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La couverture générale

Le principe d’incertitude selon Heinsenberg

Cette incertitude, définie par Heisenberg et l’une des conséquences de la mécanique quantique. Elle est difficile à concevoir dans notre vision de la vie.

Pour en donner une représentation pratique, Schrödinger à imaginé une expérience (en pensée) dites « Chat de Schrödinger ».

Imaginons que l’on place un chat dans une boîte opaque contenant des éléments susceptible de le tuer, sans en avoir la certitude. On ne sait pas ce qui se passe dans la boîte ou le chat peut être mort ou vivant. Tout au plus peut-on définir une probabilité qu’il soit dans chacun des états. L’état du chat est source d’incertitude. Pour le vérifier, tentons une mesure : ouvrons la boîte !  A l’intérieur on va trouver le chat dans un état bien défini, mort ou vivant. La mesure (vérification) à modifié l’état du chat. Celui-ci était dans un état de probabilité d’être mort ou vivant, et du fait de la mesure le voilà mort ou vivant. De l’incertitude, la mesure a créé une certitude qui ne reflète plus l’état que le chat avait avant la mesure dans la boîte.

Qu’en est-il dans le cadre de la mécanique quantique. Autour d ‘un atome un électron peut avoir plusieurs niveaux d’énergie, son énergie réelle étant la superposition de ces divers niveaux énergétiques. Si on arrive à mesurer l’énergie d’un électron, on va figer celui-ci dans un seul de ses états possibles et mesurer une énergie qui ne reflètera pas la valeur réelle de l’énergie de l’électron. La mesure, si précise soit-elle, fausse le résultat et le rend inutilisable.

Ce « principe d’incertitude » a déclenché une polémique sévère entre Einstein et Niels Bohr.

Bohr intégrant dans sa pensée les notions d’états superposés et donc d’incertitude, alors que Einstein les refusait catégoriquement. Einstein disait de lui :

« Je suis un non-croyant profondément religieux, c’est en quelque sorte une nouvelle forme de religion »

Il croyait à « la nature rationnelle de la réalité » et ne pouvait accepter ce qui remettait en cause cette certitude. En fait, Albert Einstein considérait la mécanique quantique comme une description d’une réalité rationnelle (donc imperméable aux incertitudes) alors que Niels Bohr n’y voyait qu’un représentation symbolique d’une réalité qui nous échappe (sujet aux paradoxes et approximations)

L’histoire a fini par donner raison à Niels Bohr.

On a souvent interprété le principe d’incertitude de Heisenberg comme l’impossibilité de connaître à la foi la position et la vitesse d’un électron. C’est une fausse interprétation, mais en même temps pas si fausse que ça, puisque qu’elle reprend l’idée des diverses possibilités d’orbites (donc de niveau d’énergie) pour l’électron et l’impossibilité d’en mesurer avec certitude la vitesse.

Accepter de vivre dans un monde ou règne l’incertitude est extrêmement difficile. Notre vielle culture « Judéo-chrétienne » et toutes les cultures religieuses nous ont poussé à croire à une vérité divine donc unique et non négociable. Admettre les multiples visages de la vérité nous amène à repenser complètement notre conception de la vie, mais c’est la voie ouverte vers la tolérance.

L’épisode précédent montre bien comment la représentation philosophique de la vie pour un savant peut jouer un rôle important même au niveau de théories purement mathématiques. On ne répétera jamais assez :

« De la philosophie avant toute choses ! »

Histoires parallèles de l’art et de la conscience

L’art est avant tout un outils d’expression. L’artiste se projette dans son œuvre. Il doit donc exister une relation entre l’art et sa pensée, l’expression de son moi et la représentation de celui-ci dans la conscience.

Ces deux histoires (art et conscience) ont suivi des parcours parallèles sans qu’il soit aisé de savoir laquelle des deux tires l’autre !

Dans l’antiquité l’art se complait dans la représentation des Dieux ou des humains à stature Divine (César, Pharaon etc., etc.).  Cette représentation est gouvernée par des « canons de la beauté » appuyés sur une esthétique très conventionnelle. La notion de conscience est réduite à son expression cognitive et l’art une forme de sublimation de cette pensée cognitive.

L’art s’attache à l’aspect subliminal et transcendantal du sujet.

Jusqu’au moyen âge, en Europe, l’art est essentiellement de nature religieuse, destiné à glorifier le créateur en donnant une représentation codifiée de l’image transcendantale de la divinité.  La conscience est toujours de nature cognitive, accompagnée de l’âme qui constitue la part subliminale de la nature humaine.

L’art s’attache à l’aspect rationnel des cultes et de leurs rites, mais intègre également la notion divine de l’âme

A la renaissance les artistes abandonnent l’iconographie religieuse pour se reporter sur des figures plus laïques ou sur des représentations des mythes antiques (en oubliant totalement leur signification religieuse). Les individus sont représentés sous leur aspect sociétal et leur statut social (dans leurs plus beaux atours) . L’âme est un peu occultée et la conscience cognitive, empreinte de la réalité, est privilégiée.

L’art s’attache à l’aspect social, au statut des sujets (réservé aux riches et puissants)

Avec la naissance du romantisme puis de l’impressionnisme l’émotion fait son entrée dans l’art. L’affectif, le sentiment, la perception deviennent les sujets des artistes. L’individu n’est plus présent pour ce qu’il est pour les autres, mais ce qu’il est pour lui, ce qu’il ressent. La conscience cognitive se double d’une conscience émotionnelle. C’est la révolution psychologique.

L’art s’attache au ressentis, à la notion d’impression, au perçu plutôt qu’au réel.

Viennent alors les mouvements cubistes, surréalistes, psychédéliques, abstraits, qui refusent tout rapport au réel et visent à représenter ce que l’on ressent au-delà des apparences. La conscience émotionnelle devient le moteur de l’art et de son expression.

L’art s’attache à l’émotion, aux sentiments, hors de toute réalité construite.

Et maintenant pour la suite ?

Il semble de nos jours que l’expression artistique ainsi que les représentations de la conscience sont un peu en panne d’idées nouvelles. Il n’est pas facile de prévoir les évolutions à venir. Peut-être peut t on se référer à cette phrase attribuée à André Malraux (selon André Froissard !)

Le XXI ème siècle sera mystique ou ne sera pas

Les travers et limites du populisme

Le mot peuple est issu du latin populus désignant l’ensemble des citoyens (universi cives), individus ayant le pouvoir de voter dans la constitution romaine, Ce terme désigne couramment un ensemble d’êtres humains vivant sur le même territoire ou ayant en commun une culture, des mœurs, un système de gouvernement.

En français, le terme de « peuple » peut avoir plusieurs connotations, en fonction de ceux qui y appartiendraient ou non. Il désigne alors :

  • Les individus de condition modeste, par opposition aux catégories supérieures ou privilégiées par la naissance, la culture et/ou la fortune. La notion de « peuple » prenant alors un tour péjoratif, désignant des citoyens de deuxième zone, incultes et grossiers.
  • L’inverse se produit dans la bouche des populistes. Au contraire la notion de peuple est valorisée par opposition à la notion d’élite, cette dernière étant considérée comme l’exploiteur sans scrupules

Dans les deux cas, la notion se veut conflictuelle.

Le langage du populisme est simple, il consiste :

  • A dresser « le peuple » contre les élites (accusées de s’arroger tous les privilèges et tous les pouvoirs), en creusant un fossé qui n’est pas sans rappeler la « lutte des classes »
  • A écouter les doléances du « peuple » et à lui proposer exactement ce qu’il veut entendre (sans souci de savoir si c’est réalisable ou non)
  • A se poser comme la personne providentielle qui se met au service du « peuple », dernier rempart et seul recours contre la classe dominante.
  • A promettre au « peuple » de lui donner le pouvoir et la domination sur les élites.
  • Démagogie et mensonge par omission sont les deux mamelles de la rhétorique et de la dialectique populiste (comme d’ailleurs de tout discours politique)

Ce langage fonctionne assez bien, mais pourtant il montre rapidement ses limites.

Lors de la naissance des premiers « populisme » le « peuple » venait en opposition à la noblesse, ou à la bourgeoisie naissante. Il était opprimé, mais majoritaire en nombre. Une victoire électorale pouvait être envisagée.

De nos jours dans nos sociétés riches et développées le dit « peuple » n’est plus directement opposé à une classe dominante, mais plutôt une sorte d’extension des classes moyennes, sans qu’une frontière ne soit nettement marquée. La victoire électorale n’est plus possible sans une alliance avec au moins une partie des classes moyennes ; Hors, celles-ci n’adhèrent pas aux projets prônés par les populistes, trop favorables aux plus démunis. Reste donc comme ultime solution, pour les populistes, à réactiver une sorte de « dictature du prolétariat » dans une projection inévitablement révolutionnaire

« Lutte des classes » et « dictature du prolétariat » sont, malheureusement pour les populistes, des concepts qui ont fait long feu.

