Evidemment, je n’y suis pas … et je préfère cela. Tacher de comprendre c qui se passe dans le tête des autres est quasi impossible. J’ai déjà du mal à comprendre ce qui se passe dans la mienne (c(est l’objet de ce blog), dans celle de mes proches, de mes amis !
Essayons quand même au travers de l’analyser de leurs comportement
- Le narcissisme. Ce super ego est vraiment leur point commun. Chacun ‘entre eux se voit comme le centre du monde, car on ne leur à jamais appris le contraire. Aristote voyait le monde centré autour de la terre (c’est à dire autour de nous … une position narcissique) et il a fallu attendre Copernic pour définir l’héliocentrisme, c’est à dire établir une sorte d’empathie universelle. La narcissisme est notre état à la naissance et l’empathie vient avec la réflexion, l’éducation. En ce sens on peut dire que nos deux compère sont deux individus immatures. Ce qui les différentie cependant qu’alors que Trump est un simple narcissique, impulsif et capricieux, Poutine est un pervers narcissique tout en stratégie et en calcul. Trump est un simple : « je veux, je prends si je suis le plus fort » Poutine est un stratège qui joue sur les faiblesses de son adversaire (un vrai judoka !), qui s’insinue dans les failles de l’adversaire pour l’affaiblir, qui joue les « gros bras » pour apeurer l’autre et le faire céder comme le ferai un « maitre chanteur » En Ukraine, Poutine est loin d’avoir gagné la guerre …et pourtant nus l’avons bel et bien perdue par notre faiblesse, nos divisions.
- L’empathie. Voilà une vertu dont nos deux compères sont totalement dépourvus. Les autres sont totalement transparent et ne constituent que des pions sur le vaste échiquier sur lequel ils jouent. Mais la encore on observe une différence fondamentale entre ces deux monstres
Poutine et dépourvu d’empathie et cela ne lui pose aucun problème. Il est détesté mais il s’en moque complètement pourvu qu’il soit craint et obéis
Trump, c’est plus compliqué. Il ne connaît pas l’empathie mais il a besoin d’être admiré, et d’avoir l’impression d’être aimé. Ceci explique son comportement plus chaotique et fluctuant. Il va, sans scrupules, droit à son but, mais fait mine de tenir compte des autres. Dans son « deal » avec Poutine il veut garder la face et ne pas passer pour le monstre d’égoïsme qu’il est. Quand il se lamentait sur les morts à Gaza alors que c’est lui qui livrait les armes mortelles à Israël il poursuivait bien son plan de raser Gaza afin de le reconstruire. - La paranoïa. Il est classique que tout narcissique contrarié développe une tendance à la paranoïa. Tout opposant devient un dangereux ennemi, toute contrariété un danger. C’est le propre de Poutine de se voir entouré d’ennemis que souvent il a lui-même créé. Il doit à tout prix les éliminer. Les opposants au régime, l’Ukraine, l’Otan deviennent une menace permanente. Comme tout paranoïaque Poutine à peur, se méfie de tout ce qui l’entoure. Trump n’en est pas là, son besoin permanent d’être adulé l’empêche de se voir entouré de danger puisqu’il a besoins d’être entouré de supporters plus que d’ennemis.
- Les objectifs. Leur intérêt commun et bien sûr de flatter leurs Ego. Pour Potine être le maitre dominateur, pour Trump être le grand homme de l’histoire. Leurs intérêt sont divergent mais se complètent. Chacun se sert de l’autre pour s’imposer.
En ce qui concerne les objectifs cachés, Poutine n’en a pas. Il veut être le maitre et cela lui suffit.
Trump veut réussir et dans sa vison cela veut dire devenir célèbre et s’enrichir. Il ne gère pas les USA mais l’a « société Trump et compagnie ». Les USA, en tant que nation, n’ont pas grand-chose à espérer dans les rapports avec la Russie. Les Russes sont trop pauvres pour acheter les produits Américains et les Américain n’ont rien à gagner à être envahi par les produits bon marché Russes (souvent fabriquées par des sociétés Chinoises). Sur le plan stratégique se rapprocher de la Russie, vassal du futur grand ennemi Chinois, paraît un jeu plus que dangereux. Par contre pour Trump et la nouvele oligarchies Américaines il y a beaucoup d’argent à gagner. Poutine est prêt à « brader » les intérêts de son pays pour son rêve de puissance, il est à vendre et les Américains acheteurs. Pour Poutine le deal est clair : « Tu me laisses l’Ukraine et L’Europe, je te donne le fric ! ». Ceci convient parfaitement à Trump qui veut le fric et pour qui perdre l’Europe ne pose aucun problème. Pour faire marcher ce deal il faut , à Trump, la paix à tout prix, donc la capitulation de l’Ukraine et de l’Europe. De même que pour reconstruire Gaza il faut la paix, qu’importe que le Hamas, les palestiniens, ou Israël en fasse les frais.
Conclusion
Si les USA ont intérêts à rester proches de l’Europe et à faire bloc contre la Chine, la nébuleuse Trump n’a rien à y gagner. Trump se fout totalement des Ukrainiens de l’Amérique, ou de l’Europe car l’argent est avec et chez Poutine. C’est là qu’il faut le chercher.
Pour Trump L’Europe n’est ni un ennemi, ni un rival, mais un obstacle à ses projets, et pour lui tout gêneur doit être éliminé. La messe est dites, ne comptons pas sur lui.
