Qu’on le veuille ou non l’immigration est un fait auquel les sociétés modernes sont obligatoirement confrontées. Qu’il s’agisse de le fuite d’un régime répressif, de migration économique, voire de migration climatique, nul pays n’y échappe.
C’est un phénomène universel dont les contours sont facilement définissables mais dont la mise en œuvre est des plus complexe dans la mesure o l’on s’adresse à la migration d’êtres humains (hommes, femmes, enfants, familles) et ou les problèmes techniques se compliquent de problèmes humains.
Pour que le principe d’un « deal » soit viable il faut que les deux parties y trouvent avantage et seul un principe «Gagnant-Gagnant » est envisageable. On peut résumer ce processus : « Le migrant a quelque chose à offrir au pays d’accueil, et le pays d’accueil à quelque chose à offrir au migrant »
Le migrant cherche à se sortir d’une situation ou ni pour lui, ni pour sa famille il ne voit d’avenir et propose sa force de travail, sa motivation, et un « sang nouveau » pour le pays d’accueil
Pour le pays d’accueil, en manque de forces vives, un peu sclérosé dans ses valeurs il offre au migrant une possibilité de réalisation dans un pays ou les opportunités sont plus nombreuses.
Actuellement on a deux obstacles majeurs à l’immigration
- Pour le pays d’accueil, la crainte du « déclassement cultuel ». C’est un grosse erreur. Nous considérons notre culture et nos valeurs comme un patrimoine à conserver envers et contre tout. Non la culture n’est pas un patrimoine intangible, c’est un ensemble de valeurs en constante évolution pour s’adapter à un monde qui change jours après jours. Une culture qui ‘évolue pas se sclérose et fini par disparaître. L’invasion de la culture Américaine après 1945 n’a pas tuée la culture Française, elle l’a adapté à l ‘évolution du monde
- Notre principe plus que flou de la gestion des flux migratoires. Nous balançons entre le laxisme et le refus sans être capable d’en définir un juste milieu, faute d’envisager la situation avec le recul suffixant sur nos élans affectif.
Une des invraisemblance de notre système migratoire est bien sur de faire venir les migrants en Europe pour décider si oui ou no ils peuvent rester. Demander à des gens qui sont venu à pied d’Afrique ou d’Afghanistan au prix de mois de souffrance de refaire le trajet inverse pour rentrer chez eux et non seulement inhumain mais de plus complétement illusoire. Nous fabriquons nous-même notre l’immigration illégale en faisant venir chez nous des personnes que nous allons refuser.
Posons quelques principe simple
- Toute demande d’immigration doit se faire dans le pays d’origine ou un pays voisin mais surtout pas dans le pays de destination finale pour éviter de fabriquer des migrants illégaux.
- Si la demande d’immigration est acceptée le migrant sera accueilli dans le pays de destination dans des conditions ou son intégration sera facilité.
- Tout autre immigration sera considérée comme illégale. Les « illégaux » devront être retenus dans des centres fermés en attendant leur retour dans leur pays, voire s’ils le désirent dans d’autres pays qui souhaiteraient les recevoir. Nous pouvons les aider dans cette démarche.
la rigueur d’une politique d’accueil ne se juge pas à la rétention ou non des migrants illégaux mais à la capacité d’accueil qu’elle offre aux « légaux » - La politique d’accueil devrait idéalement se faire au niveau Européen. En effet les besoins des différent pays peuvent être différent. Certains auront besoin d’agriculteurs, d’autre de médecins, d’autres de militaires … Le refus dans un pays peut être accueil dans un autre. Mais l’Europe reste encore une fabuleuse utopie.
Conclusion
Toute politique, migratoire ou autre doit se faire autour de principes de base stricts, quitte à y adjoindre quelques exceptions. Faute de cette colonne vertébrale la construction s’écroule. Posons un politique migratoire ferme quitte à être plus tolérant dans son application.
Une exception à une règle est un cas particuliers, des cas particuliers sans règle sont le foutoir. C’est ce que nous vivons aujourd’hui.







