L’IA peut-elle avoir des sentiments

C’est une question qui nous taraude tous quand on pense à la puissance de l’IA. Pour débuter rappelons ce qu’est un sentiment

Quand nos récepteurs  (œil, ouïe, …) reçoivent une information ils la transforment en un signal électrique qui par nos nerfs est transmis au cerveau. L’énergie lumineuse, celle de l’onde sonore ou d’une liaison moléculaire est transformée en énergie électrique. Le cerveau reçoit cette énergie électrique qui active son système électrique (connexions synaptiques) A ce stade il ne s’agit que de signaux électriques qui n’ont absolument aucune signification pour nous. Le travail du cerveau est alors de rechercher pour cette  configuration activée des configurations analogues déjà perçue et interprétées. Il établit alors des liens de comparaison entre la nouvelle configuration et ces configurations antérieures déjà formulées. Le signal électrique, à travers les relations de comparaison trouvés, prend alors son sens et on reconnaît un ami, une pomme, une situation etc. etc.

Cette reconnaissance  par comparaison concerne évidemment également les valeurs morales mémorisées Le nouveau message est alors positionné par rapport, par exemple à des situations déjà connues et valorisés moralement. Ceci s’appelle développer un sentiment, une attitude, un positionnement  vis à vis d’une situation nouvelle. Pour répondre à cette acquisition d’énergie nous allons développer des réactions consommatrices d’énergie pour retrouver notre équilibre énergétique. Ce sera par la mémorisation de l’instant (introduire un élément dans le réseau mémoriel consomme de l’énergie pour créer des relations structurelles) ou certains comportements liés au sentiment, à l’attitude engendrée. On verra naitre la colère, la joie, la peur tec. etc.

Ce mécanisme très complexe est souvent raccourci en disant : « la colère, la joie sont des émotions » . Non, ce ne sont que des  comportements consécutifs à des émotions. la véritable émotion est l’ensemble de ce processus ou si on veut faire un raccourcit  : l’activation du cerveau .

Posée cette définition du sentiment voyons comment l’IA pourrait s’en emparer. Pour qu’il y ai sentiment il faut la conjonction de deux facteurs : « une émotion perçue et un système de valeur pour évaluation ».

  1. La perception des situations. Pour les humains, elle est faite à travers le relai den nos sens et de leur capacité de  communication avec le cerveau. Pour l’IA c’est la machine qui reçoit et transmet l’information et ce sous forme de texte ou d’image , donc formulé dans un univers cognitif. On ne peut proposer à la machine que des éléments explicités sous forme  textuel ou graphique . Ceci ne permet pas (à ce jour) la transmission du « non-dit », du « langage gestuel » qui font partie de la richesse de la communication humaine .
  2. En ce qui concerne l’évaluation du message reçu et de sa capacité à engendrer un sentiment,  on pourrait inculquer à la machine (dans ses algorithmes) une certaine échelle de valeur morales, mais celle-ci serai pré programmée et définirai une machine à comportement conservateur, progressiste, de gauche, de droite, religieux ou autres (comme dans le cas des humains). La réponse à toute question serai pré orientées par les programmeurs. De plus tout programmeur ne peut entrer dans ses algorithmes que des notions fortement formalisée et explicité en termes de corrélations logiques. La machine doit apprendre et pour apprendre il faut in professeur qui conçoive parfaitement son sujet et qui puisse l’exprimer dans un langage que comprend son élève : la machine.
    Hors à ce jour on est pas capable d’expliciter clairement le comportement humain et nos réactions (On en est encore à confondre émotion et comportement). Tant que nous ne saurons pas exprimer par  la logique nos comportements vis à vis des messages reçus de l’extérieur, il nous sera impossible de l’inculquer à une machine. Ce n’est pas l’IA qui est en faiblesse, ce sont nous les mauvais professeurs.

Conclusion

Avant d’apprendre à une machine il faut savoir. Pour nous, savoir c’est être capable de modéliser notre sujet en termes de relations logiques. Si nous sommes capables de modéliser nos  comportements, alors la machine pourra apprendre. Pour raisonner elle doit avoir les connaissances et les algorithmes qui peuvent les gérer. Hors, à ce jour, nous humains, n’avons ni l’un ni l’autre et nous sommes incapables de les proposer aux machines. La faiblesse de la machine c’est qu’elle ne sait « comprendre et parler » que dans le domaine cognitif et elle ignore le « non-dit » qui est une partie importante de nos sentiments. A nous de transformer le « non-dit » en « dit » et la machine pourra l’intégrer.

PS. Néanmoins, quand on voit comment agissent les gouvernant des divers pays au monde on se demande si on ne serai pas mieux représenté par une intelligence artificielle !

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