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Les études philosophiques et psychologiques

L’espace existe-t-il ?

Pour info, voici la réponse de chatGPT à cette réponse :

Oui, l’espace existe. L’espace peut être défini comme l’étendue tridimensionnelle dans laquelle les objets physiques existent et se déplacent. Il est considéré comme faisant partie de l’univers physique observable. Les scientifiques ont étudié l’espace et ont découvert qu’il peut être courbé par la gravité, qu’il peut être perturbé par la présence de matière et d’énergie, et qu’il peut se dilater au fil du temps. L’espace est également lié au temps, formant ensemble l’espace-temps, qui est une composante fondamentale de la relativité générale d’Albert Einstein. En somme, l’espace est une réalité physique observable et étudiée par la science.

Merci à ce « bot » mais je ne suis pas de cet avis.

Pas de de suspens, philosophiquement l’espace n’existe pas pour la bonne raison qu’il est impossible de la définir. Même si dans diverses théories (Gravitation de Newton, relativité d’Einstein) on trouve des re définitions de l’espace, celles-ci ne sont que des conséquence des théories qui les génèrent, et sont donc implicites, relatives et en aucun cas des définition absolues. Il s’agit donc simplement de définitions relative aux théories qui les suggèrent et n’ont de validité que dans le cadre de leurs univers.

Les représentations de l’espace que nous utilisons sont toujours basées sur la notion de distance, elle même relative à l’étalon de distance que l’on a choisi (historiquement le mètre étalon du pavillon de Breteuil). Nous sommes capables de nous représenter l’espace comme des relations de distance entre les entités qui le peuplent, mais ceci ne représente pas l’espace mais uniquement les corps, la matière  qui l‘habitent.

La représentation de l’espace est analogue à la représentation du temps. Cette dernière est conçue sur des liaisons avant/après évaluées sur la base d’une durée (mesurée relativement à un étalon : durée de la rotation de la terre).

Pour l’espace on le conçoit sur la base de relations devant/derrière évaluées en termes de distance (mesure du mètre étalon)

Espace et temps sont donc représentés de façon tout à fait analogue par un positionnement topographique pour l’espace et chronologique pour le temps.

Ces deux notons font appel, à la fois, à la notion d’infini et de néant. L’espace est un infini peuplé d’objet célestes et de néant (le vide sidéral) et le temps fait également appel à la fonction d’infini et de néant (dans l’incapacité de définir ce que représente l’instant présent avant qu’il ne bascule dans le futur). Lorsque l’on fait appel à l’infini  et au néant on sort du domaine accessible à l’humain, on entre dans la transcendance, dans la métaphysique et dans la croyance.

Il est difficile pour nous de concevoir l’espace car nous faisons allègrement l’amalgame entre lui et la matière qui l’occupe. Si la matière à pour nous une représentation concrète, celle de l’espace nous échappe totalement.

La question de l’espace et du  temps n’a, pour nous pauvres humains, aucune réponse. Alors, se poser une question dont on sait qu’elle n’aura pas de réponse est une cogitation intellectuelle inutile. Contentons nous d’utiliser les représentation du temps et de l’espace dont nous disposons sans leur donner de valeur absolue. On peut se passer de croire en dieu comme on peut se passer de croire dans la nature du temps et de l’espace.

Le voyage à travers le temps

Voyager à travers le temps, retourner dans le passé ou se projeter dans l’avenir est l’un des grands fantasmes qui ont donnée naissance à la science-fiction.

Le problème qui se pose à nous et de savoir si ce « transfert spatio-temporel » reste du domaine de la fiction, du conte de fée, ou si, effectivement, on peut envisager cette possibilité dans un futur proche ou lointain.
La première question à se poser et la nature ou la définition du temps que nous adoptons. C’est cette nature ou vision de temps qui désterminera la vision que nous pourrions avoir dans le domaine du voyage à travers le temps.

Dans le domaine religieux, dieu, super créateur, a créé le temps sans qu’il ne lui soit donnée ni définition ni limite. Le temps et de nature transcendantale et tout est envisageable et possible : voyager dans le temps, l’éternité, le néant, pas de limite à l’imagination dans une croyance. Les saints réapparaissent bien après leur morts, les religieux les honorent et les prient, donc ils sont encore là et voyagent donc dans le temps. Seul frein, mais d’importance, on ne voit pas comment  réaliser ce « trip » pour nous pauvres humains.

Voyager dans le temps suppose la permanence des événements dans le temps, passé ou futur. Retourner dans le passé suppose, pour le voyageur que ce passé existe afin qu’il puisse y trouver sa place. Son arrivée dans ce passé va déterminer une modification de celui-ci, de nouvelles relations et de nouvelles dépendances et donc un nouveau futur. Mais ce futur existe déjà, puisque notre voyageur en vient. Voilà donc maintenant deux futurs différent qui coexistent et deux mondes parallèles qui se développent (l’un avec le voyageur dans le passé et l’autre celui qu’a quitté notre voyageur). Notre pauvre nomade a maintenant un passé (celui avant son voyage) et un futur (celui après son périple) qui ne sont pas « raccord » et qui se situent dans deux univers différents … soit un passé sans futur et un futur sans passé ! Un enfant sans parents d’un coté et un parent sans ses descendants de l’autre !

La confusion vient, bien sûr, de l’amalgame entre le passé d’une part et la représentation que l’on s’en fait de l’autre. Le passé tel que nous nous le représentons est, dans notre conscience, une organisation chronologique et causale des événements que nous avons vécu ou appris au cours de notre vie. Il ne s’agit nullement d’une réalité mais d’une représentation mentale construite au jour le jour et qui accompagne notre être dans son présent. C’est l’histoire avec un grand H ou un petit h.

Il nous est possible de « voyager » dans nos souvenirs en explorant notre mémoire, mais ce n’est pas un voyage dans le temps ce n’est que la remémoration de souvenirs inscrits dans notre conscience. C’est comme lire un livre d’histoire … ce n’est pas un voyage dans le temps !

Dans la psychologie relativiste, dont je suis le modeste porte-parole, le temps n’existe pas, seul existe l’instant présent, la vie. Le problème du voyage dans le temps ne se pose pas.

Donc, ne rêvons pas le voyage à travers le temps n’est pas pour demain à moins qu’une nouvelle théorie du temps et de l’espace ne vienne bousculer le paysage spatio-temporel.

PS. Le paradoxe de jumeaux issu de la théorie de la relativité ne constitue en aucun cas un voyage dans le temps. il est induit par l’hypothèse de la contraction du temps pour un objet voyageant à grande vitesse (proche de la vitesse de la lumière)

Pourquoi « dieu existe-t-il est » une mauvaise question ?

C’est la question fondamentale dans toute philosophie, elle détermine irrévocablement notre vision de la vie, les notions de temps et d’espace, de finitude ou d’infini …

C’est une question ambiguë et paradoxale car la notion même d’existence est du ressort de la vie humaine ou naturelle, du vécu  terrestre, du temporel par rapport au spirituel.

A la question : « dieu existe-t-il ? »,

  1. si on répond : « non ! », cela signifie qu’il n’est pas du domaine temporel mais qu’il peut exister dans le spirituel, le transcendant, métaphysique. Donc exactement le contraire de la réponse : non.
  2. Si on répond : « oui ! » signifie donc que dieu est du domaine temporel, du domaine des humains, donc le contraire de ce que l’on a voulu dire.

Voilà une question qui a une réponse plus que paradoxale. Cela est du au fait que si on peut définir ce que veut dire exister on a ni mot ni concept pour définir ce qui n’existe pas mais qui pourtant est là.

En fait, dieu existe ou dieu n’existe pas sont deux croyances et comme telles ne sont pas questionnables. Il s’agit, non pas d’une réponse à une interrogation mais d’un choix délibéré que nous faisons soit librement, soit sous influence familiale, environnementale, ou culturelle.

Au début de ma vie j’ai choisi : « dieu existe » et j’ai construit ma pensée sur ce choix. Je me suis ensuite aperçu que ce choix n’était pas satisfaisant car il ne correspondait plus à mes expériences, mon vécu, mes positionnements, mon identité. J’ai donc modifier ma croyance et choisi « dieu n’existe pas » ce qui répondais mieux à ma pensée. Il n’est pas dit que de nouvelles expériences ne modifierons pas mon choix (mais il faudrait faire vite car une telle bascule demande un certain temps de reformulation et il ne m’en reste pas trop !)

L’espérance de vie d’un dieu est de 2 à 3000 ans. Amon, Isis, Osiris, on vécut  3 millénaires avant d’être « mangés » par Zeus, Apollon, Athéna, (2000 ans) eux même phagocytés par Jupiter, Apollon, Minerve, eux même remplacés par notre Sainte trinité. Par quoi seront remplacés les dieux moderne ?  (environ 2000 ans) En fait ils ne durent que le temps de la civilisation qui les a engendrés et disparaissent avec elle. Les civilisation indiennes ou asiatiques ont duré plus longtemps et Bouddha, Brama, Vishnou, Krishna durent encore !

Pourquoi toujours la question du « pourquoi ? »

Devant un événement qui nous arrive, deux questions se posent : Pourquoi ? Comment ? La seconde question semble la plus évidente car elle concerne ce que nous subissons. La première est plus complexe. Pourtant la première question qui se pose à nous est ; Pourquoi ? En fait c’est l’analyse de ce pourquoi ? qui va « colorer » celle du comment ?

Dans une enquête policière la première interrogation qui vient à l’enquêteur est le mobile (pourquoi ?) c’est à dire quelle est la justification de l’événement.

Dans les religions devant une catastrophe la grande question est « pourquoi dieu, dans son infinie bonté, nous inflige-t-il cela ? ». Les religieux cherchent désespérément une réponse et chaque partie dépense des trésor d’imagination pour en proposer une, à tout prix.

Les anciens devant un tel phénomène pensaient les dieux en colère et pour les calmer leurs offraient des sacrifices animaux ou humain … comme quoi un « pourquoi erroné » peut entrainer des réponses, pour le moins, inappropriées.

La question du pourquoi est importante car elle motive en général nos comportements via un processus complexe

Une question qui se pose immédiatement est de savoir pourquoi la notion de « pourquoi » est plus importante que la notion de « comment »

Le « pourquoi » nous touche directement. Il traduit la relation que nous avons avec l’autre  et en ce sens il nous met en cause. Le « comment » est le problème de l’autre qui va agir, il ne nous concerne qu’indirectement via les conséquences qu’il peut entrainer pour nous. Nos comportement seront la résultante de l’analyse du « pourquoi » qui va définir notre positionnement vis à vis de l’autre (acceptation, culpabilité, colère) et du « comment » qui va permettre de définir la stratégie que nous allons adopter vis à vis de la stratégie ‘du « comment » de l’autre.

Dans la psychologie relativiste la notion de positionnement et le fondement même « l’essence de l’être ». Le positionnement vis à vis d’un événement est l’analyse critique de cet événement par rapport à nos expériences précédemment vécues. C’est cette analyse qui, à travers la définition d’une relation causale entre l’événement et notre histoire, donne un sens à l’événement. Ce réseau de positionnements constitue notre identité, ce qui fait de nous l’être unique que nous sommes.

Ce besoin absolu de nous situer vis à vis de ce que nous vivons est le fondement de la création de notre identité. C’est à travers ces divers positionnements que nous avons le sentiment d’exister et ainsi de nous sortir de l’angoisse originelle.

La question « pourquoi ? », qui définit la relation causale à l’autre est, de ce fait, la nécessité primaire de tout vécu

PS. Au début de la formation de la conscience, vers l’âge de 4 à5 ans, la grande question des enfants est :et pourquoi ? et pourquoi ?