Le refus et l’éradication des élites (Le fameux « Dégagisme » de Mélanchon ») atteint rapidement son niveau d’incompétence. Imaginons le fonctionnement de « l’académie Française » gérée par des élus du « peuple », des usines sans les cadres, des hôpitaux sans médecins, un parlement sans députés…. D’autant plus que les leaders des mouvements insoumis sont, eux-mêmes, des étudiants dûment diplômés de nos universités (JL Mélanchon : Licence de Philo, A Corbière : Licence d’Histoire, F Ruffin : Maitrise de lettres … bonjour le peuple !)

D’autres part, la mise en place d’une gouvernance « populiste » (qui ne pourrait survenir qu’en cas de sentiment de paupérisation d’une grande partie des classes moyennes) s’avérerait un total four, les promesses faites par démagogie étant absolument intenables tant que l’on reste dans les limites d’un état démocratique. La seule option pour une gouvernance de ce type serait, de devenir un état totalitaire et policier, une fermeture des frontières et l’isolement total du pays (tant sur le point géopolitique, financier, commercial)

Ce discours populiste est donc une simple mystification toujours orchestrée par des individus désireux de s’accaparer le pouvoir et de le conserver. Les suivre, c’est s’exposer à de très dangereux conflits au sein de la nation qui nous entrainerait bien loin en arrière.

La prévalence des idées populaires (Le peuple a toujours raison !) mise en avant par M. Le Pen et J.C. Mélenchon est bien sûr une parfaite ineptie. Hitler, Mussolini, Staline, Mao Tsé-Toung ont tous été porté au pouvoir par « le peuple », le maréchal Pétain a été, lui-même, plébiscité. Au contraire, « le peuple » ne cesse de se tromper, d’élire des politiques qu’il vomit deux ans après (c’est une des limites de la démocratie !). L’Histoire et remplie de ces épisodes populistes qui se sont terminés en catastrophe.

Pour compléter le tableau et rendre un peu de crédit au populisme, disons que les « élites » ne jouent pas vraiment le rôle de guide qu’elles devraient incarner, mais qu’elles abusent de leur position dominante pour confisquer le pouvoir et s’en servir dans leur seul intérêt. Le projet du populisme n’est pas sans légitimité, c’est son usage qui est critiquable

Praticien et théoricien, la synergie

J’ai eu l’occasion de travailler avec une psychologue praticienne à propos du problème de l’anorexie et nous nous sommes trouvés confrontés au rapport entre théoricien et praticien. Nous avons donc cherché à définir comment pouvaient s’articuler ces deux visions, et comment loin d’être concurrentes elles pouvaient être complémentaires.

Suite à un certain nombre d’entretiens avec des patientes plutôt jeunes, la praticienne avait mis en évidence l’importance du milieu familial,  l’influence du refus de se lancer dans l’âge adulte, du manque de confiance en soi, du refus de la relation aux autres pouvaient être les caractéristiques communes au comportement de ces patientes. Ces observations pouvant être un matériel important pour la théorisation de cette pathologie. Elles mettaient en évidence le fait que l’anorexie n’était pas seulement un TCA (trouble du comportement alimentaire), mais que cette restriction alimentaire n’était que le symptôme d’une psychopathologie plus profonde. Le rôle joué par le milieu familial (père, mère) le manque de confiance en soi (dû à un positionnement approximatif vis à vis de son environnement), le refus de communiquer avec les autres, constituaient les axes majeurs pour décrire la psychopathologie sous-jacente à l’anorexie.

 

De mon côté, dans le cadre de ma théorie « situationniste » (rien à voir avec l’Internationale Situationniste, mouvement révolutionnaire d’influence Marxiste) j’ai montré comment une théorie pouvait mettre en évidence des mécanismes et pouvait en déduire les comportements intimement reliés avant même de les avoir obsrevés.

 

La praticienne par une observation et une analyse de type statistique pouvait déterminer les caractéristiques communes aux diverses patientes pour dégager un profil type de la maladie.

 

Selon mon modèle (que je vais un peu développer ici puisqu’il n’est pas très connu de façon générale) l’enfant née avec une conscience cognitive, sinon vierge, du moins très peu riche et vit sur le mode fusionnel à partir de sa conscience émotionnelle. Tout au long de sa vie, de par ses relations au monde qui l’entoure, il va organiser ses ressentis émotionnels pour développer sa conscience cognitive et construire ses positionnements et son identité et vivre des relations sur le mode empathique. C’est un long trajet qui conduit de la petite enfance à la vieillesse (je sais de quoi je parle, j’en ai fait l’expérience !)

Donc, très jeune, l’enfant développe une relation fusionnelle avec les gens qui l’entourent et notamment sa mère (dans la famille classique). Le rôle du père etant de créer la relation à l’enfant qui va empêcher la relation à la mère d’être prépondérante et exclusive (notons que le maitre ou la maitresse, les copains, les professeurs, les éducateurs jouent également se rôle)

Grandir (maturer) c’est à chaque étape se dégager d’une relation fusionnelle pour entrer dans une relation fusionnelle moins exclusive, accompagnée du développement d’une nouvelle  relation empathique liée à l’enrichissement de la conscience cognitive.

 

Il existe une accélération de ce processus à l’adolescence dû à des causes organiques (l’apparition de la sexualité) et des causes sociétales (changement des organisations scolaires, éloignement de la maison du lycée par rapport à la « petite école » donc trajet plus long et indépendance accrue, passage d’examens comme le brevet ou la bac ou l’ado ne peut plus attendre d’aide de ses parents, face à sa copie il est seul devant sa responsabilité, …) C’est vraiment une période charnière ou l’on ressent (même si c’est un peu une illusion) le basculement dans le monde des adultes.

Le passage d’une relation fusionnelle à une relation empathique est libératoire (il correspond à une affirmation de soi, à un renforcement de l’identité) mais en même temps anxiogène car c’est une projection dans un univers nouveau, donc inconnu. Normalement le désir d’indépendance l’emporte sur l’anxiété et le passage se fait sans gros bobos (Mais c’est toujours un passage difficile)

Si le désir d’indépendance est atténué (par une enfance trop protégée) ou si la relation fusionnelle est trop forte (mère possessive car angoissée, père absent ou qui n’a pas su imposer sa relation à l’enfant) le passage à l’âge adulte est refusé et l’ado se réfugie dans sa relation fusionnelle sur un mode régressif. Tout ce qui va signifier le passage au monde des « grands » sera nié. Cela peut conduire à l’anorexie et à l’isolement.

  • Anorexie par refus d’alimenter un corps pour lui garder son profil d’enfant, donc peur de prendre des formes
  • Refus de la sexualité (aménorrhée)
  • Refus de la relation aux autres, car la relation enrichit la conscience cognitive, définit le positionnement et affirme l’identité, et accroit la maturité.

Ce refus de prendre son identité d’adulte va conduire à un positionnement ambiguë, à un identité floue et fluctuante. On aura une sorte d’adulte resté enfant et qui ne sait jamais comment se situer. Le positionnement incertain et la base même de la non confiance en soi, et dans les cas étudiés toutes les peurs de ne pas être à la hauteur dans le rôle et la responsabilité d’être mère … un peu comme si on demandait à une fillette de 10 ans d’assumer un rôle de mère.

 

On retrouve dans l’anorexie, directement, ce que la praticienne a mis en évidence : Relation fusionnelle à la mère, refus de devenir adulte, manque de confiance en soi, et le refus de communiquer.

 

Ou se trouve donc la synergie entre les deux approches et leur indispensable complémentarité.

 

Le théoricien a besoin du praticien pour deux raisons majeures.

  • Pour bâtir sa théorie le théoricien a besoin de s’appuyer sur des faits observés. Son objectif est que la théorie qu’il se propose de développer rende compte de ces premières informations. Elles seront donc le « carburant » du théoricien.
  • Quand nôtre théoricien utilisera sa théorie pour en extrapoler des résultats, de nouvelles informations, il aura obligatoirement besoin du praticien pour les vérifier expérimentalement et ainsi les valider ou les infirmer.

Le praticien aura également besoin du théoricien

  • La théorie jouera un rôle important dans l’organisation des entretiens. Il est toujours plus facile de chercher quand on sait ce que l’on recherche, plutôt que de taper « au hasard » en espérant que la pêche sera bonne.
  • La théorie permettra au praticien de « cadrer » sa pensée, d’avoir une vision organisée de ses résultats, de reclasser ses observations dans les cases d’un modèle pré-formaté. Ce sera une aide précieuse dans la présentation  et la compréhension de ses résultats.
  • Et certainement les plus important, si plusieurs praticiens travaillent sur le même modèle, leurs résultats seront échangeables, cumulatifs, et les progrès de chacun seront les progrès de tous.

N’opposons pas ces deux approches, l’une et l’autre sont indispensables, l’une sans l’autre est inefficaces. D’autres part, les qualités requise pour chacun des métiers sont très différente. Un théoricien, un peu technocrate, n’aura sans doutes pas l’écoute et l’empathie nécessaire pour conduire un entretien. Le praticien, tout à son écoute, tout à son patient, n’aura pas le recul nécessaire pour faire la synthèse, dénuée d’affect, que requière la construction d’un modèle théorique.

