skip to Main Content
[font_awesome icon="phone" margin_right="5px" color="#000"] 01 42 59 15 27 [font_awesome icon="envelope" margin_right="5px" margin_left="20px" color="#000"] patrick@rouillier.com [font_awesome icon="user" margin_right="5px" margin_left="20px" color="#000"] [wp_login_url text="User Login" logout_text="Logout"]

Ecrire un couplet qui prétend expliquer comment fonctionne la vie quand on vient d’expliquer dans un article précédent qu’on ne sait et ne saura jamais ce qu’est la vie et bien sur un exercice pour le moins paradoxal !

ges de la vie- Huhu LinC’est l’apanage de notre univers fait de représentations que de cultiver le paradoxe. Nos représentations mentales construites à travers nos expériences historiques sont malheureusement forcement inhomogènes. Elles prennent leurs sources à des moments différents de notre vie, dans des circonstances différentes, dans des états affectifs divers, et représentent des chemins logiques pas toujours en adéquations les uns avec les autres. Dans un système représentatif le paradoxe est, sinon théoriquement inévitable, du moins de probabilité maximum.

Dans la doctrine Bouddhiste, fondée sur le principe de la représentation mentale de la vie, le paradoxe est un fait non perturbant, la simple conséquence admise de l’imparfaité de notre système représentatif. Faisons comme eux, et acceptons le !

Comme nous l’avons dit, on ne peut accéder à une réalité propre de la vie hors notre système de conceptualisations, de représentations. Ce système est choisi à priori, aux hasards des influences qui nous sont propres .

Comment se fait ce choix ? Par exemple, pour moi, élevé au sein d’une famille Catholique pratiquante ma pensée c’est naturellement tournée vers la représentation religieuse, avec son Dieu, le petit Jésus, la sainte vierge et tous les saints. Dieu a crée la terre et les hommes … tout est simple ! Puis les expériences de la vie, les études scientifiques, les fréquentations diverses, m’ont amenée à remettre ce modèle en cause. Après tout, je faisais tout ce que Dieu me demandais et quand je lui demandais quelque chose il était toujours au abonnés absents. Pour un Dieu de justice c’est un peu choquant.

J’ai donc commencé à considérer les religions comme une simple réponse à la nécessité de représenter les mystères de la vie, d’expliquer l’inexplicable. Quelque question que l’on se pose la réponse est toujours : c’est Dieu qui l’a voulut, c’est la volonté de Dieu … alors plus de problème tout est clair, ou du moins veut-on le croire. Dieu explique tout … sauf qu’il n’explique pas Dieu ! Dieu ne résous rien, il nous masque les problèmes.

 

La beauté se recherche non dans l’expliqué, mais dans l’inexpliquable !

C’est sans doutes l’une des positions les plus difficile à accepter que d’admettre que l’on ne comprend pas tout, qu’il faut vivre avec l’inexpliqué, dans l’incertitude de certains choses, pouvoir dire : je ne sais pas, je vais essayer de comprendre, mais peut être ne comprendrais-je jamais ! Mais après tout, est ce si important de savoir qui ou ce qui a crée le monde ? Nous sommes là, profitons en, jouissons de la vie, et quand viendra l’heure de la mort essayons encore d’en profiter … ce sera bien le moment d’aller voir s’il y a quelque chose après la mort … et on ne sera n’y le premier ni le dernier !

J’ai donc choisi mon système de représentation de la vie.

Quand je dit choisi, c’est évidement un choix sous influences. C’est le propre des représentations mentales de se développer, de s’enrichir des influences extérieures. Certaines d’entre elles ont été prépondérantes, et je me dois de les citer :

Bouddha : J’ai lu les discours de Bouddha (évidement une traduction!). Je les ai lu trop jeune, encore en pleine influence de ma culture religieuse, et de fait je n’y est rien compris. Ce n’est que plus tard, après ma « révolution culturelle » que je me suis rendu compte de leur importance et que je me les suis ré-appropriés.

Gérard Aussoleil : Un ami psychothérapeute qui dans un livre « La main, reflet de votre caractère … » a esquissé l’idée de la création des images mentales par confrontation entre le vécu historique et les influences extérieures. C’est cette idée qui a servi de base à la théorisation de mon modèle de la psyché.

La formation scientifique : L’étude des théorie scientifiques fait bien sur appel au principe de modélisation, de représentation des phénomènes physique, de système de représentation. Elle mène tous droit à la différentiation entre l’objet et son image, cette dernière étant la seule à pouvoir être utilisée et manipulée par le modèle scientifique. L’objet s’efface devant son image, la réalité devant sa représentation

Voyons, donc,  la vie comme un besoin d’exister, d’avoir conscience de vivre, ou plutôt de se sentir exister.

C’est la conscience des choses qui leurs donne leur réalité, hors cette prise de conscience rien n’existe pour chacun d’entre nous.Un homme privé de sa conscience s’il peut éventuellement exister pour les autres, n’existe pas pour lui !

Donc on peut considérer la vie, comme la formation des représentations mentales qui forment la conscience, et par là même définissent la vie.

Dans un prochain article nous verrons comment cette définition permet de développer un modèle de fonctionnement de la psyché.

Précisons que les propos précédents ne se veulent pas une description d’une réalité qui nous échappe, mais une tentative de modélisation de la conscience humaine afin de mieux gérer ses problématiques.

 

 


"Introduction (Représentation de la vie)"   


Back To Top