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Un débat ,politique par exemple, qui porte donc sur le bien de notre société, ne peut théoriquement pas se passer d’un débat sociétal. On doit définir à quelle société on s’adresse pour savoir si une action politique est bonne ou non pour elle.

La définition d’une société se construit autour de notions psycho-sociales, elles même construites autour des valeurs psychologiques des individus qui la composent.

Pas de conceptions psychologiques sans conception philosophiques. Comment prétendre comprendre le fonctionnement de la psyché humaine si l’on ne sait pas définir l’homme gérant de cette psyché ».

Le débat politique mené par des hommes sans conscience claire de la société qu’ils souhaitent, sans critères psychologiques ou philosophiques clairs s’enlise toujours, englué dans des pensées sous-jacentes non établies.

Prenons à titre d’exemple les fameux débats sur «  mariage pour tous » , « l’avortement », « l’euthanasie » qui ont fait couler tant d’encre et de salive.

Pour être très, très, schématique (soyons simple avant d’aller plus loin) on est face  à un conflit entre une partie de la société attachée à des valeurs transcendantales, religieuses et une autre qui s’appuie sur une notion plus matérialiste, athée.

Les premiers croient en un Dieu supérieur à l’homme qui édicte des lois morales que les hommes doivent respecter. L’homme doit penser comme Dieu l’exige ! Ils pensent donc, à juste titre, que les règles sociales, sociétales doivent se plier à ces préceptes divins et par la même absolus.

Pour les second les lois morales qui gouvernent la société sont des valeurs crées par l’homme pour rendre la société viable et protectrice pour tous ? Ces lois doivent se plier aux désirs consensuel (en démocratie) des participants à la société et à l’évolution des sociétés.

C’est à partir de ces acquis fondamentaux (instillés généralement par le milieu familial) que va se développer l’univers des représentations mentales de l’individu. Il se créera par confrontation permanente entre son vécu historique et les sollicitation du milieu environnant. Il est normal que partant de base différentes et confrontés à des milieux différent chaque individu construise un univers de références différent, et une vision de la société qui lui est propre.

Les premiers voient d’un mauvais œil une évolution de la société qui vient, sinon s’opposer frontalement, du moins mettre en porte à faux des préceptes installé et reconnus. Le problème étant qu’ils n’ont pas les moyens de s’adresser à leur Dieu (ou du moins lui n’a pas les moyens de leur répondre) pour lui demander ce qu’il pense du problème. Ils en sont donc réduits à faire parler les anciens textes canoniques en essayant de les interpréter au mieux dans l’optique des nouvelles questions. Ce n’est pas facile d’aller trouver dans les évangiles ou autres textes religieux si la notion de PMA ou de GPA est conforme à leurs valeurs fondamentales. D’ou des interprétations plus ou moins crédibles validées par un consensus de théologiens.

Pour les seconds c’est un peu plus facile. L’évolution se valide par un consensus sociétal plus accessible , mais quand même pas si aisé à obtenir … difficultés de la démocratie, d’ou la tentation du référendum sensé régler tous les problèmes.

De tous cela l’important à comprendre c’est que le problème, le débat ne devrait pas se situer au niveau du mariage ou non, de la PMA ou non, de la GPA ou non car à ce niveau le débat est impossible . Le problème est plus profond, il se situe au niveau d’une croyance métaphysique : Dieu existe il ou non ! … et la évidemment pas de réponse.

On se trouve devant un problème sans solutions apparente si l’on veut croire que la vérité est unique et non négociable !  Alors, pour pouvoir vivre sereinement, admettons que la vérité n’est pas unique. A chacun la sienne.

Ce n’est pas parce que j’ai raison que l’autre à tort, et ce n’est pas parce que j’ai tort que l’autre a raison !

Pour les uns il existe un Dieu, et en son nom ils réclament le droit à la vie et le non droit à la mort (non à l’avortement et à l’euthanasie).

Pour les autres seuls les hommes comptent et ils réclames le droit à la non vie et le droit à la mort. (oui à l’avortement et oui à l’euthanasie)

Il n’y a pas à concilier deux visions inconciliables mais à accepter leur coexistence pacifique. Que les uns se refusent à avorter ou à donner la mort programmée, et que les autres usent de l’avortement et de l’euthanasie ne devraient pas poser de problèmes sociétaux.

Pour résumer, quand le débat se porte non pas au niveau des causes mais à celui des conséquences il reste stérile. C’est ce qu’on appelle les « discussions du café du commerce » , on discute sur les l’aspect des boutons et non pas sur l’infection bactérienne qui en est la cause ! Ceci demande un travail d’analyse préalable au débat qui n’est jamais réellement fait et toujours difficile.

Enfin, débattre ne doit pas servir à chercher qui a raison qui a tort sur un sujet, mais à approfondir pour chacun l’expérience de sa vérité au travers de l’expérience des autres.

Débattre est un réel « art de vivre ».


"Le débat ou la discussion du café du commerce"   


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