skip to Main Content
[font_awesome icon="phone" margin_right="5px" color="#000"] 01 42 59 15 27 [font_awesome icon="envelope" margin_right="5px" margin_left="20px" color="#000"] patrick@rouillier.com [font_awesome icon="user" margin_right="5px" margin_left="20px" color="#000"] [wp_login_url text="User Login" logout_text="Logout"]

M. Le Pen … même stratégie que Daech !

Il existe une stratégie de radicalisation, largement utilisée par les recruteurs de Daech. On constate que cette stratégie a beaucoup de points communs avec le « racolage » de Marine Le Pen.

Le point crucial dans le recrutement de Daech est d’isoler la cible de toutes ses références et notamment de le couper de ses relations avec ses proches (famille, amis). Coupé de ses références, la cible n’a plus d’autres points de repères pour se situer que le discours de son recruteur. Elle va vivre, alors, en vase clos, dans un « entre-soi » dans l’univers de Daech.

Chez Marine Le Pen, même stratégie. Il s’agit de creuser un fossé entre l’univers du front national et le reste de la société. Plus se fossé sera grand et plus la cible sera éloignée de ses références, et baignée dans l’univers frontiste. C’est dans ce nouvel univers qu’elle va développer ses nouvelles références et devenir un « bon militant radicalisé ». Le vécu « entre-soi » est le terreau même de la radicalisation.

Chez Daech le point fondamental pour créer la césure entre les militants radicalisés et le reste de la population est le distinguo subtil entre les bons musulmans, les mauvais musulmans et les mécréants. C’est l’outils majeur utilisé pour isoler leurs cibles de tout son environnement. Ils s’arrogent la souveraineté sur la religion en se présentant comme les seuls vrais musulmans.

Chez Marine Le Pen l’outils de césure est la notion de France et de patriote. Seuls les représentants du front national seraient les bons français et les vrais patriotes, les « autres » seraient   identifiés comme soumis aux diktats de l’Europe et seraient de mauvais patriotes. Marine Le Pen s’arroge la souveraineté sur la France et son image.

Chez Daech comme chez Marine Le Pen, la notion de fracture est fondamentale. Rien de mieux pour regrouper fédérer des sympathisants que de désigner l’autre comme un ennemi. C’est dans l’adversité que ces partis extrêmes se retrouvent. La sortie de l’Europe, la fermeture des frontières, l’isolement de la France, est le terrain fondamental pour une prise de contrôle sur le pays. C’est la B A Ba de l’installation de tout système totalitaire que d’isoler le pays en fermant toutes les frontières.

Bien sûr il ne faut pas pousser la comparaison trop loin. Daech fabrique des « bombes humaines » chargées de semer la terreur chez les mécréants. Le front national n’en est pas là, mais cherche quand même à générer des combattants. Il se positionne, donc, dans un univers de violence et une optique guerrière.  Le parallèle avec Daech n’est donc pas totalement infondé.

Dernier point de convergence : la victimisation.

Pour Daech, l’occident, les « croisés » oppressent les musulmans (les bons, pas ceux qui pactisent avec les mécréants). Ces bons musulmans sont les victimes expiatoires. C’est ce qui les rassemblent, les soudent.

Attitude totalement identique au front national, victime expiatoire du système, des puissances de l’argent, des médias, des magistrats, des « autres ».

 

On voit donc comment la lutte contre Daech est une absolue nécessitée et comme, en parallèle, la lutte contre le front national s’impose. Ceci nous démontre également comment tous les extrémistes utilisent les mêmes « ficelles » pour arriver à leur fin.

 

 

Print Friendly, PDF & Email
Cet article comporte 0 commentaires

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Back To Top