PPS. On connaît l’expression populaire : «  rechercher le pourquoi du comment » qui exprime bien que c’est le « pourquoi » qui détermine le sens du « comment »

Le temps, l’espace, l’espace-temps

En 1687 Isaac Newton introduit les lois de la gravitation universelle. Dans ce travail il considère que :

  1. Le temps est un réceptacle (indéfini)dans lequel évolue la matière. Que la matière soit présente on non le temps lui préexiste et s’écoule
  2. L’espace est un réceptacle (indéfini) dans lequel évolue la matière. Que la matière soit présente ou non l’espace lui préexiste.

On voit qu’il s’agit d’une conception quasi religieuse puisque ses contenants indéfinis sont de nature transcendantale et échappent à l’humain qui lui représente la matière. Ceci est bien normal puisque dans ce siècle religieux en Europe Dieu a créé l’univers donc  l’espace et le temps.

Ce qui  est plus curieux c’est qu’au XXI siècle nous pensons tous (sauf certains scientifiques) encore dans le modèle Newtonien. Le temps s’écoule, d’où la notion de passé, de présent, et d’avenir, l’espace est cet univers dont nous ne connaissons pas les limites mais qui nous entoure dont nous somme prisonniers.

On conçoit, de façon simpliste, pourquoi la matière ne pouvant évoluer dans deux espaces différents peut être représenté comme évoluant dans deux espaces confondus en un seul appelé espace-temps. C’est le modèle qu’a présenté Einstein dans ses théories de la relativité (1905 -1915).

Le modèle Newtonien est un système dans lequel le temps s’écoule et l’espace se déroule de façon totalement indépendante de la matière qu’ils contiennent. Ils transcendent la matière de nature religieuse ou métaphysique. C’est une vision de l’univers dans laquelle le temps est mobile, varie à chaque instant, et ou l’espace est fixe, invariant (même si son contenu, lui, peut varier)

Imaginons un instant un univers inverse, dans lequel le temps serai fixe, invariant et l’espace mobile

  1. Le temps. Prenons un exemple simple.
    Pensons à un événement passé, la dernière fête de noël par exemple. Ne nous pouvons y penser que dans le temps présent. Le passé n’est qu’une construction chronologique dans notre mémoire, c’est à dire dans l’instant présent. Le passé n’existe que comme une construction mentale dans notre présent.
    Le passé n’existe pas.
    Pensons maintenant à un événement futur comme nos prochaines vacances. C’est encore une représentation mentale de notre mémoire, c’est à dire dans le présent. Le futur n’existe pas.
    Intéressons nous au présent. C’est un instant qui passe immédiatement dans le passé et qui a une durée infiniment courte, donc nulle. Le présent n’existe pas non plus.
     Conclusion le temps n’existe pas et nous ne saurions l’appréhender. Par contre ce qui est à notre portée est la mesure de la durée. C’est une mesure relative qui nous permet d’évaluer le temps « écoulé » entre deux événements par comparaison à une durée de référence. Prenons l’évaluation en termes de jours. On défini le jour comme la durée de la rotation de la terre sur elle-même et pour chaque intervalle entre deux événements on évalue le nombre de rotation de la terre effectuée et l’on en  déduit la durée en jours. OK mais quelle est la durée absolue de la rotation de la terre sur elle-même ?  Comme toute évaluation humaine elle ne peut être que relative, toute pensée est relative, tout positionnement est relatif, c’est pourquoi nous avons développé la psychologie relativiste.
  2. L’espace. Prenons quelques exemples simples
    Vous êtes en voiture, par affaitement immobile dans l’habitacle et le paysage semble se dérouler devant vous, il semble couler sous la voiture. Ou bien vous étés en randonnée vous marchez vers un but. Si vous vous choisissez comme référence, vous êtes, vous immuable et le paysage change à chaque instant en rapprochant le but de vous. Vous restez sur place et le paysage se modifie à chaque instant vous rapprochant de votre objectif.
    On ne peut, pour l’espace ne mesurer que la distance par référence à un mètre étalon arbitrairement choisi pour représenter un mètre. Les distances se mesurent par rapport à ce mètre. Mais quel est sa longueur dans l’absolu ?

Il y a de nombreuses façons d’appréhender temps et espace, mais toujours de façon relative. Tout dépend de la référence que vous choisissez. Si, comme Isaac Newton vous prenez l’univers comme référence (vision divine qui personnifie l’univers) vous vous déplacez dans le temps et dans l’espace. Si vous vous choisissez comme référent ce sont le temps et l’espace qui changent autour de vous.

Mais quoi qu’il en soit vous n’aurez toujours qu’une vision relative de cet univers qui dépendra de la référence choisie ! … longue vie à la philosophie relativiste.

Un miracle, miraculeux, ou hasard ?

Un miracle est un fait extraordinaire, dépourvu d’explication scientifique, qui est alors vu comme surnaturel attribué à une puissance divine. Il est accompli soit directement, soit par l’intermédiaire d’un serviteur de cette divinité.

Il s’agit là d’une notion religieuse non reconnue par la science, pour laquelle le concept de phénomène inexplicable (généralement associé aux miracles) n’existe pas. La science ne connaît que des phénomènes inexpliqués, c’est-à-dire non encore élucidés en l’état actuel du savoir.

Les phénomènes naturels

Durant des siècles les phénomènes naturels ont été le fait de la colère des dieux. Sécheresses, inondations, tempêtes, tremblements de terre avaient chacun leur dieu responsable qu’il fallait amadouer par des offrandes, des sacrifices animaux ou humains, des prières, ou des pénitences. Ce n’est qu’après le grand tremblement de terre de Lisbonne en 1755 que, notamment sous l’influence des philosophes des lumières,  la cause divine de ces phénomènes a été mise en doute. La plupart des Lisboètes, après avoir vécu ce traumatisme et malgré leur ferveur catholique, ne parvinrent pas à comprendre comment leur Dieu avait pu condamner des milliers d’innocents à la mort. Si Dieu était bon, pourquoi aurait-il infligé ce châtiment divin à des milliers d’innocents ? Beaucoup de personnes ont donc tourné le dos à l’Église, et ont choisi les sciences et la raison, ce qui favorisa le développement des idées des Lumières. C’est un grand tournant dans l’histoire de la pensée puisque l’humain n’était plus soumis aux contingences divines mais aux lois de la nature. Ce qui jadis relevait du miracle dépendait maintenant de la nature.

Les guérisons miraculeuses.

Ce qui ressort de nos jours officiellement du miracle sont essentiellement les « guérisons miraculeuses » notamment au cours du célèbre pèlerinages à Lourdes. Pour éviter toute critiques, l’église s’efforce de justifier le caractère miraculeux de ces guérisons en diligentant des enquêtes sérieuses par des médecins et des spécialistes indépendant. Si ceux-ci peuvent attester du caractère indéniablement miraculeux de ces guérisons l’église s’arroge le droit de les attribuer à une intervention divine, dieu récompensant la grande piétée du malade. Il s’agit là d’un abus de pouvoir et de crédulité. Pourquoi ne pas attribuer cette guérison à Allah, Vishnou, ou autre dieu, ou encore à un phénomène encore non explicité par la science. Il existe pourtant des guérisons qui tiennent du miracle chez des patients qui n’ont aucun attachement à quelque religion que ce soit !

Les apparitions

Encore un phénomène qui apparaît comme miraculeux. Dans les temps anciens c’étaient les dieux eux-mêmes qui apparaissaient à leurs disciples. Dieu est apparu à Moïse pour lui remettre les tables de la loi (gravée sur une pierre qui devait peser au moins 150 kilos). Il est apparu à Abraham avec le buisson ardent. Ensuite dieu ne s’est plus montré et c’est la vierge Marie qui c’est manifesté. Les apparitions mariales sont nombreuses. Elles sont gérées par :

 Des éléments doctrinaux 

– Les messages recueillis et les paroles du voyant ne doivent en aucun cas apporter une nouveauté théologique et spirituelle puisque la Révélation chrétienne est achevée à la mort du dernier apôtre (Jean).

– Rien ne doit être proposer de nouveau en matière liturgique, ce qui est du ressort exclusif du magistère de l’Église.

– Les paroles de la Vierge ne doivent en rien contrarier, compléter ou diminuer les traditions de l’Église catholique.

– Ces mêmes paroles ne doivent jamais contredire ou tenter de modifier le contenu de la Bible.

– Les évêques sont attentifs à deux choses notamment : les images symboliques servant à décrire la Trinité et la place et le rôle de la Vierge dans l’économie de salut

Des éléments humains 

Le moralité du voyant (propension au mensonge, à l’affabulation, à la dissimulation, degré de sincérité, profession, sociabilité, voisinage, ancrage familial, antécédents judiciaires), ainsi que la spiritualité du voyant (croyant, pratiquant, engagements ecclésiastiques et paroissiaux, membre d’un ordre ou d’une congrégation religieuse, parcours canonique : a-t-il déjà été sujet d’un procès ecclésiastique ?) sont pris en compte. L’évêque prête une attention soutenue aux écrits du voyant, s’ils existent. L’Église s’intéresse également aux antécédents psychiatriques de la personne (hallucinations, internement par le passé).

Quelle est la position de l’Église sur les apparitions actuellement ?

Prudence, prudence et encore prudence ! Pourquoi ? Pour trois raisons au moins : d’abord parce que l’Église veut discerner ces expériences charismatiques comme Jésus lui-même a perçu le « merveilleux » dans l’Évangile et il n’a pas hésité à mettre en garde plusieurs fois ses disciples à l’encontre des « faux prophètes ». Ensuite, une apparition, même reconnue, n’est jamais un objet de foi : vous pouvez être un bon catholique sans jamais croire une minute que la Vierge soit apparue à Lourdes ou à Fatima. Lorsque l’Église authentifie une apparition, elle ne dit pas que les fidèles doivent confesser cela, mais, simplement, de foi humaine, rien ne s’oppose, après vérification, à la foi et à l’enseignement catholique. Les croyants peuvent, s’ils le désirent, légitimement y adhérer. L’apparition reconnue devient ainsi un soutien spirituel mais ne complète en rien la Révélation biblique. Enfin, et contrairement à ce que l’on entend parfois, le pape n’engage jamais l’autorité de l’Église en matière de révélations privées, mais exclusivement en matière doctrinale et éthique.

Toute apparition est donc considérée comme une révélation privée ne pouvant remettre en cause les dogmes de l’Église. En fait elles sont racontées par des personnes isolées, sans témoins, et déjà à l’avance convaincues de la toute-puissance de Dieu.

Et la hasard dans tout cela ?

On peut considérer le hasard (ou du moins c’est comme cela que je le conçoit !) comme résultant de la rencontre de plusieurs séries causale si nombreuses et si complexes que nous ne sommes, en l’état de nos connaissances, incapable de les expliciter et donc de les prévoir. Voilà une définition qui s’applique parfaitement aux événements miraculeux sans avoir besoin de s’adresser au miracles, ni au divin !

Le concept du bien et du mal

C’est une notion dont les philosophes se sont largement emparés. Coluche disait des technocrates : «  C’est des mecs qui quand tu leur poses une question, après qu’ils t’aient répondu tu sais même plus la question que t’as posé ! ». Pour les philosophes c’est un peu la même chose. Alors essayons d’être simple.

Dans la nature originelle cette notion n’existe pas. La lion mange l’antilope, ce n’est ni mal ni bien, c’est une simple nécessitée. Dans la nature seule la nécessitée fait loi. Nécessité de survivre et de se reproduire sans lesquelles l’espèce ne peut exister. Toutes les espèces vivantes sont donc liées à cette loi.

