Le nouveau débat entre les partis extrêmes et modérés porte aujourd’hui sur le niveau de menace qu’apporte le Russie. Précisons d’abord que menace signifie danger potentiel et non pas danger immédiat.
Pour les partis extrêmes la véritable menace est la montée de l’Islamisme radical, alors que le danger Russe n’existe pas. Une habile pirouette pour mélanger menace et danger. Pour les modérés la menace Russe est importante, même si le problème de l’ Islamiste reste sérieux. Qui peut avoir raison, comment et pourquoi ?
Un autre préambule est que toute invasion d’un pays par un autre ne peut se faire sans la participation d’une partie de la population envahie … appelés alors « collabos » qui assurent la gestion du pays pour le compte du pays envahisseur. C’est ce que l’on a observé en 1940. Une invasion réussie se prépare.
C’est la perpétuelle erreur des USA qui ont toujours cru que gagner la guerre était suffisant. Sans cette préparation ils ont été chassés de l’Afghanistan et de l’Irak sans y avoir laissé de régime stable.
Alors que Trump est un agité qui fait tout sans préparer rien, Poutine est un calculateur patient et organisé. Il a repris la Tchétchénie, annexé une partie de la Géorgie, la Crimée et le Donbass en s’appuyant sur des populations locale pro-russes qui assurent maintenant la gestion du pays, sous total contrôle policier Russe. Les sympathisant d’aujourd’hui seront les « collabos » de demain.
Après cette introduction, y a-t-il une véritable menace Russe ?
La réponse est sans ambages Oui. Non pas qu’une invasion Russe en Europe soit à l’ordre du jour mais parce que les préparatifs sont déjà en route dans tout le continent. Deux pays sont déjà gouvernés par des partis pro-russe : La Hongrie et le Slovaquie, ce qui est un premier pas.
Dans le reste de l’Europe les partis d’extrême droite sont très sympathisants des Russes. Officiellement ils soutiennent l’Ukraine tout en s’opposant à toutes les mesures qui pourraient contrarier l’avancée de Poutine. Ils sont en fait les « tête de pont » de l’armée rouge.
En France on a deux partis sympathisant :
- La France Insoumise. Un partis profondément anti américain (Vieux souvenirs Trotskystes) . Pas forcément pro Poutine mais pro chaos qui pourrai déstabiliser la société Français et l’Europe. Mélenchon pense que le chaos lui permettrai d’accéder au pouvoir … c’est beau de rêver !
- Le Rassemblement National. Parti bien organisé, structuré, de mieux en mieux implanté. Les RN s’avent qu’ils seront le point d’appui d’une politique Russe de conquête. La Russie les soutient ouvertement, même si officiellement ils essayent de le cacher. Rien de mieux que d’installer ce parti au pouvoir pour le régime Russe et lui accorder la gestion du pays … sous contrôle Russe, ne tenant en place que par le soutient du régime dominant. On comprend bien pourquoi le RN ne voit pas la Russie comme une menace, mais plutôt comme un atout. Faire une sorte de Biélorussie au cœur de l’Europe avec le RN à sa tête. Des souverainistes patriotes prêt à se vassaliser pour être au pouvoir..
La stratégie Russe et claire, chasser Zelenski de l’Ukraine pour mettre un gouvernement pro Ruse, s’appuyer sur les Russophones de pays baltes pour les annexer … et continuer son influence en Europe grâce aux groupe d’extrême droite.
Méfions-nous donc des sympathisants Russe d’aujourd’hui, ils sont la vrai menace car leur avenir peut passer par les implantations Russes en Europe. Pour eux, la Russie n’est pas un danger mais un bonus dans leur objectif de conquête du pouvoir.
Comme toujours : « Cherchez à qui profite le crime ! »
Poutine est un surtout un danger s’il trouve des relais dans nos pays, faute de quoi il devra affronter les armées européennes … et je ne crois pas qu’il s’y aventurera … pour ne pas se trouver, à son tour, dans la situation de Napoléon ou Hitler !
Méfions-nous toujours de ceux qui tôlèrent nos ennemis, ils nous trahirons peut-être un jour.
NB. L’Islam radical comme toutes les radicalités (extrême droite ou gauche, idéologues, croyants et sectaires de tout poils) et un problème, une menace plus qu’un danger. Mais ceci est un tout autre problème qui ne se combat pas par es armes
