avec le sondeur, la façon dont chacun interprète les questions

Pour palier à ces biais les institut de sondage effectuent des « redressements » qui sont aussi cause potentielle d’erreur.

Généralement l’incertitude sur les résultat d’un sondage sont de +/- 2%, c’est  à dire qu’un résultat de, par exemple, 44% signifie plutôt entre 42 et 46% comme « fourchette d’incertitude ».

Malheureusement, l’humain a besoin de certitude et nous préférons faire une erreur en nous fixant sur le résultat de 44% plutôt que d’assumer l’incertitude du résultat. Mieux vaut pour nous un résultat certain mais empreint d’incertitude qu’un résultat incertain qui  serait une certitude.

Ceci rappelle la fameuse polémique entre Einstein et Bohr à propos du principe d’incertitude d’Heisenberg, Einstein prétendant  qu’une théorie présentant une incertitude n’était pas acceptable alors que le physicien quantiques affirmaient que l’incertitude faisait partie de la vie et devait être prise en compte dans la théorie. L’avenir a donné tort à Einstein.

Conclusion et morale !

Nous avons beaucoup de mal à vivre dans l’incertitude au point de nous raccrocher « quoi qu’il en coute » à des vérités absolue. Sur le plan individuelle la certitude est une façon e nous dé angoisser, mais sur le plan collectif, sociétale, elle est source de tous les antagonismes et des conflit. Comprendrons-nous un jour que l’incertitude est la seule certitude que nous ayons.

Le principe des dieux et des religions est fondé sur le refus de l’incertitude !