Ceci correspond à la nature définie sans les humains. Voyons l’influence qu’ils peuvent avoir sur les lois naturelles.

Imaginons un homme seul sur une ile déserte, peut-il avoir la notion de bien et de mal. Sans doute cette notion ne pourrait exister car il faut bien un juge extérieur pour juger l’action. Hors l’homme est seul et son jugement personnel n’aurait aucun sens. Il est comme les animaux soumis aux lois de la nécessité. Un homme seul n’est pas soumis aux valeurs morales. Il ne peut être qualifié d’égoïste, d’ambitieux, orgueilleux.

Rajoutons maintenant un autre individu sur cette ile. Les voilà contraint à une coopération. Qui va s’installer à tel endroit, qui à accès à certaines ressources. Il vont devoir négocier quelques règles de « vivre ensemble ». Maintenant celui qui enfreint les règles fait « mal » et celui qui les respectes fait « bien ». La notion du bien et du mal apparaît à partir du moment ou il y a relation entre au moins deux humains.

Quand les humains sont plus nombreux se forment des clans, des tribus, des provinces, des nations qui chacune vont développer leurs règles de « vivre ensemble », donc leur notion du bien et du mal, leurs valeurs et leurs morales.

Ces notions sont définies par un consensus entre les membres concernés de la communauté en fonction des circonstances, de l’environnement, de la période. Selon les groupes sociétaux ces valeurs pourront être différentes, voire antagonistes.

C’est une des différences fondamentales entre les humains et les animaux. Les animaux ne développent pas de morale. En ce qui concerne les animaux domestique (donc dressés) la notion de bien et de mal est remplacée par la notion de récompense et punition qui n’est pas une réflexion morale mais une simple analyse des conséquences d’un comportement. Chez certains animaux on peut observer une amorce de morale, notamment sur ceux qui vivent en groupe. Les males dominant qui ont seul le droit de s’accoupler avec les femelles, des individus qui ont des fonctions bien définies (abeilles, fourmis, lions), ce qui défini une amorce d’organisation sociale, donc de morale. Bien sûr cela est sans commune mesure avec les organisations humaines qui croulent sous les règlementations (code pénal, code civil, code des impôts, code du travail, code de la sécurité sociale, code des assurances, règlements intérieurs, règles du jeu …)

La notion de bien et de mal est donc bien un concept inventé par les humains pour régir la vie en collectivité.

Mais le problème est plus complexe avec les religion qui prônent une morale énoncée par leur dieu et qui peut parfois être contraire à la loi. En principe la loi de dieu qui conditionne le bonheur dans la vie éternelle devrait s’imposer devant la loi des hommes qui ne garanti que la tranquillité pour les quelques années de vie. Dans les régime religieux c’est la loi de dieu qui s’implose (mais une seule religion est tolérée) dans les états laïques c’est la loi des hommes qui s’impose et défini le bien et le mal.

Pour encore compliquer les choses s’ajoute pour chacun une morale personnelle fruit de son éducation, de ses expériences, de ses fréquentations. Celle ci n’a officiellement aucune priorité sur a loi des hommes ou sur le loi de dieu mais elle, ne manque pas d’influer sur nos positionnements, nos jugements, et nos comportements. Elle nous met souvent en contradiction avec les lois en vigueurs. On pourrait citer mille exemples ou la légalité nous paraît totalement immorale (l’évasion fiscale, l’accaparement des richesses par un petit nombre, les agissement des régimes dictatoriaux, les délits impunis …)

En conclusion, le concept de bien et de mal recouvre une notion très relative qui dépend énormément de la structure des société, de leur culture, de leurs environnement, des religions dominantes. Ce qui est le mal pour les uns peut être le bien pour les autres. Les terroristes de Daech font le bien en éliminant les mécréants pervertis, bien sûr pour nous ils sont le mal absolu. C’est une distinction fondamentale entre animaux et humains. Les premier ont des émotions dont ils peuvent évaluer les conséquences bénéfiques ou délétères, les humains ont des sentiments, c’est à dire la confrontation entre leurs émotions et leur culture, entre leur présent et leur passé, entre leur ressenti et sa sociabilité.

Alors comment définir le bien et le mal. Ce n’est pas possible car le bien et le mal n’existent pas, ce n’est ni un fait, ni une réalité mais un simple construction intellectuelle ; individuelle, dépendante pour chacun de ses croyances, de celles de sa communauté, de son environnement, des circonstances, et surtout de ses intérêts personnels. Tout au plus peut-on en faire un concept général aux infinies définitions.

Cet article est-il bien ou mal ? pour moi il est plutôt bien, pour vous il sera peut-être mal, et pourtant il sera le même. Un jugement sur un fait, ne change pas le fait. Il définit simplement la position de chacun par rapport à lui.

Le bien et le mal ne sont pas un fait de la nature. C’est une notion dont les animaux sont dépourvus et dont, d’ailleurs, ils n’ont pas besoin pour vivre. Bien au contraire cela nuirait à leur capacité de survie. Seuls les humains dotés d’une capacité cognitive développée ont été capable d’inventer ce concept qui pour eux vital. C’est une notion éminemment volatile.

Élever des animaux pour s’en nourrir était le must (Labourage et pâturage sont les deux mamelles de la France : Sully 1638) aujourd’hui manger des animaux devient presque un crime

Y a-t-il vraiment plusieurs religions ?

Il y a des limites à notre condition d’humain. Chacun de nous en est conscient qu’il s’agisse de limites dans le temps, dans l’espace, dans nos capacité d’agir. Comme chaque fois que nous sommes confrontés à des limites la question se pose : « Qu’y à-il au-delà de ces limites ? ». C’est dans cette interrogation que prennent naissance les religions.

La solution est introuvable car nous ne sommes capables d’imaginer, de nous représenter que ce qui est de notre domaine de connaissance, c’est à dire ce qui est dans le périmètre de notre condition humaine. Comment imaginer ce qui peut exister au-delà de l’univers connu. Soit, par exemple, on imagine que l’univers n’a pas de limite et cette notion d’infini n’a aucun sens dans le domaine humain, soit l’univers a une limite et qu’y a-t-il au-delà ?

C’est la porte ouverte à l’imagination

  1. Les scientifiques utilisent à foison la notion de zéro et d’infini, qu’il s’agisse du temps et de l’espace, voire d’autres grandeurs comme la température, voire de la masse, de l’intensité ou autres. C’est couramment admis dans le théories scientifiques mais dépourvu de sens dans le domaine humain.
  2. Dans les religions on est aussi obligé d’imaginer l’imaginable. Une sorte d’entité supérieure, indépendante de toute contingence humaine et par sa positon transcendantale gérant ce qui dépasse la condition humaine. Le concept de dieu est créé
  3. Un fois ce concept créé il faut lui créer des relations avec le monde des humain faute de quoi il ne nous servirai pas à grand-chose. Mais pour lui créer ces relations ont est bien obligé de lui trouver une incarnation humaine qui lui serve de « passeur », quelles relation pourrait avoir une entité transcendantale avec nous pauvre humains
  4. Chaque religion a trouvé son incarnation humaine de son dieu. Les chrétiens ont choisi Jésus, fils de dieu mais fait homme, les musulmans ont Mahomet prophète de Allah, les juifs Moïse et ses tables de la loi, les bouddhiste ont Bouddha et son enseignement sacralisé, et les hindouiste les avatars humain de leur divinités. C’est à travers ces représentations que se fait la communication, sans cela impossible, entre l’entité divine et les humains.
  5. Ce n’est sans doute pas une coïncidence si ces communications se font sur le forme de lois. En gros : « tu feras ça, tu ne feras pas ça »’est un invariant dans les religions que dieu fixe les règles du vivre en société, les limites du bien et du mal.
  6. Coïncidence encore, les règles de vivre ensemble fixées par les divers dieux sont très similaires à celles fixées dans les sociétés organisées non religieuse. On retrouve toujours la notion de partage, associée à la notion de propriété, la notion de protection des plus faibles impliquant une certaine inégalité, la protection de la cellule familiale … enfin les règles du vivre ensemble qui permettent à une société de fonctionner sans trop de conflits
  7. Bien sur la différence est que dans les sociétés religieuse le respect des lois divines est récompensé par une sorte de vie éternelle heureuse alors que dans les société laïques le respect des lois fait appel à un certain sens civique.

Ces similitudes entre les diverses religions ainsi que l’athéisme interroge. Qu’est ce qui justifie un tel fossé culturel entre les divers cultes ?

  1. Prenons l’idée de dieu, ou de l’infini pour les athées. Elles sont impossibles à imaginer, à se représenter pour un humain. L’infini, le néant (zéro), une entité transcendantale, cela ne peut avoir pour nous aucun sens, c’est un concept qui échappe totalement à nos critères humains (puisque par essence en dehors de notre univers). C’est un concept abstrait dont des prêcheurs nous ont inculqué une représentation qui peut nous satisfaire mais qui est un non-sens absolu.
    se pose alors la question de la coexistence de plusieurs dieux. Peut-on utiliser notre système de numération dans un univers transcendantale, cela a-t-il un sens de compter des entités dont on ne sait pas ce qu’elles peuvent être. La transcendance peut-elle se diviser, s’additionne … autant de questions absurdes.
  2. Quand aux religions elles sont toutes fondées sur des récit apocryphes (les textes sacrées) qui auraient été proférés par des humains représentant de dieu sur terre (Jésus, Moïse, Mahomet, Bouddha étant un cas un peu plus original puisqu’il était homme avant de devenir divinisé). Il n’est pas un dogme des religions qui n’ait été inventé par les humains au hasard des nécessités géopolitiques, culturelles, sanitaires, de pouvoir. Si la notion de dieu et de nature transcendantale, métaphysique, les religions sont toutes de nature humaine. Il n’y a rien de divin dans la pratique des religions, uniquement une organisation cultuelle des communautés qui préside plus de rituels humains que divin. S’il existe plusieurs religions c’est que selon les époques, les régions, les circonstances les communautés religieuses ont développés des règles, de dogmes, de rituels différents tout comme les sociétés développent les organisations nécessaires à leur survie. Les diverses religions ne sont en fait que diverses évolutions clturelles
  3. Il existe cependant une différence entre les croyances scientifiques et religieuses. Pour les scientifiques les croyances sont toujours temporaires. Le grand principe des théories scientifiques et qu’elles ne sont valable que dans le temps ou elles sont conçues. Elle sont inexorablement vouée à être remise en cause. Un scientifique se trompe toujours. Aristote a tout faux, Newton est dépassé, la loi de Lavoisier (rien ne se perd rien ne se crée) à été démentie par la découverte de la radioactivité avant que Einstein ne la remette en vigueur en démontrant l’équivalence de la matière et de l’énergie.
    Pour les religions les dogmes sont issus de dieu et par la même intemporels. Ce que dieu a fait, seul dieu peut le défaire
    Le scientifique admet sont erreur, le religieux jamais. En quelque sorte on peut croire, mais évitons de croire dans les pratiques.

Vérité et certitudes

Voilà deux mots qui, sans être des synonymes, ont une certaines analogie. Ils sont pourtant de nature fort différente. Alors que le vérité et une notion du domaine de la métaphysique, la certitudes reste du domaine de la connaissance humaine et de la formation de la conscience

La vérité

Comme la liberté, l’égalité, et toutes les grandes utopies qui animent nos comportements, elle est non factuelle mais due à la perception que les humains peuvent en avoir.

