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01 42 59 15 27 patrick@rouillier.com

C’est une pathologie extrêmement complexe et difficile à cerner. Comme toutes les pathologies elle est liée à une construction déficiente de la conscience cognitive et donc à une liaison totalement désorganisée entre les vécus émotionnels (qui devraient être structurés par la conscience cognitive).

Essayons de l’intégrer à notre modèle de la psyché humaine basée sur les représentations mentales, les positionnement, les attitudes et les comportements (voir études précédentes)

91Zkf07K6rLLa conscience cognitive semble être formées de bribes d’éléments bien structurés reliés entre eux par des « fils » anarchiques. La relation causale qui relie les éléments de la psyché semble être parfois pertinente, parfois anarchique voire inexistante. Les représentations mentales qui constituent la conscience cognitive, le lien qui organise les émotions, peuvent être comparées à ces vieux parchemin dont une partie des mots ou des lignes sont effacées ou illisibles.

La conscience cognitive est fragmentée, et les éléments qui la constituent ne sont pas toujours liés entre eux.

Vivre avec ce niveau de représentations mentales, cette conscience fragmentée, cette vision du monde « en pointillé » est bien évidement une tâche ardue, pratiquement impossible, terriblement anxiogène.

On comprend que le sujet puisse osciller entre un comportement de type dépressif (quand le vécu fait appel aux éléments déstructurés de la pensée) et des comportements hallucinatoires (quand le vécu fait appel à des éléments bien structurés de la conscience cognitive – donc un vécu apparemment sain – , mais construits à partir d’éléments déstructurés. La pensée anarchique est alors prise pour vrai)

Le sujet n’a pas à proprement parlé une double personnalité (deux partie de sa conscience cognitive agissant de concert -antagonistes ou non ) mais plutôt une personnalité double (faites d’éléments sans cohérence, appelés aux hasard des besoins de l’analyse critique du vécu). Il ne s’agit pas de Docteur Jekyll et Mister Hyde, mais d’une seule conscience qui se serait construite tantôt selon la vision d’un Docteur Jekyll, tantôt selon celle d’un Mister Hyde (Ceci n’étant qu’un exemple qu’il faut débarrasser de toutes les représentations morales qui caractérisent la pensée du XIX ème siècle) .

Il est donc sujet aux « symptomes négatifs » en raison de la non-structuration de sa conscience, qui conduisent à une perte des valeurs (voir La dépression)

Il sera sujet aux « symptômes positifs » , délire, hallucination, puisque ses pensées désorganisées seront validées par sa part de conscience organisée.

Il sera sujet aux « symptômes dissociatifs » puisque sa pensée, sa conscience cognitive est formée sur deux modes différents ( structurée et déstructurée)

Il sera sujet aux « symptômes cognitifs » car sa conscience fragmentée ne lui permet aucune action suivie que ce soit en apprentissage ou en re-mémorisation.

Inutile de dire que les attitudes et les comportement issus de ce positionnement chaotique seront dépourvu de sens commun et ne pourront s’analyser qu’en regard de la pathologie.

 

Les troubles bi-polaires seraient de même nature que la schizophrénie, fondés sur une structure fragmentée de la conscience cognitive. Néanmoins dans ce cas, la partie de conscience chaotique est minoritaire par rapport à la partie normalement structurée.  Le sujet vivra des périodes d’exaltation (liées aux symptômes positifs » et des périodes de dépression (liées aux symptômes négatifs »). En raison d’une certaine structuration de la psyché la confusion mentale sera moins grande et la pathologie se vivra par périodes nettes, alternées positives et négatives. N’importe quel élément anodin pourra s’adresser à une partie structurée ou chaotique de la conscience et déclencher l’alternance des comportements.

La thérapie sera complexe et je penses qu’elle devrait s’organiser autour de la reconstruction de ce monde chaotique, d’un recentrage de la personnalité, d’une rééducation à la concentration … mais j’ai bien peu d’éléments pour être affirmatif.


"La schizophrenie"   


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