 

Comprendre les adolescents

C’est une période complexe et difficile à vivre, non seulement pour l’adolescent, mais également pour ces parents.

Combien de fois a-t-on entendue ces phrases dans la bouche de parents désorientés : « je ne sais pas ce qu’il a dans le crâne, … je ne sais pas par quel bout le prendre, … il ne s’intéresse à rien, … il est fermé comme une huitre »

Difficile de comprendre un ado, d’autant plus qu’il ne se comprend pas lui-même ! Il doit passer d’un vécu surtout empreint de sa conscience émotionnelle pour passer à un vécu organisé par sa conscience cognitive. Cette dernière étant loin d’être riche et structurée, c’est un grand saut dans l’inconnu

L’adolescence est une période de transition dans laquelle l’enfant perd tous ses repères.

  • En même temps que s’enrichi sa conscience cognitive, l’enfant se dégage progressivement des relations fusionnelles avec ses parents, ses maitres d’école, pour commencer à construire son identité. Ce désengagement est une nécessité pour lui pour vivre de nouvelles aventures
  • Il vit une période de mutation de son statut social en passant progressivement du statut d’écolier à celui d’étudiant, le « bac » étant un point charnière de cette évolution (Même si l’examen de « Bac » perd progressivement de son intérêt, il garde encore son rôle de passage initiatique dans le monde des adultes !)
  • Pour couronner le tout voilà qu’apparaissent les premiers effets de la maturation sexuelle qui vient bouleverser son équilibre relationnel.

L’adolescent perd toutes les références qu’il avait construit autour de son milieu familial, de ses copains d’école. Son identité d’enfant explose et le laisse démunis, sans références, égaré dans un nouveau monde qu’il ne maitrise pas. C’est une période de destruction/reconstruction extrêmement angoissante. Avoir le courage, poussé par la nécessité de rompre avec ses anciens repères, de se tourner vers un monde encore inconnu n’est pas chose facile !

L’adolescent doit, tout d’abord, rompre avec le lien familial fusionnel, qui après avoir été le support de sa maturation devient maintenant un réel frein à son éclosion. Impossible de devenir soi-même tout en restant « englué » dans des relations fusionnelles familiales. C’est un moment difficile à vivre pour les parents (souvent plus mal vécu par les mères) qui ont l’impression de voir leur enfant s’éloigner d’eux. C’est une erreur de jugement, l’Ados ne s’éloigne pas mais il définit un autre type de relation (entre adultes consentants !)

Il doit maintenant commencer à trouver sa place dans une société ou la compétition est forte. Il a besoin de se forger une âme de combattant pour résister dans un monde difficile. Alors quoi de mieux comme « sparring Partner » que ses parents pour s’aguerrir au combat. Ce sont des adversaires, peut être redoutable, mais certainement sans danger. Un beau combat sans risque. A nous parent de jouer le jeu et d’en « découdre » avec lui. Il en a besoin, il a besoin de notre adversité et ce serai une position néfaste que de refuser le combat en baissant les bras. Dans cette querelle il va renforcer sa conscience cognitive et donc accélérer sa prise d’identité.

Parents, chamaillez-vous avec votre ado, non pas pour le garder sous votre coupe, mais pour l’aider, l’inciter à grandir. Prenez ces querelles comme un passage initiatique, pour lui comme pour vous d’ailleurs.

Sur le plan sociétal notre ado va maintenant gouter aux joies et aux affres de la liberté. Il passe progressivement d’une discipline scolaire et familial assez stricte à une grande liberté dans son statut d’étudiant. C’est une liberté pas facile à gérer, d’autant plus qu’il doit apprendre non pour satisfaire ses parents ou ses maitres, mais pour lui. Il se retrouve seul face à ses obligations. Ce total repositionnement est un « grand chambardement » dans sa tête. (On observe une grande similitude avec une personne qui part à la retraite et qui doit repositionner tous ses actes dans un nouveau contexte. Et on sait combien c’est une mutation qui pose problème et qui conduit souvent à des dépressions)

Vient enfin, cerise sur le gâteau, l’apparition de la sexualité. Dans nos sociétés rien de ce qui touche au sexe n’est simple. Voilà un nouveau problème qui s’abat sur la tête de nos ados, de nouveaux désirs à gérer. D’un côté il peut trouver une nouvelle relation fusionnelle sécurisante avec une « copine », d’un autre côté il faut qu’il apprenne à « manager » ce nouveau type de relation auquel il n’est nullement préparé. Vivre avec ses parents ce n’est pas toujours facile, mais entamer une relation amoureuse n’est pas non plus simple. Trouver la juste distance entre la relation fusionnelle (un peu régressive) et une relation empathique (mature) à inventer et très difficile à établir. En prime, cette relation est perturbée par les désirs sexuels qui viennent obscurcir les nécessités et brouiller les sentiments (est-ce que j’aime ou est-ce que je désire ?).

Croyez-moi ce n’est pas une sinécure de passer ce cap de l’adolescence. Beaucoup y laissent des plumes (c’est une porte grande ouverte sur l’anorexie et la boulimie par exemples) ? C’est le dernier stade de l’éducation que l’on doit à nos enfants, Après, à eux de voler de leurs propres ailes.

PS : Ce développement est largement orienté vers les enfants des classes moyennes et supérieures, qui font des études, et ont une réelle vie de famille. Pour les enfants des « milieux défavorisés » la problématique est identique mais les comportements apparents peuvent varier en fonction du contexte social et familial. Le désinvestissement dans la famille peut  survenir plus tôt pour se ré investir dans « la bande », Le passage initiatique pourrait être, non pas lycéen/étudiant, mais guetteur/dealer !  Bref, même mécanisme, mais coloré de façon différente par le contexte psycho-social,

La fameuse fracture Gauche-Droite

******On parle beaucoup, en ce moment dans le monde politique, de la fin de la rupture gauche-droite qui est en train de devenir le « marronnier » à la mode. Examinons ce phénomène sous un éclairage différent.

 

Tout d’abord, la disparition de ce fractionnement de l’opinion est systématiquement étudiée du point de vue des partis politiques ce qui n’est pas la bonne approche. L’opinion doit s’étudier du point de vue de l’opinion … élémentaire mon cher Watson !

L’opinion publique Française est, en fait, un continuum, un gradient allant de la droite de l’extrême droite à la gauche de l’extrême gauche, en passant par les partis traditionnels de droite et de gauche. Il n’y a pas véritablement de cassure dans ce passage continu entre les deux extrêmes (en fait, c’est un peu plus complexe car divers gradients peuvent exister : sur l’Europe par exemple ou sur les valeurs sociétales … mais ne compliquons pas les choses !)

La rupture s’exprime dans l’incarnation de cette opinion dans des partis politiques. Toutes ces récentes années le Parti Socialiste et la droite Française républicaine (RPR, UNR, UMP, Les Républicains) ont construits deux blocs antagonistes, dont la survie était justement organisée autour de la répulsion entre droite et gauche. Pour la droite, la gauche était le démon et pour la gauche la droite était Satan. Tous les comportements et les doctrines de ces deux partis majoritaires visaient à entretenir et conforter ce clivage. Mais, sous-jacent, l’opinion publique restait le continuum décrit plus haut. Le paysage politique était incarné par des partis extrêmes ou modérés de droite et de gauche qui avaient proposés et réussis l’incarnation de ce gradient en 4 blocs antagonistes.

Ces anciens partis n’ont pas vu venir chez les électeurs une grande lassitude vis à vis de ce découpage ayant fait la preuve de sa stérilité et de son incapacité à gouverner sainement.

En parallèle au sein des grands partis (PS et UMP à l’époque) un clivage c’est installé entre les ailes droites et ailes gauches et induit une fragilité potentielle (Plus un parti est « gros » et plus la distance entre son aile droite et son aile gauche est grande et plus le risque de fracture est grand). Longtemps les partis ont conservé, malgré tout, une homogénéité fondée sur la détestation de l’autre (haine de la gauche contre haine de la droite).

Les « primaires » ont mis en évidence, de façon criante, les fractures internes des partis et créées deux nouveaux clivages en leur sein.

Est alors apparu le mouvement « en marche » qui en s’efforçant de colmater la brèche entre droite et gauche est venu attiser les fractures internes aux partis. L’électorat, lassé des guerres stériles entre droite et gauche c’est massivement impliqué dans ce processus et a apporté ses suffrages à ce nouveau mouvement. Les partis traditionnels ont implosés et le paysage politique s’est trouvé bouleversé. Un grand parti (plus ou moins centriste) a émergé et PS et Les Républicains n’ont d’autre choix que se scinder pour se « raccrocher » au centre ou aux extrêmes.

Ceci n’affecte en rien le continuum dans l’opinion, mais modifie son incarnation dans les partis politiques. L’opinion ne change pas (en dépit d’un certain glissement vers la droite) seule son incarnation dans les partis se modifie. La bipolarisation a, momentanément, vécue.