Prenons un événement quelconque vécus par un certain nombre d’individus. Chacun vivra et raconteras son vécu de cet événement en fonction de son expérience personnelle, de sa confrontation avec ses expériences et sa culture. Un exemple simple et la lecture de la presse quotidienne. Soit un événement qui se serai produit quelque part en France ou dans le monde. Lisez le Figaro, le nouvel obs.’, l’humanité, la Parisien, le monde, l’action Française …autant de journaux, autant de vision différente du même événement Ou est la vérité !

Tout jugement humain sur un événement (jugement ne voulant pas dire condamnation) est un positionnement par rapport à cet événement en relation, par comparaison, avec des expériences précédemment vécues. Il est, par nature, imprégné de subjectivité, donc différent selon chaque individu. Il n’est pas, dans le domaine humain de jugement qui échappe à cette règle. Les religions ont géré le problème en imaginant un être transcendantal, non soumis à l’expérience humaine et qui peut de ce fait posséder la vérité. Dieu voit tout, dieu sait tout. Dieu connaît la vérité, non seulement car il sait tout, mais il connaît la vérité car c’est lui qui la crée selon sa propre volonté. Il ne peut donc l’ignorer.

Le problème est qu’il n’existe pas un seul dieu, mais une multitude. Réunissons les principaux dieux faisant autorité actuellement et posons leurs la question de par exemple la guerre en Ukraine.

  1. Le dieu des chrétiens y verra une lutte entre le bien et le mal, une forme d’œuvre de Satan avec une pointe  de perfidie de voir les orthodoxes soutenir l’œuvre de Satan
  2. Allah y verra les derniers soubresauts d’une civilisation chrétienne en plein déchirement prête à faire place à un Islam triomphant.
  3. Yahvé se dira que tant que les intérêts de son peuple choisit (les Juifs) ne sont pas remis en cause ce conflit n’a que peu d’intérêt.
  4. Bouddha prendra les choses avec compassion, méditant sur son nombril et prêchant la tolérance pour mieux sauver son âme et préserver sa déité.
  5. Quand à Brahma je l’imagine faisant des reproches à Shiva : « pourquoi détruis-tu tout ce que j’ai créé ? » et Shiva de lui répondre : » peut-être parce que tu l’as mal fait » … une vrai querelle des dieux de l’Olympe

Évidement tout ceci est un jeu mais qui montre clairement que :

  1. On ne peut savoir ce qui se passe dans la tête d’un dieu (à condition qu’il en est une) mais simplement ce que nous humain pourrions ressentir si nous étions à leur place … ce qui n’est pas possible. Prêter des sentiments humains à un dieu est simplement en nier la déité. La religion est la négation même de la notion de dieu.
  2. Que si dieu il y a, il ne peut y en avoir qu’un seul. Si il y a dieu il y a vérité unique ce qui est impossible avec plusieurs dieux. Les religions devraient comprendre que : « Une religion ça va, trois religions bonjours les dégâts ! »

La certitude

Voilà une notion lié à celle de vérité mais qui se situe sur un autre plan. La certitude est non seulement le sentiment de détenir la vérité, mais également de nier la vérité des autres.

Contrairement à la notion de vérité qui est du domaine de la métaphysique la certitude est le résultat d’une construction de la conscience à structure rigide. Dans ce type de conscience les relations logiques entre les diverses images mentales sont sans nuance

  1. Dans une conscience rigide, si B dépend de A, on est en présence d’une proposition sans nuance. B résulte de A …point final
  2. Dans une conscience plus souple si B dépend de A c’est avec une certaine marge d’incertitude. Sans doute B est le résultat de A mais peut être y at il d’autres influences, peut être Que le A n’est pas exactement celui que l’on attendait.
  3. La conscience rigide se construit sur des certitudes absolue et la conscience souple sur des probabilités maximales. La conscience rigide n’admet pas le doute, elle n’a aucune capacité d’adaptation aux idée de l’autre. On parle d’individu psycho rigide, voire à tendances narcissiques pouvant dans la contrariété virer à la paranoïa. La conscience souple a de meilleur capacité d’adaptation, de négociation, de se remettre en cause. C’est un esprit ouvert au changement.

Conclusion

La vérité absolue est une utopie que l’on peut assimiler à une croyance religieuse. La recherche de la vérité est une quête généreuse, malheureusement stérile en raison de la subjectivité de chacun dans la perception d’un événement. Comme toute course après une utopie elle procure autant d’espoirs que de déceptions. C’est la façon dont nous, pauvre humains, avons choisi de vivre. Nous courons après la vérité, la liberté, l’égalité, la solidarité, en espérant atteindre nos ambitions et sommes chaque fois déçus du résultat. Mais cette recherche est un facteur de mouvement donc de vie

La certitude, au contraire n’admet pas l’utopie, puisqu’elle n’admet que ce en quoi elle croit déjà. Elle prend sa vérité pour seule et unique et combattra violemment les idées des autres. Elle est facteur de conflit et d’intolérance. La certitude est la pire plaie de la vie en société.

Bouddha et moi, pas toujours d’accord

J’ai toujours prôné que dans l’histoire de la psychologie il y avait deux génies, Bouddha et Freud. Le premier car il a inventé la conscience (ou du moins sa structure) et le second car il a inventé l’inconscient.

Je vais ici parler de Bouddha, personnage historique, mais qui n’a jamais rien écrit, et dont la mémoire s’est transmise par la tradition orale puis écrite. Son image est le fruit d’interprétation de cette tradition. A chacun son interprétation et c’est la mienne dont je parle ici, celle de Bouddha le philosophe, loin du personnage déifié et adoré dans la religion Bouddhiste.

Nos points d’accord

La présentation du Karma, une sorte de conscience, serai selon Bouddha comme un ensemble de représentations mentales reliées entre elle par des relations de causalité ou de dépendance. Ces représentations étant fausses par nature (une représentation n’est jamais la vérité qu’elle essaye d’incarner) elles induisent l’humain en erreur dans son interprétation de la vie, dans ses jugements, dans sa vision du monde. Bouddha préconise d’occulter ces représentation et de trouver dans la méditation son être réel au-delà de ces images entachées d’erreurs.

C’est exactement le schéma proposé pour la conscience dans la psychologie relativiste : Un ensemble d’images mentales liées entre elles par des relations logiques de dépendance, de comparaison, de relation critiques. Si les images mentales ne sont pas trompeuses leurs interprétations en relation critique avec le « déjà vécu » peuvent être erronées et conduire à des schismes dans la conscience et ouvrir la porte aux pathologies mentales.

Pour Bouddha, comme pour moi, le temps n’existe pas et ne se manifeste qu’au travers des relations de dépendance « avant-après » soit une chronologie des événement. Cette organisation chronologique sous forme de relations de dépendances remplace la notion de temps, mais n’exclut pas la notion de durée qui est une propriété intégrante de la relation entre événements.

Nos points de désaccord

Si géniale qu’ai put être la vision de Bouddha, il n’est pas interdit de la remettre en cause, et c’est ma première divergence avec « le maitre ».

Dans la philosophie des disciple de Bouddha, le maitre, le respect du maitre, le retour à la tradition, la prédominance des textes sacrés sont un quasi dogme. Le maitre est le maitre et sa parole fait loi.

On retrouve, là, à la fois la notion de soumission et de conservatisme en profond désaccord avec la culture scientifique dont je suis issu.

Pour moi, si le respect du maitre, du mentor, du professeur va de soi, la soumission au maitre est la négation même du progrès scientifique. Dans la relation maitre-élève, ou enseignant-enseigné le devoir de l’élève n’est pas d’imiter le maitre mais de le dépasser. En ce sens l’expression Freudienne de « tuer le père » n’as pas de sens. Dépasser le maitre c’est, au contraire, le faire vivre, suivre la voie qu’il a ouverte, c’est faire vivre ses idées, perpétuer ses travaux. C’est le plus grand hommage que l’on puisse faire à un humain de science que de s’appuyer sur son travail pour faire plus et mieux. Einstein n’a pas tué Newton, il a fait progresser la science de la matière. Sans Newton il n’y aurait sans doute pas eu d’Einstein.

Ceci explique pourquoi je me permets quelques désaccords avec Bouddha !

L’autre point porte sur l’aspect sociétal de la doctrine de Bouddha. Il prône, en effet, pour accéder au bonheur le retour sur soi-même dans la méditation, l’abandon des biens matériels, une sorte de vie d’ermite (même si elle peut se pratiquer en groupe dans des monastères)

Tout cela est parfait à l’échelon individuel, mais qu’en serait-il d’une société convertie à ce type de vie. Je vois mal 7 milliards de personnes méditant assises sous un figuier comptant sur les autres pour leur fournir la nourriture … alors que les autres comptent sur eux pour les alimenter. Quid de l’affection, de l’amour, de la famille, de la responsabilité, de la solidarité … bref de la vie en société.

Je ne penses pas la nature humaine adaptée à ce genre de vie. Nous avons trop besoin de positionnement, donc de progrès.

Conclusion

Si je suis en parfait accord avec Bouddha en ce qui concerne la structure de la conscience, son fonctionnement, et ses faiblesses, par contre le mode de vie qu’il préconise pour atteindre le bonheur me paraît une utopie. Les utopies quel qu’elles soient  (communisme, anarchie, capitalisme, voire les religions) sont toujours des pièges.

Modélisation de la conscience. Psychologie relativiste VS intelligence artificielle

Introduction

Nous étudierons en premier les principes de l’intelligence artificielle pour les confronter ensuite à la description du fonctionnement du cerveau de la psychologie relativiste

Définition de l’intelligence artificielle

Comme tout entrant dans le domaine des sciences l’intelligence artificielle (IA) et l’objet de nombreuses définitions. Elles s’articules autour de deux grands axes

  1. Celles qui privilégient l’usage et font de l’IA un instrument au service de l’innovation permettant aux machines de réaliser des actions que l’intelligence humaine (IH) ne pourrait accomplir
  2. Celles qui voient en l’IA un outil de modélisation, de compréhension de l’IH, servant avant tout à comprendre le fonctionnement de notre cerveau.

En fait les deux approches sont nécessaires et se complètent. Comprendre le fonctionnement du cerveau est indispensable pour mettre en œuvre les algorithmes qui vont permettre le déploiement de l’IA.

Principe de l’IA

Le principe fondamental est de pouvoir symboliser les connaissances et les transformation pour passer de l’une à l’autre en un langage manipulable par une machine. L’idée est de réaliser une gigantesque base de données dans laquelle les données ne sont pas des valeurs (numériques ou alphanumérique) mais des connaissances et des opérateurs logiques de transformation.

L’usage de la machine pour gérer cette base est du au fait que les connexions dans un ordinateur sous forme d’impulsions électriques se produisent à une vitesse proche de celle de la lumière (300 000 km/sec) alors que les connexions synaptique ne se propagent qu’à environ 500 km/h. Ceci donne un avantage à la machine. D’autre par le cortex humain contient quelques dix milliards de neurones chacun capable de 10 000 connexions synaptiques. Coté ordinateur des plaquettes de mémoire de un centimètre carré peuvent renfermer des milliards de composants actifs, il faudrait donc 10 000 de ces plaquettes pour égaler un cerveau humain. Ceci donne encore, de nos jours, un avantage au cerveau.

Il y a plusieurs façon de représenter cette base de données des connaissances, la plus actuelle étant le « graphe RDF »

Dans celui-ci les connaissances se déduisent les unes des autres par des opérateurs logiques, chaque connaissance ayant des antécédents et descendants multiples.

Par exemples un livre comme « les misérables » peut dépendre de Victor Hugo, Bibliothèque, Littérature romantique, mais aussi engendrer Jean Valjean, jean Gabin, Paris …

On construit donc avec les connaissances un gigantesque arbre, ou plutôt un réseau multi interdépendant et inter thématique.

