Je vois de pus en plus mal et pour communiquer aux autres ma sensation visuelle j’ai cherché le mot qui pourrait la résumer et être le vecteur de transmission de ma sensation. Je n’ai rien trouvé qui puisse représenter ce que je ressent.
Pour qu’un mot existe i, dans une langue, il faut qu’un certain nombre de personnes puissent se référer à un « étalon » qui puisse faire « cause commune » aux divers individus. Si ce mot n’existe pas, faute de ce référentiel commun, on recherche à définir ce mots inexistant par rapport à d’autres mots connus. Dans mon cas, dans la mesure où cette sensation reste, pour le moment très personnelle, j’ai cherché d’autres mots comme : « je vois flou », « je vois moiré », « je vois double », « les images dansent », « je ne vois pas certaines syllabes » mais rien n’est satisfaisant car c’est un peu tout cala sans être vraiment cela.
Mon histoire personnelle n’a évidemment que peu d’intérêt, sauf dans sa composante universelle.
Elle montre combien notre mode de communication est basé sur un système référentiel, relativiste, organisé autour d’étalons identifiés et largement accessibles.
En cette absence la communication est impossible ou tellement erronée qu’elle perd don sens.
Morale
Ceci montre que :
Tout handicap, si désagréable soit-il, reste un expérience qui amène à réflexion et enrichissement
Nous vivons dans un univers relativiste ou rien n’est absolu. Chaque entité se définie, prend son sens, par rapport à d’autres entités identifiées. Le positionnement, c’est à dire la relation de nous aux choses et des choses entre-elles est le « sine qua non » de l’existence !

Cet essai sur la communication par les mots est aussi original que superbe , bravo!Bravissimo! Amitiés