Cependant, la taille du nouveau parti induit une très grande distance entre son aile droite et son aile gauche, d’où un fort risque de schisme en cas de difficulté à gouverner … et peut-être verrons-nous le clivage gauche-droite se réactiver dans quelques années. Après tout la différence entre riches et pauvres reste un fait qui n’est pas près de disparaître.

 

Pensons toujours que l’opinion est un gâteau que les partis politiques se partagent selon des lignes de rupture qui peuvent varier selon les époques.

La vérité, certitude aux cent visages

Les querelles, les conflits, les guerres sont de façon générale le fait de personnes qui pensent détenir la vérité et qui, de plus, sont persuadées que la vérité est unique.

J’ai eu mainte fois l’occasion de montrer comment ce que nous appelons « la vérité » était construit, pour chacun de nous, à partir des représentations mentales élaborées au cours de nos expériences vécues. Cette « vérité », fruit de nos expériences personnelles est unique, chacun de nous la forgeant à partir de son vécu spécifique. Cette « vérité » définie notre vision du monde (est, soit dites en passant, en même temps notre identité). Dans une population homogène et pétrie d’une culture commune, les visions du monde sont très similaires. Bien que fondamentalement différentes ces « vérités » sont suffisamment proche pour donner l’illusion d’une « vérité » unique. Cette apparence d’unicité nous induit à considérer la « vérité » comme unique alors qu’il n’en est rien. Si on plonge dans les détails on s’aperçoit vite que les diverses visions du monde présentent bien des différences.

D’ailleurs, entre ceux qui croient en un Dieu et ceux qui n’y croient pas, il ne peut pas y avoir de « vérité » commune.

Cette croyance en une « vérité » unique et dans le même temps la variabilité des « vérités » construites par chacun d’entre nous est réellement mortifère. Cela conduit chacun d’entre nous à avoir sa « vérité » personnelle (donc chacun sa vision du monde) et à croire que la « vérité » est unique (donc à penser sa « vérité » comme absolue et non négociable). Voilà posées les bases du sectarisme. Puisque j’ai raison, les autres ont forcément tort !

Il y a une « vérité » qui apparemment échappe à cette critique, c’est la « vérité scientifique » dont chacune des assertions est vérifiée, argumentée, validée. Elle peut paraître unique et inattaquable. Il n’en est rien !

Voyons comment se construit une « vérité scientifique ». C’est une proposition qui se place dans le cadre d’un modèle de représentation d’un phénomène, c’est à dire d’une théorie scientifique. Pour expliquer un phénomène, naturel ou non, les scientifiques en bâtissent un modèle, très souvent dans un univers mathématique. Ce modèle, ou théorie se construit à partir d’une hypothèse (posée en postulat). Cette hypothèse est parfaitement arbitraire et n’est choisie qu’en fonction de l’espérance de résultats qu’elle promet. Sur elle, on construit un modèle, aussi complet que possible, de représentation du phénomène étudié. Toutes nouvelles assertions seront étudiées, vérifiées, validées dans le cadre du modèle utilisé. Il en résulte que toutes vérifications, validations se ferons à l’intérieur d’un système modèle basé sur un référence (hypothèse) arbitraire. Cette « vérité » basée sur un arbitraire n’est pas absolue, mais relative à l’arbitraire sur lequel elle a été bâtie.

 

Chaque individu perçoit les événement au travers du filtre de la conscience cognitive qu’il s’est forgé tout au long de son vécu. A chacun son filtre, à chacun sa « vérité ». C’est la similitude des consciences (en raison de la similitude des expériences) qui nous permets, dans une certaine mesure, d’avoir une vision commune, une « vérité » commune.

Personne ne détient « la  vérité » , chacun détient « sa vérité », personne ne peut l’imposer aux autres !

Relancer l’économie … simple mais difficile !

Un des leitmotivs de la campagne présidentielle a été la relance de l’économie pour juguler le chômage. Deux grands types de solutions sont proposées, toutes les deux ayant leurs supporters et leurs détracteurs. Présentées à leur avantage, ces deux propositions paraissent aussi crédibles l’une que l’autre pour atteindre le but recherché.

La première approche, de type libérale propose un politique de l’offre. On réduit les charges des entreprises pour leur permettre d’abaisser leurs prix de revient et leur redonner de la compétitivité tant sur le marché intérieur que à l’export. L’entreprise obtenant de nouvelles commandes va embaucher du personnel pour les réaliser. Le chômage diminue et les comptes des ASSEDIC se redressent. Ces nouveaux travailleurs génèrent de nouvelles cotisations qui vont donner de l’oxygène aux comptes de l’URSSAF et des caisses de retraites. Séduisant comme proposition !

L’alternative, de type social, propose une politique de l’offre. On donne du pouvoir d’achat aux salariés qu’ils vont utiliser pour acheter des biens de consommation. Cette relance va grossir les carnets de commandes des entreprises qui vont devoir embaucher pour faire face à la demande. Le chômage diminue et les comptes des ASSEDIC se redressent. Ces nouveaux travailleurs génèrent de nouvelles cotisations qui vont donner de l’oxygène aux comptes de l’URSSAF et des caisses de retraites. Séduisant comme proposition !

Comment choisir entre ces deux propositions toutes aussi alléchantes ?

Voyons tout d’abord les envers des médailles, ce que l’on ne nous dit pas.

Dans l’approche basée sur la politique de l’offre, la réduction des charges des entreprises (cotisations sociales patronales, impôts …) diminue d’autant la capacité de redistribution de l’état diminuant mathématiquement les revenus des plus démunis. En regard, les entreprises fonctionnant bien, retrouvent leurs bénéfices et les actionnaires en profitent pour capitaliser les résultats. En raccourci de l’argent est passé des poches des salariés les plus démunis aux poches des actionnaires. Evidement le chômage recule, les Français retrouvent le chemin de l’emploi, mais ce au détriment de l’inégalité sociale qui s’accroit. (On note que de façon générale les économies se portent bien dans les pays ou les inégalités sont fortes et ralentissent quand des mesures fortes de redistribution sont mises en place … voir Chine, Indes, Etats unis, Grande Bretagne …)

Dans l’approche basée sur la politique de la demande, le surcroit de pouvoir d’achat offert aux Français est pris sur la marge de compétitivité des entreprises (distribution de salaire ou redistribution de cotisations patronales). L’inégalité sociale diminue, mais les entreprises perdent une compétitivité déjà en berne. Les Français consomment plus, mais ont une fâcheuse tendance à se tourner vers des produits importés moins chers que les produits fabriqués en France. Pour survivre les entreprises vont donc être obligées de délocaliser ou de réduire leur activité en licenciant le personnel qu’elles ne peuvent plus économiquement conserver. Les salariés qui ont gardés leur emploi s’enrichissent, mais pour les autres le chômage augmente.  L’économie s’effondre, tous les comptes sociaux sont dans le rouge (ASSEDIC, URSSAF, Retraites). En fait salariés et actionnaires sont tous deux perdants dans le processus.

En fait aucune des solutions ne peux être satisfaisantes et tous les politiques nous mentent par omission en ne présentant que l’aspect positif de leur politique.  Alors, que faire ?

Tout d’abord replaçons la France dans le contexte international. Notre pays n’est pas un territoire isolé mais placé au cœur du réseau de relations internationales. Il est impacté par tout ce qui se passe dans le monde et il est en compétition permanente avec les pays étrangers. Les capitaux, les sociétés circulent plus ou moins librement d’un pays à l’autre. Si la France prend des initiatives, propose des solutions qui pénaliseraient les sociétés celles-ci, si elles sont Françaises se délocaliseront et si elles sont étrangères éviteront de s’implanter en France.

Certains de nos postulants président veulent engager une bataille contre le capital et les capitalistes. Ils n’ont pas compris que cette bataille est perdue depuis longtemps, et ce pour deux raisons majeurs

  • Les ressources et les moyens d’action sont entre les mains du capital ce qui rend le combat politique et social très inégal
  • Une telle approche ne se conçoit que dans un « système fermé », fermeture des frontières, contrôle des changes, blocage des échanges internationaux, c’est à dire avec un régime autoritaire.
  • Il n’y a jamais eu véritablement de combat engagé contre le capital. Ceux qui pensaient l’entreprendre ont en majorité luttés non pas pour abattre le capital mais plutôt pour y trouver leur place, pour participer, eux aussi, au festin.

Malheureusement le monde actuel nous propose donc, soit un système très inégalitaire soit un suicide collectif. C’est pourquoi, François Hollande, et Emmanuel Macron nous ont proposés et nous proposent, avec sagesse, un moyen terme, un système libéral (avec politique de l’offre) avec des amortisseurs sociaux pour éviter « la casse ». Ce n’est pas réjouissant, c’est injuste, moins efficace qu’un pure libéralisme (en raison des amortisseurs sociaux) mais c’est un moindre mal. La France n’est pas en mesure d’imposer sa vision idéaliste du monde, et dans sa faiblesse ne peux que « nager dans le sens du courant » ou alors se noyer.

Signalons, au passage, que la notion de « nation souveraine » telle que développée par les « souverainistes » est tout à fait illusoire. Aucune nation ne peut s’affirmer en opposition aux autres excepté les très grandes puissances économiques ou militaire (USA, Chine).

