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Narcissisme chez les dirigeants et le enfants

LES DIRIGEANTS

Ce n’est plus un secret que la majorité des dirigeants politiques ont une tendance au narcissisme. Arriver au sommet de la pyramide du pouvoir est une tâche si difficile qu’il est quasiment impossible de l’accomplir sans une totale surestime de soi, une haute idée de sa valeur et de son destin. Tous nos présidents ont été plus ou moins narcissiques, De Gaule, Sarkozy, Chirac, Giscard, Macron , Hollande, pour essayer de les classer dans un ordre décroissant. (et ce, sans aller rechercher dans l’histoire Louis XIV ou Napoléon)

Derrière tout narcissique se cache un paranoïaque en sommeil !  Ce sont deux pathologie de même origine, une raideur  excessive de la conscience.

Cette surestime de soi ne se produit pas par hasard, elle est le fruit d’un sentiment d’insécurité, d’un réel doute sur ses capacité, compensé par un affirmation narcissique de défense.

C’est sur ce doute latent que se construit la position paranoïaque, le sentiment diffus d’être menacé dans son pouvoir apparaît dans la difficulté. Plus le pouvoir grandi et plus la possibilité de dérive paranoïaque menace.

Dans nos régimes démocratique le pouvoir n’est jamais absolu, et les contre-pouvoirs permanent. Aucun de nos dirigeants n’a sombré dans la paranoïa. Il n’en est pas de même dans les régimes autoritaires.

Hitler, Staline, Mao ont terminé leur carrière dans un  délire paranoïaque (hypocondriaque pour Staline) voyant partout des ennemis à éliminer.

Erdogan est un plein virage et depuis un ou deux ans sa paranoïa s’affirme

Trump montre tous les signes de sa dérive. Il ne voit plus que des ennemis, il se sent victime et persécuté. Il était grand temps de l’arrêter.

Poutine est certes un narcissique affirmé, il a évidemment des tendances paranoïa, mais un tel contrôle sur ses émotion qu’on peut le penser à l’abri de cette évolution.

La leçon à tirer de cette histoire et qu’il  faut toujours se méfier des « grands hommes ». Leur sentiment de supériorité plait aux populations qui aiment se sentir protégés par qui, elle pensent plus fort qu’eux. Elles s’abandonnent à lui, lui donnent tous les pouvoirs, enflent son narcissisme et fabriquent de ce fait la paranoïa qui va apparaître à la moindre contrariété.

De façon générale on n’accède pas au pouvoirs en tant que dictateur, on le devient. C’est le peuple qui fabrique ses dictateurs, il fabrique ses idoles pour enfin les bruler.

Ne blâmons pas les dictateurs, mais ceux qui les ont porté aux nues !

Comme quoi dans la démocratie, si vacillante soit-elle, les contre-pouvoirs sont la meilleure défense contre les dictatures folles

L ENFANT EST-IL NARCISSIQUE ?

On avance souvent l’hypothèse que l’enfant passe obligatoirement par une période narcissique pour former son identité. On peut voir les choses différemment.

Le narcissisme est une sur évaluation de l’image de soi, une raideur de la conscience, sans doute une défenses contre un sentiment d’infériorité dû à des troubles de l’enfance. Dans la mesure où il y a sur ou sous-estimation de son image cela suppose une relation différenciée, distanciée avec l’autre. Estimation signifie relation, relativité et image implique un comportement cognitif. Ces deux élément ne sont pas du domaine de l’enfance mais plutôt de la maturité.

Comment donc expliquer ce narcissisme apparent chez l’enfant ? Pour résoudre cela, plongeons nous dans l’univers de l’enfant.

En pleine formation de sa conscience cognitive l’enfant vit principalement sur un mode émotionnel, en fusion avec son environnement (Parents, frères et sœur, …). C’est à dire qu’il a très peu de distanciation avec ses proches et il les vit comme faisant partie de son univers. Il n’a pas d’autonomie réelle, pas de distance avec les autres et les voit  comme n’ayant pas de distance avec lui. C’est un univers totalement fusionnel. Il n’imagine pas « les autres » comme ayant une vie propre, autonome, et dans laquelle il n’existerai pas. Il ne voit dans « les autres » que ce qui les relie à lui et ne leur attribue pas une réalité autre que celle qu’il vit avec eux.

C’est une position egocentrique mais pas narcissique (sauf pathologie particulière) Il est le centre de son univers, peuplé par ses proches. Il ne perçoit que la partie de l’univers, de son environnement en fusion avec lui.

C’est en prenant son autonomie (dans la maturation) qu’il se sentira différent, distancié, des autres, et donc sentira que les autres sont différents de lui. Le passage d’une relation fusionnelle aux autres à une relation empathique corrigera cet égocentrisme de la fusion.

Il n’y a pas, sauf pathologie, de narcissisme chez l’enfant mais une position centrale dans l’univers qu’il vit. L’éducation moderne qui sur protège l’enfant, l’enferme sans sa bulle régressive, l’empêche de prendre son autonomie et de sortir de son univers égocentré .

A force de classifier les pathologies par leurs conséquences comportementales et non par leur causes psychologiques on finit par tout mélanger !

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