Parlement … tu Parles et tu Mens

Dans nos institutions le parlement (législatif) établit les lois et le  gouvernement (exécutif) est en charge de les mettre en œuvre. Cependant en matière de budget, c’est un peu différent, le gouvernement est en charge de la vision politique à long et moyen termes et le parlement vote le budget, c’est à dire, les moyens pour mettre en action cette vision.

Depuis le début de la cinquième république gouvernement et majorité parlementaire sont du  « même bord » et le synchronisation se fait facilement.

Depuis la dernière présidentielle, tout a changé car le gouvernement n’a plus la majorité au parlement. On demande donc aux  députés d’accorder les crédits nécessaires pour mettre en œuvre une politique qu’ils désapprouvent. Bien sûr ça coince !

Mais cette incohérence n’explique pas tout. Dans cette longue saga sur le budget, qui doit fixer l’avenir immédiat des citoyens, on a l’impression d’assister non à un débat sur l’avenir du pays, mais à un débat sur l’avenir des partis politiques et de leurs politiciens. Chacun prépare les prochaines échéances électorales : « Présidentielle, Législatives, Municipales, Sénatoriales ». Le budget 2026 ne paraît qu’un simple prétexte pour assurer à chaque parti le maximum d’électeurs potentiels.

  1.  Sébastien le cornu. C’est un acteur de premier plan qui joue son avenir politique.
    S’il échoue à « faire passer » le budget il sombrera avec la « Macronie », même s’il peut se maintenir quelques temps au gouvernement.
    S’il réussi son avenir politique s’éclaire, il devient celui qui a réussi à rassembler les contraires. Au fond un candidat idéal pour la prochaine présidentielle. C’est pourquoi tous les autres candidats potentiels n’ont qu’un désir c’est qu’il se plante. Mais comment le faire échouer sans porter la responsabilité de l’échec budgétaire qui en résulterait ?
  2. La France insoumise : Pour eux le budget est l’opportunité, dans leur rêve « néo-trotskyste » de chasser macron du pouvoir, espérant emporter l’adhésion du « peuple de gauche » pour porter Mélenchon au pouvoir dans la foulée du « grand soir ». Ce sont les seuls qui assumeraient comme une victoire l’échec de Le cornu.
  3. Le R.N. Il fait tout pour faire capoter le budget espérant provoquer une dissolution et des législatives anticipées qui leur apporteraient, sinon une majorité absolue, du moins une position de force pour placer leur candidat à la présidentielles. Ils se sentent prêt à la victoire, donc prêt à tout.
  4. Horizon. Trop marqué « Macroniste » Edouard Philippe veut absolument se démarquer de ce repoussoir encombrant pour sa candidature de 2027. Pour cela il propose la démission de Macron, le rejet du budget « Macroniste » arguant qu’il ne peut voter la suspension de la reforme des retraites alors qu’il en a été un fervent défenseur. En même temps il s’affiche radical et opposé à tout compromis : « ma rigueur morale ne supporte pas la compromission ». Pour un candidat rassembleur, c’est raté
  5. Renaissance. L’ancien noyau « Macroniste » qui a pris le parti de ne plus en être. Ils redoutent une dissolution qui les ferait disparaître de la scène politique. Gabriel Atal joue le jeu difficile de rejeter Macron sans s’opposer à Le cornu. Ils soutiennent le projet de budget pour continuer à exister.
  6. Les socialiste. Sous la houlette de la limace Olivier Faure ils ont joués le chantage à la censure. « Si je n’ai pas ce que je veux, tu sautes » mais d’un autre coté ils ne sont pas prêt à une censure qui entrainerai une dissolution. Sans alliance avec LFI ils perdraient beaucoup de sièges. Leur jeu est de réclamer beaucoup pour se gagner l’électorat de gauche tout en ne rejetant pas le budget, sans pour autant l’approuver, pour ne pas sombrer.
  7. Les autres groupes sont trop faibles pour s’imposer. Ils ne peuvent que s’abriter sous l’aile des plus gros pour survivre.

Ce qui est intéressant dans ce que je viens d’énoncer c’est qu’il n’a jamais été question des Français, de leur avenir, de leurs besoins, pas question de budget. Les français ne sont que des marionnettes, des pions sur l’échiquier qu’agitent les partis pour s’assurer de leurs votes, en leur faisant miroiter des lendemains qui chantent. C’est vraiment le « bal des faux-culs »

Maintenant parlons des Français. Devant cette mascarade ils se préparent dans les futures élections à voter … pour les mêmes. Comment des députés, élus pour voter les lois dont le budget est la plus importante, payés pour le faire par nous les contribuables, incapable de remplir leur mission, ont-ils l’audace de se présenter à un élection pour reprendre une mission dont ils ont été incapable de la remplir … tout simplement parce que nous sommes assez bête pour les ré élire.

Si les politiciens savaient qu’en cas de manquement à leurs missions leur avenir politique serai terminé, ils tiendraient un peu plus compte de nous et moins d’eux.

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