Une fois posé ce diagnostic pas très enthousiasment pour les socio-démocrates et les socialistes affirmés se pose la question de l’action à entreprendre. Là commencent les difficultés.

Comment faire admettre à quelqu’un en grande difficulté financière que la bonne, ou plutôt la moins mauvaise solution est de diminuer son pouvoir d’achat et d’augmenter celui des plus fortunés pour assurer un redémarrage de l’économie et lutter contre le chômage ! C’est mission impossible. François Hollande a essayé de la faire sans jamais le dire et cela a conduit à une incompréhension totale et à un rejet de sa politique. Emmanuel Macron nous propose une approche similaire, plus volontariste, mais sans vraiment s’en expliquer. C’est pourtant là le nœud qu’il nous faut délier pour rendre cette politique acceptable.

 

Comme on le voit, le diagnostic est simple, mais la mise en oeuvre hautement problématique.

Le travail des chômeurs

Je vais aborder un sujet qui devrait faire polémique à tel point qu’il n’est pratiquement jamais débattu.

Notre pays est dans une situation paradoxale. D’un côté on nous dit que notre économie n’est pas compétitive en raison des couts salariaux trop élevés, et d’autre part nous finançons, via le chômage, trois millions cinq cent mille personnes qui bien que recevant des subsides ne produisent rien. Aucune économie ne peut supporter un tel fardeaux.

Fut une époque où le chômage ne touchait qu’une faible partie des actifs et ou notre économie pouvait supporter une telle charge, ce n’est malheureusement plus le cas aujourd’hui.

Bien sur les indemnités de chômage sont couvertes par les cotisations sociales y afférent, mais, non seulement, celles-ci entrent dans le prix de revient (le cout) des produits fabriqués et diminuent la compétitivité des entreprises mais de plus le ratio actif/chômeurs ne permet plus de financer les caisses d’indemnisations.

Chaque chômeur est indemnisé par la solidarité nationale puisque chaque actif ne peut par ses cotisations finance son propre risque de chômage.

Chaque chômeur contracte donc une dette vis à vis de la solidarité nationale et doit être acteur de la situation et engagé dans le sauvetage de notre système de protection sociale.

Comment rééquilibrer les comptes de notre caisse d’assurance chômage ?

L’idée simple est d’utiliser ce volant de main d’œuvre que constituent nos 3.500.000 chômeurs pour produire des biens marchands dont la vente viendrait combler le déficit de nos caisses de solidarité. Evidement cette production « protégée » ne doit pas venir en compétition avec des productions locales, faute d’utiliser des chômeurs pour créer d’autres chômeurs !

Il existe de très nombreuses productions non couverte par des sociétés fabricants en France (Gros électroménager, télévision, Hifi, Photographie, téléphonie mobile, Motos …) et totalement importées de l’étranger.  Nous avons la technicité pour produire de tels marchandise, au moins, dans les versons d’entrées de gamme (pour lesquelles il n’y a aucun frais de recherche et développement).

Des société Nationales utilisant une main d’œuvre en partie payée par les indemnités chômages, donc avec des couts salariaux faibles (complément de salaire entre l’indemnité chômage et un salaire décent) pourrait produire des biens très compétitifs sur le marché national et venir ainsi alimenter les caisses des ASSEDIC et ré équilibrer leurs comptes.

Il s’agit là d’une simple idée et non d’un projet ficelé, mais convenons que dans une économie en difficulté, ne pas utiliser une ressource en main d’œuvre aussi important devient une véritable aberration.

M. Le Pen … même stratégie que Daech !

Il existe une stratégie de radicalisation, largement utilisée par les recruteurs de Daech. On constate que cette stratégie a beaucoup de points communs avec le « racolage » de Marine Le Pen.

Le point crucial dans le recrutement de Daech est d’isoler la cible de toutes ses références et notamment de le couper de ses relations avec ses proches (famille, amis). Coupé de ses références, la cible n’a plus d’autres points de repères pour se situer que le discours de son recruteur. Elle va vivre, alors, en vase clos, dans un « entre-soi » dans l’univers de Daech.

Chez Marine Le Pen, même stratégie. Il s’agit de creuser un fossé entre l’univers du front national et le reste de la société. Plus se fossé sera grand et plus la cible sera éloignée de ses références, et baignée dans l’univers frontiste. C’est dans ce nouvel univers qu’elle va développer ses nouvelles références et devenir un « bon militant radicalisé ». Le vécu « entre-soi » est le terreau même de la radicalisation.

Chez Daech le point fondamental pour créer la césure entre les militants radicalisés et le reste de la population est le distinguo subtil entre les bons musulmans, les mauvais musulmans et les mécréants. C’est l’outils majeur utilisé pour isoler leurs cibles de tout son environnement. Ils s’arrogent la souveraineté sur la religion en se présentant comme les seuls vrais musulmans.

Chez Marine Le Pen l’outils de césure est la notion de France et de patriote. Seuls les représentants du front national seraient les bons français et les vrais patriotes, les « autres » seraient   identifiés comme soumis aux diktats de l’Europe et seraient de mauvais patriotes. Marine Le Pen s’arroge la souveraineté sur la France et son image.

Chez Daech comme chez Marine Le Pen, la notion de fracture est fondamentale. Rien de mieux pour regrouper fédérer des sympathisants que de désigner l’autre comme un ennemi. C’est dans l’adversité que ces partis extrêmes se retrouvent. La sortie de l’Europe, la fermeture des frontières, l’isolement de la France, est le terrain fondamental pour une prise de contrôle sur le pays. C’est la B A Ba de l’installation de tout système totalitaire que d’isoler le pays en fermant toutes les frontières.

Bien sûr il ne faut pas pousser la comparaison trop loin. Daech fabrique des « bombes humaines » chargées de semer la terreur chez les mécréants. Le front national n’en est pas là, mais cherche quand même à générer des combattants. Il se positionne, donc, dans un univers de violence et une optique guerrière.  Le parallèle avec Daech n’est donc pas totalement infondé.

Dernier point de convergence : la victimisation.

Pour Daech, l’occident, les « croisés » oppressent les musulmans (les bons, pas ceux qui pactisent avec les mécréants). Ces bons musulmans sont les victimes expiatoires. C’est ce qui les rassemblent, les soudent.

Attitude totalement identique au front national, victime expiatoire du système, des puissances de l’argent, des médias, des magistrats, des « autres ».

 

On voit donc comment la lutte contre Daech est une absolue nécessitée et comme, en parallèle, la lutte contre le front national s’impose. Ceci nous démontre également comment tous les extrémistes utilisent les mêmes « ficelles » pour arriver à leur fin.

 

 

Un peu de pitié pour les autocrates

Nous avons tous connus ou côtoyés de ces individus autocrates. Seul leur avis compte, ils veulent diriger toutes les opérations, n’acceptent pas la contradiction. On les dit « imbuvables », égoïstes, orgueilleux. Devant eux on doit s’effacer sous peine de conflit.

 

Eliminons de ce portrait certains comportement apparemment autoritaires, mais plus dictés par l’agressivité, le besoin de revanche, de blesser que par une véritable nature autocratique. Ceux-là ne s’imposent pas pour gouverner mais pour compenser une faille qui les taraudent.

 

Etudions donc la structure mentale de ces tyrans domestiques. Il s’agit de personnages à conscience cognitive trop fortement structurée, trop rigide, et à capacité d’adaptation faible. Ils ont du mal à sortir de leur schéma mental préétablis, à remettre en cause leur acquis historique pour s’adapter à une demande nouvelle de l’autre. (Freud dirai qu’ils ont un « sur-moi » trop rigide, d’autre qu’ils ont un « ego » hypertrophié)

Communiquer à l’autre, c’est échanger des positionnements, se remettre en cause au moins partiellement. De cela, nos autocrates ne sont pas capables. Pour qu’il y ait communication avec eux, il faut que ce soit l’autre qui cède, qui fasse les efforts d’adaptation, se mettent à leur portée.

L’autocrate doit amener l’autre sur son terrain, dans son univers, pour échanger avec lui. Il ne peut pas faire autrement. Ce n’est pas un besoin de coercition qui le pousse à dominer l’autre, mais son mode de relation, son mode de fonctionnement.

On peut donc voir un autocrate comme un tyran dans son comportement, mais également comme une victime dans son fonctionnement. Il a besoin de s’imposer à l’autre, mais il est incapable d’avoir une relation gratifiante d’égal à égal en raison de son impossibilité à accepter une différence qui le déstabiliserai. Il n’est pas privé d’empathie, il peut même être aimant, mais ne peut pas traduire ses sentiments dans une relation. L’exemple type serait celui d’un père très sévère, très exigeant envers ses enfants. Il les aimes et veut le meilleur pour eux. Simplement il ne peut comprend que ce que, lui, considère comme le meilleur n’est pas forcément le meilleur pour eux

 

Jeter un nouveau regard sur ces autocrates peut nous aider, en les comprenant, à établir une relation plus apaisée avec eux.

