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Définissons une psychopathologie comme une gêne, un obstacle à une vie sociale sereine. Notre vécu étant fondamentalement basé sur la relation à l’autre, (relation, communication, positionnement, attitudes) toute perturbation, toute distorsion de cette relation pourra être considéré comme une pathologie. Contrairement à la pathologie médicale organique qui représente une menace pour notre vie, la psychopathologie est une menace pour notre vécu.

On peut distinguer les Psychopathologies primaires liées à la structure même de notre conscience cognitive et qui auront des incidences modestes ou dramatiques sur la construction de notre vécu et les Psychopathologies secondaires, liées aux représentations qui peuplent notre conscience cognitive et dont l’influence s’exercera dans certaines circonstances, dans certains domaines, avec des conséquences pouvant être également néfastes. Les Psychopathologies primaires sont une maladie du « contenant » (STRUCTURE)  les psychopathologies secondaires une maladie du « contenu » (REPRÉSENTATIONS)

Nous avons déjà étudiés les Psychopathologies primaires dues à la structuration de la conscience cognitive. Une structure trop rigide conduit à la paranoïa et au narcissisme, une structure trop faible à la timidité ou pusillanimité, une structure fragmentaire à la schizophrénie. Ces pathologies se développent dès la naissance de la conscience cognitive, au premiers âges, et sont donc de nature archaïques et profonde. Sont elles innées ou acquises, organiques ou culturelles, c’est une question loin d’être tranchée et à la frontière de la psychologie (acquises) et de la philosophie (innées). Cette incertitude peut être une gêne dans leur prévention mais n’empêchent nullement de s’intéresser à leur traitement.

En ce qui concerne les psychopathologies secondaires elles naissent de représentations erronées de notre vécu qui donne à notre conscience cognitive un aspect incohérent ou inadapté. Elles sont de toute évidence du domaine de l’acquis (même si le terrain sur lesquelles elles se développent peut être du domaine de l’inné). Elles peuvent être de deux natures :

LOGICUne incohérence de la pensée. Les éléments acquis, intégrés dans notre conscience cognitive, les événement vécus ont été mal compris, mal analysé par notre conscience cognitive, et de ce fait intégrés en décalage ou en incohérence avec les reste de notre vécu historique. Tout nouvel élément vécu qui s’appuiera dans son processus d’ analyse critique (avant intégration ) sur ce nœud logique erroné, induira un chemin de développement anarchique dans notre pensée. Si plusieurs erreurs de ce type se produisent cela peut conduire à un réseaux ramifié perturbé qui se superposent au réseau logique que forme notre conscience cognitive. Notre conscience cognitive devient mal cohérente ou franchement incohérente et notre vécu perturbé. Notre relation à l’autre basée sur une logique ambigüe devient difficile.

Une vision restreinte du monde. Si notre vision du monde n’est alimentée que par un domaine très cerné d’expériences, sans ouverture au monde, sans choix (parce que les alternatives ne sont pas proposées ) la conscience cognitive est rétrécie, univoque, sans expérience de choix, donc sans doutes. Elle prend une rigidité dans certains domaines qui crée un abcès de paranoïa dans le domaine considéré. Celle ci est moins profonde que la paranoïa structurelle (primaire ) qui s’exerce sur tous les domaines mais sera une gêne importante dans la relation aux autres puisqu’elle nous mettra sans cesse en opposition à l’autre sauf s’il s’est crispé dans le même domaine que nous. D’ou, bien sur, la tendance de ces individus à se regrouper, à vivre en clan homogènes, à choisir « l’entre soi ». Cette psychopathologie regroupe, bien sur, tous les individus psycho-rigides, les intégristes et radicaux de « tous poils », les jusqu’au-boutistes, ceux qui pensent détenir la vérité, … elle présente un caractère plutôt général qui devrait nous faire réfléchir !

Bien évidement toutes ces pathologies peuvent co-exister chez un individu, ce qui en complique le diagnostique et les traitements


"Psychopathologies primaires et secondaires"   


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