Autre exemple « le loup » peut dépendre de canidé qui dépend de mammifère, ou encore de contes et légendes, mais il peut aussi engendrer la peur du loup, l’expression « le loup dans la bergerie » puis l’expression « y a un loup »

La recherche en IA

La méthode la plus simple, basée sur la grande puissance de calcul des ordinateurs et de scanner toutes les branches du réseau jusqu’à trouver une réponse satisfaisante. Tant que les bases de données étaient de taille modeste, thématiques, cela pouvait fonctionner. Avec l’avènement de base de taille beaucoup plus élevées le nombre de chemins possible est devenu un réel obstacle au calculs. On a du faire appel à des méthodes heuristiques pour alléger le travail

L’heuristique ou euristique (du grec ancien εὑρίσκω, heuriskô, « je trouve »1) est « l’art d’inventer, de faire des découvertes2 » en résolvant des problèmes à partir de connaissances incomplètes. Ce type d’analyse permet d’aboutir en un temps limité à des solutions acceptables. Celles-ci peuvent évidemment s’écarter de la solution optimale.

Prenons par exemple le simple jeu du taquin

Il s’agit d’organiser dans un carré de seize case les numéros de 1 à 15 à partir d’un état désordonné

Le mouvement des pièces peut être Haut, Bas, Droite, Gauche vers une case libre.

Au lieu de scanner tous les chemins possibles jusqu’à la solution. On va évaluer chacun des états possible du jeu selon les déplacement en donnant une meilleur note aux états dans lesquels le maximum de carrés sont à leurs places finales

Dans la recherche on élimine les états ayant les plus faibles notes pour ne garder et n’étudier que les mieux notés, considérés comme ceux ayant la meilleure probabilité de mener au résultat.

Cette méthode heuristique limite considérablement les chemins à parcourir

. Bien sûr chaque problème nécessite une méthode heuristique adaptée. Le plus souvent il s’agit, comme dans l’exemple précédent de l’évaluation quantifiée des états intermédiaires

Résumé

Un base de données de connaissances se construit en déduisant chaque nouvel entrant des  connaissances précédentes par des relations logiques de dépendances. La recherche se fait en scannant les divers chemins du réseau, en limitant les recherches par un processus heuristique de sélection pour ne scanner que les chemins les plus favorable à la recherche de la solution

Modélisation de la conscience en psychologie relativiste

Après avoir envisagé le modèle de connaissances en IA voyons comment on peut le construire en psychologie relativiste. Nous avons postulé que notre conscience (mémoire) était constituée par un réseau d’images mentales liées entre elles par un réseau logique de dépendances.

Une image mentale est la résilience d’une perception par nos sens, transformée en signaux électriques par nos capteur électrique transmise au cerveau afin d’activer certaines connections synapsiques. Ce sont ces activations qui constituent une image mentale. A ce stade elle n’a aucun sens et ne devient signifiante que par comparaison à des images similaires mémorisées et explicitées antérieurement. En quelque sorte toute nouvelle perception ne prend de sens que par rapport, relativement, à nos expériences antérieures. On retrouve là le schéma de la base de données de connaissance de l’IA.

En ce qui concerne la recherche dans la conscience le principe est exactement celui de l’IA. On scanne la conscience à partir d’un point de départ et on recherche le chemin qui peut nous amener à la réponse attendue. Ici encore notre cerveau met en place une méthode heuristique pour n’explorer que les chemins les plus propices à l’obtention du résultat. Cette méthode de sélection n’est pas évidente. Elle devrait être fondée sur un principe d’évaluation des chances de succès selon les chemins choisis.  Ce jour je n’ai aucune proposition à faire.

Comparaison de l’IA et de l’IH (intelligence humaine)

On voit combien le schéma de modélisation de la psychologie relativiste est proche de la démarche de l’IA. Quelques différences subsistent

  1. Alors que dans l’IA le point de départ de la recherche n’est pas très important, dans notre cerveau il est fondamental. Il nous arrive souvent à une question que l’on nous pose de répondre : « Je le sais, mais je n’arrive pas à le retrouver ! » ou « je l’ai sur le bout de la langue ! ». C’est que nous n’avons pas trouvé le bon point départ et que notre recherche est partie dans une mauvaise direction. Après quelques secondes, minutes, ou heures, la solution nous reviens tout naturellement. La recherche n’a jamais cessée et nous avons enfin trouvé le bon point de départ.
  2. La vitesse de recherche dans l’IA est infiniment supérieure à celle de l’IH. Pourtant dans notre cerveau la solution apparaît généralement immédiatement alors que dans l’IA elle demande un certain temps de calcul (si court soit-il). Peut être que les méthodes heuristiques mises en place dans notre cerveau sont plus efficaces, plus nombreuses que celles péniblement établies dans l’IA.
  3. Mais la différence principale est la capacité de notre cerveau de gérer l’informel. L’IA ne gère que des données formalisables en symboles ou en valeur. Cela la limite à un domaine purement cognitif. Notre cerveau est capable de gérer le non formulé, les souvenirs émotionnels, les mémorisation des émotions, des ressentis non exprimés voire même des chocs traumatiques anciens. Notre cerveau nous fournit des réponses humaines, mélange d’objectivité et de subjectivité qui tiennent compte de failles de chacun. L’IA reste un technocrate de la pensée en pleine objectivité. Il ne se trompe jamais car si erreur il commet (en dehors des bugs) c’est toujours en pleine conscience. Une erreur programmée !

Langage. Le vocabulaire de la douleur

Un langage, ou du moins son vocabulaire, se forme à partir d’un référent externe accessible universellement, auquel on associe un mot (nom, verbe, adjectif). Il s’agit toujours d’un apprentissage.

Par exemple prenons l’objet chaise. Il a un définition universelle (dans le cadre d’une certaine unité culturelle) qui peut être un objet ayant une certaine taille, 4 pieds, une assise, un dossier, une couleur, et un style destiné à la station assise. Fort de cette définition on peut y associer le mot « chaise » (Naturellement il faut au préalable avoir défini la notion de pied, d’assise, de dossier car le langage se défini par strates superposées). Pour définir les variétés de chaises ont y ajoutera, évidemment, des compléments ou adjectifs (bleue, de cuisine, Louis XV, monopode etc. etc.).

Le référent externe peut être un objet (comme la chaise dans notre exemple) mais aussi un être (humain ou animal) mais aussi une entité abstraite (courage, liberté, éducation …) pour peu qu’il possède une définition claire et consensuelle.

Pour les initiés en science, un mot est un objet. Comme tel il possède des propriétés qui lui sont attachées. Prenons l’objet cube. Il possède un nom (le cube) et des propriétés nécessaires comme la longueur d’un côté, des côtés tous égaux, sa couleur, son matériau, des angles droits. Cet objet est une définition référente représentant l’ensemble des cubes possibles.

Une instance de l’objet, c’est à dire un objet défini serait un cube de 10 cm de côté, de couleur rouge et en bois.

Pour les mots c’est le même principe. L’objet chaise est défini par son nom : le mot chaise, et ses diverses propriétés (une taille, 4 pieds, un assise, un dossier, un style)

On pourra définir une instance de cet objet comme une chaise bleue de 80 cm de haut et de style Louis XV, ou une autre instance comme une chaise verte de 40 cm de haut et en style cuisine.

En France la référence dans la définition des mots est le dictionnaire de l’académie. Il définit tous les « objets mots » utilisable en Français. Charge au langage courant, aux utilisateurs, d’en créer les instances.

Certains mots, comme le vocabulaire des sons, des odeurs des touchers, ne peuvent recevoir de définitions précises ; Le bruit d’une sirène, l’odeur de lavande, ne peuvent se définir littéralement. La seule définition pour l’odeur de lavande est : « l’odeur de la lavande ». C’est alors la plante elle même qui sert de référent externe. Chacun peut sentir une fleur de lavande et apprendre : « ça c’est l’odeur de lavande ». Pour les sons, les odeurs, les touchers le référent externe d’apprentissage sera une expérience sonore, olfactive, tactile, de nature universelle.

En ce qui concerne la douleur le problème est plus complexe (ce qui induit le manque de vocabulaire) car l’expérience de la douleur est personnelle, non échangeable, donc tout sauf universelle.

Ce serai possible en imaginant un apprentissage. Par exemple on piquerait chacun avec une aiguille de 5cm en apprenant ceci est une piqure, puis avec un fer chauffé à 90 ° ceci est une brulure, etc. etc. avec tous les générateurs de douleurs. C’est une école qui recevrait bien peu d’élèves.

La connaissance est toujours un apprentissage, et nous refusons dans le cas de la douleur de faire les expériences qui nous permettraient cet apprentissage.

Nous devons nous contenter d’un vague vocabulaire des douleurs basé sur nos propres sensations. Par exemple si quelqu’un nous dit j’ai ressenti une brulure nous associons à ce vocable notre sensation connue de brulure et nous faisons l’hypothèse qu’un individu de la même espèce devrai ressentir le même chose. Nous associons le vocable de notre interlocuteur à notre propre association brulure/expérience personnelle. L’hypothèse est vraisemblable mais absolument pas certaine. On parle de piqure, de brulure, de douleur aigue, sourde, locale, diffuse, mais sans savoir ce que cela signifie pour l’autre.

La douleur n’a donc pas de langage universel car elle n’a pas de références externes universelles. Les médecins parlent souvent d’une échelle de douleur variant entre 0 et 10 mais ceci n » est qu’une représentation personnelle d’une douleur ressentie. C’est donc une valeur relative mais qui malheureusement  n’a pas de référent externe pour devenir absolue, universelle.

Intelligence artificielle et humaine

Avant tout discussion définissons les termes employés qui sont souvent sujet à contre verse.

Intelligence : Ensemble des processus retrouvés dans des systèmes plus ou moins complexes, vivants ou non, qui permettent de comprendre, d’apprendre ou de s’adapter à des situations nouvelles ou encore l’ensemble des fonctions mentales ayant pour objet la connaissance conceptuelle et rationnelle 

Artificiel : Produit par le travail de l’homme, non par la nature, et ressemble à des paysages ou objets naturels 

Dans ces définitions, l’intelligence est une capacité, un processus, Alors qu’artificiel désigne le résultat produit par cette intelligence. Dans ces définitions le mot important est « système » qui implique que l’intelligence se conçoit, non pas dans l’absolu, mais à l’intérieur d’un système, d’un mode de représentation. Voilà qui nous rapproche de la philosophie relativiste dont je suis un chantre … un chantre mou !

Dans ces notion on retrouve la dialectique entre l’innée (généré par la nature) et l’acquis, (produit par l’homme).

Le principe de l’intelligence humaine est de :

comprendre, c’est à dire d’identifier notre perception des objets, de situations en la comparant à des situations antérieurement comprises et apprises (nos expériences et notre vécu) en en proposant une représentation formelle.

Apprendre c’est à dire mémoriser cette nouvelle représentation en se ménageant les outils qui nous permettrons, plus tard, de les retrouver pour les utiliser

C’est un mécanisme que nous pouvons décrire comme suit :

  1. Nous percevons par nos sens un message (faisceau lumineux, onde audio, message gustatif, olfactif, tactile)
  2. Ce message est transformé en signaux électriques transmis au cerveau, qui y crée une image mentale
  3. Cette image est comparée aux images mentales précédemment formalisée.
  4. Cette comparaison détermine des relations logiques de dépendance entre ce nouveau message et les anciens déjà formalisés. C’est ce qui donne un sens à notre perception
  5. L’ensemble est alors mémorisé et enrichi notre conscience

Le point important à noter ici est qu’il est mémorisé tant au niveau cognitif (formalisé) qu’au niveau émotionnel (informel). Si tout se passe bien le niveau émotionnel et le niveau cognitif sont en parfaite cohérence et pourront, l’un comme l’autre, identifier des futurs messages.