Comprendre les autres c’est déjà un peu les aimer

Réalité et illusion

C’est un problème fondamental en philosophie que de distinguer dans notre vécu ce qui relève de la réalité et ce qui relève de l’illusion.

Traditionnellement dans nos cultures on fait le distinguo entre la réalité et l’illusion.

La réalité concerne des faits avérés, objectivement constatés, alors que l’illusion traduit des faits subjectivement observés qui seraient le fruit de notre imagination, sans réalité objective.

Il y a 2600 ans, Bouddha avait avancé l’idée que tout fait observé était dû à des représentations mentales et sans réalité objective. Pour lui, la vie tel que nous la percevons n’était qu’une vision, une illusion sans fondement objectif. Cette illusion, le karma, générée par nos sens dans la communication avec les autres, était forcément imparfaite et trompeuse. Vivre à travers elle nous éloignait de nous-même et nous empêchait d’atteindre la plénitude de notre être. Pour lui, la vraie vie était au de-là de ce monde d’illusion, au de-là des représentations mentales, dans une sorte de « néant » mental et relationnel.

Cette approche, un peu nihiliste, si elle peut, peut-être, permettre à un individu d’atteindre une certaine plénitude de son être conduirait une société conçue autour de la notion de relation aux autres, à sa destruction, à sa perte

Aujourd’hui, la psychologie cognitive s’appuie sur cette conception de la conscience comme formée de représentations mentales issues de notre expérience et s’efforce de prédire les comportements humains en fonction de la structure même de cette conscience. Contrairement à l’idée de Bouddha de nier ce mode de représentations la psychologie va s’appuyer sur elles pour comprendre les comportements humains et si nécessaire les corriger.

Personnellement je considère la conscience comme un réseau de représentations mentales liées entre-elles par de liens logiques, construit au hasard de nos expériences vécues, et allant des représentations les moins formulées (conscience émotionnelle) au plus formulées (conscience cognitive)

Dans ce schéma, le vécu, fait d’illusions crées par notre conscience constitue la seule réalité accessible à l’individu. La conscience de chaque individu étant unique, puisque lié à ses propres expériences, le vécu de chacun est différent.  La réalité objective, qui serait commune à tous si elle existe, ne nous est pas accessible, et seul une image du vécu sous forme de réalité subjective nous est offerte.

 

En fait, Il est très difficile de définir la vérité de la vie. Dans tout système fermé la définition d’un élément du système ne peut se faire dans l’absolu. Un élément, dans un système fermé, ne peut pas se définir par rapport à lui-même, il ne peut se définir qu’à partir d’une référence extérieure. Si on parle de la vie et qu’on veut définir sa réalité, c’est impossible. Un homme peut se définir par rapport à ses congénères humains, Il se défini comme étant plus grand, plus petit, moins courageux, …Il ne prend son identité que par rapport aux autres (qui sont en dehors de son propre système fermé). Sa relation aux autres et sa prise d’identité se fait au travers de la communication, du positionnement. On peut, par exemple, définir les hommes par rapport aux animaux, aux végétaux, aux minéraux, qui sont en dehors du système fermé des humains (donc des référents externes).

Pour définir la vie, l’existence, il faudrait se référer à un élément extérieur à la vie … et là, on manque d’éléments de référence. Si on ne peut définir l’existence, on peut, par contre, essayer d’en donner une représentation en « inventant » un référent externe. C’est en général un Dieu, ou une transcendance qui sert de repère. Bien sûr, la représentation que l’on produira sera fonction de l’élément référent que l’on a envisagé. Selon ce référent transcendantal, la représentation de la vie pourra être différente. La possibilité de créer autant de représentations de la vie que d’éléments transcendants choisis montre bien que l’on n’accède non à une réalité, qui devrait être unique, mais à une représentation de la vie construite à partir d’un élément transcendant fabriqué. Une identité se défini par rapport à un référent externe, une représentation à partir d’un référent interne, imaginé, proposé, comme s’il était un référent externe. (Le concept de Dieu imaginé comme étant un référent externe, transcendant à l’univers des hommes et en fait le produit de constructions logiques forcement puisées dans notre univers humain)

 

Le sentiment qu’une réalité objective et unique existe est un sentiment dangereux. Il est la base générale des conflits entre les hommes. En effet, si un individu possède la vérité, les autres sont forcément dans l’erreur. Malheureusement, ceux qui sont supposés être dans l’erreur pensent eux aussi détenir la vérité, … et le conflit est inévitable. C’est bien le drame des religions, et des idéologies. Elles présentent des vérités non négociables ! Alors, adoptons une position plus « soft » et admettons que la vérité n’est pas unique et qu’elle prend un visage différent pour chacun d’entre nous.

 

Il est d’autres types d’illusion, non pas provoqué par une vision mentale construite à partir de notre conscience cognitive ou émotionnelle, mais inscrites dans notre vécu humain et résultant d’analyse erronée des chemins logiques de raisonnement.

C’est, par exemple, une illusion construite par un tiers extérieur dans le cadre de la « magie » ou prestidigitation. Elle consiste à nous présenter une séquence logique d’événements qui prise dans son ensemble nous conduit à un résultat attendu et sans surprise, mais qui, si on nous cache un lien logique dans la séquence nous amène à un résultat inattendu et contraire à toute logique. Par exemple un « magicien » prend une pièce dans la main gauche, la place dans sa main droite, ferme celle-ci, souffle dessus, ouvre sa main et la pièce s’est volatilisée. Le résultat est inattendu et illogique. En fait on nous a caché un chainon logique dans la séquence, celui ou le magicien après avoir posé la pièce dans la main droite l’a, en fait, conservé dans sa main gauche. Que la pièce ne figure plus dans la main droite devient alors un résultat logique et attendu. Le fait de nous avoir dissimulé un élément de la séquence logique nous conduit à une fausse analyse de la situation qui nous amène à un résultat incohérent et contraire à notre logique Une séquence réelle logique devient aberrante si on en élimine, occulte, certains événements. C’est le principe même de la « magie » de nous conduire à une vision illogique d’une séquence en nous dissimulant certains éléments de la séquence.

Autre type d’illusions, c’est lorsque l’on espère qu’un événement providentiel se produise. C’est le vécu sur un mode fantasmé d’une réalité. Dans un contexte donné on se plait (se complait) à imaginer une fin heureuse à une situation dont l’issue véritable ne serait pas forcément celle que l’on souhaiterait. C’est un phénomène de déni d’objectivité dans lequel on préfère vivre dans une réalité fantasmée que d’affronter les problèmes de la vie

 

La peur et le refus de la différence

Vous n’êtes pas sans avoir constaté que nous sommes infiniment plus sensibles aux différences qu’au similitudes. Pour n’importe quel élément ou événement, nous remarquons en priorité ce qui nous choque, ce qui nous bouscule. Chez nos proche nous avons tendance à remarquer leurs défauts plus que leurs qualités, dans tout événement, dans une discussion par exemple, nous remarquons et montons en épingle ce qui nous sépare en laissant de côté ce qui nous rapproche. Dans nos bilans le passif l’emporte généralement sur l’actif !

Ce type de comportement est bien connu, et le décrire ne constitue pas un « scoop ». L’objet de ce texte est de montrer qu’il s’explique assez bien dans le système déjà proposé de construction de notre conscience, fut-elle cognitive ou émotionnelle.

Notre conscience est faite de représentations mentales de niveau plus ou moins structurés (allant de la conscience émotionnelle à la conscience cognitive) et reliées entre elles par un réseau de relations causales logiques acquises par l’expérience.

Quand un fait nouveau se présente à nous, il nous est nécessaire de l’intégrer à notre conscience (vécu de l’événement). Pour cela nous devons analyser ce fait, et le mettre en relation avec notre expérience (attitude et positionnement) et trouver les liens logiques qui vont le relier au réseau existant dans notre conscience.

Si le fait est déjà connu, les liens logiques le reliant au reste du réseau existent déjà et l’intégration dans notre conscience (mémoire) se fait sans problèmes et sans réaction de notre part.

Au contraire, si le fait est nouveau pour nous, il va falloir rechercher quels liens logiques peuvent l’intégrer de façon cohérent à notre conscience. Très souvent ces nouveaux liens logiques seront, sinon en contradiction, mais au moins en porte-à-faux avec notre structuration établie. L’intégration ne se fera qu’en remettant, partiellement en cause, notre vécu historique et sa cohérence logique. Ceci provoquera, en nous déstabilisant, une réaction de défense. Plus notre conscience est fortement structurée et plus la remise en cause sera brutale. Les enfants réagiront faiblement, et les personnes âgées plus fortement. Les individus à structure de conscience paranoïaque pourront avoir des réactions violentes.

 

Cette difficulté à accepter la différence et l’une des racines (il y en a d’autres) du racisme. Elle implique des individus à structure mentales très rigides, plutôt simplificatrices, facilement déstabilisés par la nouveauté, peu capables de s’adapter aux évolutions, toujours en défense. Cette peur de la différence caractérise des individus à structure mentale « paranoïde » qui ont peur de l’autre dès qu’il se montre un peu différent. Ils sont facilement manipulables pour peu que l’on joue sur les peurs qui les habitent ! On reconnaît là les électeurs des partis extrémistes, qu’ils soient d’extrême droite ou d’extrême gauche

 

L’Identité Nationale, c’est quoi ?

