Le mécanisme du développement viral des rumeurs est toujours à peu près identique, il est très similaire à celui des religions ou des idéologies.
La rumeur
Imaginons que je veuille lancer une rumeur, en général pour nuire à quelqu’un. je dois choisir une nouvelle qui puisse faire polémique, qui soit « croustillante et qui soit surtout invérifiable. Prenons par exemple une rumeur idiote qui à circulée il y a quelques temps : Brigitte Macron est un homme !
J’en parles à quelques personnes assurant que « je tiens cela de source sure par un bon ami qui connaît très bien le médecin personnel de Brigitte Macron»
Parmi ces personnes certaines vont trouver cela stupide et laisser tomber l’affaire.
D’autres vont en faire part à leurs amis et argumentant : « Je tiens cela d’un ami proche du médecin personnel de Brigitte Macron ». (le fameux médecin que personne ne connaît)
L’information se repend de façon virale affirmant toujours le maximum de proximité avec l’origine de l’info.
Les branches du réseau finissent par se croiser et quand un ami annonce la nouvelle à un autre celui-ci lui répond : « Oui je suis au courant on me l’a déjà dit »
L’info s’auto crédibilise et chacun de se dire que ça doit être vrai puisque tout le monde le dit. Pourtant aucun des colporteurs de la nouvelle n’a de proximité avec ce fameux médecin ni même avec quelqu’un qui le connaitrait. La rumeur se fonde sur la confiance de chaque élément du réseau avec sa propre source.
Il existe une grande règle dans le contrôle c’est que la confiance n’exclue pas le contrôle car une confiance sans contrôle est de la crédulité !
Les religions
Le principe est le même. Aucun des fervents catholiques, musulmans, Juifs ou autres n’a jamais eu de contact avec Dieu, Allah, Yahvé ou autre dieu ou avec leurs saints affiliés. Ils tiennent leur information de leurs proches, souvent leurs parents, ou de religieux, Imam, Rabbin, prêtres en qui ils ont une totale confiance .
Pourtant ces donneurs d’info n’ont jamais eut aucun contact avec Dieu, Allah …. etc., etc. Ils tiennent leur information de leurs proches, souvent leurs parents, ou des religieux …. etc., etc. en qui ils ont une absolue confiance
Pourtant ces donneurs d’information n’ont jamais eu de contact … etc., etc.
La chaine de transmission se base sur la confiance qui est généralement absolue dans les parents, et importante dans les représentants des religions. Les transmissions via les parents ou la famille sont, pour les enfant fondamentales et expliquent comment les traditions religieuse perdurent dans des milieux sélectifs.
Les idéologies
Elles suivent exactement le même mécanisme : la transmission par la confiance. Si on prend l’antisémitisme qui se transmet à travers les siècles il est, au départ fondé sur un mythe non vérifiable : « Les Juifs ont crucifiés le Christ ». Nul ne peut savoir si Jésus a existé entant que fils d’un dieu dont l’existence elle-même est hypothétique, ou si les Juifs l’ont effectivement crucifié, mais qu’importe, j’y crois puisque d’autres avant moi y ont crus. Pourtant il s’agit bien d’une notion invérifiable. La mythologie de l’antisémitisme a évolué au cours des temps pour se fixer sur une autre cause toujours aussi obscure, celle du Juifs usurier. Affirmation toujours sans réel fondement car si les Juifs ont largement pratiqué l’usure, ils sont loin d’être les seuls et les non Juifs (Goy) ne s’en sont pas privé. De nos jours l’antisémitisme a pris un tour nouveau avec un mélange de griefs historique non explicités, diffus, nébuleux, donc invérifiables et de griefs objectifs touchant à la politique de l’état d’Israël. Ceci explique l’amalgame entre l’antisémitisme, sans fondements, et l’anti sionisme, justifié.
On peut également citer la transmission dans les familles ouvrières du mythe du communisme paradisiaque, jusqu’à la révélation de la vérité de ce qu’était ce communisme utopique
Conclusion
Cette transmission des idées et des mythes s’organise autour de la confiance que l’on peut faire à ceux qui nous apportent les informations. N’oublions jamais que des gens mal intentionnés peuvent nous leurrer et que des gens, même bien intentionnés peuvent se tromper et par là même nous tromper
La confiance n’exclue pas le contrôle !