L’intelligence humaine possède donc un coté cognitif (généralement prépondérant) et un coté émotionnel (sous-jacent)

L’intelligence artificielle présente de nombreuses analogie, mais aussi des différences fondamentales :

Comme pour notre intelligence son homologue artificiel agit par apprentissage et mémorisation. C’est une intelligence qui s’enrichi au fur et à mesure qu’elle intègre de nouvelles information. Elle aussi crée des liens entre anciens et nouvelles informations.

Par contre alors que les liens logiques développés par notre intelligence sont librement créés par notre cerveau ceux de l’intelligence artificielle sont générés par des algorithmes pré établit par le développeur et donc influencé par l’équipe de développement et rigidifiée dans ses choix.

L’autre différence fondamentale est que, alors que l’intelligence humaine perçoit, interprète et mémorise le non-dit, le non formulé (attitude corporelle, gestuelle, mimique, intonation de voix, silences) la machine n’intègre (en tout cas à ce jour) que les messages cognitifs

Dernière différence (mais non négligeable) l’intelligence humaine peut faire des erreurs ponctuelles d’interprétation de messages, alors que la machine ne peut se tromper ponctuellement. Si il y a erreur elle vient des algorithmes et sera alors systèmatique et non aléatoire. Il est plus facile de corriger une erreur systèmatique dans un algorithme que de tenir compte d’une erreur plus ou moins aléatoire.

L’intelligence artificielle est infiniment plus puissante et plus rapide que l’intelligence humaine. Elle peut être multitâches alors que le cerveau humain peut difficilement traiter plus de deux tâches en parallèle.

Par contre, alors que l’intelligence humaine s’enrichi en recevant des messages informels (émotionnels) qu’elle transforme en message cognitif, l’intelligence artificielle intègre uniquement des messages cognitifs. L’humain réagit à la fois sur un mode cognitif et émotionnel, contrairement à la machine qui ne gère que le cognitif. De ce fait la créativité de la machine sera d’approfondir les connaissances à l’intérieur d’un système alors que l’humain peut inventer de nouveaux système de nouveaux univers. C’est par exemple ce qu’a fait Newton en imaginant la théorie de la gravitation universelle, puis Einstein en imaginant la théorie de la relativité. La machine creuse et découvre, l’humain imagine ! A l’heure actuelle, la machine est encore un technocrate qui avance à marche forcée sur le chemin qu’on lui a tracé, dans l’univers qui est le sien, l’humain à la faculté de se tromper, de dévier, de changer de route pour partir vers des horizons nouveaux. C’est souvent dans l’erreur que se font les découvertes les plus marquantes.  

La différence, nécessité pour exister

Avant d’aborder le sujet précisons quelques notions autour du mot « identité ». C’est un mot qui veut dire tout et son contraire

  1. L’identité renferme les diverses caractéristiques qui font de chacun d’entre nous un être unique et donc identifiable entre tous.
  2. L’identité représente également la similitude entre deux êtres ou deux objets qui les rend impossible à distinguer l’un de l’autre.

On voit donc que ce terme recouvre deux notions totalement antagonistes. Méfions-nous donc des discours creux qui nous parlent d’identité, d’identitaire, d’identité nationale ou autre. Ce sont des mots dangereux qui font raisonner en chacun d’entre nous ce que nous voulons bien entendre.

Nous prendrons donc dans ce qui va suivre :

« Identité » pour ce qui défini un être dans son unicité`

« Similitude » pour ce qui signifie des objets similaires.

Voyons comment évolue un individu au cours du déroulement de sa vie :

  1. A sa naissance le nourrisson n’a que très peu de capacités cognitive. Il perçoit, ressent, mais ‘analyse pas. Il est incapable de codifier ses ressentis, de les formaliser. C’est pourquoi de cette époque il n’aura aucun souvenir conscient.  Son vécu est purement émotionnel, il se vit en fusion avec son entourage et principalement ses parents. Il ne se différencie pas de son environnement, il en fait partie comme son environnement fait partie de lui. Il n’a pas de relation avec l’extérieur puisqu’il est lui-même cet extérieur.
  2. Progressivement il va apprendre à se dégager de cette fusion et va commencer à envisager une relation à l’autre. La relation implique une distanciation, une différence. Dans la petite enfance il va apprendre à percevoir, évaluer cette différence. Plus il construit de relations diverses et crée de liens logiques entre-elles plus il ressent la distance entre lui et les autres. Il s’autonomise ! Il relationne dans d’autres contexte que celui de la famille :  nounou, maitres et maitresses, copains copines, modèles sportif, idoles de dessins animés ou de musique. Les relations sont trop nombreuse pour qu’il puisse fusionner avec tous et toutes. Petit à petit il construit son identité. Il se détache (un peu) de la famille pour trouver d’autres centres d’intérêts. Néanmoins il est toujours en recherche de situations fusionnelles.
  3. L’adolescence est le moment charnière ou il commence à abandonner les références de sa petite enfance, se dégager de ce cocon pour plonger dans un autre univers protecteur, celui de la bande de copains copines, les associations diverses, les équipes, les idéologies. Il se désengage de son enfance mais essaye de recréer un monde protecteur dans lequel il reste entouré et en sécurité. C’est un moment difficile pour lui car il abandonne un milieu cosy et protecteur pour se lancer dans une autonomie dont il n’a pas vraiment les clés. C’est un moment difficile pour ses parents qui voient se déchirer une relation de fusion pour devoir s’adapter à une nouvelle relation d’adulte à adulte avec lui. L’adolescence est un moment où tout se réinvente.
  4. Progressivement, avec l’âge adulte l’individu prend de l’autonomie, son identité s’affirme, la composante fusionnelle de ses comportements diminue. En même temps la conscience se rigidifie et les capacité d’adaptation que donnent le fusion disparaîssent.

Conclusion

L’analyse de cette évolution nous montre l’évolution de la dualité entre la fusion (similitude) et l’autonomie (différence).  Toute sa vie l’individu est partagé entre une attitude fusionnelle régressive mais sécurisante et une attitude d’indépendance progressive mais anxiogène. L’évolution, les expériences le poussent inexorablement à prendre son autonomie. Les multiples expérience qu’il vit, les positionnements qu’il adopte, lui apportent un enrichissement de sa conscience et forgent son identité. Plus il s’affirme dans son identité et plus il se ressent différent des autres. La fusion, la similitude, entrainent une attitude de repli, un sentiment de « ne pas être », dilué dans les autres. Au contraire la prise d’autonomie, la différence, cultivent le sentiment d’exister, de vivre, de se définir dans son identité. La différence est une nécessité existentielle. C’est l’émotion qui nous déstabilise, et qui active notre cerveau. Pas de stimulation cérébrale sans émotion, pas de d’émotion sans perception, pas de perception sans différence ou mouvement

L’expérience née de la différence et devient le moteur de la formation de notre identité.

On ne peut pas se définir par rapport à un clone, être « la même chose » n’est pas une définition, n’est pas une identité, c’est une absorption, une fusion. On se défini au contraire dans une différence, c’est en se sentant différent des autres, par rapport à eux que l’on devient soi-même.

Il faut être l’autre d’un autre pour exister en tant que soi ! (désolé c’est un peu tordu, mais à la réflexion c’est pas faux)  

La différence enrichi, la similitude sclérose et appauvri. Devenir soi-même impose de franchir l’écueil anxiogène de la différence et c’est la grande difficulté de vivre

Pour faire un homme, mon dieu que c’est long !

Les dieux sont-ils vraiment immortels ?

Un peu d’histoire

Pour toutes les grandes religions, qu’il s’agisse de la Chrétienté, de l’Islam, du Judaïsme, de l’Hindouisme ou du Bouddhisme, leurs dieux ont toujours existés et existerons toujours. C’est une croyance. Personnellement je ne crois pas en dieu, mais ne pas croire est toujours croire, c’est toujours une croyance !

Pourtant il est historiquement bien connu que tous les dieux ont eu un début et une fin et qu’ils ont généralement vécus le temps de la civilisation qui les a engendrés.

Les dieux Égyptiens (Amon, Isis, Osiris, Horus, Mat, Anubis …) ont vécu le temps de l’empire Égyptien soit de 3150 AVJC à 300 AVJC.

Assur, le dieu Assyrien (-200 AVJC : 612) a disparu après le chute du royaume Assyrien

Les dieux Grecs ont survécu à la disparition de la Grèce antique, romanisés par l’empire Romain. Jupiter remplace Zeus, … Ces dieux romains ont disparus à l’avènement du Christianisme. Un dieu chasse l’autre !

Les dieux Incas (Apu, Apocatequil, Axomama …) les dieux Aztèques (Huitzlopochtli, Quetzalcóatl …) ont disparus avec les conquêtes Espagnoles du 15 ème et 16 ème siècles.

Les innombrables dieux des tribus indiennes d’Amérique du nord ont tous disparus avec la conquête de l’ouest américain par les colons.

Il est bien sûr impossible de citer tous les dieux qui sont morts de leur belle mort, emportés avec la civilisation qui les a honorés

Pourtant certains dieux subsistent encore de nos jours.

Les plus anciens sont sans doute les divinités Hindouiste (Rama, Vishnou, Krishna) et le dieu des Juifs (Yahvé). On en connais mal l’origine tant elle est lointaine.

Bouddha est né en 600 AVJC

Jésus fils de dieu est apparu en l’an zéro (par référence)

Allah est apparus vers l’an 600.

Voilà des dieux qui ont une naissance assez récente, auxquels, bien sûr, on attribue un passé et un futur éternel, divinité oblige.

Conclusion

Tout ces dieux défunts ont été, de leur temps, sujet d’une adoration aussi intense, sinon plus, que les actuels dieux encore en activité. Nos ancêtres les honoraient autant, sinon plus, que nos dieux actuels le sont, puisque pour certain on allait jusqu’à des sacrifices humains pour leur plaire et obtenir leurs bonnes grâces. Pourtant ils ont sombré corps et bien avec leurs fidèles. Pour une croyance, il faut des croyants et quand ceux-ci s’éteignent la croyance s’éteint avec eux. Pas de croyants, plus de dieux ! L’objet de la croyance s’efface quand il n’y a plus de croyants.

 On est donc en droit de s’interroger sur l’avenir de nos actuels dieux. Ils semblent indéboulonnables, comme paraissaient éternels le panthéons des dieux disparus. Quel est leur espérance de vie ? Survivrons-t-ils au déclin de nos civilisations ? j’en doute !

Pourtant je leur souhaite une longue vie comme je souhaite une longue vie à notre civilisation ! Pourtant elle disparaitra un jour emportant avec elle Jésus, Allah, Yahvé, Bouddha et Rama. Ils ne seront plus, alors, que de merveilleuses légendes que l’on contera aux enfants pour les endormir.

Le deuil

0n considère, en général, que le deuil consiste en la perte d’un être cher (parent, frère ou sœur, proche) ceci constitue évidemment l’un des paroxysme du deuil mais l’on peut voir que le mécanisme sous-jacent au deuil est beaucoup plus général.

Avant d’aborder ce problème il nous faut définir le mécanisme de la fusion.

Une relation fusionnelle est la mise en commun de deux univers en étroite dépendance. Elle peut se produire sur un mode émotionnel ou cognitif, la mode émotionnel étant de loin prépondérant.