Nous avons défini l’identité comme le positionnement particulier d’un individu par rapport à son environnement et aux autres. L’identité c’est la formation de la conscience dans l’échange et dans la relation aux autres, c’est ce qui nous différencie d’eux, ce qui nous individualise. C’est une notion tout à fait personnelle, individuelle, et caractéristique. Plus on avance en âge, et plus la conscience se structure, plus nous passons d’une relation aux autres fusionnelle indifférenciée à une relation empathique identifiée. Plus nous avançons en âge, et plus nous sommes nous-même, individu identifié et caractérisé. L’identité est ce qui nous définit par rapport aux autres.Les politiques de tout poil, nous ont rebattu les oreilles avec la notion d’identité Nationale, on a glosé et glosé pour finalement plus ou moins associer cette notion à la notion simpliste :

J’aimes pas les arabes et les musulmans, et ils sont un danger pour notre civilisation ou arabes et musulmans font partie de la nation, et ils sont des éléments de notre culture.

Piètre débat dans lequel notre identité serait simplement assimilable à notre position par rapport à un groupe social (par ailleurs ni identifié, ni homogène) particulier. C’est bougrement réducteur !

Aucun de ces débatteurs n’a défini ce que pouvait être une identité Nationale, quels en étaient les contours, les éléments fondateurs, …

La notion d’identité étant par essence une notion individuelle, le concept même d’identité Nationale paraît être un non-sens logique puisqu’il associe deux prémisses opposés, l’un individuel, l’autre collectif. Rappelons qu’un citoyen Français possède une « Carte Nationale d’Identité » et non une « Carte d’Identité Nationale » !

Quand des données personnelles (identité) doivent être compilées pour obtenir des données collectives on utilise, inévitablement, l’arme de la statistique.

On peut voir l’identité Nationale de différentes manières :

  • On pourrait admettre que l’Identité Nationale puisse être ce que l’ensemble des Français pourrait avoir en commun, une sorte de « plus petit dénominateur commun » dans la culture des ressortissants Français. Il serait sans doutes minuscule et réduis à peau de chagrin ! Si l’on prend nos hommes politiques (censé représenter les courants de l’opinion Française) sur le sujet, par exemple de leur position face à l’Islam, quel peut être le dénominateur commun entre Marine Le Pen, Nicolas Sarkozy, François Hollande, Jean-Luc Mélenchon, pas grand-chose ! Sur n’importe quel sujet une opinion Nationale est fragmentée, divisée, opposée, et s’il est possible de trouver une majorité démocratique, il est très difficile de trouver un dénominateur commun. Donc pas réellement d’identité Nationale !
  • L’identité Nationale pourrait, au contraire, être représentée comme la somme des éléments de l’identité de chacun de nos concitoyens, pondérés ou non par le nombre d’individus qui présentent ces éléments. On arriverait à une cacophonie générale, tant les traits d’identité sont nombreux et variés, et il serait difficile d’en dégager un portrait type (encore faudrait-il pouvoir identifier, dénombrer, et classifier les traits d’identité à examiner !)
  • Et pourtant, pour les étrangers le Français a une image : râleur, prétentieux, romantique enflammé, amateur de culture … ceci peut-il définir une identité Nationale ? L’âme d’un pays serait-il, non pas ce que sont ses ressortissants, mais ce que les autres pensent d’eux ? L’identité est ce que l’on est, ce que l’on a construit son acquis. L’identité Nationale serait ce que l’on nous prête, ce que les autres pensent de nous ! Le débat sur l’identité Français devrait-il se mener en Allemagne, en Angleterre, … Belgique, Suisse, Italie … ?  La vision du « Français » sera-t-elle universelle ou dépendra-t-elle de chaque pays, de chaque groupe homogène interrogé dans chaque pays ? Encore un débat sans issues, car si notre identité Nationale ne doit pas nous appartenir … peut-on encore parler d’identité ?

 

Ce débat est stérile, car débattre sur une notion qui n’a pas été définie tourne inévitablement à la mascarade. Il pourrait se remettre en place si, un jour, on est capable de s’entendre sur un concept d’identité Nationale clairement élaboré et structurellement définit. On pourra alors se poser des questions sur son avenir, ce qui le menace, ce qui doit être préservé, ce qui peut évoluer, …

Communication verbale versus communication émotionnelle

Nous avons décrit la conscience (notre mémoire) comme un continuum de représentations mentales allant des moins formulées aux plus formulées et reliées entre elles par des liens logiques de causalité. Les représentations les plus formulées étant, théoriquement, la traduction en forme codifié des moins formulées. Nous avons donc en mémoire des images mentales traduites à des niveaux de structuration croissant. La communication aux autres qui est l’expression de ces représentations mentales peut donc se faire à plusieurs niveaux.

Signalons le niveau de « conscience » absolument non formulé et non accessible qui gouverne les activités inconscientes comme la respiration, la digestion, la circulation sanguine …dont on pourrait même supposer qu’il participe à l’élaboration des niveaux les moins formulés de la conscience. En ce sens cette « inconscience » pourrait même être reliée par des liens de subordination à la conscience telle que nous l’avons décrite

Par exemple, pour un comédien il y a plusieurs façons de s’exprimer

1) Le texte : C’est la communication purement verbale à travers l’énoncé des mots du dialogue. Sont seuls pris en compte le sens codifié des mots, à travers les noms, les verbes, les adjectifs, …les règles de syntaxe, la grammaire. C’est une communication via un langage appris en commun dans une culture. Elle est parfaitement codifiée si l’on se réfère, pour la France, au dictionnaire de l’académie, censé faire référence. C’est un média relativement précis, mais en même temps extrêmement sec et plutôt technocratique.

2) Un élément supplémentaire à la disposition du comédien est le phrasé, les intonations, le rythme de la phrase, l’intensité de la voix, son « vibrato » …, autant d’éléments qui viennent donner un sens aux phrases et en modifier le sens. Ces éléments font partie du bagage technique du comédien

3) Autre élément signifiant, la gestuelle et les mimiques, appuyées sur la technique du comédien qui a appris à « jouer » les émotions, à les ponctuer des gestes et attitudes adaptée au message à transmettre. Encore des éléments « appris » qui font partis du métier.

4) Enfin, le charisme, le charme, l’aura, la sensibilité, valeurs toutes personnelles qui ne s’apprennent ni ne se contrôlent mais qui colorent indubitablement la communication.

 

Les trois éléments ajoutés au langage pur, sont des indices que fournit le comédien pour nous indiquer comment saisir les mots, comprendre la phrase et le texte. Ils sont les éléments d’interprétation nécessaire pour donner une « âme » au dialogue.

 

On recense, là,  les quatre principaux modes de communication à disposition de notre comédien pour nous faire véritablement vivre la pièce. Aucun de ces éléments n’est suffisant pour notre compréhension et les quatre sont nécessaires. Chacun de ces modes d’expression est alimenté par un étage de la conscience du comédien. La conscience purement cognitive pour le langage, la conscience à moitié formulée pour la diction et la gestuelle, la conscience émotionnelle pour « l’aura ».  L’ensemble des niveaux de conscience concourent à l’expression.

Ce comédien n’est bien sûr qu’un exemple, et le mécanisme est valable pour chacun d’entre nous lorsqu’il veut exprimer sa pensée et la communiquer aux autres.

L’autre recevra le message et l’analysera au travers des divers niveaux de sa conscience cognitive, plus ou moins formulés. Pour un message donné, peu de personnes le recevront d’une façon parfaitement identique. Chacun, en fonction des diverses expériences qui ont forgées sa mémoire, sa conscience, le percevra à sa manière. C’est la culture commune dans un groupe d’individus qui lui fera comprendre le message de façon analogue.

 

Un dialogue intéressant est celui que les hommes entretiennent avec leurs animaux de compagnie (Chiens, Chats, Oiseaux, …). Dans ce cas, la communication par le langage est exclue, ces animaux n’étant pas doués du langage, et pourtant les « maitres » (… je déteste l’expression !) parlent à leurs animaux et ont l’impression, à travers la parole, d’entretenir avec leur animal une sorte de dialogue. Il n’en est rien, et l’échange se fait à travers le non-dit, à travers l’expression de message par les niveaux moins formulés de la conscience. C’est uniquement cette partie du message, de nature plus émotionnelle que formulée, qui pourra être interprétée par l’animal.

Inversement, le « maitre » recevra de l’animal des messages non formulés, perçus par sa conscience émotionnelle, qu’il s’efforcera d’interpréter dans sa conscience cognitive pour générer un contenu anthropomorphique qu’il associera à l’expression de l’animal.

