Le marasme politique

Ce n’est pas un scoop que de montrer comment la situation politique dans notre pays semble patiner, voire déraper. Les solutions pour  sortir de cette impasse sont loin d’être évidente.

Faisons un point de la situation

  1. Un président : « Emmanuel Macron » leader d’un groupe central, mais détesté de la majorité de la population
  2. Un gouvernement censuré, remplacé par son clone dont on n’imagine mal la durée de vie
  3. Une assemblée nationale fractionnée entre trois grands groupes qui se combattent les uns les autres
    Groupe de gauche (199 députés) dont :La France Insoumise : 72 députés, PS : 62Députés, Écologistes : 38 Députés, PC :  17 députés
    Groupe Présidentiel (166 députés) dont : Ensemble : 99 Députés, Horizon : 31 Députés, Démocrates : 36 Députés
    Extrême droite (142 Députés)RN : 126 Députés, A droite : 16 Députés
    Divers droites (78 Députés)LR : 47 Députés,  indépendants ;31 Députés
    Non inscrit (8 Députés)

Comment réaliser un gouvernement majoritaire dans ces conditions

  1. Choisir un premier ministre d’extrême droite conduirait à un gouvernement immédiatement censuré et de toutes façons rejeté par l’opinion publique.
  2. Choisir un premier ministre d’extrême gauche qi conduirait à un gouvernement immédiatement censuré et de toutes façons  rejeté par l’opinion publique
  3. Choisir un premier ministre relativement central pour poursuivre la politique unanimement rejetée et censuré car non majoritaire et de toutes façons rejeté par l’opinion publique.
  4. Une façon de s’en sortir serait que les socialistes quittent la tutelle de LFI pour faire alliance avec le centre, le groupe présidentiel  et les divers droite, et constituer ainsi ce que l’on appelle pompeusement  « une alliance d’intérêt national ». Ceci  en soi ne veut rien dire car c’est l’alliance de « la carpe et du lapin », mais permet aux partis de dire « nous ne sommes pas d’accord et nous gardons chacun nos opinions, mais compte tenu de la situation nous devons aller vers un compromis ». Cette solution raisonnable est cependant parfaitement utopique compte tenu de notre personnel politique. Les ego, les chapelles, les courants, auraient tôt fait de la faire capoter.

Que nous reste-t-il à tenter ? Une dissolution n’est pas possible à court terme. Reste la démission de président. Est-ce une hypothèse possible ?

  1. Le président ne semble pas avoir l’intention de démissionner. Cependant la vision d’une solution possible pourrait l’y forcer.
  2. Supposons donc de nouvelles élections présidentielles. Quels pourraient être les candidats.
    A l’extrême droite Marine Le Pen ou Jordan Berdella, supporté par 30% de l’électorat mais rejeté  par le reste de la population
    A l’extrême gauche, Jean Luc Mélenchon supporté par 15% de la population mais rejeté par le reste.
    Au centre une pléthore de candidats : Wauquiez, Darmanin, Philippe, Bayrou, Caseneuve,  Retaillau, Attal …. S’ils pouvaient s’unir et présenter un seul candidat se serait sans doute la victoire, mais cela n’arrivera pas, trop d’ego en compétition. La présence du centre au second tour dépend uniquement du nombre de candidats présentés. Passé trois le second tour se jouera entre Le Pen ou Bardella et Mélenchon. Les Français pourrons choisir entre les candidats les plus rejetés ! Résultat le RN au pouvoir avec une assemblée et une opinion majoritairement hostile.
  3. C’est bien là le paradoxe des Français, ils font tout pour obtenir ce qu’ils refusent absolument. Ils rejettent le « macronisme » pour se mettre dans une situation ou la seule solution serai de le reconduire

Tout cela est bien lamentable, mais heureusement la vie est tout sauf logique et ce qui se passera ne sera jamais ce qui est prévisible. Le moindre grain de sable bouscule la raison et rend le prévisible peu probable ! La logique des prévisions n’envisage pas que les individus puissent changer d’attitude. Les hommes politiques ne sont pas des hommes de conviction, ils tournent leur veste autant de fois que nécessaire. Si nos partis politique finissent pas comprendre que l’obstruction qu’ils pratiquent sous prétexte de servir les intérêts de leurs électeurs finit par se retourner contre eux,  et que les Français réclament une attitude plus constructive ils auront tôt fait de trouver le compromis nécessaire. La gauche non extrémiste est déjà en train de « tourner casaque’ et de se rendre compte qu’ils n’ont aucun avenir avec L.F.I. car l’avenir sans le centre ce serai le R.N. Alors espérons que nos politique, non pas par conviction, mais par intérêt, saurons « grenouiller dans la mare » et dégager un consensus bâtard qi nous permettra de survivre jusqu’en 2027 …quant à après ce sera une autre histoire que les Français auront à écrire

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