Lors de notre naissance nous avons déjà forgé « in utéro » un certain nombre de références avec l’environnement maternel. A la naissance nous perdons totalement ces points de repère pour nous trouver dans un monde ou nous n’en n’avons plus. (nous verrons plus tard pourquoi il s’agit de notre premier deuil.

Le bébé va, au contact de sa mère (dans le cas le plus courant) développer une relation charnelle basée sur le contact, l’odeur, le son, c’est à dire nos sens les plus archaïques et émotionnels. Cette présence est absolument nécessaire au bébé pour prendre ses repères, se sécuriser. Cette relation est totalement fusionnelle car le nourrisson n’a pas d’autres références que celle que lui offre sa mère. Alors qu’avant la naissance il était physiologiquement entièrement dépendant de sa mère il en devient en quelque sorte dépendant émotionnellement. Il ne se sent exister qu’à travers cette relation de fusion.

Progressivement le bébé au hasard de ses expériences  développera d’autres relations avec son environnement proche (parents, jouets, berceau …) mais toujours sur le mode fusionnel et par échange de sensations.

A partir de 1 an l’enfant commence à développer son univers cognitif et commencer les apprentissages, dont le langage, la motricité debout, la déglutition des solides …

En grandissant, bien que ses relations restent très affectives sa conscience cognitive (formulation des émotions dans un formalisme sociabilisé) se développe.

A l’adolescence la dépendance à l’influence familiale commence à peser. En effet les expériences extérieures de plus en plus nombreuses font diverger la conscience  de l’ado de l’identité familiale. L’adolescent commence à forger l’embryon de son identité. C’est un moment difficile de flottement car l’abandon des références familiales pour plonger dans un monde adulte dans lequel les repères ne sont pas encore clairement définis et anxiogène. Ici encore c’est une forme de deuil. Tout abandon d’une situation bien référencée est un deuil.

En superposition d’autres pertes peuvent arriver, comme la disparition des grands parents, frères ou sœur, parents, proches, les ruptures amoureuses, constituent également autant de deuils qui impactent les individus.

Avec l’âge adulte la conscience cognitive prend le pas sur la conscience émotionnelle sans pourtant que celle-ci perde de son influence en « sous-marin » (puisque notre conscience cognitive se construit inévitablement à partir du vécu de nos émotions.

Dans le deuil, c’est l’émotion qui domine. C’est la part de fusion que nous avions avec l’être, l’objet, ou la situation qui nous fait défaut. Cette part est la partie de nous même que nous avons projeté sur l’entité que nous perdons qui nous manque. Cette entité qui nous quitte emmène avec elle une part de nous même ce qui pour nous est toujours un déchirement. Toutes les références, les repères que nous avions avec l’objet qui nous quitte créent un vide dans notre monde. Nous avons perdu une partie de notre identité (et la crise d’identité est génératrice d’angoisse) Faire son deuil c’est combler ce vide en re créant de nouvelles relations (références), de nouvelles projections sur de nouvelles personnes, objets, ou situation.

Il est fondamental de comprendre :

  1. Dans une perte comme un deuil de qui nous fait défaut de n’est pas l’objet perdu (qui est toujours remplaçable et très souvent remplacé) mais la perte de ce que nous avions projeté sur lui, une perte d’une partie de notre identité, une perte d’une partie de nous-même.
  2. Faire son deuil c’est combler ce manque le plus rapidement possible. Pour cela il faut au plus vite nous repositionner dans la situation nouvelle, aller de l’avant sans regarder derrière soi. Toute plaie doit cicatriser au plus vite.
    Il n’y a jamais de trahison envers un proche décédé car dans la mort il n’existe plus et on ne peut pas trahir qui n’existe plus. Se reconstruire n’est pas oublier mais simplement continuer à vivre
    La nostalgie, les commémorations, les visites au cimetière, sont autant de façons de perpétuer la douleur (comme si on empêchait une plaie de cicatriser pour faire durer le mal). Faire son deuil c’est accepter la situation nouvelle et y faire face. Le souvenir est normal mais le culte du souvenir est destructeur (ou du moins empêche de se reconstruire). Admettons qu’un être qui nous a quitté n’existe plus et que nous avons le droit et même le devoir envers nous-même de vivre sans lui, que dans une rupture amoureuse celui ou celle qui nous a quitté est sortie de notre vie (le monde de manque pas de nouveaux célibataires à conquérir !), qu’un objet perdu se remplace

La difficulté dans un deuil n’est pas de se reconstruire mais de renoncer !   

Psychologie, psychiatrie, la poule et l’œuf

Il existe, en la matière, plusieurs modèles :

  1. La psychiatrie qui relie les émotions éprouvées par un sujet à la production de certaines hormones. La thérapie consiste à réguler la production de ces hormones pour réguler les émotions
  2. Les diverses écoles de psychologie qui relient les perceptions éprouvées par le sujet aux émotions qu’elles produisent et aux comportements qu’elles induisent. Leurs thérapies consistent à contrôler l’analyse des perceptions pour réguler les émotions.

Les neuroscience tentent de relier ces deux modèles en recherchant le lien entre perception, émotion, et production hormonale.

Si l’on s’en tient aux deux premiers modèles on se trouve devant une double ambiguïté.

  1. Dans la psychiatrie est-ce la production d’hormones qui génère les émotions ou au contraire les émotions qui génèrent la production d’hormones.
  2. En psychologie on peut se poser la question de savoir si c’est l’analyse de l’émotion qui donne sens à la perception ou si, au contraire, c’est l’analyse de la perception qui crée l’émotion.

On se trouve devant le problème de la poule et l’œuf, et comme dans ce dernier on le résout facilement. Quelques en soit l’origine, maintenant, la poule et l’œuf coexistent et on se régale des deux. Dans notre cas on résout le dilemme en se disant que émotion et production d’hormones coexistent de même que perception et émotions.

Le problème qui se pose et d’organiser en séquence, dans un modèle, la chaine : « Perception, émotion, analyse, production de la pensée, sécrétion hormonale ». Il est possible que l’on puisse y parvenir en élargissant le modèle proposé par les neurosciences.

PS : cela pose le principe de l’adhésion à un modèle. Dans ce qui précède nous avons présenté plusieurs modèles de la psyché. Ils sont des formes de représentation de notre mécanisme de pensée, mais aucun ne constitue une description de la pensée. Ce point est particulièrement mis en évidence dans les modèles de représentation de la matière. Historiquement on note diverses représentation :

  1. Démocrite (360-430 AVJC) et les atomistes représentent la matière faite de corpuscules appelés atomes flottant dans le vide.
  2. Platon et Aristote réfutent cette théorie et préfère des corps flottant dans un éther et animé par une force divine. Au moyen âge, Galilée, Pierre Gassendi, Sébastien Basson, Robert Boyle et Newton reconnaissent une nature corpusculaire de la matière
  3. Newton publie à l’occasion de son travail sur la gravitation universelle une théorie unifiée de la matière.
  4. Au XVIIIème siècle John Dalton remet en évidence la nature corpusculaire de la matière et réhabilite la notion d’Atome
  5.  En 1905 et 1915 A. Einstein publie une théorie de la matière appliquée aux corps massifs, éloignés, et doté d’une grande vitesse. La matière est animée par des forces gravitationnelles
  6. A la même époque Bohr et de nombreux savant établissent la mécanique quantiques adaptés au corps microscopiques animé par des forces électromagnétiques.
  7. D’autres théories décrivent la nature à l’échelle humaine comme la mécanique des fluides, la résistances des matériaux, la résistivité, les théories de la tensioactivité …

On voit donc qu’il existe de nombreuses représentations de la matière dont une seule, aucune ou toutes, pourraient en être une description fidèle.

La réalité, la vérité ne nous sont accessibles qu’à travers les représentations que nous pouvons en faire !

La représentation d’un phénomène en est une image, mais elle n’est pas le phénomène. Une image est une représentation d’une réalité, mais elle n’est pas la réalité. Une photo peut vous représenter mais elle ne sera jamais vous.

Il en est de même des représentation du cerveau. La psychologie, la psychiatrie, les neurosciences sont des représentations du fonctionnement du cerveau mais ne sont pas sa vérité. La psychologie relativiste en propose une quatrième qui n’est pas plus réelle que les trois autres. Chacune à son domaine, son époque, ses conséquences thérapeutiques. Psychologie et psychiatrie sont plus orientées vers la thérapie, neurosciences et psychologie relativiste plus orientés vers la recherche théorique.

On est proche de ce qu’énonçait Bouddha dans son principe des représentations mentales du monde Karmique (Je parle de Bouddha le philosophe et non du personnage divinisé et déifié de la religion Bouddhiste). La philosophie nous présente une représentation du monde, donc discutable (comme le problème de la poule et l’œuf) la religion nous propose la réalité du monde donc un dogme non discutable.

La philosophie c’est le doute, la religion la certitude.

C’est quoi le sens de la vie ?

Le positionnement est la colonne vertébrale dans la psychologie relativiste.

La vie, la nature n’ont, à priori, aucun déterminisme, pas de finalité autre que « d’être et se reproduire ». La vie n’a pas en soi de sens ! C’est à nous de lui en donner un. C’est même une nécessité car c’est en référence à ce sens donné que nous pourrons développer notre identité.

Pour certains d’entre nous, les religieux, la vie a, à priori, un sens qui nous est dicté par la foi en un dieu. Celui-ci nous donne, par ses injonctions, un but (sens) à notre vie qui est en général celui de le servir pour accéder à une vie éternelle paradisiaque. Mais la notion de Dieu est une notion transcendantale qui dépasse la condition humaine et ne peux être intégrée en tant que telle. Ceci est d’autant plus vrai que jamais, de mémoire d’être humain, dieu n’a donné d ‘injonctions… en tout cas pas à moi ! Ce sont les religions qui ont établi les dogmes et les rites qui gouvernent la vie des fidèles à partir de textes sacrés systématiquement apocryphes. Ce « sens de la vie » est donc toujours choisi et non originel. La vie n’a de déterminisme que celui que l’on lui donne.

On est donc ramené au choix originel, celui de l’existence ou la non existence d’une entité transcendantale. Je parle bien d’un choix car une croyance, dont la démonstration dans l’univers humain est impossible et bien le résultat d’un choix délibéré ou plus ou moins sugéré.

Personnellement j’ai fait le choix arbitraire de la non existence de dieu (dieu, Allah, Yahvé, Bouddha, …) car c’est le choix qui donne l’entière responsabilité de ses actes à l’être humain. Je ne suis pas partisan de l’attitude qui consiste à dire « dieu l’a voulu ». En effet qui peut croire que dieu a voulu Hiroshima, l’invasion de l’Ukraine, et toutes les horreurs que le humains ont pu perpétrer durant de siècles sans penser que ce dieu serait une sacré canaille ! Non les humains sont bien responsables de leurs travers.

Ce fait étant posé (Attention, je ne nie pas l’existence de dieu, mais je m’en passe !) voyons comment on peut donner un sens à sa vie. C’est au hasard de nos expériences, de notre éducation, de nos lectures, des informations que nous recevons que se forge notre conscience, notre identité. Se développe alors une vision du monde, des valeurs morales qui sont le reflet de notre maturation et qui vont construire l’ossature de notre personnalité, la colonne vertébrale de notre pensée.