Il s’agit d’un comportement régressif dans lequel le besoin d’une relation fusionnelle, la seule que l’on peut entretenir avec un animal, est masquée par une apparence de relation empathique. Le « maitre » donne alors à l’animal une place dans la famille qui n’est pas la sienne et qui n’est pas celle que l’animal attend, mais qui est celle que le « maitre » souhaite lui donner. L’animal est un substitut à un manque dans la vie de son « maitre », il n’est pas un compagnon, mais un objet de substitution, une compensation. Or, on ne peut avoir de relation avec un objet, c’est pourquoi le « maitre » a besoin de la « subjectiver » dans une relation anthropomorphique.

Ce type de relation pourra avoir une vertu thérapeutique dans le cas de trouble psychologique de la relation aux autres

Une drôle d’histoire

histoireJe n’ai jamais été très bon à l’école. J’aime savoir, mais je déteste apprendre. Bien sur l’histoire de France, matière qui à mon époque était l’archétype de « l’apprendre » était la matière que je redoutais le plus. Finalement, avec le recul du temps, je ne suis pas si mécontent de cette « impasse ». Je n’aurais pas, de toutes façons, appris ce que j’ai envie de savoir sur mon pays.

Je me fout des turpitudes des « grands de ce monde », de leurs guerres, de leurs massacres, de leurs complots, de leurs assassinats, … leur jeu n’est pas le miens.

Qu’as t on voulut m’apprendre sur mon pays ?

L’histoire de la France se résume à l’histoire des 5 % de puissants et des familles régnantes. Les autres 95 % ne comptent pas et ne font pas partie de l’histoire. Comme je suis plutôt dans ceux-la, je ne suis pas évidement d’accord !

Ces « happy few » auxquels on s’intéressent ne donnent pas une image reluisante de ce que fut notre pays.

Pas vraiment de VIP entre Vercingetorix, Clovis, et Charlemagne … donc pas vraiment d’histoire !

Charlemagne aurait put bien faire, mais las, il a inventé l’école … comment lui pardonner !

Les croisades de Saint Louis, passage ignominieux s’il en est. Aller, au nom d’une croyance religieuse, massacrer des mécréants. C’est du Saint Ben Laden en culotte de velours ! Ce n’est pas ce que je trouve le plus glorieux dans notre histoire.

La guerre de cent ans, Jeanne d’Arc brulée après un procès inique, le duc de Bourgogne éliminé, ….

Le duc de Guise assassiné, Henri IV assassiné, les arrestations et embastillages du Cardinal de Richelieu, le massacre des protestants, la croisade contre les cathares …

Louis XIV, XV, XVI, période de faste et de guerres, dépenses somptuaires qui affament le peuple et exaspèrent les sentiments contre les privilégiés

La révolution racontée comme une période de barbarie sanglante, exécutions, dénonciations, querelles civiles, luttes de pouvoir ….

Les boucheries et le Népotisme Napoléonien …

L’histoire de France c’est pour moi autre chose , c’est l’histoire d’hommes et de femmes qui ont fait notre nation, construit jour après jour l’identité dont nous nous parons.

Les milliers d’artisans, sculpteurs, maçons, qui ont bâtit les cathédrales, leurs familles, leurs espérances font partie de l’histoire de la France .

Les agriculteurs, les commerçant, ils ont aussi leur histoire qui est la nôtre.

Les institutions, la poste, l’administration, la justice, la police, c’est aussi notre histoire

Et la révolution, au-delà des horreurs, c’est aussi la déclaration des droits de l’homme. Le plus beau texte qu’il m’ai été donné de lire, l’alliance du romantisme et de la raison, de Lamartine et de Voltaire, de Rousseau et de Diderot,le document fondateur des civilisations modernes, la constitution des constitutions, le fondement , s’il en est, de l’identité Française !

De Napoléon, retenons plutôt le code civil, la création de la banque de France, les cours d’appel et de cassation, la cour des comptes, le développement du système métrique, des lycées, la construction de la bourse, le concordat avec l’église.

Et tous les poètes, écrivain, peintres, les philosophes, les mathématiciens, physiciens, chimistes, ne sont-ils pas plus l’histoire de la France que les militaires et les politiques.

Glorifions nous, s’il le faut, de ce qui est glorieux dans notre passé. N’occultons pas, mais jetons un œil critique sur les faits et la méfaits de notre histoire militaire et politique. Attachons nous, dans notre histoire, à ceux qui ont fait l’identité de notre pays, à ceux qui, peu ou prou, ont lutté pour l’humanité, et non à ceux qui ont tout fait pour la détruire !

Réflexions non abouties !

Je vous livre ici quelques réflexions, non abouties, à propos des problèmes que peut poser le positionnement. Rappelons que le positionnement est le fait de l’analyse critique des ressentis émotionnels par la conscience cognitive de façon à les intégrer à celle-ci. Il va ensuite déterminer nos attitudes devant la vie et nos comportements. C’est l’élément essentiel de notre sentiment de vécu.

reflexionCes réflexions pourront ou non être retenues, et s’intégrer ou non à notre modèle … qui vivra verra ! L’innovation est la piste que l’on trouve au milieu de milliers de cul de sacs

Le Cannabis induit une perte de positionnement, d’ou la sensation de « planer », perte des valeurs, d’intérêt et de goût pour les choses d’ou un certain sentiment de se libérer des contraintes, mais génération (apparemment paradoxal ) d’un état dépressif.

La formation de la conscience cognitive à l’adolescence si elle se fait sous abus de cannabis, conduit à une faible structuration de la psyché, à un état mal positionné, et une vulnérabilité aux chocs émotifs.

Le mal des transport est fréquent chez les enfants, il disparaît généralement à l’âge adulte.

Il est reconnu être un défaut de positionnement dans l’espace chez l’enfant via l’analyse des positionnements par l’oreille interne.

Le fait qu’il disparaisse à l’âge adulte avec la structuration de la conscience cognitive fait songer à une relation entre la maturité de la conscience et le mal des transports.

Bouddha propose, pour atteindre la sérénité, d’abandonner toute conscience (cognitive?) et de se retourner sur soi même pour exister en tant que soi et non en relation avec les autres. Il serait, ainsi, resté 3 ans sous un arbre à méditer.

J’observais l’autre jour le chat de mes voisins, couché sous un arbre durant des heures, et je n’ai put m’empêcher de faire un parallèle. Le chat à une conscience cognitive rudimentaire et vit plus sur un mode instinctif, émotionnel que raisonné … un peu selon les préconisations de Bouddha.

Bouddha nous proposerait donc, pour atteindre la sagesse, de vivre sur un mode plus animal que humain. Pourquoi pas !

Le chat aurait une conscience cognitive rudimentaire, et pourtant peu d’êtres vivant on une perception de l’espace, un positionnement géographique aussi précis que lui. Il y a la un paradoxe que je n’explique pas. Peut être que le positionnement dans l’espace correspond au premier niveau de la conscience cognitive, ses premier rudiments.

La thérapie par la médiation animale semble avoir dans certains cas un effet très positif. Il serait intéressant d’en décrire le mécanisme pour définir dans quels cas l’utiliser. Le développement d’une relation avec un animal, hors de toutes les craintes de la relation aux autres, devrait être un excellent moyen de créer une relation solide, non anxiogène, et de développer une base de positionnement qui sera le noyau de la création (ou de la consolidation ) d’une conscience cognitive. C’est un parfait premier pas dans une thérapie pour des patients en défaut important de positionnement. Elle peut leur donner confiance et bien être dans leur vécu. Ce n’est sans doutes qu’un premier pas, un « pied à l’étrier », le premier étage nécessaire à une thérapie plus orientée sur la relation à autrui, vers l’intégration sociale.

Bienvenue !

Soyez les bienvenus sur ce blog de réflexion. Tous les sujets, toutes les opinions sont accueillies avec plaisirs, … elles n’engagent que la responsabilité de ceux qui les expriment !

Efforçons nous d’être ouvert et tolérant, personne ne détiens la vérité … si tant est qu’elle existe vraiment. (… la vérité, pas la personne !)

Les idées exprimées dans ce blog ne sont que des ébauches, des propos non définitifs, plus des idées de recherche que des résultats aboutis. Ne leur donnez pas plus d’importance qu’elles ne veulent en avoir.

Ce blog est divisé en catégories, mais cette division est un peu arbitraire et tout à fait « questionnable ». Le lien entre sociologie et psychosociologie est bien sur évident, quand au lien entre psychologie et philosophique il est presque avéré ! Donc beaucoup des sujets appartiennent au moins à deux catégories et ils sont placé de façon « despotique » dans l’une d’elle.

Dans la partie « Vision de l’auteur’ je m’efforce d’expliquer ma vision de la vie, ma philosophie, et mon regard sur le monde.

Les divers articles du blog essayent de donner des événements et des choses un regard nouveau, une vue décalée, une nouvelle facette insuffisamment explorée. Inutile de reprendre ce qui a déjà été dit !

Ceci peut donner aux idées un coté un peu provocateur. Je m’en excuse d’avance auprès de ceux que mes propos pourraient choquer et je leur demande tolérance et bienveillance.

Provoquer ne veut pas forcement dire choquer, mais plutôt susciter une réaction, un début de remise en cause.

On peut tout dire, pour peu que ce soit avec respect et bienveillance.

 

 

Patrick