Pour les personnes religieuses c’et autour de l’entité divine et de ses préceptes que va s’organiser le sens de la vie. Ce sera le point de référence ultime par rapport auquel se fera le jugement sur les événements vécus. Chaque situation sera évaluée, plus ou moins au regard des dogmes et pratiques préconisés par la religion. Évidement la pensée divine n’est pas la seule influence qui gouverne notre identité. Des expériences diverses peuvent également jouer dans notre construction mentales, qui peuvent modifier ou parfois contredire l’influence de la religion. Il existe par exemple plusieurs catégories de « bon chrétiens » comme les catholiques de gauche, bourgeois libéraux, catholiques extrémistes dispersés autour d’un même axe religieux.

Pour les « non croyants » le sens de la vie va se développer autour de valeurs morales comme la famille, le travail, la réussite sociales, les idéologies, les passions diverses (collections, sport, cinéma …) voire des croyances fumeuses (antivax, complotistes) qui seront le point de références pour nos jugements sur les situations et donnerons une certaine cohérence à notre pensée et donc à nos comportements. Ici encore les influences et les expériences sont multiples et notre pensée n’est pas manichéenne. Étant le reflet d’expériences variées elle présente de nombreuses facettes.

Ce sont ces myriades de déviances autour de l’axe central donné au sens de notre vie qui font de nous des êtres humains avec toutes leurs contradictions, leurs complexités, leurs richesses, mais aussi des êtres difficiles à comprendre et dont les relations aux autres sont souvent laborieuses et conflictuelles. Comment comprendre un prêtre catholique qui viole des petits enfants, ou un oligarque communiste qui s’enrichi outrageusement ?

Donner un sens à sa vie (qui n’en a pas à priori) est une nécessité vitale pour un être humain. Nous avons tous besoin de références pour vivre car nous définir est un besoin majeur, nous positionner de façon aussi cohérente que possible vis à vis des situations, des objets, des valeurs est la condition « sine qua non » pour nous ancrer dans la vie. Un personnage sans références établies est un être flou, incernable, mais aussi incertain, pusillanime et angoissé. Ses relations aux autres sont très difficiles car lui étant mal positionné il est difficile de se situer par rapport à lui et les relations sont ambigües.

Les écueils de « donner un sens à sa vie » sont principalement de deux sortes

  1. Le sens de la vie manichéen. La vision du monde de ces individus est trop centrée sur un seul axe. C’est cas des extrémistes (Djihadistes, idéologues, narcissiques) qui deviennent des obsessionnels de leurs doctrines. Leur pensée est rigide, sans nuances, ils sont incapables d’accepter la différence et toute contradiction est vécue comme une agression personnelle. De narcissique ils passent facilement à la paranoïa.
  2. Le sens de la vie mal établi. La vision du monde de ces personnes est sans cohérence et elles ont du mal à se situer dans les situations qui les impliquent. Toujours en recherche de repères ils sont flottants et indécis. Ce sont des proies faciles pour les individus de la catégorie précédente qui leurs offrent « façon Gourous » les références qui leurs manquent.

On voit combien la notion de « sens donné à la vie » a une importance fondamentale dans nos comportement. Il influence notre positionnement quotidien vis à vis des événements de notre vie. Il est le squelette (plus ou moins rigide) de notre identité.

La vie est, en soi, dépourvue de sens et c’est à chacun d’entre nous de lui en définir un !

La mesure : objective, subjective, relative ?

Il y a deux type de mesures, la mesure objective à partir d’un appareil de mesure, la mesure subjective dites « au pif ». Ces deux types ne sont pas des mesures absolues mais relatives.

  1. La mesure objective. Elle nécessite un point origine, un point final, et une unité de mesure appréhendable par un appareil.
    Elles ont été nombreuses depuis l’antiquité, reposant généralement dans les temps anciens sur de éléments corporels : Le pied, le pouce, la coudée, la brassée, l’empan pour les éléments de longueur, la bolée, la pinte, le demi pour la bière, le gallon pour les mesures de volume, l’aune pour les tissus. Mais ces unités n’étaient pas satisfaisantes car leur étalon étaient variables selon les individus, les régions et les pays.
    Après plusieurs tentatives évaluées par la commission Borda (Borda, Condorcet, Laplace et Monge,), des tentatives pour évaluer le quart d’un méridien terrestre, en 1799 fut créé le « mètre étalon » barre de platine invar déposé au pavillon de Breteuil, représentant, par définition, le mètre universel disponible pour tous les pays du monde. Il a été depuis remplacé par un unité représentant 1650763,73 fois la longueur d’onde de la radiation orange du Krypton (pas plus simple mais plus précis)
    On a également défini des étalons pour mesurer le poids, la durée, et le courant électriques définies dans la système MKSA (Mètre, Kilo, Seconde, Ampère)
  2. La mesure subjective. Elle s’appuie sur le souvenir de nos expériences acquises. On peut évaluer les distances, le temps, le poids … il est plus risqué d’évaluer l’ampérage ! Pour évaluer une distance, par exemple, on définit un point origine, un point final et on évalue leur écart en fonction de nos expériences. La mesure est peu précise mais très pratique et parfois même plus efficace que la masure objective. Imaginons que conduisant une voiture vous devez passer dans un couloir très étroit vous estimez la situation avec des « ça passe » ou des « ça passe pas » et cela marche assez bien.
    Évidemment les voiture moderne commencent à être équipés de radars qui objectivent le mesure et la rendent plus précis. A longueur de journée nous faisons des évaluations subjectives de notre espace, du temps, des vitesses, des poids, des tailles …et même de l’humidité ou de la sécheresse, de la chaleur ou du froid.
  3. Conclusion. Il faut noter que seuls les grandeurs quantifiables peuvent faire l’objet de mesure objectives. Pour cela elles doivent pouvoir être décrite par une théorie dans un modèle mathématiques, ce qui est le cas pour beaucoup de grandeurs représentées dans la physique.
    Pour les autres, seule l’évaluation subjective est possible. Savoir si une personne est plus gentille qu’une autre, si un gâteau est meilleur qu’un autre, si une chanson est meilleure qu’une autre, est du domaine de la pure subjectivité. Celle-ci s’appuie, généralement, sur des expériences culturelles personnelles mais communes et des critères de jugement largement partagés qui permettent une hiérarchisation valable au moins dans un groupe homogène.
  4. Point important. Toutes les évaluations, qu’elles soient objectives ou subjectives, ne sont jamais absolues, mais relatives à l’unité de référence considérée. On peut dire « cette table mesure 2 mètres », mais personne ne peut répondre aux questions « combien mesure un mètre ? », « combien pèse un kilo ? » ou « combien dure une seconde ? ». Même un dieu ne pourrait y répondre.
    Nous vivons dans un univers dont la description est relative et logique ou rien n’est absolu. C’est pourquoi j’ai adopté les philosophies relativiste  

La relation ambivalente Sujet – Objet

0n peut dire que le sujet de cet article à fait l’objet de nombreuses publications

Dans notre langue et sa grammaire la notion clairement définie :
Le sujet fait l’action ou pense, le verbe défini l’action entreprise, l’objet (complément d’objet) subi l’action ou est pensé.
Par exemple « Je casse du bois », Je (moi) est le sujet de l’action, celle-ci est de casser, et l’objet qui subit l’action est le bois.
Dans la réalité ce n’est pas toujours aussi simple et un certain niveau de confusion existe entre sujet et objet. Donnons quelques exemples :
On dit par exemple « Monsieur Dupont est sujet à la dépression ». On devrait dire « Monsieur Dupont est l’objet d’une dépression » puisque Monsieur Dupont subi la dépression. Mais cette maladie psychique n’est pas causée directement par un agent extérieur mais par la perception que Monsieur Dupont en a. Il en est donc responsable. On est dans un cas ambiguë ou Monsieur Dupont est à la fois sujet et objet en ce sens qu’il crée et subi sa maladie.
On peut également dire : « Le sujet de la discussion est la mise en place d’un protocole » dans cette phrase l’action est la mise en place d’un protocole, l’élément actif est la discussion et, l’élément passif le sujet de la discussion. Le sujet se trouve être l’élément passif ! Peut-être devrait-on dire : « L’objet de la discussion est la mise en place d’un protocole » car ceci rétablirait chacun dans son rôle. L’objet devient l’élément passif.
Autre sujet de confusion.
Si je dis phrase 1 : « ce raisonnement est sujet à discussion » le raisonnement, qui est l’objet passif des discussions et qualifié de sujet dans la phrase, alors qu’il devrait être objet..
Si je dis phrase 2 : « Ce raisonnement est l’objet de discussions » le rôle de chacun est rectifié, mais la phrase change de sens. Dans la première phrase on affirme que des discussions sur le raisonnement sont possibles, dans la second on affirme que des discussions sur le raisonnement sont en cours.
Encore un point de divergence. On parle « des sujets du Roi », hors on sait bien que ces sujets étaient, en fait, les objets du Roi exploitables et corvéables à merci.
On peut également dire « les sujets du BAC sont l’objet de toutes les convoitises ». Ceci semble dire que les sujets sont, en fait, des objets, mais si on lit avec attention
1) Les « sujets du BAC » ne sont pas un élément actif, mais passif … ils devraient donc être des objets.
2) Quant aux « objets de convoitises » que sont les sujets du Bac, ils sont bien des éléments passifs à positionner non pas vis à vis du BAC, mais vis à vis des convoitises et doivent bien être considérés comme des objets.

Conclusion
L’humain est un animal étrange qui se gère à la fois comme sujet et objet. Il est sujet quand il agit, poussé par ses pulsions, en réaction à ses affects. Il est objet quand il se juge, évalue ses actions, ses performances, quand il devient spectateur de lui-même. Notre conscience émotionnelle nous entraine à réagir alors que notre conscience cognitive contrôle nos élans. On retrouve ce concept dans les adjectifs « « Objectif », contrôlé par la raison et « Subjectif » animé par la pulsion.
On retrouve dans la confusion sujet/objet la confusion que j’ai déjà décrit entre le but et le moyen. Le moyen, l’outil, peut être considéré comme un objet, alors que le but, vers lequel tend l’action peut être assimilé au sujet. Quand un parti politique se crée c’est en général pour atteindre un but (l’égalité entre les hommes, le libéralisme, le nationalisme). Mais pour atteindre ce but des moyens doivent être mis en place, notamment le prise du pouvoir. La compétition pour le pouvoir est si forte que le parti doit mobiliser toutes ses forces vives pour y parvenir. Au bout de quelques temps la prise du pouvoir devient le but ultime et l’objectif initial devient un simple prétexte (le moyen) d’y parvenir. Le moyen initial est devenu le but et le but initial le moyen.
En psychologie relativiste à la naissance on est objet (fusionnel et émotionnel) et par le processus de maturation on devient soi-même c’est à dire sujet autonome C’est la relation à l’extérieur qui établit la maturation. C’est une relation sujet-objet
Le débat sur l’avortement porte notamment sur la question : « à partir de quel moment l’embryon cesse-t-il d’être un objet pour devenir un sujet ? »
On peut se demander si l’opposition entre objet et sujet ne devrait pas s’effacer au profit du mélange. Une nuit, le philosophe taoïste Zhuangzi rêva qu’il était un papillon volant de fleur en fleur. Au réveil, il se demanda : suis-je un homme qui a rêvé qu’il était un papillon ou un papillon en train de rêver qu’il est un homme ? A moins qu’il ne soit l’un et l’autre
La relation sujet-objet se retrouve dans la notion de positionnement. La façon dont le sujet pense l’objet défini l’objet en lui-même pour le sujet, ce qui induit le positionnement du sujet vis à vis de l’objet
Notre relation au couple sujet-objet dépasse les définitions lexicales du dictionnaire de l’académie. Elle est obscurcie par notre psychologie qui nous fait à la fois sujet et objet et nous délivre une vison ambivalente du monde.